« Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem » (Kédochim 19,18)

-> Rabbi Shneur Zalman de Liadi nous explique :
« Chaque juif est constitué de 2 composants : un corps (gouf) et d’une âme (néchama).
Alors que les juifs sont séparés en des corps différents, ils sont comme un seul au regard de la néchama.
C’est dû au fait que toutes les âmes sont une partie de D., et que D. est le père de nous tous.
Avec cette prise de conscience, il est facile d’aimer un autre juif comme soi-même, car au travers nos âmes, nous ne faisons qu’un. »

-> Lors de la création de l’homme, la Torah dit : « A l’image de D., Il le créa » (bétsélem élokim bara oto – Béréchit 1,27).
Un juif doit aimer son prochain comme soi-même, car (kamokha, comme toi-même), le dénominateur commun est que tous les 2 sont créés à l’image de D. (bétsélem Elokim).

Il est à noter que le mot « Elokim » et le mot « kamokha » ont la même valeur numérique : 86.

-> Le midrach Tan’houma (Béréchit 8) dit que bien que beaucoup de gens ont de l’amour et de l’affection pour autrui, « chaque artisan déteste ses rivaux au sein de sa profession ».

La Torah souligne l’importance de non seulement aimer son prochain (vé’ahavta léréa’ha), mais même celui qui est « kamokha » (comme toi-même), dans le même domaine d’activité, et à qui il faut également faire tous les efforts afin de l’aimer.

-> Le roi Salomon a écrit : « L’amour couvre toutes les fautes » (Michlé 10,12).
Il est humain de voir chez autrui ses défauts.

La Torah nous enseigne qu’on doit aimer son prochain kamokha (comme toi-même), car de même qu’on s’aime de façon naturelle, et de même, qu’on ferme les yeux sur nos fautes, on doit en faire de même avec son prochain.

-> Un juif doit non seulement aimer son prochain, mais c’est également une mitsva que d’aimer D., comme il est écrit : « Tu aimeras Hachem Ton D; » (Dévarim – Vaét’hanan 6,5).

Rabbi Shneur Zalman de Liadi dit : « Aimer son prochain comme soi-même est l’instrument grâce auquel une personne peut en venir à aimer D. »
=> Notre verset se termine par « Je suis Hachem », faisant allusion au fait que c’est au travers de notre amour envers notre prochain, que nous pouvons atteindre l’amour de D.

Il est à noter que les mots : « véa’avta léréa’ha kamo’ha, ani Hachem » (Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem) et les mots : « véa’avta ét Hachem Eloké’ha » (et Tu aimeras Hachem, ton D.), ont la même valeur numérique : 907.

-> Lorsqu’une personne a de l’amour envers son prochain (aava = amour = valeur numérique de 13), et que son prochain lui porte réciproquement de l’amour, on a : 2 fois aava = 2*13 = 26 , qui correspond au nom de D. dans sa miséricorde (le Tétragramme).

D. réside parmi nous, lorsqu’il y a un sentiment d’aava (d’amour) entre les différentes parties.

En Yiddish, le mot : « juif » se dit : Yid (venant du mot : Yéhoudi).
Lorsque ton prochain est kamokha (comme toi-même), au même niveau, on a 2 youd (י), qui forment le nom de D. (יי).
Par contre, si une des 2 parties regarde de haut l’autre, alors le nom de D. n’est plus possible, renvoyant à la disparition de la présence divine au regard de la situation.

(Imaginez la tristesse de parents qui ont des enfants qui ne s’aiment pas … il en est de même avec D., notre Père, dont nous sommes tous ses enfants …)

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-> Le rabbi Israël Taub de Modzhitz (Divré Israël) fait un magnifique enseignement :
La valeur numérique de la lettre « youd » est de 10.
Si vous épelez « youd » complètement, en tant que mot (youd, vav, dalét), vous trouverez que le « vav » et le « dalét » que vous ajoutés à la lettre « youd » sont exactement identiques.
C’est la raison pour laquelle un juif est appelé : Yid = il est pareil à l’intérieur et à l’extérieur.
=> Un juif est honnête et sincère. Il ne présente pas un faux visage.

[le sceau de D. est la Vérité. Lorsque les juifs sont émét, ils en viennent à s’aimer les uns les autres, ainsi qu’Hachem, le tout symbolisé dans l’alignement des 2 youd qui forme le nom Divin.]

-> En hébreu, le mot : « chaud » se dit : ‘ham (חם).
Lorsque nous apportons de la chaleur/joie à notre Service de Hachem (יי), à autrui (les yudden! – יי), c’est alors que nous vivions réellement (vie = ‘haïm – חיים).
[on a : חם plus יי qui est égale à :  חיים]
[aimer son prochain comme soi-même, c’est l’entourer de beaucoup de chaleur, d’amour, au point de lui donner davantage de forces de vie! (et en particulier dans ses moments difficiles!)]

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+ « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem » (Kédochim 19,18)

1°/ Le mot : « ton prochain » se dit en hébreu par : לרעך (léréa’ha).
Ce mot contient en son milieu, le mot : רע (ra – mauvais), il reste alors : לך (léh’a – à toi).
Ainsi, même si un juif a un aspect qui te semble mauvais, tu te dois de l’aimer.
Pourquoi?
Simplement, car : « Je suis Hachem ».

De même que D. a jugé bon de créer cette personne, et continue à lui accorder la vie, à chaque instant, malgré ses aspects négatifs, de même, tu te dois de te focaliser sur le positif qui lui donne le mérite de vivre, et qui dépasse le négatif.

[lorsqu’on voit une personne vraiment mauvaise, on doit détester le mal qui est en elle, mais on doit aimer l’être humain (créé à l’image de D.) et on doit prier pour que toutes ses négativités s’en aillent, laissant place à un véritable diamant, illuminant le monde).

2°/ Le mot : לרעך (léréa’ha) fait référence à un bon ami, mais il peut aussi se lire : léra’a’ha (celui qui a agit de façon mauvaise avec vous).
Nous nous devons d’aimer non seulement ceux qu’on aime, mais aussi ceux qui se comportent mal à notre égard.

Il faut voir l’autre comme un messager de D., et ne pas lui en vouloir (bien que lui aura des comptes à rendre auprès de D. pour son comportement), préférant se concentrer sur le pourquoi D. nous envoie ce message.
Qu’est-ce que D. attend de moi en me « réveillant » de ma routine par l’intermédiaire de mon prochain?

3°/ Kamo’ha = comme toi-même.
Le Baal Chem Tov disait que D. agit à notre égard comme une ombre (« Hachem est ton ombre » – Téhilim 121,5).
=> Ainsi, de la même manière que tu agis avec ton prochain, de la même manière, D. va agir avec toi.
Si tu es capable de voir le positif, de laisser passer ses erreurs, … alors D. fera de même.

Aimer autrui autant que possible, c’est s’aimer soi-même véritablement, car en passant outre notre nature, on permet à un énorme flux de bonté de D. de se déverser sur nous

(D. nous dit d’une certaine façon : tu es prêt à aimer tous mes enfants, même ceux qui sont sortis du droit chemin, alors moi-même, Je vais t’aimer, même si tu sors des fois du droit chemin …)

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rak kol26. Tous unique, tous unis!

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