Zot ‘Hanouca

+ Zot ‘Hanouca (le 8e jour de ‘Hanouca) :

-> « Ce que de grands tsadikim ne peuvent pas faire pendant la Néïla de Kippour, chaque juif, même le plus simple, peut l’accomplir par ses prières et sa téchouva lors du dernier jour de ‘Hanoucca (zot ‘Hanoucca). »
[rabbi Israël de Ruzhin]

-> La bénédiction « yotsér or » (que nous disons tous les matins) liste 8 louanges : poél guévourot, ossé ‘hadachot, baal mil’hamot, zoré tsédakot, matsmia’h yéchouot, boré réfouot, nora téhilot, adom anifla’ot.
Les kabbalistes disent que ces 8 louanges sont en correspondance avec les 8 jours de ‘Hanoucca.
La 8e louange est : « adon anifla’ot » = cela signifie que Hachem réalise des miracles.
C’est approprié à : « Zot ‘Hanouca », car c’est un jour de miracles et de merveilles.
[rav Elimélé’h Biderman]

-> Le Maharal dit que notre monde a été construit avec le nombre 7 (les 7 jours de la semaine, …).
Le chiffre 8 représente un monde qui est au-delà de la nature, un monde où les miracles peuvent se produire.
[Zot ‘Hanouca est le seul 8e jour d’une fête juive (dans le sens où tous les juifs dans le monde le fête!), il est un jour où les miracles ont de forte chance de se produire!]

[nos Sages disent que d’une manière générale nous ne devons pas compter sur les miracles. Cependant, ‘Hanouca est une période où la réalité de ce monde est élevée dans le domaine des miracles, et alors il est possible de demander à Hachem des miracles.]

-> Le Bné Yissa’har (Kislev Tévét 2,10) écrit : « Nos Sages ont souvent dit que ‘Hanoucca est propice pour qu’une femme puisse avec des enfants … A mon avis, cette ségoula ne fonctionne qu’à Zot ‘Hanouca. »

-> Le rabbi Pin’has de Koritz dit que Zot ‘Hanouca est un jour propice pour la parnassa.
Il apprend cela des 8 louanges que nous disons dans vayévaré’h David (Divré haYamim 29,11) : « lé’ha Hachem aguédola, véaguévoura, véatif’érét, véanétsa’h, véaod, ki kol bachamayim ouvaarets lé’ha Hachem amamla’ha, véamitnassé lé’hol léroch, véaochér.
La richesse (ochér) est la 8e louange, en correspondance avec le 8e jour de ‘Hanoucca.

-> Le Harougat haBossem dit que tous les jours de ‘Hanouca sont propices pour obtenir de la parnassa.
Il est écrit : « car pour la subsistance, Hachem m’a envoyé devant vous » (Vayigach 45,5).
Le terme : « chéla’hani » (m’a envoyé – שְׁלָחַנִי) est l’acronyme de : « léad’lik nér ‘Hanouca chémonat yamim » (allumer les bougies de ‘Hanouca 8 jours – להדליק נר חנוכה שמונת ימים).

-> Le rav Elimélé’h Biderman rapporte que Zot ‘Hanouca est un jour propice pour la réfoua chéléma.

-> Zot ‘Hanouca est un jour propice pour hâter la guéoula.
En effet, il est écrit : « Telle fut l’inauguration de l’Autel, au jour où il fut oint, de la part des chefs d’Israël » (Nasso 7,84).
On a : « zot ‘hanoukat amizbéa’h » (Telle fut l’inauguration de l’Autel) en parallèle à « Zot ‘Hanouca ».
Et également : « imacha’h » (où il fut oint – הִמָּשַׁח), mot qui provient de : « machia’h » (משיח), qui est également l’acronyme de : « madlikin chémonat yémé ‘Hanouca » (on allume les 8 jours de ‘Hanouca – מדליקין שמונת ימי חנוכה).
[rabbi Avraham de Radomsk – Séfer ‘Hessed léAvraham]

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-> Le passage dans la guémara qui aborde ‘Hanouca commence par : « maï ‘Hanouca » (Qu’est-ce que ‘Hanouca – מאי חנוכה – guémara Shabbath 21b).
Il est intéressant de constater que la guématria de : « maï » (qu’est-ce que – מאי) est de 51, et si on la multiplie par 8 (le nombre de jours de ‘Hanouca), alors nous obtenons : 408, qui est la guématria de : « zot » (זאת).
Le rav Gedalia Schorr explique que si nous passons notre ‘Hanouca à essayer d’internaliser ses messages, alors à la fin de la fête nous sommes capables de proclamer : « Zot ‘Hanouca! » (c’est ça ‘Hanouca! – זאת חנוכה).

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-> Les 8 bougies de ‘Hanouca sont le même concept que : Chémini Atsérét.
En ce sens nos Sages affirment que Zot ‘Hanouca est le [dernier] moment où nous pouvons être inscrits pour une bonne année (gmar ‘hatima tova).
[Beit Aharon]

-> b’h, à ce sujet : http://todahm.com/2017/09/27/la-periode-de-tichri-a-hanoucca

-> Le Rokéa’h enseigne que la paracha Emor (chap.23) liste les yamim tovim. Il s’y trouve que les derniers jours de fête juive listés sont Souccot et Chémini Atsérét, et ensuite la Torah aborde les lois de l’allumage de la Ménora (cf. Emor 24,2).
Le Rokéa’h dit que la Ménora fait allusion à la fête de ‘Hanouca, et puisque ‘Hanouca est écrite juste après Souccot – Chémini Atsérét, alors cela implique que ‘Hanoucca doit également durer 8 jours (de même que Souccot dure 8 jours avec Chémini Atsérét).

-> En se basant sur ce lien entre ‘Hanoucca et Chémini Atsérét, le rav Elimélé’h Biderman enseigne :
Rachi (Emor 23,36) explique la raison d’être de Chémini Atsérét : c’est comme un roi qui aura invité ses enfants à un festin pendant plusieurs jours. Lorsque le moment est venu pour eux de prendre congé, il leur dit : « Mes enfants! Restez s’il vous plaît encore un jour chez moi! Votre départ m’est pénible! »

=> De la même façon, on peut expliquer qu’après 7 jours de ‘Hanouca, Hachem dit aux juifs : « J’aime tellement vos mitsvot : votre allumage des bougies, votre Hallel, … S’il vous plaît restez encore un jour avec moi. Votre départ m’est pénible! »

Selon le Zohar (Noa’h 63 ; Tsav 31b) : « Pendant ces jours de fêtes (Chémini Atséret), la seule [nation] qui est avec le Roi, est la nation juive.
Celui qui est tout seul avec le Roi peut Lui demander tout ce qu’il désire et Il l’accordera. »
=> Cela s’applique à Chémini Atsérét, mais également à ‘Hanouca : quoiqu’on puisse demander à Hachem en ce jour, Il nous l’accordera.

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-> Le Gaon de Vilna enseigne que le Hallel que nous récitons les 8 jours de ‘Hanoucca vient compléter les 8 jours où l’on manque le Hallel pendant l’année.
En effet, les 6 derniers jours de Pessa’h nous ne lisons que le Hallel abrégé, et à Roch Hachana (qui selon la Torah ne dure qu’un jour), et à Yom Kippour, nous n’y disons pas du tout le Hallel.
Le dernier yom tov de Pessa’h nous disons un Hallel abrégé car c’est le jour de la traversée de la mer Rouge où la création de D. était en train de se noyer, et il n’est pas convenable de pleinement se réjouir. Cela a été étendu aux jours de ‘hol hamoéd de Pessa’h.
A Roch Hachana et Kippour, nous ne récitons pas le Hallel, car selon nos Sages : « Comment se peut-il que le Roi soit assis sur Son Trône de jugement, les livres de la vie et de la mort sont ouverts devant Lui, et qu’Israël soit en train de faire une Chira »
=> Ainsi, ces jours sont des jours où techniquement nous aurions dû réciter un Hallel complet, mais quelque chose a empêché de le faire.
C’est en ce sens que le Gaon de Vilna enseigne que les 8 jours de ‘Hanouca viennent réparer cela.

L’ordre des fêtes juives commence par Pessa’h (mois de la naissance du peuple juif).
Ainsi, selon nos Sages les 6 premiers jours de ‘Hanoucca viennent compléter les Hallel manquants des 6 jours de Pessa’h (‘hol hamoed + 1 yom tov).
Le 7e jour de ‘Hanouca correspond au Hallel de Roch Hachana.
Le 8e jour (le Zot ‘Hanouca), nous disons le Hallel qui aurait dû être récité à Yom Kippour.

=> Selon cela, le 8e jour de ‘Hanouca correspond à Yom Kippour, et de même que ce dernier est le jour où les juifs sont signés pour une bonne année, alors de même à Zot ‘Hanouca les juifs sont confirmés pour une bonne année.
[ce jour à la force de totalement changer en bien, la décision de Yom Kippour.]
[rav Elimélé’h Biderman]

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-> Le Yichma’h Israël (‘Hanouca 53) enseigne que lorsque la Torah utilise le terme : « zot » (זאת), elle fait référence à quelque chose que nous pouvons voir avec nos yeux.
Il explique que Zot ‘Hanouca est un jour d’une telle sainteté que les tsadikim parfaits arrivent à l’identifier et à la voir de leurs yeux.
En ce jour, même si nous ne la voyons pas, nous sommes heureux de la joie de ces tsadikim qui arrivent eux à la voir.

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-> La guémara (Shabbath 21b) rapporte l’avis de Beit Chamaï, selon laquelle nous devons diminuer chaque soir le nombre de bougies à allumer.
La guémara dit que cela correspond à la diminution du nombre de sacrifices à apporter chaque jour de Souccot.
=> Quel est le lien entre les deux?

Selon nos Sages, il y a 70 jours entre Souccot et ‘Hanouca, et ces jours ont la même particularité que les jours séparant Pessa’h de Shavouot.
La 1ere nuit de Pessa’h, chaque juif reçoit une quantité d’énergie spirituelle qui est trop importante pour être internalisée en une seule fois. C’est pourquoi, nous devons compter 50 jours, et chaque jour nous internalisons une partie de cette énergie spirituelle, jusqu’à avoir tout intégrés à Shavouot.
De la même façon à Souccot, nous recevons une grande quantité d’énergie spirituelle, et il nécessite 70 jours pour l’absorber totalement.
[du 15 Tichri (début Souccot) à fin Tichri = 16 jours + ‘Hechvan (29 jours) + 24 jours en Kislev avant ‘Hanouca = 70 jours]

A Souccot, 70 taureaux sont sacrifiés en korbanot en correspondance avec les 70 [racines de] nations non-juives.
Chacune de ces nations a un pouvoir unique d’interrompre la croissance spirituelle du peuple d’Israël.
Chaque sacrifice retire le pouvoir d’une de ces nations, et ramène la force des nations dans le domaine de la sainteté.
Nous offrons les sacrifices avec un ordre descendant, un de moins chaque jour, afin de représenter la diminution de la puissance des nations.

Cependant, le Ohév Israël explique que durant les 7 jours de Souccot, nous ne faisons que retirer rapidement et superficiellement la puissance des 70 nations.
C’est pourquoi après Souccot, nous commençons une période de 70 jours, chaque journée représentant la diminution de pouvoir d’une nation et son transfert dans le domaine de la sainteté (kédoucha).
[il y a 70 jours depuis le 1er jour après Souccot en Israël & galout, et le dernier jour de ‘Hanoucca]

Lorsque ‘Hanouca arrive, il ne reste plus que 8 jours (pour arriver au terme des 70 jours), et ce sont les jours les importants car nous avons besoin de la force des bougies de ‘Hanouca pour vaincre ces 8 nations qui sont les plus puissantes.
Pendant ces 8 jours a lieu les plus importantes batailles contre les mauvaises énergies spirituelles de ce monde.
L’idée de Beit Chammaï est d’allumer les bougies en compte à rebours, pour indiquer que c’est la dernière ligne droite pour affaiblir la force du yétser ara.

C’est ainsi qu’au 8e jour de Hanouca, les forces d’impureté [des nations] sont éradiquées et transférées dans la sainteté, provoquant que chaque juif peut arriver à ressentir l’étincelle d’Hachem qui est en lui.
L’huile pure qui est contenue profondément en chaque juif peut briller, en fonction du niveau de la personne.

=> C’est cela ‘Hanouca, l’aboutissement d’une période qui a démarré à Souccot.

-> Le Bné Yissa’har (début de ‘Hodech Kislev) écrit que Yaakov est mort le 1er jour de Souccot, et il a été enterré à ‘Hanouca.
En effet, après sa mort à Souccot, il y a eu 70 jours de deuil en Egypte, et ensuite encore 7 jours de deuil à Goren ha’atud. Ainsi, il semble que Yaakov a été enterré à Zot ‘Hanouca.
La guémara (Sota 13) dit qu’en ce même jour, Essav a été tué.
Ainsi, Zot ‘Hanouca est le 8e jour de ‘Hanouca, le jour d’enterrement de Yaakov, celui de la mort d’Essav, qui représente la destruction de la puissance des nations luttant contre le peuple juif.
[Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik – ‘Hanouca 18) écrit que la lettre ע qui a une valeur de 70, se trouve en tête du nom d’Essav (עשו) car il est à l’origine des 70 puissances d’impureté].

La guémara ajoute également qu’à Goren ha’atud, les rois de la terre de Canaan ont placé leurs couronnes autour du cercueil de Yaakov.
Il y avait 36 couronnes entourant le cercueil.
Or, les 7 jours de deuil en ce lieu on commencé à ‘Hanouca, et ces 36 couronnes sont en correspondance avec les 36 bougies allumées à ‘Hanouca.
La valeur du mot : « kéter » (couronne – כתר) est de 620.
Or, dans la Torah il y a 613 mitsvot, auxquelles nous ajoutons les 7 mitsvot de nos Sages, dont la 7e est ‘Hanouca. Ainsi, ‘Hanouca symbolise le fait de compléter la couronne (kéter) de la Torah.
[il y a 620 mots dans les 10 Commandements.]
Par ailleurs, les 36 couronnes représentent les 36 traités de guémara, qui sont chacun une couronne à part entière.
‘Hanouca, le Yom Tov de la Torah Orale, a 36 bougies, une pour chaque traité.
[l’étude de la Torah a la capacité de réduire les forces d’Essav, du yétser ara et des forces du mal.
La lumière produite par un juif repousse beaucoup d’obscurité des autres nations.]

[ce divré Torah se base sur une adaptation personnelle de paroles du rav Israël Sim’ha Schorr]

Le 10 tévét – un jour déterminant

+ Le 10 tévét – un jour déterminant :

-> Le ‘Hatam Sofer (dans ses drachot sur la fin du livre de Dévarim) explique que le 10 tévét est un vrai jour de jugement (yom hadin).
De même qu’en bas les ennemis du peuple juif ont assiégé Jérusalem et ont initié les tristes événements qui ont duré 2 ans et demi avant la destruction du Temple (Hachem attendant la téchouva de son peuple), de même dans le Ciel il y a un jugement céleste (le 10 tévét).

La guémara (Yérouchalmi Yoma 5) affirme : « Toute génération qui n’a pas vu le Temple reconstruit c’est comme si elle -même l’avait détruit » = cela signifie que chaque année en ce jour du 10 tévét, Hachem juge à nouveau : est-ce que le Temple sera détruit cette année ou bien reconstruit? Est-ce que le machia’h pourra se révéler et sera annoncé par Eliyahou haNavi qui le devancera ou non?

[Selon nos Sages si le jeûne du 10 tévét tombait un samedi alors on devrait jeûner pendant Shabbath (à l’image de Yom Kippour), ce qui n’est pas le cas pour le 9 av, qui lui est décalé.
Cela souligne la particularité du 10 tévét : c’est un jour de jugement (alors que le 9 av est un jour désigné où l’on s’attriste sur la perte du Temple, et en ce sens il peut être décalé)]

=> Le ‘Hatam Sofer conclut : Le jeûne du 10 tévét n’est pas seulement un deuil sur le passé, mais il concerne bel et bien l’avenir car c’est en ce jour que chaque année est décidé l’avenir de Jérusalem et du Temple, pour notre génération (d’où le : « c’est comme si elle -même l’avait détruit »!).
[le 9 av n’est que la constatation de la triste décision qu’il y a eu en ce jour, par notre faute!]

‘Hanouca : chaque juif est une lumière aux yeux d’Hachem!

+’Hanouca : chaque juif est une lumière aux yeux d’Hachem!

-> A l’époque de ‘Hanouca, les grecs ont décrété que chaque juif devait écrire sur les cornes de son bœuf : vous n’avez pas de part dans le D. d’Israël (ché’én la’hem ‘hélék bééloké Israël).

=> Ces mots se contredisent. En effet, « éloké Israël » (D. d’Israël) implique que Hachem est le D. des juifs, alors que signifie le fait qu’il n’en a pas part?

Le Sfat Emet répond que les grecs étaient d’accords sur le fait que Hachem soit le D. d’Israël, et cela ne les dérangeait pas si les érudits en Torah (talmid ‘hacham) affirmaient qu’ils étaient associés avec le D. d’Israël.
En effet, au regard de leur érudition, de leurs sublimes actions, les grecques étaient d’accord pour voir un lien avec Hachem.

Cependant, ils ne pouvaient pas accepter qu’un juif moyen puisse se considérer comme étant connecté avec Hachem.
Au regard de ses fautes, parfois graves, son lien avec D. doit forcément s’abîmer.
Comment un juif normal [qui la plupart du temps vit sa vie de son côté] peut-il se proclamer être proche d’Hachem!
Pour les grecs, cela n’est pas rationnel!

C’est pourquoi, les grecs demandaient d’écrire : VOUS n’avez pas de part dans le D. d’Israël = ils mettaient bien l’accent sur le mot « vous » (la’hém) pour faire rentrer dans l’essence du juif : toi qui n’est pas un tsadik, toi qui commet des fautes, alors tu ne dois pas te considérer comme unique et précieux aux yeux d’Hachem.

De même, les grecs ont interdit de fêter le Roch ‘Hodech, car ils n’acceptaient pas l’idée que les juifs simples, ceux qui fautent, puissent contrôler le temps et être si important dans le monde.
[ex: 2 témoins de la nouvelle lune parmi tous les juifs permettent de fixer la date du nouveau mois, et donc des fêtes éventuelles à venir …]

Il est écrit : « l’obscurité sur la surface de l’abîme » (Béréchit 2,1), qui selon nos Sages (midrach Béréchit rabba 2,4) fait référence aux grecs qui « ont obscurcis les yeux des juifs par leurs décrets ».

Ces décrets avaient pour objectif d’entraîner les juifs à croire qu’ils ne sont pas si importants que ça aux yeux Hachem, et ce en noircissant tout l’amour infini qu’a Hachem pour chacun de Ses enfants uniques (les juifs), et ce indépendamment de leurs actions.

Ainsi, le message éternel de ‘Hanoucca, que nous nous répétons chaque année, est que Hachem dit à chaque juif qu’il est spécial devant Lui, et que ses mitsvot ont un impact énorme (envoyant des flux de spiritualité et de bénédictions dans les mondes d’en bas et d’en-haut).

Les grecs voulaient nous obscurcir le fait que : « Ton peuple est [composé que] de tsadikim » (véamé’h koulam tsadikim – Yéchayahou 60,21).
=> A ‘Hanoucca nous fêtons et allumons dans notre cœur la réalité que tout juif est brillant, il illumine ce monde, et aux yeux d’Hachem nous sommes tous des tsadikim (koulam tsadikim).

Le message de ‘Hanoucca est que même le plus mauvais des juifs restera toujours une lumière aux yeux d’Hachem, qu’il aura toujours en lui une âme sublime et brillante qui est une partie Divine, et que Hachem l’aime (indépendamment de son comportement) et attend impatiemment qu’il retourne plus proche de Lui par la téchouva.

[le yétser ara cherche (plus ou moins inconsciemment) à nous faire croire qu’il y a les tsadikim et nous …, et que nous n’avons pas vraiment part au D. d’Israël. Cela est faux!
Nous avons tous des capacités uniques, et si je les exploite à 100% alors je suis aussi parfait qu’un tsadik, car nous faisons tous les 2 de notre mieux, même si en apparence l’écart semble énorme.
Si j’existe à chaque seconde, c’est grâce à D. qui me donne la vie, et par là croit et a confiance en moi!
Plus nous avons conscience d’être précieux aux yeux de D., plus nous avons envie de nous donner à fond pour faire Sa volonté et être encore plus proches de Lui.]

Si une personne est vigilante dans l’allumage des bougies [de Shabbath et de ‘Hanoucca – selon Rachi], il lui sera accordé des enfants qui seront des érudits en Torah (talmidé ‘hakhamim).
[guémara Shabbath 23b]

-> Le ‘Hidouché haRim ajoute que la personne qui allume les bougies deviendra également un talmid ‘hakham.
En effet, si cela est propice pour avoir des enfants, alors cela est également très propice pour celui qui allume les bougies.

=> On peut s’interroger : Un très grand nombre de juifs sont vigilants à allumer chaque année les bougies de ‘Hanoucca, et pourtant nous ne les voyons pas devenir des talmidé ‘hakhamim?

On peut rapporter les paroles du Méïri :
« Tout celui qui est vigilant d’allumer les bougies de ‘Hanoucca avec amour et enthousiasme, on lui accordera des enfants qui seront des tamidé ‘hakhamim ».

Il en découle que la bénédiction d’avoir de bons enfants est fonction de l’intensité de l’amour, de l’enthousiasme et de la joie que nous avons de faire cette mitsva.

‘Hanouca : la joie d’être juif!

+ ‘Hanouca : la joie d’être juif!

-> Les grecs ont émis une loi interdisant le fait de donner du bois pour l’autel (mizbéa’h) et ils ont [également] interdit d’apporter les bikourim à Jérusalem.
[guémara Taanit 28]

Le Maharal commente :
« Pourquoi les grecs ont-ils interdit ces 2 mitsvot?
C’est parce que ces mitsvot sont réalisées avec une joie immense.
Ceux qui donnaient le bois pour le mizbéa’h allaient ensuite fêter cela, et les bikourim étaient amenés au Temple dans une ambiance de grande joie, [comme le rapporte par exemple] la michna : « on jouait de la flûte devant eux … »
Les grecs ne voulaient pas que les juifs soient joyeux. »

-> Les grecs adoraient la culture. Ils n’étaient pas contre que les juifs gardent la Torah et les mitsvot comme si c’était une culture comme une autre.
En revanche, les juifs observaient les mitsvot avec enthousiasme et joie, et les grecs ne pouvaient pas tolérer cela.
Ils ont fait tout leur possible pour retirer des juifs leur joie dans les mitsvot.

Les grecs ont réussi en partie.
Le Bach (670) enseigne que les juifs se sont relâchés dans les sacrifices (korbanot), et c’est ainsi que les grecs ont pu conquérir le Temple.
Le Chem miChmouël explique que « se sont relâchés dans les sacrifices », ne veut pas dire qu’ils n’ont pas apporté de sacrifices.
En réalité, ils amenaient tous les sacrifices, mais ils le faisaient sans joie, et c’est pour cela que les sacrifices leur ont été retirés [par la destruction du Temple].
[rav Elimélé’h Biderman]

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-> Dans le Téhilim (40,3), le roi David dit que Hachem l’a sauvé de : « מטיט היון ».
On le lit habituellement par : « mitit ayavén » (de la boue épaisse), mais sans les voyelles cela donne également : « mitit ayavan » (de la boue de Yavan [grecque]).

En se basant sur cela, le Sfat Emet explique qu’il y a 4 éléments : le feu, l’eau, le vent et la terre.
L’exil de Yavan est appelé : « tit haYavan » (la boue de Yavan), car la boue est faite à partir de la terre et de l’eau, mais il n’y a pas de feu en elle.
Cela illustre l’approche de Yavan (des grecs) qui désiraient éteindre le feu intérieur des juifs.

[notre yétser ara nous pousse à la faute pour que nous tombions à terre dans la boue. Mais cela n’est pas son but principal.
Ce qu’il désire plus que tout c’est nous faire rester dans la boue qui va éteindre notre feu ardent de faire la volonté d’Hachem, en développant en nous de la culpabilité d’avoir fauté, de la déprime, un cruel manque de valeur de soi d’être descendu si bas, … ]

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-> A Roch Hachana, Yom Kippour et à Souccot, nous construisons un bel édifice spirituel, qui est la source des bontés et des bénédictions pour notre nouvelle année.
Cependant, il manque quelque chose. Il n’y a pas de lumière.
‘Hanouca ajoute la lumière, et maintenant l’édifice est [vraiment] complet.
La lumière correspond à la joie d’être juif, au bonheur de faire les mitsvot.
[le rabbi de Skulen – rabbi Eliézer Zusia]

[imaginons un magnifique palace sans électricité (pas de lumière, de chauffage, climatisation, …). C’est peut être un très bel édifice, avec une sublime décoration, mais il manque quelque chose!
Heureusement ‘Hanouca est là!]

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-> Lorsque nous allumons les bougies de ‘Hanouca, c’est comme allumer les lumières afin de pouvoir bien voir.
Auparavant nous ne pouvions pas voir les miracles dans notre vie, maintenant nous le pouvons.
Cependant après l’allumage des bougies, il appartient à chacun d’observer les miracles, car sinon c’est comme allumer les lumières et ne toujours rien voir, car nos yeux sont fermés.

Des gens étaient en train de regarder une vidéo dans une pièce obscure.
Quelqu’un voulait voir quelque chose, et ainsi il a allumé la lumière.
Les autres gens lui ont crié : « Qu’est-ce que tu fais? Maintenant nous ne pouvons plus voir le spectacle? »
Il a répondu : « Oui, mais maintenant nous pouvons voir tout le reste »
De même dans la vie, lorsque nous allumons les bougies de ‘Hanouca, nous ne voyons plus l’illusion que ce monde est dirigé par la nature. Maintenant, nous pouvons voir clairement que Hachem est derrière absolument toute chose qui est produite dans le monde.

La Grèce est appelée : « obscurité » (‘hochekh – cf. midrach Béréchit rabba 2,4), car lorsque nous pensons que la vie est gérée par la nature alors nous vivons dans l’obscurité, dans une vie décevante, car nous n’avons alors pas la capacité de s’encourager avec la réalisation que tout est pour le bien …
Nous allumons les bougies de ‘Hanouca après le coucher du soleil pour se rappeler que même lorsque l’intervention de D. (hachga’hat pratit) est très dissimulée, alors même là des miracles se produisent pour nous.
[ce n’est pas parce que l’on a éteint la lumière qu’il n’y a plus rien dans la pièce. De même, ce monde a beau être obscur, mais cela n’enlève pas le fait que Hachem est présent à nos côtés en permanence pour notre bien! ]
[rav Elimélé’h Biderman]

[le fait de voir la vie avec émouna, nous apporte de la joie et de la sérénité.
De plus, selon le rav Akiva Tatz, la joie est le sentiment de faire ce qu’on doit faire (la volonté de l’âme et nos actions sont similaires).
‘Hanouca, en illuminant les vraies priorités et vérités de notre vie et du monde, permet de nous illuminer de joie, car nous faisons vraiment ce qu’il y a de mieux à faire, et ce dans un cocon épanouissant d’émouna.]

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[‘Hanoucca c’est regarder le monde avec la émouna, prendre conscience que nous sommes entre les meilleures mains possibles : celle de Hachem, et il en découle une joie énorme.
Dans une même situation un juif a le visage qui brille, tandis que les autres ont le visage noir d’inquiétude, d’angoisse.]

Si ce n’était pour ‘Hanoucca et Pourim, les juifs ne pourraient pas exister en exil.

[‘Hidouché haRim – rapporté par le Chem miChmouël (Mikets 5677)]

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-> Le Tikouné HaZohar (58b, 113b) enseigne :
« Les fêtes d’Hachem (élé moadé Hachem) sont : Pessa’h, Shavouo’t, Souccot, Roch Hachana, ‘Hanouca et Pourim.
Pessa’h ressemble au bras droit du Roi, le bras droit incarnant le ‘hessed.
Roch Hachana incarne le bras gauche du Roi : la Rigueur.
Le corps du Roi est incarné par Shavou’ot, c’est la mida du milieu que l’on appelle tiférét (c’est également la mida de la Torah, tiférét, qui est incarnée par Yaakov et qui est représentée ici par Shavou’ot).
Pourim et ‘Hanouca représentent les deux jambes du Roi et incarnent les midot de Netsa’h et Od (éternité et splendeur).
La dernière fête des Moadé Hachem, c’est Souccot qui incarne la mida de Yessod. »

=> Le but des jambes est d’assurer le maintien de tout le corps sur terre, et il en va de même de ces 2 midot, de ces 2 fêtes.
Le rav Pinkous ajoute que Moché et Aharon incarnent les midot de Nétsa’h et Od, car ce sont eux qui ont permis la transmission et le maintien de la Torah Divine aux peuple juif, à l’instar des 2 jambes.

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-> D’après le Tikouné Zohar (28b), od (8e des 10 sphères célestes) est la mida qui est l’essence de ‘Hanouca, qui dure 8 jours.
Le Sifté ‘Haïm enseigne que la mida de Od est liée à la qualité de Odaa (remercier Hachem), car lorsque l’homme remercie Hachem pour tous les éléments matériels qu’Il lui donne, il permet alors de créer un lien entre la matière et son Créateur.
[Par la Odaa (remerciement), chaque objet ou élément reçoit son Od (rayonnement).]

Nous sommes toujours en guerre contre les grecs!

+ Dans « Al haNissim », nous remercions Hachem pour les guerres (al amil’hamot).
Ne devrait-on pas plutôt remercier Hachem pour nous avoir permis de gagner les batailles?

Le rav de Poniovitch répond qu’en réalité nous n’avons jamais terminé la guerre contre les grecs, et que jusqu’à l’arrivée du machi’ah nous sommes en plein milieu de la bataille.
En effet, la guerre s’est terminée uniquement sur son aspect physique, mais concernant l’idéologie la guerre continue encore jusqu’à aujourd’hui.
Le champ de bataille se trouve dans notre cerveau et dans notre cœur.

C’est pourquoi, nous ne pouvons pas louer Hachem pour notre victoire, car nous sommes toujours en plein milieu de la bataille.
Nous remercions Hachem sur le fait de ne pas avoir abandonner, et de toujours être en train de mener le combat dans cette guerre.

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[Les ‘Hachmonaïm auraient pu se dire : « Est-ce vraiment une guerre (on est quelques personnes âgées, pas entraînées, ni vraiment armées, et en face on a des jeûnes forts entraînés, armés et très très nombreux)? Cela ressemble plus à du suicide! En effet, selon la logique et le bon sens, nous n’avons aucune chance de gagner la guerre … »
De même, le yétser ara est un ange. Ainsi, comment pouvons-nous se bagarrer à lui et penser le vaincre?

Nos Sages (guémara Soucca 52) affirme : « le yétser ara de l’homme se dresse constamment contre lui, et si Hachem ne l’aidait pas, il ne pourrait pas le maîtriser ».
Ainsi, à l’image des ‘Hachmonaïm, nous devons lutter dans la guerre spirituelle actuelle contre les grecs, en allant courageusement à la bataille, car Hachem nous sauvera et nous accordera la victoire!
Nous devons être effrontés, combattre de toutes nos forces, et n’avoir peur de rien, car nous avons papa Hachem avec nous!]

Regarder les bougies de ‘Hanouca

-> A mon avis la mitsva principale est que celui qui allume les bougies [de ‘Hanouca] doit rester à proximité des bougies pendant une demi heure, les regardant et se réjouissant avec elles.
[‘Hovot Yaïr]

-> Une coutume dans le peuple juif est … de s’asseoir et de regarder les bougies.
La raison est que l’on fait descendre les miracles de ‘Hanouca en regardant les bougies.
[Yétev Panim]

-> Hachem dit à Moché : « Fais toi-même un serpent et place-le en haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra » (‘Houkat 21,8).
Le rav Elimélé’h Biderman rapporte que ce verset fait allusion aux bénédictions de ‘Hanouca :
– « Fais toi-même un serpent » (assé lé’ha charaf) = c’est la 1ere bénédiction (léadlik nér ‘Hanouca), car « charaf » (שרף) veut également dire : brûlait, comme les bougies qui brûlent (lis’hof – לשרוף).
– « et place-le au haut d’une perche » (véssim oto al néss) = le mot « néss » (נס – perche/étendard) renvoie à la bénédiction de : chéassa nissim laavoténou.
– « qu’il le regarde et il vivra » (véraa oto va’haï) = le mot va’haï ( וָחָי – il vivra) renvoie à « chéé’hiyanou » (שהחיינו).

=> ‘Hanouca est en allusion dans ce verset car si quelqu’un a été mordu par le yétser ara (le serpent), qu’il regarde les bougies de ‘Hanouca, et alors il vivra comme une nouvelle personne.

-> Le Divré ‘Haïm compare le fait de regarder les bougies de ‘Hanouca au fait d’aller chez un médecin qui va regarder dans les yeux d’un patient, et qui va y voir la maladie et comment la guérir.
De même, en regardant les bougies de ‘Hanouca, on peut parvenir à une guérison de tous les maux de notre âme.

-> Le Beit Avraham sur « élla lir’otam bilvad » (si ce n’est qu’uniquement les voir) dit que cela implique que regarder les bougies de ‘Hanouca est une guérison (réfoua) et une réparation des fautes liées à ceux qui n’ont pas été vigilants avec leurs yeux.

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-> Le Imré Pin’has (un élève du Baal Chem Tov) rapporte que le Maggid de Kouznitz (un élève du Maggid de Mézéritch) enseigne que la contemplation des lumières de ‘Hanoucca a le pouvoir de transmettre la sainteté de ces jours particuliers aux semaines plus ordinaires qui suivent cette fête durant les mois de Tévet et Chevat.

Au moment de l’allumage des bougies de ‘Hanoucca, se répand sur le monde une partie de la lumière infinie, appelée : « Or haGanouz ».
Ainsi a-t-on tout intérêt à rester devant les bougies de ‘Hanoucca toute la demi-heure qui suit l’allumage.
Car cette lumière n’est pas de ce monde, elle ne peut jamais descendre sur terre très longtemps tant elle est insoutenable pour le commun des mortels.
Elle ne « reste » que la demi-heure qui suit l’allumage des bougies de ‘Hanoucca.

[b’h, cf. également le passage à ce sujet : http://todahm.com/2018/12/09/hanoucca-et-torah-orale ]

-> Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik) nous enseigne que durant la demi-heure qui suit l’allumage des bougies de ‘Hanoucca, la sainteté des lumières pénètre dans le cœur de chaque juif.

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-> Ceux qui ont des yeux purs peuvent voir le Nom d’Hachem (havaya – יהוה) briller dans les bougies de ‘Hanoucca.
[Yichma’h Israël]

-> Les lois de ‘Hanoucca commencent dans le Choul’han Aroukh par les simanim (תרע – תרעא).
En araméen : תרעא, signifie : une porte.
Selon le Beit Israël, c’est parce qu’à ‘Hanoucca les Portes du Ciel sont grandes ouvertes et tout le monde peut y entrer.

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-> Chaque bougie qui est allumée pour une mitsva [comme à Shabbath, ‘Hanoucca, dans le Temple, …] est extrêmement sainte.
Si nous avions l’esprit saint (roua’h akodech), alors nous percevrions le futur lorsque nous allumons ces bougies.
Car les bougies utilisaient pour une mitsva rapportent des prophéties. Elles sont comme des prophètes qui disent ce qu’ils ont entendu de la bouche d’Hachem.
[Kav haYachar – 96]

-> A partir des bougies de Shabbat, on peut savoir ce qu’il va se passer durant la semaine à venir, et avec les bougies de ‘Hanoucca, on peut savoir ce qu’il va se passer pendant l’année à venir.
[rabbi Pin’has de Koritz]

Le temps de l’allumage des bougies de ‘Hanoucca s’étend « depuis que le soleil se couche jusqu’à la fin du passage des gens dehors ».
[guémara Shabbath 21b]

-> Le Kédouchat Lévi explique que le coucher du soleil évoque les moments de l’existence où Hachem se comporte envers l’homme avec rigueur à l’instar de l’heure où le soleil se couche et où les ténèbres obscurcissent le monde.
Dans ces périodes, l’homme a du mal à discerner la conduite d’Hachem et Sa bienveillance.
=> Que doit-il faire alors?

Il allumera les lumières de ‘Hanouca, et grâce à cela la lumière de la émouna selon laquelle Hachem dirige le monde à chaque instant éclairera son cœur.
Il ressentira que cette obscurité n’existe pas, mais qu’au contraire seuls l’éclat et la joie sont présents pour son plus grand bien.

C’est ce que l’heure de la « fin du passage des gens dehors », symbolise : « dehors » fait allusion aux influences extérieures et néfastes.
On vient dès lors par cela enjoindre l’homme à mettre fin et à repousser toutes les pensées selon lesquelles le monde se conduit suivant des lois naturelles immuables.
Car elles ne sont que le fruit du monde extérieur au judaïsme et du yétser ara.

Il y 2 façons [principales] de réveiller quelqu’un qui dort : soit en faisant un bruit fort, soit en allumant les lumières.
D’une manière imagée, les gens dorment car ils oublient Hachem.
A Roch Hachana, nous les réveillons par le son fort du Shofar.
A ‘Hanouca, nous les réveillons par la lumière brillante des bougies de la ‘hanoukia.
Nous les réveillons à la émouna.
[rav Shlomo Eiger de Lublin – le fils du Shévet Yéhouda]

=> ‘Hanouca est un moment propice pour s’éveiller à se souvenir que Hachem est partout, qu’Il voit tout, et qu’Il fait tout (sans son accord rien ne peut se passer, exister, …).

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-> Le mot ‘Hanoucca (חנוכה) peut se décomposer en : חנו כ »ה (‘hanou kaf-hé) : « ils [les Maccabim] se sont reposés [de la guerre] le 25 [Kislev] ».

Pourquoi la fête de ‘Hanouca a-t-elle la particularité d’avoir un nom lié à sa date, et non pas en fonction du miracle qui s’y est déroulé, comme pour les autres fêtes (Pourim (le pour) : le tirage au sort ; Pessa’h (passa’h) : D. a sauté sur les maisons juives n’y tuant personne, …)?

Le Tsor haMor dit :
Le כ »ה a une guématria de 25, ce qui est le nombre de lettres dans le 1er verset du Shéma Israël : שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל יְהוָה אֱלֹהֵינוּ יְהוָה אֶחָד
Ainsi, ‘Hanouca signifie : חנו (‘hanou) = les juifs se sont reposés et ont été victorieux dans la guerre contre les grecques par le mérite du כ »ה, c’est-à-dire grâce à leur émouna en Hachem, ce que nous proclamons dans le Shéma Israël (la déclaration de foi juive).

Le Tsor haMor (Vét’hanan) écrit : « Du fait des innombrables épreuves et des persécutions qu’ils subissaient, les ‘Hachmonaïm n’étaient pas en mesure d’étudier la Torah et de prier normalement.
Il concentrèrent dès lors leurs efforts sur une seule chose : proclamer l’unicité du nom d’Hachem [d’abord sur eux-mêmes, dont le Shéma Israël en est le symbole, avec ses 25 lettres, en lien avec le 25 Kislev, date de la victoire].

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+ Les ‘Hachmonaïm ont gagné la guerre contre les grecs grâce à la émouna et au bita’hon.
Selon les lois de la nature, une armée minuscule ne peut pas vaincre dans une grande guerre, mais comme ils avaient confiance en Hachem, alors Hachem les a sauvés.

La guématria de כהן (Cohen) est la même que celle de : bita’hon (בטחון), soit 75.
Les ‘Hachmonaïm étaient des Cohanim, et ils ont gagné les batailles grâce à leur bita’hon.

Après l’allumage des bougies de ‘Hanouca, de nombreuses personnes ont l’habitude de réciter le Téhilim 91 (yochev bésséter éliyon).
Ce Téhilim parle de bita’hon, et on y trouve par exemple : « Je dirai de D. qu’Il est mon refuge et ma forteresse, mon D. en qui j’aurai confiance car Il te sauvera d’un piège … Il te couvrira et sous Ses ailes tu te réfugieras … Tu ne craindras ni les frayeurs de la nuit ni la flèche qui voltigera la nuit … car tu [as dis] D. est mon refuge … alors ne t’atteindra aucun mal … car à Ses anges Il donnera l’ordre de te garder dans toutes tes voies … »

Le Aboudraham fait remarquer qu’il n’y a pas la lettre « zaïn » dans ce Téhilim.
La raison est que celui qui a confiance en Hachem, alors il n’a pas besoin d’armes (qui se dit en hébreu : « zaïn » ou « klé zaïn » – כְּלֵי זַיִן).
En effet, Hachem va détruire et assujettir tous Ses ennemis.
[rav Elimélé’h Biderman]