Les anges

+ Les anges – Paracha Vayéra :

-> Hachem envoya à Avraham 3 anges : Mi’haël, Gabriel et Raphaël.
Ils devaient venir de toute façon, car ils avaient pour mission d’apporter un message à Avraham, mais afin de donner la possibilité à Avraham d’offrir l’hospitalité, D. les lui envoya sous l’apparence d’êtres humains.
[Méam Loez – Vayéra 18,2]

-> Lorsque les anges marchaient ensemble, Mi’haël, le plus important des 3, se trouvait au centre, Gabriel se tenait à sa droite et Raphaël à sa gauche.
C’est là l’attitude à adopter quand 3 hommes marchent ensemble, et qu’il en est un plus éminent que les autres.
[Méam Loez – Vayéra 18,3]

-> « Ils mangeaient » (18,8)
Les érudits prononcent des paroles de Torah lors de chaque repas, afin de nourrir leur âme.
Il ne fait aucun doute qu’Avraham discuta de la Torah avec ses visiteurs, selon son habitude.
Il leur expliqua les voies de Hachem et donc leur procura une « nourriture » spirituelle supérieure à celle physique.
C’est pourquoi il est écrit qu’ils « mangèrent ».

Nous apprenons ainsi que l’on doit respecter les coutumes de l’endroit où l’on est accueilli. Même les anges agirent en se conformant aux usages.
Selon une autre opinion, les anges avalèrent la nourriture en l’honneur d’Avraham.

Hachem envoya 3 anges et non un seul. Chaque ange a une mission différente.
Raphaël vint guérir Avraham des souffrances de la circoncision.
Mi’haël vint annoncer à Sarah l’heureuse nouvelle [d’une prochaine naissance].
Gabriel vint pour détruire Sodome.
[…]

Bien que D. apparu à Avraham, il ne l’avait ni guéri, ni ne lui avait annoncé que Sarah enfanterait.
Hachem voulait montrer que la seule raison de sa visite était d’honorer Avraham.
[Méam Loez]

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+ « Lavez-vous les pieds et reposez-vous sous l’arbre » (Vayéra 18,4)

-> On trouve dans le livre « Béer Moché », le commentaire suivant :
« Lavez-vous les pieds » (véra’hatsou raglé’hem – וְרַחֲצוּ רַגְלֵיכֶם) a la valeur numérique 613, allusion au fait qu’il voulait leur demander de s’éloigner de l’idolâtrie, comme l’ont dit nos Sages (guémara Baba Métsia 86b), qu’il les soupçonnait d’être des idolâtres, or la foi a autant d’importance que toute la Torah, ainsi qu’il est écrit : « Toutes tes mitsvot sont la foi » (Téhilim 119).

C’est pourquoi, il a demandé « lavez-vous les pieds et reposez-vous sous l’arbre » (וְרַחֲצוּ רַגְלֵיכֶם וְהִשָּׁעֲנוּ, תַּחַת הָעֵץ) = cette phrase dont en hébreu les 1eres lettres permettent de former le mot : « Torah » (תּוֹרָה), et les dernières lettres le mot : « mitsvot » (מצוות).

Il est écrit dans le Zohar : « L’arbre : sache que Hachem est un arbre de vie pour tous », c’est pourquoi « reposez-vous sous l’arbre », et non sous une quelconque idole.

La ville de Sodome

+ La ville de Sodome :

-> Sodome était une ville très riche, exportant de l’or et des pierres précieuses.
La région dans laquelle elle se trouvait recelait d’immenses ressources et sa population n’avait aucun soucis d’argent. Aucune autre ville n’était bénie comme Sodome.

Pourtant, ses habitants étaient profondément méchants. Sodome s’est distinguée par 4 péchés :
1°/ Ses habitants avaient un comportement sexuel immoral.
A 6 heures de Sodome, il y avait une oasis composé d’agréables sources et d’arbres fruitiers magnifiques.
Aux mois d’été, les habitants des 5 cités : Sodome, Gomorrhe, Adma, Tsévoyim et Tsoar, s’y réunissaient et célébraient un carnaval.
Pendant 4 jours et 4 nuits, ils mangeant, buvaient et s’offraient mille plaisirs.
Hommes et femmes se mélangeaient sans tenir compte des liens maritaux ou familiaux. Ils s’adonnaient ainsi à l’adultère, l’inceste et à l’homosexualité.

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2°/ Ils interdisaient aux voyageurs de traverser leur ville.
La règle établie voulait que personne n’accorde l’hospitalité, et que tout visiteur devait passer la nuit dehors.
Même les arbres avaient été coupés afin d’empêcher les oiseaux d’y trouver refuge.
Quiconque transgressait cette loi devait être brûlé vif.
[…]

Les sodomites détestaient l’idée de l’hospitalité. Ils avaient conçu des lits très « spéciaux » qu’ils proposaient aux visiteurs désireux de se reposer.
Dès lors que le voyageur épuisé s’était confortablement installé, son repos était brutalement interrompu.
– S’il avait une grande taille, on lui donnait un lit court et ses pieds étaient coupés pour qu’ils ne dépassent pas.
– Les individus petits, quant à eux, étaient mis dans de grands lits. Trois hommes tiraient alors ses bras, tandis que 3 autres lui écartelaient les jambes afin qu’il ait la taille requise.
Ils riaient des cris de souffrance de leurs victimes.
[…]

Loth avait une fille, Plétit, mariée à un sodomite.
Un jour, un pauvre lui demanda l’aumône car tout le monde lui refusait la moindre nourriture.
Plétit eut pitié de lui, et en secret lui apporta à manger.

Chaque fois qu’elle se rendait au puits, elle cachait une miche de pain qu’elle laissait pour le pauvre homme. Ce manège ne dura qu’un temps.
En effet, les autorités surveillaient cet indigent et attendaient qu’il meure de faim.
Voyant qu’il restait en bonne santé, ils suspectèrent qu’on lui venait en aide. Ils décidèrent de mener une enquête.
Trois sodomites suivirent les faits et gestes du pauvre, et découvrirent rapidement le manège de la fille de Loth.
Elle fut arrêtée et condamnée à être brûlée vive.
On dressa un bûcher et toute la population fut invitée à assister à ce « spectacle ».

Un jour, une jeune fille fut accusé d’un « crime » identique. Elle fut condamnée à être recouverte de miel de la tête aux pieds, et fut ensuite jetée dans une fourmilière.
Lorsque les fourmis commencèrent à manger sa peau, ses cris déchirants auraient figé de terreur qui que ce soi. Pourtant, aucun des monstres de Sodome n’eut pitié d’elle.

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3°/ La corruption régnait dans Sodome.
[Au-delà de favoriser l’appropriation finale des biens des voyageurs,] les lois de Sodome étaient injustes et favorisaient toujours les riches.
Par exemple, un homme qui possédait une vache devait s’occuper de tout le bétail de la ville un jour par an. Par contre, celui qui n’en avait pas devait le faire 2 jours par an.
[…]

4°/ Le meurtre était chose courante à Sodome. La justice dévoyée de ces villes provoqua la mort de nombreux innocents, puisque favorable aux criminels.

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-> Les sodomites étaient si réchaïm (impies) et si corrompus qu’ils méritaient d’être détruits jusqu’au dernier. Même s’ils s’étaient repentis, ils n’auraient pas pu être pardonnés. Pourtant, Hachem eut pitié d’eux et leur donna la possibilité de changer leur voie.

Ces villes existaient depuis 52 ans. Or, 25 années avant leur destruction, Hachem leur envoya des présages les avertissant du destin qui les attendait : des tremblements de terre secouèrent toute la région, et après chacun d’eux, un arc en ciel apparaissait.
Des pluies diluviennes tombèrent également, les prêtes virent dans ces signes une catastrophes imminente. Malgré tout, ils ne modifient pas leur comportement.
[…]

Selon certains commentateurs, le cri de la jeune fille dévorée vivante par les fourmis, aurait incité la justice Divine à mettre au banc des accusés ces 2 villes.
[…]

En général, Hachem châtie ceux qui ont le cœur dur face à un pauvre.
La plainte de l’indigent monte aux cieux. Il ne faut jamais donner la possibilité à un pauvre de nous maudire. Hachem entend ses cris même lorsqu’ils sont sans motif.

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+ La destruction de Sodome :

-> Les 2 anges qui se rendaient à Sodome étaient Michaël et Gabriel.
Michaël pour sauver Loth, et Gabriel pour détruire la ville.
Michaël a la capacité de parcourir le monde en un battement d’aile, tandis que l’ange Gabriel, en a besoin de 2.

=> Dans ce cas, pourquoi leur fallut-il si longtemps pour aller de Hébron à Sodome, alors qu’ils auraient pu parcourir la distance en un instant?
[ils avaient rendu visite à Avraham tard dans la matinée, et « arrivèrent à Sodome le soir » (Vayéra 19,1)]

Gabriel avait pour mission de détruire Sodome, mais quand il vit Avraham débout priant pour la ville, il attendit, espérant que celui-ci pourrait faire annuler ce décret.
Comme Avraham passa toute la journée à intercéder en faveur des Sodomites, ils n’arrivèrent à Sodome que le soir.
[…]

La Torah dit : « Loth était assis à la porte de Sodome » (Vayéra 19,1) = Loth venait justement, ce jour-là, d’être nommé juge suprême de la ville.
[…]

« Ne regarde pas en arrière … de crainte de périr » (Vayéra 19,17)
L’ange dit : « Ne regarde pas derrière toi! Parce que tu n’es pas saint, tu es indigne de voir la destruction de tes voisins.

Les péchés d’un homme sont inscrits sur son front. Si l’ange de la destruction rencontre un pêcheur, il doit le tuer. C’est pourquoi Noa’h se réfugia (caché) dans l’Arche. »

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-> Hachem, entouré de Son tribunal céleste, a décrété sur Sodome les 6 châtiment suivants :

1°/ Une pluie brûlante s’abattit pareille à celle du Déluge ;

2°/ Le feu descendit des cieux. Au début, pour inciter la population au repentir, une pluie intense mais normale tomba.
Comme ils continuèrent à se rebeller contre D., la pluie se transforma en feu et en soufre.
Ils périrent engloutis et brûlés.

3°/ A l’origine, ces 4 villes se trouvaient sur une montagne. L’ange étendit la main et renversa la montagne sur elles.

4°/ Il fut décrété que la terre et toute chose poussant dans la région, deviendraient très nocives.

5°/Lorsque les nuages passent au-dessus de Sodome, la pluie devient toxique et brûle sol. Rien ne peut croître dans la région de Sodome.

5°/ Les Sodomites furent aussi dépravés durant leur vie qu’après leur mort. C’est pourquoi, ils n’ont pas part au monde futur, et ne ressusciteront pas.
[…]

Mesure pour mesure : les sodomites n’accordèrent jamais la charité qui est la vie même des pauvres, la vie leur fut retirée dans ce monde comme dans le monde futur.

Ils fermèrent leurs chemins afin d’interdire la traversée de leurs terres aux étrangers : aussi, les portes du Ciel se fermèrent devant eux, leur refusant la miséricorde.

=> La Torah relate dans le détail tous ces événements, pour que nous n’imitons pas le comportement des Sodomites.

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[en effet, le Zohar commente :
Les habitants de Sodome et Amora ne se lèveront pas au jour du jugement [ils ne participeront pas à la résurrection des morts] …
De même que leur terre a disparu à jamais, eux aussi ont été anéantis pour toujours.

Constatons que D. juge « mesure pour mesure » :
De même qu’ils ne ranimaient pas les mendiants en les nourrissant, de même Hachem ne rendra pas la vie à leur âme dans le monde futur.
Puisqu’ils se sont dérobés de la charité appelée « ‘haïm » (la vie), D. leur a retiré la vie dans ce monde-ci et dans le monde à venir.
Enfin, ils ont privé leurs contemporains de certaines voies, alors D. les privera des voies de la miséricorde : Hachem ne les prendra en pitié ni dans ce monde, ni dans le monde à venir. ]

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-> « La femme de Loth, ayant regardé en arrière, devint une statue de sel » (Vayéra 19,26)

De même que le sel conserve la viande, l’empêchant de pourrir, la charité protège nos biens.
Si une personne cherche à sauvegarder ses biens, elle devra les employer à des fins charitables, prenant en pitié les pauvres.

[selon la guémara (Kétoubot 66b) : « la tsédaka est le sel de l’argent ».
Ainsi, parce que la femme de Loth (Irith) n’était pas charitable, elle fut transformé en colonne de sel, lorsqu’elle s’est retournée pour regarder la ville, malgré l’avertissement de Gabriel.
De même qu’elle a refusé de donner du sel lorsque Loth en avait demandé pour les invités, de même elle fut transformée en statue de sel.]

Selon certains, la femme de Loth comprit que ses richesses avaient disparues (avec la ville de Sodome) et qu’elle n’aurait aucun héritage de son mari. Elle en fut extrêmement attristée.
Ainsi, elle regarda « derrière lui », et non pas « derrière elle ».

[Littéralement, le mot a’harav peut aussi être traduit « après lui », c’est-à-dire au-delà de sa mort : celle de Loth]

Hachem dit : « Non seulement elle n’a pas « salé » ses biens avec la charité, et elle n’a pas permis à Loth de recevoir des invités, mais maintenant elle s’inquiète pour son héritage, au lieu de se repentir. Qu’elle soit changée en statue de sel! »

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+ « L’aînée dit à la plus jeune : « Notre père est âgé, et il n’y a plus d’homme dans le monde pour s’unir à nous selon l’usage de toute la terre. Et bien! Enivrons de vin notre père, partageons sa couche, et par notre père nous obtiendrons une postérité ». » (Vayéra 19,31-32)

-> Quand les filles de Loth assistèrent à la destruction de Sodome, elles supposèrent que le monde entier avait été détruit, comme à l’époque du Déluge.
Cachées dans une grotte, elles crurent qu’elles et leur père étaient les seuls survivants.
[…]

On peut se demander comment obtinrent-ils ce vin?

Les habitants de Sodome utilisaient des grottes pour entreposer le vin. La terre était si généreuse et le vin si abondant, qu’il n’y avait pas suffisamment de place chez eux dans leurs celliers
Ils stockaient les barils dans les cavernes des montagnes sans crainte de vol, puisque le vin ne manquait pas.

Selon une autre opinion, le vin avait été miraculeusement placé par Hachem dans la caverne.

[Il est important d’avoir à l’esprit] que les filles de Loth étaient animées de mobiles élevés, et étaient dignes d’avoir le machia’h pour descendant.
En effet, le fils de la 1ere fut Moav ; et Ruth, l’arrière grand-mère du roi David était Moavite.

[Source : b’h, compilation personnelle issue du Méam Loez]

« Comme il (Avraham) levait les yeux et regardait, il vit 3 personnages debout près de lui. En les voyant, il courut à eux du seuil de la tente et se prosterna contre terre » (Vayéra 18,2)

-> Le Ohr ha’Haïm enseigne :
Par les mots : « il regardait », la Torah nous indique que lorsque Avraham les vit, il fut guéri de ses maux et courut à leur rencontre. Car l’ange était visible de loin, mais sur le plan spirituel, ceci ne représente pas un obstacle pour empêcher la guérison.

Immédiatement, [l’ange] Raphaël remplit sa mission et le guérit.
Sentant qu’il était guéri, Avraham se prosterna à terre devant ces envoyés célestes. »

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-> D’une façon similaire, le Ohr ha’Haïm explique : « réé ano’hi », dans le sens de : « regardez-moi et vous comprendrez et accepterez [le bien absolu du monde futur] ».
En d’autre termes, ce verset fait allusion à l’idée selon laquelle la seule observation du visage de Moché allait conduire le peuple à choisir la voie de la bénédiction et du salut.

=> Il en découle que la simple vue d’un ange ou d’un tsadik nous apporte la guérison!

+ Akédat Its’hak = Penser aux pauvres, même au comble de notre joie :

-> Selon le Méam Loez (Vayéra 22,1), une des raisons de l’énorme épreuve d’Avraham de la Akédat Its’hak est la suivante :

A la naissance d’Its’hak, Avraham fit un grand festin et invita 32 rois.
Au cours de ce festin, le Satan vint devant Hachem et accusa Avraham en disant : « Maître de l’univers, Tu as donné à Avraham un fils alors qu’il était âgé de 100 ans. Il a dressé un immense banquet, mais ne t’a pas même offert un pigeon (en sacrifice). J’ai donc raison quand j’affirme qu’il n’y a pas un seul homme de bon sur terre. »

Rabbi Chimon bar Yo’haï (dans le Zohar), explique que le Satan vint chez Avraham déguisé en mendiant, en quête d’une aumône (tsédaka) et d’un peu de nourriture du festin.
Comme Avraham était très occupé aux préparatifs de la fête et à accueillir ses invités royaux, il ne prêta aucune attention à ce « mendiant ».
Sarah, de son côté, surveillait les enfants.
C’est pourquoi le Satan dénonça Avraham.

=> Lorsque l’on fait un festin, (au comble de notre joie), il ne suffit pas de donner la charité aux pauvres (c’est bon, partez!), on doit également leur faire partager le repas de fête, car c’est cela qu’ils attendent avec impatience.
[la Akédat Its’hak nous apprend qu’une terrible épreuve peut être décrétée sur nous, si nous ne prenons pas garde à cela!]

« La guémara (Nédarim 32a) affirme qu’Avraham reconnut son Créateur à l’âge de 3 ans, tandis que moi, je L’ai connu dès le ventre maternel. »
[rabbi Israël de Rozin – sur paracha Vayéra]

-> Le rabbi David ‘Hanania Pinto commente :
Tout enfant né de parents craignant D., Le reconnaissant et observant Sa Torah, a l’immense mérite de reconnaître Hachem, par leur biais, avant même sa venue au monde, alors qu’il se trouve encore dans le ventre de sa mère.

En effet, tout acte empreint de sainteté accompli par les parents transmet au fœtus une influence positive.
Par exemple, lorsqu’une maman enceinte, allume les bougies de Shabbath, l’âme du fœtus jouit elle aussi de cet éclairage spirituel.
Quand, avant de manger un aliment cashère, elle prononce la bénédiction avec ferveur, elle amplifie la reconnaissance du Créateur de son fœtus.

Par contre, Avraham ne jouit pas d’un tel avantage. Conçu dans une atmosphère d’impureté, entouré par une population d’idolâtres réchaïm, il ne put reconnaître D. que suite à un long travail personnel, à l’âge de 3 ans.

[=> Il en découle de cela l’importance d’être très vigilant aux influences sur notre enfant, avant même sa naissance.
En effet, nous avons tous tendance à tout minimiser/relativiser (c’est bon, ce n’est qu’un bébé!), alors qu’en réalité il absorbe tout,pour le bien comme pour le mal.]

« Avraham aperçut 3 hommes se tenant face à lui. Il aperçut et courut à leur rencontre » (Vayéra 18,1-2)

=> Que vient nous apprendre la répétition du mot : « aperçut »?

-> Selon le rav Chakh, elle vient nous apprendre, que pour accéder au niveau de bonté et de solidarité requis par la Torah, il faut s’efforcer d’apercevoir, de percevoir les besoins de l’autre.

1°/ Il faut regarder une personne afin de lui témoigner de la considération et du respect (ex: en lui adressant un regard bienveillant).
Cela va réveiller en nous des sentiments positifs à son égard, et autrui reçoit notre message : « Je suis regardé par autrui, c’est donc que j’existe, que je suis une personne de valeur. »
C’est gratuit, et combien cela peut faire du bien, réchauffer notre prochain.

2°/ Il faut également regarder une personne afin de pouvoir déceler ses véritables besoins du moment (une écoute, de la considération, à manger, …).
Je regarde autrui car j’ai envie de sortir de mon système de penser, pour venir prendre celui de mon prochain.
Je n’agis pas pour me donner bonne conscience, mais afin d’être utile, d’agir pleinement pour le bien d’autrui.

=> La Torah souligne par 2 fois le mot « aperçut » pour mettre l’accent sur le sens profond de la bonté, trait qu’Avraham a particulièrement développé.

[Contrairement à Rabbénou Bé’hayé, le Maharal (Gour Aryé) est d’avis que Avraham n’était pas au courant que ses visiteurs étaient des anges.
Cependant, il traitait chacun de ses visiteurs comme s’ils étaient importants comme des anges!]

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-> Le midrach (Béréchit rabba 48,9) justifie cette répétition de « aperçut » à 2 reprises :

« Avraham s’est dit : ‘Si je vois la présence divine posée sur eux, je saurai qu’ils sont des hommes importants. Et si je vois (aussi) qu’ils se portent du respect mutuellement, je saurai que ce sont des hommes convenables’.
Lorsqu’il a vu qu’ils se respectaient, il a su qu’ils étaient effectivement des gens bien »

-> Le rav ‘Haïm Chmoulevitch (Si’ha 10) fait remarquer qu’un homme peut ainsi être si grand qu’il est entouré par la présence Divine, cependant un doute subsiste si c’est un homme digne, convenable, c’est-à-dire qui honore son prochain.
Par le 1er regard, Avraham fut convaincu que la présence Divine réside parmi eux, mais il ne court à leur rencontre qu’après avoir vérifié, par le 2e regard, qu’ils se portent mutuellement du respect et de la considération.

=> Le rav Chmoulévitch de conclure : Il est plus important d’honorer son prochain que d’attirer la présence Divine sur soi.

Il est intéressant de noter que l’honneur ou le respect se dit : kavod (כבוד), qui provient de l’adjectif : kavèd (lourd – כבד).
En effet, honorer une personne, c’est donner du poids et de la considération à ce qu’il fait et à ce qu’il est.

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[le double emploi de « aperçut » enseigne que nous devons avoir un regard qui se focalise sur le positif d’autrui (même quand cela n’est pas évident), et également que nous devons faire en sorte qu’autrui s’aperçoive qu’il a de l’importance à nos yeux.
=> Lorsque autrui est « lourd » (important) à nos yeux, alors nous le remplissons de respect (kavod), d’estime de lui-même, ce qui est encore plus vital à un bon épanouissement que la nourriture.

Ainsi, Avraham voyait chacun de ses visiteurs comme des anges, et alors la nourriture principale qu’il leur donnait n’était pas celle physique, mais émotionnelle. (de façon indirecte, il leur signifiait : je t’apprécie et tu es quelqu’un de bien, donc agis en fonction de cela, en faisant la volonté du maître du monde!)]

« Ils (les anges) lui dirent : Où est Sarah ta femme? » (Vayéra 18,9)

On peut expliquer cette question de la façon suivante.
Les anges savaient qu’Avraham était un grand homme. En effet, dans le Ciel, on parlait beaucoup de ses mérites et de ses actions extraordinaires. Ainsi, quand ces 3 anges descendirent sur terre pour se rendre chez Avraham, ils tentèrent d’analyser ses actes pour se rendre compte de par eux-mêmes de sa grandeur.
Mais Avraham, qui était humble, dissimulait ses bonnes actions et ne les exposait pas. De la sorte, les anges ne se rendirent pas tellement compte de sa grandeur.

C’est ainsi qu’ils lui demandèrent où est Sarah. En effet, puisque Avraham ne laissait rien apparaître, ils voulaient voir si tout au moins, ils pourraient discerner chez Sarah des attitudes élevées qui expliqueraient la grandeur de ce couple.
Et là Avraham leur répondit : « Elle est dans la tente », que Rachi explique comme voulant dire : « Elle est discrète ». Ainsi, Avraham répondit que même de Sarah, ils allaient rien discerner de grand, car elle aussi, elle est discrète et ne montre pas sa véritable valeur.

[rabbi Yé’hiel Mi’hal de Zlotchov]

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-> Selon certains commentateurs, les anges sont incapables de lire dans les pensées de l’homme, à moins que D. ne les leur révèle.
C’est la raison pour laquelle l’ange a demandé : « Où est Sarah ta femme? »
L’ange ignorait où elle se trouvait.
[Méam Loez – Vayéra 22,11-12]

« Hachem lui apparut dans les plaines de Mamré » (Vayéra 18,1)

-> Selon Rachi : C’est Mamré qui l’avait conseillé à propos de la circoncision. Ainsi est-ce sur ses terres que Dieu S’est révélé à Avraham.

-> Dans le Parpéraot léParachat haChavoua, il est enseigné que Mamré (מַמְרֵא) est l’acronyme de différentes difficultés que Avraham a pu endurer :
– le מ (mitsrayim) = lorsque Pharaon a pris Sarah ;
– le מ (méla’him) = les rois que Avraham a dû combattre ;
– le ר (ra’av) = la famine dans le pays ;
– le א (ésh) = Avraham a été jeté dans le feu de la fournaise à Hour Kasdim.

=> C’est ce à quoi Mamré faisait allusion à Avraham : il convient que tu fasses la volonté de D. en te circoncisant, Lui qui t’a sauvé de toutes ces épreuves.

3 Questions/Réponses – Paracha Vayéra

+ 3 Questions/Réponses – Paracha Vayéra :

1°/ Après avoir sacrifié un bélier sur l’autel qui était initialement destiné à Its’hak, la Torah relate (v.22,19) que Avraham est retourné auprès de Eliézer et Yichmaël, qui l’attendaient à distance, et ensemble ils allèrent vers Béer Chéva.
On peut constater qu’aucune mention n’est faite concernant Its’hak.
Où est-il allé après la Akéda?

-> Le Targoum Yonathan ben Ouziel écrit que les anges ont amené Its’hak dans la yéchiva de Chèm, où il a étudié pendant 3 ans, jusqu’à ce que Rivka soit assez âgée pour se marier avec lui.

Selon le rav Chloma Margolis (Darké Hachlémout), on peut tirer d’ici une importante leçon de vie.
En effet, même après avoir atteint les plus hauts niveaux, on ne doit pas devenir indulgent avec soi-même, et l’on doit toujours s’efforcer de devenir encore plus grand.
[tant qu’il y a de la vie, c’est qu’il y a encore moyen de grandir, de devenir plus proche de Hachem]

Selon le Sifté Cohen, il était important que Its’hak parte précisément à ce moment, car Avraham avait alors davantage d’amour pour son fils, et il aurait semblé comme s’il regrettait sa décision de vouloir le sacrifier.
En montrant qu’il était prêt à se séparer de son fils (le quittant au loin pour la yéchiva), il montrait alors clairement que sa décision n’a pas été prise dans un instant de folie, sur un coup de tête.

-> Le Daat Zékénim enseigne que Avraham a fait partir Its’hak, en cachette pendant la nuit, afin de le protéger du mauvais œil (ayin ara).
Il fait remarquer que suite au sauvetage miraculeux de la fournaise de ‘Hanania, Michaël et Azaria, il n’est plus fait aucune mention d’eux. Une opinion de la guémara (Sanhédrin 93a) est qu’ils sont morts à cause du mauvais œil.

-> Le Panéa’h Raza est d’avis que Avraham a blessé Its’hak pendant la Akéda, et que suite à cela des anges l’ont pris au Gan Eden pour qu’il récupère et guérisse.

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2°/ « [Avaham] vit 3 hommes debout près de lui » (Vayéra 18,2)
Selon Rachi : L’un pour annoncer la bonne nouvelle à Sarah, un autre pour détruire Sodome, et un troisième pour guérir Avraham (de sa circoncision).

La guémara (Baba Batra 16b) nous enseigne que Avraham portait un pierre précieuse autour du cou, qui avait le pouvoir de guérir toute personne qui la regardait.

Ainsi, pourquoi Hachem avait-Il besoin d’envoyer un ange pour guérir Avraham, alors qu’il pouvait le faire lui même en regarder sa pierre?

-> Selon le Maharcha, certes Avraham pouvait se guérir tout seul, mais il ressentait que pour être vraiment entier avec Hachem (tmimout), il devait laisser son rétablissement dans les mains de D.

-> Le ‘Hida, le rav Moché Feinstein et le rav ‘Haïm Kanievsky expliquent que puisque sa douleur provenait d’une mitsva, alors elle lui était précieuse.
En effet, il ne voulait rien faire qui puisse être interprété comme un regret d’avoir réalisé cette mitsva, en raison de ses conséquences.

-> Selon la guémara (Taanit 20b), les miracles qui sont réalisés pour une personne réduisent sa part dans le monde à venir.
Cet enseignement nous permet de comprendre le désir de Avraham de ne pas avoir recours à un remède miraculeux (sa pierre précieuse).

-> Le Panéa’h Raza a un avis différent des précédents.
Il cite la guémara (Béra’hot 5b), rapportant que Rabbi Yo’hanan avait la capacité de guérir les autres, mais pas lui même, car : « une personne emprisonnée ne peut pas se libérer elle-même de prison ».
Ainsi, tout comme Rabbi Yo’hanan, Avraham ne pouvait pas se guérir tout seul, il avait besoin de l’aide de quelqu’un d’autre (ici l’ange).

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-> Le Maor vaChéméch apporte l’explication suivante sur la nécessité de Avraham, malgré sa douleur, de se mettre à l’entrée de la tente : « en plein soleil ardent » et que 3 anges vinrent à sa rencontre.

Avraham après avoir fait l’énorme mitsva de la brit mila, est parvenu à un niveau d’attachement avec Hachem inimaginable.
Tout de suite, Avraham chercha quelqu’un qui lui permettrait de descendre de ce niveau d’attachement extrême, et ainsi lui permettre de redescendre vivre dans ce monde.
Et « ce soleil ardent » = c’est en réalité le rayonnement resplendissant d’Avraham qui était vraiment très proche/lié à D.

Si Hachem avait envoyé des hommes, Avraham par son niveau tellement élevé les aurait tous brûlés, et c’est pourquoi D. a envoyé des anges d’apparence humaine qui eux pourront le faire descendre un peu de cet attachement extrêmement élevé avec Hachem.

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3°/ « Ne porte pas ta main sur le jeune homme » (Vayéra 22,12)

Le midrach Plia dit que ces paroles de l’ange de Hachem à Avraham, servent de preuve à la résurrection des morts.
Ce même midrach ajoute que juste après ces mots, Its’hak a prononcé la bénédiction : « barou’h mé’hayé amétim » (Bénis soit Celui qui fait revivre les morts).

Puisque Its’hak n’a finalement pas été sacrifié, en quoi est-ce une preuve de la résurrection des morts?
Pourquoi a-t-il prononcé la bénédiction?

Nous allons voir (b’h) la réponse du Imré Shéfer.

Selon le midrach Aggada (mentionné dans le Shibalé haLékét Téfila – Siman 18), Avraham a réellement sacrifié Its’hak et il l’a brûlé en haut de l’autel jusqu’à ce qu’il soit réduit en cendres.
C’est seulement après cela, que Hachem l’a fait revivre.

=> Ainsi, il y a bien eu une résurrection des morts, et c’est pour cela que Its’hak a dit la bénédiction : « mé’hayé hamétim ».

Pourtant cela semble contredire le verset : « Ne porte pas ta main sur le jeune homme et ne lui fais rien », qui semble indiquer que Hachem a stoppé Avraham avant qu’il ne lui fasse quoique ce soit.

Le Imré Shéfer explique que ces paroles ont été dites une fois que Its’hak avait déjà été sacrifié et que Hachem lui avait redonné la vie, et ce afin d’éviter que Avraham ne porte sa main afin de tuer Its’hak une 2e fois.

Ce midrach permet également de comprendre pourquoi la 2e bénédiction de la amida, celle de la résurrection des morts (té’hiyat hamétim), est appelée : « birkat Its’hak ».
[la 1ere bénédiction se terminant par : « magen Avraham » (bouclier d’Avraham)]

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-> Le Chla haKadoch explique au nom du Zohar qu’au moment de la Akéda, l’âme de Its’hak l’a quitté, et elle a alors été remplacée par une nouvelle âme, qui lui a permis d’avoir des enfants.
Selon le Ohr ha’Haïm haKadoch, c’est la raison pour laquelle la naissance de Rivka est mentionnée juste après la Akéda : puisque Its’hak pouvait avoir des enfants, alors sa future femme est née.

Le Ohr Guédaliyahou dit que l’on peut tirer d’ici une leçon de vie importante.
Avraham est parti plein d’enthousiasme pour sacrifier son fils, en pensant que cela allait conduire à anéantir tout futur du peuple juif.
Et cependant, c’est spécifiquement cet événement qui a été le moyen permettant la naissance du peuple juif.
Ainsi, pour celui qui a confiance en Hachem, ce qui ressemble à un échec, à une perte assurée, n’est en réalité qu’un catalyseur de notre succès futur.

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-> Its’hak est né à Pessa’h (cf.Rachi 18,10), et c’est exactement 400 années plus tard, jour pour jour, le 15 Nissan 2448, que le peuple juif va naître en sortant d’Egypte.

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-> Hachem dit à Avraham « Prends s’il te plaît ton fils » (קַח נָא אֶת בִּנְךָ – Vayéra 22,2)
Le Ran (Drachot – 6) écrit que le mot : « na » (s’il te plaît – נָא) implique que ce n’était pas une obligation, mais une requête, comme si D. lui disait : « Tu n’es pas obligé de le faire, mais c’est Mon souhait ».
Le Ran ajoute que Avraham n’aurait ainsi jamais été puni s’il avait refusé d’aller sacrifier son fils.

Avraham avait de nombreuses raisons pour justifier de ne pas réaliser la demande de D., prouvant même qu’en refusant il pourrait mieux servir Hachem.

Par exemple : Sans fils, qui assurera la succession pour diffuser son message?
De plus, le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou – Lé’h Lé’ha) dit que Avraham causerait un énorme ‘hilloul Hachem en égorgeant son fils. En effet, ayant dévoué sa vie entière à enseigner la bonté et la miséricorde de D., critiquant les sacrifices humains des religions païennes, … en offrant lui-même son fils en sacrifice il serait la moquerie du monde entier.
Les dizaines de milliers de ses fidèles retourneraient alors à leur vie/croyance d’avant.

=> Cependant, pour Avraham l’essentiel était d’être fidèle, de mettre au-dessus de tout la Volonté de Hachem.
Et même si ce n’est qu’un souhait (et non un ordre), et même si c’est très douloureux (la plus dure des 10 épreuves!), Avraham s’empressa avec zèle d’aller sacrifier son fils (Its’hak).
Peu importe les conséquences, le prix à payer, tant que c’est le désir de D., alors c’est forcément ce qu’il y a de mieux à faire!!

« Its’hak parla à Avraham son père, il lui dit : « Mon père ». Il (Avraham) dit : « Me voici mon fils » … » (Vayéra 22,7)

On peut expliquer cet échange de la façon suivante.
Avraham représente la bonté et Its’hak la rigueur.
Ainsi, Its’hak demande à Avraham : « Mon père » = toi qui représentes la bonté, comment t’apprêtes-tu donc à réaliser un acte d’une si grande dureté que de me sacrifier?
Alors, Avraham lui répondit : « Me voici mon fils  » = à présent, me voici (que je suis) mon fils. J’ai saisi ton attribut, mon fils, qui est la rigueur, et c’est avec ton caractère de rigueur que je m’apprête à réaliser cet acte de dureté que de te sacrifier.

=> Lorsque cela est nécessaire pour réaliser le service de Hachem, un tsadik doit être prêt à agir d’une façon contraire à la noble qualité qui le caractérise (à l’image de Avraham qui a été prêt à faire un acte contredisant en apparence toute son essence et ses enseignements, qui n’étaient que bonté).

[le Beit Yits’hak]

-> « Avraham était un » (Yé’hezkiel 33,24 – é’had aya Avraham)
Avraham avait tellement soumis sa volonté à celle de Hachem, qu’il faisait « un » avec Hachem.
Une seule volonté était présente en lui : celle de D.
[le ‘Hen Tov]

-> « Si Hachem avait demandé à Avraham de se creuser les yeux, il l’aurait fait.
Non seulement, il aurait donné ses yeux, mais il aurait renoncé à son bien le plus précieux : son âme. »
[Yalkout Chimoni Dévarim 943]

-> Les 10 épreuves d’Avraham n’avaient pas pour but de déterminer si oui ou non il obéirait au commandement de D., puisqu’il est clair qu’Avraham n’a jamais désobéi à Hachem. Il n’y a rien d’extraordinaire à ce qu’il accomplisse son devoir.
Mais ce qu’il faut souligner, c’était la joie avec laquelle Avraham réalisait ces choses, même extrêmement difficiles.
Quant il partit sacrifier son fils aimé, il le fit avec autant de joie que s’il le menait sous le dais nuptial.
Il n’y a pas de plus grande joie que d’obéir aux commandements Divins.
[Méam Loez – Béréchit 2,7]

-> Selon nos Sages, Avraham et Its’hak avaient chacun autant de joie et d’enthousiasme d’aller accomplir un commandement de D.
Ils formaient ensemble « un » avec la volonté de Hachem : un devant tuer son fils, et l’autre devant se laisser égorger par son père.
[cf. Rachi sur la double apparition du mot : ya’hdav, avant la Akéda]
Après la Akéda, Avraham n’a eu aucun sentiment d’orgueil pour avoir surmonté une épreuve aussi difficile.
[le ‘Hen Tov – 3e apparition de ya’hdav juste après la Akéda- v.22,19).

=> Ils ont réussi le test d’avant la Akéda, et celui d’après.