« Quand tu t’avanceras contre tes ennemis pour leur livrer bataille, et que tu verras une cavalerie et des chariots de guerre, une armée supérieure à la tienne, ne les crains pas, car tu as avec toi Hachem ton D. qui t’a fait sortir du pays d’Egypte » (Choftim 20,1)

-> Le rav Yé’hezkel Levistein (Ohr Yé’hezkel) dit que l’homme profondément croyant doit savoir que tous les pouvoirs sont entre les mains de D.

Nous devons avoir la conviction qu’aucune force autonome n’existe dans le monde : seul Sa volonté règne ici-bas!
En effet, toute « cause » que l’on pourrait invoquer est absolument fictive, comme on l’annonça à Sarah :  » Est-il rien d’impossible à Hachem? » (Béréchit 18,14).

A chaque seconde, D. renouvelle la Création à partir du néant, et Il peut la modifier à Son gré.

Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à une armée supérieure en nombre, il nous faut rester sereins et être certains de la victoire.

Rachi commente :
-> « Cavalerie et chariot » : Tous les chevaux [de l’armée égyptienne] ne comptaient, pour Hachem, que pour un seul (Béchala’h 14,23 & Choftim 20,1) ;

-> « Un peuple plus nombreux que toi » (Choftim 20,1) : [Hachem nous dit : ] C’est à tes yeux qu’il est plus nombreux, mais il ne l’est pas aux Miens.

=> En arrivant au front, même s’il y a l’armée la plus puissante et nombreuse, nous devons être animés du sentiment que nous allons combattre un seul et unique cavalier, car l’ennemi n’est pas plus puissant que cela aux yeux de D.

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-> « Notre souci essentiel doit être de savoir ce que l’on pense de nous dans le Ciel!
Car si là-bas, on nous juge favorablement, nous n’avons rien à craindre des hommes »

[Rav de Brisk]

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+ « Quand tu sortiras en guerre contre ton ennemi et que tu verras des chevaux et des chars, un peuple plus nombreux que toi » (Choftim 20,1)

=> Que vient nous apprendre l’ajout à priori superflu de : « de toi » (mim’ha)?

-> Cela vient nous enseigner que quand on part en guerre et qu’on voit des chevaux, des cavaliers, un peuple nombreux et qu’on a peur d’eux, on doit savoir qu’on a provoqué tout cela par ses fautes, parce que dans tout ce qui arrive dans le monde, pour le meilleur et pour le pire, le facteur principal est l’accomplissement des mitsvot ou l’inverse.

C’est le sens du verset : « Tu verras des chevaux et des chars, un peuple plus nombreux » = sache que cela provient de toi (mim’ha), que c’est toi qui as provoqué cela par tes actes. »

[Torat haParacha]

[en prolongeant cela, lorsque nous sommes tout fiers d’avoir vaincus en guerre (surtout face à une armée redoutable : plein de chevaux, chars, …), en réalité, nous n’avons pas de quoi être si fiers, car sans nos fautes, nous n’aurions même pas eu besoin de mener la bataille!!
La puissance de l’adversité est en partie proportionnelle à la puissance nécessaire pour nous sortir de notre torpeur, de l’état d’impureté que nos fautes ont généré, afin de nous faire revenir vers notre Père Hachem.

-> « Cette voix, c’est la voix de Yaakov, mais ces mais sont les mains d’Essav » (Toldot 27,22)

-> Le midrach commente : « Quand la voix de Yaakov s’entend dans les synagogues et les maisons d’étude, les mains d’Essav ne peuvent pas vous dominer »(én hayadayim yédei Essav choltot ba’hem).

Le Gaon de Vilna explique : « la voix est la voix de Yaakov » (הַקֹּל קוֹל יַעֲקֹב – akol kol Yaakov).
Le 1er kol est écrit sans vav et peut se lire : kal (קל) , qui veut dire léger.
En d’autres termes, lorsqu’une légèreté, une faiblesse, se fait sentir dans la voix de Yaakov, les mains d’Essav le dominent.
Mais lorsque la voix de Yaakov est « pleine » (écrite pleinement, avec un vav), sans légèreté, ni faiblesse, les mains de Yaakov ne peuvent pas le dominer.

Le Gaon de Vilna commente : « les mains sont les mains d’Essav » :
Quand la voix est celle de Yaacov (par l’étude et la prière), alors les mains, sous entendu ses mains, c’est-à-dire les mains du peuple juif, seront les mains de Essav. Le peuple d’Israël aura le droit de « subtiliser » les mains de Essav pour les utiliser pour se défendre et se protéger.
Ainsi, cela revient à dire que « les mains ne seront plus les mains de Essav ».
Tous les ennemis d’Israël n’auront plus leurs mains pour faire du mal au peuple juif, puisque leurs mains c’est-à-dire leurs forces seront neutralisées pour être transférées au profit d’Israël en vue de se défendre et de se protéger.

=> Il en résulte de cet enseignement du Gaon de Vilna, que lorsque nous voyons que nos ennemis ont les mains libres pour nous attaquer, c’est que nous nous sommes relâchés dans notre Service Divin, au point de ne plus contrôler leurs mains.
D’où la présence de : « de toi » (mim’ha) dans notre verset … (en regardant leurs mains, tu peux voir l’état de tes mains!) ]

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rak kol26. Tous unique, tous unis!

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