[Moché et Aharon vinrent et dire à Pharaon : … ] « Laisse-nous donc partir 3 jours de chemin dans le désert et nous offrirons des sacrifices à Hachem notre D. » (Chémot 5,3)

-> Hachem ne donne pas à un homme une épreuve s’il ne peut pas la surmonter.
Cela est valable même pour un non-juif, et même pour un racha.

En effet, Hachem savait que si Moché avait demandé à Pharaon de libérer son peuple pour toujours, alors Pharaon n’aurait pas pu surmonter cette épreuve. Le peuple juif lui servait grandement et lui amenait la bénédiction.

C’est pourquoi, Moché lui a dit : « Laisse-nous donc partir 3 jours de chemin dans le désert » = sous-entendant qu’ils reviendraient ensuite.
[Pharaon pouvait alors pleinement exercer son libre arbitre pour y répondre]

[d’après le Alshich haKadoch]

[Chaque épreuve que D. nous envoie est une occasion de nous élever, de rendre réel nos potentialités internes, et d’ainsi nous rapprocher davantage de Hachem, ce qui est l’objectif de notre vie.
Toute épreuve est décrétée par D., pour notre bien, et est dosée dans les moindres détails pour que nous puisions la surmonter (la durée, l’intensité, …).]

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-> « Hachem n’élève personne à la dignité avant de l’avoir testé » (midrach Béréchit rabba)

-> « Il [D.] voulait t’éprouver par les tribulations pour te rendre heureux à la fin » (Ekev 8,16)

[Une épreuve est pour nous comme un test personnalisé de notre fidélité à Hachem.
A quel point Lui resterons-nous confiant, plein d’amour?]

« De même qu’en Egypte, Hachem a nommé 2 messagers pour mener les juifs en dehors de l’esclavage : Moché et Aharon, de même nous aurons 2 émissaires au moment de la délivrance finale : Machia’h ben Yossef et Machia’h ben David.

Pourquoi cela?
Un pour sortir les juifs de l’exil, et un autre pour sortir l’exil des juifs. »

[rabbi Chmouël Mohilever]

Réincarnations & paracha Chémot

+++ Réincarnations & paracha Chémot :

+ Quelle est la raison profonde qui poussa Batya a prendre le risque de sauver Moché?

-> Selon le Arizal (Chaar haGuilgoulim), Batya, fille de Pharaon, était une réincarnation de ‘Hava.
Or, ‘Hava est la mère de toute l’humanité, et elle n’est pas née de parents : Hachem ayant pris une partie d’Adam pour la créer.

– Le nom Batya (בתיה) est constitué de : בת – יה (bat ya) = la fille de Hachem.
– Moché (משה) est l’acronyme de : Moché (משה), Chét (שת) et Hével (הבל), dont il en était la réincarnation.

=> Batya (‘Hava) a pris Moché, car elle avait beaucoup de miséricorde pour ses propres enfants (Chét et Hével).

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-> Rabbi Eliezer Friedman poursuit cette idée un peu plus loin.

C’est ‘Hava qui a donné à son mari du fruit interdit, entraînant alors leur exil du gan Eden, avec l’obligation de vivre une vie difficile, plein d’efforts, et avec l’apparition de la mort.
D’une certaine façon, ‘Hava est « responsable » à chaque fois qu’une personne va mourir, puisqu’elle a conduit à introduire cette réalité.

Cependant, Moché a permis de ramener la vie dans le monde, en libérant le peuple juif de l’esclavage et en apportant la Torah, au point où l’on parle de : Torat Moché du Sinaï!
En effet, la Torah c’est la vie, et c’est l’héritage qu’il nous laisse chaque jour.

Batya en récupérant Moché du fleuve, elle lui a sauvé la vie, mais également celle de chacun des juifs (car seul Moché avait la capacité de faire sortir le peuple!), et en réalité c’est toute l’humanité, le monde entier qu’elle a également sauvé en permettant le don futur de la Torah (en effet, si à un seul instant personne n’étudie la Torah, alors le monde disparaît immédiatement!).

=> C’est ainsi que Batya (réincarnation de ‘Hava) a pu effacer la faute originelle de ‘Hava.

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+ Comment comprendre que Moché a pu se marier avec une fille de Yitro, un des principaux prêtes idolâtres de l’époque? Est-ce vraiment approprié pour un enfant de la tribu de Lévi?

-> « Celui qui verse le sang de l’homme, par l’homme (baadam) son sang sera versé » (Noa’h 9,6)

Le Chla haKadoch note que le mot : baadam (par l’homme) est en trop, et cela afin de nous enseigner que si quelqu’un est tué par les mains d’un d’autre, alors son âme réincarnée devra tuer celui qui l’a tué.

Le premier meurtre de l’histoire du monde fut lorsque Caïn a tué son frère Hével. C’est ainsi, que la future réincarnation de Hével devra tuer la future réincarnation de son frère Caïn.

-> Rabbi Chimchon d’Ostropoli (grand kabbaliste du 17e siècle) nous livre le développement suivant.
Il est écrit : « Caïn a subi vengeance » (Béréchit 4,24), qui se dit : « youkam Caïn ».

– Caïn a été réincarné dans 3 personnes, qui sont l’acronyme du mot : youkam (יֻקַּם), soit : Yitro (י), Kora’h( ק) et Mitzri (מ).
– Moché rabbénou était la réincarnation de 2 âmes : Chét et Hével.
[le nom Moché (משה) est l’acronyme de : Moché (משה), Chét (שת) et Hével (הבל)]

=> C’est pourquoi selon nos Sages, il était nécessaire pour Moché de venger la mort de Hével par Caïn en : tuant l’égyptien (Mitzri), en se débarrassant de la nation de Kora’h, et en convertissant Yitro.

-> Selon le midrach (Béréchit rabba 22), Caïn et Hével sont nés avec des sœurs jumelles, avec lesquelles ils se sont mariés ensuite.
Cependant, Hével est né avec une jumelle supplémentaire (à partir des mots : « elle enfanta encore son frère Hével » – Béréchit 4,2).
Cela a rendu Caïn jaloux, qui a alors tué Hével afin de pouvoir revendiquer pour lui cette sœur.

Tsipora, la fille de Yitro, était une réincarnation de cette fille.

=> C’est pourquoi, Moché, la réincarnation de Hével, devait se marier avec Tsipora, la jumelle pour laquelle il était destiné, qui lui a été accordée par Yitro, la réincarnation de son meurtrier : Caïn.

« L’enfant grandit et elle l’amena à la fille de Pharaon et il devint un fils pour elle. Elle lui donna le nom de Moché, disant : « Parce que je l’ai tiré (méchiti’ou) de l’eau ». » » (Chémot 2,10)

-> Moché avait 10 noms : Yéred, Chéver, Yékoutiel, Avigdor, Avi Socho, Avi Zanoa’h, Tovia, Chémaya, Lévi et Moché (midrach rabba Vayikra 1,3).

-> Bien qu’il avait ces différents noms, la Torah entière ne l’appelle que par le nom donné par Batya, la fille de Pharaon. Hachem ne l’appela jamais par un autre nom. (midrach Chémot rabba 1,26)

-> Le ‘Hida (Chem haGédolim) fait remarquer qu’il est notable de constater qu’aucun Tana ou Amora ne s’est appelé : Moché.
Pour cette raison, l’expression est devenue : « De Moché (rabbénou) à Moché (le Rambam), il n’y a pas de Moché » = en effet, aucun Tana ou Amora ne portait ce nom saint et pur.

-> Le père de Moché (Amran) et sa mère (Yo’hévét) l’appelèrent Yékoutiel (selon le Yalkout chimoni), nom qui veut dire qu’il a enseigné aux juifs à placer leur espoir et leur confiance en D.

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-> Selon le Ibn Ezra, la fille de Pharaon lui a donné le prénom égyptien Monios, qui en hébreu, se traduit par Moché, tiré de l’eau.

-> La guémara (Sotah 36b) enseigne que Pharaon, son père, ne connaissait pas l’hébreu.
Comment Batya pouvait-elle connaître cette langue?
Lorsque les juifs sont arrivés en Egypte, elle l’a appris d’eux.
[Daat Zékénim miBaalé Tossafot]

-> Il est probable que ce soit la mère de Moché, Yo’hévét, qui a nommé Moché.
Elle a dit à Batya qu’elle nommait le bébé Moché par gratitude du fait qu’elle l’a sorti de l’eau.
[Tossefét Bra’ha]

-> Il est écrit : « La fille de Pharaon descendit se baigner au fleuve » (Chémot 2,5)
Le midrach commente qu’elle avait de la lèpre (tsara’at), entraînant qu’elle ne pouvait pas se baigner dans de l’eau chaude, mais uniquement dans du froid comme l’est le Nil.
A l’instant où elle a touché Moché, elle a été immédiatement guérie.

Cependant, le Tikouné Zohar ajoute que sa tsara’at a été transmise à Moché, qui en est resté atteint pendant pratiquement 80 années, jusqu’au moment où Hachem a parlé avec lui au buisson ardent, et où il en a été guéri.

[malgré cela, selon le Ibn Ezra, à chaque fois qu’on l’appelait « Moché », cela lui rappelait le sauvetage des eaux du fleuve par Batya, et à chaque fois, il l’a remercié en son cœur! ]

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-> Hachem a placé dans la bouche de Batya le nom : Moché (משה), qui se lit à l’envers : Hachem (השם).
[Tsor haMor]

Le Torat Gavriel enseigne également que le nom lui a été communiqué par inspiration divine (roua’h haKodech), le Ciel jugeant ce nom approprié.
En effet, dans le verset elle le nomme tout d’abord : Moché, et ensuite en donne l’explication.

-> Il aurait été plus correcte de l’appeler : machouï (משוי) : « celui qui a été tiré ».
Le nom : Moché (משה) implique qu’il s’est sorti lui-même de l’eau. En effet, ses propres mérites (futurs) ont entraîné qu’il en soit sauvé.
[midrach haGadol]

Le Rokéa’h enseigne que c’est parce qu’il va sauver d’autres de l’eau dans le futur, lorsqu’il mènera le peuple juif dans la traversée de la mer Rouge, survivant à l’armée égyptienne.

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-> Il était considéré comme si Moché avait été noyé dans l’eau, et qu’il n’était plus l’enfant de ses parents.
Batya disait que puisqu’elle l’a sauvé de l’eau, c’est comme si elle en était sa mère.
[Nétsiv – Haémek Davar]

-> En lui donnant ce nom (« je l’ai tiré de l’eau »), Batya, la fille de Pharaon, voulait mettre en avant qu’elle avait pris un bébé qui avait déjà été jeté dans l’eau.
Ainsi, le décret de Pharaon a bien été respecté, et elle ne risquait pas la mort puisque n’ayant pas agi en opposition avec le décret du roi.
[Gaon de Vilna]

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-> Batya est allée se tremper dans le fleuve afin de retirer l’idolâtrie (avoda zara) de la maison de son père, et afin de se convertir au judaïsme.
[guémara Méguila 13a]

[peut-être qu’en nommant Moché, elle faisait référence à Hachem qui l’a « sorti » de l’idolâtrie, de l’eau du mikvé (le fleuve), l’amenant alors à faire partie de Son peuple.]

-> Que venait faire une princesse égyptienne, fille de Pharaon dans le fleuve de la région de Goshèn, habitée uniquement par les juifs?
En lui donnant ce nom, Batya exprimait [indirectement] qu’elle a été « tirée en dehors » de son palais habituel vers le fleuve afin de sortir ce bébé de l’eau.
[le Alshich Hakadosh]

Le ‘Hokhmat haTorah note que c’est uniquement parce que son père Pharaon, a décrété que tous les bébés garçons juifs doivent être jetés dans le fleuve, qu’elle a eu le mérite de retirer Moché de l’eau.

=> On voit comment Hachem peut absolument tout faire. Lorsque plein de fierté, on pense avoir trouvé LA solution pour éviter un décret divin, et bien c’est justement notre action qui va permettre d’amener notre perte.

[on peut observer la même chose dans le récit de Pourim avec Haman, qui a mis en place la potence sur laquelle il sera finalement pendu!]

-> A ce sujet, le Ben Ich ‘Haï enseigne :
« Non seulement Pharaon, son père, a permis cela par son décret, mais en plus il l’appelait Moché dans le palais.

Comment ne s’est-il jamais interrogé davantage sur la provenance de ce bébé?
N’aurait-il pas dû déduire qu’il y avait un risque pour que ce soit le sauveur du peuple juif?

Tout cela montre la providence Divine.
Le nom de Moché était utilisé par tous, même par Pharaon, et ils ne se sont jamais rendus compte qu’il allait être le sauveur des juifs.
[le midrach nous relate certes l’incident où Moché jeune a mis la couronne de Pharaon, mais ce dernier n’a eu peur que de perdre sa royauté, et pas d’autre chose!]

Hachem ne leur a donné aucune compréhension ou aperçu de la vérité. »

[ =>Etant humain, nous avons par définition des limitations à comprendre ce qui se passe. Mais plus que cela, nous ne pouvons voir, penser, … que ce que Hachem souhaite! ]

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-> b’h, Autre dvar Torah sur ce verset : https://todahm.com/2016/04/25/4319

« Il se tourna ici et là, vit qu’il n’y avait aucun homme et frappa l’égyptien » (Chémot 2,12)

-> Rachi commente que Moché le tua après avoir vu qu’aucun homme converti ne sortira de sa descendance.

Comment peut-on lier cette explication avec le sens simple du verset, selon laquelle aucun homme n’était présent au moment de ce fait?

-> Nos Sages (guémara Sanhédrin 96b) disent que des descendants d’Haman se convertirent et étudièrent la Torah à Bné Brak.
Les commentateurs expliquent que cela leurs revint du fait que Haman entraîna un kidouch Hachem (sanctification du Nom d’Hachem), Qui réalisa des merveilles pour sauver le peuple d’Israël de son décret. Ainsi, un racha qui provoque (malgré lui) un kidouch Hachem, mérite d’avoir des descendants juifs.

Or, quand Moché tua l’égyptien en prononçant simplement le Nom Divin, si des personnes avaient vu ce miracle, cela aurait sanctifié le Nom d’Hachem à leurs yeux.
Mais comme Moché vit qu’il n’y avait personne, ainsi cet égyptien ne causa pas de kidouch Hachem, et de ce fait, il ne mérita pas d’avoir des descendants qui se convertiront.

[Likouté Chlomo]

« Les enfants d’Israël fructifièrent, pullulèrent, se multiplièrent et se fortifièrent prodigieusement et le pays en fut rempli » (Chémot 1,7)

-> Rachi (Chémot 2,1) commente : Yo’hévét a miraculeusement donné naissance à Moché à l’âge de 130 ans.

Le Ibn Ezra demande pourquoi la Torah ne mentionne pas clairement cet incroyable miracle?
En effet, lorsque que Sarah a donné naissance à Its’hak, elle était âgée de « seulement » 90 ans, et pourtant la Torah décrit ce miracle important.

Le Maguid de Doubno répond qu’en Egypte les miracles étaient quelque chose d’ordinaire. Par exemple, nos Sages rapportent que toutes les femmes juives donnaient naissance à 6 enfants en même temps.

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-> Rachi (Chémot 1,7) explique : Leurs femmes [des juifs] mettaient au monde 6 enfants à la fois.
[les 6 mots de ce verset allant de parou (« fructifièrent ») à méod (prodigieusement) suggérant ces naissances sextuples (Midrach tan‘houma Chemoth 5)]

-> Rabbi Vidal haTsarfati enseigne qu’en plus de cela les différentes étapes de développement d’un bébé étaient très accélérées, passant de la naissance à l’état d’un jeûne adulte très rapidement.

-> Le midrach (Chémot rabba 1,8) rapporte que : toutes les femmes étaient fertiles, que la mortalité infantile était nulle, les parents avaient suffisamment de moyens pour élever leurs enfants dans l’aisance.

Tout cela vient expliquer le verset ci-dessus, et la croissance alors prodigieuse du peuple juif.

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+ 6 enfants par naissance : combien de garçons? combien de filles?

-> Rabbi Akiva Eiger, cite le Séfer Tséda laDéré’h, qui affirme que le ventre des femmes possède 7 compartiments qui peuvent chacun contenir un bébé :

– Si un fœtus est localisé dans une des 3 sections de droite, alors cela sera un garçon, et si c’est dans une des 3 de gauche, alors cela sera une fille.
– Un bébé évoluant dans le compartiment du centre sera soit un toumtoum (le sexe étant physiquement caché) ou bien un androgyne (l’apparence physique ne permet pas de déterminer le sexe).

=> C’est ainsi qu’en Egypte, lorsqu’une femme juive était enceinte, les 6 sections à gauche et à droite étaient occupées, entraînant la naissance à chaque fois de 3 garçons et de 3 filles, et le fait que miraculeusement, il n’y avait jamais de toumtoum ou d’androgyne.

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+ Preuve mathématique de 6 bébés par naissance :

-> Le Oznaïm laTorah rapporte qu’une fois un juif non pratiquant a approché le rav Eliézer Gordon, roch yéchiva de Telz, pour lui demander comment pouvait-on raisonnablement croire en ces naissances courantes de 6 enfants à la fois?
Sans hésiter, le rav Gordon lui a donné la réponse mathématique suivante.

-> Environ une année après la sortie d’Egypte, le compte de l’intégralité des premiers-nés mâles était de 22 273 (Bamidbar 3,43).
Puisqu’il y avait le même nombre de naissance de chaque sexe (cf. ci-dessus), cela implique qu’il y avait un nombre équivalent de premier-nés féminin, entraînant un total de 44 546 familles juives.

-> Le nombre total des hommes entre les âges de 20 et de 60 ans, était de 603 550 (Bamidbar 1,46).
Pour inclure les hommes en-dessous de 20 ans, et au-dessus de 60 ans, il suffit de doubler ce chiffre, pour arriver à un total de : 1 207 100 hommes.

Puisqu’il y avait le même nombre de chaque sexe, on parvient à un total de : 2 414 200 juifs.

=> La moyenne d’enfants par foyer juif est donc de : 54 enfants (2 414 200/ 44 546).

-> Il prend à une femme pratiquement une année pour concevoir et donner naissance à un enfant.
Selon la guémara (Nidda 9a), à l’époque de Moché, une femme avait besoin de 2 années après une naissance avant de pouvoir de nouveau concevoir.
Ainsi, il fallait approximativement 3 ans pour avoir des enfants.

Durant sa vie, une femme a normalement 27 à 30 années de procréation.
Il en découle qu’à cette époque, une femme juive pouvait tomber enceinte un maximum de 9 à 10 fois (27 à 30 / 3 années).

=> Pour arriver à la moyenne de 54 enfants par femme, cela impliquait : 6 enfants à chaque accouchement (54/ 9).

Cette preuve a laissé le juif non pratiquant stupéfié et sans voix.

« Les sages-femmes craignaient D. et ne firent pas ce que leur avait dit le roi d’Egypte et elles firent vivre les garçons » (Chémot 1,17)

-> « Le verset semble redondant : si elles n’ont pas suivi l’ordre de Pharaon de tuer les garçons, c’est forcément qu’elles les ont laissé en vie!

Cependant la Torah nous rapporte ici que le moyen avec lequel elles les ont maintenu en vie est : la prière.
En effet, pas tous les bébés ne survivent à un accouchement (surtout en ces temps très anciens!), et les sages-femmes ont prié pour qu’aucun bébé juif ne meurt pendant la naissance, afin qu’il soit clair que le décret de Pharaon n’était pas réalisé.

Ainsi, non seulement elles « ne firent pas ce que leur avait dit le roi d’Egypte », mais en plus grâce à leurs prières « elles firent vivre les garçons » (signifiant qu’aucun bébé n’est mort naturellement lors d’une naissance). »

[Rabbi ‘Haïm Meïr Hager – le Rabbi de Vizhnitz]