Lorsqu’une personne étudie la Torah en profondeur, elle devient comme un ange.
Un esprit d’en-Haut réside sur elle, et l’élève au niveau du roua’h hakodech.

[‘Hazon Ich – Iguéret ha’Hazon Ich 15&33]

<—>

-> Le mot : guémara, vient de l’araméen « gumra », signifiant : un charbon ardent.
C’est en raison de la grande sainteté de la guémara qui brûle toutes les forces des écorces qui nous séparent de Hachem, incluant toutes les tentations et tromperies du mauvais penchant (yétser ara).
Ils sont tous brûlés et annulés.
[rabbi Shlomo de Karlin – rapporté dans le Si’hot béAvodat Hachem (p.92)]

Les 3 clefs qui permettent à une personne de trouver grâce aux yeux d’Hachem sont : l’humilité, l’étude de la Torah avec amour et le savoir-vivre (déré’h érets), c’est-à-dire des comportements de moralité élevée, aux mœurs raffinées, conformes à l’esprit de la Torah.

[rabbi ‘Haïm Chmoulévitch – Si’hot Moussar (si’ha 4)]

-> Par l’étude de la sainte Torah, une personne peut atteindre tous les niveau spirituels
[…]
L’étude de la Torah peut réveiller en nous un amour et un enthousiasme ardent pour Hachem.
[Noam Elimélé’h – Tsav]

<—>

-> L’étude de la Torah peut amener une personne à un attachement spirituel avec Hachem, ainsi que réveiller la miséricorde Divine.
[rabbi Elimélé’h of Lizhensk (le Noam Elimélé’h) – Likuté Chochana]

<—>

-> Aussi longtemps que le Temple existait, les sacrifices expiaient [nos fautes].
De nos jours, en raison de nos fautes, nous n’avons plus l’autel, mais nous obtenons l’expiation [de nos fautes] par le biais de notre sainte Torah.
[Noam Elimélé’h – Tsav]

+ « Elle [la Torah] est plus précieuse que les perles, tes plus chers trésors ne la valent point » (Michlé 3,15)

-> De même que les perles coûtent cher, car elles ne se trouvent pas sur terre, là où l’homme vit, mais dans un autre élément : la mer. De même, la sagesse [de la Torah] ne prend pas sa source dans le cerveau humain qui est matériel, mais dans l’esprit Divin dont il est doté et qui est encore plus lointain que les fonds marins.
[le Malbim]

« Il est interdit à l’homme d’aspirer à plus que son niveau et sa personnalité ne le permettent, à l’exception de la grandeur dans la Torah, pour laquelle le désir doit être illimité. »

[rabbi Moché Feinstein]

« Lorsque l’on sort le Séfer Torah en public, les portes célestes de la miséricorde s’ouvrent. »

[Zohar II,206]

« Le peuple juif a été délivré de chacun de leurs 3 exils par un mérite spécifique de : Avraham, Its’hak et Yaakov.
Cependant, le 4e et exil actuel se terminera par le mérite de Moché rabbénou, qui est le dévouement à l’étude de la Torah.

Aussi longtemps que nous ne nous engageons pas suffisamment dans l’étude de la Torah, Moché de son côté ne veut pas invoquer son mérite [auprès de Hachem] pour libérer le peuple juif, qui continue à négliger l’étude de la Torah [sinon cela serait une accusation!].

C’est pour cela que : « Quant à toi, ordonne (tétsavé) aux enfants d’Israël » (Tétsavé 27,20) = cela fait allusion que la guéoula dépend du fait que Moché voit que son mérite peut être invoqué afin d’orchestrer la délivrance finale. »

[Ohr ha’Haïm haKadoch]

Etre Kadoch grâce à la Torah

+ Etre Kadoch (saint) grâce à la Torah :

-> La guémara (Baba Batra 16a) nous enseigne que de même que D. a créé le yétser ara, il a créé son antidote : l’étude de la Torah.
Rachi commente ce passage : « Car la Torah neutralise les mauvaises pensées. »

-> « Celui est [pleinement] impliqué dans la Torah, il n’a pas besoin de s’inquiéter du tout [à propos de son inclinaison à fauter]. »
[rav ‘Haïm de Volozhin – Kéter Roch 33]

-> « On doit changer ses pensées vers des mots de Torah, et remplir notre esprit de sagesse, car les pensées d’interdites sexuelles (arayot) ne peuvent rester que dans un cœur qui est vide de sagesse [en Torah]. »
[Rambam – Hilkhot Issouré Biakh – chap.22]

-> « La sainteté de la Torah repousse l’impureté …
L’étude de la Torah, la plus grande des mitsvot, provient du plus élevé de tous les mondes spirituels, et ainsi elle élève une personne à un niveau où l’attirance vers l’impureté devient insignifiante, à l’image d’un jouet pour enfant qui n’est plus attirant pour un adulte. »
[Birkat Avraham]

-> Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik – Béréchit 15) enseigne que Hachem a mis dans la nature humaine un désir important pour atteindre le plaisir, l’amusement.
Ce désir peut être dirigé pour obtenir du plaisir résultant de notre connexion avec Hachem par le biais de l’étude de la Torah, ou bien au travers des plaisirs matériels/physiques.
=> Ainsi, lorsque nous dirigeons notre désir vers notre Source (Hachem) par l’étude de la Torah, alors le désir pour un plaisir interdit dans le domaine de la sainteté (kédoucha) va disparaître.

<—>

-> Le Ohr ha’Haïm haKadoch (Chémot 3,8) écrit :
« Malgré la faiblesse physique et spirituelle des juifs en Egypte, Hachem ne leur a pas permis de descendre dans le 49e niveau d’impureté.
S’ils avaient franchi ce seuil, ils n’auraient pas pu en sortir facilement, puisqu’ils n’avaient pas encore reçu la Torah.

S’ils étaient restés [en Egypte] un instant supplémentaire, ils se seraient enfoncés dans le 50e niveau d’impureté, et n’auraient pas pu en sortir.
Cependant, avant l’arrivée du machia’h, les juifs entreront dans ce « 50e niveau d’impureté », mais ils seront sauvés grâce au pouvoir de la Torah. »

-> « De même que l’esclavage en Egypte à permis de rectifier l’impureté, de même l’effort dans la Torah remplira la même fonction durant le dernier exil [le nôtre]. »
[rav Avraham de Sochotchov (introduction à son Eglé Tal)]

<—————>

-> « [L’étude de la] Torah [a la capacité de nous] sauver … de souffrances qui sont aussi difficiles que la mort »
[Tikouné Zohar – Tikoun 22]

Le Zohar (vol.I,27a) nous enseigne que nos difficultés dans l’étude de la Torah permettent d’expier nos fautes.

[nous pouvons nous laver/purifier de nos fautes par des souffrances, ou bien par nos efforts dans l’étude de la Torah.
Ainsi, la Torah nous rend plus kadoch (donc proches de D.!), nous amène un salaire éternel, et nous permet d’éviter bien des souffrances, et ce tout en kiffant notre étude! ]

<—————>

-> « [D. dit :] J’ai créé le yétser ara et J’ai créé la Torah comme antidote »
[guémara Kiddouchin 30b]

Le Messilat Yécharim (chap.5) dit que par cette déclaration, nos Sages ont clairement statué que c’est uniquement grâce à la Torah qu’une personne peut se libérer du yétser ara, et que toute personne qui pense le contraire se ment elle-même.
Cela est semble à une situation où un docteur a fait une prescription à un malade.
Ce patient, qui n’a aucune connaissance médicale, va choisir les médicaments qui sont à son goût, détruisant par la-même tout espoir de guérison.
[il est évident que la téchouva et la prière vont de pair avec l’étude de la Torah]

-> « Sache qu’en dehors une implication dans l’étude de la Torah, il n’y a pas d’autre possibilité [d’être sauvé du yétser ara] …
Il n’y a aucun autre remède ou solution dans le monde afin d’éviter les pièges qu’il place en permanence devant nous, afin de nous attraper et nous jeter dans les abysses, afin de nous détruire pour de bon (que D. nous en préserve).
L’unique solution est l’immersion dans notre sainte Torah. »
[Rabbi ‘Haïm de Volozhine – Néfech ha’Haïm 4,32]

-> « Si ce méprisable (le yétser ara) t’affronte, amène-le dans la maison d’étude (beit hamidrach) »
[guémara Soucca 52b – la Torah est tellement puissante que s’il est de fer, il va exploser!]

-> « Si le yétser ara se tient devant toi, nourris-le du pain de la Torah »
[midrach Téhilim – chap.34]

<—>

-> Tout celui qui met les mots de Torah sur son cœur sera épargné des pensées (et des désirs) de luxure (znout), des pensées du yétser ara, des pensées (et des désirs) pour une femme mariée, des pensées pour des sottises, …
[rabbi ‘Hanina Segan haCohanim – Avot déRabbi Nathan – chap.20]

<—————>

+ Chacun de nos efforts vaut de l’or :

-> Lorsqu’une personne se sanctifie un peu, [alors Hachem] la sanctifie beaucoup »
[guémara Yoma 31a]

-> « Tout celui qui est vigilant à ses actions [en cherchant la meilleure manière d’agir] dans ce monde, méritera d’être témoin de la délivrance de Hachem. »
[guémara Moed Katan 5a]

Selon le Ram’hal (Messilat Yécharim 2), cela signifie que si une personne est attentive à sa façon de se comporter, alors Hachem va l’aider, et Il la sauvera de son yétser ara.

-> « Hachem vient en aide aux repentants, lorsqu’ils sont par nature incapables de persévérer dans leur voie. »
[Rabbénou Yona – Chaaré Téchouva – chap.1]

Cette affirmation a pour source la guémara (Shabbath 104), selon laquelle : « lorsqu’un homme cherche à se purifier, il est soutenu dans sa voie ».

<—>

-> « Même si nos Sages ont dit que les portes de la prière sont fermées, cela ne fait référence qu’à la prière pour nos besoins matériels. Cependant, une prière pour obtenir de l’aide de D. dans la spiritualité, est toujours entendue. »
[rav Israël Salanter – rapporté par le rav Eliyahout Dessler – Mikhtav méEliyahou vol.II]

« La grande faute qui est commise dans l’étude de la Torah est qu’on a fait sortir la vie de la Torah, c’est pourquoi la Torah a été renvoyée de la vie »

[rav Shimson Raphaël Hirsch]

« Tout comme le commandement nous enjoint de « croître et de multiplier », il nous ordonne également de « croître et de multiplier » notre étude de la Torah …
Un homme doit ressentir les mêmes souffrances lorsqu’il perd un enfant ou oublie une étude. »

[Méam Loez – Béréchit 1,28 : « Croissez et multipliez et remplissez la terre »]