Dans la mesure où la guémara (Baba Batra 16 et Kidouchin 30b) dit : « J’ai créé le yétser ara, et J’ai créé la Torah comme antidote », cela signifie qu’il n’y a pas une lettre, un verset, un enseignement, une étude de la Torah qui n’a pas pour but de nous immuniser contre une certaine facette de notre yétser ara.
Chaque sujet d’étude (souguiya) qu’un homme va approfondir et percevoir ressemble à un antidote qui va guérir une facette bien précise qu’a entraînée le yétser ara.
Tout traité de guémara qui n’a pas encore été étudié, tout sujet qui n’a pas encore été approfondi, tout pilpoul qui n’a pas encore été fait constitue une porte ouverte pour le yétser ara qui pourra nous faire chuter dans certains domaines tant que nous ne posséderons pas la connaissance de la Torah et la connaissance d’Hachem en question.

[rav Yérou’ham de Mir]

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-> Si l’homme avait une connaissance d’Hachem et de la Torah suffisamment large, il n’en viendrait jamais à fauter, comme les anges.
[Ram’hal]

[le rav Yérou’ham de Mir explique que le meilleur choix, c’est celui qui choisit de ne plus en avoir.
En effet, plus un homme fait grandir ses perceptions de Hachem et de la Torah, plus il pourra emprunter avec force, volonté, intensité, les meilleurs chemins dans tous les domaines de sa vie de telle sorte qu’il ne puisse plus y avoir de marche arrière possible.
Certes il y a un libre arbitre, mais nous pouvons tendre à réduire autant que possible l’amplitude des choix possibles, pour être totalement consacrés à Hachem!]

Malheur aux gens!
Hachem est lié et attaché avec nous en exil.

Or, il est dit qu’un prisonnier ne peut pas se libérer tout seul de sa prison.
La délivrance de Hachem est ainsi dépendant de notre téchouva.
Hachem regarde par la fenêtre … [les fenêtres de la synagogue, dans l’attente de notre téchouva] …

La Présence Divine attend à la fenêtre et pleure, et le Shofar symbolise Ses pleurs …
La Présence Divine regarde pour voir si quelqu’un fait téchouva afin qu’elle puisse se libérer de Son emprisonnement …
Mais personne ne fait [véritablement] téchouva. Tout le monde étant préoccupé par ses propres besoins et sa parnassa, et ils s’efforcent d’hériter de ce monde-ci [et non de celui à venir].

[Zohar – Tikounim p.22]

Toute prière est entendue par Hachem. Et si un homme a prié et a constaté qu’il n’a pas été exaucé, cela peut venir de 2 raisons.
Soit sa prière n’a pas été exprimée vraiment du fond de son cœur.
Soit Hachem apprécie tellement ses prières et en retire une si grande satisfaction qu’il ne l’exauce pas de suite, car Il souhaite qu’il continue à prier. Mais en finalité, sa prière finira par porter ses fruits.

[Beit Avraham]

« L’amour ferme les yeux sur les défauts ; la haine ferme les yeux sur les qualités »
[Ibn Ezra]

-> Le rav Ben Tsion Aba Chaoul explique que celui qui se focalise sur les défauts d’autrui, ressemble à quelqu’un qui rentre d’une maison incroyablement belle, avec une odeur exquise, … et il va mettre sa tête dans la poubelle de la maison, s’exclamant : « C’est sale, immonde ici! Quelle odeur insupportable! »
De même, nous sommes tous des êtres humains, non des anges, et nous avons ainsi tous en nous quelques aspects négatifs, quelques déchets.
De même qu’il est normal d’avoir un espace avec des saletés dans notre maison, de la même façon nous devons accepter qu’il y a quelques « saletés » dans notre prochain.

-> Dans la vie, on ne choisit pas les événements, mais on choisit la façon de les vivre.

-> La Torah dit : celui qui serait à chaque instant heureux est sûr de ne jamais être maudit.

[rav Yossef ‘Haïm Sitruk]

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-> La vrai victoire dans la vie, c’est celle qu’on a remporté sur soi.
-> Un juif ne doit pas se demander ce qu’il attend de la vie, mais ce que la vie attend de lui.
[rav Yossef ‘Haïm Sitruk]

« Etre juif, ce n’est pas croire en D., c’est vivre avec Lui »

[rav Yossef ‘Haïm Sitruk]

Si tu veux savoir quelle est ta mission unique, ne cherche pas plus loin que le domaine même dans lequel ton yétser ara te pousse le plus à fauter.
[rav Tsadok haCohen]

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-> Le trait de caractère qui nous demande le plus d’efforts, de lutte à améliorer, est précisément là où nous avons le plus grand potentiel de pureté.
C’est ces fautes que nous faisons le plus souvent, celles qui nous attirent le plus, que nous sommes ici à réparer.
[Gaon de Vilna – Even Chléma 1]

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-> Un mauvais trait de caractère peut agir comme un feu qui détruit tout ce qui se tient sur son passage ; maîtrisant notre intelligence et détruisant notre âme.
[rav Yé’hezkel Levenstein]

-> La fondation du futur de la vie d’une personne, n’est pas son intellect ou bien son étude de la Torah, mais ce sont ses traits de caractère (midot).
[rav Michel Yéhouda Lefkowitz]

-> La Torah toute entière dépend de l’amélioration des traits de caractère.
[Or’hot Tsadikim]

A la Création du monde, Hachem a montré à chacun quel type de vie il aura.
Il a été informé de chaque affaire et de chaque événement qui se produiront pendant sa vie.
Il lui a été dit combien d’années il vivra, quand et où il mourra.
Il lui a été montré combien de parnassa il aura : est-ce qu’il vivra confortablement ou bien s’il sera dans le besoin, s’il sera indépendant ou dépendant des autres.

Ainsi, nos Sages expliquent que toutes les créations de Hachem ont été créées en connaissance de cause et volontairement.
Et chaque personne, après avoir vu chacune des épreuves qu’elle endurera [dans ce monde], est satisfaite. Elle approuve et donne son consentement.
[Rabbénou Bé’hayé – Ki Tétsé 22,8]

=> Chaque difficulté, chaque épreuve ne nous vient pas par hasard, mais au contraire est dosée avec précision par Hachem, pour nous permettre de réussir au mieux notre passage dans ce monde.
Dans le monde de Vérité nous avons reconnu et signé cela (comme étant ce qu’il y a de mieux pour nous!), et c’est uniquement l’obscurité de ce monde qui nous empêche d’en avoir pleinement conscience.

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-> Hachem ne donne pas à une personne d’épreuve (un test) qu’elle ne peut pas surmonter.
[rabbi Ména’hem Mendel de Kotsk]

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+ « Il lance des glaçons par morceaux » (machlikh kar’ho kéfifim- Téhilim 147,17)

-> Rachi commente : Hachem envoie le froid en accord avec le nombre de couverture qu’a besoin une personne pour se tenir chaud.

=> Cela signifie que Hachem n’ont seulement contrôle la température, mais Il contrôle ses différents impacts sur chaque personne.
Ainsi, chaque chose qui nous arrive dans la vie, est déterminé dans ses moindres détails par Hachem.

+ Le midrach (Yalkout Chimoni Michlé 9) dit que lorsque le machia’h arrivera, tous les Yom Tov seront annulés, à l’exception de Pourim et de Yom Kippour.
Pourquoi particulièrement ces 2 jours?

Ils sont tous les deux, un jour de résurrection des morts.
– A Pourim, il y avait un décret d’anéantissement du peuple juif. Ainsi, lorsqu’ils ont été sauvés de ce terrible décret, c’est comme s’ils avaient été ressuscités.

– Yom Kippour est similaire.
Si une personne faute et que la mort est décrétée sur elle [en punition], alors le jour de Kippour peut servir d’expiation et le décret est annulé, et c’est comme si on était ressuscité.

=> Ainsi, ces 2 jours de « résurrection » sont au-delà de l’ordre naturel de ce monde.
Puisque ces 2 jours signifient « résurrection des morts », alors ils vont exister dans le futur, comme des jours réels de résurrection des morts.

[Tiféret Israël]

+ On ne doit pas désespérer de la guéoula, en se disant : « Si les prières de nos Patriarches n’ont pas pu amener la guéoula, alors comment nos prières peuvent-elles l’apporter?

Le midrach (Béréchit rabba 70,6) dit que Hachem a pris les prières de nos Patriarches et en a fait une clés pour la guéoula de leurs enfants.

Le rav Matisyahou Salomon enseigne que cela ressemble au Kotel, qui a d’énormes pierres en bas, et à son sommet de petits cailloux.
De même, nos ancêtres ont pratiquement tout mis en place, et Hachem attend les nôtres, qui bien que petites (surtout en comparaison de nos Patriarches) sont indispensables pour permettre la venue du machia’h.

Le Kéhilat Yaakov explique que les prières de nos Patriarches ressemblent à de la sublime nourriture qui est devenue trop sèche, et notre rôle est de la rafraîchir en y ajoutant un petit peu de liquide (comme des prières avec larmes).