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Guéoula & les 2 retours en terre d’Israël

+ Guéoula & les 2 retours en terre d'Israël :

-> "Hachem, ton D., ramènera tes captifs (véchav Hachem) et aura pitié de toi, et Il reviendra (véchav) et te rassemblera de toutes les nations où Hachem ton D. t'aura dispersé. Si tes dispersés se trouvent aux extrémités des cieux, de là Hachem ton D. te rassemblera et de là Il te prendra. Et Hachem ton D. te ramènera dans la Terre [d'Israël] de tes Patriarches" (Nitsavim 30,3-5).

-> Le Messé'h 'Hokhma explique :
[La raison pour laquelle le mot "véchav" (וְשָׁב) est mentionné 2 fois est que] Hachem d'abord ramènera et aura pitié des juifs qui sont en captivité, ceux qui aspirent à la terre d'Israël et veulent fuir de 'houtz LaAretz comme [on veut fuir] une prison. [malheureusement ils doivent pour le moment rester dans la terre en dehors d'Israël, s'y sentant comme en captivité, tellement ils aspirent à vivre en Israël. ]

[La deuxième partie du verset], "et Il vous rassemblera de toutes les nations" fait référence aux juifs qui ont trouvé de la satisfaction dans des terres étrangères ('houtz laAretz), ceux qui ont perdu tout désir pour la Terre d'Israël. Hachem les rassemblera également, et Il les ramènera après [le premier groupe].

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=> Le point important ici est qu'avec la venue du machia'h, il y aura deux étapes dans le rassemblement des exilés : d'abord, Hachem délivrera les juifs qui vivent dans des terres qui leur semblent hostiles (car ils aspirent tellement à Israël!).
C'est uniquement pour ces juifs que le verset indique : "Hachem aura pitié de toi" (véri'hamta), comme indiquant que leur retour se fera dans de belles conditions (puisqu'ils voulaient sincèrement y être mais ne le pouvaient malheureusement pas, alors Hachem considère cette aspiration sincère comme s'ils avaient vécu en Israël).

Ensuite, Hachem ramènera chez eux les juifs qui vivent dans des terres qui leur semblent confortables (ils ont perdu tout désir ardent pour la Terre Sainte, préférant, trouvant des qualités à une autre terre).
Non seulement ces juifs ne bénéficient pas de la pitié, de la miséricorde d'Hachem, ils auront perdu la mitsva de la Torah de chaque instant de vivre en Israël, mais en plus ils auront une sorte de honte d'avoir comme trompée la terre d'Israël (où Hachem est si présent), une honte de retourner les derniers se réunir en terre d'Israël avec leurs frères juifs qui y seront déjà.

Fixer une date pour la venue du machia’h?

+ Fixer une date pour la venue du machia'h? :

"Yaakov appela alors ses fils et leur dit : "Rassemblez-vous et je vous dirai ce qui vous arrivera à la fin des temps" (Vayé'hi 49,13-14).

-> Nos Sages, cité ici par Rachi, expliquent que Yaakov voulait révéler à ses fils le keitz, la date de la fin de l'exil, lorsque le machia'h viendra et que le monde sera rempli de la connaissance des voies d'Hachem. Cependant, la Chékhina le quitta, et il comprit que cette information ne devait pas être divulguée.

-> La guémara (Sanhédrin 97b) nous dit : "Rabbi Shmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : Que ceux qui calculent la fin des temps soient maudits (tipa'h atsman ché mé'hapéché kitsin)".

Cette sévère mise en garde contre toute tentative de déterminer la date de l'arrivée du machia'h semble aller à l'encontre de la pratique de nombreux grands hommes de notre nation, notamment des dirigeants spirituels tels que Rav Saadia Gaon, le Rambam et le Ohr Ha'haim, qui ont tous consigné les dates qu'ils estimaient être le keitz.

Le rav 'Haïm Kanievsky explique que le problème lié à la révélation du keitz est double :
Premièrement, suggérer un keitz situé dans un avenir lointain risque de faire désespérer les gens en la guéoula. C'est pour cette raison que les dates suggérées par tous nos guédolim étaient relativement proches (pour donner espoir).
Deuxièmement, le problème inverse se pose. Si un dirigeant suggère une date et que cette date passe sans que le machia'h n'arrive, cela peut également provoquer le découragement et des pensées hérétiques selon lesquelles la guéoula n'aura jamais lieu (puisque déjà passée).

Cependant, le rav Kanievsky explique nous savons qu'il existe plusieurs kitzin possibles. Le prophète Yéchayahou nous dit (60,22), parlant au nom d'Hachem : "ani Hachem béita a'hichéna" (en son temps, Je hâterai [l'approche de la guéoula]".
Cela semble être une contradiction dans les termes : la guéoula arrivera-t-elle en son temps, ou Hachem la hâtera-t-il ?
Rachi explique qu'il n'y a pas qu'un seul moment possible pour l'arrivée du machia'h : Si le peuple juif est méritant, s'il mérite que les souffrances de son exil prennent rapidement fin, alors Hachem accélérera son retour à la grâce. Ce n'est que s'il ne mérite pas d'être délivré qu'il devra attendre le moment final fixé, lorsque Hachem a promis à nos ancêtres qu'Il nous délivrerait, quelles que soient nos actions.
[le machia'h peut venir plus rapidement par nos mérites (c'est "a'hichéna"), ou bien provoqué par la date limite fixée par Hachem (c'est "béita"). ]

Le keitz qui ne peut être calculé, explique le rav Kanievsky, est celui de "béita". Cette date peut être lointaine, et elle est définitive et absolue. Si une date est proposée comme étant la fin de l'exil, et que cette date passe sans que la guéoula annoncée n'arrive, les masses risquent de perdre espoir et de penser que Hachem nous a abandonnés à notre sort, que D. préserve.

Cependant, le keitz des "a'hichéna" n'est pas une date unique.
Chaque génération a des moments propices à la guéoula (et parfois cela peut être extrêmement propice), si elle s'avère en être digne. Ce moment est nécessairement proche, mais il n'est pas définitif. Il s'agit seulement d'une période pendant laquelle la guéoula peut survenir de manière, si nous remplissons les conditions nécessaires.

Le passage de ce keitz est donc une source de tristesse, car il montre que nous ne nous comportons pas correctement (en fonction de ce que Hachem attend de nous), mais il n'engendre en aucun cas le désespoir, car la guéoula brille toujours à la fin de l'interminable obscurité de notre exil (ce n'est que partie remise).
Ce keitz de "a'hichéna" est celui que nos dirigeants spirituels ont souvent indiqué, apportant l'espoir, mais jamais la désolation.

Donner davantage à la tsédaka & soutenir la Torah

"Zévouloun s'étendra le long des côtes. Il sera au port maritime, et sa dernière frontière atteindra Tzidon. Yissa'har est un âne aux os solides ; il demeure entre les frontières" (Vayé'hi 49,13-14).

-> Nos Sages nous disent que Yissa'har et Zévouloun ont conclu un partenariat : Zévouloun ferait des affaires et gagnerait suffisamment pour subvenir aux besoins de Yissa'har, ce qui permettrait à ce dernier de se consacrer entièrement à l'étude de la Torah. Ils recevraient alors chacun une récompense égale pour leur étude.

Il existe une règle générale selon laquelle on ne peut donner plus d'un cinquième (20%) de ses revenus à la charité (tsédaka). Cependant, le Shita Mékoubétset (Kétoubot 50a) écrit que le soutien à la Torah est exempté de cette restriction et qu'on peut dépenser autant qu'on le souhaite pour aider l'étude de la Torah.

Le 'Hafets 'Haïm explique que l'accord "Yissa'har-Zévouloun" montre que le soutien à la Torah n'est pas une œuvre de charité, mais un partenariat ; tout comme les Sages n'ont imposé aucune restriction aux dépenses d'une personne dans d'autres formes d'entreprise, ils n'ont pas limité sa capacité à conclure des partenariats qui lui valent une récompense éternelle.

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-> b'h, voir également : donner plus de tsédaka pour expier nos fautes : https://todahm.com/2025/01/24/donner-plus-de-tsedaka-pour-expier-nos-fautes

Le jour d’anniversaire

+ Le jour d'anniversaire :

-> "Le 3e jour, anniversaire de la naissance de Pharaon, celui ci donna un banquet à tous ses serviteurs" (Vayéchev 40,20)

-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky s'il existe une source dans la Torah qui autorise la célébration des anniversaires. Il répondit en citant les paroles de la guémara (Moed Kattn 28a) : "Lorsque Rav Yossef atteignit l'âge de 60 ans, il organisa une fête pour les rabbanim, en disant : J'ai échappé [à la punition] de karét" (le karét est une punition infligée par la Main du Ciel qui condamne à mourir avant l'âge de 60 ans].

Nous voyons, dit le rav Kanievsky, qu'il n'y avait pas de fête pour les autres anniversaires, seulement pour le 60e anniversaire, en raison de cette raison unique. Le rav Kanievsky ajoute que son père, le Steïpler, n'a jamais fêté son anniversaire.

Lorsque le rav Kanievsky a été interrogé sur la manière de marquer le 60e anniversaire, faut-il dire Nichmat (kol 'haï), donner de la tsédaka ou autre, il répond : "Je n'ai jamais vu mes rabbanim faire quoi que ce soit de tel. Tout ce que nous savons, c'est que la guémara rapporte la célébration de Rav Yossef."

Le rav Kanievsky a un jour cité les paroles de l'Adéret (rabbi Eliyahou David Rabinowitz-Teumim) dans son séfer Néfech David :
"De tout mon cœur, je me suis mis en colère contre ceux qui m'ont béni et ont essayé de me réjouir le jour de mon anniversaire. Depuis ma jeunesse, j'avais l'habitude de dire que la seule célébration d'anniversaire que l'on trouve dans nos livres saints est celle du Pharaon".

-> Il était une fois un homme qui avait besoin d'une intervention médicale, et il vint demander au rav Kanievsky s'il y avait un avantage à la programmer le jour de son anniversaire.
Le rav 'Haïm Kanievsky lui répondit que certes le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) mentionne que le mazal d'une personne est renforcé le jour de son anniversaire, mais cela ne s'applique peut-être qu'aux non-juifs, car les juifs ne sont pas soumis aux diktats du mazal (voir Shabbath 156b - én mazal léIsraël - le mazal n'exerce pas de contrôle sur Israël).

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+ Le jour d'anniversaire :

-> Quelle est la position juive concernant les anniversaires?
1°/ Le Karbon Ha’eida (Yérouchalmi Roch Hachana 3,8) explique que le jour de notre anniversaire, on ne subit pas de dommages, de préjudices, aussi rapidement car le mazal qui règne ce jour-là nous protège.
De même, le 'Hida ('Homat In'ha - Iyov 3) écrit que le jour de notre anniversaire, notre mazal est puissant (בריא וחזק).

2°/ Beaucoup adressent des bénédictions à leurs proches à l'occasion de leur anniversaire.
Une allusion à cela se trouve dans le Téhilim (2,7-8) : "aujourd'hui c'est mon anniversaire, demandez-moi quelque chose et je le donnerai" (אני היום ילדתיך שאל ממני ואתנה - ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa).

3°/ Le rabbi de Tolna a dit que le jour de notre anniversaire, on davantage de force de demander et de supplier Hachem que l'on soit satisfait de nos désirs, comme cela est suggéré (Téhilim 2,7-8) : ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa. [rapporté dans le séfer אמרתך חייתני, p.246 ]

4°/ Nombreux sont ceux qui pratiquent le 'hechbon néfech, un examen de conscience personnel, le jour de son anniversaire. Cette pratique découle du fait que Roch Hachana n'est pas célébré le jour de la création du monde, mais six jours plus tard, le jour d'anniversaire de la création d'Adam et 'Hava. C'est le jour où tout a véritablement commencé.
De même que le jour de Roch Hachana est "yom hadin", le jour du jugement, nous devrions, nous aussi, vivre une expérience similaire le jour de notre anniversaire. Autrement dit, nous devrions faire un 'hechbon néfech, réfléchir et identifier nos progrès et nos axes d'amélioration.
[on peut à la fois fêter et célébrer toutes les belles choses qu'on a pu faire, mais également prendre un moment où l'on fait téchouva, et on s'engage à s'améliorer (on fête avec avance nos belles actions à venir). ]

Lorsque le rabbi Shmouel Mohilever a eu 70 ans, certains souhaitaient organiser une fête en son honneur. Lorsque le rabbi Mohilever en prit connaissance, il refusa catégoriquement, affirmant qu'on ne trouve dans la Torah aucune mention de célébrations d'anniversaire chez les juifs. Seuls les non-juifs le font, comme Pharaon qui organisa un festin pour son anniversaire (Vayéchev 40,20).
Il ajouta que cela constitue une différence entre nous et les nations : un juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour lui-même, tandis qu'un non-juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour autrui, comme Pharaon qui rétablit le "char amachkim" dans ses fonctions et fit pendre le "char aofim". [séfer Itouré Torah - Vayéchev 40,20 ]

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-> On dit que l'anniversaire est le jour où Hachem a décidé que le monde ne pouvait plus continuer sans nous. Nous sommes, en tant qu'individu, unique et irremplaçable. Nul être humain dans l'Histoire, nul n'ayant jamais vécu et nul ne peut accomplir le rôle, la mission spécifique que Hachem nous a confié dans sa création.

-> Le midrach Seichel Tov (Vayéchev 40,20) dit : pour la majorité des gens, leur anniversaire leur est cher et ils se réjouissent et le célèbrent. [רוב בני אדם מחבבים...ושמחים בו ועושי ן בו משתה]
Le midrach Tan'houma (Pékoudé 13) nous dit qu'Hachem a combiné la joie de l’anniversaire d'Its'hak avec la joie de la construction du Michkan.

-> Le Ben Ich 'Haï (Réé 17 - chana 1) remarque que certains ont l'habitude chaque année à leur anniversaire d'en faire un jour de fête, ce qui est de bon augure (c'est un bon signe pour l'année à venir, en se basant sur le fait qu'Hachem peut tout faire et qu'Il est plein de miséricorde).

-> Le rav Ovadia Yossef (Yabia Omer - Ora'h 'Haïm 6:29:4) écrit que lorsqu'il y a des divré Torah, des chants et des louanges à Hachem lors d'un repas d'anniversaire, c'est une séoudat mitsva.

-> Il est bénéfique d’augmenter la Torah et la prière le jour de son anniversaire. [מנהג ישראל תורה , Volume 1, 225:2 ]
Le rav 'Haïm Palagi (dans son séfer צדקה לחיים) écrit que le jour de notre anniversaire, il est bien d'augmenter ce qu'on donne habituellement à la tsédaka, chacun selon ses moyens.

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-> b'h, également sur le sujet du jour d'anniversaire : https://todahm.com/2018/12/09/7736-2

Nos Sages disent que lorsque les morts ressusciteront, ils seront transportés à la Méarat HaMa'hpéla, et se lèveront de là.
[Maharal - Gour Ayré - Vayé'hi (47,30) - se basant sur le Zohar]

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-> "S'il te plaît, ne m'enterre pas en Egypte" (Vayé'hi 47,29)

Une des 3 explications de Rachi est : les morts ensevelis hors de la terre d'Israël "vivent" dans la souffrance des migrations souterraines.
[Ils sont obligés d'endurer la souffrance de rouler à travers des tunnels pour atteindre la terre d'Israël pour la résurrection des morts]

Par ailleurs, la guémara (Kétoubot 111b) enseigne qu'au moment de la résurrection des morts, les tsadikim vont jaillir et se lever à Jérusalem.

=> Quel est l'intérêt de l'enterrer à 'Hevron, si Yaakov devra quand même subir des souffrances pour atteindre Jérusalem?

-> Le Mérafsin Igri répond que ceux qui sont enterrés en dehors d'Israël devront rouler dans le sol jusqu'à atteindre Jérusalem, et là ils ressusciterons.
Par contre, ceux qui sont enterrés ailleurs qu'à Jérusalem, vont d'abord revenir à la vie là où ils sont enterrés, et ensuite ils pourront marcher normalement jusqu'à Jérusalem.
Cette cette première douleur (rouler dans le sol) que Yaakov voulait éviter.

-> Le Arizal écrit qu'il existe une cavité souterraine qui relit directement la grotte de Ma'hpéla ('Hebron) au Kotel. D'ailleurs, c'est par ce trajet que chaque veille de Shabbath, après le midi juif, nos Patriarches vont au Kotel.
On comprend mieux pourquoi, Yaakov ne s'est pas préoccupé d'être enterré à 'Hebron.

-> Le rav David Twerski (le premier Rabbi de Tolna) rapporte les paroles de nos Sages que si une personne est méritante, des anges Célestes vont amener sont cercueil jusqu'en terre d'Israël, au moment de la résurrection des morts, lui évitant ainsi les douleurs liées au déplacement.
De même, les anges vont retirer d'Israël ceux qui ne méritent absolument pas d'y être ressusciter.
[par exemple selon le midrach (Michlé chap.17) : "Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim). ]

C'est pourquoi, Yaakov a insisté pour être enterré en terre d'Israël, car dans son énorme humilité, il ne se considérait pas comme un tsadik, ne méritant pas que les anges viennent l'apporter en Israël.

Sortie d’Egypte = notre comportement transforme un mauvais décret en un bon

+ Sortie d'Egypte = notre comportement transforme un mauvais décret en un bon :

Moché dit à Hachem : "Voici, quand je viendrai vers les Bné Israël et que je leur dirai : Le D. de vos pères m'a envoyé vers vous, et qu'ils me diront : "Quel est son nom?", que leur répondrai-je?"
Hachem dit à Moché : "Je serai ce que je serai" (éyé char éyé).
Et il dit : "Tu diras ainsi aux Bné Israël : "Je serai m'a envoyé vers vous". (Chémot 3,13-14).

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam) enseigne :
Pourquoi Moïché pensait-il que les Bné Israël demanderaient : "Quel est son nom?" Ne connaissaient-ils pas déjà Son nom?
Nous pourrions peut-être suggérer ce qui suit : lorsque Hachem conclut une alliance avec Avraham (la brit ben habétarim), Il lui dit : "Et ils [une nation étrangère] les réduiront en esclavage [vos descendants] et les opprimeront pendant 400 ans" (Lé'h Lé'ha 15,13).
Sur la base de ce message, le peuple juif avait la certitude que son esclavage en Égypte durerait 400 ans.
Lorsque Hachem est apparu à Moché dans le buisson ardent et lui a dit que le moment de leur rédemption était venu, alors que les juifs n'étaient en Égypte que depuis 210 ans, Moché a été surpris et s'est demandé : "Comment se peut-il que Hachem ait dit quelque chose et n'ait pas tenu sa parole, à D. ne plaise? C'est inconcevable, car Hachem est Vérité, et la vérité est son sceau!"
Moché disait : "Maître de l'univers, lorsque je dirai au peuple juif que la fin de son exil est arrivée, il ne me croira pas. Au contraire, il répondra : "Quel est le nom d'Hachem? Hachem est la Vérité, et la vérité est Son sceau. Il est inconcevable qu'Il dise que nous serons esclaves pendant 400 ans, puis qu'Il revienne sur Sa parole."

Pour indiquer que Moché pensait vraiment cela dans sa question, le Nom d'Hachem (יהוה) contenu dans les mots : לִי מַה שְּׁמוֹ מָה (li ma chémo ma - à moi, Quel est son nom? que), car les dernières lettres de chaque mot sont יהוה (c'est-à-dire qu'ils connaissent le nom de Hachem, qu'Il est la Vérité ; par conséquent, ils ne peuvent pas croire que le moment de leur rédemption est déjà arrivé, car ils ne sont en Égypte que depuis 210 ans, et non 400).

"Je serai ce que je serai" (אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה). La signification de cela, comme nous le savons, est que la valeur numérique de אֶהְיֶה multipliée par elle-même est 441, ce qui est identique à אמת (émet - vérité).
Hachem leur fait savoir que toutes Ses promesses et tous Ses décrets sont conditionnels. Si une personne est mauvaise et que Hachem décrète quelque chose de mauvais à son encontre, le décret ne restera en vigueur que tant que cette personne restera mauvaise. Mais si elle se repent, le décret sera annulé.

La signification de : אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה (éyé acher éyé) est la suivante : "Je serai" avec cette personne tant qu'elle sera mauvaise. Mais si elle se repent, alors "ce que je serai" = je serai avec elle pour le bien.
L'inverse est également vrai : [si Hachem rend un bon jugement à l'égard d'une personne, mais que celle-ci devient mauvaise, le jugement ne sera pas exécuté].
Dans tous les cas, les jugements d'Hachem peuvent changer en fonction des actions d'une personne.

C'est une vérité absolue, car si Hachem rendait un mauvais jugement à l'égard d'une personne, et que cette personne s'amendait, il serait inconcevable qu'Hachem exécute son jugement initial.
De plus, si le décret n'est pas exécuté, cela ne signifie pas que Hachem l'a retiré, car dès le début, le décret n'était que conditionnel. Au contraire, la vérité d'Hachem se manifeste dans le fait qu'Il honore la condition qu'Il avait posée.

C'est pourquoi Hachem a dit :"Je serai ce que je serai" (אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה), car la valeur numérique de אֶהְיֶה multipliée par elle-même est égale à אמת (vérité).
De plus, cela suggère que la vérité absolue dépend de la vérité de ce qui se passera dans le futur : si une personne reste mauvaise (racha), alors il est vrai qu'elle mérite le décret mauvais. Mais si elle se repent, alors le décret est retiré, ce qui est également une expression de la vérité.

Lorsque Hachem a conclu une alliance avec Avraham, Hachem a décrété 400 ans d'esclavage. Cependant, les égyptiens les ont opprimés bien plus que nécessaire ; ils ont forcé le peuple juif à effectuer des travaux éreintants, jour et nuit. Malgré cela, le peuple juif est resté ferme dans sa croyance et a correctement protégé le brit.
Par conséquent, le nom d'Hachem qui implique la Rigueur (le jugement) a été transformé en Son nom qui implique la miséricorde [c'est-à-dire que Hachem a agi envers eux avec miséricorde plutôt qu'avec Rigueur].

Ceci est évoqué dans le verset suivant : "Et le peuple y eut foi ; ils comprirent que l'Éternel s'était souvenu des enfants d'Israël, qu'il avait considéré leur misère et ils courbèrent la tête et se prosternèrent" (Chémot 4,31).
Moché expliqua au peuple juif comment la rédemption pouvait avoir lieu plus tôt que prévu :
"Bien que Hachem ait décrété 400 ans d'esclavage, ce décret a été abrogé. Cela ne signifie pas que Hachem soit revenu sur Sa parole, D. nous en préserve, car la vérité est Son sceau. Au contraire, Son Nom est אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה (Je serai ce que je serai), ce qui signifie que Ses décrets dépendent des actions des hommes ; [bien qu'ils soient susceptibles de changer], ils sont toujours vrais."

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[la guéoula finale est à l'image de celle d'Egypte. Ainsi, dans notre vie, même quand tout peut sembler si sombre, qu'on peut si facilement désespérer, en réalité par nos actions on peut tout changer pour le bien, il y a toujours de l'espoir car notre papa c'est Hachem! ]

Terre d’Israël – Moché était impressionné de sa sainteté

+ Terre d'Israël - Moché était impressionné de sa sainteté :

-> Dans la paracha Vaét'hanan, la Torah rapporte comment Moché Rabbénou a prié pour obtenir la permission d'entrer en terre d'Israël. Le verset dit : "J'ai supplié Hachem à ce moment-là en disant".

Le rabbin du 'Hatam Sofer, le Haflaah, explique que Moché demandait à Hachem de lui permettre de prier correctement devant Lui. Cela ressemble à la façon dont nous introduisons nos prières par les mots "Hachem! Ouvre mes lèvres, et ma bouche proclamera Ta louange" (Ado-nay chéfataï tifta'h oufi yaguid téhilaté'ha) avant de commencer la prière de la Amida.

Le 'Hatam Sofer (drachot - Mahadourat 'Hatam Sofer - vol.5, drouch 17) remet en question l'explication ci-dessus de son maître, le Haflaah. Il demande pourquoi Moché Rabbeinu a ressenti le besoin de demander l'aide Divine à ce moment précis plutôt qu'à tout autre moment où il priait Hachem.

Il introduit sa réponse en expliquant pourquoi nous implorons l'aide divine d'Hachem avant de prier. La raison, explique-t-il, est que, en raison de notre grande crainte et de notre admiration devant le Roi des rois, nous nous sentons incapables d'articuler correctement nos prières.
Cependant, Moché était prêt à parler à Hachem à tout moment, sans préparation préalable, et nous ne trouvons nulle part qu'il ait jamais eu besoin de demander à Hahem de l'aider à prier comme il faut.
Ce n'est qu'à ce moment-là, debout sur la terre de Si'hon et d'Og, à la frontière de la terre d'Israël, qu'il ressentit soudainement une sainteté si puissante, surpassant même la sainteté qu'il avait connue lors de son ascension au Ciel, qu'il sentit qu'il avait besoin de l'aide divine pour surmonter sa crainte.

Le 'Hatam Sofer conclut par une déclaration puissante et inspirante : "La sainteté du sol de la terre d'Israël est plus grande et plus sacrée que les cieux de 'houtz laAretz (dehors d'Israël). Lorsqu'il ressentit cela, Moché comprit immédiatement qu'il avait besoin de l'aide d'Hachem pour prier correctement."

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=> Moché qui parlait face à face avec Hachem, qui a passé plusieurs fois 40 jours au Ciel avec Hachem, lorsqu'il a vu la terre d'Israël, il a été en admiration de cet endroit où Hachem est si présent à nos côtés, où l'on peut tellement s'élever et s'épanouir spirituellement.
Moché était prêt à tout donner pour pouvoir rentrer rien qu'une fois en Israël, et nous à quel point aspirons nous à être dans ce lieu?

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-> En Shevat 5775, un homme qui avait quitté les États-Unis pour s'installer en terre d'Israël a dit au rav Kanievsky qu'avant de s'installer en Israël, beaucoup de gens lui avaient dit qu'il était interdit de s'y installer de nos jours, mais qu'il fallait plutôt attendre la venue du machia'h pour le faire. Il a demandé au rav Kanievsky si ces personnes avaient raison.
Le rav a répondu : "Que D. préserve! C'est une mitsva de s'installer en terre d'Isrël!"
Il a demandé au rav si c'était une mitsva de la Torah qui s'appliquait encore aujourd'hui.
Le rav Kanievsky a répondu : "Oui!".

[être en Israël c'est faire à chaque seconde une mitsva de la Torah, qui a une valeur comme les 613 mitsvot de la Torah.
Alors qu'à notre génération Hachem fait en sorte qu'il n'a rarement été si accessible de faire cette importante mitsva, pourquoi alors oublions-nous cette mitsva, et parfois nous disons à Hachem qu'on est mieux dans une autre terre que celle où Sa présence est beaucoup plus là.
Si nous aspirons vraiment à la venue du machia'h, moment où Hachem se révélera enfin à Ses enfants, alors pourquoi ne voulons-nous pas aller en Israël où Il est déjà davantage présent, attendant notre retour vers Lui. ]

Un juif fait danser de joie les anges

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12)

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,12) rapporte que les anges dansaient sur l'échelle.

-> Le 'Hidouché Harim écrit que nous pouvons en déduire que les actions de tout juif dans ce monde peuvent avoir un impact considérable, même dans les mondes Supérieurs, au point que les anges célestes eux-mêmes dansent de joie lorsque le peuple juif s'engage dans de bonnes actions et dans l'avodat Hachem.

Que c’est beau – Ici vit un juif!

"Hachem est passé par dessus les maisons des enfants d'Israël, lorsqu'Il a frappé les égyptiens, mais nos maisons Il [les] a sauvées" (Bo 12,27)

-> Le mot Pessa'h vient du fait que Hachem est passé (passa'h - פָּסַח) sur les maisons des juifs, entraînant qu'aucun juif ne soit mort pendant cette nuit (même de mort naturelle!).

-> Le rabbi Moché Leib de Sassov (1745-1807) dit au Noam Elimélé'h :
Le sens profond du verset est que "passa'h peut également signifier "sauté" ou "dansé".

Lorsque Hachem arrivait à une maison égyptienne, immédiatement il ressentait l'impureté et le manque total de spiritualité qu'il y avait.
Lorsque Hachem arrivait à une maisons d'une famille juive, Il percevait la sainteté qui y rayonnait.
La beauté d'une maison juive, lieu remplie de mitsvot, et possédant un niveau de sainteté élevé, a tellement rendu Hachem si joyeux, que pour ainsi dire, à chaque fois qu'Il passait sur une maison juive Il s'arrêtait d'émotion, Il se mettait à danser, et à chanter joyeusement : "Ici vit un juif! Ici vit un juif!"

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=> on pourrait penser que cela ne nous concerne pas. Mais les juifs en Egypte sont tombés au 49e niveau d'impureté sur 50 (ex: comme la mer Rouge le proclame ils étaient idolâtres comme les égyptiens), et malgré tout Hachem a dansé de joie sur chaque juif.
Il y a en chaque juif une partie d'âme Divine unique qui reste toujours présente et totalement pure (quoiqu'on puisse faire). L'amour d'Hachem pour chaque juif est inconditionnel (on reste toujours Son enfant unique et adoré!).
Tâchons à notre niveau de suivre l'attitude d'Hachem (qui est le émet). Plutôt que de zoomer sur ces défauts, sachons apprécier la beauté spirituelle de tout autre juif, et b'h souhaitons lui en notre cœur le meilleur.

Dans nos moments obscurs, on peut se remonter le moral en s'imaginant qu'extériorisant Son amour et Sa fierté à notre égard, Hachem danse au-dessus de nous.
Si je suis si important et aimé par le Roi des rois, alors comment puis-je baisser les bras à la vie ...

Tout juif impact beaucoup le Ciel par ses actions

+ Les actions d'un juif font des merveilles là-Haut :

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12).

-> On peut tirer beaucoup de 'hizouk de ce verset, afin de savoir et croire que toutes nos actions, paroles et pensées ont une influence en Haut, et que chaque mot récité dans la Torah ou la prière donne vie aux mondes Supérieurs, car la avodat Hachem, en particulier dans la Torah et la prière, fait des merveilles en Haut.

La michna (Pirké Avot 2,1) écrit : דע מה למעלה ממך (sache ce qui est au-dessus de toi - da ma lémaala mima'h), que les tsadikim expliquent ainsi : דע (sache), il faut savoir et croire, מה למעלה (ma lémaala) que tout ce qui est au-dessus dans les cieux vient de ממך (mima'h) de ton avoda et de tes actions.
Si ta Torah et tes mitsvot sont accomplies avec la bonne intention, elles ont un effet énorme en Haut et procurent du plaisir à Hachem.
[ainsi tout juif impact les mondes Supérieurs, et par ricochet ce monde-ci.]

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+ Même la plus petite action en bas est grande en Haut :

-> Parfois, une personne est incapable de réaliser comment chacune de ses actions affecte et agit en Haut, et elle commet l'erreur de penser : "Et si je suis un peu négligent, qui ressentira ce petit changement?"
Mais il a tort, car une personne doit savoir et se souvenir que chaque petite action dans ce monde est d'une importance incommensurable en Haut.

On peut comparer cela à un roi qui a demandé à ses conseillers de préparer une carte ordonnée de tous les pays qu'il contrôle, afin de préparer la nourriture et les produits de première nécessité pour ceux qui vivent sur son territoire. Lorsque le roi reçut la carte, il remarqua qu'un pays n'avait pas de nom et n'était pas à sa place. Il demanda à l'artiste pourquoi il avait apporté cette modification, mais celui-ci en rit, disant que cela ne faisait aucune différence si un petit point manquait sur une carte aussi belle et ordonnée. Mais le roi lui expliqua que chaque point, aussi petit soit-il sur la carte, représentait un pays entier comprenant un nombre incalculable de personnes et d'animaux, et que si une personne voulait que son royaume prospère, elle devait prendre soin de chaque personne, sans exception.

Il en va de même dans notre contexte : lorsqu'une personne s'adonne à la Torah et à la prière, elle doit se rappeler que chaque mot et chaque lettre sont importants en soi, et ne pas en négliger ou en perdre un seul.
L'homme est en quelque sorte "une échelle posée sur le sol", mais "le sommet de l'échelle atteint les cieu", et chaque mot et chaque lettre ont leur tikoun.
Comme nous serons désolés lorsqu'on se rendra compte que le grand et important tikoun qui a été accompli par nos actions manquera de perfection à cause d'un petit défaut dans notre avoda.

La personne doit donc s'assurer que chaque mot et chaque lettre sont complets, car chaque lettre contient de grands secrets et le tikoun d'un monde entier, comme le suggère le verset : אות היא לעולם (ot hi léolam - Ki Tissa 31,17) = une seule lettre est le tikoun d'un monde entier.
Et le Baal Shem Tov a dit sur le verset צוהר תעשה לתיבה (Noa'h 6,16), briller dans chaque mot de la Torah et de la prière, afin que toute l'avoda d'une personne fasse un tikoun dans les mondes Supérieurs.

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[ -> J'ai entendu mon maître, le Baal Shem Tov, dire qu'une humilité excessive éloigne une personne du service d'Hachem. En raison de son sentiment d'infériorité, elle ne croit pas que la Torah et les prières d'un mortel puissent avoir un impact sur tous les mondes ...
Si elle y croyait, avec quelle joie il servirait Hachem! Elle ferait attention à chaque lettre, chaque voyelle et chaque mot pour les prononcer agréablement ...
Une personne devrait faire attention et se considérer comme "une échelle plantée sur le sol dont le sommet atteint le ciel" (Vayétsé 28,12), ce qui signifie que tous ses mouvements, ses paroles et ses actions ont un impact en-Haut. Alors, elle fera certainement attention à tout ce qu'elle fait.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Ekev ]   ]

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+ Les anges tirent leur pouvoir de l'avoda des juifs

-> Le rav Barou'h de Mézhibozh nous donne une idée de l'immense influence des juifs dans les mondes Supérieurs :
Selon la guémara (Shabbath 88b) : "À chaque parole qui sortait de la bouche d'Hachem, le peuple juif reculait de peur de 12 mil, et les anges l'aidaient à retourner vers la montagne (de Sinaï), comme il est dit : "Les armées des anges yidodoun, ne lisez pas le mot comme yidodoun, mais plutôt yédadoun", ils les aidaient à marcher."

Et rav de Mézhibozh s'écria : Comment les anges osent-ils toucher les corps sacrés du peuple juif?
Il répondit : la sainteté des anges provient de ce qu'ils s'alimentent en énergie des juifs. Ainsi au moment du don de la Torah, lorsque les juifs reculèrent (leur âme les quittant entendant les Commandements d'Hachem), les anges perdirent leur pouvoir, c'est pourquoi ils aidèrent les juifs à revenir à leur niveau antérieur, afin que les anges puissent recevoir leurs pouvoirs d'eux.
[en un sens, lorsque nous accomplissons une mitsva, nous donnons de la force à Hachem Lui-même, comme nous disons dans nos prières du matin : "Donnez de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,3). A plus forte raison, les créatures célestes sont dépendants et alimentés par les juifs.
Au don de la Torah, non seulement Hachem s'est dévoilé pleinement à nous (avec Son amour pour nous), mais on a pu prendre conscience d'à quel point chaque juif importe les mondes Supérieurs, dont les anges. ]

Quand on réalise à quel point les anges d'en-Haut dépendent de nos actions, toute notre attitude change ; on court avec enthousiasme accomplir les mitsvot d'Hachem de la manière la plus parfaite possible.

[ les divré Torah ci-dessus sont issus du rav David Abou'hatséra ]