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Des milliers d’anges sont chargés de nous rendre triste

Le Zohar (vol.II,264b) enseigne qu’il existe des dizaines de milliers "d'anges destructeurs" (mala'hé 'habala), qui rôdent autour des personnes qui étudient la Torah, accomplissent des mitsvot ou s’apprêtent à accomplir une mitsva. Leur but est de rendre ces personnes tristes, en les privant de la joie que procurent l’étude de la Torah ou l’accomplissement des mitsvot.

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=> Nous devons servir Hachem avec joie, même face à ces anges. C’est cela, la véritable Avodat Hachem.
[cela donne tout son sens à l'obligation de "Servez Hachem avec joie!" (ivdou ét Hachem bésim'ha - Téhilim 100,2). ]

Il faut savoir que l'on ne sera jamais satisfait si l'on n'accorde pas une attention particulière à ce que réclame son âme. Ce n'est qu'alors que l'on parviendra à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,12 ]

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-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Tétsavé) explique que le plus haut niveau de plaisir dans ce monde provient de la chlémout (la complétude), qui est ce que le Maharal (Déré'h 'Haïm 6,2) écrit génère la joie.
[le rav Akiva Tatz dit que la joie c'est le sentiment d'être en phase entre ce que l'on doit faire (les besoins divins/spirituels de notre âme), et ce qu'on fait réellement. C'est cet état de complétude, nous exprimons pleinement notre intériorité à l'extérieur. ]

Se réjouir de chaque pas et non uniquement de la destination finale à atteindre

Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection.
Cette personne sait que le cheminement même vers la perfection doit être valorisé et chéri. Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
[rav Avraham Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]

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-> Pour certains, il existe un fossé profond entre le but et le voyage. Une fois qu’on a fixé un objectif précis, on a l’impression que tout le parcours, dans ses moindres détails, constitue un lourd fardeau.
On se sent frustré et on essaie de tout précipiter et de tout hâter. Au plus profond de son âme, on ressent un malaise et une douleur.
Par exemple, celui qui rêve de devenir très riche peut se fixer comme objectif une somme d’argent précise et concentrer toute sa volonté sur sa réalisation. Cependant, chaque étape sur le chemin menant à cet objectif laisse cette personne insatisfaite et frustrée.

Un tel état d’esprit, axé sur l’objectif, commence à affecter les mouvements physiques, jusqu’à ce que l’on se mette à marcher à la hâte. Chacun de ses pas n’est alors qu’un effort pour se débarrasser de cette exigence frustrante que représente le parcours.

Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection. Elle sait que le parcours même vers la perfection doit être valorisé et chéri.
Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
Tel est le sens de "Reconnais-Le dans toutes tes voies" (Michlé 3,6).
Une conséquence de cet état d’esprit est que même les mouvements physiques deviennent détendus et sans précipitation.

Lorsqu’on prend conscience que la perfection absolue est inaccessible, on peut enfin comprendre que notre véritable grandeur réside dans ce cheminement sacré qui consiste à s’améliorer constamment, ne serait-ce qu’un tout petit peu.
[rav Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]

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=> Le rav Kook estime que nous mesurons trop souvent la réussite de notre vie à l’aune de la perfection, de l’achèvement et de l’atteinte d’un objectif précis.
Il écrit que le sens de la vie ne réside pas dans la perfection, mais dans une croissance constante. En d’autres termes, le sens de notre vie ne réside pas dans l’atteinte de l’objectif final, mais dans le parcours même de la transformation.

Le rav Kook affirme que nous nous rendons un mauvais service en imaginant que le bonheur ne s’éprouve qu’en atteignant la perfection. Au contraire, il estime que la joie ultime se trouve dans le fait de devenir progressivement, jour après jour, une personne plus parfaite.

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[notre yétser fait tout pour qu'on soit triste, comme en insinuant que l'essentiel est la perfection d'avoir accomplie de grandes choses spirituelles. Mais en réalité, nous devons nous réjouir, danser de joie, de pouvoir avancer un petit pas après l'autre vers Hachem.
On doit accepter que parfois nous sommes fatigué (physiquement, spirituellement), que parfois la route monte fortement, ... car c'est par là qu'Hachem veut que nous passions dans le chemin de notre vie. ]

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-> "La joie réelle, c’est ce qu’on éprouve quand on fait ce qu’on doit faire ...
Le visage peut refléter les larmes ou la tension ; mais si le voyage est entamé, si on est conscient que nous construisons ce que nous devons construire, notre cœur chantera en nous malgré la peine de notre corps et les larmes sur notre visage."
[rav Akiva Tatz]

Lorsque le corps et l’âme sont en bonne santé, l’être humain est naturellement joyeux, car la joie est l’état naturel de l’âme.
[rav Avraham Kook - Ein Aya sur Shabbat 98a ]

Il n'y a pas de tristesse en présence du Créateur (Hachem).
[Zohar - Vayétsé 37 - én atsvout lifné aMakom]

Hachem se réjouit de chaque acte

Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

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-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

Visualiser concrètement notre émouna

Même si nous avons tous la émouna (foi) générale qu’il n’y a rien d’autre qu'Hachem, la raison pour laquelle nous rencontrons des difficultés dans la vie est que nous ne parvenons pas à mettre notre foi en pratique de manière concrète.
Par exemple, lorsque nous prions, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’à cet instant précis, Hachem écoute avec amour nos prières.
Lorsque nous mangeons, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’il y a des étincelles spectaculaires de sainteté dans notre nourriture, et ainsi de suite.
C’est ainsi que nous pouvons véritablement mener une vie heureuse d'émouna.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]

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-> Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]

Etre joyeux = plus grande chose à faire pour Hachem

Nous avons tendance à penser que le plus haut niveau de messirout néfech (abandon de tout son être pour D.) consiste à se jeter dans une fournaise ardente pour Hachem.
Cependant, en réalité, il existe un niveau encore plus élevé : essayer de nous rendre joyeux (dans le respect de la loi juive).
Parfois, il faut plus de courage pour sortir de la tristesse et nous amener à un état de joie que pour aller combattre en première ligne d’une bataille.
C’est la plus grande chose que nous puissions faire pour Hachem dans ce monde!
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker I ]

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-> Lorsque nous souffrons, il est très important pour nous de nous livrer à une introspection (hitbodédout) et de prier Hachem pour qu’Il nous sauve.
Cependant, le but principal de nos prières et de nos appels à l’aide devrait être qu'Hachem nous donne la sagesse (daat) de savoir qu’Il est extrêmement proche de nous, même dans l'obscurité, et que, par conséquent, nous pouvons encore être très joyeux, malgré tout ce que nous traversons.
Non seulement la sagesse et la joie nous donnent de la force au milieu de nos souffrances, mais elles nous ouvrent aussi les portes pour nous en libérer complètement, comme le dit le verset : "C’est par la joie que tu sortiras de l’exil".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,17 ]

Il est interdit de prier quand on est triste. Si l’on prie en étant triste, l’âme ne peut recevoir la lumière céleste supérieure qui touche une personne pendant la prière.
[rav 'Haïm Vital]

Rachi explique, à propos du premier verset de Vayikra, qu’avant de confier à Moché les nombreuses mitsvot de ce séfer, Hachem l’a d’abord interpellé en lui exprimant Son amour et Sa reconnaissance. [le terme "vayikra" est une expression d’affection - Rachi Vayikra 1,1]
Cela nous enseigne que chaque fois que nous nous apprêtons à étudier la Torah ou à accomplir une mitsva, nous devons imaginer la joie que ces actes de sainteté procurent à Hachem.
Hachem s’adresse à chacun d’entre nous et nous dit à quel point Il chérit, Il affectionne nos bonnes actions. Tout ce que nous faisons Lui est très précieux.
Cette approche du service de Hachem nous apporte une joie incroyable et nous rapproche du Créateur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,282 ]