"Croyez-moi, toute ma vie j’ai fait attention à ne rien cueillir inutilement, ni herbe ni fleur qui puisse grandir et s’épanouir.
Il n’y a aucune plante en bas qui n’ait pas en haut une destinée qui lui dit de grandir! Toute pointe d’une herbe dit quelque chose, toute pierre murmure un secret, toute créature dit un chant de gloire."
[rav Avraham Its'hak Kook - à rabbi Arié Lévine qui a cueilli une plante ou fleur en chemin avec lui]

Par le fait que les végétaux se développent pleinement, il y aura de l'amour dans le monde.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Aava]

"L'homme n’a été créé que pour se fatiguer dans les paroles, de la Torah" (guémara Sanhédrin 99b)

-> L'homme ressemble à la terre dont il provient ; toute la force de l’homme est potentielle et n’est pas facilement perceptible ou accessible à l’instar de la terre qu’il faut travailler perpétuellement pour qu’elle puisse donner ses plus beaux fruits.
L’homme a donc également besoin d’un travail et d’une fatigue permanente pour qu’il puisse faire sortir de lui sa perfection (chlémout) et ses fruits.
C’est donc parce que la guémara connaissait la nature de l’homme et la nature de la terre dont il provient qu’elle s’est demandée dans quel domaine l’homme doit-il se fatiguer pour faire apparaître ses meilleurs fruits.
[Maharal - drouch al haTorah p.10]

Ainsi, il ressort qu’un homme qui ne se fatigue pas et qui ne travaille pas, ressemble à un morceau de terre stérile sans herbe, sans fleur, sans fruit et au contraire un homme qui se travaille et qui se fatigue et en particulier dans l’étude de la Torah ressemble à un jardin fruitier paradisiaque : un vrai gan eden.

L'âme (néchama) est d'après Onkelos : "un esprit parlant" (roua’h mémaléla - Béréchit 2,7),
La supériorité de l’âme de l’homme par rapport aux autres créatures est la parole, et c’est donc grâce à elle que l’âme se réalisera sur terre l’âme et la parole sont intimement liées.

Cependant, puisque toutes ces forces nous viennent de notre âme qui est une étincelle d’Hachem, les paroles qui auront le plus d’effets pour faire sortir nos fruits et nos bonnes midot sont les paroles d’Hachem : la Torah, dont l’essence Divine est d’ailleurs très proche de l’essence de nos âmes.
[selon le Zohar : la Torah, le Klal Israël et Hachem ne font qu’une entité. ]

[Tou biChevat nous rappelle que notre vie est un grand champ unique avec des outils uniques avec un climat unique, ... et c'est à nous de faire qu'il produise le plus de beaux fruits possibles.
Nos efforts d'aujourd'hui sont nos douceurs éternelles de demain.
Tout effort non investi sera une quantité moindre de récolte future.
De même qu'à Tou biChevat nous kiffons avec de sublimes fruits, de même nous voulons kiffer pour l'éternité dans notre monde à venir!]

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-> "L’âme de l’homme est très importante et même supérieure aux anges, mais ses forces sont tout à fait cachées et même emprisonnées par son aspect matériel et son corps obscur.
Ses forces ne pourront s’extérioriser que grâce à de la fatigue, et par une brisure des taavot (désirs) et des tendances qui le poussent vers la matière.
C’est là tout le rôle de l’homme."
[Ramh'al - Messilat Yécharim chap.1]

[d’après le Néféch Yéhoudi – Yitro (5776)]

Tou biChevat – recevoir une abondance de bons fruits

+ Tou biChevat - recevoir une abondance de bons fruits :

-> Tou biChevat est le jour où des trésors du Ciel se déversent dans le monde, une abondance de "fruits" tant spirituels que matériels.
Le Zohar fait remarquer le pluriel de l'expression ''nouvel an des arbres'' (roch Hachana la'ilanot), pour suggérer qu'il s'agit également d'un nouvel an et d'un temps d'abondance pour l'homme, comme il est écrit : "Car l'homme est comme l'arbre des champs" (Dévarim 20,19), et il a une grande influence en ce jour.
Le Targoum Chéni (sur la Méguilat Esther 3) rapporte qu'au moment où Haman tira au sort les mois les uns après les autres (en cherchant le mois le plus propice pour anéantir le peuple juif), il tomba sur le mois de Chevat, et il dit : "Le premier du mois de Chevat est le nouvel an des arbres (d'après l'opinion de Beit Chamaï), je ne parviendrai pas à anéantir les juifs en ce mois."
[rav Elimélé'h Biderman]

-> "Même si nous ne suivons pas l'opinion selon laquelle Roch 'Hodech Chevat est le nouvel an des arbres (mais seulement le 15 Chevat), néanmoins, on peut quand même en déduire que le nouvel an des arbres possède la propriété miraculeuse d'arrêter les malheurs qui pourraient s'abattre sur le peuple juif.
[rabbi David Zakout - Sefer Zé'her David ]

-> A Roch Hachana, nous avons peur du jugement [D. est au courant de tout], mais nous sommes également joyeux car nous sommes unis avec Hachem.
Il en est de même à Tou biChevat, qui est un jour de grande joie car la Présence d'Hachem s'y révèle davantage que d'habitude et en ce jour il nous est plus facile de se lier avec Lui.
[rav Elimélé'h Biderman]

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-> On a demandé au rav Shlomo Wolbe quels livres faut-il acheter pour se renforcer en émouna?
Il a répondu : chaque arbre fruitier est un livre de émouna.

-> Le 'Hafets 'Haïm (fin Chmirat haLachon) écrit : nous avons la mitsva de réfléchir à toutes les créatures d'Hachem : de la faune et de la flore, ... et de nous extasier devant elles, comme il est écrit: "levez les yeux et regardez Qui a créé tout cela" (séou marom énékhem ou réou mi bara élé).

-> Le Séfer Mayane haEmouna enseigne que de grands rabbanim se sont interrogés sur l'institution de nos Sages de faire : "Chéé'héyahou" sur un nouveau fruit, comme on le fait sur une nouvelle mitsva ou sur un ami qui nous est cher et que nous n'avons pas vu depuis longtemps.
En effet, que l'on dise "Chéé'héyahou" lorsque l'on accomplit un ordre d'Hachem est compréhensible : on Le remercie de nous avoir fait vivre jusqu'à cet instant. Mais lorsque l'on mange un nouveau fruit et que l'on remercie Hachem : merci de m'avoir fait vivre jusqu'à cet instnat (lazéman azé), cela parait étonnant.

=> Il est donc clair que le fruit par sa texture, sa couleur, son goût, son odeur, sa variété est un moyen de nous rapprocher d'Hachem, d'une façon aussi grande que peut l'être une mitsva.
La joie qu'il nous procure est un tremplin dans notre service Divin car seul celui qui est heureux des bontés d'Hachem est proche de Lui et apte à Le servir et à Le bénir comme il se doit.

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-> Le Néfech ha'Haïm (1,7) rapporte le midrach qui dit :"Hachem est ton ombre" (Hachem tsilé’ha – Téhilim 121,5) : si tu pleures, Hachem pleure avec toi ; si tu ris, il rit ; si tu Lui souris, il te sourit.

Ainsi, lorsque l'homme regarde le Ciel avec joie, avec chant et louanges, il reçoit un comportement équivalent de la part d'Hachem en retour.
Il n'y a pas de choses qui apportent plus de bénédictions ou de délivrance que la joie et le bon cœur ; comme cela est écrit en plein milieu des malédictions de la paracha Ki Tavo : "car tu n'as pas servi Hachem avec joie et bon cœur" (ta'hat acher lo avadta Hachem bésim'ha ou bétouv lévav) = ce qui signifie que s'il y avait eu de la joie et du bon cœur, on aurait pu éviter ces malédictions (même si on les méritait à cause de nos fautes).

=> Il en découle qu'à Tou biChevat, chaque fruit est une occasion de sourire à la vie, ce qui fait sourire Hachem en retour, et alors Il nous comble de bénédictions et de délivrances.

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-> "Fais-moi des mets délicieux comme je les aime et je te bénirai devant Hachem avant de mourir" (Toldot 27,4)

Le rav Chimchon Pinkous commente cette demande d'Its'hak à Essav avant de le bénir :
Il est certain que la demande d'Its'hak de manger de bons plats pour pouvoir bénir l'aîné nous enseigne que la consommation d'un aliment à notre goût peut nous donner une grande proximité avec Hachem qui sera la source de grandes bénédictions.
Lorsqu'un homme se délecte d'un plat ou d'un bon fruit, il peut ressentir, s'il le désire, combien Hachem s'inquiète pour lui, combien Hachem s'occupe de lui, combien Hachem l'aime, combien Hachem le fait vivre, le maintient et le renouvelle et combien Hachem désire sa joie et son plaisir.

La nourriture peut être un moyen de ressentir les bontés d'Hachem, Son amour Divin et une grande proximité avec Lui.
Inversement, celui qui dévore son plat sans réfléchir, "mort de faim", ressemble à un animal qui mange de la même manière et ne s'est pas rapproché d'Hachem mais de son pain ou pire de son ventre ; c'est pour cela que le mot "oneg" (délice) contient les mêmes lettres que le mot "néga" (une plaie spirituelle), car chaque consommation est une grande opportunité, mais à double tranchant."

Le mois de Shvat

+ Le mois de Shvat :

-> "Ce fut la 40e année, le 11e mois, le 1er du mois (il s'agit du jour de Roch 'Hodech Shvat) ... que Moché commença à expliquer la Torah" (Dévarim 1,3-5)

-> Le 'Hidouché haRim commente qu'à Roch 'Hodech Shvat les sources de la Torah s'ouvrent.
Il en découle que toutes les nouveautés en Torah de l'année entière proviennent de Roch 'Hodech Shvat.

Le rav Elimélé'h Biderman dit que c'est donc un moment idéal pour prendre un nouvel engagement dans notre étude et notre développement dans la Torah.

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-> Etant la source des bontés de Torah à venir, on comprend pourquoi les initiales de ce mois renvoient à tellement de positivité.
Par exemple :
- à "Shalom" (paix), "Bra'ha" (bénédiction) et "Tova" (bienfait) ;
- ou bien selon le rabbi de Boyan à : "Shana Tova Broukha" ("année bonne et bénie") ;
- ou encore : "Chénichma Bessorot Tovot" ([puissions-nous être bénis] d'entendre [que] de bonnes nouvelles).

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-> La Torah est appelée : "ets 'haïm" (un arbre de vie), et Tou biShvat, le nouvel an des arbres, a lieu le 15 Shvat.

A quoi les tsadikim (dont les fautes sont minoritaires) sont-ils comparés dans ce monde-ci?
A un arbre dont le tronc se tient entièrement dans un lieu pur et dont les branches inclinent (en partie) vers un lieu impur.
Après avoir coupé ses branches (qui inclinent vers la zone d'impureté), l'arbre entier se tient alors dans un lieu pur.
De même, Hachem impose des épreuves au tsadik dans ce monde (pour effacer ses rares fautes) afin qu'il hérite du monde à venir ...

A quoi le racha (dont les bonnes actions sont minoritaires) est-il comparé dans ce monde?
A un arbre dont le tronc se tient entièrement dans un lieu impur et dont les branches inclinent (partiellement) vers un lieu pur.
Après avoir coupé ces branches (qui inclinent vers la zone de pureté), l'arbre entier se tient alors dans un lieu impur.
De même, Hachem comble le racha de bien dans ce monde (pour récompenser ses rares mérites) afin de l'exclure du monde à venir et lui faire hériter le niveau le plus profond du Guéhinam, selon le verset : "Le chemin semble droit à cet homme, mais à la fin il le conduit à la mort" (Michlé 14,12).

[guémara Kidouchin 40b]

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=> Comment comprendre la comparaison entre le tsadik et l'arbre élagué?

-> "C'est l'homme même, l'arbre de la campagne" (Choftim 20,19)
De même que l'arbre produit des fruits par ses branches, l'homme produit des "fruits" (des actions) par ses membres.
Ainsi, le tsadik, dont les mitsvot et les bonnes actions sont majoritaires et les fautes (avérot) et mauvaises actions minoritaires, est comparé à un arbre dont le tronc et la majorité des branches sont situés dans un lieu pur et une minorité de ses branches (qui symbolisent les quelques avérot et mauvaises actions) sont inclinées vers un lieu impur.
Hachem coupera les "mauvaises" branches, donc effacera les avérot et les mauvaises actions de ce tsadik par des difficultés et des souffrances qu'il rencontrera dans ce monde-ci, et ainsi ce tsadik sera entièrement pur dans le monde à venir.
[Maharcha]

-> L'âme (néfech) d'une personne ne veut que le bien ; elle est désignée : arbre (ilane) et se tient dans une zone de pureté.
Cependant, cette personne a des désirs, induits par les besoins de son corps, désignés "les branches qui s'inclinent vers une zone d'impureté".
De même qu'en coupant ces branches qui penchent vers un lieu d'impureté, l'arbre se retrouve entièrement dans une zone de pureté, les souffrances du tsadik ont le pouvoir de "couper" ces désirs (peu nombreux) et ainsi l'âme évolue dans une zone pure pour en rechercher que le bien, à l'image d'un arbre dont le tronc et les branches sont tous situés dans un lieu pur.
[Ets Yossef]

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=> "Le chemin semble droit à cet homme, mais à la fin il le conduit à la mort" : comment ce verset prouve-t-il le sort des réchaïm?

-> Lorsque les réchaïm mènent une vie tranquille dans ce monde-ci et voient que tout leur réussit, leur façon de vivre constitue à leurs yeux une voie de droiture (déré'h yachar).
Mais à la fin, dans le monde à venir, la voie qu'ils avaient suivie s’avérera être un chemin de "mort" (déré'h mavet), car ils se retrouveront au Guéhinam.
[Rachi]

-> Selon Rachi, après une vie de tranquillité (chalva - שלוה) du racha ici-bas, une vie difficile l'attend dans le monde à venir.
Après la lettre ש vient ת ; après le ל vient מ ; après le ו vient ז ; et après ה vient ו.
Cela forme le mot : mavét (מות) qui correspond au Guéhinam, et il reste donc la lettre ז de guématria 7.
Il y a donc ici une allusion au fait que le racha, après une période de tranquillité dans ce monde-ci, descendra au 7e niveau de Guéhinam [le plus profond, celui où les souffrances purificatrices sont les plus intenses], associé au mont : mavét (mort - מות).
[Ben Ich 'Haï]

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=> Pourquoi fait-on "payer" les fautes peu nombreuses du tsadik dans ce monde-ci et les nombreuses fautes du racha dans le monde à venir?

-> Le Maharal ('Hidouché Agadot - guémara Kidouchin 40b) explique :
Le racha est attaché essentiellement à l'impureté et ne désire pas accomplir les mitsvot et les bonnes actions.
Même s'il lui arrive d'accomplir quelques rares mitsvot ou bonnes actions, cela est dû à une légère inclinaison vers le bien et ce n'est que provisoire.
C'est pourquoi, il est normal de "payer" ses nombreuses fautes dans le monde à venir, qui est le monde essentiel, et d'être récompensé de ses rares bonnes actions dans ce monde-ci provisoire.

Au contraire, le tsadik est attaché à la pureté et désire accomplir les mitsvot et les bonnes actions ; c'est l'essentiel pour lui.
Si ce tsadik commet parfois une faute, cela est dû à une légère inclinaison vers le mal et ce n'est que provisoire et il s'en repent aussitôt.
C'est pourquoi, il est normal de "payer" ses rares fautes provisoires, et il s'en repent aussitôt.
C'est pourquoi, il est normal de "payer" ses rares fautes provisoires dans ce monde-ci, qui est un monde provisoire.
Ainsi, il arrivera débarrassé de toute faute dans le monde à venir, qui est le monde essentiel.

"Quand on coupe une branche d'un arbre, une voix va d'un bout du monde à l'autre, mais elle ne s'entend pas."

[Pirké déRabbi Eliézer - chap.34]

=> Tou biChvat (le nouvel an des arbres) constitue pour un juif l'occasion de porter un regard sur le monde végétal, qui nous paraît à nous être "inerte", alors que nos Sages nous révèlent qu'il a des sentiments et même parfois exprime de la douleur.

Nous devons en tirer une grande humilité : ce que nous percevons du monde, ce qui s'y déroule réellement nous dépasse totalement : tout est entièrement dans les mains de papa Hachem.
A partir de ce constat, comment ne pas suivre avec joie la volonté de D., comme unique GPS nous permettant d'avancer sur le bon chemin de notre vie.

-> Dans le midrach (rabba Bamidbar 3), il est rapporté :
"Il y avait un palmier qui était à 'Hamatan, et qui ne donnait pas de fruits. On l'a greffé, et il ne donnait toujours pas de fruits.
Rabbi Tan'houma a dit : "Il voit un palmier dattier de Jéricho et le désire en son cœur".
On en a amené, on l'a greffé avec, et immédiatement il a donné des fruits."

[Plus on a conscience de notre petitesse, plus on permet à Hachem d'avoir une grande place dans notre cœur, plus on lui permet d'être grand à nos yeux!

Par ailleurs, on a tendance à se moquer, à parler d'autrui en se persuadant que cela n'est rien! (à l'image d'un arbre qui reçoit des rafales de vent, mais qui reste stoïque!)
Mais si nous prenons conscience que même l'inerte a des sentiments, alors à combien plus forte raison devons-nous faire attention à l'extrême à l'honneur et à la susceptibilité de notre prochain!]

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-> Que peut-on apprendre de l'arbre?

1°/ L'arbre n'est vivant que lorsqu'il est relié à ses racines. Quand il est détaché, il se flétrit.
De même l'homme, qui est comparé à un arbre, ne tire sa vie (une vie riche de sens) que lorsqu'il est relié par ses actes à son Créateur.

2°/ Sans eau, l'arbre se flétrit et ne peut pas vivre.
C'est une allusion à l'homme, qui sans eau se flétrit et ne peut pas vivre.
[ "L’eau ne fait référence qu’à la Torah" - guémara Avoda Zara 5b – én mayim ella Torah]

3°/ Si l'arbre a de nombreuses racines, le vent ne peut pas le déraciner. Mais s'il a peu de racines, le vent le déracine.
De même, l'homme quand il est fortement enraciné dans sa foi, rien ne peut le détourner de servir Hachem. Mais si les racines de sa foi sont faibles, n'importe quoi le dérange dans son service de Hachem. [Yaavets - Pirké Avot 3,7]

4°/ L'écorce des fruits de l'arbre se forme avant le fruit.
De même, le mauvais penchant vient en l'homme avant le bon penchant. Malgré tout, il faut jeter l'écorce et ne manger que le fruit.

5°/ S'il y a une égratignure sur le noyau, cela va ensuite devenir un défaut voyant de l'arbre qui aura poussé à partir de ce noyau.
De même dans l'éducation des enfants, une petite déviation dans la petite enfance se transformera en un grand défaut à l'âge adulte.

6°/ Le tronc de l'arbre ne se renouvelle pas tous les ans, mais reste fixe ; les fruits, eux se renouvellent tous les ans.
C'est une allusion à la Torah qui est éternelle et existe perpétuellement, mais en qui on découvre tous les ans de nouveaux trésors de douceur et de charme.

[issu du Séfer Ziv haMinhaguim ]

+ "Tou biChvat, le nouvel an des arbres, se déroule en plein milieu de l'hiver.
Même si le fruit n'est pas encore apparu, nous considérons comme si la nouvelle année avait déjà démarré, car la sève a commencé à monter, et dans la sève est stockée la force interne des arbres. (Rachi)

Nous devons apprendre de là comment se comporter avec autrui.
Combien de fois faisons-nous attention uniquement à l'extériorité d'une personne : ses habits et son apparence, et non pas à son intériorité : son âme?

Celui qui se tient face à nous peut apparaître vide, sans fruit ou fleur, mais au fond de lui, il existe une force intérieure qui peut produire des capacités extraordinaires : ses fruits.

Si l'on voit un arbre vide et qu'on néglige de prendre soin de lui, alors ses fruits ne vont pas sortir.
Il en est de même, si nous ne prenons pas soin de notre prochain, alors ses fruits et son potentiel vont également ne pas s'exprimer."

[Rabbi Asher Balanson - Ohr Yérouchalaïm]

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[nos Sages nous disent que toute parole positive (ex: Torah, des encouragements, de valorisation), aura toujours un impact à terme.
A Tou bichvat, l'arbre est extérieurement nu, pourtant à l'intérieur c'est le moment où la sève va enclencher le processus de vie, menant à son rayonnement au printemps.
Il en est de même, avec les propos positifs (ex: avec les enfants) qui agissent comme la sève, alimentant l'épanouissement personnel.
Ainsi, même si extérieurement l'être semble toujours vide (sans effet), la réalité est que cela a permis d'alimenter sa vie interne, qui se traduira ultérieurement par de sublimes fruits, fleurs.]

"L'arbre du champ c'est l'homme même" (Choftim 20,19)

-> Le rav Sim'ha haKohen Kook explique qu'à l'image de l'arbre qui doit se battre contre les forces naturelles de la gravité afin de grandir, de même le but de chaque juif dans ce monde est de grandir dans la Torah et la crainte du Ciel, malgré les forces naturelles du yétser ara pour l'amener à terre.

-> Selon le Maharal, de la même façon que les arbres, pour remplir leur fonction, doivent produire des branches, des rameaux, des fleurs et des fruits, l'homme est envoyé sur terre pour agir de façon productive et s'attacher à des idéaux de vérité morale, intellectuelle et spirituelle.
[on doit se nourrir des racines fortes et profondes de notre tradition pour grandir droit vers le Ciel (Hachem).
Nos Sages appellent "fruit" la récompense des bonnes actions, car ces actes constituent le véritable épanouissement de l'homme.]

La Torah fait grandir ce qu’il y a en nous …

+ La Torah fait grandir ce qu'il y a en nous ...

"La Torah est comme une pluie qui arrose toutes les plantations.
Mais tout dépend de ce qui est planté.

Là où on plante du blé, le blé poussera, mais là où sont semées des ronces, ce sont des ronces qui pousseront.
Et l'endroit où est planté un poison, la pluie le fera également pousser.

Ainsi pour la Torah, qui, venant du Ciel, fera pousser ce qui se trouve dans le cœur de l'homme.
Si le cœur est bon, la Torah augmentera sa crainte de D.
Mais si (D. nous en préserve), son cœur cultive du poison, il trébuche encore davantage par son étude et le point faible qui est en son cœur se renforcera jusqu'à ce qu'il déborde."

[le Gaon de Vilna - sur michlé 19,9]