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Amida – Prière & lèvres pures

-> [Au début de la Amida], nous mentionnons les Patriarches, comme nous le disons : "Dieu d’Avraham, Dieu d’Its'hak et Dieu de Yaakov" (Chémot 3,6).
Certes, lorsque nous les mentionnons, ils intercèdent en notre faveur et demandent à Hachem d’avoir pitié de nous. Cependant, cela ne se produit que si nos lèvres sont pures et dignes de prier.
[...]

Lorsque les lèvres du peuple juif sont gardées pures et sont dignes de la prière, les anges se tiennent prêts à accepter leur prière, à les porter vers le haut et à parler en leur faveur.
... C’est mesure pour mesure, car les lèvres des anges dans le monde supérieur dépendent des lèvres du peuple juif sur terre. Cela est vrai pour toutes les générations.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béaaloté'ha 10,2-8]

Lorsque vous voyez l'image d'Hachem en un autre être humain, Hachem révèle [davantage] Son image en vous.
[rabbi de Loubavitch ]

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[plus nous nous souvenons et focalisons sur le fait qu'il y une part d'Hachem en autrui, ce qui se traduit par davantage de respect et d'amour d'autrui, alors plus Hachem peut alors se révèler en nous. ]

Le lachon ara

-> Par ses mitsvot, une personne provoque la séparation et l’éloignement des forces d’impureté, ce qui les rend incapables de s’approcher des forces de sainteté et de leur nuire.
Cependant, par ses mauvaises actions (avérot), D. nous en préserve, elle provoque l’invasion des forces de sainteté par les forces d’impureté et leur causent du tort.

La principale cause qui permet aux forces de l’impureté d’envahir immédiatement les forces de la sainteté est lorsque l’on tient des propos de lachon ara.
Dès que l’on agit ainsi, les forces de la sainteté demandent : "Qui nous a infligé ce malheur?"
Elles regardent autour d’elles et disent : "C’était lui!" et elles l’accusent toutes.

À ce sujet, nos Sages (Erouvin 15b) disent qu’une personne qui tient du lachon ara est aussi mauvaise que si elle avait commis les 3 fautes capitales : l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre.
Tout comme une personne qui tient des propos malveillants (lachon hara) provoque la résurgence de l’ange maléfique Samaël et l’envahissement des forces de la sainteté, il en va de même pour une personne coupable de relations illicites ou de vol.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 5,2-4]

La tsédaka

+ La tsédaka :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) est d’une importance inestimable, comme l’expliquent nos Sages.
De plus, contrairement aux autres mitsvot, aucune faute ne peut effacer le mérite de la tsédaka, comme le dit le verset : "sa tsédaka (charité) demeure à jamais" (tsidkato omédét laad - Téhilim 112,3) (voir Chaar Roua'h HaKodech 4b).
Cela est particulièrement vrai si, lorsqu’une personne accomplit un acte de charité, elle a à l’esprit d’unifier Hachem et Sa Chékhina.

Comme nous le savons, celui qui accomplit une seule mitsva s’assure un seul [ange] défenseur (Pirké Avot 4,11).
Cela s’applique tout particulièrement à la mitsva de la charité : lorsqu’une personne nourrit les pauvres et maintient leur âme en vie, mesure pour mesure, elle acquiert l’âme d’un ange défenseur qui la protège et assure sa propre survie.

La mitsva de la charité, plus que toute autre, soumet la sitra a'hara (force du mal) [car elle adoucit la Rigueur (Jugement), ce qui empêche la sitra a'hara d'éveiller l'Attribut de Justice.] (selon le Mé'il Tsédaka - siman alef, 239).
Grâce à cette mitsva, la Chékhina est parvenue à la perfection, car ce qui a commencé par le צדק (tsédek) - jugement) se transforme en צדקה (tsédaka - charité, ou miséricorde).
Une personne qui accomplit cette mitsva ne manquera jamais de rien ; tout comme elle, par le biais de la mitsva de tsédaka, fait en sorte que la Chékhina reçoive la bonté du mazal haél'yon (les royaumes spirituels supérieurs), elle aussi recevra également la bonté de là-Haut.
[...]

Le mot צדקה (tsédaka), lorsque ces lettres sont épelées entièrement (צדי דלת קוף הי), les lettres ajoutées (די לת וף י), en y ajoutant un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique totale de 541, ce qui correspond au mot מאשר (d’Asher).
Cela fait allusion à ce que dit le Zohar (Vol.I, 246b), à savoir que la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde) reçoit l’abondance principalement de l’Attribut Divin associé à Asher.
De plus, cela est évoqué dans le mot : "mes provisions" (chééra - שְׁאֵרָהּ - Michpatim 21,10), faisant référence à la subsistance de la Chékhina.
Si une personne accomplit la mitsva de tsédaka, alors elle reçoit l’abondance de cet Attribut Divin connu sous le nom d’ "Asher".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,19-20]

Si quelqu'un surveille ses paroles, la Chékhina repose sur lui et le protège.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Emor 23,40]

La puissance de la parole

-> Tout ce que nous disons a un pouvoir infini et a un grand effet dans les mondes supérieurs, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
Si une personne méprise le pouvoir de la parole et dit qu’elle n’a aucune substance, c’est parce que le pouvoir de la parole, n’étant pas de nature physique, n’est en effet pas facile à apprécier. En conséquence, une personne, en raison de sa propre nature physique, ne ressent et n’apprécie que les autres choses qui sont physiques.

Cependant, Hachem nous a donné un signe évident qui nous permet de comprendre que la parole est puissante et essentielle. Il a placé une âme (une partie du Divin) en chacun de nous. Bien qu’elle soit entièrement spirituelle et immatérielle, nous comprenons qu’elle revêt une importance capitale.
Nos corps, en revanche, sont entièrement physiques (matériels), mais ils n’ont que très peu d’importance [sans l’âme, le corps ne peut rien faire].
Par comparaison, nous pouvons comprendre que notre pouvoir de parole, bien qu’intangible, revêt une importance capitale, tout comme l’âme.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 27,2]

Le fait de donner de l’argent aux pauvres prime sur le fait de donner de l’argent pour construire le Temple.
C'est la raison pour laquelle le roi David n’a pas mérité de construire le premier Temple.
Du vivant du roi David, une terrible famine sévissait sur le pays. Le roi David avait mis de côté une importante somme d’argent pour la construction du Temple, et il n’a pas utilisé suffisamment de ces fonds pour soulager les souffrances des pauvres.
C'est pourquoi l'honneur de construire le Temple ne lui fut pas accordé. Et cet honneur fut conféré à son fils, le roi Salomon.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shékalim]

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-> Lorsque nous faisons la charité (tsédaka), c’est comme si nous avions apporté un sacrifice au Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach]

Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

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[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]

Plutôt l’exil que le lachon ara

Au moment de la destruction du 2e Temple, il y avait deux fois plus de juifs vivant en Egypte et dans d’autres régions de la diaspora qu’il n’y en avait en Israël. Pourquoi en était-il ainsi?
A cette époque, le lachon ara à l’égard d’un autre juif et la haine indésirable entre juifs étaient monnaie courante. De nombreux juifs ne supportaient pas de vivre dans un tel environnement, ils ont donc fui la Terre Sainte [d'Israël].
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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-> L'une des expériences les plus stressantes que l'on puisse vivre est de devoir déménager, surtout si cela implique de s'installer dans un autre pays. Si c'est stressant dans le monde d'aujourd'hui, où nous disposons de toutes les commodités imaginables, y compris des déménageurs en gants blancs, à quel point l'était-ce davantage dans les temps anciens?
Pourtant, de nombreux juifs étaient prêts à renoncer à tout et à endurer les difficultés du déménagement afin d'éviter d'être entraînés dans un monde de haine gratuite d'un juif envers un autre.

Être saint, c’est concentrer et orienter toutes nos actions vers le bien d’autrui ; cela doit être le but suprême de notre vie.
Tout comme les actions d'Hachem, pour ainsi dire, visent toutes le bien de Ses créatures, nous devons nous efforcer de L’imiter pour venir en aide à nos semblables.
[rav Shimon Shkop - Shaaré Yocher ]