» Avraham l’Hébreu (a’ivri – הָעִבְרִי)«  (Lé’h Lé’ha 14,13)

-> « ha’Ivri » = celui qui se tient de l’autre côté (de : évér – cf. Rachi).
Même si l’ensemble du monde se tient avec une vision de ce qu’il faut faire dans la vie, les juifs (a’ivri) se tiennent solidement de l’autre côté, fidèles à la Volonté de D.

-> Le Divré Yé’hezkel (le rabbi de Shiniava) commente ce verset :
« Le mot « Ivrim » (hébreux) est dérivé du verbe : « avar » (passer).
Pourquoi les juifs sont-ils appelés : « Ivrim » (Hébreux)?

Un juif doit savoir que ce monde n’est rien d’autre qu’un passage vers le monde futur.
Nous ne sommes que des gens en transit, nous déplaçant d’un monde [éphémère] à l’autre [éternel].
Rappelez-vous, la chose principale est le monde futur. »

[Après avoir défait les 4 rois puissants qui avaient capturé Loth, Avraham] « rapporta toutes les possessions, ramena aussi Loth son parent, avec ses biens, et les femmes et le peuple » (Lé’h Lé’ha 14,16)

-> Rabbi Yéhouda Leib Eiger (petit-fils de rabbi Akiva Eiger), dans son Torat Emet, enseigne :
Pourquoi Avraham risqua-t-il sa vie à attaquer les puissants rois pour sauver Loth?
En effet, après tout, Loth s’était séparé d’Avraham et avait abandonné les idéaux qu’il prônait, choisissant à la place de vivre dans la cité pécheresse de Sodome.

Le Zohar nous dit qu’Avraham, dans une vision prophétique, avait vu qu’un des descendants de Loth serait le roi David. Ainsi, en sauvant Loth, Avraham voulait préserver un descendant à naître dans un lointain futur.

La formulation du verset cité fait allusion à cette pensée : « Avraham rapporta toutes les possessions, ramena aussi Loth son parent ».
=> C’est étrange : un être humain n’a-t-il pas la préséance par rapport à un bien matériel? (d’abord Loth et ensuite les possessions)

Le verset avait en tête la raison réelle pour laquelle Avraham poursuivait les rois : le « sauvetage des possessions » = le futur roi David.
En ce sens, dans un effort d’une telle envergure historique, le sauvetage d’une personne telle que Loth n’arrive qu’en second plan.

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-> « Qui d’autre as-tu ici (פֹה)? » (Vayéra 19,12)

Cette phrase est prononcée par les anges lorsqu’ils sont venus sauver Loth et sa famille de la ville de Sodome.

Rabbénou Efraïm fait remarque que la guématria de פֹה est de 85, et est une allusion à Boaz (בועז) qui a la même valeur numérique.
=> Cela signifie que c’est par le mérite de Boaz, par son mariage futur avec une descendante de Loth : Ruth, que Loth et ses filles ont été sauvés.

De plus, on peut noter qu’il y a 85 versets au total dans le livre de Ruth.

[Ruth va vivre assez longtemps pour voir son arrière petit-fils : David, monter sur le trône.
En effet, selon le midrach, à la mort du roi David, lorsque Chlomo a été appelé à régner, Ruth avait sa place à côté de lui. ]

« Hachem avait dit à Avram : Eloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que Je t’indiquerai » (Lé’h Lé’ha 12,1)

-> Le Zéra Kodéch (rabbi Naftali Tsvi Horowitz de Ropshitz) de commenter :

Avraham était obsédé par son infériorité.
Il pensait : « Comment oserais-je aspirer à devenir un tsadik et à proclamer la grandeur de D.! Ma ville natale Our Kasdim est une cité pécheresse. Les membres de ma famille seront tous des idolâtres. Comment quelqu’un avec un tel pedigree/parenté pourrait-il devenir un homme saint? »

Alors qu’il est vrai qu’une personne doit méditer sur son indignité, il est néanmoins écrit : « Son cœur grandit dans les voies de D. » (Divré Hayamim II 17,6), qui signifie que lorsque vient le moment de servir Hachem, vous devez être fier et plein d’assurance, confiant dans le fait que D. pardonne et qu’Il fait le bien envers Ses serviteurs.

=> C’est ce que D. voulait dire lorsqu’Il s’adressa à Avraham : « Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal » = vous pensez que vos origines souillées et vos ancêtres défaillants vous empêchent d’atteindre le degré suprême de sainteté. Chassez ces pensées de votre esprit!
Soyez vaillants dans les voies d’Hachem! Vous serez celui qui fera connaître le Nom de D. dans le monde. »

[chaque juif en tant que descendant d’Avraham, se doit de suivre son chemin, et non celui que notre yétser ara souhaite nous faire prendre (pour qui te prends-tu à vouloir faire autant de mitsvot?, soit humble! = fait le minimum dans ta judaïcité, spiritualité).
De même que Avraham malgré ses origines est devenu le fondateur du peuple juif, de même en suivant son exemple (viser notre grandeur spirituelle), nous avons l’assurance qu’également : « Vous serez celui qui fera connaître le Nom de D. dans le monde »]

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-> Rachi : Va pour toi = Pour ton bonheur et pour ton bien.

-> « Va pour toi » = Il y a dans cet ordre une allusion pour tout juif : « lé’h lé’ha » = de servir Hachem dans le plaisir et la joie.
En effet, le service de D. s’appelle une marche. Ainsi qu’il est écrit dans les Téhilim : « Je marcherai devant Hachem dans les pays de la vie » (Tehilim 116,9).
A ce propos, la Torah ordonne que la marche devant Hachem soit pour ton agrément et pour ton bien, dans le plaisir et la joie.
De plus, « quitte ton pays et ta patrie » = sépare-toi de toutes les vanités du monde qui t’entoure, et de la maison de ton père, des habitudes ancrées en toi depuis le jour où tu es né dans la maison de ton père, va et sépare-toi de toutes ces vanités et des habitudes de ton enfance, progresse! Améliore-toi!
[le Ouva haLévi]

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+ « Va pour toi, hors de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, vers le pays que Je t’indiquerai »

-> Le rabbi Na’houm de Tchernobyl commente :
Hachem a dit à Avraham, qui pratiquait l’hospitalité à une grande échelle : « Va t’en » (lé’h), et sois toi-même nomade, ainsi tu sauras exactement de quoi souffrent les invités nomades.
Mais sache que c’est pour ton profit et pour ton bien (lé’ha), pour que tu accomplisses ensuite la mitsva avec un grand plaisir et une grande joie, une fois que tu auras bien compris le cœur des invités.

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-> Le rabbi Bounim de Pschis’ha nous fait comprendre ce verset de la façon suivante :
« Etant donné que la vision du tsadik éclaire les yeux de l’homme et lui ajoute de la sagesse, Hachem enjoignit à Avraham de se rendre en un lieu où il montrerait son visage saint et lumineux aux autochtones.
Telle est l’ordre : « Va pour toi, hors de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, vers le pays que Je t’indiquerai (aréka – אַרְאֶךָּ) ».
Ce dernier mot est un verbe transitif pouvant être décomposé en : « aré oté’ha », autrement dit : « Je te montrerai là-bas, ainsi que ton saint visage, afin que les gens acquièrent la crainte du Ciel et la sainteté en t’observant, de même que [par la vision] de ton comportement. »

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+ « Avraham partit comme le lui avait dit Hachem » (Lé’h Lé’ha 12,4)

-> Hachem avait promis à Avraham qu’il avait tout intérêt à partir ( « Va pour TOI »).
Hachem lui donnerait une bonne renommée, des enfants, des richesses, … Cependant, il est écrit : « Avraham partit comme le lui avait dit Hachem » = c’est-à-dire sans aucun calcul!
Si Hachem dit de s’en aller, Avraham s’en va, comme Hachem le lui a dit, et non pour recevoir une récompense!
[Sfat Emet]

[d’une certaine façon, le fait de pouvoir réaliser la volonté de D. est en soi une si grande chose, un si grand honneur, qu’aucune récompense n’a de valeur en comparaison!]

« Avram entendit que son parent (son neveu Lot) avait été fait prisonnier, il arma ses disciples qui étaient nés dans sa maison, 318, et il mena la poursuite jusqu’à Dan » (Lé’h Lé’ha 14,14)

-> Au moment de se séparer avec Lot, Avraham lui dit : « Où que tu viennes à t’installer, je ne m’éloignerai pas de toi et je serai pour toi un bouclier et une aide.
Et par la suite, Lot a eu effectivement besoin d’Avram (cf. verset ci-dessus) »
[Rachi – Lé’h Lé’ha 13,9]

Selon le Béer Yossef, c’est pour cela que Avraham a été prêt à risquer sa vie pour aller le sauver, afin d’éviter un ‘hilloul Hachem : les gens disant que Avraham le fidèle de D. ne respectait pas ses promesses.

-> Selon Rachi, ces 318 guerriers ne sont en réalité qu’une seule et même personne : Eliézer (אֱלִיעֶזֶר), le fidèle serviteur d’Avraham.
Celui-ci équivalait à 318 personnes, comme le suggère la valeur numérique de son nom, égale à ce nombre.

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-> « Il arma ses disciples »

La guémara (Nédarim 32b) nous enseigne :
– selon Rav : Avraham a armé ses hommes avec la Torah.
Le Ben Yéhoyada commente : il les a rempli de Torah, afin que la Torah soit pour eux une protection pendant la bataille.

– selon Chmouël : Avraham les a armé d’or.
Le Ben Yéhoyada commente : il leur a donné en avance beaucoup d’or, afin de s’assurer qu’ils seront prêts à renoncer au butin de la guerre.

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« Avram déplaça sa tente et vint s’établir dans les plaines de Mamré » (Lé’h Lé’ha 13,18)

Pourquoi la Torah vient nous spécifier que juste avant la guerre des rois, Avraham est venu vivre dans les plaines de Mamré?

Le midrach nous dit qu’au moment de la guerre avec les 4 Rois, des anges sont venus assister Avraham dans la bataille, mais il a refusait leur aide, car il voulait uniquement que Hachem l’accompagne.
En effet, Avraham avait une foi totale dans le fait que D. aura pitié de lui et le sauvera.

-> « Lui et ses serviteurs, il les frappa, il les poursuivit » (Lé’h Lé’ha 14,15)
Avraham est parti en guerre avec au minimum son serviteur Eliézer, alors pourquoi ce verset utilise-t-il le singulier?

Le Rokéa’h répond : le « Il » dans ce verset fait référence à Hachem.
Puisque Avraham était totalement dépendant de Hachem, alors Hachem a fait la guerre pour Avraham.

La plaine de Mamré était un lieu particulièrement dangereux pour y vivre, puisque les nations autour avaient d’importantes armées.
Le verset nous dit que Avraham y a vécu sans aucune inquiétude car il avait un bita’hon total en Hachem.

« J’agrandirai ton nom, et tu seras bénédiction » (Lé’h Lé’ha 12,2)

-> Les mots : « ton nom, et tu seras bénédiction (chémé’ha vééyé béra’ha – שְׁמֶךָ וֶהְיֵה בְּרָכָה) ont une guématria de 613.
Cela fait référence au fait que Avraham respectait toutes les 613 mitsvot de la Torah, et que ses descendants accepteraient la Torah et garderaient ces mitsvot.

Les mots : « tu seras une bénédiction » (éyé béra’ha – הְיֵה בְּרָכָה) ont la même guématria que : Avraham.
Cela indique que la bénédiction était l’essence même de Avraham.

[le ‘Hida – Pné David]

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-> Les Patriarches sont : Avraham (אברהם), Yit’hak (יצחק ) et Yaakov (יעקב ) = il y a un total de 13 lettres.

Les Matriarches sont : Sarah (שָׂרָה), Rivka (רבקה ), Rachel (רָחֵל ) et Léa (לֵאָה) = il y a également un total de 13 lettres.

Les noms de nos Patriarches et de nos Matriarches ont en tout 26 lettres, comme la guématria du Nom de Hachem (יהוה).
C’est une allusion au fait qu’ils représentent Hachem dans ce monde.

[Rabbi Barou’h de Mezivin – petits-fils du Baal Chem Tov – Boutsina Dinhora]

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+ « Depuis le jour où Hachem a créé le monde, personne ne L’a appelé : Seigneur (Adon), jusqu’à ce que Avraham vienne et appelle Hachem : « Mon Seigneur » (Adonaï – אֲדֹנָי). » (Lé’h Lé’ha 15,8) »
[guémara Béra’hot 7b]

-> Le Maharcha commente que jusque là, Hachem était identifié par le Tétragramme (יהוה), et qu’Avraham a introduit le : אֲדֹנָי au monde, qui exprime Sa domination sur le monde entier.

-> Le midrach (Béréchit rabba 39,1) rapporte comment Avraham a regardé le monde en se demandant à lui-même : « Se peut-il que le monde n’a pas de maître (à l’image d’un magnifique palais sans propriétaire)? »

Hachem a regardé Avraham et a déclaré : « Je suis le Maître du monde! »

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-> Le Psikta Rabbati fait remarquer qu’en dédiant totalement sa vie à diffuser le Nom de Hachem au travers le monde, chacune des lettres du 1er mot des 10 Commandements : Ano’hi (אנכי) font référence à Avraham :

– le aleph : 1 = c’est l’unicité de Avraham ;
– le noun : 50 = c’est l’âge auquel il a pleinement reconnu Hachem ;
– le kaf : 20 = c’est le nombre de générations entre Adam qui est né circoncis, et Avraham, qui a reçu la mitsva de la circoncision (brit mila) ;
– le youd : 10 = c’est les 10 épreuves qu’il a surmonté.

« Je bénirai ceux qui te béniront et celui qui te maudira Je le maudirai » (Lé’h Lé’ha 12,3)

-> Pourquoi pour la bénédiction : la récompense (Je bénirai) précède le mérite (ceux qui te béniront), tandis que cela est l’inverse pour la malédiction?

Nos Sages enseignent qu’Hachem considère une bonne intention comme si c’était déjà une bonne action, alors qu’une mauvaise intention n’est pas comptée comme un acte.

Ainsi, pour le bien, Hachem bénira même la personne qui a seulement l’intention de bénir, avant même qu’elle bénisse concrètement. Il est donc dit : « Je bénirai » avant de dire : « Ceux qui te béniront ».

Mais pour le mal, Hachem ne maudira que celui qui maudira concrètement. Il est donc dit en premier : « Celui qui te maudira », qui sera déjà passé à l’acte, alors « Je le maudirai ».

[Kli Yakar]

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-> On peut rapporter le Tossefot (guémara ‘Houlin 49a), qui nous enseigne que lorsque nous bénissons un juif, Hachem nous bénit.
Ainsi, à chaque fois que nous disons : « bonne journée! » ; « bonne chance » ; « mazal tov » ; « santé! » ; … , en réalité nous bénissons cette personne, nous réalisons la mitsva d’aimer notre prochain juif, et nous nous retrouvons également bénis.
A l’inverse, maudire un juif, c’est entraîner le fait que Hachem nous maudisse!

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-> Le Gaon de Vilna demande pourquoi il est écrit : « Je bénirai ceux qui te béniront et celui qui te maudira Je le maudirai », alors qu’il aurait plutôt fallu écrire : « Je bénirai ceux qui te béniront et Je maudirai ceux qui te maudiront »?

Il répond :
Hachem dit : « Je bénirai ceux qui te béniront » = celui qui veut te bénir, je le bénis lui-même avant, pour qu’il ait des concepts qui lui permettent de te donner une belle bénédiction.
Mais celui qui veut te maudire, qu’il maudisse d’abord, d’après les concepts d’un homme riche, et ensuite seulement Je le maudirai et Je le rendrai pauvre.

[en effet, avant que la malédiction ne s’applique, il est encore riche, et sa malédiction est du type : « Puisses-tu ne jamais avoir plus de 100 000 euros », tandis qu’une fois pauvre, cela devient : « Que tu n’aies plus de pain à manger! »
A l’inverse, en rendant auparavant celui qui bénit riche, il bénira alors selon des standards de riche, avec toute la largesse que cela implique.]

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+ « Je bénirai ceux qui te béniront »

-> Quelle est la bénédiction qu’Il lui a donnée?
Quand Avraham est arrivé, Hachem a dit : « ce n’est pas un honneur pour Moi de devoir bénir Mes créateurs. Je vais mettre les bénédictions entre les mains d’Avraham et de sa descendance, et quiconque ils béniront, Je signerai ce qu’ils disent, ainsi qu’il est écrit : « Tu seras une bénédiction … »

Que signifie « Je bénirai ceux qui te bénissent »?
Hachem a dit : « Je mets les bénédictions entre les mains de quiconque tu béniras, et je signerai ce que tu as décidé. »
[midrach Tan’houma Yachan]

« Alors qu’il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à Saraï son épouse : Voici, je savais que tu es une femme de belle apparence » (Lé’h Lé’ha 12,11)

-> La guémara (Yoma 28b) dit que Avraham observait la Torah toute entière, même si elle n’avait pas encore été donnée.

-> Rachi écrit qu’en raison de son niveau de modestie, Avraham n’avait encore jamais regardé Sarah, sa femme, avant qu’ils ne soient sur le point d’entrer en Egypte.

-> La guémara (Kidouchin 41a) établie qu’il est interdit de se marier avec une femme sans l’avoir au préalable regardée pour s’assurer qu’elle trouve faveur à nos yeux.

=> Si Avraham suivait toute la Torah, pourquoi ne l’avait-il pas déjà regardée avant le mariage?

-> Le Maharcha (guémara Baba Batra 16a) répond qu’en réalité Avraham a vu Sarah dans sa jeunesse avant de se marier avec elle.
Après leur mariage, il ne l’a plus regardé, en ayant conscience que sa beauté diminuera avec le temps passant.
Cependant, lorsqu’il la regarda avant d’entrer en Egypte, il réalisa que son apparence n’avait pas changé pendant tout ce temps (cf. Rachi Béréchit 23,1).

Il donne un autre avis (guémara Yébamot 100b), selon lequel Avraham n’a commencé à observer les mitsvot qu’après avoir réalisé sa circoncision, ce qui n’était alors pas le cas.

-> Le rav Chmaryahou Ariéli (Michméret Ariel), cite le commentaire de Rachi (Béréchit 11,29), disant que Sarah était appelée : Yiska (provenant d’un mot hébreu signifiant : regarder), car tout le monde la regardait pour sa beauté.
Avraham se reposait sur sa réputation, plutôt que de la regarder lui-même avant le mariage.

-> Le rav Zalman Sorotzkin (Oznayim laTorah) dit que la guémara explique que la raison de l’obligation de regarder une femme avant le mariage, est par peur de trouver un défaut chez elle lorsqu’il la regardera après le mariage, et d’en venir alors à la mépriser.
Cette raison ne s’appliquait pas à Avraham qui n’a jamais eu l’intention de regarder Sarah par la suite.

Rabbi Barou’h Téoumim Frankel dit que Avraham (symbole du ‘hessed), avait dans son cœur uniquement de l’amour envers autrui.
Ainsi, même en se forçant, il ne pourrait jamais en venir à mépriser une autre personne, et à plus forte raison sa femme.
C’est pourquoi, il n’avait pas besoin de la regarder avant le mariage.