Un juif = le plus grand des miracles

+ Un juif = le plus grand des miracles :

-> Si une personne veut voir un miracle de nos jours, tout ce qu’elle a à faire est de regarder un juif.
Un Juif vivant aujourd’hui est le plus grand miracle qu’une personne puisse jamais voir.
Comme l’écrit le Aroukh haChoulkhan (Ora'h 'Haïm 1:10) : "il n’y a pas de signe ou prodige plus grand que cela" (מזה גדול ומופת אות לך אין ).
Il y a plus de 3300 ans, nos ancêtres étaient en Egypte et 80% des hébreux périrent. Pourtant, Hachem a préservé les hébreux afin que nous puissions être ici aujourd’hui.
Au moment de la destruction du 1er Temple, le nombre de morts était énorme, mais Hachem voulait que nous soyons là aujourd’hui. Hachem s’est assuré que nous réussissions à surmonter la destruction du 1er Temple.
Le nombre de personnes mortes lors de la destruction du 2e Temple était aussi stupéfiant. Falvius-Josèphe écrit que le nombre de personnes décédées s’élevait 1,1 million. Puis les Romains ont traqué chaque juif, mais encore une fois, Hachem sauva nos ancêtres.

Des milliers de juifs ont été massacrés pendant les Croisades, mais Hachem nous a sauvegardé.
En l’an 1391, 200 000 juifs furent convertis de force en Espagne, mais Hachem a assuré notre pérennité.
300 000 Juifs ont été expulsés d’Espagne en 1492 et des dizaines de milliers ont été tués.
Hachem a sauvé nos ancêtres des pogroms de Chmielnicki afin que nous puissions être là aujourd’hui.
[pour ne citer que ces exemples de malheur national]

Nous sommes donc une infime minorité qui a survécu à toutes les persécutions du peuple juif.
Hachem veille sur nous depuis 3300 ans. Notre ancêtre a été sauvé de l’Holocauste (Shoa) afin que nous puissions être en vie aujourd’hui.
Qu’un Juif soit ici n’est pas statistiquement improbable, ou même hautement improbable, mais c’est a priori IMPOSSIBLE, c’est là le plus grand des miracles!

Voici les mots étonnants de Rav Yaakov Emden (Introduction à son Siddour Beit Yaakov) :
"Comment celui qui nie la Providence divine n’a-t-il pas honte? Il suffit d’analyser notre situation dans ce monde. Nous sommes un peuple exilé, et malgré tout ce qui nous est arrivé pendant des milliers d’années, nous sommes toujours là. Je m’émerveille de ce miracle qui est, à mes yeux, beaucoup plus grand que tous les miracles qu’Hachem a accomplis pour nos ancêtres en Egypte, dans le désert et en terre d'Israël."
[cela a été écrit il y a près de 300 ans. Que dirait-il aujourd’hui?]

=> Ainsi, Hachem a accompli pour nous le plus grand miracle de l’Histoire. Tout au long de l’Histoire, il n’y a rien dans lequel Hachem s’est autant investi plus que dans l’existence de chaque juif!
Et ce parce qu’Il nous aime, attend nos prières, apprécie notre Torah et nos mitsvot.
[rav Yéhochoua Alt]

Dans le monde à venir, comme l'explique Rech Lakich : il n'y a pas de guéhinam dans le monde à venir, mais Hachem fera sortir le soleil de son écrin ; son rayonnement (intense) sanctionnera les réchaïm et guérira les tsadikim.
[guémara Avoda Zara 3b]

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=> Le Guéhinam existe-t-il ou non dans de monde à venir?

-> Le midrach (Béréchit rabba 26,6) signale 3 avis sur le Guéhinam (enfer) :
1°/ selon Rabi Yanaï et Rabi Chimon ben Lakich (Rech Lakich), il n'existe pas de Guéhinam dans le monde à venir, mais un soleil très chaud, sorti de son écrin, qui sanctionnera les réchaïm qui ne pourront pas supporter ce rayonnement intense et brûleront, comme il est dit : "Car voici, ce jour vient, brûlant comme une fournaise : Tous les hautains et les impies seront comme du chaume et ce jour qui vient va les consumer" (Mala'hi 3,19).
2°/ Selon les Rabanan, le Guéhinam existe, selon ce verset : "Telle est la parole de Hachem qui a Son foyer à Tsion et Sa fournaise à Yérouchalaïm" (Yéchayahou 31,9).
3°/ Selon Rabi Yéhouda bar Ilaï, il n'y aura ni Guéhinam ni soleil très chaud, mais un feu sortira du corps du racha pour le brûler.

-> Selon le Ran :
L'affirmation de Rech Lakich, selon laquelle il n'y a pas de Guéhinam (enfer), mais Hachem fera sortir le soleil de son fourneau pour sanctionner les réchaïm, ne concerne que la période du monde à venir, c'est-à-dire après la résurrection des morts.
Par contre, juste après la mort d'une personne, le Guéhinam existe certainement pour expier les fautes.

-> Selon le Maharal ('Hidouché Agadot) :
Dans ce monde-ci, le soleil est placé dans un "écrin" qui filtre ses rayons de façon à atténuer la chaleur reçue qui devient supportable.
Cependant, aux temps futurs, Hachem fera sortir le soleil de son écrin et son rayonnement deviendra : 7x7x7 = 343 fois plus intense, selon ce verset : "Et la lumière du soleil deviendra 7x7x7 = 343 fois supérieure à celle des 7 jours" (Yéchayahou 30,26).

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=> Pourquoi est-ce en même temps que les réchaïm sont sanctionnés et les tsadikim récompensés dans le monde à venir?

-> Selon le Torat 'Haïm :
Dans le monde à venir, Hachem fera savoir à tous (réchaïm et tsadikim) qu'Il est Un et que Son Nom est Un. C'est pourquoi, au même moment, le soleil brûlant sorti de son écrin sanctionnera les réchaïm et récompensera les tsadikim pour leurs actions dans ce monde-ci (olam azé).
En effet, les réchaïm pourraient se dire que les bienfaits et les maux n'émanent pas de Hachem, mais sont des faits accidentels, dus au hasard, ou naturels. Mais lorsqu'ils verront que certains (les réchaïm) seront frappés en même temps que d'autres (les tsadikim) seront guéris, les réchaïm reconnaitront l'unicité d'Hachem et de Son Nom.
Ainsi, la sanction et la récompense ont une même source : Hachem qui juge nos actions.

-> Le Maharach enseigne :
Le soleil est chaud dans sa nature, cependant son rayonnement n'a pas le même effet selon la nature du récepteur. C'est ainsi que sous l'effet du même soleil, le sel durcit et se fige, tandis que la cire fond.
De même, l'effet du soleil intense du monde futur aura un effet différent sur les réchaïm qui "brûleront" (en sanction) et sur les tsadikim qui "guériront".

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=> En quoi le soleil du monde à venir sanctionne-t-il les réchaïm (impies) et récompense-t-il les tsadikim (Justes) selon le principe de mesure pour mesure?

-> Le Einé Its'hak explique :
Les réchaïm se sont "échauffés' pour accomplir de nombreuses transgressions (avérot) durant leur vie sur Terre. Par le principe de réciprocité, mesure pour mesure, ils souffriront dans le monde à venir de l'échauffement excessif du soleil qui sortira de son écrin.
Par contre, les tsadikim se sont "échauffés" dans leur amour pour Hachem, à travers l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot durant leur vie sur Terre. C'est pourquoi, mesure pour mesure, ils mériteront d'être récompensés dans le monde à venir par le réchauffement du soleil qui les guérira et leur apportera du plaisir.

[Si le soleil, source de lumière et de chaleur, constitue ne bénédiction (béra'ha), le soleil sorti de son écrin dans le monde-à-venir constitue une super-bénédiction. Les réchaïm en souffriront, car ayant rejeté les mitsvot, ils ne sont pas préparés à cette super-bénédiction, tandis que les tsadikim, ayant pratiqué les mitsvot sont prêts pour cette super-bénédiction qui leur sera bénéfique. ]

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[l'idée est que dans le monde à venir toute la Vérité sera tellement éclatante qu'elle nous éblouira.
ex: Combien de souffrances pourrait-on avoir sur ce qu'on aurait pu faire dans notre vie et que l'on a pas fait (notre yétser ara nous anesthésiant)? Et inversement, combien de bienfaits nous amènera ces rayons de Vérité pour la moindre chose que nous aurions fait ou retenu de faire selon la volonté d'Hachem. ]

Les raisons étonnantes des accidents de voiture

+ Les raisons étonnantes des accidents de voiture :

-> En 1988, le rav Chmouel haLévi Wosner (Chévet haLévi 7,11) fut invité à donner son avis sur les raisons de l’augmentation des accidents de voiture.
Il évoqua les inconduites commises sur la route. Celles-ci génèrent de forces spirituelles maléfiques, qui, présentes sur la route, portent atteinte aux gens sous le couvert d’accidents de voiture. Parfois, même des innocents tombent dans "leurs griffes".
[le rav Sternbuch (Téchouvot véhanhagot 3,76) écrit que les animaux maléfiques mentionnés dans la Téfilat hadérékh, incluent les "chauffards" qui conduisent comme des animaux maléfiques ('hayot raot).]

Une autre raison, écrit-il, est que les gens s’abstiennent du ‘hessed de prendre des auto-stoppeurs.
Cela tombe parfois dans la catégorie définit par la guémara (Baba Kama 20a) : l'un (l’auto-stoppeur) tire profit, sans que l’autre (le conducteur) n’en pâtisse (חסר לא וזה נהנה זה).
[Il a été dit que prendre un auto-stoppeur pourrait entrer dans la catégorie de la grande mitsva de l’hospitalité aux invités (אורחים הכנסת).]

Notre âme et notre corps se feront juger ensemble

+ Notre âme et notre corps se feront juger ensemble :

-> Antoninous a dit à Rabbi : Le corps et l'âme peuvent se soustraire au jugement Divin. Comment? Le corps pourra dire : "C'est l'âme qui a péché, car depuis qu'elle m'a quitté, je gis dans la tombe comme une pierre inerte". Et l'âme pourra dire : "C'est le corps qui a péché, car depuis que je me suis séparée de lui, je suis comme un oiseau qui plane dans les airs".

Rabbi répondit par une parabole : Cela peut être comparé au cas d'un roi qui possédait un beau verger qui produisait d'excellentes figues. Il y plaça deux gardiens ; l'un était paralytique et l'autre aveugle. Le paralytique dit à l'aveugle : "Je vois dans le verger de belles figues mûres. Viens, laisse-moi monter sur ton dos et nous les cueillerons pour les manger". Le paralytique monta à califourchon sur le dos de l'aveugle, ils cueillirent les figues et les mangèrent. Quelques jours après, le roi vint (dans le verger) et dit (aux deux gardiens) : "Que sont devenues ces belles figues précoces?" Le paralytique répondit : "Ai-je des jambes pour me déplacer (et les cueillir)?" L'aveugle enchaîna : "Ai-je des yeux pour les voir?". Que fit le roi?
Il fit monter le paralytique sur le dos de l'aveugle et il les jugea (sanctionna) ensemble. Il en sera de même (lors du Jugement) : Hachem fera venir l'âme, l'introduira dans le corps et les jugera tous deux ensemble, conformément à ce verset (Téhilim 50, 4) : "Il adressera Son appel aux Cieux d'en haut, ainsi qu'à la Terre, pour les faire comparaître en jugement devant Lui". "Il adressera Son appel aux Cieux" pour faire venir l'âme ; "ainsi qu'à la Terre" pour faire comparaître le corps, afin de juger le corps en même temps que l'âme (yadine imo).
[guémara Sanhédrin 91a-91b]

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=> A quel moment Hachem réunit-Il le corps et l'âme pour les juger ensemble?

-> Selon le commentateur Yad Rama, Hachem réintroduira la néchama (âme) dans le gouf (corps), afin de les juger ensemble, au moment de la résurrection des morts (té'hiat hamétim).

-> Le Séfer ha'Ikarim nous enseigne :
L'expression de notre agada : "Hachem fera venir la néchama et l'introduira dans le gouf" ne doit pas être prise à la lettre. En effet, le mot gouf ne désigne pas ici le corps, mais le Guéhinam ; donc Hachem introduira la néchama dans la zone limitée du Guéhinam pour être sanctionnée pour les mauvaises actions sur terre, bien que la néchama purement rou'hani (spirituelle) soit immatérielle et n'occupe pas de place.
Si le Guéhinam est désigné gouf (corps), c'est parce que de même que du vivant de l'homme, le corps humain limitait l'emplacement de la néchama (âme), le Guéhinam, dans lequel la néchama a été placée, limitera pour un temps donné l'emplacement de la néchama.
Ainsi, cette introduction de l'âme dans le gouf (Guéhinam) s'effectuera juste après le Jugement qui suit le décès, afin qu'elle soit purifiée de ses fautes.

La résurrection des morts

+ La résurrection des morts :

-> Il est dit dans le Yalkout Chimoni (Bamidbar 21,9) qu'une personne reviendra avec exactement le même corps dans lequel elle sera décédée. Hachem fera descendre ce qu'on appelle le "tal chél té'hiya" : une rosée spéciale du Ciel, et l'utilisera pour reconstruire le corps à partir de l'os "louz", qui est indestructible.
[les ressuscités retrouveront le corps dont ils étaient dotés au moment de leur mort, avec tous leurs défauts, afin qu’ils soient reconnus de leurs proches, et ensuite, ils seront guéris.
En ce sens, le Mabit explique que celui qui meurt vieux reviendra au monde dans l'état dans lequel il était alors, car, sinon, nul ne le reconnaitrait. Mais, par la suite, son état de vieillesse se transformera.]

-> La guémara (Sanhédrin 90b) rapporte que les morts seront ressuscités entièrement vêtus.
[selon la plupart des avis, ce sont les habits dans lesquels l’homme a été enterré qui le revêtiront le jour venu.]

-> La guémara (Sanhédrin 91b) dit que peu importe les maladies qu'une personne a pu avoir avant de mourir, à son retour, Hachem les guérira toutes.

-> Le Zohar haKadoch (paracha 'Hayé Sarah) écrit que si une âme (néchama) venait au monde plusieurs fois dans différents corps pour accomplir sa mission, chaque corps sera ressuscité, et la partie de la néchama qui a été rectifiée avec chaque corps reviendra dans son corps respectif, car la néchama est infinie.

-> Selon le Ramban (Chaar haGuémoul), une fois que l'âme se réunit au corps, elle sera avec le corps pour l'éternité.
[l'opinion du Ramban est la plus suivie, et elle affirme que la résurrection des morts nous renverra dans le corps dans lequel nous avons vécu et agi. Et après la période messianique, avec ce corps, nous arriverons dans le monde futur. Le corps prendra alors une toute autre dimension, plus spirituelle. Mais, surtout après la résurrection des morts, la séparation que nous connaissons aujourd’hui avec la mort, n’existera plus.]

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-> "Au moment de la résurrection des morts, D. descendra des plus hautes sphères célestes et s’assiéra sur Son trône à Jérusalem ... Il prendra un énorme Shofar de la taille de mille coudées, selon la coudée de D., et y sonnera d’un son qui se propagera d’un bout à l’autre de la terre" (lettre de Rabbi Akiva).

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-> La guémara (Sanhédrin 90b-91a) enseigne :
"La reine Cléopâtre posa cette question à Rabbi Meir : Je sais que les morts revivront (dans le futur) d'après le verset (Téhilim 72,16) : "Que bourgeonnent les villes (qu'elles voient croître leurs habitants) comme l'herbe de la terre!", mais lorsqu'ils se lèveront, seront-ils dénudés ou habillés?
Rabbi Méir répondit par un raisonnement a fortiori à partir du blé : Si le grain de blé qu'on met en terre nu (à l'ensemencement) sort de terre "habillé" de plusieurs enveloppes, a fortiori les Justes mis en terre avec leur linceul, reviendront à la vie habillés.
L'empereur (romain) a dit à Rabban Gamliel : "Vous affirmez que les morts retrouveront la vie ; or ils sont devenus poussière. La poussière peut-elle vivre?". La fille de l'empereur dit alors à Rabban Gamliel : "Laisse-moi lui répondre" ; puis elle dit (à son père) : "Si dans notre ville se trouvent deux potiers, l'un qui fabrique (des récipients) avec de l'eau (uniquement) et l'autre avec de l'argile, quel est celui qui est le plus louable?"
L'empereur répondit : "Celui qui n'utilise que l'eau". Sa fille conclut : "Si le Créateur peut façonner (un homme) à partir de l'eau seulement, à plus forte raison qu'Il pourra le façonner à partir de l'argile!".
Dans la Maison d'étude de Rabbi Yichmaël, on cite une autre réponse de la fille de l'empereur à son père : "Si des objets en verre, fabriqués par un souffleur de verre, se brisent, ils peuvent être réparés, a fortiori l'homme lui-même créé par le souffle d'Hachem".

-> Dans son explication des Pirké déRabbi Eliézer (ch.33,78), le commentateur Radal dit que l'enterrement des tsadikim (Justes) dans la terre est comparé à un ensemencement pour une "croissance" qui agit sur la purification du corps, afin que le tsadik ait le mérite de ressusciter avec un corps purifié.

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=> Avec quels habits les Justes (tsadikim) ressusciteront-ils dans le futur?

-> Selon le Béer Chéva :
Le fait que Rabbi Méïr ait dit à la fin de sa réponse à Cléopâtre : "Les Justes qui seront enterrés avec leurs vêtements (lévouchéem :
leur linceul), a fortiori reviendront à la vie habillés", c'est-à-dire qu'ils se lèveront dans le futur habillés de leur linceul avec lequel ils avaient été mis en terre.

-> Selon le Talmud Yérouchalmi, Rabbi a dit à son fils que dans le futur les tsadikim reviendront à la vie, non pas avec leur linceul, mais avec leurs vêtements qu'ils portaient de leur vivant (Tossefot dans Kétouvot111b).

-> Le rav Eliyahou Dessler (tome 4 - p.154) nous enseigne :
Avant de fauter, Adam haRichon n'avait accès qu'aux perceptions spirituelles et n'avait aucune perception du monde matériel (gachmi) ; c'est pourquoi il ne ressentait pas sa nudité.
Or, à la résurrection des morts, dans le futur, les tsadikim retrouveront l'état d'Adam haRichon avant la faute, avec leur "habit" originel, c'est-à-dire avec leur corps (gouf) désigné "habit", car il "habille" l'âme (la néchama). Certes, ce gouf est physique afin de distinguer la personne ressuscitée de toute autre personne ressuscitée, mais ce gouf est essentiellement nafchi (spirituel), car ce corps, comme avant la faute d'Adam, n'aspirait qu'aux satisfactions spirituelles.
La résurrection des tsadikim avec leurs "habits" (lévouchéem) peut signifier également qu'ils reviendront en vie avec les bonnes qualités (midot) qu'ils avaient acquises dans le Olam Hazé dans leur vie antérieure ; ces mêmes midot les envelopperont comme un "habit".

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=> Comment comprendre la parabole des 2 potiers?

-> Selon Rachi :
Son père a reconnu que le potier capable de créer un ustensile (kéli) à partir de l'eau seulement est plus compétent que le potier qui crée le même ustensile à partir de l'argile (ou de la terre). Cette reconnaissance implique que le premier potier qui a créé le kéli à partir de l'eau est certainement capable de le créer à partir de l'argile.
Sa fille lui dit alors : Du fait que Hachem crée l'homme à partir d'une simple goutte séminale qui ressemble à l'eau, a fortiori qu'Il est capable de créer l'homme à partir de la poussière de la terre dénommée "argile".

-> Le Maharal ('Hidcouché Aggadot) nous explique :
A la difficulté de l'empereur de croire que les morts revivront à partir de la poussière de la terre, sa fille répond par une parabole qui prouve à son père que le corps (gouf) de l'homme est plus proche de la terre que de l'eau.
C'est pourquoi, si tous les descendants d'Adam haRichon sont créés à partir de l'eau (goutte séminale), a fortiori les ressuscités pourront être créés à partir de la poussière de la Terre.
Bien qu'aujourd'hui les enfants conçus ne peuvent se développer que dans le ventre de leur mère, dans le futur ils retourneront à la vie par une création Divine (directement), à partir de la poussière de la terre.
Ainsi, la création à partir de la poussière est à un niveau supérieur à la création à partir de "l'eau", car Adam haRichon placé au Gan Eden a été créé à partir de la poussière de la Terre. Donc, ceux qui ressusciteront à partir de la poussière de la Terre auront un niveau supérieur aux personnes nées dans le ventre de leur mère à partir de "l'eau".

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=> Comment comprendre le kal va 'homer de la parabole du souffleur de verre?
Comment comprendre le raisonnement a fortiori (kal va'homer) de l'école de Rabi Ichmaël?

->Selon le Alchikh haKadoch :
Après avoir soufflé dans la pâte à verre pour fabriquer un kéli (ustensile) en verre, le souffleur de verre n'a plus aucun lien avec ce kéli dont l'existence ne dépend plus du souffleur. Pourtant, si ce kéli est brisé, le souffleur peut chauffer les débris pour obtenir une pâte à verre et y réinsuffler de l'air pour créer un nouveau kéli.
A fortiori, Hachem, qui avait insufflé l'âme de vie à une personne, dont le lien avec son Créateur n'a jamais été rompu, pourra redonner vie à cette personne après sa mort.

-> Selon le Bet Elokim (dans Hayéssodot 55) :
Le kal va 'homer est relatif à l'âme (néchama) de l'homme qui, elle, se maintient toujours en vie. Le kéli en verre a été créé par le souffle de l'artisan et, après sa brisure, cet artisan pourra de nouveau par son souffle le reconstituer tel qu'il était avant d'être brisé.
De même pour l'homme, dont l'existence est assurée par l'âme (néchama) insufflée par Hachem, par le pouvoir de sa néchama, même la poussière de la Terre redonnera l'homme tel qu'il était avant la mort (brisure).

-> Le Maharcha enseigne :
Il n'était pas nécessaire de prouver la résurrection des morts à partir de raisonnements a fortiori, comme dans cette agada, car nous avons de nombreux versets du Tanakh qui prouvent la résurrection (voir guémara Sanhédrin 90b).
De plus, quelle est la nécessité d'amener une preuve de la résurrection des morts par kal va 'homer que Hachem peut ressusciter les morts à partir de leur poussière, puisque le séfer Béréchit précise qu'Adam haRichon a été créé à partir de la poussière?
En fait, ce kal va'homer n'est destiné qu'aux hérétiques (comme cet
empereur) qui ne croient ni à la Torah ni à ses versets.

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=> Pourquoi était-il nécessaire d'illustrer la résurrection par 2 paraboles : celle des potiers et celle du souffleur de verre?

-> Selon le Ein Eliyaou :
De l'exemple de l'eau et de l'argile, on aurait pu en déduire que tous les morts se lèveront à l'époque de la résurrection des morts (té'hiat hamétim), ce qui est inexact. C'est pourquoi, il était nécessaire de préciser la parabole du kéli de verre. En effet, d'après ce verset : "Ni l'or ni le verre ne peuvent rivaliser avec elle" (la Torah) (Iyov 28,17), la Torah est comparée à un ustensile (kéli) de verre, afin d'enseigner qu'à l'époque de té'hiat hamétim ne pourront se lever que ceux qui avaient cru à la Torah et avaient accomplies les mitsvot que D. a prescrites ; par contre celui qui n'accomplit aucune mitsva ne sera pas concerné par la résurrection des morts.

-> Selon le Arou'h laNer :
Les 2 exemples cités étaient nécessaires :
De l'exemple des potiers, on apprend seulement que les morts ressusciteront avec une vie végétative, comme l'animal.
C'est pourquoi, il fallait compléter avec l'exemple du souffleur de verre où on apprend, par kal va'homer, que le souffle d'Hachem redonnera vie à cet homme mort ; ce verset : "Hachem insuffla dans ses narines une âme de vie" (Béréchit 2, 7), prouve alors que l'homme ressuscitera dans le futur avec sa néchama (son âme supérieure) insufflée en lui par Hachem.

Le mérite du kirouv

+ Le mérite du kirouv :

-> "Amener une personne sous les ailes de la Présence Divine (chékhina) est équivalent à l'avoir formée et l'avoir mise au monde".
[ Tossefta - Horayot 2,7]

-> Si seulement les gens savaient combien d'avantages et de mérites sont acquis par ceux qui apportent du mérite spirituel à la collectivité [en les motivant à faire les mitsvot], ils courraient après cette mitsva comme quelqu'un qui poursuit la vie.
[Zohar - paracha Térouma]

-> La Présence Divine vient principalement sur quelqu'un lorsqu'il va amener les gens à davantage servir le Créateur, chacun à son niveau.
Par le mérite de la collectivité qu'il engage à éventuellement faire téchouva, Hachem va amener sur lui la Présence Divine.
Cependant, le tsadik qui ne va pas à la rencontre de tout individu, mais qui va plutôt uniquement se renforcer lui-même [spirituellement], ne va pas atteindre la Présence Divine car il lui manque le mérite de la communauté.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi (Chémini)]

-> Tout celui qui enseigne la Torah à l'enfant de quelqu'un d'autre aura le privilège de s'asseoir dans l'Académie céleste (yéchiva chel maala) ...
Et tout celui qui enseigne la Torah à un enfant d'un ignorant (am aarets), même si Hachem a fait un décret [sévère à son égard], Il l'annule en son honneur.
[guémara Baba Métsia 85a]

-> A l'époque précèdant la venue du machia'h (ikvéta déméchikha), la [mission] principale est d'extraire ce qui est précieux de ceux qui sont [spirituellement] bas.
[rabbi Tsadok Hacohen de Lublin - Tsidkat haTsadik (siman 111)]

-> Uniquement les bonnes actions d'une personne ne suffisent pas à la rendre digne de la récompense du monde à Venir. Hachem ne la considère digne [de cela] qu'en raison de 2 autres facteurs en plus de ses bonnes actions.
Le premier est qu'elle enseigne à d'autres le service d'Hachem, les guidant à faire le bien [selon la Volonté de d'Hachem] ... et le deuxième [facteur] est la bonté 'Hachem et sa bienfaisance.
['Hovot haLévavot - chaar haBita'hon (chap.4)]

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-> En s'efforçant de faire du kirouv, nous accomplissons magnifiquement la mitsva d'aimer Hachem.
Il n'y a rien de plus grand que cela, et aucun niveau n'est plus élevé, que de transformer les âmes comme notre Patriarche Avraham l'a fait à son époque.
C'est quelque chose qui est pour l'éternité ...
Lorsque quelqu'un est engagé à rapprocher ceux qui sont éloignés d'Hachem (méazaké ré'hokim), même s'il est décrété sur lui des souffrances, comme par exemple qu'il doit avoir une maladie, au Ciel on va considérer les effets sur ceux qu'ils renforcent et on va le sauver car sa maladie va leur entraîner d'y perdre sans que cela ne soit de leur faute.
Au final, son travail de sauver [spirituellement autrui] va en réalité le sauver lui-même.
[rav Moché Sternbuch]

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-> Même si quelqu'un a essayé [sans succès] de motiver vers le bien la collectivité, alors même s'il n'est pas écouté, la Torah considère comme s'il les avait motivé/inspiré [avec succès].
[Séfer 'Hassidim (104)]

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-> Même celui qui a atteint la plus grande rectification de son âme par son dévouement à Hachem et qui s'est rapproché [du niveau] des prophètes dans leurs bons traits de caractère, son comportement louable, son zèle dans le service d'Hachem, et son amour pur pour Hachem, [cependant] cela n'est pas comme le mérite de celui qui amène les gens dans le bon chemin, redressant les réchaïm au service d'Hachem, car ses mérites se multiplient en fonction de leurs mérites, chaque jour et à tout moment ...
Celui qui se rectifie lui-même aura un petit mérite, mais s'il se rectifie lui-même ainsi que de nombreuses autres personnes, alors il aura ses mérites multipliés en fonction des mérites de toutes les personnes qu'il aura corrigé ...
"ceux qui auront dirigé la multitude dans le droit chemin seront comme les étoiles, à tout jamais" (Daniel 12,3).
['Hovot haLévavot - chaar aavat Hachem (chap.6)]

-> Tout celui qui inspire les autres à être vertueux n'en viendra pas à fauter.
C'est par bonté d'Hachem car il ne serait pas approprié que les bénéficiaires [de cette sensibilisation à Hachem] soient au gan Eden alors que lui [qui les a inspirés] soit au guéhinam.
Il est écrit : "Tu ne laisseras pas Tes pieux expérimenter le guéhinam" (lo titen 'hassidékha lir'ot cha'had - Téhilim 16,10).
Sur quelle base une personne pieuse peut-elle expérimenter le guéhinam?
Cela doit être [que le verset fait référence à une personne ordinaire qui encourage les autres à être méritantes]. Il est considéré comme pieux puisqu'il n'y a pas de piété dans le monde aussi grande que motiver la collectivité à la bonté (mézaké arabim).
Hachem ne permet pas à une telle personne de faire une faute qui entraînera sa perte, puisqu'il ne convient pas de mettre au guéhinam quelqu'un dont le mérite de la collectivité est venu de par son influence.
[Méïri - Beit haBér'hira (Pirké Avot - chap.5)]

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-> Le rav David Cohen (roch Yéchiva 'Hevron) enseigne :
Le rav Itzelé Peterberger (Ohr Yisraël) dit qu'il est connu (voir guémara Yoma 86a) que faire téchouva le jour de Kippour expie toutes les fautes à l'exception de l'offense de 'hilloul Hachem, qui peut être expiée uniquement par la mort.
L'inverse du 'hilloul Hachem est le kidouch Hachem ...
Si le 'hilloul Hachem est la pire faute, cela signifie que le kiddouch Hachem offre le mérite ultime, qui durera pour l'éternité.
Le principe fondamental de kidouch Hachem est d'augmenter l'honneur d'Hachem (kvod chamayim) parmi les juifs en les rapprochant de leur Père au Ciel.
Dans l'introduction au Néfech ha'Haïm, le rav Itzele de Volozhin écrit à propos de son père [le rav 'Haïm de Volozhin] : "il me disait toujours que c'est ça être un être humain. Une personne n'a pas été créée pour elle-même, mais pour faire profiter aux autres dans la mesure où il le peut."
Le rav Itzelé Peterberger, cite le rav Israël Salanter, que si ce principe est véridique concernant les sujets matériels, à plus forte raison cela est vrai en ce qui concerne le chemin vers le monde à Venir [qui est éternel].
Une personne ne doit pas rechercher ses propres besoins sans se soucier des autres. Mais plutôt, elle doit augmenter le "kvod Chamayim" et avoir pitié de l'humanité en inclinant leur cœur à craindre Hachem et à suivre Ses voies.

L’invention du train par le roi Shlomo?

+ L'invention du train par le roi Shlomo? :

-> Le Ben Ich ‘Hai (1832 -1909) fut interrogé sur l’invention révolutionnaire du 19e siècle : le train.
La question était : si le roi Shlomo était vraiment le plus sage de tous les hommes, alors pourquoi n’avait-il pas inventé le train en son temps, des milliers d’années plus tôt?

Le Ben Ich ‘Hai répondit qu’en vérité, Shlomo comprenait les profondeurs de toutes les sagesses du monde et il aurait très bien pu inventer le train en son temps. Mais il ne le fit pas parce qu’Hachem ne lui avait pas permis, et ce pour protéger le monde.
Lorsque la sagesse est canalisée du côté de la sainteté, elle s’accompagne de directives spécifiques qui correspondent à ce que le monde est capable de gérer de manière responsable. Si le roi Shlomo avait inventé le train en son temps, en aurait résulté une chaîne de développements qui, à l’époque de Névou’hadnetsar, auraient peut-être déjà abouti à quelque chose comme la bombe atomique. Et cela aurait signifié la destruction du monde ...

La santé

+ La santé :

-> Un juif a l'obligation de prendre soin de sa santé.
[voir le Nétsiv (Haémek Davar - Vaét'hanan 4,9-15)]

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm - fin 155) écrit que c'est une mitsva de se conduire avec des attributs et un comportement appropriés pour protéger sa santé afin d'être en bonne santé et fort pour servir Hachem.

-> Le midrach (Vayikra rabba 16,8) dit que nous devons être vigilant à pas attirer une maladie sur soi-même.

-> Selon le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 147), nous devons nous efforcer à tout prix à faire en sorte que notre corps soit dans un bon état de santé et de force.
[Par exemple,] notre corps est affecté par la nourriture que nous consommons, soit pour une meilleure santé soit à l'inverse vers la maladie.

-> Le Ritva (guémara Shavouot 27a) enseigne que la nourriture qui endommage le corps est inclue dans l'interdiction de la Torah d'en manger car "Prends garde à toi et garde ton âme avec soin" (Vaét'hanan 4,9).

-> Le Rambam dit que l'inactivité [physique] est aussi nuisible au maintien de notre santé, que l'activité [physique] en est bénéfique.
[ainsi, en faisant du sport, nous accomplissons la mitsva de "Prends garde à toi", nous nous assurons de pouvoir vivre mieux et plus longtemps pour faire la volonté de D.]

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+ L'exemple des Cohanim au Temple :

-> Rabbénou Bé'hayé (Tétsavé 28,43) écrit :
c'était un grand miracle que les Cohanim qui offraient les sacrifices (korbanot) tous les jours, et qui ne revêtaient qu'une légère kétonét (une toge, tunique), arrivaient à supporter les vents froids de l'hivers sans en mourir.
C'est pourquoi ils avaient une personne qui était chargée de les examiner et de guérir leurs maladies puisque la majorité des Cohanim souffrait de maladies intestinales car leur service (avoda) ne se faisait qu'avec une toge légère, en plus du fait de devoir toujours rester longtemps debout les pieds nus.

[Il est rapporté dans la michna (Shékalim 5,1) que Ben Achiya était en charge du traitement des Cohanim qui souffraient de troubles intestinaux.
En effet, puisque le service des Cohanim au Temple impliquait qu'ils devaient marcher pieds nus sur le sol en pierre du Temple (ex: très froid en hiver), qu'ils devaient manger beaucoup de viandes [issues des nombreux sacrifices apportés] et qu'ils devaient boire beaucoup d'eau, alors cela leur provoquait des maladies intestinales.
Ben Achiya savait par exemple quel vin était bon pour l'intestin et lequel l'affaiblissait. ]

-> Le midrach Talpiot (Anaf Cohanim) ajoute, à ces paroles de Rabbénou Bé'hayé, que Hachem ne change pas la nature de notre monde et cela même pour les Cohanim qui étaient occupés par leur saint service Divin (avodat hakodech).
Puisqu'ils marchaient pieds nus et qu'ils n'étaient vêtus que d'une toge légère, et cela même en plein hiver glacial, alors la nature faisait son œuvre et ils tombaient malades à cause du froid.
Cependant, le mérite de l'acte et la joie de leur saint service les sauvaient de la mort.

[cela illustre l'importance de prendre soin de sa santé, pour être dans le meilleur état possible, et cela même si nous sommes très occupés par des tâches saintes, à l'image des Cohanim au Temple.]

[adaptation et traduction personnelle d'un dvar Torah du rav Yéhochoua Alt]

La réincarnation

+ La réincarnation :

-> Lorsque l'âme est réincarné dans un animal vivant, elle est absolument consciente de sa condition. En effet, elle sait qu'avant d'être un animal, elle était un homme et la souffrance qu'elle en éprouve fait partie de sa réparation.
A la différence d'un être humain qui n'a pas conscience de ses réincarnations précédentes, cette âme réincarnée en animal sait parfaitement quelle réparation elle doit réaliser.

C'est la raison pour laquelle nous devons être extrêmement attentif à ne pas faire souffrir un animal vivant et c'est le secret des paroles de nos Sages : "Faire souffrir un animal est un interdit de la Torah" (guémara Shabbath 128b ; Baba Métsia 32b).

A plus forte raison, on ne leur ôtera pas la vie tant qu'ils n'entraînent pas de dommages à l'homme car il est possible que l'âme d'un juif soit enfermée à l'intérieur. Ainsi, nous veillerons à ne pas faire souffrir gratuitement un être vivant car sa souffrance et déjà si grande qu'il serait cruel de lui en ajouter.

[Parfois nous voyons des animaux comme des chiens, des chats ou encore des oiseaux qui se rapprochent contre toute logique de nos foyers. Même lorsque nous cherchons à les chasser, nous n'y parvenons pas car ils reviennent sans cesse.
Dans ce type de situation, il est fort probable que ces animaux contiennent l'âme d'un homme qui a été réincarné et qui a besoin d'assister à une mitsva ou d'écouter une bénédiction pour accomplir sa réparation ... On les laissera agir et ces animaux disparaîtront d'eux-mêmes. (Tsor ha'Haïm - Michpatim)]

On raconte que lorsque le rav Ovadia Yossef se rendit à sa cérémonie d'investiture en tant que grand rabbin d'Israël (richon léTsion), qui eut lieu dans la grande synagogue de Jérusalem, une colombe blanche se tint à la fenêtre juste à côté de la place du rav Ovadia Yossef tout au long de la cérémonie.
Personne ne réussit à éloigner cette colombe en dépit de tous les efforts fournis.
Plus tard, il expliqua que cette colombe était la réincarnation de sa maman la tsadékette qui descendit des mondes supérieurs dans le corps d'une colombe blanche afin d'assister à la cérémonie.
Comme ses yeux étaient toujours purs et remplis de lumière, il put percevoir l'âme qui résidait à l'intérieur de cette colombe.
[Imré Noam]

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-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béréchit 1,26) enseigne que :
- s'il reste qu'une toute petite réparation, Hachem réincarne une personne en poisson qui est la réparation (tikoun) la plus facile à réaliser parmi les animaux vivants. En effet, le poisson n'a pas besoin d'abattage rituel pour être consommé et pour que l'étincelle de sainteté qu'il contient soit libérée.
C'est la raison pour laquelle les tsadikim qui ne doivent réaliser qu'une petite réparation se réincarnent en poisson.
[c'est pour cela également que nos Sages nous ont enseigné qu'il est important de manger du poisson durant les repas de Shabbath afin d'aider les tsadikim qui ont été réincarnés en poisson à accomplir leur réparation complète.]

- lorsque l'âme doit opérer une plus grande réparation, Hachem réincarne cette âme dans un oiseau pure.
Cette réparation est plus difficile à réaliser que celle du poisson car un abattage rituel est nécessaire avant de consommer l'animal. Ainsi, l'âme réincarnée devra endurer la souffrance de l'abattage rituel afin de compléter sa réparation.

- si l'épuration de l'âme nécessite une plus grande réparation encore, Hachem la réincarne dans du gros bétail permis à la consommation.
Cette réparation est plus difficile à réaliser que la précédente puisque l'abattage d'un oiseau pur ne nécessite de trancher majoritairement qu'un seul des 2 conduits alors que pour l'abattage d'un bovin cela nécessite de trancher majoritairement les 2 conduits (la trachée, l'œsophage, ainsi que la carotide et les veines jugulaires).

- en bas de l'échelle des réincarnations, avant les animaux vivants casher, l'âme peut être réincarnée dans du végétal ou du minéral.
Leur réparation est très lente et fonctionne étape par étape. Cela commence depuis la terre qui fait germer le végétal. Ce dernier sera consommé par un animal qui à son tour sera consommé par l'homme après un abattage rituel.
[il est à noter que les bénédictions avant et après la consommation d'un aliment sont absolument nécessaires afin d'accomplir la réparation des âmes qui se trouvent dans nos aliments.]

- enfin, le Ohr ha'Haïm haKadoch rapporte que la réincarnation la plus fastidieuse consiste à revenir dans le corps d'un animal impur. En effet, il est presque impossible que le peuple juif dans sa sainteté consomme des animaux interdits à la consommation en récitant une bénédiction au préalable.
Ce type de réincarnation correspond à la punition réservée aux réchaïm qui ont abandonné leur foi.

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-> "Voyez, tout cela, D. le fait deux ou trois fois en faveur de l'homme, pour ramener son âme des bords de l'abîme, et l'éclairer de la lumière des vivants" (Iyov 33,29-20)
Selon certains Sages, ce verset nous enseigne qu'après 3 réincarnations en tant qu'être humain, l'homme qui n'a pas réussi à achever sa réparation, reviendra dans le monde matériel et se réincarnera dans le corps d'un animal ou végétal (cf. ci-dessus).

-> De son côté que le Arizal dit que le nombre de réincarnation dépend de la nature profonde de l'homme. Certains hommes ont une partie de "mal" en eux plus grande que la partie de "bien" et inversement pour d'autres.
Ceux qui ont davantage de mal que de bien [sont appelés racha], on leur offre 4 réincarnations maximum en tant qu'humain, et c'est le secret du verset : "Il rappelle la faute des pères sur les fils et sur les enfants de ses fils sur la 3e et 4e génération" (Ki Tissa 34,7).
Ceux dont la part de bien est majoritaire [sont appelés tsadik], et bien qu'ils puissent avoir fauté, Hachem fait preuve d'une grande bonté : le tsadik, c'est-à-dire celui qui aime et conserve les mitsvot, pourra se réincarner jusqu'à 1 000 fois.

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-> Le 'Hida explique que celui qui étudie la Torah au nom du Ciel réjouit son Créateur et ne sera pas réincarné.
Or, nous savons combien la punition de la réincarnation est pénible au point que le Arizal soutient qu'il est préférable pour un homme d'endurer le guéhinam durant 100 ans plutôt que de redescendre en réincarnation dans ce monde-ci, ne serait-ce que pour un seul jour.
[d'après le 'Hida - Midbar Kedmot]

La vérité & le mensonge (par rabbi Na’hman de Breslev)

+ La vérité & le mensonge (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Grâce à la vérité, l'unicité de D. se dévoilera dans le monde.
[Séfer haMidot]

-> Grâce à la vérité, le monde sera préservé de toute nuisance.
[Séfer haMidot]

-> Si la vérité est présente, la paix le sera également.
[Séfer haMidot]

-> Grâce à la vérité, l'individu acquerra une renommée éternelle.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui se garde de proférer le moindre mensonge, Hachem le sauvera au moment de sa détresse, et il engendrera des enfants.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui veut s'attacher à Hachem, jusqu'à parvenir, par la pensée, à visiter ses palais et à les concevoir par l'esprit, se gardera de mentir, même par inadvertance.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui se préserve du mensonge, sortira toujours vainqueur.
[Séfer haMidot]

-> Grâce à la vérité, Hachem te délivrera de tous les malheurs.
[Séfer haMidot - émouna]

-> La vérité préservera l'individu du lachon ara, et permettra l'agrément de sa prière.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui se préserve en disant toujours la Vérité, sera considéré comme s'il était l'artisan des cieux, de la terre, de la mer et de tout ce qu'ils renferment.
[Séfer haMidot]

-> La richesse vient principalement de la vérité.
Et lorsqu'on porte atteinte à la vérité, la pauvreté s'abat sur un tel homme, ainsi que des mépris et des hontes ; mais celui qui s'attache à la vertu de vérité, sa subsistance lui est octroyée avec largesse.
[Likouté Moharan - Torah 47]

-> La vérité et la foi correspondent au visage lumineux, à la joie, la vie, et c'est pourquoi on accède à la longévité grâce à ces vertus.
A l'opposé, le mensonge abrège les jours de l'homme, car il représente la mort, le visage obscur, l'idolâtrie, que D. nous en préserve.
[Likouté Moharan - Torah 23,1]

-> Le mensonge, c'est le mal, l'impureté, et à cause de cela, la providence de D. se retire de l'homme , mais grâce à la vérité, la providence divine demeure sur l'homme de façon complète.
[Likouté Moharan - Torah 51]

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-> Ceux qui prônent le mensonge, ne bénéficieront pas de la Présence Divine.
[Séfer haMidot]

-> Si tu as menti [sans te repentir], le jour où Hachem voudra te porter secours, le mensonge révèlera alors tes fautes afin qu'Il ne te sauve pas.
[Séfer haMidot - émouna]

-> Le mensonge entrave la délivrance [personnelle et collective], car il révèle les péchés du menteur, pour empêcher qu'on le sauve.
[Séfer haMidot - Vérité]

-> Le mensonge empêchera l'homme de guérir, même avec de nombreux remèdes.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui exprime des paroles trompeuses, entraînera sa propre chute.
[Séfer haMidot]

-> Un homme et une femme qui sont habitués à mentir, leurs enfants seront des opposants à la vérité et profaneront l'alliance avec D. [pureté des mœurs].
[Séfer haMidot]

-> Mieux vaudra pour l'homme de mourir, plutôt qu'il vive et soit [considéré comme] un menteur aux yeux des autres.
[Séfer haMidot]

-> Le mensonge est nuisible aux yeux, tant au niveau physique que spirituel.
[Likouté Moharan - Torah 51]

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-> Le mensonge proviendra du fait que l'individu ressent de la peur à l'égard des autres.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui n'a pas confiance en D., dira des mensonges ; et à cause de ses mensonges, il ne pourra plus faire confiance à la vérité.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui n'a pas d'orgueil, sera épargné du mensonge.
[Séfer haMidot]

-> A cause du mensonge, on oubliera Hachem.
[Séfer haMidot]

-> A cause du mensonge, des idées idolâtres se présenteront à l'individu.
[Séfer haMidot]

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-> Il sera permis de modifier [la vérité], dans l'intérêt de la paix.
[Séfer haMidot]

-> Il sera permis de modifier [la vérité] pour sauver sa vie.
[Séfer haMidot]

-> Lorsqu'il n'y aura pas de vérité, la bonté sera [également] absente.
De plus, il [le menteur] ne pourra pas faire de bien aux autres.
[Séfer haMidot]

-> Par manque d'amour entre les hommes, ceux-ci seront amenés à calomnier, ce qui les conduira ensuite à la raillerie et au sarcasme, puis à débiter des mensonges.
[Séfer haMidot]

-> Celui qui donne la charité, son salaire sera de mériter d'atteindre la vérité.
[Séfer haMidot]

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-> A cause du mensonge, l'individu renforcera la malhonnêteté des réchaïm.
[Séfer haMidot - Téchouva]