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Il est intéressant de noter que le monde à Venir n'est mentionné nulle part dans la Torah.
Le rabbi Shlomo de Zhvil explique que c'est parce que nous sommes les enfants d'Hachem (Réé 14,1).
Quelle est la différence entre un serviteur et un enfant? Un serviteur fait son travail pour recevoir une compensation. Ce n'est pas le cas d'un enfant. Tout ce que le père possède est à la disposition de l'enfant, tant qu'il ne se rebelle pas ou ne s'enfuit pas. Un enfant n'a pas besoin de salaire car il héritera de tout.
De même, la Torah n'a pas besoin de mentionner la plus grande des récompenses. En tant qu'enfants de D., absolument tout est à nous tant que nous faisons Sa volonté.

Moché note les points de départ des différents trajets dans le désert, selon les instructions d'Hachem [que nos Sages mettent en parallèle avec les différentes étapes que chaque juif traverse dans sa vie].
"Voici leurs déplacements selon leurs départs" (Massé 33,2).
N'oubliez jamais votre point de départ. Gardez à l'esprit que votre origine, votre âme, fait partie d'Hachem. Lorsque vous en êtes conscient, vous pouvez aller de l'avant.
[rabbi Sim'ha Bounim de Gour]

Venez et considérez combien est grand le pouvoir de ceux qui accomplissent des actes de charité.
Ils ne s'abriteront ni à l'ombre du matin, ni à l'ombre des ailes de la terre, ni à l'ombre du soleil, ni à l'ombre des ailes des 'hayot, des kérouvim ou des séraphins.
Mais sous les ailes de qui s'abritent-ils?
À l'ombre de Celui qui a créé le monde par sa parole [Hachem]. Comme il est dit : "Qu'elle est précieuse ta bonté, ô D.! Les enfants de l'homme se réfugient à l'ombre de tes ailes" (Téhilim 36,8).
[midrach Ruth rabba - chap.5]

Pourquoi Hachem est-il appelé haMakom (le lieu)?
Dans Sa sagesse, Il a choisi de faire dépendre l'existence constante de Son monde de Sa volonté. Il est le lieu où le monde existe.
Tout ce qui existe dans ce monde a besoin d'être soutenu et repose/tient [à chaque instant] sur Hachem.
[rav 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm]

Confiance & attachement à Hachem

"Tu t'attacheras à Lui" (Ekev 10,20)

-> Le Messé'h 'Hokhma commente que ce verset nous enseigne la mitsva d'avoir du bita'hon :
"Hachem est "notre Roi, notre Père, notre Sauveur" (Yéchayahou 33,22). Nous avons la émouna qu'Il est attaché à Ses créatures afin de subvenir à leur subsistance et à leurs besoins, et qu'il est à leurs côtés afin de les protéger de toute souffrance, de toute maladie et de tout manque vital, et qu'Il ressent plus que lui-même, ce qu'un homme ressent.
"Dans toutes leurs épreuves, Il est avec eux dans l'épreuve" (Yéchayahou 63,9), Il est Tout-Puissant, Unique, Hachem et connaît les agissements, les pensées profondes et les manigances de chacun ; Il agit donc pour son bien, mieux qu'il ne le ferait lui-même.
Dès lors, l’homme peut demeurer confiant, tranquille et serein et il ne lui incombe d'accomplir comme efforts pour obtenir sa subsistance que ce que le Créateur lui a imposé par décret Divin, comme l'a largement développé le célèbre 'Hassid (le 'Hovot Halévavot) dans son 'Chaar Ha Bita'hone'.

Et c'est tout le thème du verset : "Tu t'attacheras à Lui", car en se représentant mentalement qu'il est attaché à la Providence Divine et qu'Hachem ressent ses besoins mieux que lui-même, l'homme reste confiant et serein, et il ne s'inquiète jamais au sujet de ses affaires. Que valent, en effet, ses propres possibilités en regard de celles du Créateur auquel il est attaché, et qui ressent (si l'on peut dire) tout ce qui lui manque?
C'est ce qui s'appelle "attachement". Cette mitsva concerne tout le monde sans exception, comme nos Sages le commentent à propos du verset : "Nombreuses sont les souffrances du racha, et celui qui place sa confiance en Hachem, la bonté l'enveloppera" (Téhilim 32,10) = "même un racha, s'il place sa confiance en Hachem, la bonté l'enveloppera. Car puisqu'il place sa confiance en Lui, Hachem, par bonté, le sauvera"."

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-> "Il n'y a pas de désir au monde qui soit plus doux et plus chéri, plus aimé, plus désiré et plus espéré que l'attachement à Hachem"
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Béréchit 2,1]

Notre émouna donne de la puissance à Hachem

+ Hachem dit à Moché : "Pourquoi cries-tu vers moi? Parle aux Bné Israël et ils partiront" (Béchala'h 14,15)

-> Rachi commente : "Moché était debout et priait, et Hachem lui dit : "Ce n'est pas le moment de faire une longue prière, car le peuple juif est en détresse".

Pourquoi n'était-ce pas le moment de prier?
En vérité, tout moment est propice à la prière. Cependant, ce n'était pas le moment de faire une longue prière ... car la longue prière de Moché donnait au peuple juif le temps d'exprimer ses plaintes.
Ces plaintes sont autant de munitions pour la midat hadin (l'Attribut strict de la Justice), comme l'indique Rachi (Béchala'h 14,19) : " Israël était jugée à ce moment-là pour savoir si il serait sauvée ou non".

Leur manque de foi les met en danger, car Hachem déploie Sa puissance en proportion directe de la foi de Ses sujets. Lorsque ses sujets mettent leur foi en Lui, ils méritent de voir Sa main puissante.

Cependant, lorsqu'ils ne Lui font pas confiance, Sa puissance est diminuée, comme l'indique la Torah : "le Tsour (rocher, l'un des noms d'Hachem) qui t'a donné naissance est devenu "faible"" (Haazinou 32,18).
Il est évident qu'Hachem n'est pas faible. Cependant, notre manque de foi fait que Hachem apparaît faible.
[Maharal - Gour Aryé]

[il est écrit : "donner de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Ainsi, plus nous témoignons de la émouna, plus nous donnons de la force à Hachem pour qu'Il puisse nous combler du meilleur. ]

Le Messé’h ‘Hokhma & Terre d’Israël

+ Le Messé'h 'Hokhma & Terre d'Israël :

-> Le Messé'h 'Hokhma (sur Bé'houkotaï 26,44) enseigne :
Voici, depuis que les juifs vivent parmi les nations, depuis de nombreuses années, pendant lesquelles personne ne croyait qu'ils survivraient d'une manière aussi merveilleuse ... la Providence [divine] fonctionne [comme suit] : les juifs trouvent le repos pendant près de cent ou deux cents ans. Puis un vent de tempête se lève et disperse ses myriades de vagues, détruisant tout, balayant tout sans pitié, jusqu'à ce qu'ils soient dispersés, seuls.
Ils courent, ils fuient vers un endroit lointain, où ils s'unissent et redeviennent un peuple. Ils intensifient leur étude de la Torah ; leur sagesse connaît un grand succès, jusqu'à ce qu'ils oublient qu'ils sont des étrangers dans un pays étranger. Ils pensent que c'est leur lieu d'origine et ils n'attendent plus le salut spirituel d'Hachem au moment prévu.
Une tempête encore plus forte s'abattra sur cet endroit et rappellera [à chacun d'entre eux] d'une voix tonitruante : "Tu es juif! [Souviens-toi] qui t'a fait homme! Va vers une terre que tu ne connais pas!"

C'est ainsi que la situation des juifs dans les pays des nations fluctue, comme un œil averti peut le constater dans les livres d'histoire. Il y a deux raisons à cela : préserver la religion vraie et pure, et préserver la nation juive ...

Telle est la voie du peuple juif : lorsqu'il entre dans un pays étranger, il ne se consacre pas à la Torah, car il est affaibli par les troubles, les décrets (maléfiques) et l'expulsion.
Par la suite, un esprit divin s'éveille en lui, l'incitant à revenir à ses racines sacrées. Il étudie alors et diffuse la Torah ; il accomplit des choses merveilleuses, jusqu'à ce que la gloire de la Torah atteigne son apogée. Cependant, la nouvelle génération n'a rien à ajouter, aucun moyen de surpasser ses prédécesseurs. Que fera l'homme de son désir de se distinguer et de découvrir de nouvelles choses?
Il critiquera l'héritage de ses ancêtres sur la base d'une fausse [nouvelle] idée. Il imaginera de nouvelles choses, oubliant ce qui est arrivé à son peuple lorsqu'il a vacillé dans une mer de troubles, aussi [graves] fussent-ils. Très vite, il dira : "Nos pères nous ont légué un héritage de mensonges".

Le juif, en général, oubliera d'où il vient, se considérant comme éternellement enraciné dans sa terre natale. Il abandonnera l'étude de sa religion pour apprendre des langues qui ne sont pas les siennes. Il apprendra des mœurs corrompues des non juifs, et non de leurs mœurs vertueuses.
Il pensera que Berlin est Jérusalem ... [ça glissera vers une petite Jérusalem, puis aussi bien que Jérusalem ... (rien que penser comparer Jérusalem ne devrait pas être envisageable tellement elle est sublime!) ]

Puis un vent tempétueux viendra le déraciner de son tronc et le déposera au milieu d'une nation lointaine dont il n'a pas appris la langue. Il réalisera alors qu'il est un étranger, que sa langue est notre langue sacrée, que les langues étrangères sont comme des vêtements temporaires, que ses origines se trouvent dans la race juive et que ses consolations sont celles des prophètes d'Hachem, qui ont prophétisé sur la souche de Yichaï à la fin des temps. Au cours de ses pérégrinations, il oubliera sa Torah, sa profondeur et son pilpoul.

Il se reposera alors un peu ; un sentiment sacré s'éveillera en lui ; ses fils se renforceront ; ses jeunes progresseront dans la Torah d'Hachem, et ils se lèveront pour diffuser la Torah dans ces contrées, où elle était déjà tombée dans l'oubli. De cette manière, il survivra et restera fort. Telle est la voie suivie par le peuple juif depuis le jour où il a commencé ses pérégrinations ...

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[on voit que même s'il y a beaucoup de Torah mais pas le désir d'aller habiter en terre d'Israël, cela est répréhensif.
Les nouvelles générations pour innover de leur ancêtre oublie l'importance d'aller vivre en Israël, préférant s'installer pour toujours, dans le confort en dehors d'Israël, en venant presque à se convaincre qu'ils sont réellement en Israël (petite Jérusalem). ]

[tant que nous sommes en dehors d'Israël nous sommes dans un lieu précaire où du jour au lendemain Hachem peut faire en sorte qu'on nous mette dehors (surtout si on s'y sent trop bien, trop chez nous). Ainsi, il est bien de miser (pour nous et notre famille) sur notre vraie terre éternelle, nous évitant bien des pérégrinations parmi les terres des nations. ]

Mitsva individuelle & collective

La Torah se donne beaucoup de mal dans la paracha Nasso pour répéter les korbanot des Nesiim (chefs de tribu), en précisant le korban de chaque Nassi individuellement.
La Torah veut nous enseigner que lorsqu'un individu accomplit une mitsva, cela n'est pas considéré au ciel de la même façon qu'un acte collectif, mais plutôt Hachem se réjouit pour chaque individu comme s'il était la seule personne au monde.
L'amour et la joie d'Hachem pour chaque individu (juif) ne diminuent pas simplement parce que beaucoup de gens accomplissent la même mitsva que lui.
[Alter de Kelm - cité par le rav Yaakov Aryeh Naiman - Darké Moussar ]
[imaginons le Kotel remplit, et bien pour Hachem c'est comme si chaque juif présent est le seul au monde à faire cette mitsva! Hachem l'aime et l'apprécie immensément. ]

Lorsque les mondes restent attachés à leur matérialité, le service parfait de D. leur est inaccessible, mais lorsqu'ils prennent leurs distances et s'extraient de leur matérialité, ils sont capables de servir D. parfaitement.
... Lorsqu'une personne s'éloigne de sa matérialité [chacun selon son niveau, ses attirances au matériel], Hachem lui apparaît.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot 2,4 ]

L'âme est considérée comme une "une partie du D. en-Haut" ('hélek Eloka mimaal - Iyov 31,2).
Le Tanya (Likouté Amarim - chap.2) ajoute le mot "mamach" pour montrer qu'on doit le comprendre au sens le plus littéral.

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-> Les anges ne sont qu'une partie de la création.
Le rabbi Schnéour Zalman de Liadi (Iguéret Kodech - épître 23) écrit que "si un ange se tenait en présence d'un groupe de 10 juifs, même s'il n'y avait pas de paroles de la Torah [discutées] entre eux, une terreur et une crainte infinies et illimitées s'abattraient alors sur lui en raison de la présence divine qui règne sur eux, au point qu'il serait complètement anéanti!"
[la raison pour laquelle les êtres humains ne réagissent pas de la même manière est qu'ils sont moins raffinés (purs) et ont beaucoup moins de sensibilité et de perception spirituelles que les anges, et qu'ils ne sont donc pas conscients de la présence dans laquelle ils se trouvent. (cela permet aussi au libre arbitre d'exister). ]