« Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties, et Yissakhar dans tes tentes » (Vézot haBéra’ha 33,18)

-> Le Gaon de Vilna disait que la joie ultime est celle que l’on ressent lorsque l’on accède à une meilleure compréhension de la Torah.
Par conséquent, ceux qui ont soutenu la Torah se réjouiront, lorsqu’ils quitteront ce monde car outre la récompense qu’ils mériteront pour avoir soutenu les érudits, ils savoureront le privilège de connaître et de comprendre tous les domaines de la Torah dont ils auront financé l’étude.
[rav Aharon Kotler]

-> On doit se réjouir dans l’étude de la Torah de la même façon que Zévouloun se réjouit dans les succès liés à ses affaires économiques.
Le plus d’argent il gagne, le plus il est heureux. De même, le le plus de Torah on étudie, le plus nous devons être heureux.
[Beit Avraham]

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-> Un homme d’affaires qui part en déplacement est tendu et nerveux. En effet, comment peut-il se réjouir tant qu’il n’est pas sûr qu’il sera couronné de succès?
A son retour à la maison, après avoir conclu une affaire fructueuse, alors là il a une raison d’être heureux!

Pourquoi est-il alors écrit : « Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties », et non l’inverse?

Lorsque Zévouloun soutient la Torah, son esprit est tranquille en quittant sa maison. En effet, il est confiant dans le fait que Hachem lui viendra en aide, et qu’il réussira, car « Yissakhar dans tes tentes » = par le mérite de Yissakhar.

[Yavin Shémoua (rapporté dans le Béira Chél Torah)]

« Moïse était âgé de 120 ans lorsqu’il mourut » (Vézot haBéra’ha 34,7)

-> Le Sifri écrit que dans l’histoire des juifs, seulement 4 dirigeants ont atteint le grand âge de 120 ans.
Il s’agit de : Moché Rabbénou, Hillel haZaken, Rabbi Akiva et Rabban Yo’hanan ben Zakaï.
De plus, chacun d’eux a joué un rôle majeur dans la transmission de la Torah aux générations juives futures.

On peut diviser leur vie en 3 périodes de 40 années, en correspondance aux 3 périodes de 40 jours que Moché Rabbénou a passées au Ciel pour y recevoir la Torah.
[120 jours : 40 jours pour recevoir les 1eres Tables de la Loi, puis 40 jours pour prier pour le pardon du peuple suite à la faute du Veau d’or, puis enfin 40 jours pour les 2e Tables]

+ Moché :
– il a vécu 40 ans en Egypte ;
– il a passé 40 ans à Midiyan ;
– il a dirigé le peuple juif pendant 40 ans.

+ Hillel haZaken :
– il a vécu 40 ans à Bavél (Babylonie) avant de venir en Israël ;
– il a ensuite étudié 40 années avec les Sages (hakhamim) ;
– il a ensuite dirigé le peuple juif pendant 40 ans.

+ Rabban Yo’hanan ben Zakaï :
– les 40 premières années de sa vie, il a vécu dans le monde des affaires ;
– il a étudié 40 ans avec les Sages ;
– et ensuite, il a dirigé le peuple juif durant 40 années.

+ Rabbi Akiva :
– il n’avait pas de connaissance en Torah pendant 40 ans ;
– il a étudié la Torah pendant 40 années ;
– il a dirigé le peuple juif les 40 dernières années de sa vie.

Chacun de ces tsadikim a exploité au maximum ses années de vie, bien que Moché Rabbénou est le seul qui soit né et mort le même jour (7 Adar).

[traduction personnelle d’un divré Torah du rav Dovid Hoffman]

« Et toute la grande peur que Moché accomplit aux yeux de tout Israël » (Vézot haBéra’ha 34,12)

-> Lorsque nous terminons la lecture annuelle de la Torah à Sim’ha Torah, nous commençons dans la foulée la lecture de la 1ere paracha : Béréchit, pour indiquer qu’il n’y a pas de fin à la Torah.
Ainsi, le dernier verset de la Torah a dans sa continuité immédiate le 1er verset de la Torah.

Le Beit Israël (rabbi Israël Alter) donne l’enseignement suivant.
Lorsque nous sommes vigilant à ce que l’on regarde, et que l’on fait une bonne utilisation de ce cadeau de la vision, alors nous pouvons commencer à reconnaître la grandeur du Créateur, et les multitudes de merveilles du monde.
Grace à cela nous pouvons atteindre un niveau supérieur dans notre service Divin.

En réalité, cela est en allusion dans le dernier et le 1er verset de la Torah.
– « Et toute la grande peur [du Ciel] que Moché accomplit/instilla »
=> Comment a-t-il fait cela?

– « aux yeux de tout Israël » = par les yeux des Bnei Israël, par le fait qu’ils ont gardé ce qu’ils observaient en s’assurant de ne jamais regarder quelque chose de nuisible à leur spiritualité.

– Cela a permis qu’il puisse pleinement prendre conscience que : « Au commencement de la Création Hachem a créé les cieux et la terre [avec toutes ses merveilles] » (béréchit bara élokim ét achamayim véet aarets).

=> Il en résulte de cela que : protéger ses yeux des impuretés nous permet de pleinement reconnaître les merveilles de ce monde, et d’ainsi acquérir un niveau supérieur dans notre service d’Hachem.

« A Yéhouda, il adressa cette bénédiction » (Vézot haBéra’ha 33,7)

-> La bénédiction de Yéhouda suit celle de Réouven.
Nos Sages expliquent cela en disant que c’est Yéhouda, quand il a reconnu son erreur devant Tamar, qui a entraîné que Réouven aussi reconnaisse sa faute avec Bil’a.
Mais cela est étonnant, car Réouven s’est repenti déjà avant l’histoire de Yéhouda et Tamar. En effet, déjà au moment de la vente de Yosseph, nos Sages disent qu’il était absent car il était occupé à se repentir avec ses hayons et ses jeûnes.
En réalité, au départ Réouven pensait que l’essentiel du repentir était de s’imposer des jeûnes et des mortifications. C’est pourquoi, au moment de la vente de Yossef, il était occupé avec ses hayons et ses jeûnes.
Mais, quand il vit l’attitude de Yéhouda qui reconnut son erreur, il comprit alors que l’essentiel du repentir c’est de reconnaître sa faute et la regretter profondément dans son cœur, et pas tant de se mortifier et de jeûner.
Ainsi, c’est Yéhouda qui permit à Réouven de reconnaître sa faute.
[Imré Emet]

« Voici la bénédiction que Moché, l’homme de D., a donnée aux bnei Israël avant sa mort » (Vézot haBéra’ha 33,1)

-> Moché n’a mérité d’être appelé « homme de D. » que lorsqu’il a béni les bnei Israël. (Yalkout)

-> Le rabbi Avraham de Slonim explique : Comment Moché a-t-il mérité le niveau « d’homme de D. »?

Parce qu’il était « avec les bnei Israël ».
Certes, il était un « homme de D. », constamment attaché à la Présence Divine et se promenant dans les mondes supérieurs, et pourtant il a su descendre des hautes Célestes, et se promener « avec les bnei Israël », c’est-à-dire s’intéresser à la situation et aux besoins matériels de chacun.

C’est là-dessus qu’il est dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem » = si un juif aime l’autre, alors Hachem dit : « Je suis le 3e! ».

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-> b’h, également à ce sujet : http://todahm.com/2015/10/25/3964-2

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+ « Voici la bénédiction que Moché, l’homme de D., a donnée aux bnei Israël avant sa mort »
=> Pourquoi Moché a-t-il attendu le dernier moment, juste avant sa mort, pour bénir le peuple? Pourquoi ne les a-t-il pas bénis avant?

En réalité, la force d’une bénédiction dépend de la grandeur et du niveau spirituel de celui qui la donne. Or, Moché ne cessait de s’élever de niveau à chaque instant. Ainsi, Moché ne voulait pas bénir le peuple plus tôt, car il savait qu’il allait encore s’élever et donc que sa bénédiction aura donc encore plus de force dans le futur.
Mais le jour de sa mort, quand il va se séparer du peuple et qu’il ne pourra donc plus les bénir plus tard, c’était donc le jour où il a atteint le plus haut niveau ici-bas. C’était ce moment que Moché a choisi pour bénir le peuple, car alors sa bénédiction pourra avoir le maximum de sa force, puisque c’était à ce moment que Moché a atteint le sommet de sa grandeur.
[Létit’ha El’yione]

« Bien qu’il y ait de l’amour pour les nations, tous Tes saints sont dans Ta main. Ils sont rivés à Tes pas et soutiennent Ta parole » (Vézot haBéra’ha 33,3)

-> « Bien que chaque homme soit aimé de D. et créé à Son image, « Ses saints » les plus aimés de Lui sont les juifs.

Pourquoi sont-ils « dans Ta main »?
De même qu’un homme tient son argent dans sa main car il est attaché à lui, ainsi D. tient précisément Israël dans Sa main, pour ainsi dire.
[…]

Tous les peuples sont remis à la responsabilité des princes célestes tandis que seul le peuple juif est livré à la seule Providence de D. »

[à chaque instant, les juifs sont dépendants directement des « mains » de Hachem (« dans Ta main »), tandis que les autres nations dépendent du mazal de leur ange attitré!
Combien cela doit nous remplir de joie d’être juif(ve)!]

[le Méam Loez]

« Ce fut là, dans le pays de Moav, que Moché le serviteur de D. mourut, selon la parole de D. » (Vézot haBéra’ha 34,5)

-> Selon Rabbi Yéhouda : les 8 derniers versets de la Torah, depuis « Ce fut là, dans le pays de Moav, que Moché le serviteur de D. mourut … » jusqu’à : « que Moché accomplit aux yeux de tout Israël » ont été écrits par Yéhochoua.
En effet, comment est-il possible que Moché écrive : « Moché mourut »?

-> Rabbi Chimon dit : Est-il possible que la Torah dise : « Prend ce Séfer Torah », alors qu’il lui manquait des lettres?
En réalité, jusqu’à « Moché mourut », Moché répétait les mots, puis écrivait sous la dictée de D.
Pour la suite (les 8 derniers versets), Moché a écrit sous la dictée de D. avec des larmes (à la place de l’encre).
Il était si peiné qu’il ne répétait pas les paroles de D., mais les écrivait en pleurant.

-> Ainsi, certains [de nos Sages] expliquent que Moché a écrit la Torah avec de l’encre, à l’exception des 8 derniers versets, qu’il a écrit avec des larmes qui disparaissaient, et c’est par la suite Yéhochoua qui a repassé une plume trempée dans l’encre sur les lettres (de larmes).

[le Méam Loez]

« Dans Sa droite [de Hachem], une Torah de feu, pour eux [les juifs]«  (Vézot haBéra’ha 33,2)
[en hébreu : מִימִינוֹ אש דת לָמוֹ]

-> Le ‘Hatam Sofer explique que les mots : « dat lamo » (« une Torah … pour eux » – דָּת לָמוֹ) sont formés des mêmes lettres que : « Talmud » (תלמוד), tandis que : « dans Sa droite … de feu » (miméno éch – מִימִינוֹ אֵשׁ), signifie que lorsque le juif étudie la sainte Torah, le Char sacré l’entoure.
En effet, il est écrit dans le Séfer ha’Haïm (du frère du Maharal de Prague) : « Les lettres du terme : guémara (גמרא), renvoient à : Gavriel, Michaël, Raphaël et Ouriel.
Lorsque nous étudions la guémara, ces anges nous entourent et nous observent : Gavriel (גבריאל) à gauche ; Michaël (מיכאל) à droite ; Raphaël (רפאל) à l’arrière ; et Ouriel (אוריאל) devant nous. » [et au-dessus de notre tête la Présence Divine]

Le ‘Hatam Sofer enseigne également que dans la Torah Orale :
– la guémara se termine par la lettre « tav » (hala’hot), et commence par la lettre « tav » (tana) ;
– les michnaïyot se terminent par le mot « Shalom », qui se finit par la lettre « mém », et commencent par la lettre « mém (méémataï).

=> Les lettres : « tav – tav – mém – mém », forment : « תתמם » (tétamém) = rendent intègre, ce qu’on mérite par l’étude de la michna et de la guémara, ainsi qu’il est écrit : « Sois intègre envers Hachem ton D; » (tamim tiyé im Hachem Eloké’ha).

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[l’Admour d’Erloï (descendant du ‘Hatam Sofer) ajoute que le Talmud commence et se termine par la lettre « tav », renvoyant à la « téfila » (prière) et à la « téchouva ».
En effet, pour réussir dans la Torah, il est indispensable de demander sans cesse à Hachem de nous éclairer nos yeux par la Torah, qu’on puisse s’attacher à Lui, L’aimer et Le craindre.]

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-> La « droite » (yémine) de Hachem symbolise la miséricorde Divine, et le feu (éch) symmbolise l’Attribut de justice Divine rigoureuse.
Le monde fonctionne suivant ces 2 principes qui guident à l’âme sa conduite sur terre.
[Zohar]

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+ « Dans Sa droite [de Hachem], une Torah de feu, pour eux [les juifs] »

-> Les lettres des mots : דת למו (dat lamo = une religion pour eux) sont les mêmes que celles de : תלמוד (Talmud).

Le Méam Loez commente :
Cela nous enseigne que dans le Talmud, les divergences d’opinion sont sacrées et proviennent d’une intention pure.
Le « feu des divergences d’opinions » est un feu sacré.
[…]
Nos Sages commentent : « La Torah est semblable au feu. Si l’on s’en approche trop, on se brûle et si on s’en éloigne, on se refroidit ».
Il ne faut pas s’écarter de la Torah qui est notre vie, ni trop s’en approcher pour sonder ses secrets.

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+ Il est enseigné au nom de rabbi Méïr : « Pourquoi est-ce aux Bné Israël que la Torah a été donnée? » C’est parce qu’ils sont impétueux/fougueux (azin).
De même, dans la maison d’étude de rabbi Ichmaël, on explique ainsi le verset : « A sa droite, une Loi de feu pour eux » (Vézot haBéra’ha 33,2) : Hachem dit : « Il convient qu’une Torah de feu soit donnée aux Bné Israël ».
Selon d’autres sages, leur comportement est comparable au feu : si la Torah n’avait pas été donnée à Israël, aucune nation ni aucune créature n’aurait pu leur résister (tant ils sont fougueux).
C’est également l’opinion de Rech Lakich qui dit : 3 être sont particulièrement impétueux (et audacieux) : le peuple d’Israël parmi les nations, le chien parmi les animaux et le coq parmi les oiseaux.
Certains ajoutent la chèvre (qui se dit : éz, dérivant du mot : az) parmi le bétail et d’autre ajoutent le câprier parmi les arbres.
[guémara Beitsa 25b]

-> Un homme fougueux (az) n’est pas prêt dans sa nature à se soumettre à qui que ce soit.
L’étude approfondie de la Torah a le pouvoir d’affaiblir les forces et l’impétuosité des Bné Israël à un tel tempérament, et ainsi de soumettre leur cœur à la pratique des mitsvot.
[Rachi]

-> La guémara (Sanhédrin 26b) dit : « Parce que la Torah affaiblit les forces de l’homme qui se consacre à son étude et à l’acquisition de la Sagesse Divine. »
[de même dès que Rech Lakich a pris sur lui l’engagement de se conformer à la Torah, avant même la mise en pratique de cette décision, il a perdu ses forces prodigieuses, selon le principe que l’étude de la Torah affaiblit.]
Le Toldot explique que les juifs devaient prendre sur eux de force de respecter la Torah, afin de s’affaiblir au niveau de leur impétuosité, et de pouvoir ainsi soumettre leur cœur aux mitsvot.

-> « Sois impétueux (az) comme léopard … afin de faire la volonté de ton Père Céleste » (Pirké Avot 5,20)
Le Pné Yéhochoua enseigne que les autres nations, moins impétueuses (que les juifs), auraient abandonné tôt ou tard devant la difficulté [que demande une étude de la Torah en profondeur => faut une fougue à toute épreuve!] ; et c’est pourquoi Hachem ne les a pas contraintes après leur refus d’accepter la Torah.

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-> Les juifs se distinguent par 3 qualités : ils sont miséricordieux (ra’hamim), bienfaiteurs (gomlé ‘hassadim) et humbles/timides (baïchanim).
[guémara Yébamot 79a]

=> Comment la guémara (Beitsa 25b) peut-elle affirmer que les juifs « sont impétueux/fougueux » (azin)? Cela semble contradictoire?

-> Le Maharal (Nétivot Olam – Haboucha chap.1) enseigne :
Malgré la puissance du feu (éch) qui brûle et se propage, ce feu « se plie » devant l’eau dont il reconnaît la supériorité par son pouvoir de l’affaiblir et de l’éteindre.
De même, Israël, malgré son impétuosité et son surplus d’énergie sur terre, est prompt à reconnaître la supériorité d’Hachem et des grands Sages.
Ainsi, l’impétuosité/fougue des juifs se transforme aussitôt en honte et humilité (baïchanout) devant les Grands.

-> Le Maharcha (guémara Yébamot79a) écrit :
L’impétuosité/fougue est un tempérament naturel des juifs, mais lorsqu’ils approfondissent l’étude de la Torah, leurs forces et leur fougue s’affaiblissent. Ils sont alors prêts à soumettre leur cœur et à développer la modestie (baïchanout) qui est le trait de caractère d’un juif digne de ce nom.
Seule la Torah a le pouvoir d’opérer cette transformation.
[…]
Les juifs sont tellement attachés à Hachem qu’ils n’ont pas peur et ne reculent pas devant ceux, même plus puissants et forts physiquement, qui voudraient les détacher de leur Créateur.
Ils demeurent fermes dans leur conviction ; c’est en cela qu’ils sont impétueux. (azim).

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=> Pourquoi Israël est-il digne de recevoir la Torah (Loi de feu)?

-> Le Ben Ich ‘Haï enseigne :
Il convenait que la Torah soit donnée à ce peuple, issu de Yaakov (יעקב) et de ses 2 épouses : Léa (לאה) et Ra’hél (רחל), désigné Israël (ישראל), dont les lettres : ל ר י sont les initiales de : Yaakov, Ra’hél et Léa.
Il reste alors les 2 autres lettres : ש et א qui forment le mot : אש (feu – éch).
Il y a donc, dans le nom « Israël » de ce peuple, une allusion au fait que ce peuple, issu de cette source de sainteté : Yaakov, Ra’hél et Léa, mérite cette Torah (Loi de feu).

« Les tsadikim sont considérés comme vivants même après leur mort, tandis que les réchaïm sont considérés comme morts même de leur vivant. »

[midrach Tan’houma – Vézot haBéra’ha]

« De Sa main droite, D. leur a présenté une Torah de feu » (Vézot haBéra’ha 33,2)

Ce verset contient le mot אשדת, et notre tradition orale nous enseigne qu’il doit être prononcé comme s’il y avait 2 mots : éch dat (אש דת), cela conduisant à lui donner le sens de : « une Torah de feu ».

Il est écrit également dans la Torah : « Sous les chutes d’eau de la montagne, à l’orient » (Dévarim 3,17).
Dans ce verset, le mot hébreu pour « les chutes d’eau » est : « achdot » (אַשְׁדֹּת), mot s’écrivant de la même façon que dans notre verset ci-dessus.

Le ‘Hatam Sofer nous enseigne que : « une Torah de feu » (אש דת) et « les chutes d’eau » (אשדת) font allusion à 2 attitudes nécessaires à l’acquisition de la Torah.

En effet, pour réussir dans la Torah, il faut :
-> être très passionné, plein de feu dans son engagement, afin d’aller de l’avant malgré les obstacles que nous rencontrons ;
-> il faut développer également une attitude, une nature calme et humble.
Par exemple, nos Sages (guémara Taanit 7a) nous disent que de la même façon que l’eau quitte une position élevée pour aller vers une position plus basse, de même les paroles de la Torah ne restent que chez celui qui est humble.

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-> l’eau représente ce qui vient du Ciel (le spirituel) et qui va être utilisé pour générer de la vie, du positif dans ce monde matériel.
-> le feu représente le fait de consumer ce qui vient en opposition avec la Torah (une vie juive), à l’image d’un sacrifice de son égo (korban), qui va permette d’être plus proche (karov) de D., de s’élever telles les flammes vers des sommets de spiritualité.