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Pour atteindre la sainteté, il faut déployer une quantité énorme de travail et d'efforts.
Mais lorsqu'il s'agit de la Sitra A'hra (forces du mal/impureté), c'est le contraire qui est vrai.
[Gaon de Vilna]

[telle est la nature de l'impureté, elle est toujours à portée de main et éternellement accessible. ]

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-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan 194) enseigne :
"Celui qui désire les honneurs est un imbécile.
Ceci peut être expliqué par la parabole suivante : un roi envoya un jour le vice-roi dans une région éloignée (pour servir de ministre). Ce vice-roi prit toute la grandeur pour lui, au point que les gens du peuple, ne sachant pas qu'il n'était qu'un serviteur du vrai roi, commencèrent à penser qu'il était le roi. Quand ils avaient besoin de quelque chose, ils tombaient à ses pieds et l'appelaient par tous les termes d'honneur qui conviennent à un roi.
Un jour, le roi se rendit à cet endroit. Il ordonna au vice-roi de se présenter devant lui et lui demanda pourquoi certains citoyens ne travaillaient pas suffisamment. Le vice-roi fit venir un policier pour l'interroger sur les détails de la ville.
Lorsque le policier arriva, il ne reconnut pas le roi, mais seulement le vice-roi. Il se jeta aux pieds du vice-roi, lui faisant un grand honneur, et répondit à ses questions.
Le vice-roi était mortifié, car il n'y avait pas de plus grand embarras que d'être traité comme un roi en présence du vrai roi."

=> Un jour viendra où, face au Roi des rois, ceux qui ont assumé [dans ce monde] de fausses positions royales (ex: en couronnant leur égo roi sur tout autre désir) seront couverts de honte par les objets d'honneur qu'ils ont tant aimés.
En un clin d'œil, le mirage de leur vie belle, ordonnée et soignée sera déchiré pour révéler la véritable laideur de tous les traits de caractère méprisables imaginables qui se cachent en dessous.

-> Rabbi Na'hman (Si'hot haRan 6) compare le plaisir de ce monde aux rayons du soleil qui filtrent par la fenêtre.
Bien qu'ils semblent être des colonnes solides composées de matière concrète, lorsque l'on essaie de les saisir, on ne ressent rien du tout.
Dans ce monde, les forces du mal semblent être rempli de toutes sortes de délices merveilleux (beaux, agréables, facilement accessible, ...), mais ce n'est qu'une grande illusion.
[lorsque le monde de Vérité est là, elles révèlent leur vrai visage, et heureux sont ceux qui n'y ont pas trop investi de leur vivant.]

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=> S'il est possible à celui qui nie la présence active d'Hachem dans l'existence d'atteindre la gloire et l'honneur qui accompagnent les réalisations qu'il revendique fièrement comme étant les siennes, la honte qu'il éprouvera lorsque le masque sera enlevé et que le véritable roi sera révélé sera tout aussi écrasante.

L'esprit d'une personne est comparable au Saint des Saints du Temple.
Tout comme le Temple était le lieu où reposait l'Arche et des Lou'hot, l'esprit d'une personne est un lieu où reposent les mots de la Torah.
Lorsqu'une personne a une pensée indésirable, c'est comme si elle érigeait une idole dans le Saint des Saints. Au contraire, il faut toujours penser à la crainte de D., à Sa grandeur et à la sainte Torah.
[Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev]

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-> Si une personne se voit poursuivie par des pensées mauvaises, elle doit se plonger à fond dans l'étude de la Torah, qui la protégera.
Cela vaut en particulier pour l'étude de la Torah après minuit. Une telle étude est comparable à une mère qui lave la saleté de son fils.
[rabbi Elimélé'h de Dinov - Déré'h Pikoudé'ha]

-> Un conseil utile pour se protéger des pensées indésirables et mauvaises et du désir sexuel : il faut se représenter dans son esprit l'image de son père. Cela favorisera le développement du pouvoir de sainteté en nous et nous protégera du yétser ara et de tous les mauvais désirs.
[Déguel Ma'hané Efraïm - paracha Béréchit]

Protéger ses yeux

+ Protéger ses yeux :

-> "Mieux vaut se satisfaire par les yeux que de laisser dépérir sa personne" (Kohélét 6,9)
Reich Lakich (guémara Yoma 74b) explique ce verset : "Il y a plus de plaisir à contempler une chose interdite que de fauter avec elle."

-> Le Rambam enseigne :
lorsqu'une personne faute avec son corps, bien que ceci représente une révolte contre la Royauté Divine, malgré tout, cet acte se limite à un acte physique dû au caractère matériel du corps humain.
Par contre, en fautant par des mauvaises pensées, l'homme affecte son esprit, et compromet le plus haut niveau spirituel qu'il puisse atteindre, l'esprit humain étant la partie la plus élevée de son être.

-> Le Ram'hal (Séfer haLikoutim - paracha Kédochim) explique au nom des Sages de la mystique que lorsqu'une personne regarde une vision prohibée, elle aspire et attire en elle toute l'impureté qui se trouve dans cette personne. En effet, un "échange de spiritualité" se produit entre l'homme qui regarde et la personne indécente qu'il voit.
Ainsi, si un homme regarde une chose impudique, il recevra en lui toute l'impureté qui s'en dégage, et perdra toute la spiritualité qu'il a en lui. Il sera alors très difficile de réparer l'effet néfaste qu'engendre
une telle vision.

-> Le 'Hafets 'Haim explique que l'œil est l'accès principal du mauvais penchant, c'est par là que pénètrent la pulsion et la tentation dans le cœur de l'homme, qui sont des interdictions de la Torah que nous avons reçues au mont Sinaï.
On raconte sur ce saint maître, qu'on l'entendit un jour prier et implorer Hachem afin qu'il le préserve des visions interdites, alors qu'il était âgé de 90 ans! [Briti Shalom - p.64)

Il est important de savoir que le moindre effort dans les domaines de sainteté et de pudeur fait jaillir pour l'ensemble du peuple [juif] une source infinie de bienfaits extraordinaires.
[rav Yaakov Ades - s'attacher à Hachem - chap.17]

L’impact de la sainteté et de la pudeur

+ L'impact de la sainteté et de la pudeur :

-> A part l'âme qui habite l'homme dans ce monde, il existe également une racine de l'âme qui se trouve dans les mondes supérieurs. La situation de l'homme est grandement influencée pas l'état de cette racine, et inversement, celle ci est dépendante des actions de l'homme.
Or, de même qu'on trouve dans ce monde des personnes de différents niveaux, il existe dans les mondes supérieurs des anges bienfaisants envoyés par Hachem pour améliorer le sort des créatures et des racines des âmes. mais également des anges malfaisants.
Les racines des âmes doivent particulièrement veiller à ne pas se laisser saisir par ces derniers, car cela causerait à l'homme de graves dommages dans ce monde.

Lorsque quelqu'un se comporte ou s'habille de façon non conforme aux règles de pudeur et de sainteté, la racine de son âme est exposée aux forces du mal et il se trouve en grand danger ici- bas.
Ainsi, plus l'homme évitera dans ce monde les relations interdites et les comportements qui s'opposent à la sainteté et à la pudeur, plus la racine de son âme sera protégée des anges malfaisants. Elle pourra alors se lier à la lumière supérieure qui exerce une influence positive sur l'homme dans tous les domaines.
[rav Yaakov Ades]

Celui qui rend les autres saints en les rapprochant d'Hachem (mézaké arabim), grâce à cela (mesure pour mesure), Hachem lui donne de la sainteté d'en-Haut.
[Zéra Kodech - sur Nasso 5,10]

Lorsque nous avons un amour sincère pour Hachem, cela a pour conséquence de brûler toutes les pensées mauvaises/stupides.
Et c'est le seul moyen efficace de vaincre les mauvaises pensées : d'avoir un désir constant de servir Hachem.
[Sfat Emet - Tsav 5634]

Etre joyeux = une prérequis pour accéder à la sainteté

+ Etre joyeux = une prérequis pour accéder à la sainteté :

-> "Yaakov vécut dans le pays d'Egypte 17 ans ; la durée de la vie de Yaakov fut donc de 147 années" (Vayé'hi 47,28)

-> "Hachem dit à Yaakov : "ton nom Yaakov ne sera plus Yaakov, mais Israël"" (Vayichla'h 35,10)

=> Comment comprendre que la Torah l'appelle encore Yaakov de nombreux versets après annoncer que désormais il s'appelle : Israël?

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (v.47,28) enseigne :
"Le nom de Yaakov est l'essence même de son âme et donc on ne peut le déraciner de son nom, par conséquent, il sera toujours nommé avec 2 noms (certaines fois Yaakov et certaines fois Israël)
Mais nous devons comprendre la raison pour laquelle parfois ils sera nommé Yaakov et parfois Israël.

Yaakov a toujours aspiré à atteindre des niveaux de sainteté extraordinaires et afin d'y arriver il fallait qu'il retire de lui toutes sortes de tristesse, de mélancolie et d'inquiétude. C'est la condition essentielle afin d'y accéder. La Sainteté est le fruit de la joie et de la sérénité intérieure.
Lorsqu'il atteignait ces niveaux il était surnommé Israël sitôt qu'il s'en écartait il était appelé Yaakov ...

[A l'image du Shabbath, où nous recevons une âme supplémentaire provenant d'un endroit spirituellement très élevé,] Hachem a octroyé [en permanence] à Yaakov une nouvelle âme très élevée qui porte le nom "Israël" et son lieu de résidence [à cette nouvelle âme] se trouvant en lui pendant toute la période où il ne montra aucun signe d'inquiétude ou de tristesse.

Sitôt que cette vertu disparaîtra de lui, alors cette partie âme supplémentaire qu'il a reçu le quittera. De la même manière que dès que se termine le Shabbat, l'âme supplémentaire [que nous recevons la veille de Shabbat] nous quitte, et à ce moment-là il ne sera pas surnommé Israël, car ce surnom qui indique la grandeur supplémentaire l'a quitté, ne se trouve plus. Il sera alors surnommé Yaakov.

Cette âme supplémentaire, spirituellement élevée, reviendra par une nouvelle préparation et par un nouveau travail spirituel, de la même manière que l'âme supplémentaire revient sur chacun d'entre nous de Shabbat en Shabbat par les préparatifs en vue de ce jour saint.

D'après cela, tu peux comprendre d'une manière profonde la raison pour laquelle chaque fois qu'il est nommé Yaakov dans la Torah, ce nom lui est attaché en raison du fait qu'il a montré une nuance de tristesse ou d'inquiétude au fond de lui."

"Yossef est descendu en Égypte et s'est préservé de l'immoralité, de même tout Israël [en Egypte], par son mérite, s'est préservé de l'immoralité.
Rabbi 'Hiya Bar Aba a enseigné : "Cela valait la peine qu'il se préserve de l'immoralité, car c'est par son mérite qu'Israël a été délivré"."
[midrach Vayikra rabba 32,5]

-> Le rav Pin'has Fridman commente :
Nous apprenons de ce midrach que Yossef traça la voie de la kédoucha (sainteté) pour toutes les générations d'Israël jusqu'à la fin des temps. Tous pourront maintenir leur kédoucha partout où ils se trouvent, même dans les situations les plus précaires, et pourront par ce mérite, être délivrés de leur exil.

La messirout néfech = la clé de la sainteté

+ La messirout néfech = la clé de la sainteté (kédoucha) :

-> La guémara (Berakhot 20a) enseigne : "Rav Papa demanda à Abayé : Pourquoi des miracles se produisirent-ils pour les générations antérieures [celles des Amoraïm] alors que des miracles ne se produisent pas pour nous? ... Il répondit : 'Les membres des générations antérieures firent de grands sacrifices pour sanctifier le Nom (une messirout néféch), mais pas nous'."

-> Le Torat Cohanim (Emor 9,5) dit que si quelqu'un accomplit un acte de messirout néfech en comptant sur un miracle pour le sauver, aucun miracle ne sera accompli pour lui. Par contre, un homme qui se met en danger sans attendre de miracle bénéficiera assurément d'un miracle.

-> Un exemple de ce concept est le récit des événements ayant conduit à l'ouverture de la Mer des Joncs. La guémara (Sota 37a) dit qu'au début, le peuple juif était debout sur le rivage mais la mer ne s'ouvrait pas. Alors que Moché priait longuement pour eux, Hachem lui dit : "Mes bienaimés se noient dans la mer et toi, tu pries longuement devant Moi? ... Parle aux Bné Israël et qu'ils se mettent en marche!" (Béchala'h 14.15).
La guemara révèle que la mer s'ouvrit seulement après que Na'hchon ben Aminadav s'y fut jeté et fut sur le point de se noyer (Midrach Zouta - Chir Hachirim 2,1).
Pourquoi fallait-il que Na'hchon entre dans la mer pour qu'un miracle se produise? Après tout, le midrach ne dit-il pas (Béréchit Rabba 5.5) qu'au moment de la création de la mer, D. avait mis comme condition qu'elle se fende pour les Bné Israël?
Selon le midrach que nous avons cité, la réponse à cette question est évidente : pour qu'un miracle se produise, le bénéficiaire ne doit pas compter sur un miracle. La mer ne se fendit que quand Na'hchon mit sa vie en danger.

-> Le Maharal (Gour Aryé - Emor 22,32) enseigne que lorsqu'un homme se met en danger pour l'honneur d'Hachem sans attendre de miracle pour le sauver, il gagne le statut de "kadoch", comme Its'hak qui fut sanctifié en se laissant attacher sur l'autel lors de la Akéda.
Une fois qu'un homme devient kadoch, D. accomplira un miracle pour le sauver, car ce miracle ajoutera à la sainteté de Son Nom.

Le Maharal ajoute : "La règle est qu'un homme qui n'attache pas de valeur à la vie dans ce monde aux dépens de la sainteté du Nom divin et qui risque la mort al kiddouch Hachem est kadoch. Puisqu'il est kadoch, il est mis à part et n'est pas sujet aux lois ordinaires, à la nature et à la conduite du monde. Des miracles sont accomplis pour lui parce qu'il vit à un niveau plus haut que le monde."

=> Il en résulte que le Maharal enseigne que les miracles sont accomplis uniquement pour ceux qui agissent avec messiront néfech pour l'honneur de D., car ces actes les définissent comme des "kédochim", des hommes saints, qui suivent l'exemple d'Its'hak.
Un homme qui risque sa vie ou qui se sacrifie pour l'honneur de D. démontre que le but de sa vie est de faire un kiddouch Hachem (soit agrandir l'honneur d'Hachem), et cela le rend digne d'un miracle puisque le miracle cause un kiddouch Hachem.
[selon le Sifté Haim (sur 'Hanouka) mesure pour mesure : le bénéficiaire du miracle défie sa nature en étant prêt à se sacrifier pour l'honneur de D., et D. répond en suspendant pour lui les lois de la nature. ]

Ce n'est pas dans chaque génération que le peuple juif doit résister à la coercition religieuse.
Cependant chaque juif a l'occasion de s'investir dans la forme de messirout néfèch que Its'hak a introduite, par un acte de sacrifice volontaire (lors de la Akéda Its'hak, seul Avraham ayant reçu l'ordre d'Hachem, Its'hak s'est montré à se sacrifier devant la volonté de D.).
Lorsqu'un homme fait de l'accomplissement de la volonté divine son seul but dans la vie, il s'offre en fait en sacrifice à D., et il mérite d'être appelé "kadoch".