"La Torah d'Hachem est complète" (Torat Hachem témima - Téhilim 19,8)

-> Le 'Hafets 'Haïm souligne que malgré des millions de juifs qui ont fait des efforts pour étudier la Torah jour et nuit, depuis 3 000 ans, ils n'ont même pas commencé à comprendre la sagesse infinie qui est cachée dans les saints mots de la Torah.
Ainsi, la Torah est "témima", entière et complète, comme si on n'avait pas commencé à l'étudier [au regard de l'infinité qu'il reste à y découvrir].

+ Lorsqu’Israël est attaché à la Torah, la bénédiction Divine fait en sorte que son "dénombrement" devient illimité dans le sens qu’il n’est plus celui de "ce monde ci" (olam azé), un nombre qui décrit la quantité du corps, mais celui du "monde à venir" (olam aba), un nombre qui décrit la qualité de l’âme.
C’est le sens du verset : "Si Hachem vous a préférés, vous a distingués, ce n’est pas que vous soyez plus nombreux que les autres peuples, car vous êtes le moindre de tous" (Vaét'hanan 7,7).
[Chla haKadoch]

"Imaginez! Le roi David était l'homme le plus riche de l'Histoire [du monde], mais il se sentait se noyer dans un océan de pauvreté, s'il n'y avait pas la Torah"
[rabbi Aharon Kotler]

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-> "Si Ta Torah n'avait fait mes délices, j'aurais succombé dans ma pauvreté" (Téhilim 119,92).
Le rav Aharon Kotler disait que malgré sa richesse incommensurable, le roi David se sentait complètement appauvri si ce n'était la Torah, sa seule possession durable et transcendante.

[combien nous devons nous inspirer de son exemple, et comprendre que même si nous sommes multimilliardaires dans ce monde de passage (éphémère), qu'en est-il de notre richesse dans notre monde éternel à venir? L'avons-nous préparer suffisamment? ]

+ La coutume du Arizal était d’embrasser le Séfer Torah lorsqu’on le sortait de l’Arche sainte et de le suivre jusqu’à l’estrade. Puis, il restait près de l’estrade jusqu’à ce que le Séfer Torah soit ouvert et exposé aux yeux des fidèles.
Il observait alors attentivement les lettres du Séfer Torah, en se tenant suffisamment proche pour pouvoir les lire ; cela permet à l’homme de recevoir une grande Lumière spirituelle, disait-il.
Ensuite, il retournait à sa place et y restait assis jusqu’à la fin de la
lecture de la Torah.
[Kitsour Choul’han Aroukh du rav Ich Matslia'h]

L’étude de la Torah permet de nous épargner des souffrances

+ L’étude de la Torah permet de nous épargner des souffrances :

-> "Ils te prendront une huile pure d’olives concassées, pour le luminaire" (Tétsavé 27, 20)

-> "Seule la première goutte extraite de l’olive était apte pour l’huile du candélabre." (Rachi, guémara Ména’hote 86a).

-> L’Admour rabbi Yissa'har de Belz enseigne :
La Ménora suggère la Torah (guémara Baba Batra 28b), c’est pourquoi on ne pressait que la première goutte pour les besoins de l’allumage (celle-ci est extraite facilement sans effort). Car celui qui étudie la Torah n’a pas besoin d’être "concassé" sans arrêt et de subir maintes et maintes souffrances, comme l’enseignent nos Sages (guémara Béra'hot 5a) : "Celui qui s’adonne à l’étude de la Torah, les souffrances s’éloignent de lui".
Grâce à celle-ci, l’homme est épargné de toutes sortes de peines et de tourments.

-> D’après ce qui précède, le ‘Hidouché haRim explique l’enseignement de la guémara (Béra'hot 6b) : "La récompense du rassemblement de la Torah, c’est le do’hak (terme qui signifie à la fois contiguïté, mais aussi la pauvreté").
Rachi d’expliquer : "Le Shabbat d’avant chaque fête, tous venaient se rassembler pour écouter les lois relatives à celle-ci".
D’après cela, commente le ‘Hidouché haRim, cet enseignement vient suggérer en allusion que la récompense reçue pour se rassembler afin d’étudier la Torah est le
"do’hak" = que toutes sortes de difficultés et d’épreuves disparaissent.

-> Le midrach (Béréchit rabba 92,1) enseigne : "Il n’est pas un homme sans épreuve, heureux l’homme dont les épreuves viennent
de la Torah".
L’explication en est que l’homme est né pour l’effort. Cependant, heureux celui dont les efforts et la peine sont dans le but de comprendre la Torah, car ceux-ci l’exemptent de toutes les autres souffrances.

-> Le Yichma'h Moché dit que l'on y trouve une allusion dans le verset : "C’est à la sueur de ton front que tu mangeras du pain (Béréchit 3,19) : le mot "pain" peut avoir, en effet, deux significations : son sens propre, et aussi celui de "Torah", comme on le voit dans le verset : "Venez manger de Mon pain" (Michlé 9,5).
Or, si tout homme est soumis à ce décret, néanmoins, il peut choisir pour quel "pain" investir ses efforts. Car s’il les tourne tous vers la Torah (pour l’étude de laquelle il peine), il méritera de recevoir sa subsistance facilement, sans devoir beaucoup se fatiguer.

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-> b'h, voir également : L'étude de la Torah expie les fautes comme les sacrifices : http://todahm.com/2022/04/24/letude-de-la-torah-expie-les-fautes-comme-les-sacrifices

[plus on met d'efforts dans notre étude de la Torah, plus on expie nos fautes, et donc le moins nous aurons besoin de souffrances en réparation des dégâts spirituels de nos fautes (c'est bon la Torah a déjà fait le travail nécessaire! ).]

En ce qui concerne la Torah, ce qui a le plus d'importance au Ciel, ce n'est pas le nombre de pages étudiées, mais le temps et les efforts que nous aurons investi.
[rabbi Ezra Attia]

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[nous adorons le résultat extérieur (combien de pages, de traités étudiés?), tandis que Hachem chérit les efforts investis dans l'étude. En ce sens quelqu'un avance très lentement mais qui se donne à 100% de ses capacités a une valeur énorme aux yeux d'Hachem
b'h, voir à ce sujet : http://todahm.com/2018/10/10/agir-au-maximum-de-ses-capacites ]

Lorsqu'un juif se lève après avoir étudié un sujet de guémara, il doit avoir davantage de compassion, de gentillesse, plus de place dans son cœur pour les autres.
Si cela ne se produit pas, c'est qu'il ne l'a pas vraiment étudié [ce passage du Talmud], et il devrait s'asseoir et l'apprendre à nouveau.
[rabbi David Feinstein]

"Si nous apprenions que des archéologues venaient de découvrir un livre écrit par l'ange Gavriel, quel ne serait pas notre désir de le lire.
Or nous avons là un livre écrit par Hachem Lui-même, et nous le survolons!"
['Hafets 'Haïm]

Celui qui a le privilège de connaître la Torah, voit son intellect s'unir avec sa connaissance pour ne faire qu'un, comme la graine dans le sillon d'un champ.
Il marche parmi les hommes et ressemble extérieurement à un homme ordinaire.
Mais en vérité, c'est un ange parmi les mortels ; il vit une vie d'extase spirituelle exaltée au-delà de toute louange.
['Hazon Ich - Kovets Igrot 1,13]

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-> Le 'Hazon Ich (Emouna ouBita'hon 1,9) écrit également :
Celui qui s'élève au point d'être capable de sentir réellement la présence du D. tout puissant, est empli d'une extase sans limite. Son âme nage dans le bonheur, tandis que les désirs terrestres perdent toute importance. Son âme délicate est enveloppée dans une étreinte sacrée.

Lorsqu'un mortel pénètre dans ce royaume de sainteté, un nouveau monde s'ouvre à ses yeux.
Il peut vivre en ce monde et éprouver réellement, pendant quelques instants, une extase angélique : tous les plaisirs matériels se fondent dans le néant face à ce ravissement céleste.
Il n'existe pas de plus grande preuve de l'origine divine de l'homme que cette rencontre unique de l'âme avec sa source spirituelle.

La signification de la mitsva d’étudier la Torah

+ La signification de la mitsva d'étudier la Torah (selon le Ba'h) :

-> Le Temple a été détruit du fait que les juifs ne récitaient pas la bénédiction [consacrée] avant l'étude de la Torah.
[guémara Nédarim 81a]

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Dans la guémara (Nédarim 81a), Rav Yéhouda dit au nom de Rav Maï : On a posé la question suivante aux Sages, aux prophètes et aux anges : qui est l'homme sage et doté de compréhension qui puisse expliquer ce qui a causé la perte de la terre [d'Israël, la destruction du Temple]?
Personne ne fut capable de donner une réponse, jusqu'à ce qu'Hachem Lui-même affirme : "C'est parce qu'ils ont abandonné Ma Torah, qu'ils n'ont pas écouté Ma voix et qu'ils ne l'ont pas suivie".
Rav Yéhouda dit au nom de Rav : c'est parce qu'ils n'ont pas récité les bénédictions de la Torah avant l'étude.

=> Le Ba'h demande : comment est-il possible que les juifs aient mérité une telle punition pour une faute qui ne semble pas si grave?

Et il répond : Hachem désire que nous étudions la Torah afin que notre âme se lie à Sa spiritualité et à Sa sainteté : les 248 mitsvot positives et les 365 mitsvot négatives servent à unir nos 248 membres et nos 365 tendons à Hachem.
Si les juifs avaient étudié la Torah dans cette intention, la Providence aurait véritablement résidé parmi eux, la terre aurait été entièrement illuminée par Sa Gloire et l'armée céleste se serait unie à celle de ce monde.

Cependant, ils étudiaient la Torah par intérêt personnel, pour connaître les lois du commerce ou pour prouver leur sagesse, et ils n'avaient pas l'intention de s'attacher à la sainteté et à la spiritualité de la Torah afin d'attirer la Providence sur la terre et afin que leur âme atteigne un niveau très élevé après leur mort.
C'est pourquoi une séparation s'est formée entre la Providence et la terre : la Providence est restée au Ciel et la terre est demeurée à son niveau matériel, sans sainteté, ce qui a engendré sa perte.

C'est ce qui est dit dans la guémara : "Quel est l'homme sage qui puisse nous dire ce qui a causé la perte de la terre? Et Hachem a dit : Parce qu'ils ont abandonné Ma Torah"
L'expression "Ma Torah" signifie : "La véritable Torah que Je leur ai offerte, que Je leur ai expliquée dans les moindres détails afin qu'ils s'attachent à la sainteté de Ma Torah et que la Providence réside parmi eux. Ils ont abandonné Ma Torah et ne l'ont pas suivie, parce qu'ils n'ont pas étudié dans l'intention de lier leur âme à l'essence sacrée de la Torah".

Les accuser de ne pas avoir récité les bénédictions de la Torah signifie qu'avant d'étudier, ils n'avaient pas l'intention de s'attacher à la sainteté d'Hachem. En effet, dans les bénédictions de la Torah, on remercie Hachem de nous avoir donné la Torah afin que notre âme se lie à l'essence de sa sainteté et de sa spiritualité et que la Providence réside parmi vous.
La terre est donc restée entièrement matérielle et a pu être détruire, puisque la Providence s'en est retirée pour remonter au Ciel.

-> Grâce à l'étude de la Torah, la luminosité de l'âme se fond avec celle de la Torah, et un flux de luminosité divine se déverse sur elle.
Le commentaire du Ba'h ne vient pas ajouter un sens supplémentaire à la mitsva d'étudier la Torah ; il précise simplement que le but essentiel de l'étude est de créer un lien profond entre Hachem et l'homme, et de faire bénéficier l'homme d'une luminosité divine particulière.
Ainsi, lorsque ce but a manqué de se réaliser, la terre a été détruite et Israël a été exilé.

=> Il est très important que l'homme prenne conscience qu'à chaque fois qu'il entreprend d'étudier la Torah, il s'attache à Hachem et bénéficie d'un flux de spiritualité sacrée de Sa part.

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+ L'importance de l'obligation d'étudier la Torah :

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 4e partie chap.15) écrit :
"La Torah nous a donné une interdiction extrêmement importante : 'Ce livre de la Torah ne quittera pas ta bouche, et tu t'y absorberas jour et nuit' (Yéhochoua 1,8).
Il est écrit dans le Zohar : 'La Torah est très puissante et supérieure à tout, c'est pourquoi il faut s'y adonner jour et nuit et ne jamais s'en séparer. Celui qui s'en sépare est comparable à quelqu'un qui quitterait l'arbre de la vie'."

-> Le Tana déBé Eliyahou (chap.15) affirme : "L'homme doit se consacrer à l'étude des paroles de la Torah, qui sont comparables au pain et à l'eau".
De même qu'il est impossible de vivre sans pain et sans eau, il est impossible de vivre sans Torah".

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Il est écrit : "La Torah est un arbre de vie pour ceux qui s'y attachent" (Michlé 3,18).
L'homme doit s'imaginer qu'il est en train de se noyer dans un fleuve et qu'il voit devant lui un arbre solide ; il est évident qu'il essayera de toutes ses forces de s'y accrocher et qu'il ne le lâchera pas, même un instant, puisque toute sa vie dépend de cet arbre.

De même, la Torah est appelé un "arbre de vie". C'est seulement pendant les moments où l'homme est attaché à la Torah qu'il vit une véritable vie, une vie où il est attaché à Hachem, puisque Hachem et la Torah forment une même entité.

Depuis la destruction du Temple, les juifs ont été exilés, la Providence erre (il s'agit d'une parabole), et il ne reste plus que la Torah.
Lorsque les juifs s'y adonnent , ils deviennent un sanctuaire en miniature où elle peut se réfugier et se reposer.
Cette idée illustre l'affirmation de nos Sages (guémara Béra'hot 8a) : "Depuis la destruction du Temple, il ne reste plus à Hachem dans ce monde que les 4 coudées du domaine de la loi".

Nos Sages ont également dit : "D'où sait-on que même si une seule personne étudie la Torah, la Providence Divine réside avec elle? C'est parce qu'il est dit : 'En tout lieu où Je mentionnerai Mon Nom, Je viendrai vers toi et Je te bénirai'.
[en étudiant la Torah on permet que Hachem réside davantage en nous, et qu'Il nous bénisse!]
De plus, il est écrit dans le midrach (Michlé) : 'Car celui qui Me trouve a trouvé la vie : Hachem dit : Je Me trouve en tout lieu avec tout celui qui est plongé dans les paroles de la Torah, c'est pourquoi il est dit : 'Car celui qui Me trouve a trouvé la vie'."