« Tout ce qui porte atteinte aux juifs sera détruit.
Cela fait référence même aux pierres utilisées pour mettre en application une peine [du beit din] de mort par lapidation ou bien à l’épée nécessaire à l’exécution d’une punition [du beit din] de mort par lapidation.
Elles sont brûlées, pour annuler leur force après avoir appliquées le décret.

Une fois que le jugement est exécuté, la compassion reprend le dessus à un tel point qu’il semble que Hachem regrette son jugement sévère. »

[Ram’hal – Tomer Dévora – 9e Attribut]

« Les juifs sont tous liés entre eux.
Leurs âmes sont unies, chacune contenant [en elle] une partie de toutes les autres [âmes].

C’est pourquoi : « Tous [les juifs] sont responsables les uns des autres. » (guémara Sanhédrin 27b )
[En effet,] Lorsqu’un juif faute, il porte atteinte non seulement à son âme, mais également à sa partie de lui-même qui est présente au sein de tous les autres juifs.

Chacun de nous est le garant de cette partie de nous-même qui se trouve dans le restant de notre peuple.

Puisque tous les juifs sont une même famille, on doit désirer uniquement le meilleur pour notre prochain, regarder positivement la réussite de son voisin, et chérir l’honneur de son ami comme le sien. »

[Ram’hal – Tomer Dévora]

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-> Dans le domaine matériel, si nous nous cognons violemment notre doigt, c’est le corps entier qui a mal, puisqu’il constitue une seule entité.

Il en est de même dans notre monde spirituel.
Puisque nous sommes tous intimement connectés, toutes mes décisions spirituelles vont affecter l’âme collective [juive].

[C’est ainsi que,] Ma croissance spirituelle va accroître la fibre morale de l’ensemble des juifs, tandis qu’à l’inverse mes mauvaises actions vont impacter négativement la spiritualité de l’ensemble de la nation juive.

[Rav Eliahou Dessler – Mikhtav méEliyahou]

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-> « Si l’homme s’élève spirituellement, l’univers entier s’élèvera avec lui, mais s’il s’abîme, l’univers entier s’abîme avec lui. »
[Ram’hal]

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-> Lorsqu’un juif faute, c’est tous les juifs qui souffrent du renforcement du mal que cela engendre.

S’il en est ainsi, par exemple, lorsqu’un juif est tenté d’aller dans un restaurant sans contrôle de la cacherout, il doit penser : « Si je mange ici j’aurai un plaisir momentané, mais à quel prix?
Je vais nuire à mes amis et à mon entourage. Suis-je égoïste au point de porter atteinte à autant de personnes, et ce uniquement pour pouvoir manger ce sandwich?
Notre exil n’a-t-il pas duré assez longtemps, pour que je sois celui qui va prolonger les souffrances de l’ensemble des juifs? »

Une personne qui aime véritablement son prochain juif évitera d’infliger ce type de dommage.

[Rabbi El’hanan Wasserman – Kovets Maamarim]

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-> « Si un juif s’écarte de sa judaïcité à Paris, c’est parce des gens se relâchent dans leur étude de la Torah à Kovno (en Lituanie)« 
[Rabbi Israël Salanter]

[la réalité est que tous les juifs sont liés, dépendants les uns avec les autres.
La réussite d’autrui devient également la mienne! Lorsqu’il va mieux, je vais forcément mieux!
Quand je demande à mon prochain : « Comment ça va? », d’une certaine façon c’est comme si je prends des nouvelles d’une partie de moi-même!]

« Vous (atèm) êtes appelés : Adam »
[atèm kérouyin adam – אתם קרויין אדם – guémara Yébamot 61a]

Le mot : « vous » (atèm – אתם), contient les mêmes lettres que : émet (vérité – אמת). En effet, seul celui qui adopte la vérité est digne d’être appelé : Adam (un homme).

[Shomer Emounim 1,55]

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-> Rien n’est plus grand que la vérité et la joie.
Rien n’est pire que le mensonge et la tristesse.
[Rabbi Yéhouda Horowitz]

-> Un mensonge est la chose la plus détestable au monde.
[Rabbi Aharon de Karlin]

-> Une personne qui dit uniquement des paroles de vérité aura ses jours allongés et ne mourra pas avant son heure.
[Rav ‘Haïm Vital – Chaaré Kédoucha]

-> Tout celui qui prend garde à dire la vérité, non seulement il sauve sa propre âme, mais également celles de ses enfants.
[‘Hafets ‘Haïm – Sefas Tamim]

-> Le dévouement d’une personne pour la vérité va créer un ange qui la guidera dans le chemin des tsadikim.
Mais si une personne est menteuse, l’ange créé va la conduire dans le chemin des réchaïm.
[Tana déBé Eliyahou Zouta – chap.3]

-> La vérité rapproche la guéoula.
[Rabbi Na’hman de Breslev – Séfer haMidot]

Le Gaon de Vilna enseigne que la guéoula ne peut commencer sans des personnes de Vérité.

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-> De nombreux soucis arrivant sur une personne sont dus au fait qu’elle est ancrée dans le mensonge et qu’elle ne s’attache pas à la vérité. En effet, les mots de sa bouche et de son cœur ne sont pas en accord.

Par contre, la personne dont la bouche et le cœur sont en cohérence, aura la capacité d’annuler tous les jugements difficiles qui sont sur elle.
=> Ainsi, lorsque l’on parle des paroles de vérité et de sincérité, cela entraîne la disparition de nos soucis.

[Déguel Ma’hané Ephraïn – rabbi Moché ‘Haïm Ephraïm de Sedlikov]

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-> Le yétser ara (le mauvais penchant) ne travaille que sur une seule chose : t’enlever le point de émet (la vérité) qui est en toi.
Quand il y arrivera, il te laissera prier et étudier comme tu le souhaite, car du moment qu’il t’a enlevé la vérité qui est en toi, peu lui importe ce que tu feras ensuite.
[Rabbi Ména’hem Mendel de Kotzk]

-> Je sais comment amener tous les fauteurs à faire téchouva, à l’exception des menteurs.
[Rabbi Bounim de Peshischa]

-> Je préfère le racha qui sait qu’il est racha, que le tsadik qui sait qu’il est tsadik.
Le premier est honnête, et Hachem aime la vérité.
Le second est malhonnête, car personne n’est exempt de fautes, et Hachem déteste le mensonge.
[le ‘Hozé de Lublin]

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-> « La vérité poussera de la terre » (Téhilim 85,12)

Le ‘Hidouché haRim dit : lorsque l’on enterre profondément dans le sol le mensonge jusqu’à ce qu’il se décompose, alors la vérité va pousser.

[Pour acquérir la vérité, il est nécessaire tout d’abord d’avoir l’humilité. En effet, c’est lorsque l’on se fait petit, plus bas que terre, que la vérité peut alors se développer.]

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+ « Le sceau de Hachem est : la Vérité (émét) »
[guémara Yoma 69b ; Shabbath 55a]

-> Rabbénou Yona de commenter : Puisque le sceau de D. est la Vérité, alors notre âme est façonnée de Vérité.

[Lorsque nous disons des mensonges, nous diminuons notre néchama (âme), à l’image de verser de l’eau dans un feu]

-> Le rabbi de Kotzk fait remarquer qu’un sceau Royal est un objet unique, de même à partir du moment où la Vérité devient multiple, qu’elle est copiée, alors ce n’est plus la Vérité.

-> Le ‘Hafets ‘Haïm dit que l’image sur un sceau est renversée par rapport à qu’il va produire sur un papier.

Ceci explique pourquoi au cours de notre vie nous pouvons avoir beaucoup d’interrogations en observant la Vérité de Hachem dans ce monde.
Cependant, dans le monde à venir, l’impression du sceau Divin sur du « papier » sera claire à nos yeux, nous permettant d’avoir un vision correcte de la réalité.

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-> b’h, divré Torah sur la vérité : https://todahm.com/2015/12/27/la-verite

« Les nations du monde se plaignent que les juifs empêchent les bénédictions de les atteindre.
Elles voient que les juifs sont trop riches, trop talentueux, trop intelligents, et qu’ils prennent tout pour eux-mêmes.

Mais la réalité est qu’ils sont le conduit dans lequel passent toutes les bénédictions.
Dans chaque pays où les juifs prospèrent, c’est l’ensemble du pays qui prospère avec eux.
Il en a été ainsi tout au long de l’histoire. »

[Sfat Emet]

+ « Que son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière » (Téhilim 146,4)

Concernant une personne décédée, pourquoi est-il écrit « dans SA poussière » et non « dans la poussière »?

Le rav ‘Haïm Kanievsky rapporte le midrach (Tan’houma Pékoudé 3) qui décrit comment avant qu’un enfant ne naisse, un ange prend cette nouvelle âme et lui montre la récompense du juste dans le Gan Eden, et également la punition du mauvais au Guéhinam (enfer).
Ensuite, l’ange voyage avec cette âme, lui montre la place où elle mourra et la place où elle sera enterrée.

Le rav ‘Haïm de dire : « Ainsi, la place d’une personne décédée est en effet « SA place », car c’est dans ce morceau de terre qu’elle est destinée à être enterrée, et ce avant même sa naissance! »

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-> Le rav ‘Haïm Kanievsky dit que selon nos Sages, pour chaque personne, il est décrété par Hachem :
– le moment exact où l’on doit mourir ;
– le nombre précis de pas que l’on va faire durant tout notre existence sur terre ;
– le nombre précis de mots que l’on va prononcer durant toute notre vie.

Quelle est l’origine première des convertis?

+ Quelle est l’origine première des convertis?

-> Le tsadik Guer Tsédek (né comte Valentin Pototski), qui a vécu à l’époque du Gaon de Vilna, et qui est mort sur le bûcher pour avoir renoncé à la religion chrétienne pour la religion juive, a répondu :

« Lorsque Hachem s’est approché de chacune des nations pour leur demander si elles acceptaient la Torah, elles l’ont toutes refusé.
Cependant parmi elles, il se trouvait de rares personnes d’exception, qui voulaient accepter la Torah.
Ces personnes sont les ancêtres de tous les convertis dont les âmes étaient aussi présentes lors du don de la Torah. »

-> Le rav Akiva Eiger rapporte également cette réponse, et ajoute qu’en même temps parmi le peuple juif, certaines personnes ne voulaient pas accepter la Torah, mais par honte ou crainte, elles se sont jointes à la masse et ont dit : « Nous ferons et nous comprendrons ».
Cependant, des années plus tard, ces âmes vont s’écarter de leur foi et vont tragiquement se convertir ou s’assimiler.

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Nos Sage (guémara Nidda 30b) enseignent que lorsqu’un enfant juif est dans le ventre de sa mère, un ange lui apprend toute la Torah, et avant de naître un ange lui tape sur la bouche lui faisant oublier tout ce qu’il a appris. Quel en est l’intérêt alors?

Il est plus facile d’étudier, de se rappeler de ce qu’on a déjà appris une 1ere fois dans le passé. De plus, cela fait qu’on a moins de honte de ne pas connaître des paroles de la Torah, car on peut se dire inconsciemment : « Je le savais (dans le ventre de ma mère), mais je l’ai oublié (c’est pas ma faute, c’est à cause de la faculté naturelle de l’homme à oublier) ».

Qu’en est-il des convertis qui n’ont pas eu la chance d’avoir un ange leur enseignant toute la Torah dans le ventre de leur mère? Comment peuvent-ils l’apprendre durant leur vie?

Le Rav ‘Haïm Kanievsky de répondre : Hachem donne une aide divine spéciale aux convertis les aidant dans leur étude de la Torah, qui va leur permettre de surmonter le désavantage de ne pas avoir eu un ange leur enseignant toute la Torah.

Grandeur et nécessité de prier pour nos Sages

+ Nos Sages : leur grandeur dépend de nous :

-> « Le dirigeant est fonction de la génération »
[guémara Arakhin 17a]

Le Bina lé’Ittim (2,3) explique que lorsque la génération est faible, elle ne mérite pas de grands tsadikim comme les générations passées.

-> Nos Sages se sont réunis une fois à Yéricho, et D. leur a dit : « Il y en a un parmi vous qui mériterait d’avoir la présence divine qui repose sur lui comme Moché rabbénou, mais sa génération ne le mérite pas ».
[guémara Sanhédrin 11a]

Les sages se sont alors tournés vers Hillel haZaken, dont on nous enseigne (guémara Soucca 28a) qu’il avait 30 élèves qui méritaient que la présence divine repose sur eux, et 30 autres élèves qui méritaient que le soleil s’arrête pour eux, comme avec Yéhoshoua bin Noun.

Le rav Galinsky dit que la pureté de l’âme de ses tsadikim et leur service de D., leur étude de la Torah et leur humilité les a rendu capables d’atteindre les plus grandes hauteurs, mais leur génération les a limité et ils n’ont pas pu atteindre ces hauteurs.

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-> « Lorsque Moché levait sa main, Israël prenait le dessus et lorsqu’il baissait sa main, Amalek prenait le dessus » (Chémot 17,11)

La guémara (Roch Hachana 3,8) commente :
« Étaient-ce les mains de Moché qui gagnaient la bataille ou la perdaient?
En fait, [la Torah] t’apprend que lorsqu’Israël regardait vers le Ciel et soumettait son cœur à son Père céleste, il avait le dessus ; lorsqu’il ne le faisait pas, il avait le dessous. »

Le Séfer Yom Téroua vient expliquer :
Comment Moché pouvait-il permettre à ses mains de descendre et de causer la chute d’Israël?

Lorsqu’Israël soumettait leur cœur à D., leur dirigeant avait un surcroît de forces, et il avait davantage de puissance de prières pour son peuple.
Lorsqu’il ne se comportait pas ainsi, cela conduisait au fait que ses mains étaient trop faibles pour être levées, et il n’avait pas la capacité d’agir pour le sauver.

=> La « puissance de frappe » des tsadikim de notre génération dépend de notre comportement.

-> D’ailleurs, la grandeur de Moché venait également de la grandeur de sa génération, qui était appelée : la génération de la connaissance (dor déa – Vaykira rabba 9,1), et l’attribut de Moché était la connaissance (daat – Zohar II,221a).

Lorsque nos ancêtres ont fauté avec le veau d’or, D. dit à Moché : »Va, descend » (lé’h réd – Chémot 32,7), qui selon la guémara implique : « Descend de ta grandeur » (Béra’hot 32a).

=> Notre conduite impacte directement nos Sages.

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-> Pour conclure, on peut citer les paroles du Beit Israël :
« Ils veulent des rabbanim comme ils en avaient dans le passé, mais ils veulent vivre selon leur époque. »

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-> « Israël est comparaît à un oiseau. De même qu’un oiseau ne peut voler sans ses ailes, Israël ne peut rien accomplir sans ses anciens »
[midrach Vayikra rabba 11,8]

Nos Sages ne sont pas des « boulets », des « rebuts » de la société, mais au contraire, ils sont nos joyaux les plus précieux, nos ailes qui vont nous permettre d’exprimer au mieux toutes nos potentialités.

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+ Prions pour nos Sages :

-> Rabbi Yonathan Eibeschutz écrit dans le Yaarot Dévach, que lorsque nous prononçons la prière de Réfaénou (dans la amida), nous devons implorer la guérison de tous les juifs malades, comme si leurs membres douloureux faisaient partie intégrante de notre propre corps.

Puis, il ajoute un commentaire à propos de la prière pour nos Sages :
« Nous avons l’obligation de prier pour le bénéfice, le bien-être et la vigueur [des Sages], car nous dépendons d’eux.
En effet, ils sont les gardiens de la Torah et les dépositaires de la tradition authentique, de la Torah Orale.

Si nous n’avions pas de Sages, D. nous en préserve, nous n’aurions pas de vie.
Par conséquent, il en va de notre responsabilité de prier D. de tout notre cœur, afin qu’ils puissent recouvrir la vigueur de leur jeunesse, déployer leurs ailes et voler comme des aigles.
[…]
Nous sommes donc tenus de multiplier nos prières à leur égard, parce que nous vivons sous leur ombre protectrice. »

-> Le rav Mattitiahou Salomon dit :
« A notre époque, nous n’avons plus de géants de la Torah comme en avaient les anciennes générations.
Nous devons chérir la contribution de chaque Sage vivant parmi nous.
Ils représentent des trésors inestimables.

Si nous les pleurons lorsqu’ils nous quittent, nous n’en devons pas moins prier sincèrement pour leur bien-être lorsqu’ils sont encore de ce monde. »

Source (b »h) : traduction et compilation personnelle d’un dvar Torah du rav Yaakov Galinsky (pour le 1er) + extrait d’un dvar Torah du rav Mattitiahou Salomon (pour le 2e)