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"Vous serez saints, car Je suis saint" (Kédochim 19,2)

1°/ Pourquoi cette injonction est-elle au futur?

Le Or ha'Haïm répond que c'est afin de nous apprendre que cette mitsva ("vous serez saints") n'a pas de fin ni de limite, elle est constamment en vigueur, car le niveau atteint actuellement n'est jamais suffisant, n'étant jamais maximal.

De même qu'il n'y a aucune limite, ni aucune mesure à la sainteté divine, de même, D. attend de Ses enfants qu'ils Lui ressemblent en progressant sans fin dans la Kédoucha.
[Tant qu'il y a de la vie, il faut travailler à se parfaire ...]

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2°/ Le rav Yé'hezkel Levinstein commente ce verset :
"N'allons pas penser que nous sommes incapables d'accéder à la sainteté en raison de notre nature physique.
Celui qui aspire sincèrement à se purifier et à s'élever est assuré d'y être aidé et secouru par le Ciel.
A lui de faire le 1er pas pour recueillir cette assistance divine."

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3°/ Le rav Moché Feinstein demande : Que signifie cette précision : "car Je suis saint" ?

Et d'expliquer :
"Logiquement, pour engager notre prochain à accomplir un certain acte, il faut que nous l'ayons nous-même effectué.

Si nous le réprimandons parce qu'il a manqué à un devoir que nous-même n'avons pas rempli, nos paroles tomberont dans les oreilles d'un sourd, et lui-même ne pourra présenter de telles revendications à d'autres, selon la formule de la guémara (Sanhédrin 18a) : "Commence par t'habiller toi-même avant d'habiller les autres."

=> Voilà pourquoi, D. nous enjoint : "Vous serez saints, car Je suis saint." : parce que Lui-même nous montre l'exemple en "Se modérant", si l'on peut s'exprimer ainsi, et en Se retenant de suivre Son attribut de Justice.

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4°/ Le Midrach explique qu'à partir des mots : "Vous serez saints", nous aurions pu penser à tort que l'être humain est apte à atteindre le même niveau de sainteté que D.

Ainsi est-il écrit : "car Je suis saint", afin de souligner que la sainteté de D. est bien au-dessus de la nôtre.

[le fait de devoir faire cette précision, signifie qu'on peut atteindre un niveau de sainteté extrêmement élevé!]

-> Le Rabbi de Satmar dit qu'une personne ne peut raisonnablement pas se croire capable d'accéder totalement à la même sainteté que D.

Il rattache la notion de sainteté de D. à une de ses caractéristiques, soulignée par le verset : "... et ainsi fera-t-il pour la Tente d'assignation qui réside avec eux au milieu de leur impureté." (A'haré Moth 16,16).

La guémara Yoma (56b) d'expliquer : "Bien qu'ils soient impurs, la présence de D. réside parmi eux."

=> L'homme pourrait commettre l'erreur de se croire capable, lui aussi, de se maintenir dans sa sainteté tout en résidant dans un environnement impur, sans en être affecté.

Voilà pourquoi D. précise bien : "car Je suis saint" : d'une sainteté inaltérable qui n'a rien à voir avec la nôtre.

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"Soyez saints! Car je suis saint, moi Hachem, votre D."

-> Chaque personne peut devenir sainte comme D. Lui-même, si l'on peut dire.
Car l'âme est la part Divine de l'homme, et une part peut être étendue pour englober le tout.
En réalité, le but ultime de la Création est pour l'homme de ressembler à D.
[le Déguél Ma'hané Efraïm - rabbi Moché 'Haïm Efraïm de Sadilkov]

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-> "Soyez saints car Je suis Saint, Moi Hachem votre D." (Kédochim 19,2)

-> Le Midrash explique ce verset de la façon suivante. Quand Hachem ordonne : "Soyez saints", on aurait pu penser que cette mitsva demande à ce que l'homme soit aussi saint qu'Hachem Lui-Même. C'est pourquoi, pour éviter cette erreur de compréhension, la Torah poursuit et dit : "Car Je suis Saint", c'est-à-dire que "Ma Sainteté est plus élevée que la votre", Je ne vous demande donc pas d'être aussi saints que Moi.
=> Mais apparemment, comment même imaginer que la Torah puisse demander à l'homme d'être aussi saint qu'Hachem, dont la Perfection est Absolue? Cette simple hypothèse semble déjà incompréhensible.

-> Le Ktav Sofer rapporte une parole de nos Sages selon laquelle l'homme ne doit pas dire : "Je n'aime pas le porc, je n'aime pas mélanger le lin et la laine", mais il doit plutôt dire : "J'aime le porc et je ne m'en abstiens pas par manque d'envie. Mais que puis-je faire ? Voilà que Hachem me l'a interdit!".
Quand un homme s'abstient de l'interdit parce qu'il ne l'aime pas, cela ne montre pas tellement sa soumission à l'Autorité Divine, puisqu'il s'éloigne de l'interdit de par son dégoût envers lui. Mais quand un homme
aimerait bien satisfaire un plaisir interdit mais qu'il s'en abstient parce qu'il accepte l'Autorité Divine, cela atteste de sa soumission à la Volonté Divine ce qui est encore plus louable.
D'autre part, la Sainteté d'Hachem est telle qu'Il est au dessus de tout désir physique. Hachem n'a pas besoin de se forcer pour ne pas manger ou boire. Mais du fait même de Sa sainteté, Il n'en a absolument pas besoin.

Ainsi, quand la Torah demande : "Soyez saints", on aurait pu comprendre que l'intention est de se travailler et s'élever jusqu'à ne même plus ressentir l'envie et l'attrait pour l'interdit, au point de dire : "Je n'aime pas le porc". En cela, sa sainteté ressemblerait quelque part à la Sainteté d'Hachem, Qui ne ressent aucun besoin de ce qui est physique.
Tel était l'hypothèse d'imaginer être saints comme Hachem. Non pas Lui ressembler dans Sa Perfection, car cela est impossible. Mais Lui ressembler dans le fait de ne pas ressentir l'envie de l'interdit.
C'est pourquoi le verset poursuit : "Car Je suis Saint", Ma Sainteté est plus haute que la votre. En ce qui Me concerne, certes, Je n'ai aucun attrait pour le matériel. Mais pour vous, il est préférable que vous
vous éloignez de l'interdit du fait de votre acceptation de Ma Royauté, plus que par manque d'envie, car par cela, votre soumission à Ma Volonté sera plus claire et c'est cela que Je recherche.
Comme la fin du verset l'exprime : "Car Je suis Saint, Moi Hachem votre D." = Je suis votre D. et à ce titre Je préfère que vous ressentiez l'attrait pour le plaisir et que vous vous en absteniez du fait de Ma Volonté, car ainsi, cela marquera encore plus que « Je suis votre D.ieu » et que vous vous soumettez à Ma Royauté.

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5°/ "Vous serez saints" : On ne peut être saint (kadoch) uniquement si l'on fait partie intégrante d'une communauté.
Tout celui qui s'isole et se retire de ses frères juifs ne peut pas être considéré comme saint, peu importe combien il essaie de se sanctifier lui-même!"
[Sfat Emet]

[Un homme peut mériter la sainteté seulement lorsqu’il s’annule devant la Communauté et se considère comme faisant partie intégrante du peuple juif. S’il y a "Hakehel" (Rassemblement), il peut aussi y avoir "soyez saints".
Quand "toute la Communauté" est unie comme un seul homme, il est possible que Tous "soient saints". ]

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-> La sainteté que la Torah demande au juif n’est pas celle qui le fait s’éloigner des hommes et s’isoler du Monde.
Il doit au contraire se mélanger aux gens (Hakehel), tout en menant une vie sainte.
"Soyez saints", doit aller de pair avec le "Hakehel" (Rassemblement).
['Hatam Sofer - Torat Moché]

-> A ce sujet, le 'Hovot haLévavot (Portique de l’Ascèse III) :
"La Volonté divine n’est pas que nous soyons des ermites, en allant dans des endroits vides d’êtres humains, dans les déserts, les forêts afin de s’interroger et comprendre les actions d’Hachem ; car il est dit: ‘Il l’a créée non pour demeurer déserte mais pour être habitée’ (Yéchayahou 45,18).
La Volonté divine est que l’homme aime les créatures, s’attache à elles, afin de leur rendre intelligible et compréhensible la Torah d’Hachem".

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6°/ La paracha Kédochim débute par le commandement : "Vous serez saints, car Je suis saint", et elle se termine par les mots : "leur sang est sur eux".
De là, nous apprenons que la Torah ordonne aux juifs : "Soyez saints, même si cela vous coûte votre sang, votre âme et même votre vie!"
[Rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]

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7°/ Nos Sages recommandent : "Sanctifie-toi dans ce qui t'est autorisé" (guémara Yébamot 20a - kadéch atsmé'ha bémoutar la'h).
Selon le Ramban, la sainteté ne se limite pas à se suffire d'observer la lettre de la loi, car selon lui on peut facilement devenir : "un dépravé avec l'aval/la bénédiction de la Torah" (naval birchout aTorah).
En effet, un individu, esclave de ses pulsions, peut satisfaire toutes ses tentations dans le cadre de ce qui est permis.

Cependant, D. exige bien davantage du juif que le respect des exigences formelles des mitsvot : nous devons rester fidèle à l'esprit des commandements et faire preuve de retenue aussi bien dans le domaine des actes autorisés que face aux interdictions explicites.

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-> "Soyez saints" = c'est-à-dire faites preuve d'abstinence.
"Sanctifiez-vous et soyez saint, parce que Je suis saint" = de même que Je suis saint, vous aussi soyez saints ; de même que Je suis détaché [du monde] vous aussi écartez-vous des tentations.
[Torat Cohanim]

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-> Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne :
Un homme a la grande obligation de s'éloigner des désirs, car à l'endroit même où il se trouve dans ce monde, il se trouvera dans le monde futur.
Un homme qui est plongé ici-bas dans un univers de plaisirs, le sera également au monde futur.
Celui qui est immergé dans le plaisir du sommeil, des mets culinaires et des autres plaisirs du corps, il sera dans le monde futur aussi dans le même état de décadence.
En soi, il n'y a pas d'interdit pour ces plaisirs, mais celui qui s'y plonge, se trouve être dans la situation d'être "immonde avec la permission de la Torah", selon les écrits du Ramban (Vayikra 19a) : "si celui qui recherche la luxure trouve un lieu pour s'y immerger ... abuser de vin et de bonne chair, prononcer toutes les grossièretés possibles, sans interdit spécifique de la Torah, il sera dans la situation d'être immonde avec la permission de la Torah".
Il mange avec la meilleure surveillance rabbinique, mais il est immonde, il sera ainsi dans le monde futur.

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8°/ "Parle à toute la communauté d'Israël et dis-leur : Vous serez saints, car Je suis saint"

Le Zohar écrit que : "lorsque les juifs arrivaient à cette section de la Torah, ils se réjouissaient."
Pourquoi cela?

Le rav Yaakov Neuman (Darké Moussar)répond que le fait que ce verset place l'accent sur : "à toute la communauté d'Israël", cela vient réfuter l'idée largement répandue, selon laquelle la sainteté ne s'offre pas à tous et qu'elle est seulement l'apanage des hommes les plus éminents.
Cependant, pour la Torah tout un chacun a les capacités pour s'élever jusqu'à devenir "saint".

=> Voilà pourquoi Moché rassembla toute la communauté (cf.Rachi) pour lui annoncer : "Soyez saints", parce que chaque individu, sans exception, peut accéder à la sainteté.

Par exemple avant d'accomplir une mitsva, nous récitons une bénédiction contenant les mots : "Qui nous a sanctifiés par Ses commandements" (acher kidéchanou bémitsvotav), car chaque mitsva permet de davantage nous sanctifier.
De plus, la paracha de Kédochim contient de nombreuses mitsvot, dont un certain nombre n'ont pas de rapport apparent avec la sainteté. Mais dans la mesure où cette section est introduite par les mots "soyez saints", cela signifie que chaque mitsva, quelle qu'elle soit, entraîne un supplément de sainteté.

=> Le juif le plus simple peut atteindre des sommets de sainteté grâce à la Torah du Créateur, un privilège dont sont privées les nations du monde.
["Vous serez saints, car Je suis saint" = de même que la sainteté Suprême de D. est une réalité indéniable, de même tout juif peut parvenir à une sainteté quasiment équivalente (nous avons une partie divine en nous!)]

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-> Le juif doit être saint et pur partout, pas seulement chez lui. Certain se conduisent en juifs chez eux mais ont honte d’être juifs à l’extérieur, comme l’ont dit les assimilationnistes de toutes sortes : "Sois un juif dans ta tente et un homme quand tu sors".
Le juif doit être saint aussi lors des rassemblements, dans la rue, parmi ses connaissances et les étrangers, sans avoir honte de sa sainteté et de la distance qu’il garde.
[Divré Chaaré 'Haïm].

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-> Parmi les Bné Israël, certains sont très loin d’être saints. Cependant, lorsqu’on regarde le peuple juif dans son ensemble, on remarque sa nature élevée et ses traits nobles qui peuvent servir d’exemple à tous les peuples de la terre.
"Soyez saints" = Quand on regarde le peuple juif dans son ensemble (Hakehel), il est un peuple de saints.
[Hadrach véha'Iyoun]

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-> Quand un grand nombre de personnes se rassemblent, il est très facile d’en arriver à la frivolité. Il faut donc établir des barrières protectrices et des décrets comme l’ont fait nos Sages, par exemple à la Sim’hat Beit Hachoéva (la célébration pendant Souccot) pour séparer les hommes des femmes [voir guémara Soucca 51b].
Étant donné que cette paracha (Kédochim) a été dite lors de "Hakehel" (Rassemblement), à un moment où hommes, femmes et enfants étaient réunis, il fallait s’éloigner de l‘immoralité et dire : "Soyez saints".
[Alchikh haKadoch]

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-> On raconte sur le saint Rabbi Naftali de Ropschitz qu’un Roch Hachana où il se trouvait chez le Hozé de Lublin, il partit pour accomplir la mitsva de Tachlikh, et en chemin il rencontra le ‘Hozé qui revenait à ce moment-là de
Tachlikh. Le ‘Hozé demanda à Rabbi Naftali où il allait.
Il répondit : "Je vais ramasser ce que le Rabbi a rejeté". (Il voulait dire par là que ce qui était considéré pour le ‘Hozé, d’après la grandeur de sa sainteté, comme une faute qu’il fallait rejeter, était considéré pour les autres, qui lui étaient bien inférieurs, comme une mitsva qu’il fallait ramasser)

C’est également ce que signifie le verset : "Vous vous sanctifierez et vous serez saints" (Kédochim 20,7) : Une fois que vous vous serez sanctifiés, vous aurez tout de suite besoin de vous sanctifier de nouveau, pour pouvoir être saints. En effet, en tant que saints, de nouvelles fautes s’éveilleront chez vous, dont vous devrez alors vous sanctifier.
[Chem miChmouël]

[d'un côté plus on monte en sainteté, plus notre yétser ara se renforce.
Mais également, plus on monte de niveau en sainteté, plus au Ciel on a des attentes à notre égard qui sont élevées, et ce qui n'était pas une faute auparavant pourra le devenir (selon le fait que l'on juge un tsadik sur l'épaisseur d'un cheveu)]

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"Soyez saints, car Je suis saint, Moi Hachem votre D. Vous craindrez, chacun, votre mère et votre père" (Kédochim 19,2-3)

-> Quel est le lien entre le début de notre passage et sa fin : le commandement de respecter sa mère et son père?

Le rabbi Shmelke de Nikolsbourg (Imré Chmouël) répond :
Nos Sages (guémara Nida 31a) enseignent : "Trois partenaires sont impliqués dans la création de chaque être humain : Hachem, le père et la mère [du bébé]".

D. dote l'homme d'une âme Divine, et le corps humain est la contribution de la mère et du père.

Ainsi, l'intention du verset est la suivante :
- "Soyez saints, car Je suis saint" = Vous êtes saints grâce à votre âme Divine ; et vous devez devenir saints. Comment cela?
- en "respectant votre mère et votre père" = en soumettant votre composante "mère-père", votre corporéité.
Ne soyez pas asservis à vos désirs et envies physiques, maîtrisez-les, et par ce moyens, élevez-les au niveau de la sainteté.

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-> "Soyez saints, car Je suis saint, Moi Hachem votre D." (Kédochim 19,2)

Rabbi Israël Salanter enseigne :
Beaucoup de gens commettent l’erreur de penser que la sainteté ne concerne que les choses spirituelles. Mais dans la paracha Kédochim, la Torah fixe les conditions nécessaires pour atteindre la sainteté : "Ne volez pas, ne reniez pas et ne mentez pas", "ne maltraitez pas le prochain, ne dérobez pas", "ne commettez pas d’injustice dans un jugement", c’est de toutes ces choses que dépend la sainteté, "car je suis saint, Moi Hachem votre D.", dans le Ciel, pour ainsi dire, Je suis saint. Et si J’exige de vous la sainteté, c’est dans les choses matérielles, dans les transactions, le travail, le commerce, les relations avec autrui.

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-> "Parle à toute la communauté des Bné Israël et dis-leur : Soyez saints!" (Kédochim 19,2)

Rabbi Nissim Yaguen (Nétivé Or) enseigne :
Hachem nous ordonne : "Soyez saints!" afin que nous puissions nous maintenir à ses côtés, nous introduire dans son sanctuaire. C'est à cet effet que nous devons être saints.

Cet ordre a été adressé "à toute la communauté des Bné Israël" = Nous prétendons que la sainteté est réservée aux tsadikim, au contraire, la sainteté est un attribut propre à chaque juif!
[à chaque instant, nous devons agir de façon à influencer de la meilleure des façons notre âme, notre spiritualité!]

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-> "Soyez saints car Je suis Saint, Moi Hachem votre D." (Kédochim 19,2)

=> On peut s'interroger sur ce verset. Hachem est Saint. En quoi ce postulat est une raison pour que l'homme aussi soit Saint? L'homme n'a rien à voir avec la sainteté d'Hachem!

-> Rabbi Aharon Klivanir explique que l'homme a tendance à se comparer à son entourage. Le juif qui accomplit les mitsvot "correctement", a tendance à penser qu'il a atteint un niveau largement satisfaisant.
S'il se compare aux personnes qui l'entourent, certes, il est bien plus méritant que la majorité. Par rapport à sa famille, aux personnes de sa communauté et, à plus forte raison, aux non juifs dans la rue, il peut être considéré comme un homme Juste. Il fixe du temps chaque jour pour étudier, il est scrupuleux dans la cacherout et le Shabbat ...

Ainsi, il pourrait avoir le sentiment d'être largement quitte de son devoir. Que peut-on lui demander de plus, alors qu'il est investi davantage que la majorité des gens? Finalement, il ne vit pas à Bné Brak ou à Méa Chéarim!
Malgré tout, la Torah vient ordonner à l'homme de devenir saint : "Soyez Saints!" = ne vous contentez pas de votre niveau de pratique déjà atteint! Ne vous reposez pas sur le fait que par rapport aux autres, vous êtes bien plus investis! Cherchez à atteindre la sainteté! C'est-à-dire, à devenir des hommes saints.
Pourquoi être plus grand et si haut? La réponse de Hachem : "Parce que Je suis Saint".

Certes, à présent vous êtes bien plus grands car plus impliqués dans la Torah que la majorité des hommes.
Mais ne vous comparez pas à eux. Regardez plutôt la Sainteté de Hachem. Si vous vous trouviez devant Lui, est-ce que vous seriez au niveau? Par rapport à Sa Sainteté, la votre resterait largement insuffisante!

Mais pourquoi prendre comme référence la Sainteté de Hachem, et non celle des autres personnes qui nous entourent?
La réponse est simple. Après sa vie sur terre, l'homme se retrouvera devant Hachem. Ce qui sera alors véritablement considéré, c'est le niveau atteint avec lequel il se présentera devant Lui.
Ce jour, il sera confronté à la Sainteté de Hachem. Même si sa pratique dans le monde matériel dépassait largement celle de ses semblables, ce qui comptera, c'est comment il se présente devant Hachem. Et pour cela, il devra effectivement être un homme saint. Alors, "soyez saints, car Je suis Saint".

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