+ Les défis de notre génération (par le rabbi Friedlander) :

« Les gens d’aujourd’hui ont une vie moins difficile que ceux des générations précédentes, c’est la raison pour laquelle ils ont moins d’endurance pour affronter les situations difficiles.
Ainsi, dans notre génération moderne en avancée perpétuelle, les gens cherchent des solutions rapides à leurs problèmes et ne sont pas prêts à s’armer de patience.

De plus, notre société habituée au luxe, au confort et aux solutions faciles refuse de souffrir et de faire des concessions.
Ce phénomène accentue l’égocentrisme et amoindrit le désir de se dévouer pour son conjoint et donc de céder. »

[rabbi ‘Haïm Friedlander – Introduction au « Véyadata ki shaom aolé’ha »]

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-> Cela est à mettre en parallèle avec les paroles fondamentales de rav Dessler (Mikhtav méEliyahou) :
« Nous avons tendance à penser que le don est une conséquence de l’amour car il est logique d’avoir envie de donner à une personne que l’on aime.
Mais l’inverse est d’autant plus vrai. En effet, l’homme aime le fruit de son investissement, car il ressent qu’une partie de lui s’y trouve désormais ».

-> Aux couples à l’aube de leur mariage, le rav Dessler disait :
« Faites en sorte d’aspirer toujours à vous prodiguer du bien mutuellement comme maintenant, au début de votre couple.
Et sachez que dès lors que vous commencerez à réclamer l’un de l’autre ce que vous pensez vous revenir de droit, votre bonheur se dissipera. »

« Selon nos Sages, il est plus important de se marier et d’avoir des enfants que de construire le Temple.
[…]

La mitsva relative au mariage est si importante que nos Sages n’hésitent pas à autoriser quelqu’un à vendre un rouleau de la Torah dans ce but.
[…]

Tant qu’un homme reste sans épouse, la Présence Divine l’abandonne.
Un célibataire doit implorer D. de le sauver du mal, car toutes sortes d’esprits maléfiques s’attachent à lui.
Quiconque ne s’est jamais marié, il eut mieux valu qu’il ne vienne pas au monde.
Lorsqu’il quitte ce monde, il est puni pour ne pas avoir laissé de descendance.
[…]

Dans le monde futur, les provisions principales dont dispose l’homme pour le sauver, sont les bons enfants dont il est le père.
[…]

Tout comme le commandement nous enjoint de « croître et de multiplier », il nous ordonne également de « croître et de multiplier » notre étude de la Torah …
Un homme doit ressentir les mêmes souffrances lorsqu’il perd un enfant ou oublie une étude. »

[Méam Loez – Béréchit 1,28 : « Croissez et multipliez et remplissez la terre »]

« La bonté que l’homme manifeste à sa femme et aux habitants de sa maison est la plus grande bonté possible, de première qualité. »

[Saba de Slobodka – Ohr haTsafoun]

[en effet, il explique que plus on présente un acte de bonté de façon à ce que le bénéficiaire ne ressente pas le « pain de la honte » (d’avoir à « s’abaisser » à recourir à l’aide d’autrui), et qu’il se sente bien qu’on l’aide, alors plus la bonté est grande, parfaite.
Plus le bénéficiaire se sent proche de celui qui donne, moins il a le sentiment de dépendre d’autrui. Ainsi, la bonté envers sa femme, qui est comme notre propre corps, est la plus proche de la bonté de Hachem envers l’homme, qui ne sent pas le « pain de honte ».]

« Le mariage juif est à l’image du lien forgé entre D. et le peuple juif au mont Sinaï.
De même que les mariés restent ensemble au même endroit pendant un an, de même les juifs n’ont pas quitté le mont Sinaï pendant un an après le don de la Torah. »

[Rabbénou Bé’hayé]

-> b’h, cf. Shavouot : le jour de notre mariage : https://todahm.com/2018/05/30/6537

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+ « Lorsqu’un homme prend une nouvelle épouse … il doit rester disponible pour sa famille pendant un an et se réjouir avec son épouse » (Ki Tétsé 24,5)

-> Cette mitsva a pour but de développer l’amour et l’harmonie entre les époux.
Ils peuvent ainsi se familiariser l’un à l’autre et mieux se connaître, ce qui amènera une affection et une stabilité plus grande dans le couple. »
[Séfer ha’Hinoukh]

« On doit ressentir que nous ne pourrons jamais retrouver un autre [femme] comme elle, qu’elle est la partie la plus précieuse de notre maison.
De même que les singes sont éloignés d’un être humain, de même l’est [notre femme] en comparaison des autres femmes. »

[Zohar haKadoch I,p.49]

[une fois que nous nous sommes mariés, il faut être certain que Hachem a donné Son accord, qu’il n’y aucune autre femme qui peut mieux nous convenir.
Nous devons en permanence se focaliser sur ses qualités (minimisant ses défauts : elle est humaine comme nous!), au point que selon le Zohar les autres femmes deviennent à nos yeux comme des animaux (singes)! ]

« La bonne température dans une maison est maintenue par des cœurs plein de chaleur, et non par des têtes-brûlées. »

[rabbi Paysach Krohn]

L’homme doit toujours avoir soin d’honorer convenablement son épouse, parce que toutes les bénédictions résident dans le foyer par le seul mérite de la femme.
C’est pourquoi Rava exhortait les habitants de Mé’houza en leur disant : « Honorez vos épouses afin de prospérer! »

[rav ‘Helbo – guémara Baba Métsia 59a]

« Si un mari utilise le temps qu’il doit consacrer à sa femme pour à la place étudier la Torah, cela n’est pas une façon d’acquérir la Torah, et ni la Torah, ni rien de positif ne sera gagné ainsi »

[Rabbi Michal Yéhouda Lefkowitz]

« Toute personne a des qualités et des défauts.
Si l’on se focalise sur les qualités de sa femme, on vit le gan Eden sur terre.
Mais si l’on se focalise sur les défauts de sa femme, on a l’enfer sur terre.

C’est uniquement un fou qui pense que son rôle dans le mariage est de changer sa femme et de la rééduquer. »

[Rabbi Mordé’haï Mann – roch Yéchiva de Beit Hillel]

[ Notre bonheur ne doit pas dépendre du fait d’avoir autrui exactement en fonction de ce que l’on voudrait, mais plutôt du fait de voir autrui briller et s’épanouir en fonction de ses potentialités et envies qui lui sont propres.
L’amour se construit en se focalisant en permanence sur le positif de l’autre, car sinon il se fane, se détruit.
Personne n’est parfait, mais toujours se convaincre que notre femme est la plus parfaite des parfaites pour nous, c’est indispensable! ]

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-> « La définition de l’amour : c’est le plaisir que l’on trouve à voir les qualités de son prochain. »
[Rav Noah Weinberg]

Le jour du mariage = jour des expiations

+ Le jour du mariage = jour des expiations

-> « On pardonne au ‘Hatan toutes ses fautes »
[guémara Yérouchalmi – Bikourim – Chap.3,2]

-> « Etant donné qu’un homme a épousé une femme, ses fautes sont pardonnées »
[guémara Yébamot 63b]

-> « On pardonne à 3 personnes leurs fautes : un converti, celui qui s’élève à la grandeur et à celui qui épouse une femme »
[Rachi – Béréchit 36,3]

-> « La Kalla voit également toutes ses fautes pardonnées »
[Tachbets 465]

-> « Etant donné que l’on pardonne au ‘Hatan ses fautes, il en est de même bien entendu pour la Kalla »
[Rav Lévi Yts’hak de Berditchev]

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+ Mais aussi :

-> « De même que le roi ne passe pas seul, mais joint son escort, ainsi en est-il du ‘Hatan le jour de son mariage, il joint à lui les accompagnateurs et ses proches et on leur pardonne aussi »
[l’Admour de Gour – le Beth Israël]

-> « Celui qui se trouve à un repas de mariage est sauvé du jugement du Guéhinam »
[guémara Pessa’him 114a]

=> Ainsi, ce pardon élevé des fautes, les accompagnateurs et les proches du ‘Hatan et de la Kalla, y ont également droit.
Dans tous les cas, la condition préalable est de passer par toutes les étapes de la téchouva, dans notre relation avec D. et avec autrui.

[Certains disent que les fautes sont comme mises de côté, en attente de voir si on est honnête dans notre démarche de téchouva, si on fait de notre mieux pour changer, pour la mettre en pratique]

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-> On peut citer les paroles de l’Admour de Ropshitz (Bichouroun Mélé’h) :
« Sache qu’à 3 reprises, on [a coutume ] d’allumer des bougies pour l’homme : lors de sa brit mila, de sa ‘Houpa et de sa mort.
La 1ere fois, il ne peut pas faire téchouva, car il n’est pas apte à cela, et il n’a pas de faute qu’il doit regretter.
La 3e fois et dernière fois, au moment de la mort, il est déjà trop tard pour faire téchouva.

C’est seulement ici, la 2e fois, le jour de la ‘Houpa, un moment de téchouva, que les portes des opportunités illimitées sont ouvertes pour le ‘Hatan et la Kalla, et si ce n’est pas maintenant, alors quand? »

-> « Les anges et les séraphins regardent et nous jalousent de la manière dont l’homme se sanctifie et se purifie avant le mariage »
[le grand-père du Min’hat Eliezer avant sa ‘Houpa]

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+ Le jour du mariage, c’est également :

-> « Le ‘Hatan, le jour du mariage, fait en un pas ce qu’une personne forte qui conquiert son pendant actionne par de nombreuses mortifications et des supplices pendant un long moment … on lui facilite la voie pour courir dans les voies d’Hachem, à savoir comme une nouvelle créature »
[Roua’h ‘Haïm léNissouim]

-> « Le mariage, c’est une occasion de s’élever.
En ce jour, il est possible de s’élever et de demander des enfants et une subsistance et que soient agréées toutes nos demandes »
[Koupat Béssamim]

=> Le jour du mariage est un jour qui influe sur toute notre existence.

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+ Mais encore :

-> « En ce grand jour pur, dans chaque mariage juif casher, on sort une âme [souffrant dans le] Guéhinam »
[‘Hidouch du Rim – Beth émet]

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-> Sur ce sujet, voir également : https://kol26.wordpress.com/2017/07/18/5477