-> « N’oubliez jamais la grandeur de la prière.
Elle a le pouvoir de changer le cours de la nature, de sauver de tout dommage, et d’annuler les décrets difficiles. »
[Rabbénou Bé’hayé – Ekev 11,13]

-> La prière annule non seulement les décrets difficiles, mais c’est aussi la source de toutes les bénédictions spirituelles et matérielles.
[Noam Elimélé’h – Tzetel Katan]

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-> Aujourd’hui avant la venue du machia’h, la principale forme de service [Divin] est la prière.
[rabbi ‘Haïm Vittal – rapporté dans le Tzetel Katan du Noam Elimélé’h]

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-> « Les gens doivent savoir que la bataille principale contre le yétser ara se tient pendant la prière.
Car même si une personne étudie une grande quantité de Torah, réalise les mitsvot, et donne son temps et son argent aux pauvres, le yétser ara ne s’y opposera pas totalement, puisque de telles actions ne sont pas une véritable menace pour lui.

Cependant, lorsqu’un juif déverse son cœur en prières à Hachem, alors le yétser ara va l’attaquer sans cesse, perturbant ses pensées. En effet, de telles prières coupent l’essence même du yétser ara, et peuvent le vaincre, davantage que toutes les mitsvot. »
[Maor vaChémech – Ki Tétsé]

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-> Une personne peut prier sans retenue pour devenir sage dans le service Divin, car aucune force Accusatrice ne peut se tenir face à de telles prières.
[‘Hozé de Lublin – Avné Zikaron 563]

-> Le rabbi ‘Haïm Kanievsky, se basant sur le ‘Hazon Ich (Ora’h ‘Haïm 156) enseigne :
« Hachem nous donne la pleine liberté de choix de faire le bien ou le mal.
Cependant, tous les juifs étant responsables les uns des autres, ils sont considérés unis comme une seule personne.
Ainsi, lorsqu’un juif utilise son libre arbitre pour prier pour l’amélioration spirituelle d’un autre juif, sa prière peut avoir un effet sur la transformation spirituelle d’autrui, et cela n’est pas considérée comme venant du Ciel, puisqu’étant le résultat d’un choix libre d’un juif. »

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-> Face au pouvoir extraordinaire de la prière, dans le cadre du libre arbitre, le yétser ara s’y oppose de toutes ses forces afin qu’on la néglige.

On peut citer par exemple :
1°/ Rav Bibi bar Abaye (guémara Béra’hot 6b) dit : « Que signifie l’expression : « kéroum zoulout aux gens ? »
Il répondit : « Ce sont les choses qui se tiennent au sommet du monde, mais que les gens traitent avec légèreté. »
Rachi affirme à ce sujet : « Par exemple, la prière qui s’élève jusqu’au ciel. »
[Le rav Moché Sternbuch dit que le fait que tant de personnes ont de si grandes difficultés à prier avec ferveur/concentration est la preuve de son importance.]

2°/ D’après la guémara (Béra’hot 32b) : « Nos Sages enseignent qu’il existe 4 domaines qui nécessitent d’être constamment renforcés, et il s’agit de : la Torah, les bonnes actions, la prière et le déré’h érets. »
[si on ne se rappelle pas fréquemment la véritable importance de notre prière, alors on en vient inévitablement à la dévaloriser! ]

« Un juif a confiance qu’à la fin tout sera pour le bien.
Si ce n’est pas encore bien [à nos yeux], c’est que ce n’est pas la fin! »

[Sagesse juive]

« Quiconque dit du lachon hara voit ses fautes grandir jusqu’au ciel, comme il est dit : « Leur bouche s’attaque au ciel, leur langue promène ses ravages sur la terre » (Téhilim 73,9). »

[selon Reich Lakich – guémara Arakhin 15b]

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-> Un juif doit se dire :
« Hachem a eu pitié de moi et m’a donné une âme sainte provenant d’un lieu saint sous le Trône de Gloire et non aux autres nations.
Hachem m’a aussi donné un joyau précieux, la sainte Torah, et ne l’a pas donné aux anges qui la demandaient, mais Il préféra l’accorder à l’humanité.
Comment pourrais-je ne pas apprécier ce joyau et ne pas l’étudier?
Comment puis-je le négliger pour parler de choses banales et me perdre en bavardages non seulement inutiles mais susceptibles de causer de graves dommages? … »
[…]

-> « Leur bouche est dirigée contre les cieux et leur langue parcourt la terre » (Téhilim 73,9)
Une langue qui médit sur terre peut causer de lourds dommage en haut.
[…]

Celui qui médit de son prochain écarte la Présence Divine d’Israël et lui fait dire : « Moi et lui ne pouvons vivre dans le même monde ».
[…]

Un homme qui dit du mal d’un autre est répugnant aux yeux de D.
Hachem dit à l’ange responsable du Guéhinam : « Moi, en haut, Je punirai cet homme. Je lui ferai contracter des maladies pénibles. Toi, en bas [au Guéhinam], tu le puniras après sa mort en le brûlant avec des braises ardentes ».

La médisance est si grave que Hachem n’a pourvu aucune partie du corps autant que la langue de protections contre la faute.
Il a placé devant elle une barrière de chair (les lèvres) et à l’intérieur de la bouche une barrière d’os (les dents). Toutes ces précautions ont pour but d’empêcher la langue de fauter.

« Que gagneras-tu et quel bénéfice auras-tu, langue trompeuse? » (Téhilim 120,3).

[compilation personnelle issue du Méam Loez – Tétsavé 28,39]

« Le plus grand trésor des vivants sont les prières que les défunts disent pour eux. »

[Méam Loez – Michpatim 22,5]

La gravité de blesser autrui

+ La gravité de blesser autrui :

-> La guémara (Kétoubot 62b) nous rapporte une histoire tragique sur la peine éprouvée par une femme :
« Le Amora rav Ra’houmi étudiait la Torah à la yéchiva de Rabba de la ville de Mé’hoza.
Avec l’accord de sa femme, rav Ra’houmi étudiait toute l’année et ne rentrait à la maison que la veille de Yom Kippour.

Une année, la veille de Kippour, rav Ra’houmi était plongé dans son étude et il tarda à prendre la route.
Sa femme l’attendait impatiemment et se disait : « Il va arriver maintenant … Il va arriver maintenant … »
Mais il n’arriva pas. Elle s’en affligea et versa une larme.

Rav Ra’houmi étudiait au même moment dans les combles du Beth haMikdach lorsque soudain, le sol s’écroula sous ses pieds et ils mourut. »

-> Le rav ‘Haïm Volozhin nous enseigne dans son livre Si’hot Moussar (chap.74, p.328) :
« Nous apprenons de là que le châtiment d’une faute envers son prochain n’est pas forcément « la restauration de la justice » pour la personne blessée, car dans le cas précipité, la punition s’est appliquée aussi à la femme En effet, c’est elle qui a le plus souffert.
Si pour un retard de son mari, elle a versé une larme, combien de larmes a-t-elle dû verser en apprenant sa mort.

=> L’offense entre les personnes est comparable à un feu dévorant. Tout celui qui mettrait sa main se brûlerait, et cela non pas en tant que punition, mais parce que telle est la réalité. »

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-> A ce sujet, le rav Eliézer Papo (Orot Ayalim p.58) dit :
« Il est difficile de s’imaginer jusqu’où peut aller la peine des femmes, qui comme nous le savons pleurent facilement.
Nous pouvons l’apprendre de cette histoire tragique dans laquelle l’homme n’avait même pas agi intentionnellement.

=> Que dire donc de ces hommes qui sèment la terreur dans leurs foyers? Ils recevront certainement un châtiment que ce soit au niveau de leur corps, de leurs biens ou de leur personne. »

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+ Nécessité à ne pas suivre notre tendance naturelle à blesser celui qui nous blesse :

-> « Prenez garde à ne pas heurter l’honneur de vos semblables, et grâce à cela vous mériterez le monde futur. »
[rabbi Eliézer – guémara Béra’hot 28b]

-> « Celui qui se préserve de l’interdiction de ne pas offenser son prochain (onaat dévarim) méritera la vie, la bénédiction et les honneurs »
[Séfer ha’Hinoukh – mitsva Chla’h]

-> « Celui qui prend garde à ne pas causer de peine à son prochain reçoit une aide Divine particulière.
Ses volontés profondes sont exaucées, il mérite d’engendrer des fils saints.
Mesure pour mesure, comme il s’efforce de ne pas faire de mal à son prochain et compatit aussi à sa souffrance, il mérite des enfants bénis, qui n’engendreront aucun mal à autrui. »
[Ménorat haMaor – 58 ; Tokhé’hat ‘Haïm chap.3]

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-> « 3 catégories d’individus sont aimées d’Hachem : celui qui se préserve de la colère, celui qui se préserve de l’ivresse et celui qui surpasse ses mauvais traits de caractère »
[guémara Pessa’him 113b]

[ex: en se retenant de notre naturalité humaine à humilier autrui, de réagir à une offense, … nous entraînons le fait d’être davantage aimés par Hachem!]

-> « Le monde ne tient que grâce à celui qui est capable de se refréner au moment d’une dispute »
[guémara ‘Houlin 89a]

-> « Tout celui qui est capable de dépasser ses mauvais traits de caractère a le mérite que ses fautes lui soient pardonnés »
[guémara Roch Hachana 17a]

Rachi commente : « Celui qui est capable de dépasser ses mauvais traits de caractère et n’est pas pointilleux sur le mal qu’on lui fait mérite que ses fautes lui soient pardonnées.
La stricte justice ne s’appliquera pas à lui de la même manière qu’il a été capable d’outrepasser sa tendance naturelle ».

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-> Il est bon de garder à l’esprit que le fait de refréner nos réactions au moment d’une offense constitue une expiation de nos fautes plus grande encore que celle de Yom Kippour.
[Chla Hakadoch – Chaar haOtiyot – 200]

+ Les défis de notre génération (par le rabbi Friedlander) :

« Les gens d’aujourd’hui ont une vie moins difficile que ceux des générations précédentes, c’est la raison pour laquelle ils ont moins d’endurance pour affronter les situations difficiles.
Ainsi, dans notre génération moderne en avancée perpétuelle, les gens cherchent des solutions rapides à leurs problèmes et ne sont pas prêts à s’armer de patience.

De plus, notre société habituée au luxe, au confort et aux solutions faciles refuse de souffrir et de faire des concessions.
Ce phénomène accentue l’égocentrisme et amoindrit le désir de se dévouer pour son conjoint et donc de céder. »

[rabbi ‘Haïm Friedlander – Introduction au « Véyadata ki shaom aolé’ha »]

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-> Cela est à mettre en parallèle avec les paroles fondamentales de rav Dessler (Mikhtav méEliyahou) :
« Nous avons tendance à penser que le don est une conséquence de l’amour car il est logique d’avoir envie de donner à une personne que l’on aime.
Mais l’inverse est d’autant plus vrai. En effet, l’homme aime le fruit de son investissement, car il ressent qu’une partie de lui s’y trouve désormais ».

-> Aux couples à l’aube de leur mariage, le rav Dessler disait :
« Faites en sorte d’aspirer toujours à vous prodiguer du bien mutuellement comme maintenant, au début de votre couple.
Et sachez que dès lors que vous commencerez à réclamer l’un de l’autre ce que vous pensez vous revenir de droit, votre bonheur se dissipera. »

Un homme malhonnête en affaires commet 5 fautes :
1°/ il souille la terre ;
2°/ cause le départ de la Présence Divine ;
3°/ profane le nom de D. ;
4°/ amène l’épée dans le monde ;
5°/ se rend responsable de la prolongation de l’exil.

[Méam Loez – Yitro 20,13]