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"Et maintenant, voici que les cris des Bné Israël sont parvenus jusqu'à Moi, et j'ai vu l'oppression dont les égyptiens les accablent" (Chémot 3,9).

-> Le peuple juif était conscient que la Présence divine l'avait accompagné dans l'exil et qu'Elle aussi souffrait.
Il était si profondément préoccupé par la douleur endurée par la Présence divine qu'il en oubliait de prier pour ses propres souffrances. Hachem vit cela, eut pitié de Son peuple et le sauva.
[rav David Abou'hatséra - Récha véSéfa - Chémot ]

"Voici les noms des Bné Israël, venus en Égypte; ils y accompagnèrent Yaakov, chacun avec sa famille : Réouven, Chimon et Yéhouda ..." (Chémot 1,1-4)

-> Il est connu que notre sainte Torah transcende le temps, dans la mesure où elle concerne tous les temps et toute l'éternité, car le roua'h hakodech (inspiration divine) ne cesse jamais.
Et même si, lorsque le roua'h hakodech a prononcé ces mots, ils faisaient référence à des événements qui se sont produits à ce moment précis, cette même déclaration recèle néanmoins une signification éternelle et infinie.
Cette compréhension est exprimée dans la liste des noms des tribus (Chémot 1,1-4) qui ouvre le récit : même si les tribus [du peuple juif] reçoivent des noms liés aux événements décrits dans les versets, néanmoins, comme ces noms font partie d'une déclaration sacrée, la simple récitation de leurs noms recèle une signification qui n'est pas limitée dans le temps, mais qui est plutôt vraie pour tous les temps.
[Maor vaChémech]

"En ces jours-là ... les Bné Israël gémissait sous le poids du travail et criait, et leurs cris parvinrent à D., du sein de l'esclavage" (Chémot 2,23).

-> Le Ramban (Bo 12,40) écrit : "L'exil (en Egypte) aurait dû durer plus longtemps, mais ils ont crié et prié à maintes reprises."

=> Cela a été valable pour les juifs en Egypte qui étaient au 49e niveau d'impureté. Ainsi, la prière de tout juif permet de rapprocher la guéoula!

Sortie d’Egypte = notre comportement transforme un mauvais décret en un bon

+ Sortie d'Egypte = notre comportement transforme un mauvais décret en un bon :

Moché dit à Hachem : "Voici, quand je viendrai vers les Bné Israël et que je leur dirai : Le D. de vos pères m'a envoyé vers vous, et qu'ils me diront : "Quel est son nom?", que leur répondrai-je?"
Hachem dit à Moché : "Je serai ce que je serai" (éyé char éyé).
Et il dit : "Tu diras ainsi aux Bné Israël : "Je serai m'a envoyé vers vous". (Chémot 3,13-14).

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam) enseigne :
Pourquoi Moïché pensait-il que les Bné Israël demanderaient : "Quel est son nom?" Ne connaissaient-ils pas déjà Son nom?
Nous pourrions peut-être suggérer ce qui suit : lorsque Hachem conclut une alliance avec Avraham (la brit ben habétarim), Il lui dit : "Et ils [une nation étrangère] les réduiront en esclavage [vos descendants] et les opprimeront pendant 400 ans" (Lé'h Lé'ha 15,13).
Sur la base de ce message, le peuple juif avait la certitude que son esclavage en Égypte durerait 400 ans.
Lorsque Hachem est apparu à Moché dans le buisson ardent et lui a dit que le moment de leur rédemption était venu, alors que les juifs n'étaient en Égypte que depuis 210 ans, Moché a été surpris et s'est demandé : "Comment se peut-il que Hachem ait dit quelque chose et n'ait pas tenu sa parole, à D. ne plaise? C'est inconcevable, car Hachem est Vérité, et la vérité est son sceau!"
Moché disait : "Maître de l'univers, lorsque je dirai au peuple juif que la fin de son exil est arrivée, il ne me croira pas. Au contraire, il répondra : "Quel est le nom d'Hachem? Hachem est la Vérité, et la vérité est Son sceau. Il est inconcevable qu'Il dise que nous serons esclaves pendant 400 ans, puis qu'Il revienne sur Sa parole."

Pour indiquer que Moché pensait vraiment cela dans sa question, le Nom d'Hachem (יהוה) contenu dans les mots : לִי מַה שְּׁמוֹ מָה (li ma chémo ma - à moi, Quel est son nom? que), car les dernières lettres de chaque mot sont יהוה (c'est-à-dire qu'ils connaissent le nom de Hachem, qu'Il est la Vérité ; par conséquent, ils ne peuvent pas croire que le moment de leur rédemption est déjà arrivé, car ils ne sont en Égypte que depuis 210 ans, et non 400).

"Je serai ce que je serai" (אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה). La signification de cela, comme nous le savons, est que la valeur numérique de אֶהְיֶה multipliée par elle-même est 441, ce qui est identique à אמת (émet - vérité).
Hachem leur fait savoir que toutes Ses promesses et tous Ses décrets sont conditionnels. Si une personne est mauvaise et que Hachem décrète quelque chose de mauvais à son encontre, le décret ne restera en vigueur que tant que cette personne restera mauvaise. Mais si elle se repent, le décret sera annulé.

La signification de : אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה (éyé acher éyé) est la suivante : "Je serai" avec cette personne tant qu'elle sera mauvaise. Mais si elle se repent, alors "ce que je serai" = je serai avec elle pour le bien.
L'inverse est également vrai : [si Hachem rend un bon jugement à l'égard d'une personne, mais que celle-ci devient mauvaise, le jugement ne sera pas exécuté].
Dans tous les cas, les jugements d'Hachem peuvent changer en fonction des actions d'une personne.

C'est une vérité absolue, car si Hachem rendait un mauvais jugement à l'égard d'une personne, et que cette personne s'amendait, il serait inconcevable qu'Hachem exécute son jugement initial.
De plus, si le décret n'est pas exécuté, cela ne signifie pas que Hachem l'a retiré, car dès le début, le décret n'était que conditionnel. Au contraire, la vérité d'Hachem se manifeste dans le fait qu'Il honore la condition qu'Il avait posée.

C'est pourquoi Hachem a dit :"Je serai ce que je serai" (אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה), car la valeur numérique de אֶהְיֶה multipliée par elle-même est égale à אמת (vérité).
De plus, cela suggère que la vérité absolue dépend de la vérité de ce qui se passera dans le futur : si une personne reste mauvaise (racha), alors il est vrai qu'elle mérite le décret mauvais. Mais si elle se repent, alors le décret est retiré, ce qui est également une expression de la vérité.

Lorsque Hachem a conclu une alliance avec Avraham, Hachem a décrété 400 ans d'esclavage. Cependant, les égyptiens les ont opprimés bien plus que nécessaire ; ils ont forcé le peuple juif à effectuer des travaux éreintants, jour et nuit. Malgré cela, le peuple juif est resté ferme dans sa croyance et a correctement protégé le brit.
Par conséquent, le nom d'Hachem qui implique la Rigueur (le jugement) a été transformé en Son nom qui implique la miséricorde [c'est-à-dire que Hachem a agi envers eux avec miséricorde plutôt qu'avec Rigueur].

Ceci est évoqué dans le verset suivant : "Et le peuple y eut foi ; ils comprirent que l'Éternel s'était souvenu des enfants d'Israël, qu'il avait considéré leur misère et ils courbèrent la tête et se prosternèrent" (Chémot 4,31).
Moché expliqua au peuple juif comment la rédemption pouvait avoir lieu plus tôt que prévu :
"Bien que Hachem ait décrété 400 ans d'esclavage, ce décret a été abrogé. Cela ne signifie pas que Hachem soit revenu sur Sa parole, D. nous en préserve, car la vérité est Son sceau. Au contraire, Son Nom est אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה (Je serai ce que je serai), ce qui signifie que Ses décrets dépendent des actions des hommes ; [bien qu'ils soient susceptibles de changer], ils sont toujours vrais."

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[la guéoula finale est à l'image de celle d'Egypte. Ainsi, dans notre vie, même quand tout peut sembler si sombre, qu'on peut si facilement désespérer, en réalité par nos actions on peut tout changer pour le bien, il y a toujours de l'espoir car notre papa c'est Hachem! ]

Lors de l’alliance que fit Hachem avec Avraham (brit ben habétarim), Hachem lui dit : "(Tes descendants) seront asservis et opprimés pendant 400 ans". Cela constitua un décret d’esclavage qui fut explicitement prononcé par D.
Et malgré tout, lorsque les Bné Israël furent écrasés par la servitude et qu’ils crièrent vers Hachem : "Leur supplique monta vers D. depuis leur servitude" (Chémot 2,23) et ils furent libérés de l’esclavage après seulement (si l’on peut dire) 210 ans d’exil (au lieu de 400 ans).

Car la volonté initiale du Créateur au moment où Il prononça ce décret était que, grâce à leurs suppliques, ils modifient ce décret. Cela signifie que lorsque Hachem décrète une sentence, Il décrète en même temps qu’elle soit annulée grâce à la prière.
[Arvé Na'hal]

La force du cri envers Hachem

+ La force du cri envers Hachem :

"Les Bné Israël gémissaient et leurs plaintes montèrent" (Chémot 2,23)

-> Les Bné Israël furent asservis durement et de même qu'ils n'écoutèrent pas Moché, puisqu'ils étaient épuisés et cruellement assujettis, ainsi ils ne crièrent pas vers Hachem, car un individu qui travaille d'arrache-pied n'a pas le temps de crier.

Pharaon connaissait très bien cette réalité. C'est la raison pour laquelle lorsque Moché et Aharon lui demandèrent de libérer le peuple d'Israël, il dit : "Ils sont désœuvrés, voilà pourquoi ils profèrent ces clameurs : allons sacrifier à notre D.!" (Chémot 5,8).
Il comprit que si les Bné Israël criaient, c'est parce qu'ils avaient du temps pour cela. Il veilla donc à leur ajouter du travail, ramasser de la paille pour les briques elles-mêmes.

Une question se pose : si les Bné Israël n'avaient pas le temp: de crier vers Hachem, comment la Torah écrit-elle qu'ils poussèrent des plaintes qui montèrent vers Lui?

Le Sfat Émet dit : les Léviim n'étaient pas asservis en Égypte et c'est eux qui crièrent pour le peuple d'Israël. Hachem dit à la tribu de Lévi : vous avez crié quand le peuple souffrait, Je vais vous récompenser. Ils méritèrent effectivement de chanter au Temple.

De là, nous en déduisons un principe fondamental : de nombreuses personnes ont des soucis financiers ou des problèmes de santé, d'éducation ou des difficultés à marier leurs enfants. Ils n'ont pas de vie ! Quel est le conseil à suivre dans pareil cas? Crier vers Hachem!
Nous ne crions et ne demandons pas assez. Si nous crions du plus profond de nos cœurs, sans relâche, notre prière fendra les cieux et nous apportera le salut tant attendu!

Même l'individu dont la vie est paisible, sans heurts, doit être attentif aux autres et implorer Hachem pour eux. S'il agit ainsi, comme la tribu de Lévi, sa récompense sera infinie, comme elle le fut pour les Léviim !

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[en ce sens, il est écrit : "Le roi d'Égypte mourut et les Bné Israël gémirent" (Chémot 2,23) = nos Sages expliquent que les Bné Israël ont profité que toute l'Egypte était en deuil, pleurant la mort de leur roi. Extérieurement, ils semblaient pleurer également la perte du roi, mais intérieurement, ils ont crié vers Hachem. ]

Les mauvaises paroles créent des anges Accusateurs

+ Les mauvaises paroles créent des anges Accusateurs :

"Moché sortir le jour suivant et voici que deux Hébreux se querellaient. Il dit au méchant : "Pourquoi frapperais-tu ton prochain?" Il répondit : "Qui t'a nommé dignitaire, chef et juge sur nous? Projettes-tu de m'assassiner comme tu as assassiné l'égyptien?"
Moché eut peur et pensa : "Certes, la chose est connue!" " (Chémot 2,14)

-> Rachi affirme que lorsque Moché dit que "la chose est connue", il veut dire qu'après son expérience avec Datan et Aviram, il comprend maintenant pourquoi la nation a été réduite en esclavage en Égypte.
Les Hébreux méritent de telles souffrances car il y a parmi eux des délateurs.

Le 'Hafets 'Haïm se demande comment cela peut être la seule raison, puisque même bien avant l'arrivée de Datan et Aviram, la nation avait fauté et servi des idoles. Dans ce cas, pourquoi Moché semble-t-il dire qu'il comprend maintenant, comme s'il n'était pas conscient des fautes antérieures qui auraient pu causer l'exil?

Il répond que si une personne fait attention à ce qu'elle dit, les anges Accusateurs ne parleront pas mal d'elle à Hachem. Même si une personne commet d'autres fautes, elles ne seront pas rapportées à Hachem.
Mais une fois qu'une personne a fauté par sa parole, elle crée des anges Accusateurs qui ont le pouvoir de parler, et ces anges parlent mal d'elle à Hachem et Lui parlent des péchés précédents de la personne.

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[la nature humaine fait que l'on peut dire facilement du lachon ara (ex: avoir le dernier mot, se valoriser au détriment d'autrui). Nous devons nous interroger : est-ce que cela vaut le coup, est-ce que je suis vraiment gagnant à dire cela, car je génère contre moi des anges Accusateurs qui vont exploiter au Ciel la moindre de mes failles, pour me nuire. ]

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+ Les anges se conduisent de la façon dont nous parlons :

-> "Dans le cœur de ceux qui méditent le mal s’il n'y a que tromperie ; chez ceux qui donnent les conseillers de paix (yoatsé shalom), il n'y a que joie." (Michlé 12,20)

-> Le midrach explique : Si une personne parle en bien de son prochain, les anges célestes parlent également en bien de lui.
Si une personne parle mal de son prochain. Les anges célestes disent aussi du mal de lui.
Et si quelqu'un parle en bien d'une autre personne, Hachem l'appelle "un conseiller de paix".

La émouna fait naître la guéoula, améliore notre spiritualité et notre matérialité

+ La émouna fait naître la guéoula, améliore notre spiritualité et notre matérialité :

"Et le peuple eut foi ; ils entendirent que Hachem s'était souvenu des Bné Israël et qu'Il avait vu leur affliction" (Chémot 4,31)

-> Le rabbi de Modzhitz (séfer Divré Israël) note que les versets semblent être dans le désordre.
Apparemment, il devrait d’abord être dit qu’ils ont entendu que Hachem s’est souvenu d’eux et a dit qu’Il les délivrerait, puis il devrait être dit qu’ils y ont foi en cela.
Pourquoi est-il d’abord dit qu’ils ont cru avant de dire ce en quoi ils croyaient?

Il répond que la Torah nous enseigne que la révélation qu’ils seraient délivrés était par le mérite de la émouna que le peuple avait auparavant. Parce qu’ils ont eu foi, ils ont attendu Hachem et n’ont pas cherché à prendre les choses en main.
La foi est venue en premier et grâce au mérité de cette émouna, Hachem les a informés qu’Il ​​les sauverait, délivrait.

Il ajoute que la même chose s’applique aux moyens de subsistance de chaque juif. Il faut d’abord croire que Hachem pourvoira, puis Il nous enverra la parnassa.
C’est ce qu’indique le verset, où il est dit que Hachem voit "l’affliction" (on'yam - עָנְיָם - qui peut être compris comme une référence à la pauvreté).
Lorsque nous croyons en Hachem, Il verra notre pauvreté et pourvoira à nos besoins.

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+ Plus on a de bita'hon, plus on peut servir Hachem :

-> "Le silence est une louange pour Toi" (lé'ha doumiya téhila - Téhilim 65,2)
La rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi) explique qu’il existe une règle générale selon laquelle plus une personne a du bita’hon, plus elle saura servir Hachem correctement.

Le mot "doumiya" (silence) évoque la confiance en Hachem, comme dans Téhilim (37,7) : "dom l'Hachem vétit'hollel lo" (repose-toi en silence sur Hachem, et espère en Lui).
Ainsi, le verset dit que si l’on a du bita’hon en Hachem, on pourra Le louer et Le servir comme il se doit.

C’est aussi le sens du verset : "zé Hachem kivinou lo" (c'est Hachem, j’espère en Lui - Yéchayahou 25,9). Si l’on a confiance en Hachem et que l’on accepte Sa domination, on pourra Le servir.

Nous voyons par là que lorsque nous avons un vrai bita'hon en Hachem, nous sommes récompensés à la fois en matérialité et en spiritualité. Nous recevons une abondante parnassa, ainsi que la capacité de Le servir de la meilleure façon possible.

L’humilité nous permet d’utiliser notre bouche pour prononcer des paroles saintes

+ L'humilité nous permet d'utiliser notre bouche pour prononcer des paroles saintes :

"Qui a donné une bouche à l'homme" (Chémot 4,11)

-> Le rabbi de Slonim (séfer Divré Shmouel) note que les premières lettres des mots "sam pé la'adam" (qui a donné une bouche à l'homme - שָׂם פֶּה לָאָדָם) forment le mot "shéfel" (humble - שפל).
Cela nous enseigne que lorsqu’une personne est humble, elle est capable d’ouvrir la bouche pour prononcer des paroles saintes devant Hachem.
Plus une personne est humble, plus elle peut prononcer des paroles saintes.

Quelqu’un qui est orgueilleux ne peut pas parler à Hachem. Le verset dit : "Car Hachem est élevé, mais Il voit les humbles, et Il châtie les orgueilleux de loin" (Téhilim 138,6).
Les tsadikim expliquent qu'Hachem est très élevé, et que seuls ceux qui se considèrent comme humbles sont capables de se connecter à Lui et de Le "voir".
Cependant, celui qui est orgueilleux ne peut pas Le voir de près. Il ne peut Le voir que de loin.

Il existe une expression selon laquelle "on ne peut pas tomber du sol". Celui qui se considère comme humble et proche du sol ne peut pas tomber. Mais celui qui se croit haut et puissant finira par tomber.
C’est aussi une explication du verset : "De toi vient la poussière et tu retourneras à la poussière" (Béréchit 3,19). Si une personne se considère humble comme la poussière, elle méritera de revenir en faisant téchouva et en s’annulant à Hachem.

Le manque d’Ahavat Israël fait que l’exil continue

+ Le manque d'Ahavat Israël fait que l'exil continue :

"Moché sortir le jour suivant et voici que deux Hébreux se querellaient. Il dit au méchant : "Pourquoi frapperais-tu ton prochain?" Il répondit : "Qui t'a nommé dignitaire, chef et juge sur nous? Projettes-tu de m'assassiner comme tu as assassiné l'égyptien?"
Moché eut peur et pensa : "Certes, la chose est connue!" " (Chémot 2,14)

-> Rachi écrit : selon le midrach, Moché s’est dit : "L'énigme (de savoir pourquoi les Hébreux n'étaient pas encore délivrés d'Egypte) qui me tourmentait est maintenant résolue : en quoi Israël a-t-il fauté plus que toutes les 70 nations pour être ainsi accablé sous une servitude aussi cruelle? Je m’aperçois qu’il le méritait!"

-> Le séfer Bina Léitim ('helek 1, drouch 3) explique comme suit :
La veille, Moché avait vu un surveillant égyptien frapper un homme juif. Le verset dit que l'égyptien frappait un juif "méa'hiv" (de ses frères). Il explique que cela signifie que l'égyptien a pris le juif "parmi ses frères".
Il y avait une foule d’hommes juifs debout là, et l'égyptien a saisi l’un d’eux et a commencé à le frapper.

Si l’homme juif avait été seul et que l’égyptien avait commencé à le frapper, Moché n’aurait eu aucune plainte contre aucun des autres juifs, car ils n’étaient pas là pour faire quoi que ce soit.
Mais ce qui se passa en réalité, c’est que beaucoup d’autres juifs virent l'égyptien frapper l’homme, et ils restèrent là sans rien faire.
Comme le dit le verset, Moché regarda autour de lui "et vit qu’il n’y avait personne". Il vit que personne n’essayait de défendre le juif qui était frappé. Personne ne semblait se soucier de voir son frère souffrir et personne n’essayait de l’aider. Alors Moché se leva et frappa l'égyptien.

Cependant, Moché défendit toujours les juifs dans son esprit et dit que la raison pour laquelle ils ne l’avaient pas aidé était probablement parce qu’ils étaient si faibles à cause du dur labeur qu’ils n’avaient pas la force de défier l’égyptien. C’est pourquoi il sortit à nouveau le lendemain pour voir si son affirmation était correcte.

Lorsqu’il vit 2 juifs se battre entre eux, il réalisa qu’en réalité, ils avaient assez de force pour se battre. Quand ils ont une raison de se battre, ils sont capables de le faire. Cela l’amena à déclarer qu’il comprenait maintenant pourquoi ils étaient punis. C’était parce qu’ils manquaient d'ahavat Israël (amour de son prochain juif).
Ils n’étaient pas affectés lorsqu’ils ont vu l’un des leurs se faire frapper. Au contraire, ils se tenaient debout, les mains le long du corps.
Mais lorsqu’ils avaient une raison personnelle de se battre (par égo), ils levaient les mains pour se battre entre eux. Cela causait beaucoup de souffrance à Moché.

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[l'exil égyptien contient en lui tous les exils qui ont suivi. Ainsi, on peut se demander pourquoi la guéoula n'est-elle pas déjà arrivée? C'est parce que nous manquons d'Ahavat Israël. ]