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"Lorsqu’un homme croit sincèrement qu’il n’existe rien au monde en dehors d'Hachem, tous les décrets rigoureux sont adoucis grâce à la lumière de la émouna, et il n’a même plus besoin de crier vers Lui.
Car par le mérite de la confiance en D. et de la foi, la bonté d’Hachem se dévoile sur le champ."
[rabbi Eizik de Kamarna - Zohar 'Haï - Vaéra]

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Le Ohev Israël écrit :
"Chaque membre du peuple d’Israël doit posséder la foi que tout provient d’Hachem, est pour son bien et qu’Hachem se conduit avec bienveillance envers Ses créatures et tout particulièrement avec les Bné Israël, Son peuple de prédilection. Même si, pour l’heure, ce bien et cette bonté ne sont pas encore dévoilés, mais voilés et dissimulés, car cet homme n’en est pas encore digne.
Lorsqu’il atteindra cette compréhension et cette émouna intègre, la rigueur qui pèse sur lui s’en verra adoucie.
Et il ne verra alors que le bien et la bonté que le Créateur lui a prodigué à travers ces difficultés."

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-> issu du divré Torah : La émouna permet d'adoucir la Rigueur : http://todahm.com/2023/01/24/la-emouna-permet-dadoucir-la-rigueur

"Un juif ne pleure jamais de désespoir mais toujours d'espérance"
[Nétivot Shalom]

[d'un côté nous devons trouver la possibilité de décharger notre souffrance et de répandre son coeur en un flot de larmes sur nos tourments et ceux du peuple juif, en un temps défini de prières/discussions avec papa Hachem (qui peut tout).
Mais en même temps, on se renforça sachant que les bontés d'Hachem ne se tarissent jamais, et on retrouva ainsi courage. ]

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Lorsque la fille de Pharaon descendit au fleuve afin de s'y tremper, elle y trouva un berceau qui flottait sur l'eau ; "Elle l'ouvrit, vit l'enfant, et voici que le garçon pleurait. Elle fut prise de compassion pour lui et dit : "Celui-ci est un enfant des Hébreux"." (Chémot 2, 6)

=> Pourquoi n'est-il pas écrit : "Elle vit l'enfant et dit : "Celui-ci est un enfant des Hébreux".", mais plutôt : "Elle l'ouvrit, vit l'enfant, et voici que le garçon pleurait. Elle fut prise de compassion pour lui et dit : "Celui-ci est un enfant des Hébreux".", ce qui semble suggérer un lien entre le fait qu'elle reconnut qu'il était un enfant des Hébreux et ses pleurs?

-> Rabbi Mordé'hai 'Haïm de Slonim explique qu'il existe une grande différence et une énorme distance entre les pleurs d'un goy et celui d'un juif : un goy pleure par découragement et par tristesse sur ce qui lui manque, et par désespoir sur ce qu'on lui a pris et qui ne reviendra jamais, alors qu'un juif pleure en ayant l'espoir que son Père céleste ne l'abandonnera pas.
Ce fut ce que la fille de Pharaon perçut dans les pleurs de l'enfant : l'espérance et non le désespoir, d’où le fait qu’elle s’exclama : "Celui-ci est un enfant des Hébreux."

"L'essentiel de la quête de la subsistance (parnassa) consiste à tourner son regard vers le Ciel avec foi et confiance en Hachem ...
Plus un homme dirige son regard vers le Ciel, plus il reçoit, car de la sorte il devient un réceptacle davantage apte à contenir l'abondance qui se déverse".
[Divré Israël - Vayigach 47,12]

Historiquement, notre peuple a enduré de nombreuses tragédies au cours du mois d'Av.
Hachem a spécifiquement nommé ce mois : "Av", le mot en hébreu pour "père", pour indiquer que les terribles souffrances qui s'abattent sur le peuple juif viennent de notre Père céleste.
Rien de mal ne peut provenir d'un Père aimant.
[rabbi Mendel de Kotsk]

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-> "Le fait que Hachem soit responsable de tout ce qui est arrive" est la réponse à toutes les questions.
[rabbi de Kobrin]

-> Accrochez-vous avec ténacité à notre foi que [papa] Hachem est avec nous, et l'obscurité se transformera en illumination. Il est alors clairement révélé à quel point Hachem était là tout le temps.
[Sfat Emet]

-> Le rabbi de Klausenbourg a perdu sa femme et ses 11 enfants pendant la Shoa. Il a décrit la douleur atroce de ces jours en disant : "Il n'y a pas un juif qui a pu survivre à l'Holocauste, et qui n'a pas "un sac de miracles" qu'il a pu observer et vivre!"
[le rabbi de Klausenbourg est un exemple du fait de voir Hachem même au milieu de l'enfer des camps de concentration.
Le fait de sentir Hachem à ses côtés lui a permis de reconstruire sa vie après la guerre.]

-> Lorsque rabbi Zalmen Sender Kramerman était examiné par des médecins qui remarquaient sur lui des signes physiques de souffrance faits par les nazis, ils lui demandaient souvent : "Comment acceptez-vous ce que D. a fait pendant la Shoa?"

Il donnait toujours la même réponse :
"Il me suffit de savoir que D. [papa Hachem] est derrière ce qui s'est passé. Au moment où j'accepte que tout vient de D., comment le fait de comprendre ou ne pas comprendre aide-t-il?
Mon esprit ne peut même pas saisir Ses actions les quotidiennes les plus mineurs, ordinaires, alors à combien plus forte raison suis-je incapable de comprendre Ses actions majeures et bouleversantes?
Son jugement est bien au-delà de notre portée/compréhension."

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-> La foi est plus forte que l'intellect. La portée mentale d'une personne est limitée, mais la foi est supérieure à l'intelligence. Cela peut amener une personne à s'élever jusqu'à Hachem pour qu'elle soit littéralement entourée par Hachem.
[rav Moché de Kobrin]
[il est écrit : "émounaté'ha sévivoté'ha" ([Hachem] Ta fidélité/émouna rayonne autour de toi - Téhilim 89,9)]

-> De même, le Aish Kodech (Vayéchev) enseigne : "la foi est au-dessus de la raison, donc quand nous attachons nous-même d'une foi parfaite à Hachem [Qui est] au-dessus de la raison, alors même les calamités de type 'hok (qu'on ne peut comprendre) sont adoucies".

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->"Israël reconnut alors la haute puissance qu'Hachem avait déployée sur l'Égypte ... et ils eurent foi en Hachem" (Béchala'h 14,30)

=> Comment comprendre que c'est seulement à l'ouverture de la mer Rouge que le peuple a apprécié la grandeur d'Hachem et a eu confiance en Lui? Pourtant pendant des mois, ils ont été témoins de miracles incroyables (ex: les 10 plaies)?

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz explique que les Bné Israël étaient certes impressionnés par les 10 plaies, mais cette foi initial était purement intellectuelle (assez extérieure, théorique).
Leurs émotions n'ont été engagées que lorsque leur vie était véritablement en jeu (ils n'avaient nulle part où partir : l'armée égyptienne surpuissance arrivant et de l'autre côté une mer agitée).
Ainsi, c'est l'émotion de la peur intense qui a permis d'internaliser la foi, la faisant passer de l'intellect au sentimental.

[nos difficultés de la vie jouent un rôle similaire, en permettant de transformer notre émouna en bita'hon. C'est le but de la vie : ce monde est une salle de musculation de notre bita'hon en Hachem. ]

"Celui qui place sa confiance en Hachem, la bonté l'enveloppera" (Téhilim 32,10)

-> Selon le Maguid de Mézéritch : il ne s’agit ni d’une recette miracle, ni d’une bénédiction, ni d’une promesse. C’est purement une réalité et une loi naturelle : celui qui place sa confiance en Hachem est enveloppé de bonté.

-> "Même si c'est un racha et qu'il a confiance en Hachem, alors il sera entouré de la bonté [d'Hachem]."
[midrach Yalkout Chimoni 719 - afilou racha oubotéa'h b'Hachem, 'hessed yéssovévénou]

-> De même, selon le midrach (Téhilim 32,12) : "Rabbi Eléazar dit au nom de Rabbi Aba : même un racha qui place sa confiance en Hachem sera enveloppé de bonté".
[ainsi ce n'est pas seulement les tsadikim mais chacun qui renforce sa foi et sa confiance en D., même s'il n'est pas digne, qui peut bénéficier de nombreuses bontés d'Hachem, au point d'en être enveloppées/entourées.]

-> Le rav El’hanan Wasserman (Kovets Héarot) écrit à ce sujet :
"Le verset dit : "Nombreuses sont les souffrances du racha et celui qui place sa confiance en Hachem sera enveloppé de bonté" (Téhilim 32,10).
Le midrach (Eikha Rabba 4,23) déduit de cette juxtaposition que même le racha qui place sa confiance en D. sera enveloppé de bonté.
Et s’il n’en était pas ainsi, on ne pourrait trouver dans le monde cette vertu de confiance en D. car : "Il n’y a pas de juste sur la terre qui accomplit le bien et qui ne faute pas" (Kohelet 7,20).
Dès lors, il incombe à chaque juif, quel qu’il soit, de placer sa confiance en Hachem, grâce à laquelle, il méritera d’être entouré de Sa bonté."

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-> Le Steïpler ('Hayé Olam - chap.27) enseigne que l'humilité (anava) et la émouna dépendent l'une de l'autre.
Le rav Lugassi explique :
Plus une personne est humble, moins elle se pose de questions sur Hachem. Plus on est humble, plus on est capable de se soumettre à la volonté d'Hachem et d'accepter tout ce que nos rabbanim enseignent sur à quel point Hachem a de l'amour et de la miséricorde à notre égard.
[être humble implique être à sa place d'être humain, sans se prendre pour un dieu qui est presque collègue avec Hachem (ex: lorsque nous Lui donnons des conseils, lorsque nous pensons comprendre comme Lui ce qui se passe, ...)]

De plus, la personne humble dépend beaucoup plus d'Hachem. Elle sait que ce n'est pas son cerveau qui lui donne la sagesse, ses idées brillantes qui lui apportent la richesse ou bien son entraînement sportif qui le maintient en bonne santé.
Au contraire : "A toi, Hachem, appartiennent la grandeur, la puissance, la gloire, l’autorité et la majesté ; car tout, au ciel et sur la terre, [est tien]. A toi, Hachem, la royauté et la domination suprême sur toutes choses. De toi émanent richesses et honneurs: tu es le souverain maître de tout. C’est en ta main que se trouvent force et puissance, c’est ta main qui peut tout grandir et tout affermir" (Divré haYamim I 29,11-12).
Le plus une personne dépend d'Hachem, le plus elle reçoit de l'aide du Ciel.

-> Le Ramban (Iguéret haRamban) écrit à son fils : "abaisse-toi et Hachem t'élévera" (ashfél atsmé'ha vinach'ékha hamakom).
C'est une ségoula très puissante : soit humble, et alors Hachem te donnera beaucoup.
Lorsque nos Matriarches n'arrivaient pas à avoir d'enfant, il est écrit : "Ra'hél dit : "Voici ma servante Bilha, approche toi [Yaakov] d'elle ; elle enfantera dans mes bras, et, par elle, moi aussi je serai mère" (Vayétsé 30,3). Pourquoi cet acte lui donnerait-il à elle un enfant?
La réponse est qu'un tel sacrifice pour permettre la mitsva d'avoir des enfants est un acte d'humilité extraordinaire de sa part.

-> Lorsque l'on s'accorde beaucoup trop d'importance, qu'on voue un culte à notre dieu égo, alors on devient facilement orgueilleux. Or, il est écrit : "Des yeux hautains et un cœur enflé d’orgueil, Je ne puis les supporter" (Téhilim 101,5), et nos Sages (guémara Sotah 4b) expliquent : "Lui et moi ne pouvons résider ensemble".
Plus on est humble, plus on fait de la place en nous en diminuant notre égo, plus Hachem a l'occasion d'y venir et de nous y octroyer de belles choses.
[on a vu que : "Celui qui place sa confiance en Hachem, la bonté l'enveloppera", mais également que le chemin pour y parvenir se fait en travaillant à la fois notre humilité et notre émouna en D. ]

-> Un autre exemple est le comportement de Yaakov.
Yaakov était très fort. Il a retiré un énorme rocher d'un puits comme s'il s'agissait d'un simple bouchon de bouteille. Seulement 2 de ses fils, Shimon et Lévi, pouvaient anéantir une ville toute entière (cf. ville de Chékhem). Yéhouda était prêt à désassembler toute l'Egypte si son dirigeant (Yossef) ne leur rendait pas Binyamin.
Ainsi, Yaakov aurait pu affronter Essav avec force. Cependant, il a choisi d'approcher Essav avec une soumission totale à Hachem. Il s'inclina devant Essav pour montrer que sa propre force n'avait pas de sens. D'ailleurs, le Zohar écrit que chaque inclinaison de Yaakov était en fait dirigée vers Hachem.

Même si Yaakov était un grand tsadik, il ne voulait pas rencontrer Essav en s'appuyant sur ses propres mérites. Il s'est abaissé pour qu'Hachem le relève. Il s'inquiétait d'avoir peut-être des fautes, afin de ressentir qu'il ne méritait rien. Yaakov voulait s'appuyer uniquement sur Hachem.

Maintenant, nous pouvons comprendre pourquoi il a dit : "car je le crains [Essav]" (Vayichla'h 32,12), et tout de suite après il dit à Hachem : "tu as dit: ‘Je te comblerai de faveurs et j'égalerai ta descendance au sable de la mer, dont la quantité est incalculable".
Yaakov signifiait à Hachem : "Je ne mérite rien. Si je dois venir avec ma propre force et mes mérites, j'ai peur. Je n'ai pas de force et je n'ai pas de mérite. Cependant, Hachem, je viens uniquement avec Ta garantie. Je comprends que tout ce que j'ai, c'est Toi!"

=> Quand les gens s'abaissent pour Hachem, c'est une ségoula merveilleuse pour une délivrance [personnelle et collective].
C'est pourquoi les tsadikim nous disent que lorsqu'une personne est publiquement embarrassée/humiliée, c'est un moment opportun pour prier Hachem. C'est un moment d'humilité, et donc de bénédictions pour nous.

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Par exemple, le roi David nous dit :
- puisque "J’ai eu confiance dans Ta bonté" alors : "mon coeur s’est réjoui de Ta délivrance" (Téhilim 13,6) ;
- "Celui qui a confiance en Hachem sera enveloppé de bonté" (Téhilim 32,10) ;
- "J’ai mis ma confiance en D., je ne craindrai rien, que pourrait l’homme contre moi » (Téhilim 56,12) ;
- "En D. seul, mets ton attente, mon âme, car en Lui est mon espoir" (Téhilim 62,6-7).

-> De son côté, le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
"Un juif ne doit jamais désespérer, car même si grande est l’épreuve qu’il affronte, la grandeur d’Hachem (si l’on peut dire) n’a aucune commune mesure avec elle.
Fût-il dans les tréfonds de la souffrance, Hachem le sortira des ténèbres vers la lumière, si seulement il accepte d’accomplir les termes du verset : "J’ai espéré en Ta délivrance, Hachem" (Vayé'hi 49,18), à savoir de mettre sa confiance en Lui et de ne se reposer que sur Lui.

Nos Sages (guémara Ména'hot 29b) demandent : "Que signifie : "Ayez confiance en Hachem à tout jamais car en Hachem vous avez un roc immuable" (Yéchayahou 26,4)?
Que celui qui place sa confiance en Hachem, alors Il sera pour lui un abri dans ce monde et dans le monde futur".
[...]

C’est grâce à la confiance qu’il place en Hachem, qu’un homme méritera d’être délivré, comme en témoigne le Midrach suivant (Midrach Cho’had Tov sur le verset des Téhilim 25,2 : "Mon D. j’ai mis ma confiance en Toi, je n’aurai pas honte") :
"Les gardes du royaume trouvèrent un jour un intrus et se saisirent de lui.
Il leur dit : "Ne me frappez pas, car je suis un des hôtes du roi!"
Lorsqu’ils entendirent ces paroles, ils le gardèrent jusqu’au matin. Au lever du jour, ils le conduisirent chez le roi et lui dirent : "Nous avons trouvé un de tes hôtes, hier.
- Mon fils, lui demanda le roi, me connais-tu?
- Non, lui répondit l’homme.
- Dès lors, comment peux-tu être l’un de mes hôtes?
- Je vous en prie, supplia-t-il, je ne suis pas l’un de vos hôtes, mais j’ai placé ma confiance en vous, sans cela, ils m’auraient frappé!
- Puisqu’il a eu confiance en moi, leur dit le roi, laissez-le!"

De même, le roi David dit : "Mon D., c’est en Toi que j’ai eu confiance", et c’est grâce à cela : "Que mes ennemis ne m’oppressent pas", et pas seulement moi, mais également : "Tous ceux qui espèrent en Toi, ne subiront pas la honte"."

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-> également : Ne pas se décourager, toujours continuer à espérer en Hachem : http://todahm.com/2023/01/24/38491

"Je ne vois pas des allemands autour de moi. Je vois des versets du Tana'h prendre vie"
[rav Mordé'haï Pogramansky - dans un discours au ghetto de Kovno - à propos des patrouilles des vicieux nazis dans le ghetto]

[il avait conscience que personne ne peut nous aider ou nous nuire sans l'autorisation d'Hachem. ]

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-> Selon le rav de Bisk (le Griz), si quelqu'un dit qu'il a perdu de l'argent à cause d'un trou dans sa poche, il nie Hachem.
Plutôt, puisque Hachem voulait qu'il perde de l'argent, il a eu un trou dans sa poche.

-> Le Kédouchat Lévi (le rabbi de Berditchev) enseigne : "Si j'étais D., savez-vous ce que je ferais?
Exactement ce qu'Il fait maintenant, parce que je ne suis pas plus intelligent que Lui!"

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-> Le roi Chlomo déclare : "Nombreuses sont les conceptions/pensées dans le cœur de l'homme (rabot ma'hachavot bélev ich - רבות מחשבות בלב איש) ; mais c'est le dessein/conseil d'Hachem qui l'emporte (vaatsat Hachem hi takoum)" (Michlé 19,21)

Rabbi Avraham Yaakov de Sadigura interprète ainsi :
- "rabbot ma'hachavot bélev" -> "ich" = les nombreuses et courantes pensées d'inquiétude et de peur, sont là parce que nous pensons que tout dépend de l'homme (ich) ;
- "vaatsat" = le conseil pour s'en sortir est : "Hachem hi takoum" = que Hachem est toujours devant nous, que nous nous souvenons que tout ce qui se passe est de la Providence Divine.
[absolument rien ne peut se produire, si Hachem n'en a pas émis un décret en ce sens. ]

La puissance d’espérer en Hachem

+ La puissance d'espérer en Hachem (selon le Ram'hal) :

-> Le Ram'hal (drouch bé'inyan hakivouï) enseigne :
''Celui qui espère en Hachem, même s'il pénétrait au Guéhinam, en ressortirait.
On le déduit du verset : "Et ceux qui espèrent en Hachem seront revigorés, ils s'élèveront de leurs ailes comme les aigles" (Yéchayahou 40,31) [ce qui signifie que grâce à leur confiance en D., on les fera monter du Guéhinam] et nombre d'anges célestes font remonter celui qui continue à espérer et s'élèvent avec lui En-Haut (c'est-à-dire dans un lieu plus élevé que le Guéhinam) et son espérance est sa purification, (elle est) un véritable Mikvé pour Israël, [le Ram'hal associe le mot Mikvé au mot Tikva, l'espérance], car il est dans un lieu élevé où il ne peut être endommagé''.

-> Le Ram'hal ajoute une explication à ce qui précède en écrivant :
''Car celui qui garde sa confiance et espère dans la délivrance d'Hachem revient à sa source, à l'exemple de celui qui fait téchouva, au sujet duquel il est écrit : "Reviens Israël jusqu'à Hachem ton D." (Hochéa 14,2), et comme ce dernier qui parvient véritablement jusqu'à Hachem, de même celui qui espère, "perce" grâce au fuseau de son espérance (c'est-à-dire grâce à sa foi et son espoir) [le Ram'hal associe ici le mot Tikva (l'espérance - תקוה), au terme Kav (une ligne droite - קו) ], et il parvient ainsi à pratiquer un orifice et une fente jusqu'au Trône de Gloire, c'est ce qui est suggéré dans le verset "לישועתך קויתי יהוה" (lichouaté'ha kiviti Hachem - J'ai espéré en ta délivrance, Hachem - Vayé'hi 49,18), car grâce à sa émouna il mérite de se rapprocher et de s'attacher à Hachem.
Et non seulement cela, mais également, de même qu'il aura espéré durant sa vie ici-bas, même après sa mort, lorsque les anges accusateurs se liguent contre lui, son espoir lui donne la force de se rapprocher d'Hachem et de s'attacher à Lui et parvient à se dégager ... si bien qu'après leur mort, ceux qui auront espéré ne subiront pas la honte''.

-> Par la suite, le Ram'hal explique qu'il en est de même au sujet de la prière : ''car le
Hachem descend (si on peut dire) écouter la prière de celui qui espère. C'est le sens profond du verset "J'ai espéré en Hachem, et Il s'est penché vers moi et Il a écouté ma complainte" (Téhilim 40,2) et c'est aussi la signification du verset "לישועתך קויתי יהוה" (J'ai espéré en ta délivrance, Hachem) = ce en quoi j'ai espéré, je l'ai accompli (grâce à cette espérance).
Et (Hachem dit à celui qui a espéré en Lui) : ta délivrance sera prompte à venir grâce à cela, sans qu'elle soit entravée par les anges accusateurs''!"

La confiance en D. n'est possible que lorsque nous sommes certains de l'amour [infini] et de [l'énorme] proximité qu'Hachem a avec Sa nation.
[Nétivot Shalom]

[sans cette connaissance, la confiance en D. restera hors de portée de nos moments où le coeur est brisé, car comment puis-je compter sur Hachem s'Il ne se soucie pas de moi? Comment puis-je faire confiance à Hachem si je n'ai pas d'importance pour Lui?
La seule façon pour qu'une personne développe un sentiment de confiance en son Créateur est de comprendre qu'Hachem l'aime à un point qui dépasse l'entendement humain.]

-> La rabbanite Feldbrand dit que si nous prenions l'individu le plus généreux et le plus aimant que nous avons pu connaître et que nous multiplions cet amour par des milliers et des dizaines de milliers de fois, aussi longtemps que nous pouvons calculer, nous ne commencerions même pas à comprendre l'amour qu'a Hachem pour une des Ses créations.
Si Hachem est si soucieux de mon bien, alors je peux être sûr qu'Il fera toujours tout Son possible pour m'aider. [or Hachem peut tout, Il n'a pas de limitation! ]
[plus je travaille à développer l'amour et l'importance que j'ai pour Hachem, plus je me permets d'avoir confiance en Lui en toute situation. ]

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-> Hachem dit à tout juif : "Je suis avec lui dans le malheur/détresse" (Téhilim 91,15 - imo ano'hi bétsara - עִמּוֹ-אָנֹכִי בְצָרָה).
Dans ce verset qui parle de nos moments de douleur, on peut noter que les dernières lettres de chaque mot sont : youd, hé, vav (יהו), qui sont les 3 lettres du Nom de Hachem (יהוה) [dans Son attribut de miséricorde].
[Rabbénou Bé'hayé - Ki Tavo 28,15]

-> Le Zohar (sur Méguilat Eikha) dit qu'à chaque fois qu'une punition doit s'abattre sur un juif, la Présence Divine se place devant la punition pour la recevoir à sa place. L'homme qui se trouve alors derrière la Présence Divine ne reçoit qu'un léger éclat, une fraction de la punition qu'il aurait dû réellement recevoir.
C'est ainsi qu'agirait une mère pour son fils, et c'est ainsi qu'Hachem agit constamment pour nous.

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-> Le 'Hafets 'Haïm disait : "Existe-t-il une chose telle qu'un juif qui se retrouve seul? Même pour un instant ou une seconde? Hachem nous accompagne partout, surtout quand nous sommes seuls et dans l'angoisse.
Rappelons-nous, il est clairement dit : "Je suis avec lui dans le malheur/détresse".
Comment un juif peut-il éprouver de la solitude? Comment peut-il ignorer qu'il est mené et guidé avec amour à chaque pas qu'il fait?"

-> "Vous êtes les enfants d'Hachem, votre D." (banim atem l'Hachem - Réé 14,1)
Selon Rabbi Méïr (guémara Kidouchin 36a), qu'un juif agisse ou non comme un enfant d'Hachem, peu importe les fautes qu'il peut faire, il sera toujours appelé : enfant d'Hachem.
Selon Rabbi Yéhouda, lorsqu'on n'agit pas comme un enfant d'Hachem alors on a pas le statut d'enfant d'Hachem.

Le Rachba (Téchouvot) écrit que bien que nous suivons généralement l'avis de Rabbi Yéhouda et non celui de Rabbi Méïr, sur ce sujet la loi juive (halakha) suit l'avis de Rabbi Méïr.
Ainsi, en tout temps, quoiqu'il puisse faire, un juif restera toujours un enfant chéri/adoré aux 'yeux' d'Hachem.
[même un juif qui aura fait les pires des pires péchés, il restera précieux pour Hachem. Ce n'est que notre yétser ara qui essaie de nous faire croire le contraire, pour nous pousser à fauter par désespoir.

Le rabbi de Satmar (Divré Yoel) ajoute que c'est une raison pour laquelle les gens disent : "Elokaï déMéïr anéni" (D. de Rabbi Méïr réponds-moi) lorsqu'il place une somme d'argent pour l'élévation de l'âme de Rabbi Méïr.
Cette prière implique que puisque la halakha suit Rabbi Méïr et que nous restons toujours les enfants d'Hachem, alors "anéni" = aie de la compassion, réponds-moi et apporte-moi la délivrance (à mon problème).

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-> On a demandé un jour au rav Avigdor Miller : "Quelle mitsva devrait-on prendre sur nous pour l'observer avec messirout néfech (avec don de soi/abnégation)?
Sa réponse a été : "C'est une bonne idée de les accepter toutes. Mais si vous recherchez une mitsva spécifique, prenez : "Et tu aimeras Hachem de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force" = la mitsva d'aimer Hachem. Cette mitsva est l'une des mitsvot les plus négligées.

Si vous voulez commencer immédiatement, sans délai, commencez par penser à toutes les choses négatives qui sont arrivées aux autres. Sentez-vous reconnaissant que même si ces choses sont arrivées à d'autres personnes, elles ne vous soient pas arrivées!
[Par exemple,] Aimez Hachem parce que vous n'avez jamais eu d'opération aux yeux, c'est suffisant! Après une opération des yeux, une personne doit se promener avec un pansement sur les yeux pendant des semaines et des semaines, mais grâce à D. vous n'avez jamais vécu cela! ..."

Verre à moitié plein ou à moitié vide?

+ Le verre est-il à moitié plein ou bien à moitié vide?

-> Un 'hassid demanda à son Rabbi ce qu’il pensait du fameux dilemme de savoir si la coupe était à moitié vide ou à moitié pleine.
Le Rabbi lui dit que la réponse est évidente : la coupe est complètement pleine! Elle est à moitié pleine d’eau, et à moitié pleine d’air! Les gens peuvent vivre sans eau pendant un certain temps, mais il n’est pas possible pour une personne de vivre sans air pendant plus de quelques minutes.
Les gens regardent leur vie et voient qu’elle est à moitié vide, mais cela reste insignifiant par rapport à la façon dont elle est pleine de ce qui compte. L’air de la vie est notre contribution au monde, le sens que nous y ajoutons ...

La plupart des gens passent la majorité de leur temps à poursuivre des choses matérielles, même s’ils savent, intérieurement, que ce n’est pas là le véritable héritage qu’ils veulent laisser derrière eux.
Qui veut qu’on se souvienne de ses muscles, de sa belle apparence ou de sa richesse?
Nous devons nous demander : "Que voulons-nous que les gens retiennent de nous après avoir quitté ce monde?"
[rapporté par le rav Yéhochoua Alt]

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[il est intéressant de constater qu'en voyant le verre à moitié vide, on se plaint de ne pas avoir assez de choses. Cependant, on oublie que cette moitié est remplie d'air, que Hachem nous octroie la vie.
C'est tout le problème de notre tristesse latente dans la vie : on passe notre temps à rechercher une nouvelle chose qui nous manque (pensant que notre bonheur viendra alors), plutôt que d'apprécier ce que nous avons.
De plus, d'une certaine façon, la moitié en apparence vide (l'air) nous est plus indispensable/vitale, que la moitié pleine (ex: l'eau). Notre yétser ara nous pousse à inverser nos priorités pour mettre en nous du doute, de la tristesse, nous faire aller à la poursuite de choses secondaires au détriment de l'essentiel, ... ]

-> Or, la vision juive : "Pour chaque bouffée d'air inspirée, nous devrions exprimer notre gratitude envers D., Qui accorde la vie" (midrach Béréchit rabba 14,11)

-> par exemple, voir davantage à ce sujet : http://todahm.com/2019/07/08/9725-2

+ La confiance et la foi en Hachem, c'est exactement l'oxygène pour l'âme du juif.
De même qu'un homme qui a pu respirer pendant des heures voire même de nombreuses années, s'il manque d'oxygène, ne serait-ce qu'un court instant, il en souffrirait et si cela dure un peu plus longtemps, D. l'en Préserve, il en mourrait. Le fait d'avoir respiré durant des années dans sa vie, n'est aucunement suffisant pour dispenser l'homme de respirer dans le futur, ne serait-ce qu'un court instant.
Il en est de même pour la foi. Le juif doit constamment renforcer et nourrir sa foi en Hachem. Chaque jour de sa vie, voire même à chaque instant, il doit éveiller et développer sa confiance en Hachem, sans arrêt. S'il se refroidit ne serait-ce qu'un seul jour, cette foi ira en disparaissant, jusqu'à mettre en péril la bonne santé de son âme.
Aussi, le jour où l' homme se refroidit dans sa foi, il pourra sentir le mauvais penchant se renforcer en lui, et son accomplissement des mitsvot pourra faiblir. Ainsi, l'influence du monde extérieur et de ses impuretés pourraient se renforcer dans son coeur.

Le fait d'avoir ressenti un attachement avec Hachem et d'avoir vécu la confiance en Hachem au quotidien et cela pendant des années, n'est en rien un gage pour l'avenir. Il suffit d'un jour où on ne la renforce pas et où on ne la vit pas, pour que ce jour, elle s'affaiblisse jusqu'à s'éteindre, voir même jusqu'à mettre en péril tout son service d'Hachem, même pour l'avenir.
Il est donc vital pour un juif d'animer, d'alimenter et de stimuler sa foi en Hachem, au quotidien.
De même que puisque l'oxygène est si vital constamment, c'est pourquoi Hachem a rempli le monde d'air. Il en est ainsi de la foi. Le juif peut trouver de quoi fortifier sa foi et développer sa confiance en Hachem constamment.
Que ce soit en observant le monde et ses merveilles, que ce soit en observant le cours des événements qui est rempli de coïncidences merveilleuses organisées par la Providence Divine.
De même l'étude de la Torah et des livres sacrés sont remplis d'enseignements qui renforcent la foi et l'enflamment.
[rav Yé'hezkel Levinstein]