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+ "Moché Rabbénou avait des difficultés à faire la Ménora. Hachem lui dit alors : "Jette l’or dans le feu et il se formera de lui-même" (Rachi - Térouma 25,31)"
[midrach Tan'houma Chémini 8]

-> Le rav Elimélé'h Biderman rapporte l'enseignement suivant :
Chacun est confronté dans son existence à toutes sortes de difficultés, [ex: "la subsistance de l’homme est difficile comme la traversée de la mer Rouge", "trouver l’âme-sœur est difficile comme la traversée de la mer Rouge", ... - guémara Pessa’him 118a], ce qui peut mener l’homme à se poser toutes sortes de questions (telles que : "Pourquoi mon sort est-il plus difficile que celui des autres?").

C’est pourquoi il est dit : "Jette l’or (ainsi que les autres questions) dans le feu" (אש - ech - le feu), est l’acrostiche de אמונה שלמה (émouna chéléma - une foi parfaite), autrement dit : "Renforce-toi dans ta émouna et toutes tes questions disparaîtront!"

"Ils Me feront un sanctuaire et J'habiterai en eux" (Térouma 25,8)

-> Hachem a demandé au peuple juif de lui construire une maison, afin qu'il puisse venir vivre avec lui.
Le Zohar haKadosh (paracha Michpatim) écrit que cette demande a donné aux juifs plus de 'hizouk (renforcement) que tous les miracles de la sortie d'Egypte et de l'ouverture de la mer Rouge réunis.
A ce moment-là, les juifs se sont sentis aimés et désirés, et ont éprouvé un désir irrésistible de servir Hachem.
Lorsqu'une personne se sent aimée, elle veut lui rendre la pareille. Si nous savions vraiment à quel point Hachem nous désire/aime, nous courrions pour Le servir.

-> Lors de l'ouverture de la mer Rouge, chaque juif a fait l'expérience d'un niveau de prophétie supérieur à celui du prophète Yé'hezkel. Au mont Sinaï, ils ont reçu un niveau de prophétie semblable à celui de Moché Rabbénou, en étant face à face (panim él panim) avec D.
Hachem leur dit : "vous serez pour Moi le trésor le plus cher" (viéyitem li ségoula - Yitro 19,5).
Or, après le don de la Torah, Hachem leur dit : "Je veux venir vivre avec vous". Imaginez ce qu'ils ont ressenti!

[ même de nos jours : "Ils Me feront un sanctuaire et J'habiterai en eux" = c'est une déclaration d'Hachem qui veut résider Le plus possible en chaque juif car Il est fou d'amour pour chaque juif! ]

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-> Eliyahou haNavi témoigne dans le Tana déBé Eliyahou (chap.31) que plus qu'une femme qui désire que son mari ou son enfant rentre à la maison après un long voyage, Hachem désire que chaque juif soit proche de Lui.

Chaque fois que le rav 'Haïm Palagi lisait cette phrase, ses yeux se remplissaient de larmes et il disait : "Si nous savions à quel point Hachem nous désire, nous serions beaucoup plus enthousiastes et attentifs à son service. "

Hachem nous aime et nous désire plus que nous ne pouvons l'imaginer. Peu importe ce que nous avons fait dans le passé, Hachem désire toujours que nous soyons proches de Lui.

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-> Voici les paroles d'Hachem à Israël par le biais de Mala'hi : "Je vous aime, dit Hachem" (aavti ét'hem amar Hachem - Malah'hi 1,1-2)

-> Les enfants d'Israël doivent savoir que Hachem les aime.
[Sfat Emet - Chémot]

-> Si nous avions conscience d'à quel point Hachem aime chaque juif, nous rugirions comme des lions bondissant sur chaque opportunité de pouvoir faire Sa volonté.
[Zohar]

-> Lorsqu'une personne sait qu'Hachem aime chaque juif d'un grand amour, il est plus facile de vouloir de bonnes choses pour les autres de la même manière que l'on veut de bonnes choses pour soi-même.
[Ramban]

"Six branches sortiront de ses côtés : trois branches du candélabre d’un côté et trois branches du candélabre (Ménora) de l’autre" (Térouma 25,32)

-> Le Ben Ich 'Haï nous explique :
Il a un parallèle avec la Amida dans ce verset. On sait que la Amida se divise en trois parties principales :
- d’abord les trois premières bénédictions qui sont les 3 branches d’un côté, ce sont des louanges à Hachem ;
- les 12 (en fait 13 depuis l’ajout de "lamalchinim") du milieu qui sont des demandes pour les besoins matériels et personnels ;
- puis les 3 dernières qui sont les 3 branches de l’autre côté, ce sont des remerciements.
Donc avec les 19 bénédictions du matin, qu’on multiplie par deux avec la répétition de la Amida, celles de min’ha, également fois deux et enfin celles d’arvit, on obtient 5×19=95 = la valeur numérique de "hamayim" (les eaux).
C’est le secret du verset : "Répands ton pain sur la surface des eaux" (שַׁלַּח לַחְמְךָ, עַל-פְּנֵי הַמָּיִם - Kohélet 11,1) qui nous enseigne que toute la parnassa (subsistance) d’Israel dépend de ces 3 prières par jour qui font cinq Amidot (avec la répétition).

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-> Le Ben Ich 'Haï fait remarquer que les premières lettres de "Hachem chéfataï" (introduction de la Amida) sont de la même valeur numérique que "Ménorah".

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-> "Vous servirez Hachem votre D. (vaadétem [וַעֲבַדְתֶּם] ét Hachem Eloké'hem) ; et il bénira ton pain et ton eau" (Michpatim 23,25)

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
Nos Sages nous expliquent que le mot ‘Avoda (travail littéralement - ici service Divin), veut parler de la téfila.
Il y a 3 téfilot par jour et chacune des ‘Amidot il y a 19 bénédictions. On obtient un chiffre de 57 comme le mot : "Zan" (qui nourrit) et comme le mot : "Dagan" (la récolte céréalière) la base de l’alimentation.
=> On voit donc que toute la parnassa d’Israel dépend des 3 téfilot.
La valeur numérique 57 de Zan est aussi celle des noms Divins de EL et Y-H-V-H (31+26) qui sont des noms de miséricorde, qui viennent adoucir les rigueurs pour pouvoir donner la parnassa.
D’ailleurs Y-H-V-H (יהוה) a pour valeur 26 qu’on écrit Caf Vav (כו) auquel on ajoute Aleh Lamed de EL (אל) on obtient les lettres de "o'hél" (אוכל), la nourriture.

"Tu feras ses lampes [à la Ménora] au nombre de sept" (Térouma 25,33)

-> Le Ben Ich 'Haï explique :
Le Arizal au nom de Rabbénou Yona, nous explique que celui qui écoute avec attention chaque mot de la ‘Hazara (la répétition de l’Amida) et se concentre sur leur signification et répond Amen comme il faut, il est considéré comme ayant fait, non pas deux, mais trois téfilot.
La première celle à voix basse, qu’il a vraiment dite, la deuxième celle où il écoute avec concentration, on applique le principe que "celui qui écoute est comme s’il l’a dit", et la troisième, celle ou il répond Amen.
Il en ressort que cette homme aura fait sept ‘Amidot dans une journée, trois à Cha’harit, trois à Min’ha et une à ‘Arvit.
Et c’est le secret du verset : "La Sagesse s’est bâti une maison, elle en a sculpté les sept colonnes" (Michlé 9,1).
On comprend aussi, dans Kohelet (4,12), après que le roi Chlomo ait loué l’avantage d’être deux et non seul, il conclut : "Et si un agresseur vient les attaquer, ils seront deux pour lui tenir tête ; mais un triple lien est encore moins facile à rompre". Ce triple lien c’est la troisième téfila que gagne celui qui ne fait pas que répondre à la ‘Hazara, mais l’écoute avec autant de ferveur que sa propre téfila à voix basse.

Et c’est là, la signification du passouk chez nous : "tu feras ses lampes au nombre de sept" (Térouma 25,33) = ce sont ces sept Amidot que l’homme peut faire chaque jour en accordant la place qui lui revient à la répétition de l’Amida.

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-> Même si la raison de la répétition de l’Amida est pour rendre quitte ceux qui ne savent pas prier par cœur, de nos jours où tout le monde prie dans un siddour et ceux qui ne savent pas prier de toute façon ne se rendent pas quitte de la répétition puisqu’ils ne la comprennent pas, cette raison est quasi nulle.
Mais il est une autre raison d’après la Kabbala qui explique que les réparations faites dans l’Amida à voix basse ne sont que la partie basse de ces mondes que l’on répare, tandis que dans la répétition on peut réparer plus haut. C’est pour cela qu’on ne peut faire la répétition qu’à 10 hommes et qu’il faut la respecter autant qu’à l’époque où elle était nécessaire même pour la raison au premier niveau de compréhension.
[Ben Ich 'Haï - Halakhot 1ere année - Térouma]

"Et tu feras le candélabre en or pur, c'est d'une seule pièce que sera fait le candélabre" (Térouma 25,31)

-> Rachi commente : Moché rencontrait des difficultés à le réaliser, Hachem lui dit : "Jette le Kikar (le morceau d'or) dans le feu et il se formera de lui-même."

-> Le Divré Chmouel voit dans ce commentaire une allusion à la voie à suivre pour acquérir la émouna : lorsqu’une personne est confrontée à un obstacle ou une épreuve dans le domaine de la subsistance évoquée par le Kikar (litt. morceau de pain) et que, écrasée par le poids des vicissitudes de l’existence, elle désespère de voir sa situation s’améliorer, elle se jettera entièrement avec l’épreuve qui la tourmente dans le feu (allusion à D. qualifié dans la Torah de ‘feu dévorant’).
En agissant de la sorte, "il se formera de lui-même" (son épreuve se solutionnera d’elle-même), comme il est dit : "Transmets à Hachem le joug (de ta subsistance) et Il te nourrira" (Téhilim 55, 23).

"Tu feras la table en bois de Chittim ... et tu lui feras 4 anneaux en or" (Térouma 25,23-26)

-> Le Kli Yakar rapporte l'allusion suivante :
"Les anneaux sont ronds, ils viennent par-là évoquer que l'homme doit se rappeler que la réussite dans ce monde est une roue qui tourne comme cet anneau.
Dès lors, il se souviendra de faire participer les nécessiteux à "sa table" en pourvoyant à leurs besoins.
En effet, lorsqu'il pensera en permanence que tout son argent et tous ses biens ne sont qu'un don du Ciel et qu'Hachem peut à Sa guise les lui reprendre, cela l'incitera à utiliser son argent pour faire du bien autour de lui.
Hachem l'aidera alors à conserver cet argent qu'Il a lui-même entreposé dans ses mains."

"Ils Me feront un Sanctuaire, et je résiderai parmi d’eux" (Térouma 25,8)

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne :
"Que l’homme ne se dise pas : qui suis-je ? Et dans quelle mesure mes actions auront-elles une quelconque influence?
Mais qu’il sache et qu’il fixe dans son cœur que chacun des détails de ses actions, de ses paroles, de ses pensées, à chaque instant, possède des effets extrêmement grands.
Comment ne pas trembler lorsque l’on se rend compte des conséquences de nos bonnes actions et des destructions terribles de nos mauvaises actions qui sont bien pires que celles que Névou'hadnétsar ou Titus ont pu commettre ; car si ces deux derniers ont pu détruire le Temple d’en bas, leurs actes n’ont eu aucun effet en haut ; alors que par nos fautes nous empêchons Hachem d’exprimer Sa force et Sa bonté sur terre et nous laissons son Temple, en haut et en bas, être rendu impur.

Ce n’est que par les fautes des Bné Israël en bas, que les Temples ont été détruits, comme nos Sages l’ont dit (Midrach Eikha) : "de la farine moulue, Titus est venu moudre" ...
Celui qui a une mauvaise pensée dans son cœur (débauche), il la fait rentrer directement dans le Kodech haKodachim (saint des Saints) d’en haut car le cœur du Temple qui est le Kodech Hakodachim et le Arone est parallèle au cœur de l’homme en bas.
C’est pourquoi Hachem n’a pas dit : ‘"fais-moi un Michkan et Je résiderai en lui", mais "fais-moi un Mikdach (Temple) et Je résiderai en eux (dans les bné Israël)" ... car tout l'essetiel du Temple, de la résidence de la Chekhina, du Kodech Hakodachim est centralisé autour de l’homme qui, s’il se sanctifie et s’élève par les mitsvot, deviendra lui-même un Temple (beit midrach) et Hachem sera en lui."

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-> Nos Sages (guémara Roch Hachnaa 18b) disent que : la mort d’un tsadik est aussi grave que la destruction du Temple aux yeux d’Hachem.

"Et tu feras le candélabre en or pur, c'est d'une seule pièce que sera fait le candélabre" (Térouma 25,31)

-> Rachi commente : Moché rencontrait des difficultés à le réaliser, Hachem lui dit : "Jette le Kikar (le morceau d'or) dans le feu et il se formera de lui-même."

-> Le Divré Chmouel voit dans ce commentaire une allusion à la voie à suivre pour acquérir la émouna : lorsqu’une personne est confrontée à un obstacle ou une épreuve dans le domaine de la subsistance évoquée par le Kikar (litt. morceau de pain) et que, écrasée par le poids des vicissitudes de l’existence, elle désespère de voir sa situation s’améliorer, elle se jettera entièrement avec l’épreuve qui la tourmente dans le feu (allusion à D. qualifié dans la Torah de ‘feu dévorant’).
En agissant de la sorte, "il se formera de lui-même" (son épreuve se solutionnera d’elle-même), comme il est dit : "Transmets à Hachem le joug (de ta subsistance) et Il te nourrira" (Téhilim 55, 23).

"Tu feras la table en bois de Chittim ... et tu lui feras 4 anneaux en or" (Térouma 25,23-26)

-> Le Kli Yakar rapporte l'allusion suivante :
"Les anneaux sont ronds, ils viennent par-là évoquer que l'homme doit se rappeler que la réussite dans ce monde est une roue qui tourne comme cet anneau.
Dès lors, il se souviendra de faire participer les nécessiteux à "sa table" en pourvoyant à leurs besoins.
En effet, lorsqu'il pensera en permanence que tout son argent et tous ses biens ne sont qu'un don du Ciel et qu'Hachem peut à Sa guise les lui reprendre, cela l'incitera à utiliser son argent pour faire du bien autour de lui.
Hachem l'aidera alors à conserver cet argent qu'Il a lui-même entreposé dans ses mains."

"Ils Me feront un Sanctuaire, et je résiderai parmi d’eux" (Térouma 25,8)

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne :
"Que l’homme ne se dise pas : qui suis-je ? Et dans quelle mesure mes actions auront-elles une quelconque influence?
Mais qu’il sache et qu’il fixe dans son cœur que chacun des détails de ses actions, de ses paroles, de ses pensées, à chaque instant, possède des effets extrêmement grands.
Comment ne pas trembler lorsque l’on se rend compte des conséquences de nos bonnes actions et des destructions terribles de nos mauvaises actions qui sont bien pires que celles que Névou'hadnétsar ou Titus ont pu commettre ; car si ces deux derniers ont pu détruire le Temple d’en bas, leurs actes n’ont eu aucun effet en haut ; alors que par nos fautes nous empêchons Hachem d’exprimer Sa force et Sa bonté sur terre et nous laissons son Temple, en haut et en bas, être rendu impur.

Ce n’est que par les fautes des Bné Israël en bas, que les Temples ont été détruits, comme nos Sages l’ont dit (Midrach Eikha) : "de la farine moulue, Titus est venu moudre" ...
Celui qui a une mauvaise pensée dans son cœur (débauche), il la fait rentrer directement dans le Kodech haKodachim (saint des Saints) d’en haut car le cœur du Temple qui est le Kodech Hakodachim et le Arone est parallèle au cœur de l’homme en bas.
C’est pourquoi Hachem n’a pas dit : ‘"fais-moi un Michkan et Je résiderai en lui", mais "fais-moi un Mikdach (Temple) et Je résiderai en eux (dans les bné Israël)" ... car tout l'essetiel du Temple, de la résidence de la Chekhina, du Kodech Hakodachim est centralisé autour de l’homme qui, s’il se sanctifie et s’élève par les mitsvot, deviendra lui-même un Temple (beit midrach) et Hachem sera en lui."

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-> Nos Sages (guémara Roch Hachnaa 18b) disent que : la mort d’un tsadik est aussi grave que la destruction du Temple aux yeux d’Hachem.