« Moché exposa les moments fixés de Hachem aux enfants d’Israël » (Emor 23,44)

-> La guémara (Méguila 32a) commente sur ce verset, qu’une partie de la mitsva des fêtes est d’y lire le passage de la Torah traitant d’elle.
[la paracha Emor a cette particularité d’aborder toutes les fêtes juive présente dans la Torah]

=> Quelle est la signification cela?

Nous allons voir la réponse du Ben Ich ‘Haï (Ben Yéhoyada – Méguila 32a).

-> Le Séfer Chaar Hé’hatser rapporte que :
– les chaloch régalim (Pessa’h, Shavouot et Souccot) viennent en expiation pour la faute du Veau d’or, et à chaque fête lorsque nous lisons son passage afférent dans la Torah, cela apporte du pardon à notre nation.

– le peuple juif a servi le Veau d’or pendant une durée de 6 heures, avant que Moché ne descende du Ciel et que les juifs fassent alors téchouva.

Lorsqu’un morceau de nourriture non cashère se retrouve mélangé dans un récipient, il est nécessaire d’avoir 60 fois plus de nourriture cashère pour que cela s’annule et que la totalité reste considérée comme cashère (le batél béchichim).
De la même façon, les 6 heures de faute avec le Veau d’or, nécessitent 60 fois plus de temps pour parvenir à ce qu’elle soit annulée, expiée.
Il faudrait alors : 6*60, soit 360 heures de sainteté pour effacer les dégâts des 6 heures de cette faute.

Selon la Torah, il y a :
– 7 jours de Pessa’h => soit 7*24= 168 heures ;
– 7 jours de Souccot => soit 168 heures ;
– 1 jour de Shavouot => soit 24 heures.
=> On arrive à un total de : 360 heures.

==> Par la réalisation des chaloch régalim, nous pouvons nullifier la faute du Veau d’or.

De plus en lisant le passage relatif à la fête en cours, nous réalisons la parole de nos Sages : « Celui qui étudie le passage relatif aux korbanot, c’est comme s’il avait sacrifié les korbanot » (guémara Ména’hot 110a).
Ainsi, par notre lecture des mitsvot et des korbanot associés à la fête, c’est comme si nous la faisons de la meilleure des manière possible, contribuant à nettoyer la nation juive de la faute du Veau d’or.

Par ailleurs, la lecture de ces passages est considérée comme une étude de la Torah.
Or, une faute détruit des mondes En-haut, et la téchoua seule n’est pas suffisante pour reconstruire ce qui a été détruit, nous devons rebâtir cela par la Torah.
Ainsi, la guémara (Béra’hot 64a) appelle ceux qui étudient la Torah des bâtisseurs (bona’ikh), car par leur étude de la Torah ils construisent un monde de spiritualité.

=> En lisant ces passages, nous étudions la Torah propre à ce jour, et nous reconstruisons ce que la faute du Veau d’or a pu détruire.

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