+ Combien il est capital et grand de travailler sur soi-même pour arriver à la sainteté.
Les initiales des mots : "kédochim tiyou ki kadoch" (Soyez saints car Je [Hachem] suis saint) ont la même valeur numérique que le mot Kéter (couronne).
Cela signifie que lorsque l’homme se domine avec sainteté, il est considéré comme un roi avec sa couronne sur la tête, et mérite d’arriver à la perfection et à la royauté.
Car un roi sans couronne sur la tête n’est pas un roi, mais s’il a sa couronne sur la tête, sa sainteté plane au-dessus de lui, et un tel homme s’appelle saint, et "juste, fondement du monde".
[rabbi David Pinto - la voie à suivre n°260]

Que conseiller aux étudiants en Torah pour qu’ils réussissent dans leur étude?
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Rabbi Méir Abou'hatsira (Baba Méïr, fils de Baba Salé) répond à cette question du rav Yéhouda Adès : "Qu’ils gardent leurs yeux et leurs bouches ; c’est le secret de la réussite."

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-> Le Chla haKadoch a assuré à ses élèves que s’ils évitaient les spectacles et les propos interdits, ils mériteraient d’atteindre des niveaux de sainteté d’une grande élévation. En effet, c’est de là que dépend l’essentiel de la pureté et de la sainteté d’une personne.

-> Le rav Eliyahou Lopian a dit à une certaine occasion que les jeunes gens peuvent atteindre, en un court laps de temps, des niveaux très élevés, si seulement ils le souhaitent. "Ils doivent s’exercer à se protéger dans trois domaines : garder leurs yeux, leur bouche et leur pensée. Mais, a-t-il ajouté, tous les débuts sont difficiles, alors à eux de savoir que dans chaque chose, c’est par l’habitude qu’on acquiert la maîtrise de soi".

-> Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev a expliqué la juxtaposition des lettres dans l'alphabet : "samé'h, ‘ayin, pé, tsadik" en disant : "La lettre ‘‘samé'h’’ est bien fermée de tous les côtés, contrairement aux autres lettres de l’alphabet hébraïque. De plus, elle est la première lettre du mot ‘‘séguira’’ qui signifie ‘‘fermeture’’.
Voici donc l’allusion : ‘‘Ferme (ségor)’’ ‘‘tes yeux (éné'ha)’’ et ferme ‘‘ta bouche (pi'ha)’’ afin de ne pas voir ce qui n’est pas à voir et ne pas dire ce qui n’est pas à dire ... alors, tu mériteras d’être un ‘‘tsaddik’’."

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-> La guémara (Baba Batra 57b) dit au sujet du verset : "Il ferme ses yeux pour ne pas voir le mal" : s’il existe un autre chemin, plus propre, mais qu’il emprunte celui qui est moins pur, il s’appelle "racha" même s’il ferme les yeux. En effet, il n’aurait pas dû se rapprocher de la faute, mais plutôt s’en éloigner, comme il est dit : "Eloigne-toi du mal!"

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-> La sainteté d’un homme dépend essentiellement de son souci de préserver ses yeux des visions indécentes ; plus il veille à ceci, plus il est à même de se sanctifier et de s’élever dans les degrés de la Torah et de la crainte de D.
[Tiféret Chlomo - Balak]

"Chaque jour, Hachem proclame la grandeur de 3 types de personnes : un célibataire qui vit dans une ville et qui ne faute pas avec une femme, un pauvre qui retourne un objet perdu, et un riche qui donne le maaser en privé [sans publicité, sans que personne n'en soit au courant]."
[rabbi Yo'hanan - guémara Pessa'him 113a]

-> Le rav Elimélé'h Biderman commente :
Lorsqu'une personne vit dans la sainteté, en faisant attention à ses yeux, ... alors Hachem proclame sa grandeur dans tous les mondes.
Même si cette personne n'est pas parfaite, à chaque fois qu'elle est vigilante avec ses pensées et ses yeux, elle amène une joie immense dans le Ciel.

Lorsqu'un juif regarde ce qu'il ne doit pas observer, alors la sainteté d'Israël qui est en lui le quitte.
[le Beit Aharon - sur Yéchayahou 27,6]

-> Le rav Elimélé'h Biderman rapporte l'explication de nos Sages sur le verset (Yéchayahou 59,18) :
- "ché'i chaviv éné'ha" = lève tes yeux [de visions interdites] ;
- "our'i koulam nikbétsou baou la'h" = [et alors] tu verras les nombreux anges [que cette bonne action a créé], se rassemblant autour de toi [et te protégeant.]

-> Dans le kidouch nous disons : "acher kidéchanou bémitsvotav vératsa banou" (qui nous a fait saints avec Ses mitsvot et qui nous désire).
Normalement, nous devrions dire l'inverse : "Il nous désire, et ainsi Il nous a fait saints avec ses mitsvot".
Le rabbi Moché Mordé'haï de Lelov explique que Hachem nous désire car nous faisons le maximum pour être saints.
[D'une certaine façon, chacun de nos efforts pour être kadoch, renforce le désire d'Hachem pour nous!]

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-> "Pharaon donna un ordre ... Vous ne continuerez pas à donner la paille au peuple pour fabriquer les briques ... qu'ils aillent eux-mêmes et ramassent leur paille. Quant au quota des briques qu'ils fabriquaient ... vous [le] leur imposerez, ne le réduisez pas ..." (Chémot 5,6-7)

=> Si Pharaon voulait rendre plus difficile la vie des juifs, pourquoi ne leur a-t-il pas simplement demandé de produire davantage de briques? Pourquoi voulait-il le même quota?

Le rabbi de Skver explique que le plan de Pharaon était de contraindre les juifs à traverser l'Egypte pour trouver de la paille.
Il voulait qu'ils quittent les 4 coudées de leur environnement personnel pour s'habituer, pour s'imprégner de la culture égyptienne.
Il voulait leur abîmer les yeux [par des visions interdites], car ensuite les égyptiens auraient le dessus.

La grandeur extrême de ceux qui protègent leurs yeux

+ La grandeur extrême de ceux qui protègent leurs yeux :

-> Un jeune étudiant en Torah (ba'hour) alla rendre visite au Steïpler, 6 mois avant que celui-ci ne quitte ce monde et il n'entendait déjà presque plus, si bien que le ba'hour écrivit tout ce qui lui était arrivé :
"Je suis un ba'hour de 19 ans. Depuis Roch 'Hodech Elloul jusqu'à présent, je me suis beaucoup efforcé de préserver mes yeux de toute contemplation interdite.
Aujourd'hui, j'étais obligé de me faire soigner les dents et j'ai dû voyager à Tel Aviv. A cause de cela, j'ai gravement trébuché dans cette faute sur le chemin et également chez le dentiste.
Depuis mon âme ne me laisse pas en paix. Que puis-je faire?"

Le ba'hour signa de son nom et de celui de sa mère, et il tendit la lettre au Steïpler.
Après que ce dernier eut achevé de la lire, il planta son regard pénétrant dans les yeux du ba'hour (celui qui subissait cette expérience était pris de tremblement) et d'une voix tonitruante, il lui demanda : "Réponds-moi : as-tu réussi une seule fois en chemin à vaincre ton yétser ara, et à préserver tes yeux?"

Le ba'hour lui répondit par écrit : "Rav, ma situation est des plus amères!"
Le Stéïpler réitéra sa question jusqu'à ce que le ba'hour reconnaisse qu'en effet, il s'était abstenu de regarder pendant une partie du chemin.

Le Steïpler s'adressa alors à lui dans ces termes :
"Je n'exagère en rien et je ne mens pas!
Si j'en avais la force, je me serais levé de toute ma hauteur devant toi.
D'après les estimations, le voyage depuis ici jusqu'à Tel Aviv dure environ 35 minutes. A chaque fois que tu t'es retenu, tu as accompli la mitsva de "Tu craindras ton D.", celle de "Je serai sanctifié au sein des Bné Israël", et ainsi que celle de "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur et de toute ton âme".
Certes tu es passible d'un châtiment sur les fois où tu as échoué. Mais à chaque fois que tu surmontes ton penchant dans cela ou dans tout ce qui relève de la sainteté, tu es au même niveau que Yossef haTsadik, exactement au même niveau.
L'essentiel est de combattre. Continue à te battre, bats-toi encore et encore!"

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-> Le Zohar (Vaéra 23a) écrit que quiconque résiste vaillamment aux tentations de la chair mérite le titre de tsadik, et il cite Yossef comme exemple d'une conduite de ce genre.

[certes notre yétser ara nous pousse à la faute, mais surtout après il nous pousse à désespérer.
Au lieu de cela nous devons nous inspirer des paroles du Steïpler afin d'avoir conscience de l'extrême grandeur d'arriver à résister aux tentations de visions interdites dans notre génération.]

L'homme possède 2 alliances (britot) : la bouche et la brit mila.
On ne peut réussir à prier correctement avec notre bouche que si la seconde alliance, celle de la brit mila, est préservée de toute faute.

[Maggid de Kouznitz - un élève du Maggid de Mézéritch]

"Et toute la grande peur que Moché accomplit aux yeux de tout Israël" (Vézot haBéra'ha 34,12)

-> Lorsque nous terminons la lecture annuelle de la Torah à Sim'ha Torah, nous commençons dans la foulée la lecture de la 1ere paracha : Béréchit, pour indiquer qu'il n'y a pas de fin à la Torah.
Ainsi, le dernier verset de la Torah a dans sa continuité immédiate le 1er verset de la Torah.

Le Beit Israël (rabbi Israël Alter) donne l'enseignement suivant.
Lorsque nous sommes vigilant à ce que l'on regarde, et que l'on fait une bonne utilisation de ce cadeau de la vision, alors nous pouvons commencer à reconnaître la grandeur du Créateur, et les multitudes de merveilles du monde.
Grace à cela nous pouvons atteindre un niveau supérieur dans notre service Divin.

En réalité, cela est en allusion dans le dernier et le 1er verset de la Torah.
- "Et toute la grande peur [du Ciel] que Moché accomplit/instilla"
=> Comment a-t-il fait cela?

- "aux yeux de tout Israël" = par les yeux des Bnei Israël, par le fait qu'ils ont gardé ce qu'ils observaient en s'assurant de ne jamais regarder quelque chose de nuisible à leur spiritualité.

- Cela a permis qu'il puisse pleinement prendre conscience que : "Au commencement de la Création Hachem a créé les cieux et la terre [avec toutes ses merveilles]" (béréchit bara élokim ét achamayim véet aarets).

=> Il en résulte de cela que : protéger ses yeux des impuretés nous permet de pleinement reconnaître les merveilles de ce monde, et d'ainsi acquérir un niveau supérieur dans notre service d'Hachem.

A Yom Kippour, le Cohen Gadol dit 10 fois le nom Divin (יהוה - écrit הויה - havaya).
La guématria de ce Nom Divin est de 26. [10*26 = 260].

Puisque nous avons 2 yeux, la guématria de 2 fois : "ayin" (un œil - עין) est de 260.
Cela implique que lorsqu'on est vigilant avec nos yeux, alors on est comparable au Cohen Gadol le jour de Kippour.

[rav Elimélé'h Biderman]

Rabbi Méïr avait l'habitude de mépriser ceux qui transgressaient les Lois de la Torah.
Un jour, le Satan apparut à rabbi Méïr sous l'apparence d'une femme, de l'autre côté de la rivière.
Il n'y avait pas de bac pur traverser cette rivière.
Rabbi Méïr saisit la corde tendue entre les 2 rives et traversa ainsi la rivière (pour la rejoindre).
Lorsque rabbi Méïr arriva à mi-chemin, le Satan se fit reconnaître et lui dit : "Si le Ciel ne m'avait pas recommandé d'avoir des égards pour rabbi Méïr et sa Torah, ta vie n'aurait pas valu 2 sous".

Rabbi Akiva également avait l'habitude de mépriser les fauteurs.
Un jour, le Satan lui apparut sous les traits d'une femme, en haut d'un palmier.
Il grimpa sur le tronc du palmier (pour la rejoindre).
Arrivé à mi-chemin, Satan fit cesser son illusion et dit à rabbi Akiva : "Si le Ciel ne m'avait pas recommandé d'avoir des égards pour rabbi Akiva et sa Torah, ta vie n'aurait pas valu 2 sous!"

[guémara Kidouchin 81a]

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-> Rabbi Méïr avait coutume de se "moquer" des pécheurs, c'est-à-dire de les mépriser, en critiquant leur faiblesse, car il pensait qu'il était facile de lutter contre le mauvais penchant et de réussir à le vaincre si on le veut vraiment.
[Rachi]

-> Par ses propos méprisants envers ceux qui transgressaient les mitsvot, entraînés par leur yétser ara, rabbi Méïr rabaissait ainsi le niveau des tsadikim et celui des baalé téchouva.
En effet, rabbi Méïr minimisait ainsi leurs efforts contre le yétser ara pour arriver à lui résister, car il pensait qu'il était facile pour eux de le vaincre.
C'est pourquoi le Satan a eu l'autorisation du Ciel d'attaquer rabbi Méïr, afin qu'il reconnaisse le haut niveau de ceux qui parviennent à le repousser.
[Ben Ich 'Haï]

-> En méprisant (à son niveau) les pécheurs et leur faiblesse de résistance au yétser ara, rabbi Méïr mettait indirectement en valeur sa grandeur personnelle, lui qui n'avait jamais fauté.
C'est pourquoi, il est tombé dans le piège tendu par le yétser ara qui a cherché à le rabaisser et ce n'est que par le mérite de sa Torah qu'il a été sauvé.
[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou - tome.5, p.354]

[on apprend de là que nous ne devons pas mépriser les agissements d'autrui, car qui peut dire qu'à leur place (même vécu, environnement, tendances naturelles, ...) nous aurions fait mieux qu'eux!
Occupons-nous de corriger nos défauts, plutôt que de s'en dispenser en se sentant supérieur à autrui]

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=> Pourquoi le Satan/yétser ara apparut-il sous les traits d'une femme, et non d'une véritable femme?

-> Le Ben Ich 'Haï donne 2 réponses :
- 1°/ Hachem a accepté que le Satan éprouve rabbi Méïr, afin d'enseigner aux Sages (de toutes les générations) combien le désir suscité par le yétser ara peut être puissant et combien il est difficile de lui résister.

Cependant, Hachem ne voulait pas que rabbi Méïr commette la moindre transgression.
Or, si le Satan lui avait présenté une véritable femme dans cette épreuve, même si rabbi Méïr a finalement été épargné de tout contact avec cette femme, il aurait cependant transgressé l'interdit de l'observation de cette femme.
Maintenant qu'il s'agit d'une femme fictive que rabbi Méïr avait l'illusion de voir, il n'a pas transgressé par ce regard porté sur une illusion.

- 2°/ Si le Satan avait testé rabbi Méïr avec une véritable femme, cette femme saurait que rabbi Méïr, un Gadol d'Israël, aurait porté sur elle un regard de désir, et elle aurait pu s'en vanter et cela constituerait une forme de profanation du Nom Divin ('hilloul Hachem).
C'est pourquoi, le Satan a agi sur l'imagination de rabbi Méïr en créant une illusion dont il a l'art.

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=> A quoi font allusion la rivière et la corde saisie par rabbi Méïr?

-> La corde épaisse tendue fait allusion à la puissance du yétser ara : en effet, rav Assa (guémara Soucca 52a) dit qu'au début, le yétser ara apparaît à l'homme aussi fin qu'un cheveu ou que le fil d'une toile d'araignée, et finit par être aussi épais que la corde qui permet de tirer un char.

D'autre part, le Satan est apparu à rabbi Méïr près de la rivière pour lui faire l'allusion suivante : par le mérite de ta Torah, comparée à l'eau de cette rivière, tu seras épargné de toute transgression dans cette épreuve.
[Ben Ich 'Haï]

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=> Pourquoi le Ciel a-t-il recommandé au Satan d'avoir des égards pour rabbi Méïr et pour rabbi Akiva?

-> Il est certain que le yétser ara attaque davantage les fils d'Israël que les fils des nations, et surtout les plus grands d'entre eux, c'est-à-dire les talmidé hakhamim.
Cependant, le Ciel leur assure que par le mérite de leur étude de la Torah, ils seront protégés des pièges que leur tend le yétser ara, en accord avec la guémara (Soucca 21a) : "L'étude de la Torah nous protège des épreuves et nous sauve du yétser ara".
[Maharcha]

-> Du fait que rabbi Méïr et rabbi Akiva étaient tous 2 des fils de convertis, ils ne bénéficiaient pas du mérite des pères (zékhout avot) pour les protéger des sollicitations du yétser ara.
C'est pourquoi, c'est leur étude de la Torah qui les sauvera.
[Iyoun Yaakov]

-> "Tout est entre les mains du Ciel, sauf la Crainte du Ciel" (rabbi 'Hanina - guémara Béra'hot 33b)
Ainsi, comment le Ciel a-t-il pu intervenir en leur faveur, contrairement à ce principe?

Le Ben Ich 'Haï donne la réponse suivante :
Rabbi Méïr et rabbi Akiva avaient déjà dépassé la moitié de leur vie sur terre lorsque le Satan les a éprouvés. Or, dans la guémara (Yoma 38b), rabbi Yo'hanan dit : "Lorsqu'un homme a passé plus de la moitié de sa vie sans pécher, il ne fautera plus", en s'appuyant sur le verset : "Hachem veille sur les pas de ses hommes pieux" (Chmouël I 2,9).
Donc le principe énoncé par rabbi 'Hanina ne s'applique que dans la 1ere moitié de la vie d'un homme et celui de rabbi Yo'hanan dans la seconde moitié de sa vie.
C'est pourquoi Hachem a pu protéger ces 2 Sages déjà âgés.

-> Selon la guémara (Sanhédrin 82a), un sage qui ferait une faute relative à la débauche est sanctionné par une mauvaise compréhension de son étude avec les autres Sages et une difficulté à transmettre la Torah ; c'est pourquoi, le Ciel a demandé exceptionnellement que l'étude et l'enseignement de la Torah de rabbi Méïr et rabbi Akiva demeure intacte après cette épreuve.
[Hamakné]

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=> Pourquoi est-ce au sommet d'un palmier que le Satan apparut à rabbi Akiva?

-> Le palmier est un arbre très haut sur lequel il est difficile de grimper, car il y a très peu de prise sur son tronc.
C'est pourquoi le Satan lui est apparu sous forme d'une femme illusoire, au sommet du palmier, afin d'augmenter la difficulté pour rabbi Akiva de monter et afin de lui montrer à quel point il était attiré par cette illusion.
[Rachach]

-> Selon le Ben Ich 'Haï, il y a une double allusion :
1°/ Le Satan lui rappelle qu'il est un tsadik, que le roi David compare au palmier, selon le verset : "Le tsadik fleurit comme le palmier" (Téhilim 92,13), et il signifie donc à rabbi Akiva, par allusion, qu'il sera finalement épargné de toute transgression grâce à sa tsidkout.

2°/ Dans la guémara (Ména'hot 29b), on enseigne que rabbi Akiva savait interpréter les taguine (fioritures ou couronnes - תגין) au-dessus des lettres de la Torah.
C'est pourquoi, le Satan apparut au sommet du palmier, l'endroit où ses fruits (les dattes) sont très hauts par rapport au sol, en allusion à la puissance de la Torah acquise par rabbi Akiva. [au point où Moché a demandé pourquoi c'est pas lui qui donnait la Torah à sa place au peuple juif!]
[Ben Ich 'Haï]

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-> La guémara (Kidouchin 81a) cite également un 3e récit :
Rav Amram 'Hassida hébergea à l'étage supérieur de sa maison des jeunes filles libérées après avoir été captives, et il fit retirer l'échelle d'accès afin de protéger ces jeunes filles.

Au cours de la nuit, animé d'un grand désir, rav Amram se leva et prit l'échelle très lourde, il fallait plus de 10 personnes pour la soulever, et il monta cette échelle.
Arrivée au milieu de l'échelle, il s'interrompit pour résister à son yétser ara, et il cria : "Il y a le feu dans la maison d'Amram!"

Les voisins, des rabbanim, accoururent : "Tu nous fais honte!"
Rav Amram répliqua : "Il est préférable d'assister à la honte de rav Amram dans ce monde-ci et sans transgression que dans le monde à venir si j'avais transgressé."
Cette honte ressentie en public a eu un effet expiatoire sur son comportement.

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-> "Plus un homme est grand, plus son yétser ara est grand" (guémara Soucca 52a)
Ainsi, plus le yétser hatov grandit, plus le yéter ara grandit.

-> La guémara (Soucca 52a) relate le récit suivant :
"Abbayé entendit un homme dire à une femme : "Allons et prenons la route ensemble".
Abbayé s'est dit : "Je vais les suivre pour leur éviter une transgression".
Après les avoir suivis sur une distance de 3 parsa (environ 12km), il constata qu'ils sont demeurés pudiques.
Abbayé s'est dit alors : "Si c'était moi qui avais été en compagnie de cette femme, je ne suis pas sûr que j'aurai pu me retenir!"

Ainsi, Abbayé témoigna que l'épreuve à laquelle a résisté ce jeune homme, simple, lui-même n'aurait pas pu résister tant le combat contre le yétser ara est difficile pour un Talmid 'Hakham.

[rabbi ‘Haïm Chmoulévitch – Si’hot Moussar (si’ha 91)]

Quiconque a le mérite de s'abstenir d'une union prohibée (erva) bénéficiera d'un miracle en sa faveur.

[guémara Kidouchin 40a]

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-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Pourquoi est-ce spécialement en faveur d'un homme mis en situation d'union interdite (erva), et qui fait tout pour ne pas fauter, que le Ciel produit un miracle pour lui, et pourquoi pas s'il s'abstient de fauter dans un autre domaine?

La raison est qu'Hachem réagit avec cet homme, mesure pour mesure. En effet, lorsque cet homme fait de gros efforts pour essayer de maîtriser sa nature, imprimée en lui, qui le pousserait au désir, Hachem produit pour lui un miracle, c'est-à-dire un événement à contre-nature, pour l'aider à ne pas transgresser.
[...]

Un homme mis en situation de commettre une transgression, et qui se retient de fauter, sanctifie Hachem.

Par cet acte de kiddouch Hachem, il s'attache aux 2 niveaux de son Créateur, caractérisés par 2 Noms Divins :
- le Tétragramme (יהוה) formé des 4 lettres, qui pleinement sont : יוד (youd), הא (hé), ואו (vav) et הא (hé) de guématria "pleines" respectives : 20+6+13+6 = 45.

- et le nom אדני qui a une guématria de : 65.
Les 2 Noms Divins ont ainsi une guématria totale de 110 qui est la même que celle du mot : ness (נס).