« Les juifs n’ont quitté l’Egypte qu’en raison de leurs prières »

[midrach Chémot rabba 38]

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+ Personne n’a trop peu de valeur pour que sa prière soit écoutée :

-> « S’il existait une personne qui ne mériterait pas que Hachem accepte ses prières, néanmoins par le biais de la force de ses supplications et des larmes de ses yeux, du fait qu’elle pleure et implore constamment, alors bien qu’elle ne possède pas de mérites et de bonnes actions, Hachem va accepter sa prière et accomplir son désir. »
[Séfer ‘Hassidim – 130]

-> Hachem dit à Moché : « Lorsque Je vois des gens, même s’ils n’ont aucune Torah et bonnes actions, ni eux, ni leurs ancêtres, alors uniquement parce qu’ils se lèvent, me remercient, me bénissent, me louent, et élèvent leurs supplications devant Moi, alors Je suis contraint [d’accomplir leurs demandes]. »
[Tana déBé Eliyahou Zouta – 86]

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-> L’homme le plus saint : le Cohen Gadol, le jour le plus saint : Yom Kippour, dans le lieu le plus saint : le saint des saints, devait prier pour que Hachem n’accepte pas la prière des voyageurs demandant un arrêt de la pluie.
En effet, ils n’en veulent pas, car cela ralentit et peut entraîner un fort retard de leur déplacement.

Or, une prière venant des profondeurs du cœur, même d’une personne simple, a un impact phénoménale, au point qu’il est nécessaire d’avoir le Cohen Gadol, le jour de Kippour, dans le saint des Saints, qui intervienne pour ne pas que la collectivité d’Israël ne manque d’eau.

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-> Le rav Michel Twerski dit qu’au moment de commencer notre Amida, on doit s’imaginer un énorme stade rempli d’anges dans les tribunes qui louent Hachem, et nous au centre du terrain.
Tout à coup, Hachem ordonne à cette multitude d’anges de se taire, expliquant que Son enfant veut Lui parler.
Hachem et tous les anges focalisent alors leur attention sur lui, et Hachem dit : « [Mon enfant] Je suis tout à toi. Qu’as-tu à me dire? »

C’est l’intention du verset que l’on dit en ouverture : « Hachem, chéfataï tifta’h (Hachem, s’il Te plait ouvre mes lèvres) » = nous sommes tellement tremblant devant la grandeur de cette occasion de parler à papa Hachem, l’infiniment énorme, que nous Lui demandons de l’aide pour que les mots puissent sortir de notre bouche.

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-> Lorsqu’une personne pense aux mots [de prière] qu’elle prononce, et au fait qu’elle a le privilège de se tenir devant Hachem, lui demandant pour ses besoins, et qu’elle prend conscience de tout ce que Hachem fait pour elle, alors c’est impossible de ne pas être heureux.
[Pélé Yoets – Yalzou ‘Hassidim – Chorech haTéfila 18]

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-> « Les prières que nous adressons à Hachem, L’implorant de nous venir en aide, sont extrêmement précieuses à Ses yeux. »
[rav Yaakov Neuman – Darké Neuman]

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-> « Moché, très affligé, dit à Hachem : « N’accueille pas leur hommage! » » (Kora’h 16,15)

Rachi : Selon l’approche littérale = « L’encens qu’ils vont T’offrir demain, ne l’agrée pas! ».

Le Saba de Kelm affirme que nous voyons de là le formidable pouvoir d’une prière.
En effet, Moché doit demander à Hachem de refuser leur offrande du lendemain, c’est-à-dire leurs prières.
[même si Kora’h et son assemblée s’étaient rebellés contre Moché, Aharon et même Hachem, et que s’ils avaient gain de cause alors cela entraînerait leur légitimité mettant par là en doute l’authenticité de la Torah, malgré tout Moché atteste que la prière a un tel pouvoir qu’ils auraient pu avoir gain de cause.
Toute personne, quelque soit sa situation (la guémara donne l’exemple d’un voleur demandant de l’aide pour réussir son vol!), bénéficie du pouvoir extraordinaire de la prière.
On comprend alors pourquoi notre yétser ara cherche en permanence à tellement amoindrir la valeur de nos prière à nos yeux!]

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-> Le rav Yé’hezkel Sarna, élève du Saba de Slabodka, écrit (dans la brochure Tévouna) :
« Comment un homme peut-il affirmer que ses prières ne sont pas acceptées?
Et encore plus s’il s’agit de prières collectives, au sujet desquelles il est écrit : « C’est un D. puissant, qui ne [les] dédaigne pas! » (Iyov 36).

Même si nous n’avons pas le mérite d’être les témoins des délivrances Divines, qui sait combien de décrets ont été évités par les cris et les supplications d’Israël? Qui sait combien d’âmes ont été épargnées par les prières, en plein cœur des persécutions? »

Le fait de résider en Israël est un bouclier contre le fait de fauter …
Plus que cela, celui qui a fauté et qui vient vivre en Israël est considéré comme s’il n’avait jamais rien transgressé, comme s’il était un nouveau né qui est totalement vide de faute.

[rabbi ‘Haïm Palaggi – Artsot ha’Haïm]

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-> Tout celui qui habite en Israël, la terre, elle-même, expie [ses fautes] pour lui.
[Sifri – Haazinou chap.333]

-> Tout celui qui réside en Israël aura ses fautes pardonnées.
[Rambam – Méla’him 5,11
– kol hacho’hen béErets Israël avonotav mé’houlin ]

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-> Lorsque Yaakov a rencontré son frère Essav, il était apeuré car ce dernier avait le mérite d’honoré ses parents, mais également d’avoir vécu en Israël.

Le midrach (Béréchit rabba 76,2) enseigne que les peurs de Yaakov étaient fondées sur les mérites que son frère a pu obtenir en vivant en terre d’Israël, alors que lui a vécu en galout.
[Yaakov était un tsadik énorme et Essav était inversement un racha, coupable des pires crimes contre l’homme et Hachem. Cependant, Yaakov avait peur que ses mérites ne fassent pas le poids fassent aux mérites phénoménaux de vivre en Israël.
=> Combien nous devons apprendre de cela!
(si c’est valable pour Essav, alors à plus forte raison pour nous aussi : en habitant en Israël automatiquement nous sommes lavés de nos fautes, et nous obtenons de sublimes mérites!)]

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-> Tout celui qui vit en terre d’Israël est en réalité supposé être un tsadik, car si ce n’était pas le cas, la terre sainte l’aurait vomi en dehors, en accord avec le passage de la Torah (Vayikra 18,25), affirmant que la terre [d’Israël] vomit ses habitants lorsqu’ils deviennent impurs (par leurs fautes).
[rabbi Avraham Azoulai – l’arrière grand-père du ‘Hida – ‘Hessed léAvraham (Maayan 3 Nahar 12)]

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-> Rabbi Méir Shapiro de Lublin (à l’origine du Daf Yomi) enseigne que : la terre d’Israël est capable de transformer une mauvaise personne (racha) en un tsadik (si elle le désire).

-> Rabbi Yaakov Yéhochoua (Pné Yéhochoua) enseigne que la terre d’Israël empêche de fauter, mais si néanmoins on en arrive à fauter, alors le mérite [de la mitsva ] de résider en Israël va intervenir en notre faveur, et cela va nous amener à regretter d’avoir fauté et à ne plus répéter cette transgression dans le futur.

L’alyah est une mitsva très importante.
Il y a une obligation halakhique pour tout juif d’aimer Israël et d’y venir de tous les coins de la terre avec un grand désir, comme un enfant qui court vers les genoux de sa mère …

De plus, chaque instant où l’on vit en Israël, nous réalisons encore et encore la mitsva [d’y résider], et ainsi on doit se réjouir en permanence de l’accomplissement de cette mitsva.

[Chla haKadoch – Chaar haOtiot – Ot kouf]

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-> Vivre en Israël est équivalent à l’ensemble des mitvot de la Torah.
[Sifri – Dévarim – chap.80]

-> Le fait de résider en Israël est une mitsva qui englobe toute la Torah.
[Ohr ha’Haïm haKadoch – sur Dévarim 30,20
– yéchivat Erets Israël hi mitsva kolélét kol haTorah]

-> Si la mitsva d’habiter en Israël est équivalente à toutes les autres mitsvot, c’est parce que c’est la fondation et la base de toutes les mitsvot de la Torah.
[rabbi Barou’h Epstein – Torah Témima – Dévarim 12,29]

-> Cette mitsva bien-aimée [de s’installer en Israël] est la fondation de la Torah entière.
[rabbi Yaakov Emden (le Yaavets) – Siddour beit Yaakov]

-> La raison même de toute la Torah, le but fondamental de toutes les mitsvot est que les juifs vivent en Israël.
[Ramban – Vayikra 18,25]

Le Ramban (Dévarim 11,18) enseigne que l’unique raison pour laquelle les juifs en dehors d’Israël accomplissent les mitsvot est que pour durant l’exil, ils puissent les pratiquer afin de savoir bien les faire au moment de leur retour en terre d’Israël.
Il écrit : « le plus important de toutes les mitsvot est donné à ceux qui réside en terre d’Israël. »
[évidemment que réaliser les mitsvot à l’étranger a une énorme valeur, mais en comparaison d’une même réalisation en terre d’Israël cela est très très faible.
Ainsi, le potentiel d’une mitsva ne peut être pleinement exploité qu’en Israël.]

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-> Il est impossible à un juif d’atteindre la perfection en dehors de la terre d’Israël.
[Abarbarnel – Yéchayahou 5,1]

-> Vivre en Israël est « un moyen d’atteindre la perfection » car la mitsva d’y résider est une qui englobe toute la Torah.
[Ohr ha’Haïm haKadoch – sur Dévarim 30,20]

[c’est un cadeau exceptionnel, car à chaque seconde nous accomplissons passivement une mitsva exceptionnelle, qui a un impact positif exceptionnel sur nous!]

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-> C’est une mitsva positive de la Torah d’habiter en Israël … et cette mitsva est équivalente à toutes les mitsvot de la Torah combinées …
Chaque juif doit aimer Israël et y venir avec une grande aspiration, [même] des coins éloignés de la terre, comme un enfant qui court dans les bras de sa mère …
De même que Hachem a choisi le peuple juif, de même il a choisi une terre … parce qu’ils (les juifs) ne sont pas appelés une nation tant qu’ils ne sont pas avec la terre d’Israël …

Celui qui réside en Israël s’attache à Hachem, et c’est le contraire pour celui qui habite en dehors d’Israël, qui est [en comparaison] considéré comme n’ayant pas de D.

[Séfer ‘Harédim – p.161]

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-> Hachem nous dit : « Tant que vous êtes sur la terre de Canaan (Israël), Je suis votre D.
Si vous n’y êtes pas, Je ne suis pas votre D. »
[Tossefta – guémara Avoda Zara 5,2]

-> Hachem dit : « La terre d’Israël M’est plus précieuse que toute autre chose …
Puisque la terre d’Israël est Ma bien-aimée … et puisque les juifs sont Mes bien-aimés … Je dois amener les juifs, qui sont Mes bien-aimés, dans la terre qui est Ma bien-aimée. »
[Ohr ‘Haïm haKadoch – Yitro 20,2]

Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou – Dévarim 1,6) écrit : « Les juifs et la terre d’Israël sont tous les 2 liés comme un ».

La terre d’Israël est l’âme de la Torah, et la Torah est principalement écrite pour la terre d’Israël, où ses nombreuses mitsvot liées à la terre peuvent y être observées.

[rabbi Yérou’ham Levovitz – Daat Torah]

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-> La relation entre la Torah et la terre d’Israël est celle de l’âme (néfech) qu’est la Torah, avec le corps (gouf) qu’est la terre d’Israël.
Ils sont totalement interdépendants, l’un ne pouvant exister sans l’autre.
[être en Israël sans suivre la Torah, c’est comme un corps sans âme!]

L’âme d’Israël est la sainte Torah, et le corps est la terre d’Israël.
Par conséquent, l’âme ne peut exister sans le corps. On ne peut pas réaliser toutes les mitsvot dépendantes de la terre, sans la terre d’Israël …

Ce n’est que par l’union de la Torah et de la terre d’Israël, qu’un vrai bonheur peut être atteint.
[‘Hafets ‘Haïm]

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-> Selon rabbi Moché Cordovéro (le Ramak) la connexion intime entre la Torah et la terre d’Israël est parallèle à celle entre la vie et le cœur.

« Toute la sainteté d’une personne dépend de ses yeux. »

[Gaon de Vilna – sur Béréchit 38,21]

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-> Le Ben Ich ‘Haï (Bén Yéhoyada – guémara Sota 8) note que la guématria de : réiya (la vision – ראיה) est la même que : « guévoura » (force, puissance – גבורה).
En effet, nous devons mobiliser nos forces pour contrôler ce que nos yeux voient, car c’est par là que le yétser ara met un 1er pied chez nous.

-> Le ‘Hafets ‘Haïm dit que les yeux sont le point d’entrée clé pour que le désir [au mal] entre et s’agrippe à notre âme.
Cela est en allusion : « Mes yeux ruinent mon âme (éni oléla lénafchi) » (Eikha 3,51).

[avoir de mauvais regards, c’est laisser une porte ouverte pour que le yétser ara puisse alors nous inciter à réaliser d’autres fautes!]

-> Rachi (Vayétsé 28,13) fait remarquer que Hachem associe son nom avec Its’hak, durant sa vie, ce qui n’est pas le cas d’Avraham et de Yaakov. Pourquoi cela?
C’est parce que Its’hak avait déjà perdu la vue, et par conséquent son yétser ara était verrouillé.

-> Le ‘Hafets ‘Haïm avertit que bien que nous disons à chaque bénédiction: « acher kidéchanou bémitsvotav » (Qui nous sanctifie par Ses mitsvot = chaque mitsva que nous réalisons nous rend plus saint), cette transformation ne peut avoir lieu que chez celui qui fait attention à ses yeux et à son imagination.

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-> Si tu Me donne ton cœur et tes yeux, alors Je saurai que tu es Mien » (midrach Yalkout Chimoni – Michlé chap27)

[on a tendance à se dire : « ça va, je n’ai rien fait, ce n’est qu’un regard! », mais on oublie que par nos yeux nous prouvons que nous sommes attachés à Hachem ou pas (« Je saurai que tu es Mien! »).]

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-> Le Séfer ‘Hassidim (140) assure que celui qui est vigilant avec ses yeux, aura une place réservée tellement haute, tellement proche de Hachem, que mêmes les anges (mala’him) ne pourront pas l’approcher.

En effet, les anges sont pré-programmés, n’ayant pas un libre arbitre, ils devront restés en dehors de ce cercle de personnes proches de D., et d’ailleurs, les anges leur demanderont : « Qu’est-ce que Hachem fait? »

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-> Avoir des yeux purs permet de mieux retenir la Torah que l’on étudie.
Cela est en allusion dans la portion du Shéma par la proximité de : « lo tatourou » (ne va pas après tes yeux) et des mots : « lémaan tézakérou » (afin que tu te rappelles).
[rav Shimon Shkop]

-> A l’inverse, rabbénou Bé’hayé (Pirké Avot 1,5) écrit :
« Avec une tête pleine de pensées méprisables, comment est-il possible d’absorber en même temps des pensées de Torah? C’est l’un ou l’autre.
Ceux qui sont submergés par la poursuite des tentations de ce monde, deviennent insensibles à la beauté de la spiritualité.
Ces 2 opposés ne peuvent pas se tenir l’un à côté de l’autre dans le même cœur ».

[à nous de jouer : chaque mauvais regard retire de la Torah, de la spiritualité en nous, et donne davantage de place à notre matérialité, aux envies fautives de ce monde.]

-> Le Ben Ich ‘Haï (Bo) nous avertit qu’un esprit d’impureté rôde autour de nous et essaie d’enlever de notre esprit nos études de Torah.
La façon d’empêcher ses activités nuisibles est de préserver la sainteté de nos yeux.

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-> Le simple fait de suivre ses yeux peut être considéré comme un acte d’adultère [guémara Béra’hot 12b].
Pourquoi cela?

Les yeux sont les fenêtres par lesquelles notre âme absorbe les images et les scènes de l’extérieur, et ensuite elles deviennent une part de notre personnalité et vont devenir de la matière à notre imagination.
Le simple fait de regarder va créer un lien connectant celui qui regarde avec ce qu’il regarde.
Une fois que nous avons regarder une chose, nous ne sommes plus le même qu’avant, puisqu’une marque permanente va rester pour toujours en nous.

A l’image d’une éponge, notre âme absorbe ce que nos yeux lui donne à manger.
Est-ce que nous désirons utiliser nos yeux pour donner à notre âme une bonne nourriture cashère ou bien des substances toxiques, nuisibles.
C’est pourquoi nos Sages (guémara Méguila 28a) nous avertissent de ne pas regarder le visage d’un racha car cela va impacter négativement notre âme.

[Il faut avoir conscience de la particularité de cet organe (l’œil), qui contrairement aux autres amènent en nous ce qu’il y a dehors, et ce en bien ou en mal en fonction de nos visions.]
[rabbi Yossef Goldschmidt]

-> La guémara (Yoma 29a) dit qu’avoir des pensées de plaisirs immoraux, est d’une certaine façon pire que les actes immoraux eux-mêmes.

En effet, le corps d’un juif est comme un Temple sur terre, et le cœur (l’esprit) correspond au Kodech haKodachim (Saint des saints).
Le racha Titus a démoli le Temple, mais par de mauvaises pensées un juif fait davantage de dégâts. Il profane le Saint des saints du Temple qui se tient en Haut (cf. Néfech ha’haïm part.1,chap.4). [et ce à chaque mauvaise pensée!]
[rabbi Yossef Goldschmidt]

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-> Regarder des choses interdites nous empêche d’avoir de l’enthousiasme pour les mitsvot avec un cœur plein de chaleur.
[rav Matisyahou Salomon]

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-> Se régaler les yeux de visions interdites peut bloquer le chemin pour faire téchouva.
[Rambam – Hilkhot Téchouva 4,4]

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-> Tout celui qui voit quelque chose [d’indigne] et ne s’en régale pas les yeux, méritera de voir la Face de la Présence Divine.
[Déré’h Eretz – chap.1]

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-> Le Ben Ich ‘Haï (Od Yossef ‘Haï – Vaét’hanan) enseigne :

Une source importante de plaisir dans ce monde provient du fait de manger et de boire.
Dans le monde à Venir, nous entrerons d’abord dans le Gan Eden inférieur où les âmes profitent d’agréables parfums, et ensuite nous montons vers le Gan Eden supérieur pour prendre part à l’émerveillement de voir la Gloire Divine.

Cette progression se manifeste dans la structure du visage : en bas la bouche (manger, boissons), au-dessus le nez (parfums), et au plus haut il y a les yeux.
Cela nous transmet le message suivant : à tout prix nous devons conserver la spiritualité de notre vision.

C’est le désir le plus tendre et profond de tout juif que de pouvoir un jour apprécier la luminescence de la Présence Divine, à l’image du roi David qui désire : « contempler la splendeur de Hachem » (la’hazot bénoam Hachem – Téhilim 27,4).
C’est la plus haute dimension [de plaisir, joie] que l’on peut ressentir.

[Nos yeux sont un organe tellement central/élevé, que plus nous avons des yeux saints, plus nous pourrons contempler et être proches de la Présence Divine, et ce pour l’éternité dans le monde à Venir.]

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-> « L’aide de Hachem vient aussi vite que le clignement d’un œil » (yéchouat Hachem kééréf ayin)

Le rav Its’hak Zilberstein, au nom du Taharat haKodech, dit que simplement en tournant ses yeux d’une vision inappropriée, nous méritons d’être plus proches de Hachem, et d’avoir un moment favorable (ét ratson) pour faire une prière à Hachem.
En effet, « aussi vite que le clignement d’un œil » (devant une vision interdite), vient : « l’aide de Hachem » = ce moment où nos demandes à D. sont plus facilement acceptées.

De même, le Gaon de Vilna écrit qu’à chaque fois qu’un juif se retient de regarder ce qui ne convient pas, il acquiert un pouvoir de prière considérable.
A ce moment précis, il peut s’adresser à D. et obtenir de très grandes choses.

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-> Si les juifs regardent des choses interdites, alors les puissances de Essav et d’Ichmaël reprennent des forces.
Mais si nous sommes vigilants à protéger notre sens de la vision, alors Essav et Ichmaël seront anéantis et le machia’h viendra.
[‘Hida – Na’hal Kédoumim – Béréchit]

-> Le midrach Tan’houma (fin de Vayigach) compare ce qui se passe à Tsion avec la vie de Yossef.
Le rav Don Segal commente que de même que Yossef a obtenu la royauté grâce à la pureté de ses yeux, de même le retour de Jérusalem comme capitale du monde sera essentiellement précédé d’épreuves où les juifs devront garder la pureté de leurs yeux.

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-> Le Maharcha (guémara Sanhédrin 100b) enseigne que pour nous tester, le Satan a la capacité de donner de la grâce et de la beauté à une femme qui serait sinon pas attrayante.

[Le Satan/yétser ara a un énorme pouvoir d’illusion, et c’est à nous d’être sur nos gardes et de rester fidèle à la volonté de Hachem.]

-> Le rav Avigdor Miller explique que l’eau volée à un meilleure goût qu’une eau achetée.
La raison de cette douceur est parce qu’elle n’est pas à nous.

[à l’image d’un enfant qui dit : « pourquoi lui il a cela et pas moi! », et une fois qu’il l’a, il n’en a rapidement plus véritablement envie.]

=> De même, une grande partie du désir de regarder des choses interdites est simplement parce que cela nous est interdit, ne nous appartient pas.

[d’une manière générale nous prenons plus de plaisir dans l’anticipation, dans l’imagination d’une activité que nous allons faire, par rapport à l’action en elle même sur le moment.
Ainsi, le yétser ara utilise la puissance de l’imaginaire pour nous attirer sur des choses interdites!]

-> Le Gaon de Vilna rapporte que rien que le fait d’entendre les pas d’une femme était suffisant pour nuire à sa sainteté.

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-> A chaque fois que nous refusons de céder aux visions indésirables, nous devons ressentir une élévation et même de la joie égale à la joie d’une mitsva, [comme] lorsque nous réalisons la mitsva de la Soucca ou du loulav.
[en effet, à chaque fois nous avons réalisé la mitsva de la Torah ne pas aller après notre cœur et nos yeux (Bamidbar 15,39)!]
[Baal haTanya – Likouté Amorim]

-> Nous ne pouvons pas imaginer à quel point est phénoménale la récompense pour chaque seconde où l’on se bat avec notre yétser ara, et ce même si au final on en sort perdant »
[rav Israël Weintraub]

Le ‘Hafets ‘Haïm dit que pour un juif chaque effort déployé est un succès, rien n’est perdu, quelque soit le résultat final.
[tant que l’on est dans une optique sincère de faire de notre mieux, il ne faut pas s’attrister mais au contraire se focaliser sur chaque seconde, chaque effort déployé, qui génère un résultat magnifique, dont on peut être fier pour continuer à mener bataille dans la joie!
A l’inverse des non-juifs où seul le résultat final compte.]

De plus, la guémara (Makot 10b) affirme : On est mené dans le chemin où l’on désire aller.

Le Maharcha commente que ce sont des anges qui vont mener une personne vers la direction de ses aspirations personnelles.
[ainsi tant que nous aspirons sincèrement à suivre la volonté de D., à être dans la Vérité, alors même si au final nous échouons, puisque Hachem connaît les intentions présentes dans notre cœur, alors Il va forcément nous aider à aller dans le chemin de la sainteté, à se rapprocher de Lui.]

« Lorsque Eliyahou haNavi vient assister à une brit mila, des âmes de tsadikim l’accompagnent.
Or les âmes des participants à la circoncision, désirent les suivre à leur départ.
Nous humons alors des senteurs pour que nos âmes restent attachées à leur corps.

C’est d’ailleurs le même phénomène qui se produit à la sortie de Shabbath avec le départ de l’âme supplémentaire (néchama yétéra). » [d’où les senteurs lors de la havdala]

[‘Hayé Avraham – au nom du Néot Déché (p.5)]

Lorsqu’une personne étudie la Torah en profondeur, elle devient comme un ange.
Un esprit d’en-Haut réside sur elle, et l’élève au niveau du roua’h hakodech.

[‘Hazon Ich – Iguéret ha’Hazon Ich 15&33]

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-> Le mot : guémara, vient de l’araméen « gumra », signifiant : un charbon ardent.
C’est en raison de la grande sainteté de la guémara qui brûle toutes les forces des écorces qui nous séparent de Hachem, incluant toutes les tentations et tromperies du mauvais penchant (yétser ara).
Ils sont tous brûlés et annulés.
[rabbi Shlomo de Karlin – rapporté dans le Si’hot béAvodat Hachem (p.92)]

Plus on a de émouna, plus on a de bénédictions

Chaque jour, Hachem agit envers chaque individu mesure pour mesure, conformément à son niveau de confiance.

Il est écrit : « Hachem est à ta droite comme ton ombre » (Téhilim 121). De même que si nous bougeons alors notre ombre va également bouger, de même plus nous témoignons d’une émouna importante, le plus la bénédiction de Hachem sera importante.
En fonction du degré de confiance que l’homme accorde à D., D. lui sera en retour, mesure pour mesure, source de tous les espoirs.
[rav Eliyahou Lopian]

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-> Rabbi Zoucha d’Anipoli explique que celui qui a une confiance simple en Hachem et ne pose aucune question, sera automatiquement béni. En effet, la foi en Hachem constitue un canal pour que le Flux Divin de bénédiction puisse s’épancher. Comme le dit le verset : « Béni soit l’homme qui place sa confiance en Hachem ».

=> La foi relie l’homme à Hachem au point de lui permettre d’attirer vers lui Ses Bienfaits.

Cependant, celui qui doute et se questionne pour savoir ce qu’il va manger, alors ce doute brise ce canal et empêche la bénédiction de venir.
Ainsi, Hachem prévoit que si quelqu’un se pose la question, alors : « J’ordonnerai Ma Bénédiction ». En effet, puisque le canal naturel de bénédiction constituée par la émouna (confiance) a été rompu par le doute, Hachem a besoin à présent « d’ordonner Sa bénédiction », c’est-à-dire d’obliger et de “forcer” Sa Bénédiction de venir pour cet homme …
Ce ne sera plus la bénédiction naturelle qui viendra, mais un nouveau type de bénédiction de “rattrapage” qu’Hachem aura besoin de créer spécialement pour cette personne.
Sans émouna, il ne peut y avoir de réelle bénédiction. Hachem doit alors provoquer le Flux Divin pour lui.

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-> par exemple : https://todahm.com/2020/03/11/13309

Les enseignements ci-dessus sont extraits du divré Torah sur la Chemita : https://todahm.com/2020/03/11/13346

Le plaisir et la joie principales de Hachem sont lorsque nous agissons avec sainteté, avec des pensées pures.

[Noam Elimélé’h – Emor]

Les 3 clefs qui permettent à une personne de trouver grâce aux yeux d’Hachem sont : l’humilité, l’étude de la Torah avec amour et le savoir-vivre (déré’h érets), c’est-à-dire des comportements de moralité élevée, aux mœurs raffinées, conformes à l’esprit de la Torah.

[rabbi ‘Haïm Chmoulévitch – Si’hot Moussar (si’ha 4)]