Avoir peur du lion

"Aryé (אריה) cha'ag mi lo yira" (Un lion rugit, qui n'aurait pas peur? - Amos 3,8).

Le mot 'aryé' (lion - אריה) renvoie aux yamim noraim (jours redoutables) :
- le א = renvoie à : אלול (Elloul) ;
- le ר = renvoie à : ראש השנה (Roch Hachana) ;
- le י = renvoie à : יום הכפורים (yom aKipourim) ;
- le ה = renvoie à : הושענה רבא (hochaana rabba).

Imaginons notre peur/crainte si nous avions un lion rugissant face à nous. Le verset nous dit que nous devrions avoir les mêmes sentiments lorsque ces jours approchent.

Rabbi Shlomo Teitelbaum demande : pourquoi est-ce que les gens qui vont au zoo n'ont pas peur en entendant les lions rugir? Au contraire, les gens en rigolent (un petit selfie!), se promènent tranquillement, et n'ont aucune crainte des lions.
Bien entendu la raison est parce que les lions sont en cage, qu'il y a une barrière solide entre les gens et les lions.

Rabbi Teitelbaum explique : nous avons le même problème pendant le mois d'Elloul.
Il y a un "rideau de fer" entre Hachem et nous, et c'est pour cela que nous ne ressentons pas de crainte particulière pendant le mois d'Elloul.

Selon nos Sages, Hochana Rabba est un jour propice pour retirer cette barrière, ainsi en ce jour nous demandons à D. de retirer ce "rideau de fer" (mé'hitsat abarzél) qui nous sépare de lui, et ce afin de nous permettre de ressentir Sa présence dans notre vie.

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-> Le rav Salanter (Ohr Israël - lettre 7) dit que le Shofar doit inciter une personne à se réveiller de son sommeil, à examiner ses actions et à abandonner toutes les futilités avec lesquelles il s'occupe.
Le Rambam (Hilkhot Téchouva) explique que la référence aux "personnes endormies", fait allusion à ceux qui ont oublié la vérité car ils sont trop accaparés par les occupations de ce monde. Ils sont endormis spirituellement parlant.
A ces gens, le Rambam dit que le Shofar crie : "Réveillez-vous! Examinez votre âme et améliorez vos actions! Abandonnez vos mauvaises actions et vos mauvaises pensées!

En effet, on peut être une très bonne personne, mais notre yétser ara nous a endormi dans une routine quotidienne. Sous le poids de nos préoccupations, nous n'avons pas le temps de penser.
La tête dans le guidon nous sommes à 100% pour ce monde où l'on n'est que de bref passage, négligeant de s'investir pour notre monde éternel!

Le rav Israël Salanter (Ohr Israël - lettre 10) écrit : "Les gens sont si préoccupés par les fardeaux de leur vie, qu'ils peuvent tomber dans la faute et ne rien ressentir du tout".
On peut être physiquement réveillé, mais notre conscience dort.
On est trop occupé pour avoir le temps de penser spirituel.
On est prisonnier d'une routine, nous agissons par habitude, plutôt que de mettre des pensées dans nos actions.
Vivre sans pensées spirituelles, c'est être endormi, sans vie.

=> Ainsi, le pouvoir de la routine est si fort que lorsque le mois d'Elloul arrive nous sommes nullement affectés (quelle différence à nos yeux? en apparence, c'est un mois comme un autre!). Nous continuons à vivre comme si de rien n'était!

Le Gaon de Vilna enseigne qu'à l'opposé de celui qui vit sa vie en fonction de ses désirs (moi, j'ai envie de ... et de ... ), il y a celui qui vit une vie avec la crainte d'Hachem (yir'at chamayim).
Avec de la yir'at chamayim, on a conscience du but de notre vie, et de notre finalité.
On comprend à quel point la vie est importante, et combien de belles choses on peut accomplir.
On a conscience que la vie n'est qu'un chemin du trajet vers notre destination finale, le monde à Venir, où l'âme rejoindra Hachem et où il y aura un plaisir inimaginable.
Ce n'est qu'avec de la crainte d'Hachem qu'on peut utiliser ce monde au maximum, qu'on peut réfléchir à nos actions et à quel point elles nous permettent d'accomplir notre mission dans la vie.

=> "Un lion rugit, qui n'aurait pas peur?" = certes Elloul, Roch Hachana, ... sont des rendez-vous annuels très propices pour nous réveiller de notre sommeil spirituel (ex: le Shofar), mais nous devons alimenter notre crainte d'Hachem, au point d'avoir une peur similaire à celle d'être face à un lion rugissant.

Nous devons faire de ces 4 convocations saintes des moments de rugissements du lion (D.) nous conduisant à nous blottir dans Ses bras (Mes enfants, revenez vers-Moi!).
Face à ce lion rugissant férocement, nous réalisons qu'Il est notre unique refuge, qu'Il est Le seul à nous permettre d'être en vie, que seul Lui peut nous sauver/aider à chaque instant.
A tout moment Hachem nous observe, et nous n'existons que grâce à lui (ex: selon nos Sages à chaque respiration notre âme veut nous quitter pour rejoindre le Ciel, mais Hachem lui ordonne de retourner dans notre corps).
Plus nous prenons conscience de la grandeur d'Hachem, de la gravité du rugissement, plus nous nous blottissons contre papa Hachem, et plus de là en découlement un amour puissant et fort qui nous illuminera l'année à venir.
Plus le lion rugit puissamment en nous (crainte d'Hachem), plus nous en viendrons à rugir avec force : "Hachem on t'aime! On ne compte que sur Toi! Il n'y a et on ne veut que Toi!"

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-> Bil'am décrit le peuple juif : "Voyez! Ce peuple se lève comme un léopard, il se dresse comme un lion" (Balak 23,24)

Cela témoigne que nous avons en nous cette capacité à s'élever de nos habitudes quotidiennes, de notre torpeur, et nous pouvons rugir comme un lion.
[Rachi commente ce verset : Quand ils se lèvent le matin après avoir dormi, ils (les juifs) sont forts comme une lionne ou un lion pour se hâter d’accomplir les mitsvot.]

=> "Un lion rugit, qui n'aurait pas peur?" = Ces jours nous rugissent, provoquant une grande peur. Mais ensuite nous devons faire un bilan, se développer, s'améliorer, et alors nous pouvons rugir.
L'idée est très importante : à l'image d'un lion qui a vécu toute l'année dans un poulailler, nous croyons que nous sommes de simples poules, et à l'approche des jours redoutables le rugissement des lions nous fait très peur.
Cela doit provoquer que nous élevons notre intériorité : nous prenons conscience de la grandeur d'un juif, nous agissons de façon beaucoup plus noble et spirituelle, ...
Ainsi au final, nous comprenons qu'à l'image du lion qui est le roi des animaux, les juifs sont au sommet de l'humanité, avec les responsabilités que cela implique.
D'ailleurs, le Zohar nous enseigne que si nous avions conscience d’à quel point Hachem aime chaque juif, nous rugirions comme des lions bondissant sur chaque opportunité de pouvoir faire Sa volonté.

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+ "Ce peuple se lève comme un lionceau, il se dresse comme un lion" (Balak 23,24)

-> Le "lion" est plus fort que le "lionceau".
Quand un juif se lève pour servir Hachem, il est seulement comme un "lionceau", mais rapidement on lui vient en aide du Ciel, "celui qui vient se purifier, on l’aide", et il se dresse comme un lion.
[Maayana chel Torah]

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-> Rabbénou Bé'hayé (Séfer haYira - Kohélet 3,1) écrit : Pourim est le temps pour se réjouir et jeûner, le mois d'Av un temps pour s'endeuiller, et la période d'Elloul à la fin de Yom Kippour, on doit trembler et avoir peur du jugement devant nous.

De même, le Tour (siman 581) dit que le travail des jours d'Elloul est de trembler de crainte, ce qui doit nous amener à faire téchouva.

Le rav David Povarsky dit que pendant tout le mois d'Elloul, on doit être tellement immergé dans notre préparation pour les jours redoutables que si quelqu'un nous demande : "Quel jour on est?", notre première réaction doit être : "Aujourd'hui c'est Elloul!".

Selon le rav Israël Salanter (Ohr Israël - lettre 14), on fait référence à Roch Hachana et Yom Kippour comme des "yamim noraim" (jours redoutables), mais en réalité tout le mois d'Elloul les jours sont vraiment des : "jours de crainte".
Rav Salanter ajoute qu'autrefois, chaque personne qui entendait l'appel au mois d'Elloul tremblait de peur.
Cette peur/crainte générait que les gens deviennent plus proches d'Hachem, chacun personne à son niveau.

-> Le rav Mattisyahou Salomon enseigne :
"Le mois d'Elloul est une extension de Yom Kippour.
Yom Kippour est spécialement dédié à la téchouva et au pardon, car Hachem a pardonné en ce jour au peuple juif.
Mais en réalité, il n'est que l'apogée de 40 jours, dont chacun a fait partie du processus de pardon.
[en abordant chaque jour d'Elloul avec le même sérieux que nous abordons Yom Kippour, nous nous permettons d'en exploiter son potentiel sublime.]
Ainsi, ces jours d'Elloul sont très propices à la prière et au pardon [de nos fautes] ...

Suite au Veau d'or, Moché a passé 40 jours de prières au Ciel, pour en obtenir le pardon. Ces 40 jours ont commencé à roch 'hodech Elloul, jusqu'à Yom Kippour, où Hachem a accordé son pardon.
[chaque année cette période est donc propice pour obtenir nos prières et notre pardon]."

Notre capacité naturelle à se raconter des histoires

+ Lorsque le prophète Eliyahou s'est tenu sur le mont Carmel, il a reproché au peuple juif : "Jusqu'à quand hésiterez-vous entre les 2 partis? Si Hachem est le vrai D., suivrez-Le ; si c'est Baal, suivez Baal!" (Méla'him I 18,21).

Voici les paroles de Eliyahou haNavi au peuple d'Israël : "Jusqu'à quand clocherez-vous entre les 2 partis?" Hachem n'aime pas "50/50", se conduire "comme-ci comme ça".
Faire seulement ce qui nous est agréable, et non ce qui ne l'est pas ...
[rabbi Nissim Yaguen]

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+ Faire attention à notre capacité naturelle à se raconter des histoires :

-> Selon la guémara (Erouvin 19a) = "Même lorsqu'ils se tiennent à la porte du Guéhinam (l'enfer), les réchaïm ne se repentent pas."
Le rabbi Naftali de Ropshitz explique que les réchaïm pensent qu'ils n'ont fait que de bonnes actions, du coup il n'est pas nécessaire de faire téchouva.
Le 'Hozé de Lublin commente qu'aux portes du Guéhinam les réchaïm pensent qu'ils y entrent afin de libérer de pauvres âmes qui y sont déjà.
[ils se voient tellement beaux, que c'est forcément qu'on a besoin d'eux pour libérer des gens de l'enfer qu'ils y vont!]

-> Rabbi Nissim Yaguen rapporte le Talmud de Jérusalem qui dit que [dans sa tête], Essav le racha était certain d'être un grand tsadik, et qu'il s'envelopperait de son talith le moment venu pour s'asseoir au gan eden parmi les tadikim.

-> N'oublions pas que le monde futur est éclatant de vérité, et toutes nos bonnes justifications qu'on s'est inventé pour avoir en pratique une Torah qui épouse nos désirs (et non ceux d'Hachem), vont voler en éclats.
En ce sens, nos Sages (guémara Erouvin 19a) disent que lorsque les réchaïm arrivent en Enfer, ils déclarent : "Ton jugement est juste! Tu as bien fait de nous condamner!"
[la plus grande douleur du monde à venir c'est la réalisation de ne pas avoir exploité nos capacités potentielles de faire la volonté d'Hachem comme on aurait pu le faire!
On aurait pu être pour l'éternité des milliardaires de milliardaires en biens spirituels, mais au final nous avons si peu!
La bonne nouvelle c'est que nous sommes encore en vie pour agir, et que notre papa Hachem est tellement plein de miséricorde qu'on peut tout réparer, tout obtenir!]

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-> Lorsque Noa'h a construit l'Arche, il a passé 120 années à essayer de persuader les gens à changer leur comportement, et malgré toute sa sagesse il n'y est pas parvenu.
Le midrach dit que le Déluge a été très graduel, avec le niveau de l'eau qui montait petit à petit, et ce afin de laisser au maximum l'occasion de faire téchouva.
Mais même quand l'eau est parvenue à leur cou, les gens n'ont pas fait téchouva.
La guémara (Erouvin 19a) enseigne : "Même lorsqu'ils se tiennent à la porte du Guéhinam (l'enfer), les réchaïm ne se repentent pas."

Comment cela est-il possible? S'ils voyaient que c'était tout proche, pourquoi ne se sont-ils pas repentis?

Le rav Shmouël Felder dit que le problème est que même si une personne comprend logiquement que c'est maintenant ou jamais, et que c'est dans son intérêt de faire téchouva, le fait de fauter est devenu tellement une seconde nature, que cette personne ne peut pas changer sa tendance naturelle. Ainsi, elle ne peut pas faire téchouva.

[nous devons faire très attention à ne pas se faire endormir par le yétser ara dans une routine de la vie, mais au contraire il faut étudier du moussar, faire des points sur notre vie, avoir un regard constructif et véridique, ... ]

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-> Il est écrit dans le midrach (Bamidbar rabba 13,3) :
"L'orgueil de l'homme amène son abaissement" (Michlé 29,23) = cela fait référence à Adam.
Comment cela? Lorsque Adam a transgressé l'ordre de D. et qu'il a mangé de l'Arbre, Hachem a désiré qu'il fasse téchouva et lui a donné l'opportunité de le faire. Mais Adam n'a pas été d'accord de se repentir.
Hachem a dit à Adam : "et maintenant" (Béréchit 3,22) = Hachem lui a dit : "Même maintenant tu peux faire téchouva et Je l'accepterai".
Adam a répondu : "Je ne le ferai pas!"

- Le rav Yaakov Galinsky enseigne :
Il était tellement difficile à Adam d'admettre : "J'ai fauté!"
Car la vérité était que de son point de vue à lui, qu'il n'avait pas fauté.
Après tout, il avait voulu uniquement amener davantage de gloire à Hachem.
[le yétser transforme à nos yeux une faute en une mitsva!]
D'ailleurs selon le midrach (Béréchit rabba 19,12), Adam a dit : "J'en ai mangé [du fruit interdit] et j'en mangerai de nouveau".
[...]

La guémara (Nazir 23a) affirme que Adam a décidé de commettre une "avéra lichma" (une faute pour l'honneur d'Hachem).
Il voulait manger du fruit de l'Arbre, afin d'injecter en lui le yétser et être expulsé du gan eden, dans un monde plein de luttes et d'épreuves, afin qu'il puisse alors les vaincre et amener par cela une sanctification du Nom d'Hachem.
Non seulement il s'est convaincu que cela était la bonne chose à faire [même si cela allait à l'encontre de l'ordre de D.], mais même les anges en ont été persuadés : "les anges ont demandé à Hachem : "Maître de l'Univers, pourquoi as-Tu imposé la sentence de mort sur Adam?" (guémara Shabbath 55a)

Le rav Israël Salanter dit qu'une "avéra lichma" vient avec une condition : elle doit être à 100% lichma, sans en retirer le moindre plaisir en la faisant.
Or, il est écrit : "La femme jugea que l'arbre était bon comme nourriture, qu'il était attrayant à la vue et précieux pour l'intelligence" (Béréchit 3,6). Puisque 'Hava en a tiré un certain plaisir en le mangeant, tout l'acte est devenu invalide.

[on ne juge pas Adam qui était à un niveau spirituel infiniment élevé, mais on peut voir à quel point le yétser peut chez toute personne réussir à la convaincre de faire de bonnes choses alors qu'en réalité c'est contraire à ce que Hachem désire de nous.
D'une certaine façon on se créé une réalité, un dieu, qui correspond à ce que nous voulons. Mais n'oublions pas qu'un jour nous passerons tous en jugement devant D., et que LA Vérité sera éclatante. Alors travaillons à ne pas se faire berner par notre yétser ara, pour que notre réveil à la Vérité soit le plus agréable possible!]

-> Le rav Yaakov Galinsky enseigne que le problème est que nous n'avons pas conscience de ce que cela signifie de fauter.
[le yétser ara nous fait croire que ce n'est rien du tout : "tu vois bien le monde continue à tourner pareillement! C'est que ce n'est pas si grave après tout!"]
Si nous avions conscience de la gravité, des dégâts dans ce monde et au Ciel que génère notre faute, on ne pourrait pas vivre avec le sentiment d'avoir fauté.

Le Meiri ('Hibour hatéchouva) écrit qu'on ne doit pas penser qu'il est nécessaire de se confesser dans les détails (cf. guémara Yoma 86b), cela n'est pas la partie essentiel de la confession (vidouï), car tout ce qui est nécessaire est de dire : "nous avons fauté "(aval ana'hnou 'hatanou - guémara Yoma 87b).
Mais plutôt, l'élément principal est d'avoir honte de sa faute (comment j'ai pu tomber si bas et faire quelque chose qui a des conséquences si grave pour moi et tous les juifs!). S'il manque ce sentiment de honte, il manque un élément important du vidouï, car nous disons à la fin du vidouï : "je suis devant Toi comme un récipient rempli de honte et d'humiliation" (aré ani léfané'ha kikhli malé boucha ou'hlima)

Le rav Yaakov Galinsky conclut : notre mission est de comprendre ce que cela signifie de commettre une faute, et ce que c'est de la faire "devant Hachem" (lifné Hachem).

[ => il en découle que l'essentiel de la téchouva est ce sentiment de honte d'avoir pu se laissé berner, de s'être raconté des histoires, au point d'en arriver à fauter.
En effet, si on avait face à nous la conscience des énormes destructions, dégâts, que nous causons, alors nous n'aurions sûrement pas fauté.
Le principal de la téchouva est la prise de conscience de combien je perds à fauter, de combien il faut être stupide pour ne pas être dans la Vérité, pour ne pas suivre la volonté d'Hachem.]

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-> Le rav Avigdor Nebenzahl écrit :
"il (Its'hak) sentit l'odeur de ses vêtements" (Toldot 27,27), la guémara (Sanhédrin 37a) explique ce verset : ne lis pas "bégadav" (ses vêtements - בְּגָדָיו), mais "bogdav" (ses traites).
Même les traites (les fauteurs) parmi les juifs émettent des odeurs agréables lorsqu'ils font une téchouva complète en ouvrant leur yeux et en découvrant les mensonges de ce monde.

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-> "Si vous vous conduisez selon Mes lois" (Bé'houkotaï 26,3)
Par exemple, tout celui qui emprunte sa voiture le Shabbath ne s'électrocute ni ne meurt immédiatement.
Si Hachem nous a donné le libre arbitre, c'est pour nous éviter de pratiquer les mitsvot uniquement par peur des punitions physiques, mais pour nous entraîner à les appliquer afin de faire la volonté de D.

-> Rabbi Nissim Yaguen enseigne :
"De nombreuses personnes ne connaissent pas la gravité de transgresser le Shabbath!
Ils ne savent pas que cela avait été ordonné dans les 10 Commandements.
Il est plus grave de profaner le Shabbath que de manger du cochon le jour de Kippour!
L'observance du Shabbath a été écrite avant l'interdit de "Tu ne tueras point", afin de faire prendre conscience de sa phénoménale importance!

Par manque de connaissances et de prise de conscience, beaucoup perdent leur vie et gâchent leur monde futur à tout jamais!
[...]
Lorsque Bil'am a vu en prophétie nos saints Patriarches assis dans le gan eden, profitant de la Gloire divine, il a émis ce souhait : plaise au Ciel que je sois avec eux, puissé-je mourir comme meurent ces tsadikim, et puisse ma fin ressembler à la leur!" (Balak 23,10).

Quand il a dit cela, on s'est moqué de lui du haut des Cieux : "Espèce de sot! Tu t'imagines qu'on peut vivre comme un non religieux et mourir comme nos saints Patriarches! Pour mériter une mort comme la leur, il faut mener ta vie comme eux!"

J'ai entendu dire plus d'une fois : "Mon grand-père était un grand tsadik ... Je veux être à ses côtés au gan eden ..."
Il est clair comme le soleil qu'il sera impossible d'être à ses côtés, si toute sa vie a été à l'opposé de celle du grand-père ... Il n'y a aucune chance de vivre comme un non-juif et de mourir comme un tsadik! ...

Certains ordonnent à leurs fils avant leur fin : "Après ma mort, priez pour moi et dites le kaddich ..."
S'imaginent-ils que cela pourra les sauver de l'enfer? Même si Bil'am avait mérité 10 kaddich, il serait resté le même racha.

Faire téchouva est un mérite exceptionnel, qui est réservé à très peu de gens.
[en effet, le yétser ara nous convainc que même si l'on faute : c'est pas si grave! ça arrive à tout le monde! Hachem comprendra ... et du coup on ne se remet pas en question!]
Bien heureux celui qui ne gâche pas cette dernière chance [en croyant les bobards du yétser ara, en se racontant des histoires à son avantage sur la rigueur du jugement après notre mort ...] et sait se préserver d'une terrible chute!"

"Tous les gains d’une personne sont prédéterminés d’un Roch Hachana à l’autre"
[guémara Beitsa 16a]

-> Un riche marchand s'adressa au 'Hafets 'Haïm pour qu'il bénisse le succès d'une entreprise commerciale.
Le tsadik répondit : "Que la volonté de D. fasse que tu jouisses de l'argent qui était inscrit dans ton registre céleste à Roch Hachana et qui y a été scellé le jour de Kippour".
L'homme riche fut déçu : "Qui a besoin d'une telle bénédiction puisque Hachem l'aurait accordé de toute façon?"

Le 'Hafets 'Haïm expliqua : "Te souhaiter plus qu'il ne te fut alloué à Roch Hachana et Yom Kippour est impossible. Mais prier pour que tu jouisses de ta part exacte est une grande chance.
Certains hommes sont mus par l'avidité et l'ambition d'augmenter leurs richesses ... ils s'arrangent pour gagner beaucoup plus qu'il ne leur a été alloué à Roch Hachana.
Mais il ne leur est pas possible de le garder, car il ne leur a pas été donné par D.
Ils penseront que leur fortune leur cause bien du souci, car ils sont condamnés à de lourdes pertes pour être débarrassés de toutes les sommes qu'ils ont gagnées en trop et sans autorisation.
C'est pourquoi, la meilleure bénédiction est de gagner le montant exact, déterminé au début de l'année, pour pouvoir jouir de chaque centime, sans avoir à subir la plus petite perte financière!"

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-> Le 'Hafets 'Haïm dit également : "Quand quelqu'un me dit qu'il gagne sa vie, mais que ça ne lui ferait pas de mal de gagner un peu plus, je lui demande : "Comment sais-tu que ça ne te ferait pas de mal?"
Hachem a évidemment le pouvoir de donner plus d'argent à un homme. S'Il ne le fait pas, c'est que d'avoir plus d'argent ne ferait qu'empirer les choses!"

"En ces jours et en ce temps-là [de l'époque du machia'h], dit Hachem, on recherchera le péché d'Israël, et il aura disparu, les fautes de Yéhouda, et on ne les retrouvera point ; car mon pardon est assuré" (Yirmiyahou 50,20)

=> Pourquoi est-ce qu'on recherchera le péché?

-> Selon la guémara (Yoma 86b), lorsqu’une personne fait téchouva par amour pour Hachem, ses fautes ne sont pas seulement effacées, mais elles sont transformées en mérites.

Le prophète Yé'hezkel (33,19) dit : "lorsque le méchant renonce à sa méchanceté et pratique la justice et la vertu, grâce à elles [ses avérot et ses mitsvot], il vivra".
Ainsi, selon nos Sages, même les avérot (fautes) deviennent une source de vie, car elles deviennent des mitsvot.

-> Le rabbi Avraham Yéhochoua Heshel (le rabbi de Apt) enseigne :
C'est pour cela que nous rechercherons nos fautes. En effet, chaque faute peut se transformer en une mitsva [si on a fait téchouva par amour de D.].
Ainsi, il ne faut jamais être brisé par son passé, car en faisant téchouva, même nos fautes deviennent des mérites."

-> Le rabbi Lévi Its’hak de Berditchev a dit à un grand racha : "Je suis jaloux de toi, car lorsque tu feras téchouva, alors tu auras tellement de mitsvot!"

[plus une personne se sent nulle (car ayant tellement fait de mauvaises choses dans sa vie), plus elle doit trouver de l'espoir en cela, et non du désespoir, car cela signifie qu'après téchouva elle aura tellement de mérites, qu'elle sera une personne énorme!
Evidemment, nos Sages enseignent que si nous fautons dans l'optique de faire téchouva ensuite, il nous sera très très difficile de faire téchouva (nous n'aurons pas l'aide Divine), car la téchouva est ce qui nous a conduit à fauter, du coup elle ne peut plus vraiment nous venir en aide ensuite!]

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-> Nos Sages disent : "Pensez à un faute est pire qu'une faute (ir'ouré avéra kachin méavéra)".
Nous devons arrêtons de penser à nos fautes [après avoir fait téchouva], car se les ressasser dans notre tête est pire que les fautes elles-mêmes.
['Hazon Ich]

[notre yétser ara nous fait tomber dans la faute en la minimisant à nos yeux, et ensuite il cherche à nous faire culpabiliser [ex: nous faisant oublier la force de la téchouva], car on devient alors à nos yeux tristes, brisés et sans valeur, ce qui est propice à fauter et à ne plus faire tellement des mitsvot.]

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-> Pendant la nuit de Yom Kippour, nous récitons la bénédictions de "ché'hékhiyanou".
Cela est étrange car en raison de la crainte et de la peur du jugement, cela ne semble pas être le bon moment de dire une telle bénédiction (se réjouir d'arriver à un tel moment).

Le rabbi Yissa'har Dov de Belz répond que nous ne disons pas "ché'hékhiyanou" sur le yom tov, mais plutôt sur nous-même, car lorsque nous faisons téchouva nous devenons [véritablement] comme une personne totalement nouvelle.
Tel est le potentiel de la téchouva.

-> Le 'Hafets 'Haïm dit : "La téchouva expie. Nous ne sommes plus la personne qui a commise la faute".

Rabbi Barou'h Ber (Birkat Chmouël) dansait en déclarant : "Je suis un nouveau Barou'h Ber! Je suis une nouvelle personne!"

=> une fois que nous avons fait une téchouva sincère, nous pouvons regretter positivement notre passé (pour aller de l'avant vers un meilleur futur en apprenant de nos erreurs), mais pas négativement en se morfondant passivement dans la boue, car nous sommes une nouvelle personne! Ce n'est pas nous qui avons accompli cela!
[lorsque notre yétser ara nous laisse comprendre que nous sommes un moins que rien en ayant pu faire une telle faute grave, alors grâce à notre téchouva, nous pouvons lui affirmer : "tu te trompes de personne, c'est sûrement quelqu'un d'autre, personnellement je n'ai jamais fait cela!"]

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-> Le Réchit 'Hokhma fait remarquer que le vidouï (confession de nos fautes) est écrit dans l'ordre alphabétique : "achamnou, bakadnou, gazalnou, ...".
Il explique que nos fautes ont contaminé toutes les lettres de l'alphabet qui sont les lettres qui ont permis la Création du monde, et nous corrigeons ces dégâts par notre vidouï.

Cependant, le Réchit 'Hokhma note qu'il est important que le vidouï commence par : 'hatati (j'ai fauté), qui n'est pas la 1ere lettre de l'alphabet, car ce mot repousse tous les Accusateurs (comme le Satan qui proclame nos fautes).

Si nous commencions par dire nos fautes, le Satan irait au Ciel et dirait : "Ecoute ce qu'il dit. Il affirme lui-même qu'il a fauté!" (donc punis-le!).
Mais après que nous reconnaissons : 'hatati (j'ai fauté), le Satan est réduit au silence, il ne peut plus parler contre nous.

[De plus, en rapportant nos fautes, il prend le risque qu'elles se transforment en mérites ('hatati = téchouva potentiellement par amour). Ce qui aurait un effet contraire (donc il se tait, et ne nous accuse pas!).]

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-> Lorsqu'un homme dit sincèrement le vidouï, il n'est pas déféré devant les anges pour êtres jugé : c'est devant Hachem qui juge toujours pour le bien qu'il se présentera.
[Zohar - Pin'has 231a]

-> b'h, également : http://todahm.com/2020/07/20/14183-2

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-> On doit dire tous les mots du vidouï bien que l'on soit sûr que nous-mêmes n'avons pas commis certaines des fautes mentionnées ici, et ceci n'est pas considéré comme un mensonge devant Hachem, et ce pour plusieurs raisons :

1°/ tous les juifs sont garants les uns envers les autres (kol Israël arévim zélazé), et il est possible d'être accusé et puni pour les fautes d'un autre juif, lorsqu'en le côtoyant, on ne les lui a pas reprochées.
C'est la raison pour laquelle on dit le vidouï au pluriel (achamnou, bagadnou, gazalnou, ...) et non pas au singulier, bien que généralement toute confession soit personnelle.
On emploie malgré tout le pluriel pour inclure les fautes des autres qui retombent sur notre compte.
[rabbénou 'Haïm Vital - Chaar haKavanot]

2°/ Il est aussi possible que nous ayons transgressé ces fautes dans une précédente réincarnation ('Hessed laAlafim 13,13)

3°/ De nombreuses fautes énoncées dans le vidouï ont des dérivés qu'il est possible que nous ayons transgressés.
C'est le cas de certaines fautes que l'homme méprise et qu'il juge comme peu importantes, et qu'il foule du pied : comme se mettre en colère (qui est considéré comme faire de l'idolâtrie) ou faire honte à un ami en public (ce qui est assimilé à un meurtre), ...

4°/ Certaines fois, bien que l'on sache personnellement que nous n'avons pas commis ces fautes, il se peut qu'une autre personne ayant la même racine de son âme (chorech nichmato) les ait perpétrées.
C'est pourquoi on les mentionne dans le vidouï afin de les réparer (Kaf ha'Haïm 131,6).

5°/ Le Rambam dit que puisque les actions d'une grande personne font l'objet d'un contrôle plus strict que celles d'un de niveau moindre (ex: on juge les tsadikim selon l'épaisseur d'un cheveu!).
Ainsi, une faute très mineure, peut être jugée au Ciel autant qu'une offense majeure.
En ce sens, on voit le prophète faire des reproches au roi David pou avoir pris la femme de Ouria, bien qu'elle a reçu un gét (acte de divorce) de son mari avant qu'il ne parte [mourir] au combat.
['Hida -Midbar Kédémot 6,11]

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-> "Mais plutôt, nous avons fauté, nous et nos ancêtres" (aval 'hatanou, ana'hnou véavoténou - Vidouï de Yom Kippour)
=> Pourquoi devons-nous aussi confesser les fautes des générations précédentes?

1°/ Selon la guémara (Sanhédrin 27b), nous sommes punis des fautes des générations précédentes si nous suivons leur mode de vie.
Le Ohr ha'Haïm (Vayikra 26,40) fait remarquer qu'une bonne compréhension des fautes de nos ancêtres est souvent un prérequis pour la téchouva. En effet, dans notre vie de tous les jours, on fait des choses simplement parce que "ça a toujours été comme ça", dans notre famille, dans notre communauté/environnement. [mais est-ce la volonté de D.?]

Les enfants doivent confesser les fautes de leurs parents car ils ont pu être la cause des fautes de leurs parents.
Par exemple, les enfants qui demandent à leurs parents de leur fournir des choses qui sont du luxe inutile, peuvent entraîner que leur père va travailler excessivement et qu'il va négliger son étude de la Torah.
[rabbi 'Haïm Zaitchek - vaAni Téfilla]

2°/ Il est rapporté dans les écrits du Arizal que l'âme d'un enfant est connectée à celle de ses parents.
Lorsqu'un fils devient un racha, cela peut causer à ses parents d'en venir aussi à fauter.
Le fils est donc d'une certaine façon responsable des fautes que ses parents ont pu commettre.
[Rabbi Yaakov méLissa (Palgé Maim - Eikha 5,7)]

Le jugement principal est à propos de nos remords.

En effet, on n'est pas toujours responsable de nos mauvaises actions. Le yétser ara, les influences extérieures, l'impureté du monde, nos mauvaises habitudes, et pleins d'autres choses, rendent inévitables que l'on en vienne à fauter.

Cependant, il n'y a pas d'excuses de ne pas ressentir des profonds regrets. Nous devons au moins être mal du fait d'avoir fauté.

[rabbi Bounim de Peschischa]

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-> Adam a dit : "La femme ... m'a donné du fruit".
Ainsi, le problème de la 1ere faute, n'est pas la faute en elle-même, mais plutôt le fait que Adam n'a pas regretté ce qu'il a fait.

Le principal est le regret, car lorsque nous regrettons, alors il y a de la place pour progresser et s'améliorer.
Mais lorsque que nous ne regrettons pas ce que nous avons pu faire (trouvant pleins d'excuses pour s'en dédouaner), alors on ne pourra pas devenir meilleur.

[Hachem sait que nous sommes humains et non des anges, et qu'ils nous arrivent de tomber. Cependant, nous devons Lui témoigner notre dégoût d'agir contre Sa volonté, et espérer Son aide pour ne plus reproduire un tel comportement.]

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-> "Celui qui comment une faute et qui en a honte, toutes ses fautes lui sont pardonnées."
[Rav - guémara Béra'hot 12b
- kol aossé dévar avéra oumit'bayéch bo, mo'halin lo kol avonotav]

Rabbi Yochiyahou Pinto explique que la honte est un signe qu'on déteste vraiment la faute, et alors cette honte a le pouvoir d'expier pour cette faute.

Grande est la téchouva car elle arrive jusqu’au Trône Divin (kissé hakavod).
[guémara Yoma 86a]

-> La guémara se base sur le verset : "Tu reviendras jusqu’à Hachem, ton D." ("véchavta ad Hachem Eloké’ha" - Nitsavim 30,2).

Rabbénou 'Hananel explique que si les fautes d'une personne [sont si nombreuses/graves] qu'elles arrivent jusqu'au Trône Divin, que cette personne a souillé tout le chemin jusqu'au Trône Divin, et bien elle pourra encore faire téchouva et sa téchouva sera [toujours immédiatement] acceptée.

[nous ne devons pas écouter notre yétser ara qui nous laisse croire qu'il y a une limite à la téchouva (ex: la téchouva c'est génial, mais bon pour moi qui suis si mauvais, à quoi ça peut bien servir!).
Non, quoiqu'on ait pu faire, la téchouva fonctionne toujours! Et papa Hachem nous attend toujours les bras grands ouverts avec impatience et un amour infini.]

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-> "Tu reviendras jusqu’à Hachem, ton D." ("véchavta ad Hachem Eloké'ha")

Le rabbi Shmelke de Nikolsbourg explique qu'il faut faire téchouva : "ad" (jusqu'à), c'est-à-dire en ayant des objectifs pas trop grands, clairs et atteignables.
Il ne faut pas essayer de vouloir en faire trop, d'être au-delà de ce que nous pouvons supporter.
AMais plutôt à l'image d'une échelle posée au sol et allant au ciel (jusqu'à Hachem), nous devons avancer sur la durée dans notre téchouva échelon après échelon, car ce n'est qu'ainsi que pas à pas nous parvenons à nous améliorer jusqu'à atteindre Hachem ("ad Hachem Eloké'ha").

"Grande est la téchouva car elle rapproche l'homme de la Présence Divine, comme il est dit : "Reviens Israël jusqu'à Hachem ton D." ...

La téchouva rapproche ceux qui sont éloignés.
Hier, il était haï par Hachem, pris en horreur, repoussé et abominable.
Aujourd'hui, il est aimé, agréable à Ses yeux, proche de Lui et l'objet de Son affection."
[Rambam - Halakhot Téchouva 7,6]

-> "Je prends à témoin les Cieux et la terre que Hachem attend et espère dans les juifs plus encore qu'un père attend son fils ou la femme son mari."
[Tana déBé Eliyahou chap.31]

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-> Le Mabit (Beit Elokim 6) écrit : les fautes de celui qui se repent entièrement sont effacées, et même s'il trébuche après à nouveau, cela lui sera imputé comme la 1ere fois qu'il faute, car toutes les dettes sont annulées par le repentir.

-> Rabbi Tsadok haCohen dit : "Le repentir est en mesure de déraciner complètement la faute rétroactivement.
Cependant, cette force n'a été donnée qu'aux juifs.

Il demeure toutefois que même un non-juif peut annuler le châtiment qui pèse sur lui lorsqu'il corrige sa conduite (à l'image des habitants de Ninvé, ville non-juive, au temps du prophète Yona, qui réussirent à annuler le décret de destruction qui pesait sur leur ville grâce à leur repentir)."

Si un des plus grands tsadikim de tous les temps venait dans notre synagogue pour Yom Kippour, n'est-ce pas que tout le monde prierait avec ferveur (kavana), et ferait une téchouva sincère?

A Yom Kippour, Hachem Lui-même vient dans notre synagogue [et Il a un plaisir énorme à nous écouter].
Ne devons-nous pas prier comme il le faut?

[rav Elimélé'h Biderman (Kippour)]

"Recherchez Hachem lorsqu'Il est présent" (Yéchayahou 55,6)

-> Rachi explique : "Lorsqu'Il est présent, [cela signifie] tant que Hachem vous dit : recherchez-Moi!"

-> Nos Sages (guémara Roch Hachana 18a) nous révèlent qu'il est question ici des 10 jours de téchouva entre Roch Hachana et Yom Kippour, pendant lesquels Hachem nous lance un appel plein d'affection en criant : "Revenez à Moi!".
Il tend Sa main aux fauteurs et les aide à se repentir.

-> Le midrach (Tan'houma Haazinou 4) rapporte qu'Hachem dit à Ses enfants : "Si vous vous repentez d'un cœur sincère devant Moi, Je vous accepterai, Je vous jugerai favorablement car les portes du Ciel sont ouvertes, et J'entendrai vos prières car "Je vous observe par la lucarne" (Chir haChirim 2,9), jusqu'à ce que Je scelle Mon décret à Yom Kippour".

Le midrach conclut que c'est à ce propos qu'il est dit : "Recherchez Hachem lorsqu'Il est présent", et ce sont les 10 jours de téchouva où Hachem est [très] présent parmi nous.

-> Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2,14) enseigne :
"Lors des 10 jours de téchouva ... c'est un temps propice où la prière est entendue, comme il est dit : "Au temps propice Je t'ai répondu et au temps de la délivrance Je te suis venu en aide" (Yéchayahou 49,8)."

"Hachem créa les jours, et un est le jour d'Hachem" (yamim youtsarou, vélo é'had bahem - Téhilim 139,16)

-> "Ce verset fait référence à Yom Kippour.
Hachem a une joie immense de donner ce jour à la nation juive, qu'Il adore."
[Tana débé Eliyahou - chap.1]

-> "Lorsque Hachem pardonne les fautes des juifs ... Il est extrêmement joyeux ...
Hachem dit : "Je me réjouis immensément car Je pardonne les fautes des juifs.
[rabbi Sim'ha Bounim de Peshischa]