-> « Chaque Roch ‘Hodech est comme un Roch Hachana en miniature. »
[Séfer haTodaah]

-> « Le jour précédant Roch ‘Hodech est appelé : « Yom Kippour Katan », car il est comme un jour de Kippour en miniature, un moment où les fautes du mois précédant peuvent être expiées. »
[Pri ‘Hadach 17 ; Chlah sur Pessa’him 29 ; Michna Broura 566,12]

Pourquoi 2 jours de fêtes en dehors d’Israël?

+ Pourquoi 2 jours de fêtes en dehors d’Israël?

« En dehors d’Israël, il faut 2 jours pour ressentir la kédoucha et la lumière qui émane de la fête (d’un Yom Tov). »

[Zohar – Pin’has 231a]

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-> La michna (Roch Hachana) raconte qu’autrefois, on envoyait des signaux lumineux à l’aide de torches que l’on agitait de montagne en montagne, afin que tous les habitants d’Israël, même les plus éloignés soient informés.
Il fût décidé que les habitants hors d’Israël, en raison de leur éloignement, feraient 2 jours de fêtes.

Vers l’an 360, après la mort de Rava, Hillel II, le dernier Nassi d’Israël, craignant que les lois relatives à la sanctification du mois ne soient oubliées au milieu des persécutions et turbulences de l’exil, institua les règles du calendrier hébraïque qui détermine la date de Roch ‘Hodech selon des calculs, sans avoir recours au Sanéhdrin ni aux témoins.

Toutefois, la guémara (Beitsa 4b) proclame que l’on devra continuer à célébrer 2 jours de fête, comme avant.

-> Le rav Saadia Gaon affirme que Moché rabbénou avait reçu cette ordre avec les autres lois au Sinaï, de D. Lui-même.

-> Le Rambam (Kiddouch ha’Hodech 3,12) écrit que : « afin de ne pas faire de différence entre les fêtes, les rabbins ont institué que tout endroit que les messagers ne pourraient atteindre avant le milieu du mois de Tichri ou de Nissan, devra célébrer 2 jours de Yom Tov, ceci incluant la fête de Shavouot. »

Pessa’h & Les fêtes juives

+ Pessa’h & Les fêtes juives :

-> Les fêtes juives sont appelées « moadim », terme que l’on traduit littéralement par « rendez-vous. »
Les fêtes sont des rendez-vous dans le temps.

-> Les fêtes juives sont appelées aussi :  » ‘haguim » (חגים), provenant de :  » ‘houg » (חוג) qui signifie : un cercle.
En effet, ce sont des moments d’union entre les enfants (tous les juifs) et leur papa (Hachem).

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-> « zman sim’haténou (le temps de notre joie) : les fêtes sont non seulement des moments de réjouissance, mais elles sont également des sources de joie et d’inspiration pour le restant de l’année »
[‘Hidouché haRim]

-> « Chacune des fêtes juives apporte avec elle un cadeau spirituel qui nous inspire durant toute l’année. »
[le Nétivot Chalom]

-> « Les moadim (rendez-vous) interrompent les activités ordinaires de notre vie et nous impulsent un nouvel état d’esprit, de la force et de l’inspiration pour le futur, en revivifiant les idées sur lesquelles notre vie est fondée. »
[Rabbi Shimshon Raphaël Hirsch – ‘Horeb – chap.23]

-> Les Yom Tov sont des jours de fête qui illuminent le monde en reflétant le Or haGanouz, une lumière d’une intensité unique créée par Hachem au Commencement, mais dorénavant réservée aux tsadikim dans le monde futur.
[le Sfat Emet – rapportant le Zohar (paracha Emor) ]

-> Selon le rav Shimchon Raphaël Hirsch (‘Horev) : « Les moadim (convocations), moments de rencontre, nous invitent à nous consacrer totalement à la réflexion et à assimiler parfaitement les idéaux qu’ils recèlent.
De même que dans l’espace, « moèd » désigne un endroit fixe où les gens se rassemblent dans un but précis [comme le Ohel Moèd], ainsi dans le temps, ce terme désigne un moment appelant à se rassembler pour exercer un même activité, spirituelle dans notre cas … Rompant avec la monotonie du quotidien, les « moadim » nous font acquérir l’esprit, la force et le désir de persévérer, en rafraîchissant les principes sur lesquels est fondée notre existence et en effaçant les effets négatifs de nos activités routinières parfois néfastes pour notre corps et notre esprit.
Cette rupture restaure notre pureté et nous permet d’espérer la bénédiction. »

-> « Voici les moadé de Hachem que vous proclamerez (achèr tikréou otam) convocations saintes » (Emor 23,37)
Selon le midrach : « achèr tikréou otam » (vous les proclamerez) peut être lu : « achèr tikréou atèm » (vous proclamerez vous-même).
Ainsi, on doit s’appeler, se convier soi-même au moment des fêtes (moadim), pour vraiment vivre des retrouvailles uniques avec Hachem, et non les accomplir extérieurement par habitude, laissant alors seul Hachem pendant ces moments propices pour s’unir .

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+ Pessa’h est appelé zman ‘hérouténou, le temps de notre liberté.

-> « Le mot ‘hérout (liberté – חרות) est lié à ‘harout (gravé – חרות) (cf.Pirké Avot 6,2).
L’esprit de libération qui nous pénètre à ce moment de l’année (Pessa’h), doit rester en permanence gravé dans le cœur de chaque juif.

Pessa’h doit nous libérer de toutes les chaînes qui nous sont fatales, afin de nous permettre d’être nous-même durant toute l’année. »
[Rabbi Aharon de Karlin ]

-> « [A Pessa’h] Notre Père miséricordieux (Hachem) nous a donné le cadeau de la liberté en coupant les chaînes de notre esclavage.

Nous devons lier nos vies à Sa volonté afin de ne pas être au service de nos passions et de nos caprices. »
[Rabbi Shimshon Raphaël Hirsch]

-> Selon le Kédouchat Lévi, chaque année depuis plus de 3 300 ans, à Pessa’h nous recevons de nouveau une aide spirituelle qui nous permet d’échapper à l’emprise des forces du mal, à condition de vouloir se rapprocher d’Hachem et de s’améliorer, comme ce fut le cas pour nos ancêtres, en sortant d’Egypte.

-> En Egypte, les juifs étaient descendus au 49e niveau d’impureté (sur une échelle de 50).
Selon le Birkat Avraham de Slonim, la sortie d’Egypte doit nous servir de réponse à notre yétser ara qui déclare : « Tu es descendu si bas. Tu m’es prisonnier à vie! »

De même que les juifs en Egypte étaient au fond du fond, et ils ont pu s’en sortir (recevant même la Torah quelques jours après!), de même, nous pouvons toujours nous en sortir en criant de toutes nos forces auprès de Hachem, afin de pouvoir se libérer de notre impureté, notre petitesse, nos défauts, …

=> Notre situation n’est pas pire que celle de nos ancêtres, esclaves en Egypte, alors nous n’avons aucune raison de baisser les bras.
Pessa’h est l’occasion de proclamer à nos épreuves combien Hachem est grand, Maître de tout, et que nous n’avons aucune raison d’en avoir peur.

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-> « Il n’est d’homme libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah » (Pirké Avot 6,2)

Le Méiri de commenter : « La Torah est une source de liberté qui permet à l’homme d’être fidèle à lui même et à son âme divine, d’être libre de pouvoir vivre en harmonie avec sa véritable intériorité.
A défaut de cela, il est esclave de ses passions, des mœurs de la société, … »

Le Ramban, dans une lettre à son fils, écrit : « Soumets ton corps à ton âme, car d’une telle soumission naît la liberté dans ce monde et dans le monde futur ».

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-> Nous appelons la fête : Pessa’h, afin de témoigner l’amour que nous avons pour D. qui est passer (passa’h) sur les maisons des juifs, n’y tuant personne cette nuit-là.
Nous exprimons notre gratitude d’avoir été sauvés en Egypte d’une mort (physique et spirituelle) certaine.

De son côté, Hachem appelle cette fête : ‘hag haMatsot.
Selon le Kédouchat Lévi, D. utilise un nom qui fait des louanges au peuple juif, qui a été capable de fuir l’Egypte pour le désert, sans aucune provision à l’exception de quelques matsot.
Hachem exprime toute l’affection qu’Il a de nous avoir vu Lui faire aussi intensément confiance.

=> Pessa’h est ce rendez-vous de retrouvailles, où lorsque nous sommes tous réunis (les enfants d’Israël avec leur papa Hachem), nous pouvons alors laisser s’exprimer pleinement tout l’amour que nous avons l’un envers l’autre.

Nos fêtes sont des moments de grandes émotions, de grande proximité avec Hachem, qui doivent nous renforcer et nous accompagner tout le restant de l’année.

La réincarnation

+ La réincarnation :

-> « Toutes les âmes d’Israël doivent être réincarnées de nombreuses fois afin d ‘accomplir la totalité des 613 commandements de la Torah par la pensée, par la parole, et par l’action »
[Tanya – Iguéret haKodech 7,29]

-> « Aussi longtemps qu’une personne ne parvient pas à réaliser sa finalité dans ce monde, Hachem la déracine pour la replanter encore et encore. »
[Zohar I ; 186b]

-> « Toutes les âmes sont sujettes à la réincarnation.
Les gens ignorent les voies de Hachem. Ils ne savent pas qu’ils sont amenés devant le tribunal avant d’entrer dans ce monde, comme après l’avoir quitté.

Ils sont dans l’ignorance des nombreuses réincarnations et des processus secrets par lesquels ils sont passés, ainsi que le nombre d’âmes nues et combien d’esprits nus errent dans l’autre monde sans être en mesure de passer l’entrée du palais du Roi.

Les hommes ne savent pas que les âmes tournent comme une pierre lancée par une fronde.
Mais le temps viendra où ces mystères seront dévoilés. »
[Zohar II ; 99b]

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-> « La chose essentielle [à garder à l’esprit est que la finalité de la réincarnation] a pour effet de réparer une influence [négative] provenant d’une vie précédente …

Le type de mal auquel aspire le plus notre âme correspond sans doute à quelque chose auquel nous nous sommes habitués dans notre précédente vie.
Par conséquent, prêtons attention à nos vices [car ils nous indiqueront exactement les domaines sur lesquels nous devons travailler].  »

[Gaon de Vilna – commentaire sur Yona]

[Le mot hébreu pour réincarnation : « guilgoul » a la même guématria que : ‘hesséd (bonté).]

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+ Quelques questions/réponses :

-> Un retard dans l’enterrement peut-il affecter la réincarnation?

« Après que l’âme ait quitté le corps, et que celui-ci soit resté sans souffle, il est interdit de le laisser sans sépulture (guémara Moéd Katan 28a ; ainsi que Baba Kama 82b).

Car une personne défunte laissée sans sépulture durant 24 heures … empêche que le plan Divin soit accompli, car peut-être D. a-t-Il décrété qu’elle devait être réincarnée immédiatement au jour de sa mort.
Cela aurait mieux valu pour elle, mais tant que le corps n’est pas enterré, l’âme ne peut se retrouver en présence de Hachem, ni être transférée dans un autre corps.

En effet, une âme ne peut pénétrer un second corps tant que le 1er n’est pas enterré. »

[Zohar III ; 88b]

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-> Un homme peut se réincarner dans une femme, mais pas le contraire.

Un être humain peut se réincarner dans un animal, dans une plante ou même dans un minéral mais pas le contraire (cf. Chaar haGuilgoulim du Ari zal).

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-> « Pourquoi une bonne chose arrive à une personne vertueuse, alors qu’à un [autre] tsadik, ce sont de mauvaises choses qui surviennent?

C’est parce que le [dernier] tsadik avait mal agi dans une vie antérieure, et il en supporte à présent les conséquences. »
[Né’hounia ben haKana – Séfer haBahir]

-> Le Ramban fait également remarquer que la réincarnation résout toutes les difficultés liées à cette question : « Pourquoi de mauvaises choses arrivent-elles à de bonnes personnes? »

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-> Quel corps sera ressuscité et qu’arrivera-t-il aux corps n’atteignant pas l’ultime perfection?

« Rabbi Yossé répondit : « Ces corps ne furent pas méritants et qui ne réalisèrent pas leur finalité seront considérés comme n’ayant jamais existé »

Rabbi Its’hak [ne fut pas d’accord et] dit : « A de tels corps, Hachem procurera d’autres esprits, s’ils se révèlent méritants, ils seront capables de se maintenir dans le monde, et sinon, ils seront des cendres sous les pas des Justes ».  »

[Zohar I ; 131a]

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-> Combien de chances une âme a-t-elle d’atteindre la complétude par le biais de la réincarnation?

Le Zohar (III;216a) et les Tikouné Zohar (6;22b), par exemple, suggèrent 3 ou 4 chances.

Les Tikouné Zohar (69;103a) avancent l’idée que même si l’âme n’effectue qu’un petit progrès à chaque fois, il peut lui être donné l’opportunité de revenir dans ce monde afin d’atteindre sa complétude.

Après la mort : revoir toute son existence

+ Après la mort : Revoir toute son existence :

-> Tous les actes d’une personne sont écrits dans un livre »
[Pirké Avot 2,1]

-> « Ne pense pas que la tombe sera un refuge pour toi … Dans le monde futur, tu devras rendre compte de tous tes actes devant le Roi des rois »
[Pirké Avot 4,22]

-> « [Même les actes qu’une personne] foule au pied [c’est-à-dire qu’elle considère sans importance] seront présentés en jugement »
[guémara Avoda Zara 18a]

-> « Lorsqu’une personne se rend à sa dernière demeure, tous ses actes sont détaillés devant elle, et on lui dit : « Tu as fait ceci et cela à tel et tel endroit, tel et tel jour ».
Et elle répond : « Oui ».
On lui dit alors : « Signe ». Et elle signe …

Et plus encore, elle reconnaît la justice du verdict et affirme : « Vous m’avez bien jugé ».  »
[…]
« Qui témoigne [à son propre jugement après la mort]?
L’âme de celui qui est jugé. »
[guémara Taanit 11a]

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-> Le rav Aryeh Kaplan nous aide à réaliser le déroulement :

« Imaginez-vous debout nu devant D., avec votre mémoire grande ouverte, complètement transparente, sans le moindre mécanisme permettant de diminuer sa force.
Vous vous souviendrez de tout ce que vous avez fait dans votre vie …

Le souvenir de chaque bonne action constituera le plus sublime des plaisirs …
Mais votre mémoire sera aussi ravivée à toutes les choses dont vous avez honte.
Elles ne peuvent être justifiées, ou rejetées. Vous serez face à vous-même, pleinement conscient des conséquences de tous vos actes.

Nous savons tous quelle honte et humiliation terribles subit celui qui est surpris en train de faire quelque chose de mal.

Imaginez ce que peut représenter le fait d’être pris la main dans le sac, par sa propre mémoire, sans le moindre espoir de fuite »

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+ La téchouva :

-> « Hachem ne se réjouit pas de la punition du méchant »
[guémara Méguila 10b ; et ainsi que Sanhedrin 39b]

-> La téchouva, terme signifiant littéralement « retour », comme celui qui retrouve ses esprits, revient vers lui, de retour vers son véritable moi.

Dans ce monde, ce retour (téchouva) permet de retirer du film de sa vie des événements négatifs.
Dans le monde futur, il ne sera plus possible d’y effectuer des modifications.

-> Au sujet de l’importance d’une prise de conscience tant que nous sommes en vie, nos Sages nous disent :
– « Mieux vaut subir la honte dans ce monde que dans le monde futur » [guémara Kidouchin 81a]

– « Béni soit D., Qui a donné à l’humanité l’opportunité de ressentir la honte dans ce monde plutôt que dans le suivant » [guémara Yébamot 105b]

-> Le jugement n’est pas une punition, mais une relation de cause à effet de la vie d’une personne.

Notre monde futur, qui est éternel, dépend de chacun de nos actes (net de téchouva).
Nous avons constamment la possibilité de l’embellir, en faisant de belles actions.

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-> Selon nos Sages, pour un méchant, l’enfer ne peut durer plus que 12 mois maximum (Edouyot 2,10).

-> Beaucoup (le Maharal, le rav Dessler, …) sont d’avis que l’enfer n’est pas un endroit géographique, mais un vide énorme que la personne ressent en étant détachée du monde matériel, et parfois, la demande du plaisir matériel est tellement forte qu’elle « brûle » la personne car elle ne peut plus réaliser ses désirs.

Plus on donne d’importance à la matérialité, plus il nous sera difficile de la quitter au moment de notre mort.

Au-delà du prix à payer pour nos fautes, le plus douloureux sera cette sensation de honte éternelle (Comment ai-je pu me faire avoir à ce point en agissant de la sorte ? En passant à côté de ma vie … et maintenant il est trop tard!).

-> Chacun aura pour juges les sages de sa génération, qui sont à même de prendre en compte toutes les difficultés propres à cette génération.

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-> Selon le Ramban (Chaar haGuémoul), il existe 3 jours de jugement durant lesquels l’âme est jugée :

1°/ à Roch Hachana : passage en revue de l’année passée et détermination des conditions matérielles pour l’année à venir ;

2°/ le jour de la mort : la vie du défunt est passée en revue, et il est déterminé si l’âme devra poursuivre l’expérience éprouvante d’un examen plus attentif de sa vie ou si elle est prête à entrer au paradis ;

3°/ le Grand Jour du Jugement (suite à la venue du machia’h).

A quoi sert-il?

Selon le rav Aharon Kotler (Michnat Aharon), l’une des réponses est qu’après la mort, tous les actes bons et mauvais, ainsi que toutes les influences qu’une personne aura exercées sur les autres, sont « encore en mouvement », puisque que ses enfants, lorsqu’ils font le bien, peuvent ajouter du mérite.

Ce ne sera qu’à la fin de l’histoire de l’humanité que le « décompte final » pourra être établi, déterminant ainsi l’impact qu’un individu aura eu sur le monde au cours de son existence.

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[par exemple : un sourire ou un mot positif qu’on aura exprimé à une autre personne, peut totalement la changer (un sourire redonne de la vie, de la joie, de la confiance, de la motivation … C’est comme si c’était une nouvelle personne, et par ricochet cela change positivement toute sa descendance.).
Il en est de même d’une écoute d’autrui, d’un conseil, …

Que de conséquences positives pour un acte apparemment si petit, banal! ]

Après la mort

+ Après la mort (Quelques pensées selon nos Sages) :

-> « Ceux qui sont sur le point de venir [dans ce monde] sont vêtus de vêtements, avec des visages, des corps, comme ceux de ce monde …
[Au moment où ils pénètrent réellement dans ce monde], ils retirent leurs vêtements spirituels et enfilent ceux de ce monde …

Lorsqu’il est temps pour eux de quitter ce monde, le vêtement du corps [est retiré] et ils [remettent] le vêtement dont ils s’étaient dépouillés au moment d’entrer dans ce monde. »
[Zohar II 150a]

-> Le midrach (Béréchit rabba 20,12) rapporte comment suite à sa faute, Adam est passé d’un « vêtement de lumière » à un « vêtement de peau ».

-> « L’âme ne sort du corps que si elle se tient devant la présence divine, ainsi qu’il est dit : ‘car un homme ne peut Me voir et survivre’ (Chémot – Ki Tissa 33,20).  »
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> Selon la loi juive, les proches parents du défunt doivent déchirer leurs vêtements, et cela peut être une façon de dire au défunt errant aux alentours qu’ils perçoivent sa perte comme le déchirement de leur propre corps.

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-> « L’homme entend ses louanges [lors de son oraison funèbre] comme s’il était dans un rêve »
[midrach Béréchit rabba 96,24]

-> « Sois fervent lors de mon éloge funèbre, car je me tiendrai là »
[guémara 153a]

-> « Le mort sait tout ce qui est dit en sa présence jusqu’à ce que la tombe soit remplie …
[Une autre opinion est :] jusqu’à ce que la chair se désagrège. »
[guémara Shabbath 152b]

De même, la loi juive interdit les propos futiles ou stupides en présence du défunt (guémara Béra’hot 3b), car l’âme entend tout.

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-> « Durant 3 jours [après la mort], l’âme erre au-dessus du corps, tentant de le pénétrer à nouveau, mais dès qu’elle voit l’apparence [de son visage] se modifier [c’est-à-dire lorsque le corps commence à se désagréger], elle s’en va »
[midrach Vayikra rabba 18]

-> « Durant les 7 jours de deuil, l’âme va et vient entre son domicile [sur terre] et sa résidence céleste, et de sa résidence céleste jusqu’à son domicile [précédent] »
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> « L’âme d’un homme est en deuil d’elle-même durant 7 jours »
[guémara Shabbath 152a]

C’est une période de deuil pour l’endeuillé, et également pour le défunt.

-> « Tant que le corps existe, l’âme monte et descend [entre le monde céleste et le monde matériel] ; au bout de 12 mois, le corps se désagrège et l’âme ne monte ni ne descend plus »
[guémara Shabbath 152b]

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+ Le lieu de sépulture :

-> « Le Zohar et les écrits du Arizal expliquent que … le néféch [contrairement au roua’h et à la néchama, qui sont d’autres composants de l’âme] reste constamment à errer au-dessus de la tombe …
En l’honneur du néfech et afin de lui définir un endroit où résider, nous démarquons le lieu de sépulture ou nous bâtissons une structure par-dessus »
[Taamé haMinhaguim]

-> Nos Sages (guémara Yérouchalmi – Taanit chap.2) nomment même ce monument : « néféch », en allusion au fait qu’un résidu de l’âme du défunt demeure perpétuellement attaché à l’emplacement de sa sépulture.

=> Ainsi, ce monument est destiné à l’endeuillé, et également au défunt.

-> « Lorsque l’âme quitte le corps, les tsadikim viennent et disent : ‘Venez en paix!’  »
[Pirké déRabbi Eliézer 34]

-> « [L’âme est] lumineuse comme la lumière »
[Rabbi Saadia Gaon – Emounot véDéot 6,3]

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+ Le tunnel :

-> « Que sous-entend la phrase : « L’âme n’est pas remplie » (Tsav 6,7) ?

Elle signifie qu’au moment de la mort, l’âme ne quitte pas le corps en douceur.
Comment l’âme s’en va-t-elle? …

Comme le son d’eau rugissante … ou bien, comme le son d’un jaillissement d’eau à travers un canal »
[midrach Kohélet rabba 6,7]

=> Il en ressort une sensation auditive et un passage éventuel dans une sorte de tunnel.

-> Le Zohar (1;127a) nous enseigne que « l’entrée du paradis » correspond à la caverne de la Ma’hpéla, située à ‘Hévron, et tous les êtres humains passent à travers cette caverne lorsqu’ils quittent ce monde.

Le Zohar fait également mention du fait qu’après qu’Avraham soit entré dans la caverne pour l’inspecter, il aperçut « une porte ouverte vers le paradis », et « de plus, il vit une lumière brillante qui éclairait la caverne ».

En hébreu, la racine à l’origine du mot ‘Hévron, signifie : « joindre ».
C’est un lieu de jonction entre le Ciel et la terre.

=> Il en ressort une notion de perception d’une lumière, et d’un lieu de passage entre 2 domaines (la terre et le Ciel).

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-> Autre divré Torah sur ce sujet : https://todahm.com/2015/10/24/3775

« Il faut réjouir les pauvres à chaque fête ; celui qui se réjouit sans réjouir les pauvres sera gravement puni »
[le Zohar – paracha Yitro]

-> Selon le Zohar (paracha Béréchit), D. Lui-même « rend visite » aux pauvres pour les fêtes et s’il constate qu’ils n’ont absolument rien à manger pour se réjouir pendant les repas de fête, attristé par cet état de fait, Il se demande s’il ne vaut pas mieux détruire le monde, d’autant que le Satan se présente devant Lui en disant : « Maître du Monde, voyez tel juif (il cite son nom), voyez comme il se délecte des meilleurs mets et des meilleurs boissons pour ses repas de fête, sachez qu’il est en mesure d’aider ces pauvres, mais il ne le fait pas! »
En entendant cela, D. donne Son accord au Satan pour accabler ce juif-là de malheurs.

-> Le Rambam écrit (Hilkhot Yom Tov 6) : « Celui qui ferme à clé les portes de sa cour, mange et boit en compagnie de ses enfants et de sa femme, mais ne donne pas à manger et à boire aux pauvres et aux malheureux, cette joie n’est pas une joie née de l’accomplissement d’une mitsva mais une joie pour l’estomac.
Et à ce sujet, il est écrit : ‘Leurs sacrifices sont pour eux comme du pain d’endeuillés ; quiconque en mange sera impur car leur pain n’est [que pour] eux-mêmes’.
Une joie pareille est une honte pour eux. »

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+ « Donner la tsédaka la veille de Roch Hachana est considéré comme un grande mitsva.
En fait, en conséquence du fait que les juifs donnent à la tsédaka, les portes divines de la miséricorde sont largement ouvertes.
Car de la même manière que l’on prend pitié du pauvre, Hachem prend pitié de nous. »
[Or ha’Haïm]

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-> « La prière, la téchouva (sincère) et la tsédaka effacent les mauvais décrets »
[guémara Yérouchalmi Taanit 2,1]

-> « Rachète tes péchés par la charité (tsédaka) » (Daniel 4,24)

-> Pour plus de citations sur l’impact de la tsédaka, b »h il y a, par exemple, l’article suivant : https://todahm.com/2015/10/24/la-charite

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-> Si un homme mange et boit dans sa maison et ne réjouit pas les pauvres, le Satan l’accuse.
En effet, les pauvres sont la part de D. ; Il veut qu’ils se réjouissent.

Lorsque D. voit que l’on ne s’occupe pas des pauvres, Il désire détruire le monde.
Les anges interviennent : « Aie pitié et ne détruis pas le monde! »
Hachem leur répond : « J’ai créé le monde pour les hommes soient charitables les uns envers les autres. A présent regardez! Ils ne font pas la charité aux pauvres! »
A ce moment-là, les anges admettent : « C’est vrai. Regardez un tel et un tel qui mange et boit sans rien donner aux pauvres ».
Alors le Satan vient et profère des accusations. C’est pourquoi, lorsqu’une dispute éclate à table,c ‘est un signe le Satan accuse.

[le Méam Loez – (Ekev 8,10)]

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-> « Comment mériteras-tu d’être reçu au Gan Eden?
De la même façon dont tu as reçu tes invités. »

[Tikouné Zohar 6,23 – rapporté par le rav méïr Eliyahou]