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La joie

-> "Servez Hachem avec joie" (Téhilim 100,2)

-> "C'est une grande mitsva d'être toujours heureux. Donnez-vous la force de chasser toute déprime et toute tristesse. Tout le monde a beaucoup de problèmes et la nature humaine a tendance à être attirée par la tristesse.
Pour échapper à ces difficultés, apportez sans cesse de la joie dans votre vie, même si vous devez pour cela recourir à la fantaisie (à des actes en apparence stupide, sot)."
[rabbi na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 24 ]

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-> "La lumière de l'Infini brille d'un éclat incomparable et arrive dans ce monde après avoir traversé tous les mondes supérieurs, et la seule façon de la percevoir est d'accomplir les préceptes divins avec joie"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 24,2 ]

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Hodaa 6) écrit :
"On devrait être persuadé que l'enseignement de Rabbi Na'hman, qui préconise un accès aux niveaux spirituels les plus élevés, à la lumière de l'Infini, s'applique à tout juif qui accomplit les préceptes divins avec joie.
La Torah ne fut pas donnée aux anges : c'est à nous qu'elle a été donnée, nous, hommes faits de chair et de sang. Cependant, nous pouvons accéder aux niveaux les plus élevés, simplement en étant joyeux."

-> Le Zohar enseigne réciproquement que quand nous sommes heureux, nous contribuons à baigner tous les univers de joie et de lumière.

-> "Quiconque est toujours heureux réussit" (séfer haMidot - Joie).

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+ Se réjouir d'être juif(ve) :

-> "L'une des raisons qui nous éloignent d'Hachem est notre inaptitude à nous concentrer sur nos objectifs. La sérénité et la tranquillité d'esprit nous permettent de penser avec clarté ; cependant, cette sérénité ne peut s'obtenir sans la joie.
Tout comme l'exil, la tristesse et la mélancolie égarent l'esprit ; mais la joie mène à la liberté, comme il est écrit : "C'est avec joie que vous sortirez [de l'exil]" (Yéchayahou 55,12).
La joie nous permet de guider notre esprit, de choisir librement notre direction et d'empêcher l'égarement de nos pensées.
Mais comment connaître la joie?
Nous pouvons cultiver la joie et le bonheur en découvrant nos qualités (celles qui nous rendent fiers de nous).
Même si nous ne parvenons pas à trouver quoi que ce soit de bon en nous-mêmes, nous avons tout de même de quoi être heureux : "Je suis juif!".
[Likouté Moharan II, 10 ]

-> Parfois, de jeunes ba'hourim venaient voir Rav Aharon Leib Steinman pour se plaindre de ne pas trouver d’épanouissement dans leur vie, et de ne pas ressentir de joie ni de satisfaction dans les mitsvot qu’ils accomplissaient.
Le rav Steinman leur disait : "Concentrez-vous simplement sur le fait que vous faites partie de la nation juive, que Hachem a choisie comme Son peuple élu et à laquelle Il a donné Sa Torah. Cela en soi est le plus grand privilège!"

-> Rabbi Na'hman de Breslev exprime dans sa célèbre chanson : "Si un juif avait conscience de ce qu'est être juif, alors il serait joyeux et il danserait jusqu'à 120 ans!" (im yéhoudi aya yodéa ...).

-> Le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - séfer hazikaron 71) attendait de ses élèves qu’ils aspirent à la grandeur, tout en soulignant l’importance de conserver un sentiment de satisfaction "dans un état d’être juif sans avoir atteint aucun niveau" (bé'matsav chél héyot Yéhoudi bli madrégot).
Il insistait que : le point de départ de la croissance et de l’identité spirituelle réside dans l’appréciation de ce que nous sommes, et non dans la lutte pour combler ce qui nous manque.

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-> Rabbi Na'hman enseigne que tristesse et inertie sont synonymes. Elles mènent toutes deux à la colère, à un manque de tolérance et sont la cause principale de l'échec de l'homme (Likouté Moharan I, 155).

-> "La tristesse est la morsure du serpent." (Likouté Moharan I, 189).

-> "La joie ouvre le cœur ...
La joie augmente les possibilités de compréhension" (séfer haMidot - Joie).

-> "La joie est le plus difficile des niveaux que nous pouvons atteindre. (Si'hot haRan 20).

-> "Cultivez la joie réelle est ce qu'il y a de plus difficile. On doit s'efforcer d'être constamment joyeux" (Likouté Etsot - la joie).

-> Lorsque les choses paraissent obscures et difficiles, rabbi Na'hman enseignent l'idée que "les beaux jours" reviendront (Likouté Moharan I, 222).
Par ailleurs, il enseigne que même à l'intérieur d'un problème, on peut toujours trouver une "raison" d'être joyeux. (Likouté Moharan I, 195)
[nos problèmes prennent l'importance, la gravité qu'on veut bien leur accorder. Dans la vie, on passe tous par des phases de beaux et de mauvais temps, mais l'état d'esprit qu'on aura dépend de nous. ]

-> "Comment pouvez-vous être heureux avec tant de problèmes et de difficultés?" demanda un jour quelqu'un à Rabbi Na'hman.
Il répondit : "En empruntant du bonheur!" (Sia'h Sarfé Kodech I,736).

-> Rabbi Na'hman parle de la danse et des applaudissements, qui ont le pouvoir de rendre heureux et de diminuer les pensées négatives qui affectent l'homme. (Likouté Moharan I, 169)

"Aucune joie ne peut se comparer à la joie de placer sa confiance en Hachem"
[Sfat Emet]
[én sim'ha késim'hat abotéa'h b'Hachem]

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[plus on laisse aller tous nos doutes, nos incompréhensions ... en les déchargeant en Hachem (puisque ça me dépasse), confiant qu'Il gère tout pour le bien, plus nous pouvons laissons de la place pour que jaillisse une joie interne pure. ]

Le bonheur est l’énergie qui vient du sentiment d’être entier, sans se focaliser sur ce qui manque.
[rav Barou'h Shalom Ashlag, fils du rav Yéhouda Ashlag - séfer HaMaamarim - 5747 - maamar 12 ]

Des milliers d’anges sont chargés de nous rendre triste

Le Zohar (vol.II,264b) enseigne qu’il existe des dizaines de milliers "d'anges destructeurs" (mala'hé 'habala), qui rôdent autour des personnes qui étudient la Torah, accomplissent des mitsvot ou s’apprêtent à accomplir une mitsva. Leur but est de rendre ces personnes tristes, en les privant de la joie que procurent l’étude de la Torah ou l’accomplissement des mitsvot.

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=> Nous devons servir Hachem avec joie, même face à ces anges. C’est cela, la véritable Avodat Hachem.
[cela donne tout son sens à l'obligation de "Servez Hachem avec joie!" (ivdou ét Hachem bésim'ha - Téhilim 100,2). ]

Il faut savoir que l'on ne sera jamais satisfait si l'on n'accorde pas une attention particulière à ce que réclame son âme. Ce n'est qu'alors que l'on parviendra à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,12 ]

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-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Tétsavé) explique que le plus haut niveau de plaisir dans ce monde provient de la chlémout (la complétude), qui est ce que le Maharal (Déré'h 'Haïm 6,2) écrit génère la joie.
[le rav Akiva Tatz dit que la joie c'est le sentiment d'être en phase entre ce que l'on doit faire (les besoins divins/spirituels de notre âme), et ce qu'on fait réellement. C'est cet état de complétude, nous exprimons pleinement notre intériorité à l'extérieur. ]

Se réjouir de chaque pas et non uniquement de la destination finale à atteindre

Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection.
Cette personne sait que le cheminement même vers la perfection doit être valorisé et chéri. Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
[rav Avraham Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]

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-> Pour certains, il existe un fossé profond entre le but et le voyage. Une fois qu’on a fixé un objectif précis, on a l’impression que tout le parcours, dans ses moindres détails, constitue un lourd fardeau.
On se sent frustré et on essaie de tout précipiter et de tout hâter. Au plus profond de son âme, on ressent un malaise et une douleur.
Par exemple, celui qui rêve de devenir très riche peut se fixer comme objectif une somme d’argent précise et concentrer toute sa volonté sur sa réalisation. Cependant, chaque étape sur le chemin menant à cet objectif laisse cette personne insatisfaite et frustrée.

Un tel état d’esprit, axé sur l’objectif, commence à affecter les mouvements physiques, jusqu’à ce que l’on se mette à marcher à la hâte. Chacun de ses pas n’est alors qu’un effort pour se débarrasser de cette exigence frustrante que représente le parcours.

Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection. Elle sait que le parcours même vers la perfection doit être valorisé et chéri.
Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
Tel est le sens de "Reconnais-Le dans toutes tes voies" (Michlé 3,6).
Une conséquence de cet état d’esprit est que même les mouvements physiques deviennent détendus et sans précipitation.

Lorsqu’on prend conscience que la perfection absolue est inaccessible, on peut enfin comprendre que notre véritable grandeur réside dans ce cheminement sacré qui consiste à s’améliorer constamment, ne serait-ce qu’un tout petit peu.
[rav Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]

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=> Le rav Kook estime que nous mesurons trop souvent la réussite de notre vie à l’aune de la perfection, de l’achèvement et de l’atteinte d’un objectif précis.
Il écrit que le sens de la vie ne réside pas dans la perfection, mais dans une croissance constante. En d’autres termes, le sens de notre vie ne réside pas dans l’atteinte de l’objectif final, mais dans le parcours même de la transformation.

Le rav Kook affirme que nous nous rendons un mauvais service en imaginant que le bonheur ne s’éprouve qu’en atteignant la perfection. Au contraire, il estime que la joie ultime se trouve dans le fait de devenir progressivement, jour après jour, une personne plus parfaite.

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[notre yétser fait tout pour qu'on soit triste, comme en insinuant que l'essentiel est la perfection d'avoir accomplie de grandes choses spirituelles. Mais en réalité, nous devons nous réjouir, danser de joie, de pouvoir avancer un petit pas après l'autre vers Hachem.
On doit accepter que parfois nous sommes fatigué (physiquement, spirituellement), que parfois la route monte fortement, ... car c'est par là qu'Hachem veut que nous passions dans le chemin de notre vie. ]

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-> "La joie réelle, c’est ce qu’on éprouve quand on fait ce qu’on doit faire ...
Le visage peut refléter les larmes ou la tension ; mais si le voyage est entamé, si on est conscient que nous construisons ce que nous devons construire, notre cœur chantera en nous malgré la peine de notre corps et les larmes sur notre visage."
[rav Akiva Tatz]

Lorsque le corps et l’âme sont en bonne santé, l’être humain est naturellement joyeux, car la joie est l’état naturel de l’âme.
[rav Avraham Kook - Ein Aya sur Shabbat 98a ]

Il n'y a pas de tristesse en présence du Créateur (Hachem).
[Zohar - Vayétsé 37 - én atsvout lifné aMakom]

Hachem se réjouit de chaque acte

Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

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-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

Visualiser concrètement notre émouna

Même si nous avons tous la émouna (foi) générale qu’il n’y a rien d’autre qu'Hachem, la raison pour laquelle nous rencontrons des difficultés dans la vie est que nous ne parvenons pas à mettre notre foi en pratique de manière concrète.
Par exemple, lorsque nous prions, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’à cet instant précis, Hachem écoute avec amour nos prières.
Lorsque nous mangeons, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’il y a des étincelles spectaculaires de sainteté dans notre nourriture, et ainsi de suite.
C’est ainsi que nous pouvons véritablement mener une vie heureuse d'émouna.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]

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-> Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]