« Son oeuvre est parfaite, car toutes Ses voies sont justice. D. de fidélité et sans iniquité, Il est juste et droit » (Moché rabbénou – Haazinou 32,4)

-> « L’homme ne voit qu’une partie des événements et c’est pourquoi il a du mal à les comprendre.
S’il voyait les œuvres de D. du début à la fin, il constaterait que tout est juste.

Notre verset exprime cette idée :
– « Son oeuvre est parfaite » = Ne voyez pas les choses telles qu’elles sont! Il peut vous sembler que le monde est désordonné, mais ce que vous voyez n’est qu’une petite partie de l’oeuvre de Hachem.
Si vous pouviez en contempler l’ensemble, vous sauriez que tout est juste et équitable

– « D. de fidélité » = ses pensées [Divines] n’étant pas semblables aux vôtres [Humaines], cette idée n’est pas perceptible par les sens mais seulement accessible par la foi en Ses paroles, en Sa promesse de récompense et punition.
Grâce à cette foi, vous parviendrez à comprendre qu’il n’est aucune iniquité devant D. »

[le Méam Loez]

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+ « Son oeuvre est parfait »

-> Le rabbi Chimon de Yéroslav a vécu très longtemps, et ses élèves lui ont demandé à quoi il attribuait sa longévité.
Leur rabbi leur a répondu : « J’ai toujours accepté avec amour et je n’ai pas protesté contre ce que faisait Hachem.
Car il est clair comme le soleil que tout ce que fait Hachem est justifié et bon, mais quand l’homme se plaint et pose des questions, on le fait monter au Ciel (lui reprenant alors la vie!) et on lui montre : « Regarde, tout est bon et juste … »
Moi, je ne me plains pas, c’est pourquoi on ne me fait pas monter pour discuter de la justice de Hachem (me laissant en vie dans ce monde!).

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+ « Son oeuvre est parfait »

-> On raconte sur le ‘Hazon Ich, qu’un jour quelqu’un est venu le trouver pour poser des questions sur la Providence Divine, en rapport avec la Shoa.
Le ‘Hazon Ich lui fit remarquer : « Celui qui ne connaît pas la couture et voit un tailleur qui coupe et déchire un tissu pense qu’il abîme le tissu, alors qu’en réalité, il prépare simplement un vêtement neuf. »

-> Selon le rabbi Chlomo Kluger, on ne pourra jamais comprendre pourquoi Hachem a agit de telle ou de telle façon à moins qu’Il ne « découse » toute la Création, c’est-à-dire qu’il défasse tout, pour montrer la Création du début jusqu’à la fin, et qu’Il explique chaque acte séparément : avec son but, sa raison d’être, et quelles sont ses conséquences.

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+ « Toutes Ses voies sont justice »

-> Rabbi Israël Salanter enseigne :
« Quand les autorités veulent punir un homme de sa faute, on le juge uniquement lui-même, et même si sa famille et ses proches sont appelés à souffrir du verdict, cela n’empêche pas de le condamner sévèrement.
Mais il n’en va pas de même de Hachem, qui avant de punir le pécheur regarde ses proches, et si quelqu’un risque d’en pâtir, alors Il examine si celui-ci a mérité cette souffrance.
En effet : « toutes ses voies sont justes » = que ce soit en ce qui concerne celui dont on parle ou ses proches, c’est un « D. de vérité, sans iniquité » = car chacun ne recevra que le châtiment qu’il a mérité, et pas plus. »

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+ « Toutes ses voies sont justes, un D. de confiance en qui il n’y a pas d’injustice »

-> Le rav Yaakov Neiman (Darké Moussar) enseigne :
Pour croire en D. qui a créé le Ciel et la terre, il n’y a pas besoin d’une sagesse extraordinaire, car c’est une chose que l’intelligence la plus ordinaire peut comprendre.
Le grand test de la foi est justement quand on voit des choses apparemment étonnantes, alors que les questions et les doutes s’agitent dans l’âme.
Si à ce moment-là, l’homme fait abstraction de tous ses doutes et croit fermement dans le Créateur du monde, il est arrivé au niveau de foi exigé.
En effet, la véritable exigence envers l’homme est de croire qu’il n’y a pas d’injustice, alors que se révèle aux yeux ce qui apparaît comme une terrible injustice, incompréhensible.
[…]
Il n’est pas dans la possibilité d’un être de chair et de sang de comprendre les voies de Hachem, qui dépassent notre entendement. [rester à sa place d’humain, et avoir D. à Sa place de notre Créateur, de l’Unique]
Nous devons seulement croire que : « toutes Ses voies sont justes, un D. de confiance en qui il n’y a pas d’injustice. »

« Car la portion de Hachem [dans ce monde-ci], c’est Son peuple » (Haazinou 32,9)

-> Rav ‘Haïm de Volozhin s’interrogea un jour à propos d’un enseignement du Tana déBé Eliyahou, selon lequel l’un des Attributs de Hachem est qu’ « Il est satisfait de Sa portion ».
Comment peut-on limiter Son domaine à une « portion » alors que tout l’univers est à Lui?

Son maître, le Gaon de Vilna, a répondu à sa question en citant le verset ci-dessus, et il expliqua :
« Hachem est heureux d’avoir choisi Israël pour être Son peuple, et non une autre nation du monde.
Il est heureux de Sa portion, même aux moments où elle décline spirituellement.
Il n’en fait pas moins, alors résider Sa présence divine en son sein. Il reste « avec » elle et ne l’abandonnera jamais, car Il est satisfait de Son choix. »

« Comprenez les années des générations » (Haazinou 32,7)

Que signifie ce verset ?
En fait, chaque génération et chaque période reçoit du Ciel une nouvelle compréhension dans la Torah, qui correspond et qui est adaptée à la nature de la génération.

Les tsadikim et les Sages de chaque période comprennent et diffusent la Torah selon ce qui leur est demandé de comprendre et d’enseigner aux personnes qui vivent dans leur génération.

[ainsi, chaque génération a les meilleurs rabbanim, qui lui transmettent les paroles les plus pertinentes]

[le ‘Hidouché haRim]

« D. protège ceux qui Lui font confiance comme un homme protège la prunelle de ses yeux »

[midrach Tan’houma – Haazinou 32,1
– « Il le protège, Il veille sur lui, le garde comme la prunelle de Ses yeux »]

« La Torah que j’ai donnée à Israël, elle est la vie donnée au monde, tout comme la pluie est la vie donnée au monde quand le ciel distille de la rosée et de la pluie. »

[Rachi – Haazinou 32,2
– « Que mon enseignement ruisselle comme la pluie » – Le Cantique de Moché]

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-> « Ce n’est pas en vain que vous peinez pour l’apprendre [la Torah] : une grande récompense lui est attachée « car elle est votre vie ». »
[Rachi – Haazinou 32,47]

-> Rabbi Méïr dit : « Quiconque étudie la Torah de façon désintéressée … est appelé ami, bien-aimé, adorateur du Créateur, un homme qui aime les hommes, qui réjouit D. et ses semblables ; la Torah le revêt d’humilité et de crainte. » (Pirké Avot 6,1)

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+ « Car ce n’est pas une chose vide pour vous (מכם) » (Haazinou 32,47)

Le terme « מכם » (mikèm) ayant pour valeur numérique 100, c’est comme si l’on disait : « Si vous la (la Thora) trouvez vide, c’est parce que vous l’étudiez 100 fois (comme la valeur de מכם) » et non pas 101 fois.
Si vous trouvez la Torah vide, cela vient de vous (מכם), de votre faute!
[Péninim Yékarim]

=> Selon le Nétsiv, si la Torah est vide, c’est à cause de vous, c’est-à-dire par notre faute les versets ne nous sont pas compréhensibles, car nous ne nous donnons pas assez de mal.
Rabbénou Bé’hayé dit que c’est un manque (le fait que la Torah soit vide à nos yeux) qui a son origine dans notre intelligence, nous ne sommes pas arrivés au niveau nécessaire pour la comprendre.

« Souviens-toi des jours antiques » (Haazinou 32,7)

-> « Tant que D. vous inflige des souffrances, rappelez-vous les bienfaits et les consolations qu’Il vous apportera dans le futur. »

[Midrach Raba et Yalkout Chimoni]

-> Le ‘Hafets ‘Haïm disait :
Chacun a des soucis. Il vaut mieux avoir des soucis d’ordre spirituel afin d’être dispensé des soucis matériels, conformément à cet enseignement de Avot de Rabbi Nathan (début du chapitre 20) :
« Celui qui applique les paroles de la Torah sur son cœur, on le préserve des affres de la guerre et de la famine et de tous les soucis d’un être de chair et de sang ; et celui qui n’applique pas les paroles de la Torah sur son cœur, on lui impose les affres de la guerre et les soucis d’un être de chair et de sang ».

-> Le Tana déBé Elyahou compte parmi les Attributs de D. qu’Il est content de Son lot.
Comment peut-on expliquer ce qualificatif au Maître de l’univers, à qui appartient la terre et ce qu’elle renferme?

Rabbi ‘Haïm de Volozine qui posa cette question au Gaon de Vilna, obtenu comme réponse :
« D. est toujours content de Son lot, c’est-à-dire des enfants d’Israël, Il continue à résider parmi eux et Il ne les abandonne pas! »

-> Un jour, le ‘Hafets ‘Haïm demanda à quelqu’un : « Comment allez-vous? », l’autre répondit : « Un léger mieux ne ferait pas de mal! »
Le ‘Hafets ‘Haïm lui rétorqua : « D’où sais-tu que cela ne ferait pas de mal?
D. sait mieux ce qui est bien pour toi. Il est clément et miséricordieux. Il veut et Il peut donner plus. A l’évidence, si cela ne va pas mieux, c’est très bien ainsi ».

« Lorsque les enfants d’Israël échangent leur foi contre des sottises et des coutumes non-juives qui leur paraissent plus importantes que les commandements éternels de la Torah, ils sont attaqués et pourchassés par des peuples qui perdent leur aspect humain et les haïssent de façon irrationnelle. »

[le Avnei Azel (1897-1943) – Rabbi Alexander Zoucha Friedman (auteur aussi du Maayana chel Torah) – commentaire sur Haazinou (32,20) ]