« Un juif a confiance qu’à la fin tout sera pour le bien.
Si ce n’est pas encore bien [à nos yeux], c’est que ce n’est pas la fin! »

[Sagesse juive]

Les juifs sont considérés comme les enfants de D., dont l’âme est liée au Trône de Gloire. Par conséquent, Hachem nous parle constamment car un père ne se retient pas de parler à ses enfants.
Cependant, parce que nous sommes corrompus par nos passions, nous n’avons plus le mérite de L’entendre.

[Méam Loez – Yitro 20,1]

Lorsque quelqu’un sort de chez lui le matin et reçoit une tape sur l’épaule, il se retourne pour regarder, et si le coup vient d’un ami, il comprend que c’est une tape d’affection.

De même, lorsque sur notre chemin de la vie, nous recevons une forte tape, quand nous regardons et prenons conscience que ce coup vient de quelqu’un (Hachem) qui nous aime plus que tout, alors nous pouvons proclamer [à nous-même] : « Remerciez Hachem, car Il est bon! »

[d’après l’Admour de Tsanz]

« La communauté d’Israël en exil est comme une veuve, et Hachem doit assumer tous ses besoins.
Cependant, si elle commence à se maquiller et à se faire belle pour la culture des peuples étrangers, elle n’a plus à demander à D. qu’Il ait pitié d’elle! »

[rabbi Yossef Dov Soloveitchik]

[en effet, cela témoigne que l’on a détourné notre pensée de notre premier mari (Hachem), et qu’on a alors l’intention de se remarier (avec les autres nations)!
A partir du moment où l’on cherche à plaire aux nations environnantes plutôt qu’à Hachem, alors on perd le bénéfice du fait que : « Hachem doit assumer tous nos besoins ».]

+ « L’homme n’a pas un plus grand ennemi que sa réussite.

Lorsqu’un homme souhaite acquérir un bien quel qu’il soit, réaliser une ambition ou un rêve, alors il faut que ses yeux soient tournés vers le Maître du Monde qui Lui seul peut combler son désir.
Il lui incombe véritablement d’assujettir son cœur à la volonté de Hachem afin qu’Il exauce sa requête.

Mais lorsque le moment arrive où sa quête est exaucée, ses yeux qui s’étaient élevés vers le Ciel pourraient retomber à présent à terre, son cœur qui s’était ouvert à la crainte et à l’amour d’Hachem pourrait se refermer pour s’ouvrir cette fois sur la prise de conscience de sa propre importance et nourrir en lui l’appât du gain …
Et en proie à ces sentiments confus, il serait totalement obnubilé par ses biens et ses profits. »

[Rav Chimchon Raphael Hirsch]

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-> On peut illustrer cela par l’histoire de la place de parking.
Quelqu’un qui est face à une impossibilité de se garer, va en venir à priver avec ferveur Hachem pour qu’une place se libère.

Au même moment où une place se libère, alors :
1°/ soit je proclame en moi : « C’est bon Hachem je n’ai pas besoin de toi, j’ai trouvé une place! » = l’épreuve (ma réaction dans une telle situation) vient alors renforcer l’idée que je suis auto-suffisant, que je maîtrise tout dans le monde, que je suis tellement fort! ;

2°/ soit j’admets que c’est grâce à Hachem que la place s’est libérée, et je l’en remercie plein de gratitude = cette épreuve vient alors renforcer ma certitude que tout dépend de D., qu’Il m’aime plus que tout et qu’Il écoute chacune de mes prières.

=> Il en découle que chaque épreuve de la vie (même la plus banale!) peut au final renforcer notre émouna : soit en nous-même ou bien soit en Hachem.
A nous de jouer pour muscler au maximum notre amour, notre attachement à Hachem!

« Si Essav attaque l’un des camps et le met en pièces » (Vayichla’h 32,9)

-> Le mot : « véhikahou » (וְהִכָּהוּ – et le met en pièces) peut se lire dans les 2 sens.
C’est une allusion au fait qu’à chaque fois que les non-juifs frapperont le peuple juif, ils seront eux-mêmes frappés en retour.

Pendant les temps de bouleversements du monde, les moments où D. semble disparaître, pour l’individu ou pour la communauté, les créatures ont l’impression que tout est absurde, que la ville brûle sans que personne la dirige …
Mais pour ceux qui recherchent D., ils Le perçoivent en train de regarder par les fentes et de leur dire : « C’est Moi qui dirige la ville! »

[Nétivot Shalom]