Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

L’importance de la parole (par le Abir Yaakov)

+ L'importance de la parole (par le Abir Yaakov - rabbi Yaakov Abou'hatséra) :

-> La fonction principale de l’homme et sa rédemption dans ce monde dépendent de ce qui émane de sa bouche, comme le dit le roi Shlomo : "Tous les efforts de l'homme vont à sa bouche mais son âme n'est jamais satisfaite" (Kohélét 6,7).
Les paroles de la Torah et de la prière qu’une personne prononce de ses lèvres créent des mondes là-Haut.
Lorsqu’une personne médite sur cela et se détache de toute dimension matérielle, elle comprend clairement que ce qui importe le plus, c’est ce qui émane de sa bouche : ces paroles sublimes, spirituelles, qui constituent son énergie vitale.

L’énergie vitale de l’homme est le souffle qui sort de sa bouche et de son nez, et à cet égard, il n’y a aucune différence entre l’homme et les animaux.
En revanche, le pouvoir de la parole, en revanche, est propre à l’homme. C’est la preuve que l’homme est supérieur et plus spirituel que les animaux, car le pouvoir de la parole est comparable à la puissance qui règne dans les Cieux.
Chaque mot qui sort de la bouche d’une personne s’élève, s’attache à sa racine spirituelle dans les mondes supérieurs et les rectifie.

L’inverse est également vrai. L’homme peut aussi détruire des mondes par sa parole. Nos Sages ont en effet dit que le lachon ara équivaut à l’idolâtrie, aux relations interdites et au sang versé (Arakhin 15b).
Si le lachon ara ne causait pas de dommages dans les mondes Supérieurs, pourquoi serait-il considéré avec tant de sévérité?
Nous voyons ainsi que la parole peut soit détruire des mondes, soit les rectifier.

Selon le Zohar (vol.III,191a), la Chékhina est appelée דבר (davar - chose, ou "parole"), car toutes les paroles du Roi s’articulent à travers elle, tout comme le son de Sa voix en émane.
Puisque la Chékhina est appelée "parole", c’est la parole de l’homme sur terre qui la rectifie ou l'endommage. C’est pourquoi nous devons faire preuve d’une extrême prudence dans nos paroles.

À ce sujet, le roi David nous met en garde : "Qui est l’homme qui désire la vie, qui aime les jours où l’on voit le bien? Garde ta langue du mal, et tes lèvres de toute parole trompeuse" (Téhilim 34,13-14).
Pourquoi le roi David a-t-il besoin de faire précéder "Garde ta langue, etc." de la phrase "Qui est l’homme qui désire la vie, etc."?

La réponse est que la plupart des gens ne se soucient pas de garder leur langue. Ils pensent : "Quelle importance ce que je dis? Quel mal peut bien venir de quelques mots?"
En réponse à de telles pensées, le roi David s’adresse à nous : "Réveillez-vous de votre torpeur! Vous êtes aveugles à cet égard! Vos paroles inconvenantes (selon la Torah) vous empêchent de vous attacher à la sainteté comme vous le devriez, et elles dressent une barrière entre vous et votre D."

Le roi David dit : "Vous souhaitez vous attacher à la vie éternelle, et vous vous empressez d’accomplir toutes les mitsvot. Pourtant, vous ne prenez pas la peine de rectifier vos paroles?"
C’est pourquoi il commence par : "Qui est l’homme qui désire la vie?" = qui est la personne qui souhaite mener une vie de sainteté dans ce monde?
Et "qui aime les jours où l’on voit le bien?" = cela fait référence au monde à Venir, où l’on trouvera la vie éternelle et la joie. Si l’on désire ces choses, alors il faut "garder sa langue du mal, et ses lèvres de toute parole trompeuse".
La vie que tu recherches dépend de toi ; lorsque tu surveilles attentivement tes paroles, l’énergie vitale, telle qu’elle s’exprime à travers ta parole sainte, éveille l’énergie vitale dans les mondes Supérieurs où le pouvoir de la parole trouve ses racines. C’est ainsi qu’une personne atteint la sainteté.

Lorsque tu commences par surveiller attentivement tes lèvres, tu seras ensuite capable de "te détourner du mal et de faire le bien" (sour méra vaassé tov - Téhilim 34,15), et de renoncer complètement au mal pour rectifier la Chékhina, que l’on appelle "le bien" (טוב - Zohar vol.III,42b).
C’est ainsi que le roi David dit : "Détourne-toi du mal et fais le bien" ; le mot "faire" implique d’opérer une rectification sur quelque chose qui a déjà été créé, comme le dit le verset : "Hachem fit le firmament" (Bérechit 1,7) [et Rachi explique que le firmament était déjà créé, mais qu’en ce jour de la Création, Hachem le rendit stable].
Comme nous venons de le mentionner, le mot טוב (tov - bien) fait référence à la Chékhina. Ainsi, par sa parole, l’homme peut rectifier la Chékhina. Ce faisant, il instaure la paix dans les mondes Supérieurs ainsi que sur terre.
C’est ainsi que le verset du Téhilim conclut : "Recherchez la paix et poursuivez-la."
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Mattot 30,2-3 ]

<--->

-> Il faut comprendre que la Chékhina est appelée דבר (davar - chose, ou "parole"), et que les paroles qui sortent de la bouche d’une personne (juive) ont un effet sur la Chékhina.
Les bonnes paroles l’aident et la rectifient, tandis que les paroles inappropriées peuvent l’affaiblir.

[cela explique le verset : "Donnez de la force à Elokim" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) = si nous faisons attention à nos paroles nous donnons de la force à Hachem, et sinon c'est l'inverse, que D. préserve.
En ce sens, plutôt que de demander : "Il est où Hachem dans ce monde? Pourquoi n'intervient-Il pas contre tant de souffrances, d'injustices?", une réponse est de plutôt se renforcer autant que nous le pouvons dans ce qui sort de notre bouche, car ainsi nous permettons à Hachem de pouvoir davantage intervenir dans ce monde. ]

<--->

-> "Si un homme fait un vœu à Hachem ou prête serment pour établir une interdiction, il ne doit pas profaner sa parole" (Matot 30,3)

-> Par le vœu ou le serment qu’il a prononcé, il a édifié de grandes structures dans les mondes Supérieurs [et a rectifié et renforcé la Chékhina]. C’est pourquoi il doit veiller tout particulièrement à ne pas profaner sa parole.
S'il profane sa parole, il détruit tout ce qu’il a édifié dans les mondes Supérieurs. Car tout dépend de l’homme : par son pouvoir de parole, il édifie ou détruit ...

Une personne peut étudier la Torah, prier et faire des vœux et des serments pour accomplir les mitsvot. Pourtant, si elle ne se garde pas sur la place du marché, dans ses relations commerciales et dans ses paroles, en étant honnête et en agissant de bonne foi, le verset dit à propos d’une telle personne : "En vain le gardien veille" (Téhilim 127,1).
Sa Torah et sa prière sont vaines.

C’est analogue à une min'ha (une offrande de céréales) à Hachem qui doit être présentée dans un récipient pur ; si le récipient est impur, les deux sont rejetés.
La bouche est le récipient par lequel nous offrons nos paroles de Torah et de prière. Si elle est souillée par des propos inconvenants, et a fortiori par des mensonges et des tromperies, alors toutes les paroles de Torah et de prière prononcées par cette même bouche sont souillées et deviennent des abominations aux yeux de Hachem.
Les deux sont indissociables ; si une personne surveille sa bouche dans ses conversations quotidiennes, alors sa Torah et sa prière sont acceptées. Sinon, elles ne le sont pas.

Nous pouvons désormais comprendre le verset comme suit : Si une personne souhaite ériger des barrières par des serments et des vœux afin de renforcer sa Torah et ses mitsvot, alors "elle ne doit pas profaner sa parole" = tout ce qui sort de sa bouche dans les affaires profanes affectera les paroles sacrées qu’il prononce.
Lorsqu’il dit la vérité et que toutes ses actions sont sincères, alors ses paroles de Torah et de prière le seront également. Sinon, elles seront toutes nulles et non avenues.

C’est peut-être ce que le roi Salomon voulait dire lorsqu’il a déclaré : "Celui qui garde sa bouche et sa langue préserve son âme des ennuis" (Michlé 21,23). En d’autres termes, si une personne souhaite que ses prières et sa Torah soient acceptées, elle doit garder sa bouche de l’extérieur [dans la rue, lors de ses conversations quotidiennes] ; si sa bouche est souillée, alors sa Torah et sa prière sont une abomination.

Nous constatons que la guémara (Béra'hot 5b) désigne la prière par le terme "נפש" (néfech - âme), comme le dit le verset : "Celui qui déchire son âme dans sa colère" (Iyov 18,4).
La guémara commente que cela fait référence à une personne qui quitte la synagogue sans attendre que son ami ait fini de prier. [à cette époque, les synagogues se trouvaient en pleine campagne et il était dangereux de rentrer seul chez soi à pied. Si une personne se retrouvait seule pour terminer ses prières, elle perdait sa concentration, sa prière était "brisée", par crainte du trajet de retour. ]

Puisque la prière est appelée "âme", la Torah peut également être appelée "âme", car elles sont liées. En effet, il est tout à fait approprié que la Torah et la prière soient appelées "âme", car elles constituent la vie et l’âme d’une personne (juive).
Nous pouvons expliquer le verset "Celui qui garde sa bouche et sa langue" (cité plus haut) comme suit : si une personne garde comme il faut sa bouche et sa langue, si elle ne prononce ni mensonges, ni paroles trompeuses, ni bavardages inutiles, alors elle "préserve son âme des ennuis (problèmes)", et "son âme" fait référence à ses paroles de Torah et de prière. Elles ne seront pas rejetées, car elles sont intimement liées à son discours profane, comme nous l’avons mentionné plus haut.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Mattot 30,2-3]

Chaque mot prononcé par une personne ouvre un canal dans l’âme.
Les courants spirituels de l’âme ondulent et circulent constamment grâce à la puissance de la vibration de la parole.
[rav Avraham Kook - Orot haKodech 3:3:3:17 ]

Les réchaïm, même s’ils fautent, ne sont pas punis dans ce monde car ils vivent en paix les uns avec les autres.
Nos sages disent que même les idolâtres sont épargnés de la souffrance s’ils vivent en paix les uns avec les autres.
[Arizal - séfer haLikoutim 409 ]

=> On voit ici la force du shalom, de l'unité.

Lorsqu’un mot sort de la bouche d’une personne (juive), il s’élève, pénètre dans les cieux et éveille quelque chose d’autre.
[Zohar - Vayikra 105a ]

Celui qui soupçonne à tort son prochain d’une chose qu’il n’a pas commise doit le bénir.
[guémara Béra'hot 31b]

<--->

[on peut éventuellement étendre cela lorsque humainement on pense négativement d'autrui (juif(ve)), on peut se rattraper d'une façon juive en éveillant dans notre cœur de l'amour pour lui (se focalisant sur un aspect positif, comme qu'il est un enfant adoré d'Hachem ayant une partie divine en lui) et en priant dans notre cœur pour son bien. ]

Chaque bonne action réalisée ici-bas suscite un mouvement correspondant [en-Haut] dans les Attributs suprêmes [divin], qu'il s'agisse de la Bonté ('hessed) ou de la Rigueur (din), car "Hachem est ton ombre" (Téhilim 121,6).
L'être humain est créé à l'image du Créateur. S’il accomplit "Tu ouvriras largement ta main vers lui" (Réé 15,8), la source au Ciel s’ouvrira pour se déverser vers le bas.
[Otzar Ha'Haïm, Yitro - p.120d ]

<--->

-> "S’il y a parmi vous un pauvre ... vous lui ouvrirez largement la main" (Réé 15,7-8)

-> Le Mevasser Tsédek (Réé) écrit :
"J’ai entendu le Baal Shem Tov commenter le verset : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face, et à mon réveil, je me rassasier de ta vue!" (Téhilim 17,15).
Lorsqu’une personne donne une pièce à un indigent, elle crée une Unification.
La pièce est la lettre youd et les cinq doigts du donateur sont la lettre hé. La main tendue du donateur est la lettre vav et les cinq doigts du pauvre sont la dernière lettre hé.
Par là, il provoque un élan de compassion, car [le Nom], dans son ordre correct, est compassion (miséricorde) absolue.

Cela s’applique lorsque le donateur initie l’acte de charité, avant que le pauvre ne tende la main. Alors les [lettres du] Nom (יהוה) sont en ordre, ce qui attire la compassion dans le monde. Mais lorsque le mendiant tend d’abord la main, alors le Nom n’est pas en ordre. C’est le sens de : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face".

Lorsque j’initie l’acte de charité, alors je contemplerai Ta face. C’est-à-dire, lorsque je provoque une unification des quatre lettres du Nom dans l’ordre, ce qui est Ta face, la compassion.
Mais "et à mon réveil", c’est-à-dire lorsque le pauvre me réveille en tendant la main pour demander l’aumône, alors "je me rassasier de ta vue". Il ne s’agit alors que de la vision des quatre lettres, et non de la face.
Et c’est cela : "Tu ouvriras certainement ta main pour lui" (Réé 15,7-8) = c’est-à-dire que c’est toi qui dois ouvrir la main, alors le Nom sera dans le bon ordre."

Amida – Prière & lèvres pures

-> [Au début de la Amida], nous mentionnons les Patriarches, comme nous le disons : "Dieu d’Avraham, Dieu d’Its'hak et Dieu de Yaakov" (Chémot 3,6).
Certes, lorsque nous les mentionnons, ils intercèdent en notre faveur et demandent à Hachem d’avoir pitié de nous. Cependant, cela ne se produit que si nos lèvres sont pures et dignes de prier.
[...]

Lorsque les lèvres du peuple juif sont gardées pures et sont dignes de la prière, les anges se tiennent prêts à accepter leur prière, à les porter vers le haut et à parler en leur faveur.
... C’est mesure pour mesure, car les lèvres des anges dans le monde supérieur dépendent des lèvres du peuple juif sur terre. Cela est vrai pour toutes les générations.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béaaloté'ha 10,2-8]

Lorsque vous voyez l'image d'Hachem en un autre être humain, Hachem révèle [davantage] Son image en vous.
[rabbi de Loubavitch ]

<--->

[plus nous nous souvenons et focalisons sur le fait qu'il y une part d'Hachem en autrui, ce qui se traduit par davantage de respect et d'amour d'autrui, alors plus Hachem peut alors se révèler en nous. ]

Le lachon ara

-> Par ses mitsvot, une personne provoque la séparation et l’éloignement des forces d’impureté, ce qui les rend incapables de s’approcher des forces de sainteté et de leur nuire.
Cependant, par ses mauvaises actions (avérot), D. nous en préserve, elle provoque l’invasion des forces de sainteté par les forces d’impureté et leur causent du tort.

La principale cause qui permet aux forces de l’impureté d’envahir immédiatement les forces de la sainteté est lorsque l’on tient des propos de lachon ara.
Dès que l’on agit ainsi, les forces de la sainteté demandent : "Qui nous a infligé ce malheur?"
Elles regardent autour d’elles et disent : "C’était lui!" et elles l’accusent toutes.

À ce sujet, nos Sages (Erouvin 15b) disent qu’une personne qui tient du lachon ara est aussi mauvaise que si elle avait commis les 3 fautes capitales : l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre.
Tout comme une personne qui tient des propos malveillants (lachon hara) provoque la résurgence de l’ange maléfique Samaël et l’envahissement des forces de la sainteté, il en va de même pour une personne coupable de relations illicites ou de vol.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 5,2-4]

La tsédaka

+ La tsédaka :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) est d’une importance inestimable, comme l’expliquent nos Sages.
De plus, contrairement aux autres mitsvot, aucune faute ne peut effacer le mérite de la tsédaka, comme le dit le verset : "sa tsédaka (charité) demeure à jamais" (tsidkato omédét laad - Téhilim 112,3) (voir Chaar Roua'h HaKodech 4b).
Cela est particulièrement vrai si, lorsqu’une personne accomplit un acte de charité, elle a à l’esprit d’unifier Hachem et Sa Chékhina.

Comme nous le savons, celui qui accomplit une seule mitsva s’assure un seul [ange] défenseur (Pirké Avot 4,11).
Cela s’applique tout particulièrement à la mitsva de la charité : lorsqu’une personne nourrit les pauvres et maintient leur âme en vie, mesure pour mesure, elle acquiert l’âme d’un ange défenseur qui la protège et assure sa propre survie.

La mitsva de la charité, plus que toute autre, soumet la sitra a'hara (force du mal) [car elle adoucit la Rigueur (Jugement), ce qui empêche la sitra a'hara d'éveiller l'Attribut de Justice.] (selon le Mé'il Tsédaka - siman alef, 239).
Grâce à cette mitsva, la Chékhina est parvenue à la perfection, car ce qui a commencé par le צדק (tsédek) - jugement) se transforme en צדקה (tsédaka - charité, ou miséricorde).
Une personne qui accomplit cette mitsva ne manquera jamais de rien ; tout comme elle, par le biais de la mitsva de tsédaka, fait en sorte que la Chékhina reçoive la bonté du mazal haél'yon (les royaumes spirituels supérieurs), elle aussi recevra également la bonté de là-Haut.
[...]

Le mot צדקה (tsédaka), lorsque ces lettres sont épelées entièrement (צדי דלת קוף הי), les lettres ajoutées (די לת וף י), en y ajoutant un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique totale de 541, ce qui correspond au mot מאשר (d’Asher).
Cela fait allusion à ce que dit le Zohar (Vol.I, 246b), à savoir que la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde) reçoit l’abondance principalement de l’Attribut Divin associé à Asher.
De plus, cela est évoqué dans le mot : "mes provisions" (chééra - שְׁאֵרָהּ - Michpatim 21,10), faisant référence à la subsistance de la Chékhina.
Si une personne accomplit la mitsva de tsédaka, alors elle reçoit l’abondance de cet Attribut Divin connu sous le nom d’ "Asher".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,19-20]