« Alors Moché a séparé 3 villes (de refuge) à l’est du Jourdain » (Vaét’hanan 4,41)

Pourquoi Moché a tant voulu préparer les 3 villes de refuge qui se trouvaient à l’est du Jourdain, alors qu’elles ne pouvaient fonctionner tant que les 3 autres se trouvant en terre d’Israël n’étaient pas établies ?

En fait, quand Moché a tué l’égyptien qui battait un hébreu, Moché a pris la fuite à Midyan pour sauver sa vie.
Cependant, Moché craignait que cela soit un manque de confiance en Hachem que de fuir pour se protéger : Peut-être aurait-il dû rester et avoir confiance qu’Hachem le sauverait là où il serait? Ou peut-être fallait-il fuir car Hachem souhaite que l’on diminue le miracle le plus possible?

Ce doute le perturbait.
Mais quand Hachem demanda d’instituer des villes de refuge pour que les tueurs involontaires puissent s’y enfuir et se protéger des vengeurs et ce, bien qu’il ne mérite pas la mort car il était involontaire, il déduisit de cela qu’en fait Hachem souhaite qu’il prenne la fuite et se protège pour adopter un comportement naturel et diminuer le miracle.

=> Moché a alors compris qu’il avait bien agi lui aussi en s’enfuyant, et pour exprimer sa joie, il prépara les 3 villes de refuge à l’est du Jourdain.

[le Ktav Sofer]

« Vois, je vous ai enseigné des décrets et des jugements comme me l’a ordonné Hachem mon D. pour agir ainsi au sein du pays » (Vaét’hanan 4,5)

Au moment où la Torah a été donné, il y avait un groupe de personnes qui ont cherché à atteindre un plus haut niveau de pureté en se distanciant de la matérialité, accomplissant leur service divin en totale isolation.

Le verset nous enseigne que ce n’est pas une façon convenable d’agir ainsi.
Nous devons suivre les commandements de D. « au sein du pays », c’est-à-dire en faisant partie de la société, et non en ermite, séparé du monde environnant.

[le Arvé Na’hal ]

« J’ai imploré Hachem » (Vaét’hanan 3,23)

-> Rachi : [Implorer] : C’est là une des 10 manières de désigner la prière.
Elle exprime toujours la notion de don gratuit. En effet, les justes, dans leur humilité, évitent d’invoquer leurs bonnes actions et font appel à la miséricorde de D.

-> Selon le midrach, le mot : implorer (vaét’hanan – ואתחנן) a une guématria de 515, qui est la même que : prière (Téfila – תפלה), et également que : chant (Chira – שירה).

Le ‘Hatam Sofer fait remarquer que si nous ajoutons 26 (qui est la valeur du nom de D.) à ce mot, on obtient : 541, qui la valeur numérique du mot : Israël (ישראל).

=> Israël est défini par cette capacité à prier vers Hachem.

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-> Le midrach (Dévarim rabba 11,10) rapporte que si Moché avait fait encore une seule prière, il aurait été exaucé.
S’il s’est arrêté, c’est uniquement car Hachem lui a dit : « C’est trop pour toi! Ne continue pas à Me parler davantage de cette chose » (Vaét’hanan 3,26)

Selon le midrach, Moché n’a jamais désespéré et a continué à prier, et ce malgré la déclaration solennelle de D. qu’il n’entrerait pas en Israël.

=> De même, nous ne devons jamais renoncer à demander la miséricorde de D.
[chaque prière prend un temps différent avant de s’accomplir, mais par définition aucune prière n’est inutile ]

-> Rabbi Gamliel Rabinovitch enseigne que le but principal d’une prière n’est pas qu’elle soit entendue par D.
L’objectif : c’est la prière en elle-même, car elle permet de se connecter à Hachem.

Le mot « téfila » vient du mot « naftali », qui signifie selon Rachi (Béréchit 30,8) : s’associer, se lier avec .
Au travers de la prière, nous nous lions et nous attachons avec notre Créateur.
Plus nous y mettons du cœur, plus ce lien sera solide et profond.

Selon nos Sages, notre requête n’est pas exaucée par le fait de l’avoir demandée, mais par le mérite d’être devenu plus proche de Hachem, d’avoir mis toute sa confiance en Lui pour obtenir l’objet de la requête.

Quoi qu’on puisse demander à Hachem, cela restera toujours secondaire par rapport au fait que cela nous aura permis de renforcer nos liens avec papa Hachem.

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+ « J’ai imploré Hachem à ce moment en disant (לאמר)«  (Vaét’hanan 1,23)

Le terme « en disant » (lémor) signifie que le message doit être transmis à quelqu’un d’autre, généralement au peuple juif.
Quel est ce message?

Même si une personne est dans une situation difficile, elle doit toujours prier à Hachem dans la joie, comme si elle n’avait aucune souffrance ni douleur.

En effet, bien que Moché était dans une situation remplie de souffrances de ne pas pouvoir entrer en Israël, il a néanmoins prier dans la joie.
Le terme : לאמר (en disant) peut être lu : לא מר (sans amertume – lo mar).

[Ben Ich ‘Haï – Od Yossef ‘Haï]

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-> Moché ne voulait pas uniquement entrer en Israël afin de pouvoir y accomplir toutes les mitsvot liées à cette terre.
Il voulait préparer la terre d’Israël pour le peuple juif.
Il voulait y réaliser toutes les mitsvot d’une façon parfaite, ce qui aurait préparé le terrain et rendu leur accomplissement beaucoup plus facile pour les générations à venir.

Nous retrouvons ce même principe avec Yossef.
Le midrach (Vayikra rabba 32,5) dit que Yossef est venu en Egypte avant les autres juifs, et qu’il s’est protégé de l’immoralité très présente là-bas.
Par son mérite, tous les juifs ont été protégés de l’immoralité lorsqu’ils sont venus ensuite en Egypte.

Hachem a répondu à Moché que bien qu’il ne pourrait pas aller en terre d’Israël et y réaliser les mitsvot, néanmoins, en raison de son désir intense de le faire, cela sera compté comme s’il l’avait.
Grâce à cela, il sera plus facile pour tous les juifs d’y accomplir les mitsvot.

[le Béer Moché]

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-> Selon la guémara (Sotah 14a), Moché va partager une part avec Avraham, Its’hak et Yaakov, qui étaient importants en Torah et misvot.
Moché a mérité cela pour avoir déversé son âme, et s’être totalement sacrifié pour le peuple juif.

On aurait pu penser que Moché allait recevoir une récompense sur le principe que celui qui veut réaliser une mitsva, mais qui en est empêché par une raison extérieure à sa volonté, c’est comme s’il l’avait réalisé.
[ce qui est le cas de Moché qui voulait aller en Israël]
Mais la guémara va bien au-delà, puisqu’elle dit que sa récompense est comme celle de nos Patriarches.

Selon nos Sages, un enfant peut cumuler des mérites pour son père (et mère) une fois que celui-ci est mort.
En effet, si son père ne l’avait pas mis au monde, l’enfant n’aurait pu accomplir aucune mitsva.
Le père partage donc le mérite des mitsvot que va faire son fils.

De même, nos Patriarches reçoivent une récompense pour tous les mitsvot que les juifs ont pu faire à chaque génération, car ils sont nos pères.

Puisque Moché s’est totalement sacrifié pour le peuple juif, il est également considéré comme un père, et il bénéficie donc des mérites de toutes les mitsvot des juifs.

[On a pu voir (dvar torah précédent) que si Moché voulait aller en Israël c’était principalement pour en faire bénéficier tous les juifs à venir.
Alors qu’il est sur le point de mourir, il va implorer de toutes ses forces Hachem, et ce pendant 515 prières différentes.
Cela symbolise bien à quel point Moché se comportait et se souciait du peuple juif, comme un père avec ses enfants.

Par cela, il va mériter de bénéficier de toutes les mitsvot futures des juifs, dont celles faites en Israël. ]

[le ‘Hen Tov]

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+ « J’ai imploré Hachem à ce moment en disant » (Vaét’hanan 1,23)

-> Les personnes pieuses des générations précédentes se préparaient pendant une heure avant de prier afin de pouvoir diriger leur cœur à leur Père au Ciel. [guémara Béra’hot 30b]

Elles passaient cette heure de préparation à prier à Hachem de pouvoir diriger convenablement leur cœur à Lui lorsqu’elles feraient la prière ensuite.

Le verset nous indique que Moché a agi de la même façon.
« J’ai imploré », que « à ce moment  » (le moment de la prière), je pourrais « en disant », adresser à Hachem tout ce que j’ai dans mon cœur.

[le Divré ‘Haïm]

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-> La guématria de « implorer » (vaét’hanan – ואתחנן) est de 515.

Moché a fait 515 prières à Hachem, Le suppliant de pouvoir entrer en terre d’Israël.
[Mégalé Amoukot]

-> Le Pné Yéhochoua donne 2 explications à propos du chiffre 515.

1°/ La 1ere explication :

Moché implora Hachem « en ce moment ».
Rachi d’expliquer : Après que j’ai conquis le pays de Si‘hon et de Og, j’ai pensé que le vœu [d’interdiction d’entrée en terre d’Israël] avait peut-être été annulé.

Hachem a dit à Moché de ne pas craindre Si’hon et Og (Dévarim 2,32;3,2), car Il avait déjà livré l’ange en charge de leur terre dans les mains de Moché.

La guémara (Baba Batra 121a) rapporte que Hachem lui a dit ces paroles le 15 Av.
En ce jour, il était clair que tous ceux qui étaient destinés à mourir dans le désert, suite à la faute des explorateurs, étaient bien morts.

Du 15 Av jusqu’au jour de la mort de Moché le 7 Adar, il y a 200 jours.
Si Moché avait imploré D. au cours de ses 3 prières journalières, il serait arrivé à un total de 600 fois.
Cependant, il est interdit de prier pour nos besoins personnels pendant Shabbath (Michna Broura 288,22).
Si nous retirons les prières qu’il ne pouvait pas faire les 28 Shabbath de cette période, on arrive à un total de 516 prières.

Il est à noter que la prophétie n’est pas revenue à Moché avant le 15 Av dans la matinée, ne lui permettant pas d’implorer Hachem durant la prière du soir de ce jour.

=> Du matin du 15 Av, jusqu’à sa mort le 7 Adar à l’heure de Min’ha (Tossafot – Ména’hot 30a), Moché a prié pour l’annulation du décret précisément 515 fois.

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2°/ La 2e explication :

Le Pné Yéhochoua enseigne qu’il existe 6 types de rigueur, énoncés dans la guemara Shabbat (qui sont : קצף, אף, חימה, משחית ,משבר, מכלה).
Or, le nom Divin correspondant à l’Attribut de rigueur est le nom « Elohim – אלהים », dont la guématria est de 86.

Ainsi, les 6 types de rigueur correspondent au nombre 516 (6 x 86 = 516).

Moché souhaitait prononcer 516 prières pour adoucir les 6 types de rigueur et ainsi mériter d’entrer en terre d’Israël.
Moché était proche du but, mais Hachem l’a empêché de prononcer la dernière prière, car Il ne voulait pas qu’il adoucisse toutes les rigueurs, ce qui lui permettrait d’entrer en terre d’Israël, chose qu’Hachem ne souhaitait pas. C’est pour cela qu’Hachem lui demanda d’arrêter de prier.

« Hachem m’a dit : C’est trop pour toi (רַב-לָךְ)! Ne continue pas à Me parler davantage de cette chose » (Vaét’hanan 3,26)

-> Moché a demandé à entrer en terre d’Israël.
Le midrach explique que Hachem lui a dit qu’il tenait une corde par les 2 côtés :
– Si Moché entrait en Israël, alors les juifs n’auraient pas de possibilité d’expier leurs fautes (kappara) ;
– Si les juifs expiaient leurs fautes, alors Moché ne pouvait pas entrer en Israël.

Pourquoi est-ce que les 2 sont interdépendants?

Puisque le peuple juif a pleuré pour rien (suite au rapport des explorateurs), Hachem a défini ce jour (le 9 Av) comme un jour de pleurs pour les juifs (guémara Sotah 35a).
Les 2 Temples ont été détruits en ce jour, et le peuple juif a été envoyé en exil.

En réalité, ce décret difficile a été d’un grand bénéfice, car Hachem a pu libérer sa colère sur des pierres et du bois (le Temple), plutôt que sur le peuple juif.

Si Moché était entré en Israël, le Temple n’aurait jamais été détruit, et les juifs ne seraient jamais partis en exil. Cela aurait empêché toute expiation de leurs fautes.

[le ‘Hatam Sofer]

-> Rachi (v.3,26) sur : « C’est trop pour toi! » : Par ces mots, D. interdit à Moché de continuer à prier de peur qu’on ne dise : « Le Maître (rav) est trop dur et l’élève, trop obstiné ».

Si Moché faisait encore une seule prière, il aurait alors pu entrer en Israël.
Dans ce cas :
– « le Maître est trop dur » = Hachem n’aurait pas permis à Ses enfants d’expier leurs fautes ;
– « et l’élève, trop obstiné » = tout cela parce que Moché s’est « obstiné » à vouloir absolument aller en Israël, en priant une fois de plus malgré l’avertissement de D.

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-> Rabbi Bounim de Pchis’ha rapporte un midrach Tan’houma qui cite le verset : « Le pauvre parle par supplications, et le riche lui répond avec insolence » (Michlé 18,23).

Le midrach attribue la phrase : « Le pauvre parle par supplications » à Moché ; et les termes : « Et le riche lui répond avec insolence » : à Hachem, le Riche du monde, qui lui dit : « Cela suffit pour toi ! (רב לך – rav la’h) ».

Évidemment, on ne peut que s’étonner sur ce midrach qui « ose » dire que Hachem est celui qui « répond avec insolence ».
Comment le comprendre?

Rabbi Bounim de Pchis’ha explique qu’en fait Moché ne pouvait pas aller en terre d’Israël, car en y entrant, il aurait amener la délivrance finale, et il n’y aurait plus alors eu de destruction ni d’exil.
Or, Hachem a prévu que la délivrance devait intervenir par le machia’h, qui descend du roi David.
Ainsi, il n’était pas possible que Moché entre en Israël, amenant avec lui la rédemption.

Cette explication se retrouve en allusion dans les mots d’Hachem qui dit : « רב לך » (cela suffit !), car le mot « רב » est l’initial des deux noms « רות בעז » (Ruth Boaz), faisant allusion au fait que la délivrance devra venir par un descendant de David, qui descend lui-même de Ruth et de Boaz.

Et si on complète par les lettres supplémentaires des noms “רות בעז” (autres que la 1ere lettre), on en vient à former le mot « Azout – עזות », qui signifie « insolence ».

C’est à cela que fait référence le midrach, en attribuant le verset : « Et le Riche lui répond avec insolence (עזות) », à Hachem.
Le midrach vient en fait expliquer les termes d’Hachem : « רב לך » (cela suffit !), signifiant que la délivrance ne peut venir que par un descendant de Ruth et Boaz, et non par Moché.

En effet, le mot « עזות » (azout – insolence) associé au terme « רב » (rav – cela suffit) produit justement les deux noms « רות בעז » (Ruth Boaz).

« Seulement, prends garde à toi et garde ton âme avec soin, de peur que tu n’oublies les choses » (Vaét’hanan 4,9)

Le terme : « se souvenir » (za’hor – זכר) a une guématria de : 227, en correspondance avec les 227 forces qui aident une personne à retenir son étude.

Le terme : « oublier » (chakha’h – שכח) a une valeur de : 328, en allusion aux 328 forces qui entraînent une personne à oublier son étude.

Chaque fois que nous revoyons ce que nous avons appris, cela va éliminer une des forces qui nous conduit à oublier.

Ainsi, si nous revoyons 101 fois notre étude (227+101=328), cela conduit à neutraliser les forces nous poussant à oublier l’étude.
C’est alors que les forces nous aidant à retenir notre Torah prennent le contrôle.

[Kli Yakar]

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-> « Il n’y a pas de comparaison entre le fait de revoir son étude 100 fois, et le fait de la revoir 101 fois. »
[guémara ‘Haguiga 9b]

-> Selon Rabbi Akiva Eiger, le fait d’étudier quelque chose de nouveau est facile, mais revoir ce que l’on sait déjà est plus difficile. Cela va à l’encontre de l’affinité humaine pour la nouveauté.

En étudiant une 101e fois, on prouve davantage que l’on étudie par amour pour la Torah, et non pas pour amour de la nouveauté.

[selon nos Sages la barre des 100 révisions est le moment où l’on ne perçoit plus de nouveautés dans notre révision]

-> Le nombre 101 est important en raison du nom de l’ange Gabriel, responsable de la Torah et de la mémoire, et dont la valeur numérique est de 101.
Ceci nous enseigne qu’un homme qui révise 101 fois est aidé par Gabriel à retenir ce qu’il a appris.
[le Méam Loèz]

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+ « Voici ce qu’a ordonné (צִוָּה) Hachem » (Matot 30,2)

Selon le Tsvi laTsadik, la Torah nous enseigne comment retenir notre Torah.
La guématria de : tsiva (צִוָּה) est de : 101.

=> Si on veut retenir son étude, nous devons la revoir 101 fois.

-> Le rav Eliezer Ginsburg fait remarquer que : Amalek (עמלק), peut se lire : amal kaf (עמל ק – effort de 100), en allusion à une personne qui n’est prête à étudier que 100 fois, et non pas 101.
Le but d’Amalek est de nous refroidir (kar’ha), même d’un peu : « Pourquoi revoir mon étude une 101e fois, 100 fois c’est déjà très bien! »
Pourtant comme on l’a vu : « Il n’y a pas de comparaison entre le fait de revoir son étude 100 fois, et le fait de la revoir 101 fois. » [guémara ‘Haguiga 9b]

Il faut combattre et se débarrasser de Amalek, cette tendance à ne pas aller au maximum de nos capacités pour Hachem.

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+ « Car ce n’est pas une chose vide pour vous (מכם) » (Haazinou 32,47)

Le terme « מכם » (mikèm) ayant pour valeur numérique 100, c’est comme si l’on disait : « Si vous la (la Thora) trouvez vide, c’est parce que vous l’étudiez 100 fois (comme la valeur de מכם) » et non pas 101 fois.
Si vous trouvez la Torah vide, cela vient de vous (מכם), de votre faute!
[Péninim Yékarim]

 » Et vous, qui êtes attachés à Hachem, votre D., vous êtes tous vivants aujourd’hui » (Vaét’hanan 4,4)

-> Hachem est appelé : « Elokim ‘Haïm », Il est la source de la vie.

Le verset nous affirme que si on s’attache à Hachem, on s’attache à la vraie source de la vie, et on aura alors une vie véritable.
Les réchaïm sont appelés morts même quand ils sont physiquement vivants, car ils ne sont pas attachés à la vraie source de la vie.

[Ohr ha’Haïm]

[lorsqu’on est juif, le fait d’avoir notre cœur qui bat n’est pas signe de vie.
Un juif en vie est celui qui choisit à chaque instant d’agir en toute fidélité avec la volonté de D.

=> Si « vous êtes attachés à Hachem » alors : « vous êtes vivants ».]

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-> Les autres nations du monde ne peuvent établir un contact avec Hachem qu’après leur mort.
Cependant, le peuple juif a l’opportunité d’être en relation avec D. pendant qu’ils sont en vie dans ce monde.

[le Min’ha Béloula]

[ « Vous êtes attachés à Hachem » : il pourrait s’agir des non-juifs après leur mort, mais la suite du verset précise : « vous êtes tous vivants aujourd’hui ».

=> La caractéristique unique d’un juif est de pouvoir déjà de son vivant développer une relation de proximité avec D.

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-> On doit toujours placer Hachem au 1er plan dans son esprit, en accord avec le verset : « Je fixe constamment mes regards sur Hachem » (Téhilim 16,8).

Lorsque l’on mange, dort, travaille ou bien que l’on s’occupe de tout autre besoin, nous devons toujours être conscient que c’est D. qui nous fournit tout pour nous.

Celui qui suit ce chemin, va mériter un attachement éternel avec Hachem.

[le Chla haKadoch]

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-> « Pourquoi est-ce que mon frère (le Gaon de Vilna) n’a-t-il jamais écrit de livre sur les 613 mitsvot?

Mon frère m’a dit qu’il serait faux de dire qu’il n’y a que 613 mitsvot dans la Torah.
Il ne peut pas être possible que depuis le début de la Torah jusqu’à la paracha Bo, qu’il n’y ait que 3 mitsvot.

Mais en réalité, chaque mot de la Torah est une mitsva.
Les mitsvot de la Torah sont trop nombreuses pour être comptées.
Les 613 mitsvot ne sont que des racines d’autres mitsvot.

Un arbre est composé d’un tronc, de branches, et également de fruits.
Avec les graines des fruits, un nouvel arbre peut se développer.
La Torah est comme un arbre de mitsvot, avec des opportunités sans fin d’accomplir des mitsvot.

[Mon frère le Gaon de Vilna] n’a pas écrit de Séfer haMitsvot afin qu’il soit connu que les mitsvot de la Torah sont sans fin. »

[Maalot haTorah]

=> Hachem a multiplié les mitsvot, pour multiplier nos occasions de pouvoir s’attacher avec Lui.

« Quelle est la grande nation qui a un D. proche d’elle comme Hachem, notre D., à chaque fois que nous L’appelons? « 
[paracha Vaét’hanan 4,7]

=> Face à une telle vérité : quelle fierté, quelle joie nous avons d’être juif(ve)!!

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« Tu observeras Ses décrets et Ses commandements que Je t’ordonne aujourd’hui, pour qu’Il Te fasse du bien à toi et à tes enfants après toi et afin que tu prolonges tes jours sur la terre que Hachem te donne pour tous les jours. »
[paracha Vaét’hanan 4,40]

=> Si nous voulons la bénédiction et la longévité, alors nous savons ce qu’il nous reste à faire …
Faire la volonté de D., c’est mettre en place des conduits permettant de nous amener toutes les infinies bonnes choses que papa Hachem souhaite nous donner.