« Si un homme a fait un vœu à Hachem ou prête serment pour imposer une interdiction à sa personne, il ne profanera pas sa paroles ; selon tout ce qui sort de sa bouche, il fera. » (Matot 30,3)

-> L’idée que les mots d’une personne sont sacrés est la fondation de l’obligation de garder les mitsvot.
En effet, nous sommes liés aux mitsvot car nous les avons accepté de bon cœur au mont Sinaï et avions juré de les accomplir.
Si nos mots sont sans valeur, il est est de même avec notre engagement dans la Torah.

La Torah introduit les lois sur les vœux par les mots : « Voici la chose (zé adavar) qu’a ordonné Hachem » (Matot 30,2), sous-entendant que c’est l’unique chose qu’Il nous commande.
Il est bien évident que nous avons pleins de commandements divins, mais la Torah met l’accent sur le fait que cette mitsva (de garder Ses mots) est le commandement sous-jacent, car pour celui qui ne garde pas Ses mots, c’est toute son acceptation de la Torah qui est sans valeur.

[le ‘Hatam Sofer]

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-> La guémara (Nédarim 8a) enseigne que l’on peut faire un vœu afin de réaliser une mitsva.

=> Puisque l’ensemble du peuple juif a juré au mont Sinaï de respecter les mitsvot, quel est le sens de faire un nouveau vœu pour accompli une mitsva? Ne sommes-nous pas déjà obligés la faire par le vœu du mont Sinaï?

La guémara répond que tout nouveau vœu qui peut amener de la motivation à une personne, est permis.
=> Si le 1er vœu n’était pas suffisant, quel sera le gain d’un vœu supplémentaire?

Lorsque l’on jure de faire une mitsva, le nouveau vœu va amener un vent de « fraîcheur » sur l’ancien, transformant son engagement intellectuel en une émotion pleine de vie.
Cela va assurer que la perpétuité de la mitsva.

[Rabbi Tsadok haCohen de Lublin – Pri Tsadik]

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-> Moché pouvait communiquer les paroles de D. de 2 façons : soit comme les autres prophètes en transmettant le message qu’il avait reçu de Hachem ; soit directement par le fait que la présence Divine parlait en utilisant sa bouche.

Cependant, Moché pouvait utiliser ce dernier niveau de prophétie uniquement lorsque le peuple juif suivait la Volonté de D.
[le Malbim]

=> La paracha des vœux nous apprend l’importance des nos mots, au point où même Hachem peut les utiliser pour nous parler.

D. a créé le monde entier par 10 Paroles.
Ainsi, nous qui avons une partie Divine en nous, combien pouvons-nous créer (ou détruire) par les très nombreux mots que nous prononçons en permanence?

[un vœu = quelques mots simples, anodins aux conséquences très engageantes!]

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+ « Exerce la vengeance des enfants d’Israël sur les Midianites » (Mattot 31,2)

-> Le Baal haTourim fait remarquer que le sujet sur les vœux est suivi par le récit du peuple juif allant en guerre contre Midiyan. Cela nous apprend que les juifs peuvent faire des vœux en période de danger et de guerre.

-> La loi de « il ne profanera pas sa parole » (lo ya’hél dévaro) ne s’applique qu’aux juifs.
Un vœu a le pouvoir de rendre un chose qui nous est permise, interdite.
Cependant, Hachem a donné cette force uniquement au peuple juif.

Lorsque nous faisons un vœu, nous augmentons l’Attribut de rigueur (midat hadin), par le fait de rendre une chose interdite.
Nous apprenons de Yaakov : « Yaakov prononça un vœu » (Vayétsé 28,20), que lorsque nous traversons une période de crise, il est bien de faire des vœux, car l’Attribut de rigueur ne règne pas dans un moment de danger (Tossafot – ‘Houlin 2b).

Le midrach (Béréchit rabba 26,6) fait remarquer qu’en période de rigueur dans le monde, il y a une absence de rigueur au Ciel.
Ainsi, en période de danger, le fait de faire un vœu va provoquer de la rigueur dans ce monde, mais pas au Ciel, ce qui permet d’être épargné de toute mauvaise conséquence.

Cependant, lorsqu’il n’y a pas de période de danger, on ne doit pas créer de la rigueur, comme il est dit : « Tu ferais mieux de t’abstenir de tout vœu que d’en faire un et de ne pas l’accomplir » (Kohélet 5,4).

[Rabbi Shimon Schwab ]

« Exerce la vengeance des enfants d’Israël sur les Midianites » (Mattot 31,2)

Le moment est venu d’infliger aux Midianites la punition pour avoir entraîné le peuple à l’immoralité et à l’idolâtrie, fautes qui ont coûté la vie à 24 000 personnes à la suite du fléau.
Quant aux Moabites, ils seront épargnés.

-> Rachi (31,17) rapporte la guémara (Yébamot 60b), qui enseigne qu’on faisait passer les femmes Midianites devant le Tsits (bandeau frontal du Cohen Gadol), et à ce moment, le visage de toute femme en âge de se marier devenait vert. Elle était alors mise à mort.

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-> Le midrach (Chir haChirim rabba 4,3) rapporte que les soldats juifs qui ont combattu les Midianites faisaient attention à mettre les téfilin des mains avant ceux de la tête (comme l’exige la loi juive), et c’est pourquoi Moché les en a félicités.
=> Quelle est la signification de ce midrach?

-> Tous ceux qui sont partis en guerre contre Midian étaient des tsadikim et des Sages qui avaient le mérite d’avoir le roua’h haKodech.
[Min’ha Béloula]

-> La sainteté des téfilin est plus grande que le tsits (le bandeau frontal du Cohen Gadol).
En effet, le nom de D. n’est écrit qu’une seule fois dans le tsits, et 21 fois dans les téfilin.

-> La guémara (Sotah 44b) dit qu’une personne qui parle entre la mise des téfilin des mains et ceux de la tête a fauté, et ne doit pas partir en guerre, car seul celui qui est totalement juste et qui n’a pas transgressé même une petite faute peut aller en guerre.
Ainsi, le fait d’accomplir les mitsvot dans les moindres détails est une condition pour réussir le combat.

-> Selon le Yichma’h Moché (Pin’has 25,11), lorsque le peuple d’Israël faute cela entraîne : une distanciation entre Hachem et les juifs, et également le fait que le Nom Divin soit incomplet.
C’est donc ce qu’a entraîné la faute avec les midianites.

Rabbi Yaakov Schechter émet l’idée que :
– les téfilin de la main symbolisent la nécessité de l’unité parmi le peuple, puisque les 4 parachiot sont écrites sur un seul parchemin.
La 1ere étape est de servir Hachem dans l’unité, tous branchés sur un objectif commun.
– ce n’est qu’ensuite qu’on met les téfilin de la tête qui ont plusieurs compartiments distincts pour les parchemins.
Une fois que l’on est unit (avec son vrai soi-même, avec autrui, avec D.), alors on peut faire que le Nom de D. soit de nouveau grand dans le monde entier.

=> Il y a bien une réparation des dégâts de la faute : rapprochement vers Hachem, et rendre l’éclat du Nom Divin.

-> Le concept de mettre d’abord les téfilin de la main et ensuite ceux de la tête, peut se rapprocher du : « naaché » (la main => nous faisons (la volonté de D.)!), et ensuite : « nichma » (la tête => nous comprendrons (plus tard le pourquoi)!).

En respectant scrupuleusement cet ordre, lors de la mise des téfilin, ils réparaient la faute où un « vent de folie » a poussé le peuple à fauter (faire selon ses envies du moment), au détriment du : « est-ce bien ce que Hachem souhaite que je fasse? ».

« Moché dit aux enfants de Gad et aux enfants de Réouven : « Vos frères iraient au combat et vous demeureriez ici? » (Matot 32,6)

Les tribus de Gad et de Réouven ont demandé à Moché de pouvoir recevoir la terre située de l’autre côté du Yarden, au-delà de la terre d’Israël (Ever haYarden).
Ils ont expliqué que puisqu’ils avaient de très nombreux troupeaux, ils avaient besoin de beaucoup de terrain.

=> Pourquoi Moché n’en a-t-il pas été satisfait, les critiquant même?

+++ En leur « faveur » :

-> Les tribus de Réouven et de Gad étaient tellement liées à Moché qu’elles ressentaient le besoin de résider dans la terre dans laquelle serait enterrée Moché (en Ever haYarden).
[‘Hozé de Lublin]

-> Leur intention en demandant de résider dans le Ever haYarden était dans l’intérêt de Moché.
En effet, il y avait un décret interdisant à Moché d’entrer en Israël.
Au moment de leur demande Moché était déjà en Ever haYarden, et en demandant à recevoir cette terre, ces 2 tribus pensaient qu’elle allait recevoir la même sainteté que celle en Israël.
Cela revenait comme si Moché était déjà en Israël, et le décret serait alors annulé.
[le ‘Hidouché haRim, au nom du rabbi Bounim de Peschis’ha]

-> Rav Moché Feinstein (Darach Moché) est d’avis qu’ils ont vu que ce territoire (Ever haYarden) était très adaptée au regard de la taille très importante de leur troupeau.
En effet, cela leur permettrait d’y vivre facilement sans consacrer beaucoup d’efforts à leur subsistance, leur laissant alors du temps supplémentaire afin d’étudier la Torah et faire davantage de mitsvot.

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+++ En leur « défaveur » :

-> « Ils s’approchèrent de lui (Moché) et dirent : « Des enclos pour le menu bétail nous construirons ici pour nos troupeaux et des villes pour nos jeunes enfants ». Et nous irons en armes, résolument, à la tête des enfants d’Israël » (Matot 32, 16-17)

Selon le Malbim, les tribus de Gad et Réouven ont accordé trop d’importance à leur bétail.
Elles ont rendu prioritaires leurs biens sur leur corps, et à plus forte raison sur leur âme.

Elles ont fait prioritaire leur bétail sur leur famille (enclos bétail, puis villes pour nos enfants).
C’est pour cela qu’elles ont été punies et qu’elles vont être les 1eres tribus à partir en exil (cf. Divré haYamim I 5,26)..

-> « Vous vous établirez en terre d’Israël » (Massé 33,53)
Selon le Ramban, il y a une mitsva de la Torah nous obligeant à habiter en Israël.
Hachem nous l’a donné, et il n’est pas convenable de la rejeter.
[les tribus de Gad et Réouven devaient humblement se soumettre à la volonté de D., sans trop chercher à faire de savants calculs.]

-> Moché savait que de l’autre côté du Yarden, c’était un endroit de touma (d’impureté), qu’il y avait beaucoup de Moavim qui étaient connus pour agir d’une façon impudique.
C’est pourquoi, il était préoccupé que cela influence négativement les tribus de Gad et de Réouven.

Pour les protéger, il a envoyé la moitié de la tribu de Ménaché, les enfants de Yossef, qui est la fondation de la kédoucha d’Israël (Yossef ayant surmonté les tests en Egypte, pays de l’impureté).
La Torah met cela en avant : « la moitié de la tribu de Ménaché fils de Yossef » (Matot 32,33)
[Rabbi Yissa’har de Belz]

Le Déguel Ma’hané Efraïm dit qu’en leur associant une partie de cette tribu, Moché assure un point de contact, car cette moitié restera étroitement liée à sa famille de l’autre côté du Jourdain (Yarden), ce qui évitera de les isoler du restant du peuple.

« Mille par tribu, mille par tribu, pour toutes les tribus d’Israël vous enverrez à l’armée. On désigna d’entre les milliers d’Israël, mille par tribu, 12 000 [hommes] en armes pour l’armée » (Mattot 31,4-5)

-> Le midrach nous enseigne que chaque tribu a envoyé 3 000 personnes à la bataille.
1000 pour se battre, 1000 pour la gestion des armes et autres objets nécessaires (comme les trompettes), et 1000 pour prier.

=> Cela signifie que chaque soldat avait un homme qui priait pour lui!
Nous avons toujours besoin de la prière pour réussir.

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-> Les hommes assignés aux prières devaient se rendre au front et se tenir auprès des guerriers pour implorer D.
Pourquoi ne pouvaient-ils pas prier à l’intérieur du campement?

Selon le rav Yé’hezkel Levinstein (Ohr Yé’hezkel), la réponse se trouve dans le principe suivant : l’homme est excessivement enclin à se laisser influencer par le mal et le mensonge.
Si un homme ne fournit pas d’intenses efforts pour extirper de son cœur des pensées du type : « c’est ma force, le pouvoir de ma main qui m’a valu cette réussite » (Dévarim 8,17), celles-ci finiront par le dominer.

Et cela s’applique non seulement à des personnes ordinaires, mais également aux personnes les plus importantes de la génération.
En effet, les guerriers partis combattre contre Midyan étaient tous dotés d’une grande envergure spirituelle, mais en dépit de leur haut niveau de foi, ils risquaient pourtant de se laisser séduire par de telles pensées renégates.
Même en menant une guerre de mitsva, leur victoire aurait pu les conduire à s’attribuer leur réussite à leurs forces et non entièrement à Hachem.

L’explication de ce phénomène tient au fait que l’individu est influencé par les visions qui s’offrent à ses yeux.
Si les guerriers ne constataient pas la force de la prière de manière concrète, leur cœur se serait naturellement laissé guider par les apparences. La simple information qu’on priait pour eux au campement n’aurait pas suffi à détourner cette idée que c’est ma force qui a permis ma réussite.

-> « Il est écrit au sujet des hommes qui ne maîtrisent pas convenablement leurs pensées et qui ne réfléchissent pas continuellement à la crainte de Hachem : « Leur crainte à Mon égard se borne à des préceptes d’hommes, à une leçon apprise » (Yéchayahou 29). »
[Rabbénou Yona – Chaaré Téchouva – port.III,15]

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-> « On désigna » : Rachi explique que les combattants était recrutés contre leur gré.
C’est tout à leur éloge car sachant que Moché mourrait une fois ce combat achevé, ils ne voulaient pas y prendre part, ni remporter la victoire au prix de la vie de leur guide (Moché).

-> Selon Rachi, toutes les tribus, dont celle de Lévi, ont envoyé 1000 hommes au combat.
Puisque la tribu de Yossef était divisée en 2 (Ménaché et Efraïm), cela implique que l’on envoya 13 000 soldats, par rapport aux 13 tribus (11 plus 2 de Yossef).
=> Comment la Torah peut-elle dire que l’on désigna 12 000 personnes?

Le Imré Emet apporte la réponse suivante :
La tribu de Lévi était composée de gens très pieux, qui ne connaissaient rien d’autre que la volonté divine. Et même si la mort de Moché (qui appartenait à leur tribu) devait suivre cette guerre, elle y alla de plein gré.

=> Ainsi en réalité, on a dû contraindre (cf. terme : « désigna » du verset) 12 tribus sur 13 à aller en guerre, celle de Lévi y allant de bonne volonté.

« Moché parla au peuple en disant : Armez parmi vous des hommes pour l’armée, et qu’ils soient contre Midian, afin d’exercer la vengeance de Hachem sur Midian » (Mattot 31,3)

-> Rachi : Bien que D. lui ait annoncé qu’il mourrait immédiatement après cette guerre, Moché n’a pas temporisé mais s’est empressé d’accomplir cette mitsva.

-> Le Yalkout Chimoni rapporte que : « Si Moché avait voulu ne pas mourir, il ne serait jamais mort.
Hachem lui avait dit : « Si tu n’exerces pas une vengeance contre ces ennemis d’Israël, tu ne mourras pas! »
Il aurait ainsi pu la repousser pendant 20 ou 30 ans.
Mais Moché se dit : « Je n’ai pas le droit de reporter cette mitsva. »
Aussitôt l’ordre reçu, Moché parla au peuple :  » Armez parmi vous des hommes pour l’armée … » »

-> Le rav Yéhouda Leib Hassman (Ohr Yahel – tome III) enseigne que cette guerre était d’une importance capitale, parce qu’elle relevait du devoir de laver l’affront porté à D.
Il se « sacrifia », avec joie, pour cette mission, afin de rendre hommage à son Créateur.

-> Le midrach (Dévarim rabba 22,6) nous enseigne que Yéhochoua devait vivre 120 années, à l’image de Moché, mais cependant il ne vécu que jusqu’à 110 ans.
Pourquoi cela?

Yéhochoua savait qu’il devait mourir après avoir vaincu les 31 rois de la terre d’Israël, et il ne l’a pas fait avec précipitation, mais plutôt en prenant des années et des années.

Nos Sages rapportent que Yéhochoua avait vu par inspiration divine (roua’h hakodech) que les juifs cesseront de servir Hachem à partir de sa mort, et il voulait éviter cela en faisant durer au maximum les guerres, pour repousser sa mort.
Malgré ses bonnes intentions, sa vie a été réduite de 10 ans à cause de cela.
Pourquoi?

La raison est que notre rôle sur terre est de faire ce que D. attend de nous actuellement, et non pas de faire des calculs, des spéculations sur le futur, et cela même si nous pensons qu’uniquement du bien en résultera.

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-> Il est intéressant de constater que Moché n’est pas parti lui-même se battre contre les midianites.
Le midrach (Tan’houma) s’interroge : Pourquoi n’y est-il pas allé sachant que Hachem lui demande explicitement : « Exerce la vengeance » (Mattot 31,2)?

La raison est que Moché a résidé de nombres années à Midian, et qu’il n’est pas convenable qu’il cause directement de la peine à ceux qui lui ont fait du bien par le passé.
Le midrach conclut par : « Ne jette pas des pierres dans le puits duquel tu as pu boire! »

Le Séfer Otzrot haTorah dit que Moché n’a même pas questionné Hachem à savoir s’il devait y aller lui-même, car c’était évident pour lui que la gratitude, la reconnaissance l’empêchait de le faire.

[En tant que juifs en exil, nous devons toujours être reconnaissant du pays qui nous a permis d’y vivre.
En ce sens, la Torah nous demande clairement d’avoir de la gratitude envers les égyptiens qui nous ont accueillis/hébergés pendant des années, et ce même s’ils nous ont fait subir un esclavage extrême.
Ainsi, combien à plus forte raison dans notre situation personnelle!]

« Tes serviteurs comptèrent la tête des guerriers qui sont dans nos mains et il ne manquait personne » (Matot 31,49)

Que signifie que ces guerriers sont « dans nos mains » (béyadénou)?

Le Ben Ich ‘Haï l’explique de la façon allusive suivante :
Nos Sages disent que les soldats de A’hav étaient des idolâtres. Malgré tout, quand ils allaient en guerre, tous revenaient vivants. Et ce, par le mérite qu’il n’y avait pas de médisance parmi eux.
=> Ainsi, le fait de ne pas écouter de paroles médisantes protège des dangers de la guerre.

De plus, nos Sages (guémara Kétoubot 5b) disent que les doigts ont été créés allongés pour pouvoir les enfoncer dans son oreille et ne pas écouter de la médisance.
=> Ainsi, « les guerriers qui sont dans nos mains » = cela font allusion aux doigts de la main, qui permettent de revenir en vie de la guerre, par le fait qu’ils permettent de ne pas écouter de médisance.

De plus, le verset dit, littéralement : « Tes serviteurs levèrent la tête » (avadé’ha nass’ou ét roch – que l’on a traduit par : « comptèrent la tête ») des guerriers ».
Le fait de lever la tête signifie : « donner de l’importance ».
=> Ainsi, c’est parce que les juifs donnèrent de l’importance aux doigts de la main, pour les utiliser en vue de se préserver de la médisance, qu’ « il ne manquait personne » et que tous revinrent sains et saufs.

« Celui qui se dresse contre Israël est comme s’il se dressait contre Hachem »

[Rachi – Mattot 31,3]