« Car la chose est très proche de toi : dans ta bouche et dans ton cœur pour l’accomplir » (Nitsavim 30,14)

-> La bouche (פה) et le cœur (לב), lorsqu’ils sont écrits pleinement (פ »ה ה »י et למ »ד בי »ת soit 586), ils ont la même guématria que le mot Shofar (שופר), soit 586.

C’est une allusion à la puissance de la téchouva que contient le Shofar.
Nous devons faire téchouva à la fois avec nos lèvres (bouche) et à la fois avec notre cœur.
La partie essentielle de la téchouva est celle provenant de notre cœur.

[Ben Ich ‘Haï]

« Vous les attacherez en signe sur votre bras et ils seront des totafot entre vos yeux » (Vaét’hanan 6,8)

-> Rabbi Shimon Schwab dit que les femmes n’ont pas l’obligation de mettre les téfilines car elles portent leurs « téfilines » tout au long de la journée.
En effet, alors que les hommes ornent leur tête et bras avec leurs téfilines pendant la prière du matin, les femmes ont le mérite d’avoir la mitsva de se couvrir la tête et les bras, dans le cadre de la tsniout.
Par conséquent, elles n’ont pas besoin de la sanctification supplémentaire de la mitsva des téfilines comme les hommes.

Hommes et femmes soumettent de cette façon leur volonté à Hachem : par l’intellect (volonté – tête) et le matériel/physique (action – par le bras).

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-> Le Maharal de Prague enseigne que même si la mitsva des téfilines n’était pas une mitsva dépendante du temps (zman grama), les femmes en seraient quand même exemptes, car il n’est pas approprié au Nom Divin d’être sur des zones impudiques (tsniout – que les femmes doivent toujours recouvrir).
Chacune des boîtes des téfilines contient le Nom Divin, et cela serait un manque de respect d’Hachem que de les placer sur ces zones.

==> Cela souligne l’importance de la tsniout, et le fait qu’à chaque instant où une femme est pudique elle fait une mitsva énorme, qui n’a rien à envier à la mise des téfilines des hommes!

« Tu observeras les commandements de Hachem, ton D., en suivant Ses voies et en Le craignant » (Ekev 8,6)

-> Rabbi Moché Cordovéro (Tomer Devora) commente :
La Torah nous ordonne d’aimer Hachem et de « suivre Ses voies », de L’imiter.
A chaque fois que quelqu’un transgresse (la volonté de D.), c’est comme s’il insultait Hachem.
Cependant, Hachem continue à lui donner la vie et de la vitalité.

Nous aussi nous devons travailler sur nous-même afin de témoigner à autrui de la patience et de la tolérance.
Même s’il nous a insulté ou blessé sans nous demander pardon, nous ne devons pas s’abstenir d’agir avec lui avec bonté.

« Il ne profanera pas sa parole » (Matot 30,3)

Le mot : ya’hél (יַחֵל – profanera) est lié au mot : ‘haloul (vide, creux).
Une personne doit réaliser que ses mots ne sont pas vides et creux, mais plutôt qu’ils vont générer une certaine réalité spirituelle.

Si nous parlons de mots de Torah et de sainteté, nous créons des anges qui intercèdent pour nous au Ciel.
Cependant, si nous disons des mots futiles/frivoles, voir pire du lachon ara et des commérages, alors nous créons des anges Destructeurs qui vont agir contre nous, que D. nous en préserve.

[le Ari zal]

« Du début de l’année et jusqu’à la fin de l’année » (Ekev 11,12)

-> « Méréchit » (depuis le début – מֵרֵשִׁית) est écrit sans « aléph (à la différence de béréchit : בְּרֵאשִׁית – au début).
C’est une allusion au mois de Tichri (qui a les mêmes lettres dans un autre ordre : מֵתשרי – méTichri – depuis Tichri), qui est le Roch Hachana de la Création du monde.

Nos Sages (guémara Roch hachana 8a) ont expliqué qu’à Roch Hachana, le monde est jugé pour décider ce qui arrivera jusqu’à la fin de l’année.

[Rabbénou Bé’hayé]

« Un pays dont ses pierres sont du métal, et de ses montagnes tu extrairas du cuivre » (Ekev 8,9)

-> Si on mélange les lettres du mot : « avanéa » (ses pierres – אֲבָנֶיהָ), on obtient : « banéya » (ses fils, ses constructeurs – בנאיה).

De plus, les initiales des mots : « avanéa barzél ouméararéa ta’htsov » (ses pierres sont du métal, et de ses montagnes tu extrairas – אֲבָנֶיהָ בַרְזֶל וּמֵהֲרָרֶיהָ תַּחְצֹב) forment le mot : « avot » (nos Patriarches – אבות), et le mot : « barzél » (métal – בַרְזֶל) est formé des initiales de : « Bil’a, Ra’hél, Zilpa, Léa ». (nos Matriarches – Imaot).

=> Cela nous rapporte la louange du pays d’Israël, dont les fils sont des constructeurs (al tikré banayi’h éla bonayi’h), et qui accomplissent cette construction par le mérite des Patriarches des Matriarches.

[Ets haDaat Tov]

« Il conserve sa faveur à la millième génération » (Ki Tissa 34,7)

-> Le Sforno explique que Hachem prend les bonnes actions qu’une personne fait et les utilise pour aider les enfants et les petits-enfants, et ce même de nombreuses années plus tard.
Il est évident que chacun est récompensé pour ses propres actions, mais Hachem est tellement rempli de bonté qu’Il utilise également nos actions au bénéfice de nos descendants.

[à chaque action (même la plus simple), et à plus forte raison dans une épreuve difficile dans laquelle nous restons fidèle à Hachem, nous devons avoir à l’esprit que nous laissons un super héritage à notre descendance.
Certes nous bénéficierons personnellement de l’énorme récompense, mais nous mettons en place un moyen par lequel D. comblera de bénédictions nos descendants.]

La femme Sota (soupçonnée d’infidélité conjugale) a jeté son regard sur un homme qui ne lui est pas approprié.
Elle n’obtient pas ce qu’elle désirait, et de plus ce qu’elle possédait lui est retiré, car quiconque convoite ce qui ne lui appartient pas n’obtiendra pas ce qu’il désire et se verra privé de ce qu’il possède …

De même, Caïn, Kora’h, Bil’am, … et Haman n’ont pas obtenu ce qu’ils convoitaient, et de plus ont perdu ce qu’ils possédaient.

[guémara Sota 9a-b]

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=> « Quiconque convoite ce qui ne lui appartient pas n’obtiendra pas ce qu’il désire et se verra privé de ce qu’il possède » :

-> Le Ben Ich ‘Haï enseigne que cela obéit au principe de mesure pour mesure (mida kénéguéd mida).
En effet, en jetant son regard et en convoitant ce qui n’est pas à lui, au lieu de concentrer son regard directement sur ce qui est à lui, cette personne a inversé et déformé sa vision.

En réciprocité, les lettres de l’œil (ayin – עין), organe de la vision, vont être inversées pour donner le mot : ani (pauvre – עני), ce qui fait allusion au fait qu’il s’appauvrira de tout ce qu’il possédait.

-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou – tome.2,p.63) commente cette guémara ainsi :
Ceux qui ont vécu dans ce monde-ci en étant attachés à Hachem et à la spiritualité, éprouveront une plénitude de l’âme même dans ce monde-ci, selon le verset : « Ce qui M’aiment hériteront l’être (yéch) dans ce monde-ci et Je remplirai leur trésor » (Michlé 8,21).

En effet, leur être (yéch) dans ce monde-ci est entièrement à l’intérieur d’eux-mêmes et ils n’aspirent en rien à tout ce qui se trouve en dehors de leur être. Ils ne dépendent donc pas des sollicitations extérieures à leur être, et sont donc heureux de leur sort.

Par contre, ceux qui ont vécu dans ce monde-ci uniquement pour la satisfaction de leurs désirs matériels, qui sont extérieurs à eux-mêmes, détruisent leur véritable personnalité (leur yéch).
En courant derrière ces plaisirs matériels, hors de leur être, ils ne seront jamais satisfaits de leur sort.

C’est pourquoi Hillel dit : « Si je ne suis pas pour moi-même, qui sera pour moi? » (Pirké Avot 1,14), c’est-à-dire : « Si je ne possède pas ma véritable personnalité, je n’ai rien à espérer ».

Nous pouvons ainsi comprendre la guémara (ci-dessus) : « Celui qui convoite ce qui n’est pas en lui (qui est en dehors de son être) n’obtiendra pas ce qu’il recherche, car il ne pourra jamais combler ses désirs et restera en manque ; de plus, il perdra ce qui est à lui, c’est-à-dire qu’il perdra sa véritable personnalité et son contenu intérieur. »

Balak & l’importance d’aimer son prochain

+ Balak & l’importance d’aimer son prochain :

-> Rabbi Avraham Yéhochoua Heshel (le rabbi de Apt) a fait remarquer :
« Les lettres du mot : Balak (בלק) sont les premières de : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ – Kédochim 19,18).
[même si sur le papier visuellement seulement 1 lettre est identique, vocalement on ne voit pas la différence : « vé-aavta » avec un bét (en place du vav), et ka-mo’ha avec un kouf (en place du kaf).]

[On apprend de là que ] Si l’on se focalise sur les petites différences entre nous et notre frère juif, plutôt que de se concentrer sur les grandes similarités, nous ne pourrons alors jamais accomplir cette mitsva. »

[même si l’apparence (l’écriture) est différente, l’essence, l’objectif proclamé est commun (on va tous dans la même direction!
Nous profitons de nos différences pour donner davantage de superbe à la tâche collective!!).]

« Il n’a pas observé d’iniquité en Yaakov … Hachem son D. est avec lui et l’amitié du Roi est en lui » (Balak 23,1)

-> Selon Rachi, lorsque Israël faute, D. s’abstient d’observer de trop près ses péchés.

-> Rabbi Lévi Yits’hak de Berditchev fait remarquer : Si Hachem, à qui tout est révélé et connu, ne regarde pas les fautes des juifs, combien à plus forte raison il nous est interdit de se focaliser sur les fautes d’un autre juif.
Nous devons également atteindre cette attitude élevée de : « Il n’a pas observé d’iniquité en Yaakov ».

-> Le Ibn Ezra dit que les 2 parties du verset sont liées : tant qu’il n’y a pas de faute chez Yaakov, D. lui voue son amitié. En revanche si Israël faute, D. lui retire a bonté.
C’est pourquoi Bil’am a compris que la meilleure façon de nuire aux juifs n’est pas de les maudire, mais de les inciter à pécher.

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-> Selon nos Sages, un bon ange est créé pour chaque mitsva réalisée, tandis qu’un mauvais ange est créé pour chaque faut que nous accomplissons (que D. nous en préserve).

Rabbi Zoussia d’Anipoli d’ajouter : « Les juifs sont saints, car j’ai pu voir les anges créés par leurs bonnes actions, et ceux créés par leurs fautes.
Les anges créés par leurs fautes sont imparfaits, faibles, pleins de défauts, car un juif ne faute pas de tout son cœur, puisqu’en fautant il est rempli de honte et de remords. »