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Le Temple en « trompe l’œil »

+ Le Temple en "trompe l’œil" :

-> Le ‘Hida (Midbar Kedemot - מערכת מ אות מג) écrit que le Temple n’a jamais vraiment été détruit, Hachem ayant envoyé des anges (mala'him) apportant des briques et des pierres ... pour satisfaire les yeux du racha Titus qui voulait détruire le Temple. Cependant, le Temple lui-même fut inhumé (נבלע בארץ).

-> Le Zohar (Pékoudé 240b) révèle qu’aucune nation n’a d’emprise sur les pierres du Temple et ses fondations, et que ce dernier n’a pas été brûlé. Tout est mis de côté. Lorsque Jérusalem et le 3e Temple seront restaurés, ces pierres regagneront leur place.

-> Le Rama miPano (עשרה מאמרות - חקור הדין - 1:26) écrit même qu’une main émergea du ciel pour prendre les clés du Temple (voir guémara Taanit 29a).
Il écrit aussi que les démons (chédim), ont apporté d’autres pierres, et c'est elles qui ont brûlé afin de satisfaire Titus (פלאות התורה - Vayikra - p.845).

-> On peut citer les paroles 'étonnantes' de rabbi Shlomo Kluger (1785-1869), dans le Séfer ‘Hokhmat haTorah (Yitro).
Il écrit s’être vu révéler en rêve que le futur Temple est déjà construit sur le Har haBaït (mont du Temple), mais il demeure mis en réserve et caché.
Il écrit également qu’on lui a montré dans un rêve la montagne où se trouve le Temple, construit et stocké, surplombée par une autre montagne à sa place. Et ce que nous voyons comme le Kotel haMaaravi n’est qu’une illusion (מראית עין), mais la vérité est que tout est "rangé"...
Par conséquent, ce n’est pas étonnant que les arabes y aient construit une mosquée, car la vérité est que cette zone n’est pas vraiment sainte, tout étant caché et mis en réserve. Ainsi, le "ciel" (שמים ) permet aux arabes d’y faire plus ou moins ce qu’ils veulent.

-> Rabbi Shlomo Kluger dit que dans le rêve, ils lui expliquèrent la signification unique de : "Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue, et la gloire d'Hachem rayonne sur toi ... Oui, tandis que les ténèbres couvrent la terre et une sombre brume les nations, sur toi Hachem rayonne, sur toi sa gloire apparaît" (Yéchayahou 60,1-2) = le Temple est appelé La lumière du monde (oro chel Olam - Baba Batra 4a).
Le Temple est déjà construit mais reste invisible à cause de des ténèbres couvrant la terre et du brouillard sur les mers (l'obscurité de notre exil). Mais quand D. rayonnera, il deviendra visible, étant déjà prêt.

Les repas de Shabbath

+ Les repas de Shabbath :

1°/ Les restes du Shabbath :

-> De nombreuses personnes considèrent les restes de nourriture de Shabbat comme indésirables, comme ayant un goût ne donnant pas vraiment envie.
Le rav Tsvi Elimélé'h de Dinov (1783-1841), également connu sous le nom de Bné Yissa'har, raconte une anecdote intéressante concernant un grand tsadik dont il était le gabbaï, le tradik de Pshevorsk (Bné Yissa'har - Tamouz et Av 1,10).
Ce tsadik laissait de côté une partie de sa nourriture de Shabbat pour la semaine. Lorsqu'un invité honorable venait pendant la semaine, il lui servait un peu de ce reste de nourriture de Shabbat.
Il appelait cela un semblant de : "chéyaré ména'hot", les restes de l'offrande (korban) de Min'ha.

Le Bné Yissa'har rapporte qu'il a vu des gens qui étaient vigilant à ne pas donner de la nourriture de Shabbath à non-juifs. [puisqu'étant un semblant de reste de korban Min'ha]
[la michna Broura (167:97) enseigne qu'on ne doit pas nourrir un animal, une bête ou un non-juif (kousi) de ce sur quoi on a pu réciter dessus la bénédiction de motsi. ]

-> Ailleurs, le Bné Yissa'har (Igra déKalla - 'Hayé Sarah) nous dit, au nom du Séfer 'Hassidim, que si l'on récite une bénédiction sur l'eau et qu'on en laisse, on ne doit pas la donner à un non-juif ou à un animal puisqu'on a mentionné le "shem shamayim" (nom Divin) sur elle [dans la bénédiction], car on l'a alors imprégnée de sainteté.

Avec cela, nous pouvons comprendre pourquoi, après avoir donné à boire à Eliézer, Rivka a puisé de l'eau pour les chameaux, car il est dit qu'elle s'est précipitée et a vidé sa cruche dans l'abreuvoir et a continué à courir jusqu'au puits pour puiser de l'eau, et elle a puisé de l'eau pour tous ses chameaux ('Hayé Sarah 24,20).
C'est parce qu'Eliézer a récité une bénédiction sur l'eau. Lorsque Rivka a entendu cela, elle a dit qu'il n'était pas convenable de donner aux chameaux de la même eau.
Elle a donc dit qu'elle irait chercher de l'eau pour les chameaux une nouvelle fois.
Ainsi, elle dit donc : "vatéar kada", elle a vidé l'eau dans laquelle Eliézer a bu, et ensuite "vatarats od él habéer lich'ov", elle est allée puiser de l'eau pour les chameaux.
[rav Yéhochoua Alt]

[au regard de l'incroyable sainteté du Shabbath, il en découle que la nourriture de ce jour est également imprégnée d'une plus grande sainteté. ]

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2°/ Faut-il totalement se lâcher dans nos repas en l'honneur du Shabbath? :

Certains pensent que le Shabbat, nous pouvons être négligents dans notre alimentation, que ce soit en mangeant avec excès ou en mangeant des aliments malsains.
=> Est-ce que sous couvert de réaliser la mitsva de faire honneur au Shabbath, on peut manger/boire sans limite?

On peut citer :
1°/ Le Chlah haKadoch (Massé'het Shababth - perek Ner mitsva 37) écrit que le commandement de profiter du Shabbat signifie que nous devons le faire pour l'honneur du Shabbat et non pour nous-mêmes. C'est comme si nous invitions un invité honorable et que nous préparions le repas pour son honneur car s'il n'était pas là, le plaisir et les dépenses seraient difficiles à supporter.
Le Chlah haKadoch poursuit en disant que ceux qui se remplissent l'estomac comme un cheval et une mule en poursuivant ce qui est doux ... et qui, après avoir mangé avec excès, s'endorment et gaspillent leur cerveau, ne sont pas considérés comme "profitant du Shabbat", mais plutôt comme "profitant d'eux-mêmes" et cela se produit le Shabbat. Cela perturbe également leur apprentissage de la Torah et l'accomplissement des mitsvot. [trop manger, trop boire d'alcool, ... fait que nous soyons moins lucide, plus fatigué pour étudier la Torah en ce jour]
Il faut se contenter de manger des aliments savoureux, faciles à digérer, en petite quantité, mais de grande qualité ...

[en entendant quelqu'un dire avant de manger sa nourriture de Shabbath : "likhvod Shabbath kodech" (en l'honneur du saint Shabbath), le rabbi de Kotsk qui était un homme de vérité, a remarqué que c'était plutôt : "en l'honneur de mon estomac!" ]

2°/ Il est dit dans le Tana déBé Eliyahou (chap.26) à propos du Shabbat : on doit prendre un peu de viande et de vin, et ne pas en abuser.
A propos de ceux qui en abusent, le verset dit : "Ne sois point parmi les buveurs de vin, parmi les amis de la bonne chère ; car ivrogne et gourmand tombent dans la misère ; le goût du sommeil réduit à se couvrir de haillons" (Michlé 23,20-21).

3°/ Le Reichit 'Hochma (Chaar haKédoucha 15) dit qu'il est approprié pour une personne qui désire se "sanctifier" de ne pas manger en dehors de buts thérapeutiques. Cela aidera une personne à ne pas tomber malade et à ne pas devoir négliger l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot.
Il est donc approprié pour une personne de ne pas se remplir d'aliments lourds, même s'ils sont sains. Cela s'applique même au Shabbath.
Si l'on suit ce conseil, alors on sera imprégné de la crainte du ciel et de la sainteté.

4°/ Le Aboudraham (cité par le Chla haKadoch - idem perek Ner mitsva 37) écrit que l'une des raisons pour lesquelles Hachem nous a ordonné de manger des séoudot chaloch (3e repas de Shabbath) est que le fait de savoir qu'il y a un 3e repas à venir nous incitera à ne pas remplir nos estomacs lors de la séouda précédente.
S'il n'y avait pas de 3e repas, nous pourrions remplir notre estomac, ce qui polluerait notre cerveau et nous endormirait. Ceci, bien sûr, mène directement à bitoul Torah (perdre son temps alors qu'on pourrait étudier) et entrave notre connexion/ attachement à Hachem (dvékout Hachem).

5°/ La guémara (Shabbath 118a) dit : "fais ton Shabbat comme un jour de semaine, mais ne sois pas dépendant des gens" (assé Shabbaté'ha 'hol, véal titstaré'h labriyot).
Cela peut également être compris comme disant qu'il faut manger des aliments sains le Shabbat comme en semaine (pour ceux qui le font), plutôt que de manger des aliments lourds et malsains le Shabbat, ce qui pourrait éventuellement nous amener à avoir besoin d'un médecin, que D. nous en préserve.
[rav Yéhochoua Alt]

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-> "Toute la subsistance d’un homme pour l’année à venir est décidée entre Roch Hachana et Yom Kippour, à l'exception de celles nécessaires pour le Shabbath, Yom Tov, et ainsi que les frais pour l’éducation de nos enfants en Torah."
[guémara Bétsa 16a]

=> Ainsi, sans être totalement déraisonnable (compter sur les miracles), on ne perd rien à embellir notre Shabbath : plus on dépensera, plus on nous en donnera les moyens (idem pour les 2 autres types de dépenses).

-> Le 'Hazon Ich (Imré Yocher Shabbath p.157) dit que cela ne s'applique qu'à celui qui y croit vraiment.

-> On trouve cela en allusion dans le mois de Tichri (תשרי), celui de Roch Hachana et Kippour, qui est l'acronyme de : Talmud Torah (ת) ; Shabbath (ש) ; Roch 'Hodech (qui n'est pas un véritable Yom Tov à cause de la faute du Veau d'or, mais le redeviendra avec la venue du machia'h - ר) et de Yom Tov (י).

-> Le vendredi soir, nous disons dans le échét 'hayil : "véchallal lo yé'hssar" (les ressources ne lui font-elles pas défaut - Michlé 31,11). Une explication est parce l'argent dépensé pour Shabbath ne lui manquera pas, puisqu'il n'est pas inclus dans son revenu.

-> Selon la Michna Broura (419:1) ce principe où nos dépenses ne sont pas déduites de notre parnassa fixée entre Roch Hachana et Yom Kippour, s'applique également à celles liées à Roch 'Hodech et à 'Hol haMoed.
Le Pné Moché (Yérouchalmi Taanit 4,3) dit que s'il y a 2 jours de Roch 'Hodech, nous devons faire une séouda à chacun de ces jours.
Cependant, selon rabbi 'Haïm Kaniesky (Séélat Rav p.29), cela ne s'applique pas aux Yamim Tovim établis par nos Sages, comme 'Hanoucca et Pourim.

-> Combien peut-on dépenser pour Shabbath et Yom Tov pour que nous puissions appliquer ce principe : plus on dépense en leur honneur, plus on reçoit?
Le rav Eliyachiv (Shévout Its'hak Chasmal - chap.19) est d'avis qu'il s'applique à tout ce qui est nécessaire pour l'honneur du Shabbath. Cela comprend tout ce que vous avez l'habitude d'utiliser pendant la semaine, comme le chauffage, la climatisation, l'éclairage, ...

Le rav 'Haïm Scheinberg (Zikhron Dror Yikra) dit que c'est uniquement ce que nous avons l'habitude de dépenser pour une séouda importante qui est considérée comme des dépenses pour Shabbath et Yom Tov.
Néanmoins, acheter ce dont nous n'avons pas l'habitude à des prix énormes n'est pas inclus.
Rabbi 'Haïm Kanievsky n'est pas d'accord et dit que l'on peut acheter de tels articles et avoir l'intention de le faire pour l'honneur du Shabbath et que cela est inclus dans les dépenses du Shabbath. Cependant, il estime qu'il ne faut pas acheter des articles extrêmement chers. Il faut plutôt acheter des articles dans la mesure où nous n'avons pas l'impression qu'il manque quelque chose à notre table.

-> Dans les premières années de leur mariage, rabbi 'Haïm Kanievsky et sa femme avaient souvent du mal à acheter les produits de première nécessité pour le Shabbath.
Rabbi Chaim a interprété comme suit la guemara (Shabbath 119a) qui donne l'instruction "assé Shabbat'ha 'hol vé'al titstaré'h labriyot" (traitez votre Shabbat comme un jour de semaine plutôt que de dépendre de l'aide des gens) = la quantité de nourriture que l'on dépense pour le Shabbat n'est pas incluse dans le montant fixe de Roch Hachana. Ainsi, si une personne achète une abondance de nourriture pour l'honneur du Shabbat et qu'il lui reste de la nourriture à utiliser pendant la semaine, elle fait de [la nourriture du] Shabbat une [nourriture de] jour de la semaine [assé Shabbat'ha 'hol], et elle n'aura pas à dépendre des gens pour l'aider [al titstaré'h labriyot].

De même, le rav Israël Belsky a raconté qu'au cours de ses premières années de mariage, alors qu'il élevait une famille, il n'avait pas de quoi manger car il recevait un revenu minime. Que faisait-il? Pendant la semaine, il mangeait les restes de Shabbat puisque la nourriture de Shabbat est payée par Hachem, comme nous le disent nos Sages (guémara Beitza 16a).

-> A noter : Bien sûr, on ne peut pas acheter une commande d'épicerie chaque vendredi pour la semaine et dire que c'est pour Shabbath. [il faut une certaine honnêteté d'esprit d'acheter vraiment pour le Shabbath, et non pour notre ventre ou porte-monnaie. ]
Mais si l'on achète une grande quantité de nourriture qui pourrait éventuellement être utilisée le Shabbath, même si elle n'est pas utilisée le Shabbath, elle compte comme une dépense pour le Shabbath.
[rav Yéhochoua Alt]

-> Qu'en est-il de l'achat de vêtements pour le Shabbath et le Yom Tov? Est-ce que cela est inclus dans les dépenses qui sont payées?
Rabbi Moché Feinstein (Rivivot Efraïm 1:181) pense que cela est inclus.
De même, selon l'opinion de rabbi Ben Tsion Abba Shaoul (Shout Ohr léTsion 3:20:11), la perte d'argent causée par la combustion de gaz inutile après que la nourriture ait déjà été retirée du feu est incluse.

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-> On peut citer une opinion qui diffère un peu de ce qu'on a vu précédemment : le Ritva (Shita méKoubétset - Beitsa 16a) est d'avis que ce principe de déduction de nos dépenses s'applique à toutes les dépenses relatives aux mitsvot. Les exemples cités dans la guémara ont été choisis car ils sont courants.

Faire rentrer Shabbath plus tôt

+ Faire rentrer Shabbath plus tôt :

-> Celui qui aime le Shabbath essaiera de l'accueillir plus tôt le vendredi après-midi (avec impatience), et de le faire sortir plus tard (avec regret de s'en séparer).

-> Le Sidouro Chel Shababth (1:4:11) écrit que quand les juifs ajoutent du temps au Shabbath (tosséfet Shabbath), alors : "ils devraient ajouter la pensée ... qu'ils sont en train de montrer à Hachem leur immense amour et appréciation du Shabbath, alors ils ajoutent du temps au Shababth ...
Parce que Hachem a un immense plaisir lorsque nous faisons le tosséfét Shabbath."

-> Nous disons dans le moussaf de Shabbath : "toaméa 'haïm za'hou".
Selon le rav Zalman Sorotzkin, cela signifie que ceux qui apprécient le goût du Shabbath (toaméa) feront sans aucun doute rentrer Shabbath plus tôt et le quitteront plus tard, parce qu'ils désirent avoir autant de Shabbath que possible.
Leur récompense est : 'haïm za'hou = ils vont mériter le monde à Venir, car le monde à Venir est appelé Shabbath (yom chékoulo Shabbath).
Cela est mesure pour mesure : puisque dans ce monde ils voulaient davantage de Shabbath, alors ils seront récompensés par le Shabbath du futur.

-> Au sujets des 12 pains de proposition qui étaient placés sur le Choul'han dans le Temple, il est écrit : "Shabbath après Shabbath, il l'arrangera devant Hachem continuellement" (béyom haShabbath, béyom haShabbath yaaré'hou lifné Hachem tamid - Emor 24,8).
Le Chem Eliézer (écrit par le rav de Biksad) explique que "béyom" (בְּיוֹם) fait allusion aux jours de la semaine, et "béyom haShabbath" (בְּיוֹם הַשַּׁבָּת) signifie que l'on transforme une partie de la semaine en Shabbath (le tosséfét Shabbath). Dans le verset, cela est écrit 2 fois (béyom haShabbath, béyom haShabbath) car nous le faisons au début et à la fin de Shabbath.
Le mot suivant est : "yaaré'hou" (יַעַרְכֶנּוּ) qui signifie "arranger", et il peut également être traduit par "valoriser, tenir en haute estime" (להעריך). Parce que lorsqu'on transforme la semaine en Shabbath, cela exprime notre amour et notre respect pour le Shabbath.
Et en retour "yaaré'hou" = le Shabbath nous tiendra alors en haute estime. Et comme le Shabbath est la source de toutes les bénédictions, le Shabbath nous accordera de très nombreuses bénédictions.
[plus nous donnons concrètement de la valeur au Shabbath, plus celui-ci en aura pour nous bénir! ]

Le Chem Eliézer compare cela à un haut fonctionnaire du roi. Puisque le roi le tient en haute estime, alors son salaire mensuel est bien supérieur à celui d'un simple soldat de l'armée du roi.
[d'une certaine façon c'est le sens du verse : "béyom haShabbath, béyom haShabbath" = par le fait d'ajouter du temps avant et après au Shabbath, alors "yaaré'hou lifné Hachem tamid" = on sera davantage porté constamment en haute estime auprès d'Hachem (et donc par cela on méritera un salaire, des bénédictions, plus importantes)]

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-> "Shabbaton Shabbath kodech" (Béchala'h 16,23)
-> "yiyé la'hem kodech Shabbath Shabbaton" (Vayakel 35,2)

Le Baal haTourim (Béchala'h 16,23) dit que par le fait que le mot "kodech" apparaît parfois avant et parfois après le mot terem : Shabbath, alors cela indique que nous pouvons ajouter du Shabbath à la fois avant et à la fois après (tosséfet Shabbath).

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-> Le Zohar (Tikouné Zohar 38a,85b) affirme que lorsque nous ajoutons de la semaine dans le Shabbath, alors nous recevons une part plus importante d'âme supplémentaire (la néchama yétéra).

-> "Il n'y a pas de récompense pour les mitsvot dans ce monde " (guémara Kidouchin 39b)
Le rav Elimélé'h Biderman dit qu'il y a des exceptions à cela, et un exemple est : le tosséfét Shabbath.
Il y a également des récompenses pour cette mitsvot dans ce monde.
Nos livres saints enseignent que lorsqu'on fait plus que ce que nos obligations le demandent, nous sommes également récompensés en ce monde.
Le Yétav Panim écrit que lorsque quelqu'un fait du tosséfét Shabbath, il ajoute du Shabbath, faisant davantage que la stricte description du Shabbath faite par la Torah.
Puisqu'il va au-delà des limites de ses obligations, alors une telle personne sera récompensée en ce monde.

-> "Quiconque fait du Shabbat un délice se voit attribuer un héritage sans frontières" (guémara Shabbath 118b).
Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Shabbath 118b) explique : "Celui qui accueille le Shabbat à l’avance ouvre les frontières du jour saint qui, a priori, le limitent à une journée. En élargissant ces frontières [de temps], il mérite, en retour, que le Shabbat lui rende la pareille en ouvrant en sa faveur toutes les frontières, en agrandissant sa part dans tous les domaines."

[la récompense est mesure pour mesure : si à tes yeux tu "fais du Shabbat un délice" en allant au-delà des frontières strictes de la halakha (comme l'atteste le fait que tu cherches à l'accueillir plus tôt et à le faire sortir plus tard), alors la récompense va nous "attribuer un héritage sans frontières", on aura des bénédictions qui iront au-delà de toutes limitations.
Le Shabbath étant la "mékor abéra'ha" (la source des bénédictions), nous avons intérêt à ouvrir les vannes pour en recevoir le maximum par le biais du tosséfét Shabbath.]

-> Il y a une garantie du Arizal que le fait d'ajouter du temps avant et après Shabbath, et enseigner aux autres à le faire, est propice pour avoir des enfants. [Ségoulat Israël - banim]
Le rav Elimélé'h Biderman ajoute qu'il est inclus dans cette bénédiction d'avoir de la satisfaction de ses enfants et de pouvoir les élever dans les chemins de la Torah.

-> Le 'Hafets 'Haïm conseilla à un couple qui n'arrivait pas à avoir d'enfant : Faites rentrer Shabbath plus tôt, quand c'est encore bien avant Shabbath, et vous verrez des délivrances (yéchouot).

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-> Le Imré Emet disait que le tosséfet Shabbath est propice pour avoir toutes sortes de délivrances dans notre vie.

-> Le Pri Mégadim (fin 256) écrit : "Le tosséfét Shabbath a pour conséquence d'avoir une vie plus longue".

Cela s'explique ainsi :
Adam et 'Hava ont mangé de l'Arbre de la Connaissance le vendredi après-midi.
Le midrach déclare que si Adam et 'Hava avaient attendu que ce soit Shabbath, ils auraient été autorisés à manger de l'Arbre de la Connaissance. La faute était qu'ils avaient mangé de l'arbre trop tôt, alors qu'il était encore vendredi après-midi. Par cette faute, la mort a été introduite dans le monde.
Le Imré Emet dit que lorsque nous faisons le tosséfét Shabbath, nous rendons le vendredi après-midi du Shabbath. Cela a pour incidence que rétrospectivement lorsque Adam et 'Hava ont mangé de l'Arbre de la Connaissance, c'était en réalité déjà Shabbath.

Par conséquent, le tosséfét Shabbath vient expier leur faute.
Leur péché ayant apporté la mort au monde, en faisant le tosséfét Shabbath et rectifiant leur faute, cela permet aux gens de vivre plus longtemps.

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-> Le tosséfét Shabbath est également propice pour la parnassa (subsistance).
Rabbi Mordé'haï Lechovitch dit : "les maîtres de maison (baalebatim) se plaignent de leur parnassa. S'ils m'écoutaient, ils feraient le tosséfét Shabbath, et alors ils ne manqueraient de rien".

-> Rabbi Mendel de Riminov (en expliquant allusivement la guémara Shabbath 118a) dit : apportes ton Shabbath dans les jours de la semaine (assé Shabbath 'hol), et tu auras de la parnassa en abondance, et tu n'auras pas besoin de demander aux gens une aide financière (véal titstarékh labériot).

-> Le Shabbath est la racine de toutes les bénédictions de la semaine.
Rabbi Noa'h Léchovitz (Divré Shmouël - likoutim 6) enseigne que par le fait d'observer le Shabbath, les bénédictions spirituelles nous viennent tout au long de la semaine, et par le fait d'ajouter du temps de la semaine à Shabbath (le tosséfét Shabbath) alors nous méritons des bénédictions matérielles.

-> Le Tola'at Yaakov (Sod haShabbath 6) explique que lorsque quelqu'un fait tosséfét Shabbath, il élargit les limites de la sainteté, car il transforme de la semaine en Shabbath.
Le Ciel le traitera alors de la même manière (mesure pour mesure), et le Ciel élargira alors sa parnassa.

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-> "On doit ajouter de la semaine au Shabbath" (Choul'han Arou'h 261,2)

-> "Nous prions Arvit plus tard (à la sortie de Shabbath) pour prolonger le Shabbath dans la semaine" (Choul'han Aroukh 293,1)

-> "La coutume [à la sortie de Shabbath] est de dire : "véou ra'houm" et "baré'hou" avec une mélodie longue et douce, pour ajouter quelques moments au Shabbath".
[cela ne prend que quelques secondes de plus, mais cela permet d'exprimer notre attachement et importance au Shabbath (on est plus en mode "ce n'est qu'un au revoir", plutôt qu'en mode compte à rebours "youpi, Shabbath est enfin fini!"). ]

-> Le 'Hida (Birké Yosser) rapporte que celui qui allongera le "barou'h Hachem amévora'h" à la sortie du Shabbath (dans Arvit), il sera épargné des soucis tout au long de la semaine.
Il ajoute au nom du Arizal, que c'est une ségoula (d'allonger le barou'h Hachem amévora'h) qui a fait ses preuves pour avoir la réussite dans tout ce qu'on entreprendra.
[c'est investir 1-2 seconde de plus, pour mériter une protection de tout danger et avoir la réussite!]

-> La michna Broura (261,19) écrit : "Si une personne fait une méla'ha dans ce temps [de tosséfét Shabbath], elle ne transgresse pas une interdiction (lav) et elle n'est pas punie par la mort (karét).
Cependant, elle transgresse un commandement positif de la Torah (mitsva assé min aTorah) de transformer un peu de la semaine en Shabbath".

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-> b'h, également : Le Tossefet Shabbath : http://todahm.com/2022/11/17/le-tossefet-shabbath

Pourquoi avons-nous une kabbalat Shabbath (accueil du Shabbath), et pas un kabbalat Yom Tov?
C'est parce qu'à Yom Tov, la mitsva est d'aller à la maison d'Hachem (le Temple), puisque nous sommes olé laréguel (d'où le nom chaloch régalim). Par conséquent, nous allons à Hachem.
A Shabbath, c'est Hachem qui vient à nous. Par conséquent, nous sortons pour saluer Hachem avec la kabbalat Shabbath.
[rav Yéhochoua Alt]

-> Dans les chants de la kabbalat Shabbath, nous disons : "pné Shabbath nékabéla" (accueillons la présence de Shabbath).
En traduisant littéralement ces mots, on a une autre explication : dès l'entrée du Shabbath, nous devons revêtir notre face de Shabbath (pné Shabbath).
Toute la semaine, une personne se promène avec des expressions d'anxiété, de tension et autres. Mais le Shabbath, nous devrions avoir l'impression que tout notre travail est bien terminé et que tous nos soucis sont partis. Notre visage doit rayonner de tranquillité. Et c'est ainsi que nous devons accueillir (nékabéla) le Shabbath.
[d'après le Séfer Ména'hem Tsion]

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-> Selon la guémara (Béra'hot 57b), le Shabbath contient 1/60e du monde futur.
Le 'Hidouché haRim fait la comparaison suivante : de même que le monde à Venir ne peut se produire qu'après que nous soyons sorti de ce monde, de même nous ne pouvons recevoir pleinement le Shabbath qu'après que nous ayons quitté complétement la semaine.

-> Rabbi 'Hananel écrit que Rabbi 'Hanina dansait en amenant le Shabbath (guémara Baba Kama 32a).
[au-delà de sa conscience de la grandeur de ce jour, on peut éventuellement expliquer cela par le concept qu'un mouvement externe a un impact sur notre intériorité. Par exemple, en se forçant à sourire, à être heureux, alors on apporte de la joie en nous. De même avec Shabbath, en l'accueillant comme Rabbi 'Hanina. ]

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+ Se préparer au Shabbath :

-> Le fait de se préparer pour Shabbath provient de la Torah, comme il est écrit : "le 6e jour, lorsqu'ils prépareront ce qu'ils auront apporté" (Béchala'h 16,5).
Il est intéressant de noter que le Biour Halakha (250) aborde le sujet de faire les courses avant Cha'harit du vendredi car se préparer pour Shabbath est d'ordre biblique (Torah) à la différence de la prière qui est d'ordre rabbinique (niveau moindre).

-> La guémara (Pessa'him 13a ; Erouvin 43b) enseigne que Eliyahou haNavi ne viendra pas une veille de Shabbath en raison des difficultés que cela imposerait à ceux qui auraient besoin d'interrompre leurs préparatifs de Shabbath pour le saluer.
[d'une certaine façon, il vaut mieux repousser la venue de la gueoula plutôt que d'entraver notre préparation du Shabbath! ]

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-> La veille de Shabbath (erev Shabbath), il y a un yétser ara particulier de se disputer et de se mettre en colère. En ce sens la guémara (Guittin 52a) rapporte le récit de 2 personnes que le Satan incitait régulièrement à se disputer l'un l'autre, au crépuscule la veille de Shabbath.

Le Ben Ich 'Haï écrit au nom du 'Hida (Moré Baétsba 140) : "La veille de Shabbat, à l'approche de min'ha, est une heure dangereuse, prédisposée à la dispute d’un mari avec sa femme et des serviteurs entre eux.
Le Satan investit alors beaucoup d'efforts à semer la discorde. L'homme craignant D. soumettra son mauvais penchant et ne réveillera aucune dissension ni reproche, mais au contraire, il recherchera la paix."

Quelle est l'origine de ce yétser ara?
Parce que la première faute s'est produite une veille de Shabbath (erev Shabbath) et le yétser ara a alors une position dominante (ce qui fait que nous avons plus de facilité à se mettre en colère). Nous pouvons être tellement pressés à érev Shabbath que cela peut mener facilement à des disputes.
En effet, le mot "na'hach", le serpent qui fut l'investigateur du premier péché, a pour racine " 'hich" qui signifie : agir vite, se précipiter.
[comme dans : "ki gaz 'hich vénaoufa" (car il est coupé rapidement et nous nous envolons - Téhilim 90,10)]
Ainsi, pour contrer cela, nous devons autant que possible être prêts tôt.

-> "Si quelqu'un meurt la veille de Shabbath, c'est de bon augure pour lui" (mét béErev Shabbath siman yafé lo - guémara Kétoubot 103b)
[puisque cela permet d'éviter le "hibout akéver", être frappé après sa mort dans sa tombe pour ses fautes. ]

Le Baal Chem Tov (al haTorah Béréchit 79) explique que cette guémara nous enseigne une leçon de moussar importante. Il faut faire comme si nous étions morts la veille de Shabbath. Cela signifie qu'on doit autant que possible tout abandonner afin de se préparer (matériellement et dans la tête) pour Shabbath.
Si on agit ainsi en se consacrant bien aux préparations de Shabbath, alors "c'est de bon augure pour lui" = après notre enterrement, on ira directement au Gan Eden, sans être puni par le 'hibout hakéver (les coups reçus dans la tombe).

-> "Celui qui a travaillé la veille de Shabbath, mangera à Shabbath" (mi chétara'h béErev Shabbath yo'hal béShabbath - guémara Avoda Zara 3a).
Si quelqu'un travaille pour accomplir les mitsvot dans ce monde, il sera récompensé dans le monde à Venir.

[le monde à Venir est appelé Shabbath (yom chékoulo Shabbat.
Mais on peut également le comprendre ainsi : "Celui qui a travaillé la veille de Shabbath" = en se consacrant à ses préparatifs, alors "mangera à Shabbath".
Cela est mesure pour mesure : puisque dans ce monde nous voulions embellir le Shabbath : matériellement, spirituellement, avec de la joie et une belle atmosphère (comme les préparatifs d'érev Shabbath le témoignent), alors nous serons récompensés par un beau Shabbath du futur (le monde à Venir éternel).]

-> Nous devons être prêts à temps pour saluer le Shabbath. Nous devons être à la hauteur des mots : "likrat Shabbath lé'hou vénélkha" (allons accueillir le Shabbath - Lékha Dodi).
Le Rambam (Hilkhot Shabbath 30,2) écrit qu'on doit "s'asseoir avec le respect qui convient, attendant de recevoir le Shabbath comme si on sortait pour saluer un roi.

On peut déjà ressentir un peu du Shabbath lors d'érev Shabbath. En effet, le mot "érev" (Shabbath) signifie "mélange", puisque érev Shabbath a de la sainteté du Shabbath qui est mélangée en ce jour.

Le Méor Einayim ressentait déjà un peu Shabbat à travers ses préparatifs de ce saint jour tels que le mikvé et autres. Une fois, après ses préparatifs d’érev Shabbat, il ressentait manquer encore un peu de sainteté (kédoucha). Il s’est alors rendu compte qu’il portait ses chaussettes de semaine.

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-> b'h, également sur la préparation du Shabbath : http://todahm.com/2021/12/12/limportance-de-se-preparer-a-shabbath

Shabbath = un mariage hebdomadaire

+ Shabbath = un mariage hebdomadaire :

-> En semaine, nous récitons la même Amida (Shemoné Esré) 3 fois par jour.
Le Sia'h Its'hak se demande donc pourquoi est-ce qu'à Shabbath nous avons un Shemoné Esré qui est différent pour chacune des 4 prières (Arvit, Cha'harit, Moussaf et Min'ha)?
[d'ailleurs, à Yom Tov, les 3 prières (Cha'harit, Min'ha et Arvit) sont aussi similaires. ]
Une autre question qui se pose est pourquoi dans le Shemoné Esré de Shabbath nous disons :
- à Arvit : "véyanou'hou va'h" ;
- à Cha'harit (et à Moussaf) : "véyanou'hou vo" ;
- à Min'ha : "véyanou'hou vam".

Avant de répondre, on peut noter qu'en semaine nous récitons 57 bénédictions, puisqu'il y a 3 Shemoné Esré de 19 bénédictions chacun.
Cela contraste avec le Shabbath où le Shemoné Esré est nettement plus cours. On peut constater que les termes : va'h, vo et vam, ont une guématria totale de 57.

-> Le midrach (Béréchit rabba 11,8) nous dit que les 6 jours de la semaine ont un partenaire : le dimanche est jumelé avec le lundi, le mardi avec le mercredi, le jeudi avec le vendredi. Seul le jour du Shabbath était célibataire. Après que le Shabbath se soit plaint de cela, Hachem l'a associé aux juifs.
Le 7e jour de la semaine, Shabbath, devint ainsi un avec nous. Le jour du Shabbath est un moment de mariage.
C'est ce que nous affirmons : "lé'ha dodi likrat kala" (Viens, mon bien‑aimé, au‑devant de la fiancée).
De même, nous disons : "bo'i béshalom atéret baala" (Sois la bienvenue, toi, couronne de ton époux).

Ceci explique pourquoi les initiales de "pné Shabbath nékabéla" (פני שבת נקבלה - Allons accueillir le Shabbath) forment : néfech (נפש). Parce que maintenant que nous nous unissons avec le Shabbath, alors nous sommes complets, car sans cela nous ne serions qu'une moitié, tout comme l'est celui qui n'est pas marié.

A la lumière de cela, nous pouvons comprendre pourquoi nous allumons 2 bougies avant l'entrée de Shabbath. C'est parce que Shabbath s'apparente à un mariage où nombreux ont l'habitude d'allumer 2 bougies sous la 'houpa.
[voir à ce sujet : http://todahm.com/2014/04/01/coutume-de-porter-des-bougies-au-mariage ]

Pendant Shabbath, nous avons 4 Chemoné Esré avec un texte différent. On a ainsi :
- le vendredi soir = nous disons "ata kidachta", cela fait référence aux kidouchin, la première partie d'un mariage.
- le matin (à cha'harit) = on dit "yichma'h Moché" (yichma'h = se réjouir), cela fait allusion à l'idée de "sim'hat 'hatan vékalla" (la joie, réjouir les mariés).
- à moussaf = les mots sont "tikan'ta Shabbath ratsita korbanoté'ha", où "korbanot" signifie un repas de fête.
- enfin à min'ha = la formule "ata é'had" = c'est le yi'houd (isolement) du 'hatan avec la kala, puisque le Shabbath est le moment où l'on ne fait qu'un avec Hachem comme un 'hatan et une kala.

Cette idée est également représentée dans les différentes formulations : va'h, vo et vam (cf. ci-dessus).
Le mot "va'h", qui est au féminin fait référence au kidouchin.
Le mot "vo", qui est le même mot au masculin, fait référence au nisouïm, lorsqu'il l'amène chez lui.
Enfin, "vam", est ce même terme au pluriel, symbolise la notion de yi'houd (isolement) des 2 ensemble.
[par exemple à la fin du Shalom Alé'hem, nous disons aux anges qui nous accompagnent depuis la synagogue : "sortez en paix" (bétsété'hem léshalom) = chers anges, veuillez nous laisser tout seul avec notre amoureux le Shabbath, en intimité et extrême proximité avec papa Hachem. ]

+ "Ouvrez-moi les portes du salut/de la justice" (pit'hou li chaaré tsédék - Téhilim 118,19)

-> Cela fait référence aux 12 portes du Temple, une pour chacune des 12 tribus.
Chaque Roch 'Hodech, une porte différente était ouverte par le mérite de l'une des tribus, et lors des Yom Tov toutes étaient ouvertes.
Même actuellement, bien que le Temple soit en ruines et que nous soyons en exil, les portes appropriées du Temple céleste s'ouvrent à ces occasions pour permettre aux prières et aux louanges des juifs d'entrer.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5653]

La sainteté du Shabbath

+ La sainteté du Shabbath :

1°/ Shabbath est la source de sainteté de toutes les fêtes juives :

-> Dans l'ordre de la michna appelé Moéd, nous avons le traité Shabbath.
=> Pourquoi parmi les 6 sections/ordres composant la michan, Moéd est le seul qui est au singulier (on a : Zéraïm, Nachim, Nézikim, Kodachim, Taharot)? Cela est d'autant plus étonnant que Moéd aborde les différentes fêtes juives, et il devrait plutôt s'appeler : Moadim.

Le rav Yéhochoua Alt répond : le Séder Moéd est au singulier car il ne fait référence qu'à une seule chose, à savoir Shabbath, et non les autres fêtes juives (Yamim Tovim) qui sont présents dans Moéd.
C'est parce que Shabbath est la source de la sainteté (kédoucha).
[un exemple rapporté par le Shu"t Torah Lichma 436 est : lorsque Roch Hachana et Souccot coïncide avec Shabbath, nous sommes incapables de sonner le Shofar ou de secouer le Loulav. La raison est que nous obtenons ce gain spirituel lui-même par la sainteté du Shabbath, et il n'est pas nécessaire d'accomplir ces mitsvot. ]

Par conséquent, dans la parcha Emor (22,2-3), lorsque la Torah énumère les Yamim Tovim, Shabbath est le premier à être mentionné car Shabbath est la racine de kédoucha pour toutes les fêtes juives (Moadim).
[(Hachem parle ainsi à Moché) ... Les voici, Mes solennités (moadaï) : pendant 6 jours on se livrera au travail ... ce sera le Shabbath d'Hachem" (Emor 231-3)]
Pour cette raison aussi, la première traité de la section Moéd est celui de Shabbath.

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2°/ Mieux que des UV pour notre visage = la sainteté du Shabbath :

-> Le midrach (Béréchit rabba 11,2) nous dit que la lumière du visage de l'homme tous les jours de la semaine n'est pas la même que pendant Shabbath.
[c'est parce que quand Adam a fauté, la lumière a été enlevée seulement après Shabbath.]
=> Pourquoi en est-il ainsi?

C'est en raison de la sainteté du Shabbath. Et même si nous n'avons pas le niveau pour en avoir conscience, la réalité est que plus quelqu'un a de sainteté, plus ce phénomène (lumière du visage) lui est reconnaissable.
Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Vayigach 13) explique : ceux qui s'élèvent spirituellement et sont du sanctuaire d'Hachem, et et ceux qui ont un grand désir de sainteté, ils peuvent voir l'éclat du visage des gens le Shabbath.
Rabbi Tsadok haCohen dit que cette idée s'applique particulièrement au 3e repas de Shabbath, parce que c'est après qu'on soit passé par presque tout le jour du Shabbath. Pusique les 3 repas de Shabbath correspondent aux 3 Patriarches, le 3e repas correspond à Yaakov, le 3e des Avot, dont la guémara (Baba Batra 58a) affirme qu'il avait un semblant de [l'incroyable] beauté d'Adam harichon.
[ainsi, en arrivant au 3e repas, non seulement nous avons été purifié par le Shabbath (on est alors plus saints), mais en plus un aspect de ce moment est l'éclat de beauté de Yaakov. C'est ainsi le moment où notre visage est le plus brillant! ]

-> Suivant cette idée, le Sfat Emet explique que c'est pourquoi à un Shabbath de Shéva Bra'hot, des "panim 'hadachot" (personnes assistant pour la première fois à des Shéva Bra'hot de ce couple) sont inutiles puisque nous avons un visage différent le Shabbath.
["panim 'hadachot" - litt. nouveaux visages. Or, la sainteté du Shabbath a tellement d'impact sur nous et notre visage (même si nous n'en avons pas conscience) que tout juif est considéré comme quelqu'un d'autre (ex: nous avons un 2e âme qui vient en nous pour pouvoir absorber toute l'incroyable sainteté qu'il y a en ce jour. Le fait d'avoir un doublement de nos récipient de la sainteté se manifeste par exemple par notre visage transformée, radiant! ). ]

-> Le rav Eliyahou Lopian a décrit son maître, rabbi Sim'ha Zissel (1824-1898) comme ayant un teint pâle pendant la semaine. Cependant, le Shabbath ses joues avaient un aspect rose et vif.
De même le rav Wolbe a dit sur son maître, rabbi Yérou'ham Lévovitz (1873-1936), le machguia'h de Mir, qu'il avait un changement drastique de son apparence le Shabbath.
En effet, un nouvel élève de la yéchiva qui voyait rabbi Lévovitz en semaine ne l'avait pas reconnu le vendredi soir. Il pensait que la yéchiva avait un autre machguia'h pour le Shabbath.
Au bout d'un moment, ce garçon s'est rendu compte qu'il s'agissait de la même personne, mais l'influence du Shabbath altérait son visage.
[Alé Chour 2,p.382]

-> De même, le propriétaire du rabbi 'Haïm Chernovitz (1760-1817), voyait un juif qu'il ne reconnaissait pas entrer et sortir de l'appartement le Shabbath. Il s'aperçut alors que c'était son locataire, rabbi Chernovitz, qui prenait une apparence différente le Shabbath.

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3°/ Shabbath = un jour pas comme les autres :

-> Le Shabbath est une réalité totalement différente à l'image du Gan Eden ou du monde à venir. En effet, selon la guémara (Béra'hot 57b), le Shabbath contient 1/60e du monde futur.
Comme dans la cacherout, la quantité de 1/60e, est la mesure minimale permettant de ressentir quelque chose.
[le Shabbath est décrit comme : "mé'en olam aba" = un avant-goût du monde futur]

-> Le Moharikash (Eré'h Lé'hem) écrit : "Nos Sages ont interdit 39 travaux, en rapport avec les 39 malédictions proférées à l'encontre de Adam et 'Hava, ce qui signifie que celui qui évite de faire ces 39 travaux durant Shabbath est sauvé de ces 39 malédictions."
=> Ainsi, bien qu'en apparence le Shabbath soit un jour comme un autre, en réalité il ne fait pas vraiment partie de ce monde [c'est un semblant du monde à Venir! ].
En conséquence, il n'y a pas de mélakha qui y sont effectué, car elle est d'un autre monde, similaire à celui d'avant la faute d'Adam harichon. [avant la faute d'Adam, il n'y avait pas de mélakha, qui est synonyme de malédiction. Ainsi Shabbath est un moment où l'on peut retrouver cet état de perfection, de sainteté, de bénédictions, ... comme Hachem l'avait originellement créé.]

-> Plus le jour est saint, le moins il est permis d'effectuer de mélakha.
Shabbath est le jour le plus saint suivi de Yom Tov. Par conséquent, il y a plus de choses autorisées à Yom Tov, car comme l'affirme la guémara (Méguila 7b) à Yom Tov le travail nécessaire à la préparation de la nourriture est autorisé.
Ensuite, il y a 'hol haMoéd et Roch 'Hodech, et finalement le jour de la semaine où tout travail peut être fait.

-> "Si tu considères le sabbath comme un délice (vékarata laShabbath oneg), la sainte journée d'Hachem comme digne de respect... alors tu te délecteras dans Hachem et je te ferai dominer sur les hauteurs de la terre et jouir de l'héritage de ton aïeul Yaakov. C'est la bouche de Hachem qui l'a dit". (Yéchayahou 58,13-14)
=> Hachem nous promet qu'en sublimant notre Shabbath, alors en récompense on aura en ce jour une grande proximité avec Lui (tu te délecteras dans Hachem - az tit'anag al Hachem), et donc de sainteté, de joie, de bénédictions, ...
Or, il n'existe aucun plaisir plus grand que d'être proche de Sa source, de Son Créateur.

-> "vékarata laShabbath oneg"
Le rav Eliyahou Lopian fait remarquer que les mots : "néga" (une plaie - נגע) et "onég" (le plaisir - ענג) sont composés des mêmes lettres, et la seule différence se trouve dans le positionnement de la lettre : "ayin" (en hébreu "ayin" veut dire : les yeux).
[Shabbath est un aperçu du monde à Venir, nous avons un doublement de notre âme, ce qui fait que nos 'yeux' spirituels perçoivent mieux la Vérité.
En ce sens, plus ou moins consciemment, Shabbath est un jour de tranquillité, de sérénité, car nos doutes, nos plaies/dégâts spirituels (néga), n'existent plus, et sont surpassés par le plaisir (oneg) de la sainteté et de pouvoir apprécier ce jour de grande proximité avec papa Hachem.

Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Vayé'hi 47,28) enseigne :
"Ai toujours en face de tes yeux le jour du Shabbat, le jour de repos que D. a ordonné aux enfants d'Israël, la Néchama supplémentaire que l'on reçoit ce jour-là du fait qu'elle vient d'un endroit spirituellement très élevé, D. nous a ordonné d'écarter de nous la tristesse, la colère et alors le Shabbat sera nommé "les délices du Shabbat".

Le Chla haKadoch commente "vékarata laShabbath oneg" = Shabbath doit être pour toi un 'oneg' (un plaisir/délice). Autrement dit, dans la façon dont nous prions, étudions, ... [cela doit l'être avec joie, plaisir]
[nous devons utiliser nos yeux (ayin) pour en venir à percevoir ce jour de telle façon qu'il soit un délice à nos yeux, et en venir à le vivre en tant que tel. ]

-> De la même manière, le 'Hatam Sofer commente les mots de la prière du Shabbath : "la'hazot bénoam Hachem" (voir la douceur d’Hachem), afin qu’Hachem tire du plaisir de la façon dont nous le servons.
Il y a un concept selon lequel les mitsvot crient à une personne de les accomplir, que ce soit la mitsva de tsitsit, de téfilin et autres. C’est le sens profond de "achré a'ich chéyichma lémitsvoteé'ha" (louable est la personne qui obéit à tes commandements) : louée est la personne qui écoute les mitsvot qui lui sont demandées pour les accomplir.
[ainsi, une journée par semaine le Shabbath nous crie de l'honorer, et nous devons le faire avec joie, ce qui cause du plaisir à Hachem. ]

-> Shabbat a la capacité de nous rapprocher d’Hachem comme il est dit : "Pour moi, la proximité d'Hachem fait mon bonheur" (vaani kirvat Elokim li tov - Téhilim 73,28). Le mot קרבת (la proximité - kirvat), partage la même guématria (soit 702) que שבת (Shabbath).
=> Comment ressent-on la lumière de chabbat? Le rabbi de Lévovitz (Torat Avot - Déra'him) sur : "lévou alaï ... va'ani poréa" (empruntez les fonds nécessaires pour Shabbat ... et moi, Hachem, je rembourserai vos emprunts - guémara Bétsa 15b), explique que לוו (lévou) peut signifier "se connecter" comme dans ילוה אישי (mon mari va s’attacher - yilavé ichi - Vayétsé 29,34).
Alors, Hachem nous dit : à Shabbath connectez-vous avec Moi et puis "va'ani poréa" (פורע ואני) = Je vous montrerai la lumière, car פורע peut signifier révéler comme dans כִּי פָרֻעַ (elle a été exposée - ki paroua - Ki Tissa 32,25).

[ainsi Shabbath est un jour où l'on peut atteindre un grande proximité avec papa Hachem, et il y règne donc une atmosphère de grande sainteté. ]

Les bougies de ‘Hanoucca

+ Les bougies de 'Hanoucca (selon le Sfat Emet) :

-> La mitsva d'allumer les lumières de 'Hanoucca est l'un des rares cas où nous en exil pouvons reproduire le service divin du Temple. Cela est en soi quelque peu réconfortant pour les juifs embourbés dans l'exil.
Lorsque Aharon a regretté son incapacité à offrir les mêmes sacrifices que les Nessi'im de chaque autre tribu au moment de l'inauguration du Michkan, il a été réconforté par les mots : "chél'ha léolam kayamét" = ton rôle dans le Service Divin d'allumer la Ménora restera pour toujours.
Comme le note le Ramban, cela fait référence aux lumières de 'Hanoucca, qui aident à obtenir une étincelle du Temple même pour nous dans l'exil.
['Hanoucca 5633]

-> Même de nos jours, en l'absence du Temple, en allumant les lumières de 'Hanoucca, qui incarnent l'esprit de la Ménora du Temple, nous aussi pouvons atteindre de grandes hauteurs spirituelles.
['Hanoucca 5664]

-> En allumant les bougies de 'Hanoucca, nous ravivons un peu l'aura du Temple.
Cela peut être seulement une ouverture, un début et un aperçu du Temple, mais comme le dit le midrach (Chir haChirim 5,3) : Hachem nous dit : "Faites-moi une ouverture de la taille d'un chas d'une aiguille [dans votre coeur en se repentant sincèrement et en revenant vers Moi], et je vous ferai une ouverture de la taille d'une entrée d'un palais" = si vous me faites une ouverture chaque 'Hanoucca, alors que les bougies de la Ménora ('hanoukia) s'infiltre, J'ouvrirai pour vous les portes du Temples lui-même.
['Hanoucca 5638]
[à 'Hanoucca nous faisons tous un aperçu du service du Temple (Ménora), et par là cette petite ouverture on en réalise une grande vers la guéoula! ]

-> Le Rokéa'h note que les 36 bougies de 'Hanoucca qui sont allumées correspondent aux 36 heures pendant lesquelles la lumière primordiale de la Création (ohr haganouz) a brillé (c'est-à-dire les 3 premiers jours [3*12 heures de clarté]).
Son commentaire n'est pas simplement une analogie numérique, mais révèle également que chaque 'Hanoucca en allumant les bougies, nous sommes en mesure d'obtenir d'une manière ou d'une autre la première lumière de la Création ...
Bien que nous soyons certainement très éloignés des sommets spirituels atteints par les 'Hachmonaïm et leurs fidèles partisans, nous apprécions nous aussi, d'une certaine manière, les rayons de cette lumière primordiale qui filtre vers la terre à chaque 'Hanoucca.
['Hanoucca 5661]

-> Hachem compense non seulement les bonnes actions, mais aussi les pensées nobles et chaque action/effort entreprise menant à l'accomplissement éventuel d'une mitsva.
En ce sens, le mérite et le désir d'allumer la Ménora du Temple est en soi un facteur majeur dans la précipitation de la guéoula.
['Hanoucca 5648]
Ainsi, en allumant les bougies à 'Hanouca nous témoignons de notre profond désir de voir le Temple reconstruit très très bientôt, et cela accélère cette réalisation. En ce sens, le Sfat Emet ('Hanoucca 5648) enseigne : "Par le mérite d'observer 'Hanoucca, nous mériterons la guéoula finale".

-> La valeur numérique de "nér" (bougie - נר) est de 250, correspondant aux 248 mitsvot positives couplées à 2 autres : l'amour et la crainte d'Hachem.
De plus, le terme "nér" (נר) est l'acronyme de "néfech" (נפש) et "roua'h" (רוח).
L'exécution des 248 commandements positifs de tout coeur est le "projecteur" le plus efficace, le meilleur moyen d'extraire l'étincelle de l'étincelle de juive incrustée dans l'âme.
[nér Hachem nichmat adam - "l’âme de l’homme est la bougie/lampe de D." (Michlé 20,27)]
Le miracle de 'Hanoucca est revisiter chaque année. Tout comme à l'époque du miracle originel de 'Hanoucca, la Ménora brûlait de façon surnaturelle, de même nous recevons la capacité extraordinaire de susciter l'étincelle Divine [qui est en chacun de nous] et de la mettre au premier plan.
['Hanoucca 5631]

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-> La guémara (Méguila 30b) relate qu'à 'Hanoucca nous lisons la partie de la Torah (Nasso 7-8,4) décrivant les sacrifices offerts par les Nési'im, les responsables des 12 tribus d'Israël, au moment de l'inauguration du Michkan.
Le midrach (Pessikta rabbati 6) dit que le Michkan a été terminé le 25 Kislev, mais n'a été inauguré qu'à Roch 'Hodech Nissan. [les Nési'im étaient malgré tout prêt à apporter leurs offrandes dès le 25 Kislev]

-> Lors de l'inauguration du Michkan, les Nési'im ont apporté : "12 écuelles d'argent, 12 bassins d'argent, 12 coupes d'or" (Emor 7,84).
Il y a un parallèle entre les 36 récipients qu'ont apporté les princes des tribus, et les 36 bougies qui sont allumées à 'Hanoucca.
C'étaient plus que de simples réceptacles offerts au Michkan, c'étaient des réceptacles qui soutiennent l'univers entier.
De même, à 'Hanoucca, en allumant les 36 bougies, nous aidons aussi à maintenir tout l'univers.
Bien sûr, l'exemple le plus connu de la signification du nombre 36 est l'affirmation de la guémara (Soucca 45b) selon laquelle il y a 36 personnes justes par le mérite desquelles l'univers tout entier est soutenu.

Par ailleurs, le nombre 36 est composé de : 30 jours + 6 jours de la semaine.
En allumant 36 bougies à 'Hanoucca, nous invoquons la bénédiction d'Hachem chaque semaine et chaque mois de l'année toute entière.
['Hanoucca 5650]

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-> A chaque 'Hanoucca, nous cherchons à contrer la mauvaise intention des grecs en nous tenant à l'ouverture de la porte allumant la Ménora ('hanoukia). Nous permettons ainsi à l'impact de cette mitsva non seulement de pénétrer nos âmes mais de s'étendre au monde obscur à l'extérieur.
['Hanoucca 5660]

-> Nous mentionnons le miracle pour montrer que nous faisons un effort initial pour que le miracle soir rappelé au Ciel. En allumant nos bougies de 'Hanoucca, nous amenons Hachem à "se souvenir" du miracle et à allumer la Ménora céleste.
En ce qui nous concerne, nous pouvons dire qu'en allumant la Ménora de 'Hanoucca, nous sommes capables d'allumer l'étincelle Divine, le vrai Michkan, le siège de la Chékhina latent dans chaque âme juive.
['Hanoucca 5631]

-> Le Hallel n'est récité qu'à des occasions où nous percevons que les portes de la droiture sont ouvertes au Ciel, comme le chante le roi David : "pit'hou li chaaré tsédék" (ouvre-moi les portes de la droiture).
En accomplissant la mitsa d'allumer les bougies de 'Hanoucca à l'entrée, nous affirmons que non seulement les protes du Ciel s'ouvrent à 'Hanoucca, mais tout aussi important les portes de l'âme de chaque juif sont ouvertes.
Comme nous le disons : "pit'hou li" (ouvre-moi) = permet à mon âme d'éclater en louange à Hachem puisqu'elle le désire si ardemment.
Certainement, chaque juif entrant dans le Temple sentirait les portes de son âme s'ouvrir toutes grandes, succombant à la Volonté d'Hachem. De même, la lumière de la Ménora ('hanoukia), qui rappelle le Temple, permet au coeur du juif de s'ouvrir.
['Hanoucca 5663]

-> Tout comme les 'Hachmonaïm l'ont emporté sur les ténèbres qui se répandaient dans la vie juive, de même les âmes qui pataugent dans l'oubli spirituel peuvent revenir à chaque 'Hanoucca.
['Hanoucca 5660]

-> Les lumières de 'Hanoucca représentent l'étincelle intérieure incrustée dans l'âme.
Le Shabbath hebdomadaire, quelle que soit la puissance de l'expérience, est de nature transitoire et a peu d'impact sur l'âme intérieur d'un juif.
Cependant, l'esprit de louanges et de remerciements (hallel véodaa) qui imprègne 'Hanoucca laisse un impact si profond que l'étincelle [juive] intérieure pure se diffuse dans toute l'âme.
Chaque juif, peu importe à quel point il a pu s'éloigner, est affecté par 'Hanoucca.
[d'après 'Hanoucca 5633]

-> Chaque 'Hanoucca, le chemin de la téchouva, la route du retour vers Hachem s'ouvre à nouveau. 'Hanoucca est un moment opportun pour revoir sa vie, améliorer ses actions et revenir à Hachem.
['Hanoucca 5658]
[de même qu'à l'époque des 'Hachmonaïm de nombreux juifs étaient dans les ténèbres, assimilés aux valeurs grecques, et pourtant le miracle a eu lieu : ils ont perçu une révélation Divine très puissante, qui a rallumé leur intériorité et leur vision de la Vérité, entraînant un retour vers papa Hachem. Il en est de même à chaque 'Hanoucca, qui est un moment où la téchouva est plus facile et acceptée. ]

-> Pour témoigner Son acceptation de la téchouva [des juifs] qui avait accompagné la défaite des Grecs, Hachem organisa le miracle de la Ménora.
Bien qu'il puisse sembler que l'allumage miraculeux de la Ménora était simplement une restauration du miracle original (continuant jusqu'à la disparition du Cohen Gadol Shimon haTsadik), par lequel la lampe occidentale (nèr maaravi) brûlait de soir en soir (alors que les autres avec la même quantité d'huile s'éteignaient à la fin de la nuit), en réalité un miracle beaucoup plus grand s'est produit.
C'est une démonstration des paroles de nos Sages : "Là où des baalé téchouva se tiennent, des tsadikim parfaits ne peuvent pas se tenir" (guémara Béra'hot 34b).
En effet, la génération de tsadikim (menée par Shimon haTsadik) méritait seulement que la lampe occidentale brûle pendant 24 heures. La génération [à l'époque des 'Hachemonaïm] qui est revenue à Hachem (par sa téchouva) a bénéficié d'une semaine entière de miracles.
['Hanoucca 5663]
['Hanoucca nous illumine la conscience de la puissance positive de la téchouva, alors que le yétser ara nous pousse plutôt à nous dévaloriser, à désespérer (comment as-tu descendre ci-bas par cette faute!).]

-> Il n'y a pas de moment plus opportun pour renforcer notre noyau intérieur de sainteté que le moment où l'on allume les lumières de 'Hanoucca, qui sont extrêmement efficaces pour nous aider à découvrir notre potentiel intérieur.
['Hanoucca 5633]
[peu importe ce qu'on a pu faire, nous gardons toujours notre étincelle divine intérieure, et 'Hanoucca est un moment opportun pour la développer, la faire briller davantage! ]

-> En allumant la Ménora ('hanoukia) et en démontrant notre foi dans les miracles d'Hachem, nous invoquons les Attributs d'Hachem.
Comme indiqué précédemment, nos humbles efforts pour allumer notre Ménora ('hanoukia) suscitent une réponse généreuse d'Hachem, qui allume la Ménora ci-dessus.
['Hanoucca 5659]

-> Lorsque nous allumons les bougies, nous disons : "bayamim ahém bazman azé" (ces jours-là, actuellement). Les miracles historiques de ces jours [de 'Hanoucca], aussi lointains soient-ils, se renouvellent chaque année à cette époque.['Hanoucca 5659]
[à cette période de l'année où les nuits sont longues, symbole de l'obscurité et de période dure, nous allumons les bougies d'espoir et disons : bazman azé], Hachem préservera pour nous les miracles qu'Il a accompli jadis à cette époque de l'année. ['Hanoucca 5660]
[le rôle d'un juif est d'éclairer l'obscurité (ex: Torah et mitsvot), mais d'un autre côté les bougies renvoient le message que Hachem va également nous illuminer notre vie, qu'Il va être à nos côtés constamment. De même qu'Il s'est occupé des juifs à l'époque de 'Hanoucca (bayamin ahém), de même Il s'occupe en permanence de nous (Il ne laisse pas le monde s'auto-gérer) (bazman azé). ]

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-> Comment comprendre que les juifs ne cherchent pas généralement pas à influencer le monde dans son ensemble par leur observance des mitsvot (cela nous regarde avec Hachem), et pourtant l'allumage de 'Hanoucca doit l'être d'une manière visible.

Le Sfat Emet ('Hanoucca 5642) développe l'idée que de même que les Grecs sont venus avec la "lumière" de leur sagesse impurifier les lieux les plus privés du Temple, alors de même Hachem a permis à ce que la Ménora ('Hanoukia) puisse pénétrer dans la "rue" afin qu'un peut de la lumière du Temple puisse irradier le domaine public.

Le Sfat Emet poursuit :
"Tout comme les Grecs ont brisé les barrières de notre maison nationale (le Temple - lieu d'êxtreme sainteté) des regards indiscrets du public, alors de même nous démantelons les barrières de fer érigées par le yétser ara pour empêcher le monde entier de profiter de la lumière des mitsvot. [en amenant aux yeux de tous la mitsva de l'allumage]
Par le mérite de la mitsva [d'allumer les bougies de 'Hanoucca, ] nous supprimerons finalement toutes les barrières séparant les juifs de leur Père au Ciel."

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-> Est-ce que Hachem a besoin de la lumière [du nér maaravi de la Ménora]?
Le midrach (Béréchit rabba 36,2) donne la réponse suivante : "c'est afin de vous élever parce que vous allumez pour Lui [Hachem], Qui allume l'univers tout entier."

[Le Sfat Emet de commenter : ] Israël remplit son rôle d'éclairer le monde au nom d'Hachem en accomplissant des mitsvot.
[ "La mitsva est (comparée à) la bougie, et la Torah la lumière" (ki nér mitsva véTorah or - Michlé 6,23)]
La Torah est elle-même comparée à la lumière et les mitsvot à une bougie capable de rayonner la lumière de la Torah. Par notre observance des mitsvot, en agissant comme une bougie (nèr), une bougie/lampe perpétuelle (nér tamid - comme symbolisé par la lampe occidentale - ner maaravi), recevant et reflétant la lumière de la Torah elle-même, nous faisons proliférer la lumière d'Hachem dans un univers trop matérialiste pour recevoir directement la lumière de la Torah.
['Hanoucca 5634]

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-> La mézouza symbolise l'impact permanent des mitsvot. Tout comme le montant de la porte est un élément permanent de la maison, l'impact [positif] des mitsvot reste également dans la maison juive.
En plaçant la Ménora ('hanoukia) en face de la mézouza, nous exprimons notre ferme conviction que al force de la Ménora persistera également dans la maison.
['Hanoucca 5665]

-> La lampe occidentale (ner maaravi) peut témoigner non seulement de la présence visible de la Chékina dans le Temple, mais aussi de l'étincelle divine intérieure (nékouda apénimit) latente dans chaque âme juive. Tout comme la Ménora a continué à brûler même sans suffisamment d'huile, l'étincelle juive intérieure de l'âme peut également briller même dans les conditions les plus obscures, les plus défavorables.
Bien qu'il puisse sembler que cette étincelle Divine soit une minuscule entité en retrait quelque dans l'âme, en réalité son impact (s'il est correctement exploité) se répercute dans tout le corps humain.
['Hanoucca 5631 ; 5638]

‘Hanoucca – Louer et remercier Hachem

+ 'Hanoucca - Louer et remercier Hachem (selon le Sfat Emet) :

-> Nous pouvons suggérer que le fait de louer et remercier Hachem (Hallel véOdaa) était la cause et la justification de toute la libération de 'Hanoucca, et non pas seulement sa conséquence.
Tous les miracles qui se sont produits à cette époque avaient un seul objectif : permette aux juifs de reprendre leur rôle historique de louer et remercier D. (léodot oul'Hallel).
['Hanoucca 5665]

-> Alors que les 3 premiers exils (en Babylonie, en Perse et en Grèce) ont finalement pris fin par le mérite de nos 3 Patriarches (Avraham, Its'hak et Yaakov), notre survie et notre libération de l'exil final ne sera méritée que par des prières de gratitude et de remerciement à Hachem.
['Hanoucca 5640]

-> Il est bien connu que les 'Hachmonaïm ont commis une erreur tragique en assumant le trône [de la royauté d'Israël] plutôt que de permettre à un descendant du roi David de régner.
Pour rectifier en partie cette erreur, un rôle majeur a été réservé aux chantes de louanges, qui sont composés à l'origine par le doux chanteur d'Israël, le roi David.
Aussi, les mérites de David, ainsi que ceux des 'Hachmonaïm eux-mêmes ont permis la libération du peuple juif.
['Hanoucca 5642]

-> Le mérite des 'Hachmonaïm n'a peut-être pas été suffisant pour permettre aux miracles de 'Hanoucca de se produire. De plus, [à cette époque] de nombreux juifs s'étaient alors assimilés et ne les méritaient pas.
Cependant, il y avait une source de mérites qui restait : la bonté innée du peuple juif. Bien que les juifs peuvent s'écarter du bon chemin, ils reviendraient sûrement à son rôle historique de faire l'éloge d'Hachem, une fois libéré de l'emprise de la tyrannie grecque.
Hachem était bien conscient de la capacité innée de son peuple à faire des louanges Divine, et ainsi Il a unit toutes les louanges et remerciements futurs des juifs avec le mérite significatif actuel des 'Hachemonaïm, et Il a alors libéré Son peuple.
[si les chants de gratitude à D. sont si présents et importants à 'Hanoucca, c'est d'une certaine façon car ils ont été comptabilisés à l'époque pour nous faire mériter le miracle. Ainsi, notre comportement actuel permet concrètement d'être sauvés des Grecs! ]
[d'après 'Hanoucca 5642]

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-> La guémara (Shabbath 118b) rapporte que celui qui lit le Hallel tous les jours, cela est blasphématoire.
Le texte du Hallel n'est récité que certains jours de l'année, tandis que la capacité de remercier Hachem par une prière est possible tous les jours.
A 'Hanoucca, d'un côté nous disons des prières de remerciements (sous la forme élargie du "Al haNissim") pour célébrer les miracles qui se sont produits pour le peuple juif sur terre.
D'un autre côté, il y a le Hallel qui est réservé aux moments extraordinaires de l'histoire juive (quelques jours dans l'année), et qui se concentre sur l'impact dans le Ciel des miracles de 'Hanoucca.

Rien, pas même la joie des juifs lors de la libération, ne peut être comparé au plaisir que Hachem tire de notre délivrance de la tyrannie [d'un de nos oppresseurs en exil].
Lors d'occasions raréfiées telles que 'Hanoucca, nous avons la chance de percevoir ici sur terre un morceau de la grande joie vécue ci-dessus.
[Sfat Emet]

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-> Même de nos jours, bien que nous soyons des générations éloignées de l'occurrence réelle du miracle de 'Hanoucca, en louant et en remerciant Hachem, nous pouvons aussi nous identifier et vivre le miracle de 'Hanoucca.
['Hanoucca 5648]

-> A chaque 'Hanoucca, les juifs imitent leurs ancêtres en chantant des louanges à Hachem. Ce n'est pas seulement une réponse à Ses miracles qui ont déjà été accomplis, mais cela prouve que nous sommes sûrs de savoir que les louanges et les remerciements (Hallel véOdaa) sont les moyens les plus efficaces, peut-être les seuls, de vaincre nos ennemis contemporains.
['Hanoucca 5645]

-> Le message des remerciements (odaa - comme Al haNissim), de reconnaître et de faire confiance à Hachem, est pertinent à chaque 'Hanoucca, alors que l'aura et la lumière résiduelle du Temple pénètrent jusqu'à nos sites éloignés en l'exil.
['Hanoucca 5657]

-> Louer et remercier Hachem ne se limite en aucun cas à la période de 'Hanoucca.
La guémara (Béra'hot 54b) rapporte que 4 catégories de personnes qui ont vécu une situation potentiellement mortelle doivent réciter la bénédiction de remerciement : "agomel lé'hayavim tovot, chéguémalani kol tov".
Par analogie, les juifs après avoir été libérés de chacun des 4 royaumes (Bavel, Perse, Grèce et Edom) ont loué Hachem.
De même, nous nous inclinons à 4 reprises pendant la Amida, exprimant ainsi notre gratitude pour la libération divine des 4 tyrannies.
Dans la Amida, le passage du "Al haNisim" se situe entre la 3e et la 4e fois où l'on se prosterne. De même, les miracles de 'Hanoucca se sont produits à la fin de la 3e monarchie maléfique (grecque) et juste avant le début de la 4e et dernière tyrannie (Rome - Edom).
['Hanoucca 5642]

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-> Au final, le monde non-juif a perdu de vue son véritable objectif. Au lieu d'aider le peuple juif, la monarchie perse et surtout les Grecs ont cherché à harceler et à détruire l'intégrité spirituelle du peuple juif. [d'une façon similaire, les égyptiens ont été punis car certes ils devaient frapper le peuple juif, mais ils l'ont fait avec beaucoup plus de force et de méchanceté que requis.]
Ayant abandonné sa mission, le monde non-juif a également cédé son privilège (la richesse matérielle) à Israël.
En disant des remerciements (odaa), nous remercions Hachem de nous avoir accordé non seulement les bénédictions qui nous étaient dues, mais aussi la générosité réservée à la Grèce et à la Perse.
['Hanoucca 5656]

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-> b'h, également : le Hallel (selon le Sfar Emet) : http://todahm.com/2022/05/18/le-hallel

Par le mérite d'observer 'Hanoucca, nous mériterons la guéoula finale.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5648]