« Prenez l’habitude de regarder chaque jour le monde d’un œil neuf, comme si vous veniez d’y mettre le pied.
Pensez à l’infinité de trésors merveilleux dont nous jouissons …
Le soleil qui brille, l’air, la nature, la vue, l’odorat, l’ouïe, le toucher, …

Chaque jour, observez tout ce qui se trouve au alentour d’un regard nouveau : vous transformerez alors la monotonie en expérience enrichissante. »

[Rav Nathan Tsvi Finkel – le Sabba de Slobodka]

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+ « Que notre âme (néchama) loue Hachem » (Téhilim 150,6) , que nos Sages commentent : « pour chacune des respirations (néchima) que nous avons »

-> Pour chaque bouffée d’air inspirée, nous devrions exprimer notre gratitude envers D., Qui accorde la vie. (midrach Béréchit rabba 14,11)

Nous devons remercier notre Créateur à chaque instant, parce qu’à tout moment, nous respirons et notre corps fonctionne.

-> Le rabbi Israël Friedman de Rozhin (Knesset Israël) commente :
« L’âme est constamment en train d’essayer de quitter le corps, seul D. ne lui permet pas de partir. [chaque nouvelle respiration étant ainsi un véritable miracle!]
Ainsi, l’homme renaît à chaque instant.

Cette pensée doit être une source d’inspiration lorsque vous vous sentez déprimé en priant, pensant que vous, avec tous vos défauts, êtes indigne de vous tenir devant le Tout-Puissant.
Considérez simplement que vous êtes né l’instant d’avant et que vous êtes vierge de toute faute.
En effet, vous avez des raisons d’être reconnaissant envers Hachem. »

-> De plus, nos Sages enseignent que l’homme prend 18 inspirations par minute, pour rappeler que : 18 (‘haï – חי), symbolise la vie.
[le besoin d’exprimer constamment notre gratitude est vital pour tout juif, de même qu’il est nécessaire de respirer pour vivre!]

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-> Selon Aboudraham, la guématria du mot : « modim » (nous remercions – מודים) est de 100, en allusion à l’affirmation de la guémara (Ména’hot 43b) selon laquelle un homme doit réciter au moins 100 bénédictions chaque jour.

D’ailleurs, le Téhilim : « mizmor létoda » (le Téhilim de la reconnaissance/remerciement) est le 100e chapitre des Téhilim. [Mégalé Amoukot – 239]

Le midrach (Bamidbar rabba 18,17) raconte que sous le règne du roi David, une épidémie ravagea le pays, faisant quotidiennement une centaine de victimes.
Elle ne cessa que lorsque le roi David institua l’habitude de réciter 100 bénédictions chaque jour.

=> En quoi cela était-il un antidote à ce fléau?

Le midrach (Tan’houma – fin Vézot haBéra’ha) dit : « Les réchaïm sont considérés comme morts de leur vivant déjà ».
Pourquoi cela?

Le rav Avraham Feuer explique :
« Parce qu’ils sont insensibles à tous les bienfaits que Hachem prodigue à l’humanité.
Rien n’inspire à leur âme le désir de louer D., et d’un point de vue spirituel, ils sont morts.

Au contraire, les tsadikim sont constamment vivants, car ils louent et remercient D. pour chacun de Ses bienfaits.

Ainsi, en demandant de dire des bénédictions pour lutter contre l’épidémie, le roi David se conforme au texte de la Amida (modim) : « Tous les vivants te rendront grâce! » »

[chaque prière étant une occasion [« imposée »] nouvelle d’exprimer notre gratitude à Son égard!]

=> Un juif est considéré comme vivant, lorsque tout devient une occasion de remercier Hachem.

-> « Le vivant, oui le vivant, voilà celui qui Te loue » (Yéchayahou 38,19)

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-> L’essence, la dénomination même du juif, a pour origine : « Yéhouda » : https://todahm.com/2018/12/09/7677

-> Le midrach (Vayikra rabba 9,7) rapporte qu’il est si important d’exprimer sa gratitude, que dans le futur tous les sacrifices deviendront inutiles à l’exception du : « korban toda » (le sacrifice de remerciement/reconnaissance), qui restera toujours en vigueur.
Il en sera de même pour les prières, qui seront toutes abolies, sauf les bénédictions de remerciements (odaa), qui seront toujours maintenues.

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-> Dans la amida, la bénédiction « modim » (nous remercions) est la seule dont l’officiant ne peut pas nous rendre quitte, indiquant par là que la nécessité de gratitude est personnelle.

De plus, cette prière est la plus longue [de la amida], témoignant de l’importance fondamentale de la reconnaissance.

D’ailleurs, les 1ers mots d’un juif à son réveil sont : « modé ani » (Je te remercie), où le verbe : « remercie » (modé) vient avant le sujet : « je » (ani).
=> C’est en exprimant notre gratitude, que nous pouvons véritablement exister. [il y a de « JE », que s’il y a au préalable : « merci! »]
A la différence de l’animal, l’humain se caractérise par sa capacité à accepter et apprécier sa relation de dépendance avec son environnement.
C’est contre nature, mais c’est vivre juif!

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-> Dans cette bénédiction (de modim), nous nous inclinons à 2 reprises devant D. : au début en disant « modim » (nous remercions), et à la fin lorsque nous disons : « barou’h » (béni [Tu es Hachem]).

La guémara (Baba Kama 16a) sanctionne sévèrement celui qui manque à cette obligation, et déclare que quiconque ne s’incline pas en récitant cette bénédiction sera puni et verra sa colonne vertébrale déformée et tordue comme celle d’un serpent.

Le Maharcha explique qu’initialement le serpent du Gan Eden se déplaçait à la verticale, et il avait une posture semblable à celle de l’homme, parfaitement droite.
C’est cela qui le rendit arrogant et présomptueux, et au lieu d’éprouver la moindre gratitude envers D., il conçut une envie et un orgueil grandissants.

Il communiqua son mécontentement à ‘Hava, la convainquant que s’il lui était interdit de manger de l’arbre de la Connaissance, elle n’avait aucune raison d’éprouver de la reconnaissance envers D.

La guémara (Sota 9b), dit que pour punir le serpent de son ingratitude, Hachem lui retira la position verticale

=> Ainsi, celui qui ne se prosterne pas en récitant ce texte, agit à la manière du serpent, et mérite donc un châtiment similaire et verra sa colonne vertébrale déformée.

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-> Rabbi Nathnaï dit : « Je suis reconnaissant à ma tête, car chaque fois que j’arrive à la bénédiction « modim », elle s’incline toute seule! »
[guémara Yérouchalmi Béra’hot 2,4]

Il ne s’agit pas d’une attitude routinière, mais plutôt le fait qu’il se rend compte d’à quel point il est difficile pour l’homme de soumettre humblement à D. et d’accorder le crédit de tous ses accomplissements à Son Créateur.

=> Sa tête était constamment occupée par des réflexions sur la grandeur de Hachem, et il n’avait donc aucun effort à fournir pour s’incliner à ce moment de la prière.

[j’ai beau être une tête, en m’inclinant c’est comme si je la déposais au sol, affirmant que tout ne provient que grâce à Toi Hachem!
Notre façon de faire modim, témoigne de notre comportement au quotidien de rechercher toutes occasions pour Le remercier.

La gratitude envers D., permet d’apprécier la vie (se focalisant sur tout le positif), et c’est en ce sens que dans la répétition de modim, nous remercions Hachem de pouvoir Le remercier (modim chéana’hnou modim la’h!).
Elle donne également envie de s’investir à faire au mieux Sa volonté, à minima par reconnaissance! (s’Il me fait autant de bontés, alors Ses mitsvot sont forcément pour mon bien!)]

À propos kol26
rak kol26. Tous unique, tous unis!

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