"La Torah c’est Le flux céleste qu’Hachem nous donne de Lui-même : de Son honneur et de Sa Splendeur, pour Ses créatures.
Ce flux est à l’image de Son authenticité et de Sa grandeur et Hachem a attaché ce flux dans la Torah."
[Ram'hal - Dérekh Hachem 4,2]

"A tout celui qui étudie la Torah, Hachem lui accomplit ses désirs"
[rav Avdimi bar 'Hama - guémara Avoda Zora 19a - כל העוסק בתורה הקב"ה עושה לו חפציו]

Le Maharacha commente en disant que tout celui qui étudie la Torah va réussir dans toutes ses voies, même sans faire de hichtadlout.

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-> Nos Sages affirment que la Torah expie, protège et sauve.
Le feu du Guéhinam n'a pas d'effet sur un talmid 'hakham.
[Yessod haAvoda]

Savez-vous pourquoi cet exil s'allonge dans l'attente du machia'h?
Rabbi Its'hak répond : "Le machia'h tarde à venir uniquement à cause du manque d'étude de la Torah".
[Zohar 'Hadach - Béréchit - question de rabbi Yossi ben Halafta]

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-> "La personne qui étudie la Torah, pour elle-même, établit la paix dans les mondes supérieurs et inférieurs … c’est comme si elle avait construit les demeures céleste et terrestre … elle protège aussi le monde entier … elle hâte également la venue de la rédemption."
[guémara Sanhédrin 99b]

-> Hachem a dit : "Le jour est encore long, il n'est pas l'heure de faire rentrer le troupeau", sans qu'il ait le mérite ni de bonnes actions.
Mais il y a un remède : allez et "abreuvez le troupeau" = étudiez la Torah afin de vous en abreuver, "menez-les paître" vers un lieu serein, un bon endroit auquel vous aspirez être.
[Zohar - Vaét'hanan]

-> Avant de s’installer en Israël, le ‘Hafets ‘Haïm s’est adressé en ces termes aux familles juives :
"La dernière demande que je formulerai avant de vous quitter porte sur le renforcement de la Torah et des yéchivot. Je vous rappelle que dans sa dernière prophétie, le dernier des prophètes a fait précéder la promesse : "Je vous enverrai Elie, le prophète (Eliyahou haNavi) de la demande : "Souvenez-vous de la loi de Moché, Mon serviteur", car c’est la base essentielle de leur vie et leur moyen de mériter la guéoula."

A une autre occasion, le 'Hafets 'Haïm a dit : "Je m’adresse à quiconque a été touché par la crainte du Ciel et qui croit fermement en la venue du machia’h. Nous devons nous y préparer de toute notre force, chacun selon ses capacités : en étudiant la Torah, la michna ou la guémara, afin de mériter une rédemption finale authentique et de pouvoir accueillir le machia’h dans la joie."

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-> L'exil est long, cat tant qu'on n'étudie pas la Torah et qu'on n'accomplit pas les mitsvot, Moché ne veut pas sauver un peuple qui délaisse la Torah.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

-> Encore plus que nous ne le désirons, le machia'h veut, lui, venir! Mais il ne viendra que si tous les juifs l’attendent et l’espèrent.
['Hafets 'Haïm]

Avoir un appareil photo dans sa tête n'est pas une bénédiction!
L'homme ne vient pas au monde pour photographier. Il y a suffisamment d'appareils de ce type dans le monde.
Nous y sommes venus pour fournir des efforts, pour peiner à la tâche ...

Tu as des difficultés? Sache que c'est très bien!
Justement quand tout ne va pas comme on le voudrait, on a le mérite de faire des acquisitions en Torah.
Car elle ne s'acquiert que par les efforts, les souffrances.
C'est uniquement de cette manière que l'homme peut s'élever dans la Torah.

[le Steïpler]

Les mains du Sage qui écrivent des interprétations de Torah ont la même sainteté qu'un objet de culte ; la Présence Divine réside sur elles.
[Rama de Pano]

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-> De plus à force de tourner les pages de livres saints avec leurs mains, alors elles vont devenir également saintes, et c’est pour cela que nous les embrassons en signe de respect pour cet effort permanent dans l’étude de la Torah, qui est kadoch.

La Torah a cela de prodigieux qu'elle se positionne exactement entre l'homme et Hachem afin d'apporter la perfection à l'homme et la perfection Céleste (si l'on peut dire).
La Torah c'est la complétude pour la volonté d'Hachem et pour l'homme, pour ce monde-ci et pour le monde futur.
[Maharal - Gour Arié - Ki Tissa]

-> Lorsque Moché a descendu les Tables de la Loi (lou'hot) qui mesuraient 6 téfa'him de large, nos Sages nous disent qu'Hachem tenait 2 téfa'him, que Moché tenait 2 téfa'him, et que les 2 téfa'him qui se trouvaient au milieu n'étaient pas tenus.
Ceci signifie que la Torah est bien le point de jonction entre l'homme et Hachem ; chacun a la possibilité de s'accrocher à l'autre grâce à elle.
[Maharal - Nétsa'h Israël]

-> Tout celui qui étudie la Torah impose la paix entre les mondes d'en-Haut et les mondes d'en-bas.
[guémara Sanhédrin 91]

-> Le Sifri (sur : Tu aimeras Hachem ton D.) explique que le secret pour arriver à l'amour d'Hachem, c'est de mettre les paroles de la Torah sur ton cœur.

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-> Tout celui qui se plonge dans la Torah, le Kavod (honneur) d'Hachem et la Présence Divine l'entourent perpétuellement ici-bas, selon son niveau d'approfondissement.
De ce fait, toute la rigueur et les mauvais décrets disparaissent de lui, et comme l'affirme la guémara (Béra'hot 5a) : "les souffrances le fuient" (issourim bédélim émeno).
[Rabbi ‘Haïm de Volozhin - Néfech ha’Haïm (chaar dalét, chap.15)]

-> Rabbi Chimon Ben Lakich dit : Tout celui qui étudie la Torah, les souffrances le fuient ...
Rava ou rav 'Hida enseigne : lorsqu'un homme voit que des souffrances viennent sur lui, qu'il examine ses actes. S'il a examiné et qu'il n'a pas trouvé de faute, qu'il fasse dépendre ses souffrances de son manque d'étude de Torah. S'il a cherché et il n'a pas trouvé : ce sont des souffrances d'amour (issourim chel aava) [phénomène qui n'arrive qu'aux très grands tsadikim].
[guémara Béra'hot 5a]

-> Le Maharal commente : les souffrances c'est le manque, et la Torah est parfaite (témima).
Tout celui qui se colle à la perfection éloigne de lui le manque.

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+ Faire de la Torah un délice :

-> L'essentiel de la mitsva de l'étude de la Torah c'est de se réjouir, d'exulter et de se délecter de son étude.
C'est de cette manière que la Torah est avalée dans notre sang, et que lorsque l'on profite de divré Torah, on est collé à la Torah.
[Introduction au Iglé Tal]

-> Tu dois te réjouir lorsque tu acquiers un dvar Torah comme si tu avais fait un gain d'argent [considérable], et t'attrister lorsque tu perds de la Torah comme quelqu'un qui a une perte d'argent [considérable].
['Hafets 'Haïm]

-> Si les gens qui étudient pouvaient goûter à la douceur de la Torah, ils deviendraient fous de par son goût, et ils s'enflammeraient après elle en abandonnant tout ce qu'ils ont pour son étude"
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Ki Tavo]

-> Pourquoi la Torah dit-elle : "à ton coucher et à ton lever" (ouvchokhvékha ouvkoumékha)?
C'est parce que l'étude de la Torah doit-être tellement douce et agréable que tu ne pourras t'empêcher de penser à elle à ton coucher et à ton lever.
[Sfat Emet]

-> Nous demandons dans les prières du matin : "Rends délicieuses, de grâce, les paroles de Ta Torah dans nos bouches" (véarev na ét divré Toratékha béfinou).

-> Concernant le verset : "elle est une biche d'amour qui trouve toujours grâce, qui est délicieuse à notre bouche" (Michlé 5,19), la guémara (Erouvin 54) l'applique à l'étude de la Torah.

La puissance de la Torah

+ Lorsque l'homme se plonge dans la Torah et il l'approfondit, il n'est pas nécessaire de coller son esprit ou sa pensée à Hachem ; en effet, l'approfondissement dans la Torah, à lui seul, suffit pour nous rapprocher et nous coller à Hachem ; car Sa parole, Sa volonté et Lui-même ne font qu'Un (si l'on peut dire) ...
Comme cela est marqué dans le midrach (Chémot rabba 33) : "C'est une bonne acquisition que Je vous donne" (ki léka'h tov natati la'hém). Avez-vous déjà vu un objet qui lorsqu'on l'achète vous permet d'acquérir en même temps le vendeur de cet objet? C'est pourtant le cas de la Torah, dit Hachem, lorsque vous la prenez, vous Me prenez avec elle.
Dans le Zohar (Béchala'h p.71) nous trouvons même : "Viens apprendre qu'Hachem s'appelle Torah" ...

L'explication de ce prodige est que les racines de la sainte Torah sont très élevées, plus que toute autre chose élevée dans les mondes d'en-Haut ; elles partent d'un endroit que l'on appelle "Ein sof" (et qui est "au-dessus" de tous les mondes célestes).
Lorsque nos Sages nous disent que la Torah a précédé le monde (midrach Béréchit rabba 1,4), il faut comprendre qu'elle a précédé tous les mondes d'en-Haut et même le Trône de Gloire Divin ... ceci pour la simple et bonne raison que c'est à partir de la Torah qu'Hachem a tout créé.

Comme il est écrit (Michlé 8,30) : "J'ai été l'outil de création dans Ses mains" ou encore (Michlé 9,1) : "la sagesse construit sa maison", cela fait référence à la Torah qui construit le monde ...
C'est pourquoi nous faisons comme bénédiction : "la vie éternelle Il a implantée en nous", car en s'attachant à la Torah nous héritons de l'éternité du monde futur depuis ses racines les plus hautes jusqu'à nous, ici-bas.
Je n'ai pas de doute que si l'étude de Torah s'absentait du monde un instant, tout serait détruit en Haut et en bas ...

Viens-voir les paroles du Zohar (4b Akdama) : "Rabbi Chimon bar Yo'haï dit : Combien l'homme doit-il se plonger dans la Torah car Hachem écoute la voix de ceux qui étudient la Torah et chaque mot qu'ils disent et chaque enseignement qu'ils éclaircissent Hachem en fait un ciel ; de plus chaque parole de Torah qui est novatrice dans la bouche de l'homme, monte devant Hachem, se tient devant Lui et Hachem la prend et l'embrasse.
Cette parole qui a été novatrice a la force de monter 70 000 mondes différents jusqu'à la face cachée de la Présence Divine (atik yomin) ..."

[Rabbi ‘Haïm de Volozhin - Néfech ha’Haïm (chaar dalét, chap.10)]

Si vous manquez de parnassa, c'est un signe que vous n'étudiez pas [assez] la Torah, car la Torah amène la parnassa.
Comme il est écrit : "sans Torah, point de farine" (Pirké Avot 3,17).

[Ohr ha'Haïm haKadoch - début de Bé'houkotaï]

"Abondance et richesse régneront dans sa maison, sa vertu (tsidkato) subsistera à jamais" (Téhilim 112,3)...
Ce verset se rapporte à celui qui étudie la Torah et l'enseigne.
[guémara Kétoubot 50a]

=> Pourquoi "abondance et richesse" fait-il allusion à la Torah?

-> Le Ben Ich 'Haï explique :
1°/ L'abondance :
La Torah Écrite est composée de 5 livres (Béréchit, Chémot, Vayikra, Bamidbar et Dévarim) ; la Torah Orale est composée de 6 traités (zéraïm, moéd, nachim, nézikim, kodachim et taharot). La Torah nous a donnée pour développer la compréhension et le discernement (bina), et elle est composée de 50 portes (degrés) de sagesse.
Ainsi, la Torah est associée aux nombres : 5,6 et 50 qui sont les valeurs numériques des lettres respectives : נ ו ה qui forment le premier des mots : "abondance" (hone - הון), qui fait allusion à la Torah révélée.

2°/ La richesse :
Le mot "ochèr" (richesse - עושר) fait allusion à la Torah ésotérique et secrète, car le mot "sod" (סוד) est formé des 3 lettres, qui écrites en plein : סמך et ויו et דלת ont une guématria totale de 120+22+434 = 576, identique à la guématria du mot : richesse (עושר), de 576.

=> Ainsi, ces premiers mots : "Abondance et richesse" font allusion à la Torah révélée et à la Torah cachée.

Le Temple a été détruit du fait que les juifs ne récitaient pas la bénédiction [consacrée] avant l'étude de la Torah.
[guémara Nédarim 81a]

-> Rabbénou Yona note : "autrement dit, la Torah n'était pas assez importante à leurs yeux pour qu'ils jugent qu'elle méritait une bénédiction".

-> Le rav Pinkous (Néfech Chimchon) commente :
Il leur paraissait logique de réciter la bénédiction sur de la nourriture, sur le pain, de réciter la bénédiction : "Qui étend la terre sur les eaux" (roka aarets al hamayim), de réciter une bénédiction sur chaque respiration.
Car ils étaient conscients que dès l'instant où ils sortiraient leur tête de l'eau après l'y avoir plongée un moment, ils apprécieraient d'autant plus une bouffée d'air frais.
Mais ils ne ressentaient pas que la Torah était au sens simple du terme, leur oxygène, leur pain, en plus de toutes les profondeurs qu'elle recèle.
Le reproche qui leur est fait se situe à ce niveau, et c'est pourquoi le Temple fut détruit.

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+ Se rappeler de notre étude de la Torah :

-> C'est une erreur de dire que c'est grâce à sa brillante intelligence qu'untel est meilleur en Torah qu'un autre.
C'est un cadeau de Hachem qui peut revenir à tout un chacun, lui offrant la possibilité d'analyser et de comprendre dans leur profondeur des choses compliquées, s'il implore son Créateur avec des larmes.
[rav Yonathan Eibschutz (Yaarot Dvach - drouch 1)]

-> Dans la guémara (Nida 70a), il est aussi écrit que pour devenir un sage en Torah, il faut faire 2 choses : étudier beaucoup (yarbé béyéchiva), et supplier Hachem (yévakéch ra'hamim), Lui qui détient la 'hokhma, de nous donner le mérite de comprendre.

-> Réciter les bénédictions sur la Torah mot à mot avec ferveur et joie est une ségoula très propice pour se souvenir de ce qu'on étudie et ne pas l'oublier.
[Noda biYéhouda - Tsaal'h (guémara Béra'hot 64a)]

A l'inverse, celui qui néglige ces bénédictions, et étudie sans les dire ou les prononce sans la kavana appropriée, ne pourra pas mériter que ses enfants deviennent des Talmidé 'Hakhamim, car cela montrerait que la Torah n'est pas assez importante à ses yeux (Tour chap.47, Ran Nédarim 81a).

-> Rachi (guémara Avoda Zara 8a) écrit : Celui qui oublie ce qu'il étudie devra, dans la 4e bénédiction de la Amida ('honen hadaat), prolonger sa prière et supplier Hachem de lui accorder de la mémoire.

[le fait de s'allonger sur la prononciation du mot "zikaron" du kidouch du vendredi soir, est une aussi ségoula pour la mémoire]

-> Celui qui demande une chose qui fait la Gloire de Hachem, par exemple de mériter de comprendre la Torah et supplie D., alors Hachem écoutera sa supplique même si cette personne n'a pas assez de bonnes actions.
[Séfer 'Hassidim - chap.131]