« Dans Sa droite [de Hachem], une Torah de feu, pour eux [les juifs]«  (Vézot haBéra’ha 33,2)
[en hébreu : מִימִינוֹ אש דת לָמוֹ]

-> Le ‘Hatam Sofer explique que les mots : « dat lamo » (« une Torah … pour eux » – דָּת לָמוֹ) sont formés des mêmes lettres que : « Talmud » (תלמוד), tandis que : « dans Sa droite … de feu » (miméno éch – מִימִינוֹ אֵשׁ), signifie que lorsque le juif étudie la sainte Torah, le Char sacré l’entoure.
En effet, il est écrit dans le Séfer ha’Haïm (du frère du Maharal de Prague) : « Les lettres du terme : guémara (גמרא), renvoient à : Gavriel, Michaël, Raphaël et Ouriel.
Lorsque nous étudions la guémara, ces anges nous entourent et nous observent : Gavriel (גבריאל) à gauche ; Michaël (מיכאל) à droite ; Raphaël (רפאל) à l’arrière ; et Ouriel (אוריאל) devant nous. »

Le ‘Hatam Sofer enseigne également que dans la Torah Orale :
– la guémara se termine par la lettre « tav » (hala’hot), et commence par la lettre « tav » (tana) ;
– les michnaïyot se terminent par le mot « Shalom », qui se finit par la lettre « mém », et commencent par la lettre « mém (méémataï).

=> Les lettres : « tav – tav – mém – mém », forment : « תתמם » (tétamém) = rendent intègre, ce qu’on mérite par l’étude de la michna et de la guémara, ainsi qu’il est écrit : « Sois intègre envers Hachem ton D; » (tamim tiyé im Hachem Eloké’ha).

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[l’Admour d’Erloï (descendant du ‘Hatam Sofer) ajoute que le Talmud commence et se termine par la lettre « tav », renvoyant à la « téfila » (prière) et à la « téchouva ».
En effet, pour réussir dans la Torah, il est indispensable de demander sans cesse à Hachem de nous éclairer nos yeux par la Torah, qu’on puisse s’attacher à Lui, L’aimer et Le craindre.]

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+ « Dans Sa droite [de Hachem], une Torah de feu, pour eux [les juifs] »

-> Les lettres des mots : דת למו (dat lamo = une religion pour eux) sont les mêmes que celles de : תלמוד (Talmud).

Le Méam Loez commente :
Cela nous enseigne que dans le Talmud, les divergences d’opinion sont sacrées et proviennent d’une intention pure.
Le « feu des divergences d’opinions » est un feu sacré.
[…]
Nos Sages commentent : « La Torah est semblable au feu. Si l’on s’en approche trop, on se brûle et si on s’en éloigne, on se refroidit ».
Il ne faut pas s’écarter de la Torah qui est notre vie, ni trop s’en approcher pour sonder ses secrets.

« Les tsadikim sont considérés comme vivants même après leur mort, tandis que les réchaïm sont considérés comme morts même de leur vivant. »

[midrach Tan’houma – Vézot haBéra’ha]

« De Sa main droite, D. leur a présenté une Torah de feu » (Vézot haBéra’ha 33,2)

Ce verset contient le mot אשדת, et notre tradition orale nous enseigne qu’il doit être prononcé comme s’il y avait 2 mots : éch dat (אש דת), cela conduisant à lui donner le sens de : « une Torah de feu ».

Il est écrit également dans la Torah : « Sous les chutes d’eau de la montagne, à l’orient » (Dévarim 3,17).
Dans ce verset, le mot hébreu pour « les chutes d’eau » est : « achdot » (אַשְׁדֹּת), mot s’écrivant de la même façon que dans notre verset ci-dessus.

Le ‘Hatam Sofer nous enseigne que : « une Torah de feu » (אש דת) et « les chutes d’eau » (אשדת) font allusion à 2 attitudes nécessaires à l’acquisition de la Torah.

En effet, pour réussir dans la Torah, il faut :
-> être très passionné, plein de feu dans son engagement, afin d’aller de l’avant malgré les obstacles que nous rencontrons ;
-> il faut développer également une attitude, une nature calme et humble.
Par exemple, nos Sages (guémara Taanit 7a) nous disent que de la même façon que l’eau quitte une position élevée pour aller vers une position plus basse, de même les paroles de la Torah ne restent que chez celui qui est humble.

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-> l’eau représente ce qui vient du Ciel (le spirituel) et qui va être utilisé pour générer de la vie, du positif dans ce monde matériel.
-> le feu représente le fait de consumer ce qui vient en opposition avec la Torah (une vie juive), à l’image d’un sacrifice de son égo (korban), qui va permette d’être plus proche (karov) de D., de s’élever telles les flammes vers des sommets de spiritualité.

« Voici la bénédiction dont Moché, l’homme de Dieu, bénit les enfants d’Israël avant de mourir. » (Vézot haBéra’ha 33,1)

Le midrach (Psikta déRav Kahana) commente ce verset en disant :
« Quiconque s’exprime en prenant la défense des juifs est élevé.
Nous avons la preuve de Moché, qui n’a été appelé « l’homme de D. », qu’à partir du moment où il a parlé pour prendre la défense des juifs ».

=> Toute personne peut trouver en autrui des défauts.
La vraie grandeur est d’y voir les bons côtés, d’en prendre la défense, à contre courant de la tendance naturelle/humaine de rabaisser autrui pour mieux chercher à se grandir …

« Des myriades saintes, Il apporta de Sa Main droite le feu d’une religion pour eux » (Vézot haBéra’ha 33,2)

Le Mékor Barou’h rapporte qu’un juif « éclairé » demanda un jour à l’auteur du « Torat Yékoutiel » (le gaon Rabbi Raphaël Hambourg) :
« Où trouvons-nous, dans le Talmud, une allusion à la Torah écrite? »

– « Les lettres des mots : דת למו (dat lamo = une religion pour eux) sont les mêmes que celles de : תלמוד (Talmud).
Au moment où la Torah a été donné, le peuple juif a également reçu le Talmud ».