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Le juste (tsadik) prend conscience qu’il vit (comme tout juif) sous la protection de la Chékhina. Fort de cette prise de conscience, il fera naturellement preuve d’humilité et de modestie.
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En faisant preuve d’humilité, une personne dompte l’ange du mal Samaël et élève l'ange Michael, l’ange gardien du peuple juif.
Lorsque le peuple juif agit avec humilité et s’abaisse [devant la grandeur et l'omniprésence d'Hachem], alors il élève l'ange Michael.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chéla'h Lé'ha 13,13 ]

Nous pensons que nous devons travailler très dur dans la avodat Hachem pour remplir nos obligations. Nous avons l’impression de devoir faire plus que ce dont nous sommes capables afin de plaire à Hachem. À cause de cela, nous nous refusons de mener une vie de délivrance personnelle, une vie de joie, de paix, de clarté d’esprit, ...

Le tikoun pour y remédier consiste à renforcer notre émouna en nous-mêmes. Nous devons croire que chaque petite chose que nous faisons dans la avodat d'Hachem illumine tous les mondes supérieurs et inférieurs et procure au Créateur une joie incroyable.
Chaque bénédiction et chaque mot de la Torah sont très précieux aux yeux de Hachem. Hachem n’attend pas de nous que nous soyons parfaits.
[rav David Kivak - rapportant Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,86 ]

Humilité & mériter qu’Hachem soit une couronne

-> Rabbi Elazar rapporte que Rabbi Hanina dit : Hachem est destiné à être une couronne sur la tête de chaque juste, comme il est dit : "En ce jour-là, l’Éternel des armées sera une couronne de gloire et un diadème de beauté pour le reste de son peuple" (Yéhayahou 28,5).
Que signifie l’expression : "Une couronne de gloire et un diadème de beauté"?
Cela signifie : une couronne pour ceux qui accomplissent sa volonté et un diadème pour ceux qui attendent son salut.
On pourrait penser que cela s’applique à tous ceux qui appartiennent à ces catégories. C’est pourquoi le verset précise : "pour le reste de son peuple", ce qui signifie que Hachem sera une couronne et un diadème pour celui qui s’établit humblement se considérant comme un reste (il ne se comporte pas avec orgueil, arrogance).
[guémara Sanhédrin 111b]

-> Nos Sages expliquent qu’à l’avenir, Hachem sera une couronne sur la tête de ceux qui sont justes et humbles, car il n’y a pas de vertu plus grande que l’humilité.

Si une personne est humble, [comme] pressée et piétinée par tous, à l’avenir, Hachem sera une couronne pour elle (il ajoute comme condition le fait de respecter sa brit mila).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

L’orgueil

-> L'orgueil est le plus méprisable de tous les traits de caractère. Nos Sages disent qu'une personne arrogante chasse la Chékhina du monde (Sotah 5a) ; Hachem dit à propos d'une telle personne : "Lui et moi ne pouvons pas cohabiter dans le même monde".
Une personne orgueilleuse ferme les yeux et le cœur et refuse de réfléchir à qui elle est vraiment et à quoi elle a bien pu se trouver pour être si orgueilleuse.
A-t-elle vraiment accompli quoi que ce soit par elle-même? Elle n’est rien de plus que de la chair et du sang, des vers et des asticots. [nos capacités (dont le fait de vivre) ne sont possible à chaque seconde que par décret du Ciel le permettant. ]
A ce sujet, nos Sages ont commenté le verset : "Toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit Hachem" (Yéchayahou 66,23) : ils ont dit que si une personne se considère comme de la simple chair, elle méritera de se prosterner et de se présenter devant Hachem (ibid.). Cela exclut une personne qui se considère comme une personne importante méritant prestige et honneur.

Il est dit dans le Michnat 'Hassidim (Massé'het HaTéchouva 2,1) que, d’ordinaire, les forces de l’impureté ne s’emparent que des deux dernières lettres du Nom d'Hachem (le וה de יהוה).
Cependant, une personne orgueilleuse fait en sorte que ces forces [du mal] s’emparent également même du יה, les deux premières lettres.
C’est pourquoi le mot גאוה (gaava - orgueil) a une valeur numérique de 15, ce qui correspond aux lettres יה ; cela indique qu’une personne orgueilleuse entache le Nom יה et renforce les autres dieux.
[...]

Par son orgueil, une personne cause un terrible préjudice au monde et donne un immense pouvoir à l’ange maléfique Samaël ...

La personne orgueilleuse est immédiatement jugée au Ciel par Michael, le Cohen Gadol qui règne là-haut.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,2-3]

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=> en étant orgueilleux, non seulement on se déclare dieu (au détriment d'Hachem), mais on renforce les forces du mal.

Plus un juif est humble, plus il est grand

-> Voici une prière d'humilité à Hachem du rav Kook :
Maître de tous les mondes, je déverse mes paroles devant Toi. Ne m’empêche pas de rencontrer Ta grandeur. La véritable grandeur n’est-elle pas l’humilité?

Je suis conscient de mon humilité et de mon néant. Néanmoins, ne me prive pas de la force nécessaire pour m’approcher de Toi, la Lumière de la vie et la Source du bien.
Il n’y a pas de fin à la grandeur que mon cœur ressent du fait que je suis l’une de Tes créations.
S’il y a parmi Tes créations celles que je regarde de haut, qui sont imparfaites à mes yeux, c’est uniquement à cause de ma folie.
Toi seul, Source de sagesse, connais Ta grandeur, et par la puissance de cette grandeur, toutes Tes créatures sont précieuses. Elles sont Tes œuvres. D. grand et merveilleux.

Il me suffit d’être considéré comme l’une des créatures de Tes mains ; cette vérité couvre toutes mes imperfections.
Je m’approche de Toi, mon Roi, avec une sainte crainte. Sauve-moi. Sauve-moi de toutes mes fautes.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kodcho 1 - Pinkas Yérouchalayim 18 ]

Faire bon usage de l’orgueil

-> "Quelle est la différence entre les disciples de notre ancêtre Abraham et les disciples de Bil'am?" (Pirké Avot 5,19)

-> La question ici est évidente. La réponse est que même les disciples d’Avraham possèdent le trait d’un esprit orgueilleux (rempli de fierté), et l’inverse est également vrai, à savoir que les disciples de Balaam possèdent le trait d’un esprit humble.
La seule différence est que les disciples de Bil'am utilisent leurs traits dans les affaires matérielles, tandis que les disciples d’Avraham les utilisent dans les questions spirituelles.
Autrement dit, les disciples d’Avraham élèvent leur cœur au service d'Hachem grâce à leur esprit orgueilleux et aspirent à accomplir de grandes œuvres, tandis que les disciples de Bil'am se considèrent comme indignes en raison de leur esprit humble et se dispensent d’accomplir la volonté d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 68]

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-> L’idée que nous ne méritons pas de servir Hachem est un obstacle spirituel pour quiconque vit en ayant conscience de la grandeur d'Hachem et de l’insignifiance relative de l’homme.
La seule façon de surmonter cette idée est de réaliser que même les êtres spirituels les plus impressionnants sont insignifiants devant Hachem, tout comme l’est la grandeur du cosmos.
Néanmoins, au-delà de toute compréhension humaine et au-dessus de toute raison humaine, le D. infini a choisi l’homme mortel infinitésimal sur ce grain de poussière qu’est la planète Terre pour Le servir et parfaire Sa création.
Faire l’expérience de cette prise de conscience est en effet à la fois la quintessence de l’humilité et, paradoxalement, le summum de la fierté (orgueil), et c’est le point où le "je" humain, se dissout dans le "Je" divin.

"On ne doit se lever pour prier qu’avec koved roch (lourdeur de la tête ; humilité)" (guémara Béra'hot 30b).
Le sens est que lorsqu’on prie avec kavana, Hachem est glorifié dans le "Monde de la Parole". Cela apporte la glorification dans tous les mondes, ainsi que sur [celui qui prie].
On doit donc veiller à ne pas cesser le dvékout (l’attachement [à Hachem]), c’est-à-dire qu’on ne doit pas penser à s’autoglorifier (enorgueillir) sous prétexte de prier avec une grande kavana.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 123]

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[cela implique que nous devons avoir conscience de la grandeur de la prière de chaque juif, de son impact énorme dans tous les mondes.
On doit donc être fier de nous (une sorte d'orgueil de nous qui nous pousse à apprécier et profiter de chaque prière!), tout en reconnaissant que ce pouvoir extraordinaire provient d'Hachem. ]

Lorsque tu envisages d’accomplir une mitsva, ne t’en abstiens pas par [crainte d’un sentiment d’] orgueil ou pour toute autre arrière-pensée qui y serait liée.
Car, comme on le sait, "C’est en agissant chélo lichma qu’on parvient à agir lichma" (Pessa'him 50b).
Le simple fait de réaliser une bonne action crée déjà en-Haut un récipient de bonté, et la nature intérieure de ce récipient est déterminée par l’intention.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 126-127]

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-> La réalisation d'une mitsva a une validité objective en soi, même si l'intention appropriée fait encore défaut : l'action en elle-même est comme le "corps" de la mitsva (ou ses effets), tandis que la kavana (l'intention) en est l'âme.
Ainsi, soumettez-vous d'abord à vos obligations et accomplissez la mitsva. L'accent mis sur la kavana et la dvékout ne vise en aucun cas à passer outre les obligations halakhiques.
[d'après le Baal Chem Tov - Kéter Shem Tov]

L’honneur reçu fait perdre nos mérites futurs

+ L'honneur reçu fait perdre nos mérites futurs :

-> Le Yérouchalmi (Péa 8,6) rapporte que Rabbi Eliezer était un gabaï tsédaka qui accueillait des invités.
Lorsque ses invités le bénissaient et priaient pour lui, il disait que pour cette hospitalité, il ne recevrait pas de récompense. Lorsque d’autres invités l’humiliaient et le maudissaient, il disait que pour ces invités, il recevrait une récompense.

En effet, le séfer 'Hassidim (84) déclare : "Que ton cœur ne se réjouisse pas si les gens t’honorent, car selon l’honneur et le plaisir qu’une personne reçoit en ce monde pour ses actes, on lui enlève de ses mérites dans le monde à Venir."

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-> On demanda au 'Hafets 'Haim de prononcer le discours d’ouverture à la Knessia Guédola, mais il refusa. On lui a dit qu’en toute logique, il devrait être le premier à prendre la parole, puisqu’il était un Cohen et le plus âgé des sages du groupe.
"Je ne suis ni un rav, ni un roch yéchiva", répondit-il. "Je ne suis qu’un simple vendeur de séfarim (livres), mais je reçois beaucoup d’honneurs, et je crains qu’il ne me reste plus rien dans l’Olam Haba (monde à Venir). Laissez-moi un peu pour le monde à Venir, et cessez de m’honorer!"

-> On raconte qu’après le décès de rav Méir Shapiro, il apparut à l’un des directeurs de la yéchiva et lui révéla qu’au Ciel, l’accent n’était pas mis sur sa yéchiva 'Hakhmé Lublin ou sur sa fondation du Daf Yomi, mais sur le fait qu’il ait été humble et soumis.
Nous pouvons expliquer que, bien que ses réalisations prodigieuses aient certainement été notées au Ciel, la cour céleste examine d’abord s’il en a tiré de l’honneur et du plaisir, auquel cas il a peut-être déjà "mangé" son monde de son vivant.

-> A la fin de sa vie, le rav Elazar Ménachem Mann Shach demanda à quelqu’un : "Qu’emporterai-je avec moi en Olam Haba?"
La personne ne comprit pas la question. "Le rav viendra avec 70 ans d’enseignement de la Torah!" répondit-elle.
"Qu’emporterai-je avec moi au Olam Haba?" répéta le rav Shach.
"Le rav viendra avec les volumes de son Avi Ezri sur le Rambam", répondit la personne.
"Qu’emporterai-je avec moi dans l’Olam Haba?" demanda-t-il à nouveau.
"Je ne comprends pas la question", dit la personne.
"Pour toutes ces choses, j’ai déjà reçu des honneurs", dit le rav Shach, "et une mitsva pour laquelle on a été honoré est comme un ticket de bus usagé."

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-> Le 'Hafetz 'Haïm dut un jour se rendre à Moscou pour les besoins de sa yeshiva, et il écrivit une lettre à une de ses connaissances dans cette ville, le priant de ne pas faire connaître son arrivée, afin que les gens ne l’accueillent pas publiquement.
Plus tard, son hôte lui demanda pourquoi il empêchait ses nombreux admirateurs de gagner le mérite de lui rendre l’honneur dû à un sage de la Torah.
"Aimez-vous le kugel?" demanda le 'Hafetz 'Haim en réponse.
"Oui", répondit l’homme, surpris par la question.
"Votre femme prépare-t-elle du kugel pour le Shabbat?"
"Oui", répondit-il, de plus en plus perplexe.
"Et mangez-vous le kugel le soir du Shabbat?"
"Non", dit-il. "Je le mange le jour du Shabbat".
"Vous comprenez donc que cet honneur nous est également réservé dans le monde de la récompense", expliqua le 'Hafets Haim. "Si nous en jouissons dans ce monde, que nous restera-t-il dans le monde de l’éternité?"

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-> "Sachez que toute publicité autour d’une mitsva accomplie dissipe nos mérites.
C’est comme un billet de train déjà utilisé! …"
[Rav Chakh]

-> Qu'est-ce qu'une mitsva accomplie à la perfection?
Le rav Chakh disait souvent :
"[Il s'agit] d'une mitsva accomplie si discrètement qu'aucun de ceux qui sont là ne le sauront jamais.
Personne n'en sait rien, c'est là le mérite le plus grand, de loin plus élevé que celui de réunir des masses et de leur enseigner la Torah!

Car la sensation de "gloire" ou de tout autre plaisir escompté réduit considérablement la valeur d'un acte méritoire."

"Une mitsva doit être naki, propre, sans honneur, sans publicité.
Seul D. doit le savoir ...
Et il faut le faire pour Lui et pour rien d'autre ... c'est cela qui fait mériter la vie éternelle"

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-> Parfois, on a besoin de reprendre des forces dans notre service divin, et le regard positif d'autrui (en public) peut nous encourager, nous donner des forces pour repartir plus fort de l'avant dans notre relation personnelle avec Hachem.
Il est aussi nécessaire de faire des actes publiques afin d'impacter par l'exemple nos enfants. Notre comportement positif étant l'outil pédagogique le plus puissant.

-> Occasionnellement, il peut être utile de "composter" notre "billet de train" (mitsva) pour impacter positivement autrui :
- le fait que je donne en public (de l'argent, du temps, ...) va entraîner d'autres à donner ;
- le fait que je fasse publiquement une mitsva, va inciter d'autres à suivre l'exemple (ex: si lui il prie alors pourquoi pas moi!) ;
- partager la Torah à autrui ;
- ...

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-> Rabbi El'azar dit : Celui qui donne la tsédaka en cachette est plus grand que Moché Rabbénou.
[guémara Baba Batra 9b]

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-> Le Pélé Yoets explique que les actes et les conduites obéissant à la halakha peuvent être exécutés en public, mais ceux qui correspondent à des ajouts volontaires faits par piété doivent être accomplis dans la discrétion. Celui qui désire faire des 'houmrot doit le faire entre lui et lui-même, sans publicité.

-> S’appuyant sur le Zohar, le 'Hida écrit que, si quelqu’un publie ses bons actes, il reçoit ainsi sa récompense dans ce monde, tandis que, dans le suivant, il sera puni pour cela. Non seulement il ne recevra pas de récompense, mais en plus, il sera puni.
A l’inverse, celui qui cache ses bonnes actions, Hachem le protège et le cache, le mettant à l’abri des puissances impures, comme le souligne le verset : "Je veux ... suivre la droiture de mon cœur dans l’enceinte de ma maison ... Je déteste les agissements des pervers : rien de commun entre eux et moi" (Téhilim 101, 2-3).
Celui qui œuvre discrètement dans ce monde en sera grandement récompensé dans le suivant, en vertu de la promesse du verset : "Ah! Qu’elle est grande Ta bonté, que Tu tiens en réserve pour Tes adorateurs" (Téhilim 31,20).

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-> Le Sfat Emet résidait dans la ville de Gour où il étudiait la Torah jour et nuit et s'affairait au service d'Hachem. Il ne quittait jamais sa ville. Quand son épouse tomba malade, il voyagea avec elle à Vienne pour consulter les médecins.
Quand le Rav attendait le train dans la gare de Varsovie, ses disciples lui demandèrent de leur transmettre un enseignement avant de se séparer.
Alors le Sfat Emet leur dit : "On doit apprendre des enseignements pour le service Divin à partir de chaque chose. Mais que pouvons-nous apprendre du train?
La locomotive traîne, par la force de la vapeur, des dizaines de wagons, des centaines de personnes, des tonnes de marchandises. Mais d'où vient sa force? Quel est son secret?
Toute sa force vient du fait que la locomotive renferme en elle la vapeur sans la laisser s'échapper.
Il en est de même dans le Service d'Hachem. Plus une personne renferme en elle-même le feu de l'enthousiasme sans le laisser transparaître à l'extérieur, plus il recevra de la force et de la puissance dans le Service Divin!"

L’orgueil = le trône de l’impureté

+ L'orgueil = le trône de l'impureté :

"Lorsque le roi Achashveirosh s'assit sur son trône royal ... il organisa un festin" (Esther 1,2-3)

-> Un vendredi soir, une personne entra dans la maison du rav Steinman et vit que son visage rayonnait. Réalisant que quelque chose brûlait dans le cœur du Roch Yéchiva, le visiteur attendit silencieusement que le rav Steinman commence à parler.
Ses yeux étaient humides de larmes et son visage rayonnait encore plus lorsqu'il dit : "Aujourd'hui, on m'a montré les paroles du Gaon de Vilna au sujet de : "lorsque le roi A'hachvéroch s'est assis sur son trône royal (al kissé mal'houto)".
Il explique que tout comme le "char de la sainteté" a un trône avec des pieds, le royaume de l'impureté a également un trône. Et quels sont les quatre pieds de ce trône?
Ce sont les quatre groupes qui ne méritent pas de recevoir la présence divine : les flatteurs, les menteurs, ceux qui parlent du lachon ara et les moqueurs. Et qu'est-ce que le trône lui-même? l'orgueil!"

Le rav Steinman se tourna vers son visiteur et dit : "Le trône [de l'impureté] lui-même est l'orgueil! L'orgueil! Comme l'orgueil est terrible! C'est la pire mida de toutes!"

Le Gaon de Vilna ajoute que le yétser ara qui siège sur ce trône est la taava, et lorsque le yétser ara parvient à attirer vers une personne les traits nuisibles susmentionnés que sont la flatterie, le mensonge, le lachon ara, en allusion à "le roi s'assit sur son trône royal", et alors "il organise un festin" (assa michté), attirant la taava dans le cœur de la personne.