« Si un mari utilise le temps qu’il doit consacrer à sa femme pour à la place étudier la Torah, cela n’est pas une façon d’acquérir la Torah, et ni la Torah, ni rien de positif ne sera gagné ainsi »

[Rabbi Michal Yéhouda Lefkowitz]

« Toute personne a des qualités et des défauts.
Si l’on se focalise sur les qualités de sa femme, on vit le gan Eden sur terre.
Mais si l’on se focalise sur les défauts de sa femme, on a l’enfer sur terre.

C’est uniquement un fou qui pense que son rôle dans le mariage est de changer sa femme et de la rééduquer. »

[Rabbi Mordé’haï Mann – roch Yéchiva de Beit Hillel]

[ Notre bonheur ne doit pas dépendre du fait d’avoir autrui exactement en fonction de ce que l’on voudrait, mais plutôt du fait de voir autrui briller et s’épanouir en fonction de ses potentialités et envies qui lui sont propres.
L’amour se construit en se focalisant en permanence sur le positif de l’autre, car sinon il se fane, se détruit.
Personne n’est parfait, mais toujours se convaincre que notre femme est la plus parfaite des parfaites pour nous, c’est indispensable! ]

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-> « La définition de l’amour : c’est le plaisir que l’on trouve à voir les qualités de son prochain. »
[Rav Noah Weinberg]

Le jour du mariage = jour des expiations

+ Le jour du mariage = jour des expiations

-> « On pardonne au ‘Hatan toutes ses fautes »
[guémara Yérouchalmi – Bikourim – Chap.3,2]

-> « Etant donné qu’un homme a épousé une femme, ses fautes sont pardonnées »
[guémara Yébamot 63b]

-> « On pardonne à 3 personnes leurs fautes : un converti, celui qui s’élève à la grandeur et à celui qui épouse une femme »
[Rachi – Béréchit 36,3]

-> « La Kalla voit également toutes ses fautes pardonnées »
[Tachbets 465]

-> « Etant donné que l’on pardonne au ‘Hatan ses fautes, il en est de même bien entendu pour la Kalla »
[Rav Lévi Yts’hak de Berditchev]

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+ Mais aussi :

-> « De même que le roi ne passe pas seul, mais joint son escort, ainsi en est-il du ‘Hatan le jour de son mariage, il joint à lui les accompagnateurs et ses proches et on leur pardonne aussi »
[l’Admour de Gour – le Beth Israël]

-> « Celui qui se trouve à un repas de mariage est sauvé du jugement du Guéhinam »
[guémara Pessa’him 114a]

=> Ainsi, ce pardon élevé des fautes, les accompagnateurs et les proches du ‘Hatan et de la Kalla, y ont également droit.
Dans tous les cas, la condition préalable est de passer par toutes les étapes de la téchouva, dans notre relation avec D. et avec autrui.

[Certains disent que les fautes sont comme mises de côté, en attente de voir si on est honnête dans notre démarche de téchouva, si on fait de notre mieux pour changer, pour la mettre en pratique]

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-> On peut citer les paroles de l’Admour de Ropshitz (Bichouroun Mélé’h) :
« Sache qu’à 3 reprises, on [a coutume ] d’allumer des bougies pour l’homme : lors de sa brit mila, de sa ‘Houpa et de sa mort.
La 1ere fois, il ne peut pas faire téchouva, car il n’est pas apte à cela, et il n’a pas de faute qu’il doit regretter.
La 3e fois et dernière fois, au moment de la mort, il est déjà trop tard pour faire téchouva.

C’est seulement ici, la 2e fois, le jour de la ‘Houpa, un moment de téchouva, que les portes des opportunités illimitées sont ouvertes pour le ‘Hatan et la Kalla, et si ce n’est pas maintenant, alors quand? »

-> « Les anges et les séraphins regardent et nous jalousent de la manière dont l’homme se sanctifie et se purifie avant le mariage »
[le grand-père du Min’hat Eliezer avant sa ‘Houpa]

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+ Le jour du mariage, c’est également :

-> « Le ‘Hatan, le jour du mariage, fait en un pas ce qu’une personne forte qui conquiert son pendant actionne par de nombreuses mortifications et des supplices pendant un long moment … on lui facilite la voie pour courir dans les voies d’Hachem, à savoir comme une nouvelle créature »
[Roua’h ‘Haïm léNissouim]

-> « Le mariage, c’est une occasion de s’élever.
En ce jour, il est possible de s’élever et de demander des enfants et une subsistance et que soient agréées toutes nos demandes »
[Koupat Béssamim]

=> Le jour du mariage est un jour qui influe sur toute notre existence.

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+ Mais encore :

-> « En ce grand jour pur, dans chaque mariage juif casher, on sort une âme [souffrant dans le] Guéhinam »
[‘Hidouch du Rim – Beth émet]

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-> Sur ce sujet, voir également : https://kol26.wordpress.com/2017/07/18/5477

« Les femmes sont un peuple à part entière »

[guémara Shabbath 62a – Nachim, am bifné atsman ém]

Le rav Yaakov Galinsky fait remarquer qu’une paire de chaussures n’est véritablement fonctionnelle que si les 2 ne sont pas identiques.
Une seule chaussure n’est valable que pour le pied droit, et une seule que pour le pied gauche, et l’on ne peut pas les changer, sous peine d’avoir beaucoup de souffrances, d’en être torturé.

A l’image de nos chaussures, qui ont chacune leur place, dans un couple chacun doit être à sa place afin que tout marche (!) pour le mieux.

Un homme et une femme doivent comprendre qu’ils sont des « espèces » différentes.
Chacun ayant des besoins qui lui sont propres, un langage unique, … lorsque chacun apprend à reconnaître les attentes uniques de l’autre, ils vont pouvoir mettre en place une maison forte et solide.

[Par exemple, une femme est généralement plus émotive qu’un homme (cf.guémara Baba Métsia 59a). ]

Dans le birkat hamazone, un homme marié dit : « Que le Miséricordieux (Hachem) puisse me bénir, ainsi que ma femme » (hara’haman ou yévaré’h oti vé’ét ichti).

-> « ma femme » = j’ai besoin de choses, elle a besoin de choses. => D., accorde-lui les bénédictions dont elle a besoin.

-> « moi » = en plus de cela, le mari demande à Hachem de l’aider à bien comprendre ce qui est important à ces yeux, afin de pouvoir satisfaire à ses besoins.

=> Le mari doit avoir conscience que sa femme est « un peuple à part entière », en souhaitant que Hachem la comble de ses bénédictions spécifiques, et il se doit d’être à sa place afin d’agir en fonction de ses besoins uniques (son besoin, devient mon besoin!).

Ceci est la base d’un bon mariage.

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Il est intéressant de noter que :
-> les bénédictions de la famille proviennent par le biais du chef de famille (cf. guémara Béra’hot 51a) ;
-> Un homme ne peut profiter des bénédictions dans sa maison que grâce à sa femme (cf. guémara Baba Métsia 59a) ;
-> « Lorsqu’un homme et une femme vivent en harmonie, ils méritent que la présence divine réside parmi eux » (guémara Sota 17a).

Ainsi, chacun à un rôle unique à remplir afin que l’ensemble puisse en profiter.
L’homme fait tomber la pluie de bénédictions, et la femme agit comme un récipient qui va permettre qu’elles résident dans le foyer.
Lorsque malgré les différences, chacun s’emploie à faire régner l’harmonie dans le couple, cela est tellement énorme, que Hachem réside parmi eux.
Quel bonheur!!! 🙂

« Le mariage est à l’image de la création du monde : de même que le monde a été créé en 10 paroles, de même les Sages ont prescrit que les bénédictions soient récitées en présence de 10 hommes, en s’appuyant sur le verset : « Boaz prit 10 hommes » (Ruth 2,10), et ils ont institué dans la 7e bénédiction 10 expressions de joie.

De même que la création du monde a duré 7 jours en comptant le Shabbath, de même ils ont institué 7 bénédictions, l’une d’elles étant prononcée sur le vin en regard du Shabbat, qui doit être sanctifié avec du vin en son début (kidouch) et à sa fin (havdala). »

[Rabbénou Bé’hayé]

+ « Rien de ce que l’on donne à autrui n’est perdu ; c’est un prolongement de soi dans l’autre, et c’est cela qu’on appelle « l’amour ».
[…]
Cet amour vient du fait que les époux se complètent l’un l’autre. L’homme seul n’est pas entier, parce qu’il ne peut mener à bien sa mission ; aussi chacun apportant à l’autre sa plénitude, mari et femme s’aiment puisque, nous venons de le voir, celui qui donne aime.
[…]
C’est ce que je dis toujours aux jeunes couples au moment de leur mariage : « Veuillez à toujours satisfaire les besoins de l’autre avec autant d’ardeur que maintenant, et sachez que lorsque vous commencerez à avoir des exigences l’un vis-à-vis de l’autre, cela marquera la fin de votre bonheur. »
[…]
Le lien idéal entre un homme et son épouse pourra s’établir lorsqu’ils parviendront tous les 2 au niveau du don ; alors leur amour ne cessera jamais et leur vie sera pleine de bonheur et de satisfaction, tous les jours de leur existence. »

[Rav Dessler – Mikhtav Mééliyahou]

-> « Si tu veux aimer ton prochain, cherche à lui faire du bien »
[Dérekh Erets Zouta – chap.2]

« Dans le judaïsme, le mariage n’est pas le couronnement, mais la racine de l’amour »

[Rabbi Shimshon Raphaël Hirsch – Béréchit 24,67]

A l’image de Its’hak avec Rivka, qui plus ils vivaient ensemble, plus son amour pour elle grandissait!