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Les juifs = char Divin sur terre

 "Ceux qui camperont à l'avant, à l'est, formeront l'étendard du camp de Yéhouda, selon leurs divisions ; et le chef des fils de Yéhouda est Nachshon, fils d'Aminadav" (Bamidbar 2,3)

-> [Dans le désert,] il y avait quatre camps, chacun représenté par sa propre bannière.
Le premier camp était dirigé par la tribu de Yéhouda (יְהוּדָה), le deuxième par Réouven (ראובן), le troisième par Éfraïm (אפרים) et le quatrième par Dan (דן). Les initiales de ces noms forment le mot אדיר (adir - puissant), qui fait allusion au verset "Tu es puissant dans les hauteurs, Hachem" (adir bamarom Hachem - Téhilim 93,4), et nous montre à quel point le peuple juif est estimé par Hachem ; Son amour pour lui est si grand qu’Il en a fait un char pour Sa présence sur terre, exactement comme Son char au Ciel.
Ainsi, le verset "Tu es puissant dans les hauteurs, Hachem" signifie que, tout comme Hachem est puissant dans les mondes supérieurs, de même, Il est puissant sur terre [en faisant reposer Sa présence sur le peuple juif, qui est également Son "char" ].

De plus, nous pourrions expliquer comme suit : c’est uniquement le peuple juif qu'Hachem a rendu puissant, et c’est uniquement à lui qu’Il a donné de Sa puissance, de Sa grandeur et de Sa gloire, comme le dit le verset : "Heureux es-tu, Israël, qui est comme toi" (Vézot haBéra'ha 33,29) ; "Qui est comme Ton peuple Israël" (Divré haYamim I 17,21) ; et "Tu as exalté cette nation, Tu as accru sa joie" (Yéchayahou 9,2).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 2,3]

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-> Le peuple juif dans son ensemble est appelé "le campement de la Chékhina".
De même, chaque juif individuellement est appelé "le campement de la Chékhina", comme le dit le Zohar (Vo.I,76a) à propos du verset : "Ton campement sera saint" (Ki Tétsé 23,15) : "Ton campement" (ma'hanékha) fait référence aux 248 membres d’une personne.
Le peuple juif, dans son ensemble et chaque individu, est la manifestation sur terre du char céleste de Hachem.
Si un juif devient contaminé (impur par ses fautes) sur terre, à D. ne plaise, il fait en sorte que le campement de la Chékhina dans les mondes supérieurs devienne également contaminé (impure).
[...]

Lorsque le peuple juif se sanctifie sur terre, la Chékhina repose sur lui. [comme un char Divin sur terre]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 5,2-4]

Recensement & grandeur des Bné Israël

+ Recensement & grandeur des Bné Israël :

"Faites le recensement (chéou ét roch - שְׂאוּ אֶת רֹאשׁ) de toute la communauté des Bné Israël, selon leurs familles, selon les maisons paternelles, en comptant les noms, tous les hommes, un par un" (Bamidbar 1,2)

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam sur ce verset) commente :
Quelle est la signification de cette mitsva consistant à recenser le peuple, et pourquoi le peuple juif est-il si souvent dénombré?
On pourrait peut-être avancer l’explication suivante : les âmes du peuple juif proviennent d’un lieu élevé et saint, car elles trouvent leurs racines dans les mondes supérieurs.
Il y a précisément 600 000 âmes, car elles sont liées à ce nombre de lieux dans les mondes supérieurs.
Chaque fois que le peuple juif est dénombré, cela réveille la sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à ses âmes, ce qui dompte les forces de l’impureté. Chaque fois que quelque chose est réveillé sur terre, cela réveille quelque chose dans les mondes supérieurs.

À ce sujet, selon le midrach (Pessikta Zoutra - début de Ki Tissa) : Moché dit à Hachem : "Par quoi vas-Tu élever la puissance du peuple juif?" Hachem répondit : "Par "ki tissa" (lorsque tu feras le recensement, littéralement : "lorsque tu lèveras leurs têtes")."
Faire un recensement ne semble avoir aucun rapport avec l’élévation de la puissance du peuple juif. Cependant, comme il existe une sainteté dans les mondes supérieurs qui correspond à chaque juif, les compter éveille cette sainteté, et par conséquent, leur puissance s’élèvera.
De plus, le mot ישראל (Israël) peut être réarrangé en לי ראש (li roch - littéralement. "pour moi, une tête"), comme si les forces de la sainteté disaient : "Grâce au peuple juif, je relève la tête, je gagne en puissance."

La nation juive dans son ensemble compte 600 000 âme. Lorsque le mot ישראל est écrit avec chaque lettre entièrement (יוד שין ריש אלף למד) les lettres ajoutées (וד ין יש לף מד), plus un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique de 535, ce qui correspond à ראש דל (tête faible/basse), ce qui implique que la tête des forces de l’impureté s’abaisse lorsque la tête du peuple juif est relevée.

De plus, les mots du verset : שְׂאוּ אֶת רֹאשׁ (chéou ét roch - faites le recensement), ont pour initiales pouvant être réarrangées en : ראש (roch - tête).
Cela nous suggère qu’en effectuant un recensement du peuple juif, la tête des puissances de la sainteté est élevée tandis que la tête des forces de l’impureté est abaissée.
De plus, le mot ראש, à l’envers, est un acronyme de שכינת אל רם (Chékhina El ram - la Chékhina du D. exalté). Effectuer un recensement du peuple juif élève également la Chékhina (la présence Divine dans ce monde).

On pourrait dire que, peut-être, le recensement a pour but d’éveiller les cœurs du peuple juif. Ils devraient prendre conscience qu’ils sont les légions d'Hachem, à l’instar des anges dans les mondes supérieurs : chacun a une mission unique à accomplir, et chacun est indispensable.
Le peuple juif est dénombré afin que chacun reconnaisse qu’il a été créé pour servir Hachem à sa manière unique, et qu’il ne néglige pas sa tâche.
Tous sont également indispensables, et personne ne peut s’attendre à ce que sa propre tâche soit accomplie par quelqu’un d’autre, selon nos Sages : "Chacun doit se dire : "Le monde a été créé pour moi"" (Sanhédrin 37a).

Une autre raison possible pour effectuer un recensement pourrait être, que le mot ישראל (Israël) est un acronyme pour "il y a 600 000 lettres dans la Torah" (yéch chichim ribo otiyot laTorah).
De plus, c’est un acronyme pour "les 600 000 façons de comprendre la Torah" (réch chichim ribo ofanim laTorah).
Il y a donc 600 000 âmes du peuple juif, et chacune est digne de comprendre la Torah à sa manière. Le recensement devrait leur rappeler cela et les motiver à étudier la Torah et à ne pas la négliger.
Lorsque le peuple juif est compté, cela devrait mener au raisonnement suivant : ils devraient immédiatement se demander pourquoi ils sont comptés, et ils devraient se demander pourquoi il y a 600 000 juifs. Ils devraient réaliser que c’est un reflet de leur nom, ישראל (Israël), indiquant qu’il existe 600 000 façons de comprendre la Torah. Ils devraient alors prendre conscience de leur obligation d’étudier la Torah [afin que chacun y trouve sa propre compréhension unique].

Nadav & Avihou = encore plus vivants après leur mort

"Voici les noms des fils d’Aharon : le premier-né est Nadav, puis Avihou, Elazar et Itamar ... Nadav et Avihou moururent ... et Elazar et Itamar exercèrent le sacerdoce" (Bamidbar 3,2-4)

-> Pourquoi le verset commence-t-il par "Voici les noms des fils d’Aharon", donnant l’impression qu’ils étaient tous vivants et présents? Il aurait plutôt dû dire : "Les fils d’Aharon : Nadav, Avihou, Elazar et Itamar ... Nadav et Avihou sont morts".
Cela serait similaire au verset : "Les fils de Juda : Er et Onan ; Er et Onan sont morts" (Pin'has 26,19).
Les mots d’introduction "voici" impliquent que le verset parle de personnes qui sont encore en vie.

Peut-être ce verset nous suggère-t-il ce qui suit : Nadav et Avihou ont mérité une part complète dans le monde de la Vie [c’est-à-dire le monde à Venir], comme le disent nos Sages : Nadav et Avihou n’ont connu qu’une mort physique, mais leurs âmes étaient pleinement méritantes (Zohar - vol.III,33a).
De plus, nous savons qu’en ce qui concerne les tsaddikim, même après leur mort, ils sont considérés comme vivants (Béra'hot 18b).
Au contraire, la vie dans le monde à venir est la vraie vie. C’est pourquoi la Torah écrit ainsi : "Voici les noms des fils d’Aharon" = comme pour les désigner et dire : "Ce sont ceux qui ont mérité la vie éternelle, et ils sont dignes d’être appelés "voici les fils d’Aharon", car ils sont véritablement vivants et non morts. Au contraire, leur vie est plus grande que la vie dans ce monde."
[...]

le verset ne dit pas : "Nadav, et Avihou, et Elazar, et Itamar", mais plutôt : "Nadav et Avihou, Elazar et Itamar" = Nadav et Avihou sont regroupés séparément d’Elazar et Itamar. Cela indique qu’Elazar et Itamar, qui sont restés physiquement en vie, n’ont pas atteint le niveau de Nadav et Avihou.
Cela nous montre les niveaux élevés que Nadav et Avihou ont atteints dans le monde à Venir.
Que leur mérite serve de protection pour nous et pour toute la nation juive, amen.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 3,2-4]

L’antisémitisme selon le Kli Yakar

"Assez longtemps, vous avez contourné cette montagne ; tournez-vous vers le nord (tsafona)" (Bamidbar 2,3)

-> Le Kli Yakar commente :
Dans le mot "tsafona", il y a une allusion au mot "tséfouna" (caché, dissimulé).
Ainsi, le verset fait allusion à l'idée que nous devrions garder nos richesses "cachées" afin que la colère des nations qui nous entourent ne nous en veuille pas de notre succès.
L'origine de cette mauvaise volonté est la vente du droit d'aînesse d'Essav à son frère Yaakov. Les nations du monde considèrent cette vente comme un vol.
En fait, le Kli Yakar va jusqu'à imputer tout le phénomène de l'antisémitisme à la vantardise/fanfaronnade des juifs et à l'étalage de leurs richesses.

"Chaque homme selon son drapeau" (Bamidbar 2,2)

-> La répartition des tribus par drapeau relevait d'un ordre d'une grande sainteté. Il ne s'agissait pas d'une simple organisation.
Le midrach nous apprend que les nations du monde ont proposé aux juifs de les rejoindre : "Venez faire partie de notre peuple et nous vous nommerons Chefs, Ducs, et Seigneurs!"
Les juifs répondirent : "Hachem nous a fait placer sous les drapeaux dans le désert. Que pourriez-vous nous donner de plus que ce Cadeau Divin?"
=> Comment comprendre cette réponse?

En fait, le drapeau est l’emblème d'un groupement, pour servir de signe de ralliement.
Au niveau spirituel, chaque homme a une mission que Hachem lui a assignée dans ce monde. Dans sa vie, l'homme peut s'écarter plus ou moins de sa mission. Mais quoi qu'il en soit, il s'identifiera à cette mission qui le représentera. C'est cela le sens du drapeau.

Symbole du travail que chaque homme doit réaliser dans ce monde. Certes, l'homme peut se voir attribuer des honneurs, de la richesse, des privilèges. Cela pourra lui donner un sentiment d'importance et de grandeur. Mais la plus grande valeur qu'un homme peut avoir, c'est de réaliser sur terre sa mission pour laquelle Hachem l'a envoyé. Si l'homme est riche, respecté, mais que sa vie n'a pas de sens profond, il restera avec un vide intérieur béant.
En revanche, s'il a une vie modeste, mais doté d'un sentiment de plénitude intérieure, avec la conscience qu'il est venu sur terre pour réaliser une mission et qu'il s'attèle à l'accomplir, alors ce sentiment de réalisation intérieur dépassera tous les privilèges qui lui auraient été attribués.

"Que pouvez -vous nous donner de plus que ces drapeaux dont Hachem nous a gratifiés?" = quoi de plus satisfaisant que de pouvoir s'identifier à ce drapeau, à cette mission que Hachem nous a assignée.
Il n'y a pas de plus grand épanouissement personnel que d'être véritablement ce que l'on est. Bien plus que d'imaginer être ce que l'on n'est pas en réalité.
[nous devons ainsi évoluer dans notre vie parmi les non-juifs avec ce drapeaux spirituel (unique pour chaque tribu = respectant mon unicité, ma façon personnelle de servir D.), et avoir ce sentiment de fierté que même si c'est pas facile, au fond je fais ce qu'il y a de mieux dans la vie = servir Hachem, je mise sur de l'éternel et j'épanouie mon intériorité (âme) pour qu'elle se lie avec Sa source (D.).
Combien paraît alors vide ce que les autres nations ont à nous proposer. Merci Hachem! ]
[Chem miChmouel]

Pourquoi le peuple juif est-il compté dans la Torah? Ne sont-ils pas sans nombre?
La Torah nous enseigne que chacun d'entre eux (chaque juif) est un numéro [unique], il est spécial [aux yeux d'Hachem], et qu'il n'y en a pas deux qui peuvent accomplir la même tâche.
[Sfat Emet]

"Nadav et Avihou moururent pour avoir apporté un feu étranger, et ils n'avaient pas d'enfants" (Bamidbar 3,4)

=> Quel lien existe-t-il entre le "feu étranger" et le fait qu'ils n'avaient pas d'enfants?

-> Une fois, un homme d'affaires s'adressa au Imré 'Haïm de Viznitz pour lui demander : "Rabbi, toute la semaine, je travaille, je n'ai pas de temps de me consacrer à la Torah ni à l'éducation de mes enfants. Comment pourrai-je leur transmettre les valeurs de la crainte de Hachem?"
Le tsadik lui a répondu : "Lors du Shabbat, assis à table entouré de ta famille, pense à exprimer de la joie et de l'enthousiasme pour la sainteté du Chabbat. Chante et prononce avec ardeur, des paroles de Torah. Exprime ton allégresse dans le Service de Hachem! Tes enfants te verront dans un état d'allégresse et seront marqués".
Le père a rétorqué : "Mais je suis un homme simple. Je ne suis pas un homme particulièrement pieux. Ce que vous me
demandez de faire ne me correspond pas. Ce serait me forcer à faire semblant!"

Le Rav : "L'ardeur dans le Service de Hachem est comparée à un feu. Il existe 2 types d'ardeur. Celle que l'on ressent véritablement, appelée "feu sacré". Et celle qui est artificielle, exprimée avec artifice et manque d'authenticité, appelée "feu étranger".
La Torah nous apprend que Nadav et Avihou ont été punis pour avoir apporté un "feu étranger". Mais la Torah précise : "et ils n'avaient pas d'enfants". Cela nous indique que s'ils avaient eu des enfants, le fait d'avoir apporté un "feu étranger" ne leur aurait pas été reproché".

=> On peut en déduire que le juif doit vivre son enthousiasme profondément. Cependant, si il n'a pas encore atteint ce stade, il peut quand même "théâtraliser" son ardeur dans le Service de Hachem vis à vis de ses enfants. Ceci, afin de les marquer par la joie et de les imprégner de l'Amour de la Torah dans le Service de Hachem.
Même si le juif ne ressent pas encore d'enthousiasme véritable dans la transmission à ses enfants, le "feu étranger" sera acceptable.
Parce que le plus important pour Hachem est d'imprégner les enfants de l'Amour pour Lui et de l'attachement à la Torah.

[Dévarav 'Haïm Vékayamim]

L’importance de compter à 100% sur Hachem

"La tribu de Dan ... 62 700 hommes" (Bamidbar 1,38)

-> On peut remarquer un fait très contradictoire. Dan est la tribu qui était sensée avoir la plus petite descendance. Il a eu un enfant unique et sourd : 'Houchim. Alors que son frère Binyamin, a eu 10 enfants.
Cependant, lors du décompte dans le désert, la famille de Dan s'élevait à 62 700 descendants, alors que Binyamin n'en comptait que 35 500.
=> Comment comprendre cette antinomie ?

En fait, l'essentiel de la réussite ne peut réellement s'obtenir que lorsque l'homme se remet entre les Mains de Hachem. Il renonce ainsi à compter sur ses propres capacités et sur les atouts de la nature.
Dan qui n'avait qu'un seul enfant, s'en était remis totalement à Hachem. Il avait perdu tout espoir d'avoir une grande descendance d'après les lois de la nature.
C'est ainsi que Hachem a vu son désarroi, et à quel point il s'en remettait à Lui. Dan fut béni pour avoir une très grande descendance.

Alors que Binyamin, lui s'appuyait sur ses 10 enfants pour avoir logiquement une descendance importante . Puisque à partir de 10 enfants, selon les lois naturelles, une très grande descendance lui était assurée.
Par conséquent, il n'était pas inquiété et ne s'était pas autant remis entre les mains de Hachem et ne lui comptait pas spécialement sur Sa Délivrance.
C'est pourquoi, il n'a pas bénéficié de la même Assistance Divine. Sa descendance fut alors bien moindre que celle de Dan.

[cela s'applique dans tous les domaines de la vie]
=> L'homme doit apprendre à compter essentiellement sur Hachem et sur Sa Bonté. Et ne pas s'appuyer sur ses plans personnels, son intelligence, sur les circonstances naturelles ... Il s'apercevra alors qu'il réussira bien plus.
[d'une certaine façon, plus nous nous appuyons sur Hachem (tout en respectant la hichtadlout à notre niveau), plus nous permettons et laissons de la place pour que Hachem nous aide.]
[rav Ye'hezkel Levinstein]

"Chacun selon leur drapeau, selon les signes de la maison de leur père, les enfants d'Israël camperont non loin, autour de la tente d'assignation ils camperont" (Bamidbar 2,2)

-> Le Zohar (Bamidbar 118b) écrit :
"Les quatre étendards du peuple d'Israël correspondent aux quatre camps d'anges de l'assemblée d'Israël qui est la Présence divine ...
L'ange Mikhaël se trouve au sud, à la droite du Trône Céleste. Il est le prince de la bonté représenté par la face du lion.
Gabriel se situe au nord, à la gauche du Trône Céleste. Il est le prince de la rigueur représenté par la face du taureau.
Ouriel est placé à l'est, devant le Trône Céleste. Il est le prince de l'attribut de Tiféret et il est représenté par la face de l'homme.
Raphaël enfin, est à l'arrière du Trône Céleste, à l'ouest. Il est le prince de la royauté représenté par la face de l'aigle.
La Présence divine réside au-dessus des quatre anges. Les premiers à voyager étaient les membres du camp de Yéhouda dont le drapeau correspondait au camp de Ouriel. Puis, arrivaient les membres du camp de Réouven dont l'étendard correspondait au camp de Mikhaël. Le camp de Dan voyageait quant à lui vers le nord, correspondant au camp de Gabriel et le camp d'Efraim voyageait vers l'ouest et représentait le camp de Raphaël".

-> Le Chlah haKadoch dit à ce sujet :
"Hachem notre Maître, que Ton Nom est puissant sur toute la terre!" (Hachem adonénou ma adir chim'ha bé'hol aarets - Téhilim 8,2)

Les anges des mondes supérieurs se réjouirent de l'ordre des étendards du peuple d'Israël sur terre qui reflétaient les quatre camps de la Présence divine entourant le Trône de gloire.
En effet, les lettres du terme "adir (אדיר - puissant) sont les acronymes des quatre tribus qui portaient l'étendard : Efraïm (אפרים), Dan (דן), Yéhouda (יהודה) et Réouven (ראובן).

Nous remarquons que les 2 mots : "bémidbar Sinaï" (dans le désert du Sinaï - בְּמִדְבַּר סִינַי - Bamidbar 1,1) ont une valeur numérique de 378, équivalente à celle du mot : "béShalom" (dans la paix - בשלום), afin de nous enseigner que pour mériter la Torah, l'homme doit être en paix avec son prochain, dans l'amour et la solidarité.
[Imré Noam]