L’invention du train par le roi Shlomo?

+ L'invention du train par le roi Shlomo? :

-> Le Ben Ich ‘Hai (1832 -1909) fut interrogé sur l’invention révolutionnaire du 19e siècle : le train.
La question était : si le roi Shlomo était vraiment le plus sage de tous les hommes, alors pourquoi n’avait-il pas inventé le train en son temps, des milliers d’années plus tôt?

Le Ben Ich ‘Hai répondit qu’en vérité, Shlomo comprenait les profondeurs de toutes les sagesses du monde et il aurait très bien pu inventer le train en son temps. Mais il ne le fit pas parce qu’Hachem ne lui avait pas permis, et ce pour protéger le monde.
Lorsque la sagesse est canalisée du côté de la sainteté, elle s’accompagne de directives spécifiques qui correspondent à ce que le monde est capable de gérer de manière responsable. Si le roi Shlomo avait inventé le train en son temps, en aurait résulté une chaîne de développements qui, à l’époque de Névou’hadnetsar, auraient peut-être déjà abouti à quelque chose comme la bombe atomique. Et cela aurait signifié la destruction du monde ...

La santé

+ La santé :

-> Un juif a l'obligation de prendre soin de sa santé.
[voir le Nétsiv (Haémek Davar - Vaét'hanan 4,9-15)]

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm - fin 155) écrit que c'est une mitsva de se conduire avec des attributs et un comportement appropriés pour protéger sa santé afin d'être en bonne santé et fort pour servir Hachem.

-> Le midrach (Vayikra rabba 16,8) dit que nous devons être vigilant à pas attirer une maladie sur soi-même.

-> Selon le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 147), nous devons nous efforcer à tout prix à faire en sorte que notre corps soit dans un bon état de santé et de force.
[Par exemple,] notre corps est affecté par la nourriture que nous consommons, soit pour une meilleure santé soit à l'inverse vers la maladie.

-> Le Ritva (guémara Shavouot 27a) enseigne que la nourriture qui endommage le corps est inclue dans l'interdiction de la Torah d'en manger car "Prends garde à toi et garde ton âme avec soin" (Vaét'hanan 4,9).

-> Le Rambam dit que l'inactivité [physique] est aussi nuisible au maintien de notre santé, que l'activité [physique] en est bénéfique.
[ainsi, en faisant du sport, nous accomplissons la mitsva de "Prends garde à toi", nous nous assurons de pouvoir vivre mieux et plus longtemps pour faire la volonté de D.]

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+ L'exemple des Cohanim au Temple :

-> Rabbénou Bé'hayé (Tétsavé 28,43) écrit :
c'était un grand miracle que les Cohanim qui offraient les sacrifices (korbanot) tous les jours, et qui ne revêtaient qu'une légère kétonét (une toge, tunique), arrivaient à supporter les vents froids de l'hivers sans en mourir.
C'est pourquoi ils avaient une personne qui était chargée de les examiner et de guérir leurs maladies puisque la majorité des Cohanim souffrait de maladies intestinales car leur service (avoda) ne se faisait qu'avec une toge légère, en plus du fait de devoir toujours rester longtemps debout les pieds nus.

[Il est rapporté dans la michna (Shékalim 5,1) que Ben Achiya était en charge du traitement des Cohanim qui souffraient de troubles intestinaux.
En effet, puisque le service des Cohanim au Temple impliquait qu'ils devaient marcher pieds nus sur le sol en pierre du Temple (ex: très froid en hiver), qu'ils devaient manger beaucoup de viandes [issues des nombreux sacrifices apportés] et qu'ils devaient boire beaucoup d'eau, alors cela leur provoquait des maladies intestinales.
Ben Achiya savait par exemple quel vin était bon pour l'intestin et lequel l'affaiblissait. ]

-> Le midrach Talpiot (Anaf Cohanim) ajoute, à ces paroles de Rabbénou Bé'hayé, que Hachem ne change pas la nature de notre monde et cela même pour les Cohanim qui étaient occupés par leur saint service Divin (avodat hakodech).
Puisqu'ils marchaient pieds nus et qu'ils n'étaient vêtus que d'une toge légère, et cela même en plein hiver glacial, alors la nature faisait son œuvre et ils tombaient malades à cause du froid.
Cependant, le mérite de l'acte et la joie de leur saint service les sauvaient de la mort.

[cela illustre l'importance de prendre soin de sa santé, pour être dans le meilleur état possible, et cela même si nous sommes très occupés par des tâches saintes, à l'image des Cohanim au Temple.]

[adaptation et traduction personnelle d'un dvar Torah du rav Yéhochoua Alt]

La réincarnation

+ La réincarnation :

-> Lorsque l'âme est réincarné dans un animal vivant, elle est absolument consciente de sa condition. En effet, elle sait qu'avant d'être un animal, elle était un homme et la souffrance qu'elle en éprouve fait partie de sa réparation.
A la différence d'un être humain qui n'a pas conscience de ses réincarnations précédentes, cette âme réincarnée en animal sait parfaitement quelle réparation elle doit réaliser.

C'est la raison pour laquelle nous devons être extrêmement attentif à ne pas faire souffrir un animal vivant et c'est le secret des paroles de nos Sages : "Faire souffrir un animal est un interdit de la Torah" (guémara Shabbath 128b ; Baba Métsia 32b).

A plus forte raison, on ne leur ôtera pas la vie tant qu'ils n'entraînent pas de dommages à l'homme car il est possible que l'âme d'un juif soit enfermée à l'intérieur. Ainsi, nous veillerons à ne pas faire souffrir gratuitement un être vivant car sa souffrance et déjà si grande qu'il serait cruel de lui en ajouter.

[Parfois nous voyons des animaux comme des chiens, des chats ou encore des oiseaux qui se rapprochent contre toute logique de nos foyers. Même lorsque nous cherchons à les chasser, nous n'y parvenons pas car ils reviennent sans cesse.
Dans ce type de situation, il est fort probable que ces animaux contiennent l'âme d'un homme qui a été réincarné et qui a besoin d'assister à une mitsva ou d'écouter une bénédiction pour accomplir sa réparation ... On les laissera agir et ces animaux disparaîtront d'eux-mêmes. (Tsor ha'Haïm - Michpatim)]

On raconte que lorsque le rav Ovadia Yossef se rendit à sa cérémonie d'investiture en tant que grand rabbin d'Israël (richon léTsion), qui eut lieu dans la grande synagogue de Jérusalem, une colombe blanche se tint à la fenêtre juste à côté de la place du rav Ovadia Yossef tout au long de la cérémonie.
Personne ne réussit à éloigner cette colombe en dépit de tous les efforts fournis.
Plus tard, il expliqua que cette colombe était la réincarnation de sa maman la tsadékette qui descendit des mondes supérieurs dans le corps d'une colombe blanche afin d'assister à la cérémonie.
Comme ses yeux étaient toujours purs et remplis de lumière, il put percevoir l'âme qui résidait à l'intérieur de cette colombe.
[Imré Noam]

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béréchit 1,26) enseigne que :
- s'il reste qu'une toute petite réparation, Hachem réincarne une personne en poisson qui est la réparation (tikoun) la plus facile à réaliser parmi les animaux vivants. En effet, le poisson n'a pas besoin d'abattage rituel pour être consommé et pour que l'étincelle de sainteté qu'il contient soit libérée.
C'est la raison pour laquelle les tsadikim qui ne doivent réaliser qu'une petite réparation se réincarnent en poisson.
[c'est pour cela également que nos Sages nous ont enseigné qu'il est important de manger du poisson durant les repas de Shabbath afin d'aider les tsadikim qui ont été réincarnés en poisson à accomplir leur réparation complète.]

- lorsque l'âme doit opérer une plus grande réparation, Hachem réincarne cette âme dans un oiseau pure.
Cette réparation est plus difficile à réaliser que celle du poisson car un abattage rituel est nécessaire avant de consommer l'animal. Ainsi, l'âme réincarnée devra endurer la souffrance de l'abattage rituel afin de compléter sa réparation.

- si l'épuration de l'âme nécessite une plus grande réparation encore, Hachem la réincarne dans du gros bétail permis à la consommation.
Cette réparation est plus difficile à réaliser que la précédente puisque l'abattage d'un oiseau pur ne nécessite de trancher majoritairement qu'un seul des 2 conduits alors que pour l'abattage d'un bovin cela nécessite de trancher majoritairement les 2 conduits (la trachée, l'œsophage, ainsi que la carotide et les veines jugulaires).

- en bas de l'échelle des réincarnations, avant les animaux vivants casher, l'âme peut être réincarnée dans du végétal ou du minéral.
Leur réparation est très lente et fonctionne étape par étape. Cela commence depuis la terre qui fait germer le végétal. Ce dernier sera consommé par un animal qui à son tour sera consommé par l'homme après un abattage rituel.
[il est à noter que les bénédictions avant et après la consommation d'un aliment sont absolument nécessaires afin d'accomplir la réparation des âmes qui se trouvent dans nos aliments.]

- enfin, le Ohr ha'Haïm haKadoch rapporte que la réincarnation la plus fastidieuse consiste à revenir dans le corps d'un animal impur. En effet, il est presque impossible que le peuple juif dans sa sainteté consomme des animaux interdits à la consommation en récitant une bénédiction au préalable.
Ce type de réincarnation correspond à la punition réservée aux réchaïm qui ont abandonné leur foi.

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-> "Voyez, tout cela, D. le fait deux ou trois fois en faveur de l'homme, pour ramener son âme des bords de l'abîme, et l'éclairer de la lumière des vivants" (Iyov 33,29-20)
Selon certains Sages, ce verset nous enseigne qu'après 3 réincarnations en tant qu'être humain, l'homme qui n'a pas réussi à achever sa réparation, reviendra dans le monde matériel et se réincarnera dans le corps d'un animal ou végétal (cf. ci-dessus).

-> De son côté que le Arizal dit que le nombre de réincarnation dépend de la nature profonde de l'homme. Certains hommes ont une partie de "mal" en eux plus grande que la partie de "bien" et inversement pour d'autres.
Ceux qui ont davantage de mal que de bien [sont appelés racha], on leur offre 4 réincarnations maximum en tant qu'humain, et c'est le secret du verset : "Il rappelle la faute des pères sur les fils et sur les enfants de ses fils sur la 3e et 4e génération" (Ki Tissa 34,7).
Ceux dont la part de bien est majoritaire [sont appelés tsadik], et bien qu'ils puissent avoir fauté, Hachem fait preuve d'une grande bonté : le tsadik, c'est-à-dire celui qui aime et conserve les mitsvot, pourra se réincarner jusqu'à 1 000 fois.

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-> Le 'Hida explique que celui qui étudie la Torah au nom du Ciel réjouit son Créateur et ne sera pas réincarné.
Or, nous savons combien la punition de la réincarnation est pénible au point que le Arizal soutient qu'il est préférable pour un homme d'endurer le guéhinam durant 100 ans plutôt que de redescendre en réincarnation dans ce monde-ci, ne serait-ce que pour un seul jour.
[d'après le 'Hida - Midbar Kedmot]

La vérité & le mensonge (par rabbi Na’hman de Breslev)

+ La vérité & le mensonge (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Grâce à la vérité, l'unicité de D. se dévoilera dans le monde.
[Séfer haMidot]

-> Grâce à la vérité, le monde sera préservé de toute nuisance.
[Séfer haMidot]

-> Si la vérité est présente, la paix le sera également.
[Séfer haMidot]

-> Grâce à la vérité, l'individu acquerra une renommée éternelle.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui se garde de proférer le moindre mensonge, Hachem le sauvera au moment de sa détresse, et il engendrera des enfants.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui veut s'attacher à Hachem, jusqu'à parvenir, par la pensée, à visiter ses palais et à les concevoir par l'esprit, se gardera de mentir, même par inadvertance.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui se préserve du mensonge, sortira toujours vainqueur.
[Séfer haMidot]

-> Grâce à la vérité, Hachem te délivrera de tous les malheurs.
[Séfer haMidot - émouna]

-> La vérité préservera l'individu du lachon ara, et permettra l'agrément de sa prière.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui se préserve en disant toujours la Vérité, sera considéré comme s'il était l'artisan des cieux, de la terre, de la mer et de tout ce qu'ils renferment.
[Séfer haMidot]

-> La richesse vient principalement de la vérité.
Et lorsqu'on porte atteinte à la vérité, la pauvreté s'abat sur un tel homme, ainsi que des mépris et des hontes ; mais celui qui s'attache à la vertu de vérité, sa subsistance lui est octroyée avec largesse.
[Likouté Moharan - Torah 47]

-> La vérité et la foi correspondent au visage lumineux, à la joie, la vie, et c'est pourquoi on accède à la longévité grâce à ces vertus.
A l'opposé, le mensonge abrège les jours de l'homme, car il représente la mort, le visage obscur, l'idolâtrie, que D. nous en préserve.
[Likouté Moharan - Torah 23,1]

-> Le mensonge, c'est le mal, l'impureté, et à cause de cela, la providence de D. se retire de l'homme , mais grâce à la vérité, la providence divine demeure sur l'homme de façon complète.
[Likouté Moharan - Torah 51]

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-> Ceux qui prônent le mensonge, ne bénéficieront pas de la Présence Divine.
[Séfer haMidot]

-> Si tu as menti [sans te repentir], le jour où Hachem voudra te porter secours, le mensonge révèlera alors tes fautes afin qu'Il ne te sauve pas.
[Séfer haMidot - émouna]

-> Le mensonge entrave la délivrance [personnelle et collective], car il révèle les péchés du menteur, pour empêcher qu'on le sauve.
[Séfer haMidot - Vérité]

-> Le mensonge empêchera l'homme de guérir, même avec de nombreux remèdes.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui exprime des paroles trompeuses, entraînera sa propre chute.
[Séfer haMidot]

-> Un homme et une femme qui sont habitués à mentir, leurs enfants seront des opposants à la vérité et profaneront l'alliance avec D. [pureté des mœurs].
[Séfer haMidot]

-> Mieux vaudra pour l'homme de mourir, plutôt qu'il vive et soit [considéré comme] un menteur aux yeux des autres.
[Séfer haMidot]

-> Le mensonge est nuisible aux yeux, tant au niveau physique que spirituel.
[Likouté Moharan - Torah 51]

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-> Le mensonge proviendra du fait que l'individu ressent de la peur à l'égard des autres.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui n'a pas confiance en D., dira des mensonges ; et à cause de ses mensonges, il ne pourra plus faire confiance à la vérité.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui n'a pas d'orgueil, sera épargné du mensonge.
[Séfer haMidot]

-> A cause du mensonge, on oubliera Hachem.
[Séfer haMidot]

-> A cause du mensonge, des idées idolâtres se présenteront à l'individu.
[Séfer haMidot]

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-> Il sera permis de modifier [la vérité], dans l'intérêt de la paix.
[Séfer haMidot]

-> Il sera permis de modifier [la vérité] pour sauver sa vie.
[Séfer haMidot]

-> Lorsqu'il n'y aura pas de vérité, la bonté sera [également] absente.
De plus, il [le menteur] ne pourra pas faire de bien aux autres.
[Séfer haMidot]

-> Par manque d'amour entre les hommes, ceux-ci seront amenés à calomnier, ce qui les conduira ensuite à la raillerie et au sarcasme, puis à débiter des mensonges.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui donne la charité, son salaire sera de mériter d'atteindre la vérité.
[Séfer haMidot]

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-> A cause du mensonge, l'individu renforcera la malhonnêteté des réchaïm.
[Séfer haMidot - Téchouva]

La paix

+ La paix (par le Méam Loez - Dévarim) :

-> Nous ne trouvons aucune autre mitsva où la Torah nous recommande de "poursuivre quelque chose.
Par exemple, dans le cas d'un nid d'oiseau, la Torah dit : "Lorsque tu rencontreras un nid d'oiseau" (Dévarim 22,6). Il n'est pas nécessaire de poursuivre ce commandement ; on l'accomplira seulement si l'occasion se présente.
Par contre, il est écrit : "Cherche la paix et poursuis-là" (Téhilim 34,15).

La paix entre les hommes est le pilier du monde et l'un des 3 fondements de la Création.
Si un homme est pris dans une querelle, il doit rechercher la paix même si son adversaire cherche la dispute. Il est écrit : "Cherche la paix et poursuis-là" = même si ton prochain ne veut pas la paix, tu dois la poursuivre. Agis comme un homme qui a perdu quelque chose et qui le cherche jusqu'à le trouver.

En effet, D. loue les juifs pour son unité : "Qui est comme Ton peuple Israël, une nation unique sur terre" (Chmouël II 7,23). Le peuple juif tout entier est semblable à une seule âme.
S'il est uni et sans dissensions, D. fait reposer Sa Présence parmi le peuple.

Même lorsque les juifs étaient idolâtres mais restaient unis, la Présence Divine ne les quittait pas. En effet, l'un des noms de D. est : Shalom, qui veut dire paix.
Lorsqu'il n'y a pas de querelles parmi les juifs et qu'ils sont unis, le nom de D., Shalom, réside parmi eux et D. les protège. Mais si les disputes les déchirent, la Présence Divine les quitte, et lorsqu'ils fautent personne ne les protège.

A l'époque du Déluge, les hommes s'étaient rendus coupables de vol et d'immoralité, ces crimes qui sèment la dispute. Hachem a précipité le Déluge et n'a laissé aucun survivant. Par contre, comme la génération qui a construit la Tour de Bavél vivait en harmonie, D. ne l'a pas détruite.

-> Lorsque les juifs vivent en harmonie, ils sont comparables à un seul corps. C'est comme s'ils observaient toute la Torah qui est le fondement du monde.

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-> L'un des fondements du monde est la paix.
Lorsque les juifs vivent en harmonie, tous sont considérés comme un seul corps et une seule âme. Chaque fois qu'un juif accomplit un commandement, c'est comme si tout Israël avait observé toute la Torah et le monde peut survivre, mais lorsque la dispute déchire les hommes, il est impossible de considérer que tous observent la Torah et cela cause la destruction du monde.

Il est enseigné dans la michna : "D. n'a trouvé d'autre réceptacle pour la bénédiction dans le monde que la paix, comme il est écrit : D. donne la force à Son peuple, D. bénira Son peuple par la paix."
Hachem nous a donné la Torah. Elle est appelé : "oz" (force), donc il est impossible à chacun de l'observer toute entière. C'est seulement en tant que nation unie que les juifs peuvent l'accomplir complètement. Le seul moyen pour cela est la paix qui règne entre eux.

-> Toutes les bénédictions se terminent par la paix.
Dans la dernière bénédiction après le Shéma le vendredi soir, nous disons : "Tu es source de bénédictions, D., qui étend une tente de paix".
De même, la dernière bénédiction de la Amida est : "qui bénit Son peuple Israël par la paix".
Lorsque nous terminons la Amida, nous disons : "Lui qui fait la paix en Haut".
La bénédiction des Cohanim se termine par : "et qu'Il t'accorde la paix".

-> L'une [des rares] choses dont l'homme profite des fruits dans ce monde et garde le capital pour le monde futur, est de rétablir la paix parmi ses prochains et entre l'homme et son épouse ...
Ramener la paix entre les hommes était également l'une des actions caractéristiques du Cohen Gadol ...

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-> Hachem fait des miracles pour l'homme qui s'efforce de vivre en paix avec autrui, et Il le sauve de la mort.

Le Zohar rapporte le récit d'un homme qui a bénéficié de 2 miracles (être sauvé d'un serpent, et être sauvé d'une chute d'un rocher). Rabbi Abba qui a été témoigné de cela lui demanda : "Quelles bonnes actions as-tu accomplies pour mériter ces miracles?"
Il a répondu : "Toute ma vie, il n'est jamais arrivé qu'un homme m'ait causé du tort sans que je lui pardonne. Même si je ne parvenais pas à me réconcilier avec lui, je n'allais pas dormir avant de lui avoir pardonné de tout mon cœur. Je n'ai jamais gardé de haine en mon cœur et à chaque fois qu'un homme me faisait du mal, je lui prodiguais du bien en retour".
Rabbi Abba lui a dit : "Tes actes sont supérieurs à ceux de Yossef! Bien que les frères de Yossef lui aient fait du mal, il leur a fait du bien. Mais ils étaient frères et il les aimait. Toi, par contre, tu agis ainsi envers des hommes qui ne sont pas de ta famille. C'est pour cette raison que tu as mérité de bénéficier de ces 2 miracles".

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-> Par le mérite de la paix, D. enverra le machia'h, comme il est écrit : "Le juste prospérera dans sa vie et amènera la paix" (Téhilim 72,7). Par ce mérite, le Temple sera reconstruit.
De plus, lorsque le machia'h viendra annoncer sa reconstruction, il commencera par un message de paix : "Comme sont beaux, sur les montagnes, les pas de l'annonciateur qui fait entendre la paix" (Yéchayahou 52,7).

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-> Nous voyons aussi que lorsque les juifs ont fabriqué le veau d'or, D. a pardonné leur faute. Par contre, lorsque Kora'h a fomenté sa révolte et s'est opposé à la paix, la terre a ouvert sa bouche et l'a englouti, lui et tout son clan (Bamidbar 26,10).

Nos Sages enseignent que le 1er Temple a été détruit parce que les juifs étaient coupables de meurtre, d'idolâtrie et d'adultère. A l'époque du 2e Temple, le peuple étudiait beaucoup la Torah et n'adorait pas d'idoles. Cependant, il y avait des querelles parmi eux et ils se haïssaient. Le Temple a été détruit et le peuple, exilé de sa terre.

-> Nous devons donc nous efforcer de rechercher la paix même si notre prochain nous cause du tort.
Même après que le roi Saül ait cherché à le tuer, David a tenté de faire la paix avec lui.
Lorsque Saül est entré dans une grotte, David a coupé le pan de son manteau (Chmouël I 24,5) [pour lui montrer qu'il ne lui voulait pas de mal]. David aurait pu le tuer mais il a cherché à faire la paix avec Saül.
Par ce mérite, D. a sauvé le roi David de tous ses ennemis.

De même, lors de la révolte de Kora'h, Moché a convoqué Datan et Avriam pour tenter d'étouffer la dispute (Bamidbar 16,25). Lorsque Moché a vu qu'ils refusaient de venir, il est allé lui-même leur parler gentiment, sans se soucier de son honneur. Il ne cherchait qu'à rétablir la paix parmi les juifs.

-> "Du désert de Kedmot, j'envoyai des émissaires à Si'hon, roi de 'Hechbon, avec le message de paix" (Dévarim 2,26)
Bien que D. a ordonné à Moché de combattre Si'hon, il a commencé par faire une proposition de paix à ce roi.
Il a appris cela de D. Lui-même. Lorsque D. voulait faire sortir les Bné Israël d'Egypte, Il lui a dit : "Va, je T'enverrai à Pharaon et tu lui diras de laisser sortir les Bné Israël d'Egypte" (Chémot 3,10).
Hachem savait bien que Pharaon ne laisserait pas partir Son peuple. Pourtant, Il a envoyé Moché le lui demander de façon diplomatique ...

Depuis lors, chaque fois que les juifs s'apprêtaient à faire la guerre, ils commençaient par proposer la paix à leurs ennemis. Avant chaque affrontement, les juifs étaient tenus de demander à leurs adversaires s'ils voulaient la guerre ou la paix, comme il est écrit : "Quand tu t'approcheras d'une ville pour l'attaquer, tu dois d'abord lui proposer la paix" (Dévarim 20,10).
Ils devaient commencer par donner à la ville la possibilité de faire la paix et de leur remettre un impôt. C'est seulement si les habitants refusaient qu'ils pouvaient les combattre.

Yéhochoua a agi de la même façon : lorsqu'il est entré en terre sainte, il a envoyé 3 missives aux habitants.
Dans le premier message, il a écrit : "Quiconque désire être en paix avec nous restera où il se trouve et nous enverra un impôt".
Dans la 2e, il a écrit : "Quiconque le désire peut quitter le pays et aller là où il veut sans que personne ne lui dise un mot".
Dans la 3e missive, il a inscrit le message suivant : "Que quiconque veut se battre sache que nous sommes prêts à la guerre".

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-> b'h, également sur la paix : https://todahm.com/2019/07/08/la-paix

+ Rabbi 'Hanina dit : "La séparation de l'âme et du corps est aussi difficile que la sortie d'une corde enfilée dans le trou du mât d'un bateau".
Rabbi Yo'hanan dit : "C'est comme une corde épaisse, qui relie 2 bateaux, qu'on sort difficilement des trous pratiqués dans le bois (de la coque)".
Rabbi Lévi fils de 'Hayata dit : "Lorsqu'on se sépare d'un mort, on ne lui dira pas : "Va vers la paix (léShalom)", mais "Va en paix (béShalom)".
Par contre, lorsqu'on se sépare d'un vivant on ne lui dira pas "Va en paix (béShalom)", mais : "Va vers la paix (léShalom)" ..."
[guémara Moéd Katan 28b-29a]

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-> Dans la guémara (Moéd Katan 28a), Rabba, qui était au chevet de rav Na'hman mourant, lui fit promettre de lui apparaître en rêve après sa mort. Lorsque rav Na'hman lui apparut, Rabba lui demanda s'il avait souffert pour mourir.
Rav Na'hman lui répondit : "Ce fut aussi facile que le retrait d'un cheveu à la surface du lait!"
=> Comment lever la contradiction apparente entre cette affirmation et les enseignements de la guémara précédente?

-> Selon le Maharcha, la mort aussi facile qu'ôter un cheveu sur la surface du lait est réservée aux tsadikim, comme rav Na'hman.
Par contre, [l'autre passage] souligne la difficulté de la mort pour les gens "moyens" et a fortiori pour les réchaïm.

-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou - tome.3,p.28-30) explique la différence entre la façon de mourir des 2 extrêmes : chez les tsadikim (justes) et chez les réchaïm :
- chez les tsadikim = au moment de leur mort, son âme supérieur (qui réside dans le Ciel) descend pour s'unir à son âme d'ici-bas.
Dans cette fusion, le tsadik bénéficie d'une lumière spirituelle intense, à laquelle il n'a jamais eu accès de son vivant, et son âme quitte facilement le corps, dans un attachement intense avec Hachem, sans que son corps ne s'y oppose.
C'est la mort par "baiser Divin" où la néchama est attirée irrésistiblement vers le monde à venir.

- chez le racha, qui a délaissé les besoins de son âme (néchama) de son vivant et qui a éteint en lui toute aspiration spirituelle = cette séparation corps-âme est très difficile.
Du fait que tous les désirs de sa vie étaient matérialistes, son âme ne veut pas sortir de son corps et souffre de cette séparation contre son gré.
Même après la mort, cette âme cherchera en vain à réintégrer le corps, et devant ce corps en décomposition, la prise de conscience de la nullité de ses aspirations matérialistes auxquelles il a consacré sa vie, renforce sa douleur.

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=> Pourquoi doit-on souhaiter : "Va vers la paix" (lé'h léShalom) à un vivant que l'on quitte, et "Va en paix" (lé'h béShalom) à un mort que l'on quitte?

-> Tant qu'un homme est en vie, il peut encore accomplir la Volonté d'Hachem par ses actes, ses paroles et ses pensées. Il peut ainsi augmenter, de son vivant, sa récompense dans le monde à venir où il espère bénéficier d'une paix éternelle (béShalom).
C'est pourquoi, on lui souhaite : "Va vers la paix (léShalom) afin d'atteindre ton objectif futur (béShalom).
Par contre, au sujet d'un défunt que l'on quitte, il ne lui est plus possible de bénéficier d'une récompense supplémentaire ; il est donc déjà dans la situation de béShalom, l'état de paix interne qu'il a acquis de son vivant par ses mitsvot et ce capital ne peut plus progresser.
[Hakotev - dans Ein Yaakov]

[la vie d'une personne devrait consister en un effort continu dans la direction de la paix et de l'harmonie. C'est pourquoi, lorsqu'on prend congé d'un vivant, on lui souhaite "va vers la paix" (lé'h léShalom), c'est-à-dire de tendre asymptotiquement vers un état de paix relatif croissant.
Par contre, lorsqu'on prend congé d'un mort qui a atteint le but de ses pérégrinations sur terre, on lui souhaite : "va en paix" (lé'h béShalom), car il a atteint son état de paix absolu (éternel).]

-> Le Maharcha explique :
- "Va vers la paix" (lé'h léShalom) = partout où tu te déplaceras que la réussite t'accompagne dans cet endroit, afin de te sentir apaisé. Ce souhait ne s'adresse qu'aux vivants.
- "Va en paix" (lé'h béShalom) = que le déplacement lui-même vers le monde à venir, vers ses pères, s'effectue sans obstacles.

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[on fête Roch Hachana qui est le jour de la création de l'homme, et pas le jour de la création du monde. Pourquoi?
Car c'est à partir de ce jour que l'homme est né avec ses potentialités sublimes, et son travail d'au maximum les exprimer dans la réalité!]

+ "Jusqu'à (l'époque) d'Avraham, les signes de vieillesse n'existaient pas. Ainsi, celui qui voulait parler à Avraham, parlait (par erreur) à Its'hak (qui lui ressemblait) et celui qui voulait parler à Its'hak parlait à Avraham.
Alors, Avraham pria et les traits de vieillesse apparurent (afin de distinguer un vieillard d'un jeune) sur son visage, d'après le verset : "Avraham était devenu vieux, avancé dans la vie" ('Hayé Sara 24,1).

Jusqu'à (l'époque de) Yaakov, la maladie qui précédait la mort n'existait pas. Alors Yaakov pria et la maladie apparut, selon le verset : "On vint dire à Yossef : Voici, ton père est malade"(Vayé'hi 48,1).

Jusqu'à (l'époque de) Elicha, toute personne malade ne guérissait jamais. Elicha (tombé malade) pria et il guérit.
[guémara Baba Métsia 87a]

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=> Comment interpréter au sens figuré le fait que la vieillesse n'existait pas jusqu'à Avraham?

-> Le Maharal enseigne :
Le mot "zikna" (זקנה) dont le sens habituel est "la vieillesse", peut prendre le sens de "sagesse" ('hokhma) d'après l'enseignement de la guémara (Kidouchin 32b) : "On désigne "zaken" (זקן) celui qui a acquis de la sagesse" (zé kana 'hokhma).
En effet, lorsqu'un homme vieillit, son corps s'affaiblit, et corrélativement ses "forces" de l'âme se renforcent.
La guémara (ci-dessus - Baba Métsia 87a) a donc voulu nous enseigner que jusqu'à l'époque d'Avraham, les gens n'avaient pas de sagesse, car ils n'avaient pas reconnu leur Créateur qui dirige le monde.
"Celui qui voulait parler à Avraham parlait par erreur à Its'hak et vice-versa" = l'intention est d'enseigner que jusque-là, les gens mettaient au même niveau le vieux sage et le jeune qui n'a pas de sagesse.
Par sa prière, Avraham, qui désirait que la matérialité s'affaiblisse et la sagesse remplisse le monde, obtint que le monde renforce son niveau d'intelligence et accède à un niveau de sagesse sur le plan spirituel, même si tout le monde n'accédait pas à cette sagesse.

-> Le Na'halat Yaakov écrit :
La guémara (Baba Métsia 97b) enseigne que les pièces de monnaie à l'époque d'Avraham, portaient gravées un homme âgé et une femme âgée (Avraham et Sarah) sur une face, un jeune homme et une jeune fille (Its'hak et Rivka) sur l'autre face de la pièce, ce qui traduisait l'équivalence des 2 faces de la même pièce.
Avant qu'Avraham ne prie, les gens pensaient que de même que le corps périt après la mort, l'âme aussi ; d'après leur opinion, plus l'homme vieillit, plus il perd de son importance, car son corps et son âme s'affaiblissent et vont vers leur disparition.
Ainsi, ils portaient plus de considération aux jeunes qu'aux vieux : c'est le sens de l'expression : "la vieillesse n'existait pas".
Avraham a alors prié pour "ouvrir" les yeux de ses contemporains et leur dire que l'âme des vieux se renforce, et donc, au contraire, il faut honorer davantage les vieux que les jeunes, et c'est le sens de "la vieillesse a été instaurée" après la prière d'Avraham qui a été exaucée.

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=> Pourquoi Yaakov a-t-il demandé l'instauration de la maladie?

-> Yaakov a demandé la maladie, afin que chacun de ses enfants, notamment Yossef, ait le temps de se déplacer et d'être présent à ses côtés au moment de sa mort, afin de leur communiquer ses dernières volontés et de les bénir.
[Rachi]

-> Depuis la Création du monde et jusqu'à la fin de la vie de Yaakov, personne n'était malade [avant de mourir].
Qu'une personne soit à son domicile ou dans la rue, elle éternuait simplement et mourait soudainement.
Yaakov intervint et pria ainsi : "Maître du monde, ne reprends pas mon âme avant que je n'aie eu le temps d'exprimer mes dernières volontés à tous mes enfants et de faire pénitence" et il fut exaucé : la maladie l'a frappé quelques jours avant sa mort.
La coutume est demeurée de dire à celui qui éternue : lé'haïm (pour la vie) ou "labriout" (à ta bonne santé).
[Pirké déRabbi Eliézer - chap.52]

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-> Selon le Maharil Diskin, Yaakov est tombé malade 5 jours avant sa mort.

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=> Comment peut-on interpréter au sens figuré le fait que la maladie n'existait pas jusqu'à Yaakov?

-> D'après la guémara (Shabbath 12b), la Présence Divine est présente au-dessus de la tête du malade et le soutient d'après ce verset : "Hachem soutiendra (le malade) au-dessus de son lit de douleur" (Téhilim 41,4).
Lorsque le malade souffre, ses fautes sont pardonnées dans ce monde-ci, afin de recevoir la récompense complète de ses bonnes actions dans le monde futur.
De plus, parfois Hachem éprouve une personne qui n'a presque pas de faute à expier, par des souffrances induites par l'amour d'Hachem à son égard (yissourim chel aava), afin d'augmenter sa récompense dans le monde futur.

Ainsi : "Jusqu'à Yaakov, il n'y avait pas de maladie" = les hérétiques, jusqu'à l'époque de Yaakov ne croyaient pas qu'un homme frappé de souffrances ou d'une maladie bénéficierait de ces privilèges : Présence Divine, expiation des fautes, affection d'Hachem.
Ils pensaient donc que la maladie ou une épreuve n'apportait aucun avantage, et ils n'y voyaient que des souffrances "pour rien".
Cependant, à l'époque de Yaakov, ils ont reconnu sa droiture et sa sainteté exemplaires.
Ils ont compris qu'il était "aimé" par Hachem, et pourtant il a été fortement éprouvé durant sa vie.
De plus, lorsque Yaakov a demandé lui-même à Hachem de créer la maladie, ils ont compris les "bénéfices" que l'homme peut tirer des épreuves et d'une maladie.
[Ora'h Yacharim]

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=> La maladie n'existait-elle pas déjà avant Yaakov?

-> Le Tossefot (guémara Baba Batra 16b) enseigne :
Selon la guémara (Baba Batra 16b), une pierre précieuse était suspendue au cou d'Avraham, et tout malade qui l'observait guérissait.
Donc la maladie existait déjà à l'époque d'Avraham, le grand-père de Yaakov, contrairement ce qu'affirme notre guémara.
On pourrait répondre qu'à l'époque d'Avraham, la pierre précieuse guérissait une blessure ou un coup, mais une véritable maladie interne n'existait pas.
Rabbénou Tam répond autrement : même si la maladie existait au temps d'Avraham, elle n'entraînait pas la mort et la pierre d'Avraham avait un pouvoir de guérison.
Lorsque Yaakov pria pour la maladie, il s'agissait d'une maladie qui précédait la mort, sans possibilité de guérir, afin que le malade se prépare à quitter ce monde.
D'ailleurs, plus tard, Elicha réclama la guérison de maladies mortelles.

+ Avant d'être tué par les nazis, le rav El'hanan Wasserman a dit à ses élèves :
"Il semble qu'au Ciel on nous considère comme étant des tsadikim car nos corps ont été choisis comme expiation pour le peuple juif.
C'est pourquoi, nous devons immédiatement nous repentir. Il reste très peu de temps. Nous devons garder à l'esprit que nous serons un meilleur sacrifice si nous faisons téchouva.
De cette manière, nous sauverons les vies de nos frères à l'étranger.
Ne laissons pas de mauvaises pensées traverser notre esprit, qui risqueraient de rendre inapte notre sacrifice, que D. nous en préserve.

Nous accomplissons maintenant la plus grande des mitsva [mourir al kidouch Hachem].
Avec le feu [Jérusalem] a été détruite, et avec le feu elle sera reconstruite. Ce même feu qui consume nos corps, va un jour servir à reconstruire les juifs."

La bonne année civile

+ La bonne année civile!

-> "A Roch Hachana, certaines de nos prières ne sont pas acceptées à cause des accusateurs, mais quand le nouvel an non-juif arrive et que l’on peut constater la différence entre les juifs qui décrètent à Roch Hachana que la terre et tout ce qu’elle contient appartiennent à Hachem, et les goyim qui passent cette soirée en débauche, alors les accusateurs s’effacent et les prières de Roch Hachana peuvent enfin monter.
Enfin peut commencer la bonne année juive débutée en Tishri!"
[le Ohév Israël – Rabbi Avraham Yéhochoua Hechel d’Apta]

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[on peut éventuellement ajouter qu'en assistant à l'attitude des non-juifs qui sont enfoncés dans les futilités, les grossièretés de ce monde, alors comparativement nous apprécions le fait d'être juif, de pouvoir vivre une vie pleine de sens, de Vérité.
Ils font des efforts pour du vide, nous faisons des efforts pour un monde éternel sublime, proche d'Hachem.
On a beau avoir plein de raisons de se plaindre dans la vie, mais le fait d'apprécier la chance d'être vivant et juif nous octroie une joie qui supplante tout. Ainsi leur "bonne année", fait notre "bonne année" !!]

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-> Un soir de 31 décembre, le Rabbi de Loubavitch se trouvait dans son bureau avec l’un de ses secrétaires, Nissan Mindel.
Ce dernier ne fut pas peu stupéfait de s’entendre souhaiter par le Rabbi : "Bonne année!"
Devant la mine passablement hébétée de Nissan Mindel, le Rabbi dit dans un sourire : "N’est-il pas écrit : "Hachem tient la chronique des peuples" (ה' יִסְפֹּר בִּכְתוֹב עַמִּים - Téhilim 87,6)?"
Le Rabbi savait imprégner de sainteté les domaines les plus étrangers à la tradition juive.

La raison de l’augmentation de l’espérance de vie

+ La raison de l'augmentation de l'espérance de vie :

-> Depuis plusieurs années, la durée de vie de l'être humain est plus longue qu'aux siècles derniers.
Il est fréquent de rencontrer des personnes âgées dépassant les 80 ou même 90 ans.
Ce phénomène est généralement expliqué par les avancées dans le domaine médical et la technologie, du fait qu'il existe un médicament pour presque chaque maladie.

Cependant, sur cette question le rav Steinman a un point de vue complétement différent.
Les générations qui précèdent la guéoula mènent la dernière lutte contre Essav : ce dernier avait le mérite et la particularité de respecter son père de la meilleure façon possible.
C'est pourquoi dans nos générations, Hachem nous donne l'occasion de multiplier les mitsvot de respect des parents afin de pouvoir annuler le mérite d'Essav et d'arriver donc à la guéoula complète très bientôt.