Il vaudra mieux négliger une étude de Torah, plutôt que de faire honte à un juif.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Honte (boucha)]

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-> La honte surgira, si tu te réjouis du malheur d'autrui.
[Séfer haMidot - Honte (boucha)]

La Torah (par rabbi Na’hman de Breslev)

+ La Torah (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> Grâce à l'étude de la Torah, toutes les prières et les requêtes sont exaucées, et la grâce et l'importance d'Israël sont réhaussées et exaltées, à la vue de tout celui qui a besoin [d'une délivrance] au niveau matériel et spirituel.
Grâce à l'étude de la Torah menée avec enthousiasme, on donne de la force au royaume de sainteté afin qu'il prenne le dessus, et l'homme fait dominer le bon penchant sur le mauvais.

L'étude de la Torah est entièrement constituée d'un assemblage des Noms d'Hachem, avec lesquels on soumet le mauvais penchant et on chasse la folie et le souffle de sottise qui s'est attaché à l'homme en raison de ses fautes.
[Likouté Moharan - Torah 1]

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-> Même les hommes simples, même les réchaïm et même les nations du monde reçoivent tous leurs vitalité de la Torah
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 48]

-> Grâce aux explications originales sur la Torah, sont créés de nouveaux cieux et de nouvelles terres, toutes les abondances et toutes les bénédictions se déversent sur le monde.
[Likouté Moharan - Torah 54,5-6]

-> Grâce à l'étude de la Torah dans la sainteté, on éveille au repentir les fauteurs d'Israël et les convertis ; mais il est impossible d'y parvenir sans l'humilité et la modestie au plus haut niveau.
[Likouté Moharan - Torah 14,3-5]

-> Grâce au fait qu'on étudie la Torah, on retire les voilements, au point d'agir de telle sorte que les gens très éloignés entendront eux aussi l'appel et la réprimande de la Torah, jusqu'à ce qu'ils reviennent tous vers D.
[Likouté Moharan - Torah 56,3]

-> Grâce au fait qu'on amène la Torah dans le monde, la providence de D. s'étend sur nous, et selon le degré de proximité de chacun avec la providence de D. repose sur lui, avec une plus grande perfection.
[Likouté Moharan - Torah 13,4]

-> Grâce à l'étude de la Torah, on accède à la vie et à la prolongation des jours, car par l'étude de la Torah, on en appelle à la Vie de la vie, et on fait venir de Lui [Hachem] la vie et la longévité.
[Likouté Moharan - Torah 56,3]

-> Grâce au fait que l'homme se fatigue dans la Torah, au point de la connaître et de la comprendre, il guérit son âme, il l'élève au lieu de sa racine, il adoucit tous les jugements et plante en haut un arbre de vie qui est tout entier guérison ; de plus, il fait exister et renouvelle tous les mondes, il dévoile Sa gloire béni, ce qui constitue la principale finalité de tout le service de l'homme, afin que Sa gloire s'agrandisse.
[Likouté Moharan - Torah 74]

-> Grâce à l'honneur témoigné envers la Torah, survienne les pluies.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 60]

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-> Grâce à l'étude de la Torah dans la sainteté, au point de stimuler les racines des âmes d'Israël dans la Torah, on ramène les gens à D. et Sa gloire s'accroît considérablement ; grâce à cela, on accède à la crainte, laquelle conduit l'homme à la paix, de sorte que la paix soit présente dans ses membres, et il parvient ainsi à une prière parfaite, et grâce à cela il accède à la paix universelle, la paix dans tous les mondes.
[Likouté Moharan - Torah 14,2-3-8]

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-> Un conseil pour être assidu dans l'étude, consiste à veiller à ne médire d'aucun juif, mais bien au contraire, l'homme s'efforcera de toute sa force de trouver du mérite et du bien à chaque juif, et même s'il lui paraît être un racha, il s'efforcera de lui trouver des points positifs, au sujet desquels il n'est pas considéré comme racha, jusqu'à ce que chaque juif paraisse beau et agréable à ses yeux, et grâce à cela il parviendra à être assidu dans l'étude de la sainte Torah.
[Si'hot haRan 91 ; 'Hayé Moharan 34]

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-> La Torah et la prière se renforcent mutuellement, et s'éclairent l'une l'autre.
[Likouté Moharan - Torah 2,6]

-> Le jugement n'est adouci, et le monde ne se maintient que par l'haleine de la bouche des enfants qui étudient la Torah dans la maison d'étude.
[Likouté Moharan - Torah 37,4]

-> Quand on étudie vraiment la Torah, on peut connaître l'avenir à partir de la Torah.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 35]

-> La Torah possède un très grand pouvoir, et grâce à l'assiduité dans l'étude de la sainte Torah, on peut réaliser des miracles dans le monde, bien qu'on ne connaisse aucune intention mystique.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 41 ; Si'hat haRan 17]

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-> Il faut savoir qu'avant d'étudier, au moment où l'homme s'assoit pour apprendre, le tsadik qui est au gan eden écoute sa voix ; et l'on doit se lier au Tana ou au Tsadik qui a découvert et dévoilé cet enseignement qu'il étudie, et grâce à cela on réalise "des baisers", qui correspondent à l'attachement d'un esprit avec l'autre, et cela suscite un grand plaisir au Tana ; de la sorte, l'homme parviendra à se repentir, en renouvelant ses jours passés dans l'obscurité.
Tout cela est valable quand il étudie la Torah de façon désintéressée, afin d'accomplir la mitsva de l'étude de la Torah qui pèse autant que toutes les autres mitsvot réunies, et de mériter de réaliser la Torah grâce à cela.
[Likouté Moharan - Torah 12,1-3]

-> L'érudit digne, grâce au fait qu'il étudie l'enseignement du Tana, fait revenir l'âme de celui-ci à l'intérieur de son corps.
[Likouté Moharan - Torah 12,4]

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-> Celui qui étudie la Torah et ne peut pas la comprendre, ceci aussi est très bénéfique, car chacune des paroles s'élève en haut, et Hachem se réjouit d'elles.
[Likouté Moharan - Torah 74]

-> Même celui qui étudie et oublie, cela aussi est très bénéfique, car dans l'avenir on rappellera à l'homme tout ce qu'il a étudié, même s'il a oublié ; mais il vaut mieux certainement se souvenir de toutes les paroles de la sainte Torah.
[Si'hot haRan 26,28]

-> Grâce à l'étude du Choul'han Arou'h, l'homme mérite d'être un maître de maison et de régner sur la terre ; grâce à cela, il parvient à relever les portes du Gan Eden, et à saisir ainsi la sagesse supérieure et la sagesse inférieure, ce qui constitue le principal plaisir du Gan Eden.
[Likouté Moharan - Torah 286]

-> Celui qui a le mérite de découvrir des explications originales sur la Torah, son intention étant au Nom du Ciel, doit également avoir foi en lui-même, c'est-à-dire qu'il croira que D. éprouve beaucoup de délices à l'égard de ses nouveautés.
Il ne relâchera pas ses efforts, mais seulement il s'empressera d'innover à chaque fois et d'écrire ses découvertes, jusqu'à en faire des livres saints, et grâce à cela tous les jugements dans le monde seront adoucis.
[Likouté Moharan - Torah 53,5-6]

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-> Quand on étudie, il est bon de commenter dans la langue que l'on comprend, le monde en tirera bénéfice.
[Likouté Moharan - Torah 118]

Un homme affairé à la Torah et aux mitsvot dans ce monde ici-bas, crée par leur intermédiaire un vêtement spirituel pour son âme dans le monde à venir.
[Zohar Béréchit 66a]

-> Le 'Hida écrit à ce sujet :
Dans ce monde-ci, la règle générale est que les gens ont honte de sortir à l'extérieur avec des vêtements déchirés ou sales.
S'il en est ainsi, n'auront-ils pas honte dans le monde futur lorsque leur âme sera revêtue de vêtements sales et déchirés en présence de toutes les âmes des tsadikim?
Les anges se moqueront d'eux à cause de leurs fautes et de leurs "vêtements insalubres".

La base de toute la Torah est la émouna sincère qu'il n'y a pas à s'inquiéter du lendemain"
[Gaon de Vilna - Even Chéléma 2,3]

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+ "Mets ta confiance en Hachem ; voilà ce que Je t'enseigne en ce jour" (Michlé 22,19)

Le Gaon de Vilna (sur ce verset) explique que le but principal du don de la Torah était que les juifs placent leur bita'hon en Hachem ... Car le bita'hon sincère est la base de toute la Torah et de toutes les mitsvot.

"L'étude de la Torah n'est pas seulement l'étude d'un savoir, mais l'étude d'une lettre d'amour qui nous a été envoyée [par Hachem].
Et il faut l'étudier comme telle!
La jeune fille qui reçoit la lettre [de l'amour de sa vie] la relit sans cesse, jusqu'à la connaître par cœur."
[Né'hama Leibowitz]

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-> L'intention principale dans notre étude de la Torah doit être de s'attacher [davantage] à Hachem.
[Méor Enayim - Béréchit]

-> La Torah est appelée "étsa" (conseil) ... car elle conseille une personne sur comment servir Hachem et retourner vers Lui.
[Méor Enayim - Mikets]

-> La Torah, Hachem, et les juifs ne sont qu'un, car les juifs deviennent unifiés à Hachem par le biais de la Torah.
[Méor Enayim - Michpatim]

+ [Hachem a dit : ] "Ne crains point Avram : Je suis un bouclier pour toi" et pas uniquement le tien, mais aussi celui de tes descendants, pour peu qu’ils se vouent à Ma Torah comme tu t’y es voué. Je serai alors leur bouclier, comme il est dit : "La parole de Hachem est infaillible, Il est le bouclier de quiconque espère en Lui" (Chmouel II 22, 31).
[midrach Tan’houma - Lé'h Lé'ha 11]

Les bénéfices causés à l’homme par l’étude de la Torah

+ Les bénéfices causés à l'homme par l'étude de la Torah :

-> Le Gaon de Vilna (Chénot Eliyahou sur Péa 1,1) écrit : "Il faut apprécier considérablement l'étude de la Torah, parce que chaque mot est une mitsva. Ainsi, celui qui étudie une page de guémara a accompli plusieurs centaines de mitsvot".

-> Le 'Hafets 'Haïm ajoute que chaque mot d'étude de Torah créé un ange qui présentera des arguments en sa faveur.

-> Le Talmud de Jérusalem (Péa 4a) rapporte au sujet de rabbi Bérakhia et de rabbi 'Hiya de Kfat Dé'houmin : l'un disait : "Le monde entier ne vaut pas une parole de Torah".
Cela signifie que si on propose à un homme, soit toutes les richesses du monde et les fonctions importantes, soit l'étude d'une parole de Torah, celui lui vaut la peine de choisir l'étude de la Torah, parce que la récompense qu'il recevra dans le monde futur est plus importante que tous les plaisirs de ce monde.
Un homme d'un niveau plus élevé se rendra compte, à une échelle supérieure, que l'accomplissement de la volonté divine et l'attachement à Hachem réalisés par une parole de Torah valent bien plus que tous les plaisirs de ce monde.
Cette citation du Talmud de Jérusalem fait référence à une parole de Torah, il est évident que cela s'applique de façon bien plus intense lors d'une session d'étude, car on apprend à chaque fois de nombreux enseignements.

-> Le rav Yaakov Adès enseigne : ces éléments doivent nous inciter à étudier : en effet, lorsqu'un homme réfléchit à son avenir, il décidera plus facilement de s'adonner à l'étude de la Torah s'il en connaît les bénéfices.
D'autre part, un homme qui ne peut pas se consacrer entièrement à l'étude, mais qui a un moment de libre, sera incité à étudier s'il est conscient qu'en peu de temps, il accomplit une multitude de mitsvot de grande importance.

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chap.9) écrit : "L'étude est une mitsva positive de la Torah, comme il est dit : 'Vous les apprendrez et vous les garderez pour les accomplir'.
L'homme a été essentiellement créé pour étudier la Torah, selon l'affirmation de la guémara (Sanhédrin 99) : L'homme a été créé pour œuvrer, il s'agit de l'étude de la Torah, comme il est dit : 'Ce livre de la Torah ne se retirera pas de ta bouche'."

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Tout juif désire combler son Créateur de satisfaction. Ainsi, plus on sera conscient que l'étude de la Torah est le but essentiel de la création, plus on sera incité à étudier.

Celui qui désire s'attacher à Hachem et qui est conscient que l'étude de la Torah est le but essentiel de la création, comprendra que c'est l'étude qui permet l'attachement à Hachem le plus intense et qui engendre la plus grande récompense.

Il est évident que lorsqu'on affirme que l'étude est le but essentiel de la création, il s'agit d'étudier et de mettre en pratique ce qu'on a étudié.
En effet, on rapporte au nom du 'Hazon Ich que le but essentiel de l'homme dans ce monde est de vivre en toute sainteté, et que le moyen d'y parvenir est d'étudier.
De plus, l'homme doit être conscient que même s'il traverse une période de faiblesse spirituelle, il ne doit pas négliger l'étude de la Torah : au contraire, il doit étudier de toutes ses forces et cela l'aidera à s'attacher à nouveau à Hachem.

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-> Le Zohar (dans son introduction rapportée par le Néfech ha'Haïm - 4e partie chap.15) écrit : "C'est une mitsva de fournir des efforts quotidiens dans l'étude de la Torah. Lorsque l'homme étudie, son âme se perfectionne au point de devenir une autre âme plus pure, et il devient comparable à un ange sacré".

Le rav Yaakov Adès explique :
Tout celui qui comprend cette notion devrait déborder d'enthousiasme pour étudier la Torah de toutes ses forces, puisque tout juif désire s'élever, se rapprocher d'Hachem, devenir plus spirituel, transformer son essence en une essence plus pure, et que s'il connaissait la voie pour y parvenir, il serait prêt à s'y investir de toutes ses forces.
La voie est toute tracée devant nous, puisque l'étude de la Torah purifie l'âme et lui permet de s'élever de plus en plus et de s'attacher à Hachem.

Cependant, certaines personnes ont du mal à renforcer leur enthousiasme pour étudier parce que la transformation opérée par l'étude n'est pas apparente.

L'homme doit donc s'habituer à comprendre que la valeur spirituelle n'est pas ce qui apparaît à l'œil nu.
En effet, le 'Hazon Ich (Emouna ouBita'hon) écrit qu'il arrive qu'un homme ait pratiquement atteint le niveau des anges, sans qu'on puisse discerner de différence entre lui et son entourage.
Le véritable niveau ne peut être jaugé que dans l'intériorité.
Tous les commentateurs affirment que les prophètes se trouvaient à un niveau indescriptible ; néanmoins, on trouve dans le livre Méla'him que la Chounamit a remarqué que le prophète Elicha était un homme saint parce qu'une mouche ne s'était jamais approchée de sa table, ce qui prouve qu'en dehors de ce signe révélateur, le niveau spirituel exceptionnel du prophète était totalement dissimulé.

Cela ne signifie pas qu'il faut cacher ses actes afin de dissimuler absolument son niveau élevé. Bien que la discrétion soit une attitude positive, le livre 'Hovot haLévavot précise qu'une telle conduite peut être néfaste : par exemple, si un homme prie moins longtemps qu'il ne le désire afin de ne pas se faire remarquer, il peut en venir à baisser de niveau.
Lorsque nous affirmons que le niveau spirituel n'est pas toujours apparent, c'est pour qu'on ne se dise pas : "Il ne sert à rien de continuer à progresser, puisque je ne remarque aucune différence".
Il est possible de s'élever bien au-delà de son niveau antérieur, sans que cela se remarque extérieurement.

Cependant, il arrive souvent que l'homme ait du mal à se consacrer à l'étude de la Torah, parce que non seulement personne ne remarque sa progression, mais qu'en plus, il ne ressent en lui-même aucune transformation majeure.

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-> Le 'Hafet 'Haïm écrit : une peau d'animal à l'état brut n'a aucune sainteté. Par contre, si on la tanne dans l'intention d'y écrire un Séfer Torah et qu'on y inscrit les paroles des la Torah, elle acquiert une sainteté extraordinaire.
Il est donc évident que celui qui étudie la Torah fait acquérir à son cerveau et à toute sa personne un niveau de sainteté extraordinaire.
En effet, pour un Séfer Torah, les paroles de Torah sont uniquement inscrites sur le parchemin, tandis que la Torah pénètre à l'intérieur du cerveau humain.
Ainsi, la différence entre un homme avant qu'il n'étudie et après son étude est comparable à celle qui existe entre un morceau de peau et un Séfer Torah.

Il est vrai que tout juif est doté d'un certain niveau de sainteté par le simple fait d'être juif, même sans qu'il étudie la Torah. Néanmoins, la différence entre son niveau de sainteté avant qu'il n'étudie et après son étude est aussi grande que celle qui existe entre un morceau de peau et un Séfer Torah.

De plus, même un homme qui a déjà étudié la Torah peut atteindre un niveau supérieur de sainteté considérablement supérieur s'il poursuit ses efforts.

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-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 4e partie chap.18) écrit :
"Celui qui se soumet au joug de la sainte Torah de façon désintéressée s'élève au-dessus de toute contingence matérielle, et Hachem lui accorde une Providence divine surnaturelle.
Puisqu'il s'attache à la Torah et à Hachem, qu'il se sanctifie par la sainteté suprême de la Torah qui est plus élevée que tous les mondes et qui fait vivre et exister toutes les forces naturelles, cet homme fait tout exister et se trouve au-delà de tout, c'est pourquoi Hachem agit avec lui de façon surnaturelle".

-> Le rav Yaakov Adès explique :
Cela signifie que celui qui étudie la Torah de façon désintéressée jouit d'une aide divine surnaturelle.
Cela n'est pas toujours visible parce qu'Hachem accomplit parfois des miracles qui ont l'air naturel.
[Il semble de ces paroles du Néfech ha'Haïm que cette aide divine surnaturelle ne concerne pas seulement le succès dans l'étude, mais également d'autres domaines]

Le fait que cette aide divine surnaturelle soit accordée uniquement à ceux qui étudient la Torah de façon désintéressée ne doit pas décourager l'homme : lorsqu'on parle d'étude désintéressée, il ne s'agit pas d'un attachement suprême et d'un niveau particulièrement élevé difficile à atteindre ; il s'agit simplement d'étudier afin de comprendre la Torah et pas par intérêt personnel, comme la poursuite d'honneurs.

Cependant, il est évident que lorsque l'homme étudie dans l'intention de combler son Créateur de satisfaction et que son étude provient d'un sentiment d'attachement à Hachem, il se trouvera à un niveau bien plus élevé et même son étude se situera à un niveau supérieur.
En effet, bien que le Néfech ha'Haïm ait écrit que s'attacher à la Torah revient à s'attacher à Hachem puisque la Torah représente la parole divine, il en existe de nombreux niveaux.
Le Néfech ha'Haïm y fait lui -même allusion lorsqu'il explique en détail les diverses catégories d'attachement à Hachem : il affirme que celui qui craint Hachem doit essayer d'atteindre le niveau le plus élevé lorsqu'il prie, ou au moins à certains moments de la prière, et ajoute qu'il faut également s'y efforcer lorsqu'on étudie la Torah.
Néanmoins, en ce qui concerne le mérite de l'étude désintéressée, comme une aide divine surnaturelle, le Néfech ha'Haïm précise explicitement qu'il n'est pas nécessaire d'atteindre un niveau particulièrement élevé pour la mériter et qu'il suffit d'étudier dans l'unique intention de comprendre la Torah, sans intérêt personnel.

Si, en plus du niveau de désintéressement le plus simple, quelqu'un étudie avec des intentions pures, par exemple : l'intention de combler son Créateur de satisfaction, d'augmenter le nombre de mérites d'Israël, de contribuer à la délivrance du peuple d'Israël, d'apprendre afin de pouvoir transmettre ou de savoir comment accomplir les mitsvot, il est évident que le niveau de son étude en sera rehaussé.

Comment éviter le découragement dans l’étude de la Torah?

+ Comment éviter le découragement dans l'étude de la Torah?

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
De nombreuses personnes ne se consacrent pas à la Torah, car elles s'en considèrent incapables, ou elles considèrent que n'ayant pas de long moments à y consacrer cela ne sert à rien d'étudier pour une brève période.

Cette approche est fondamentalement fausse pour plusieurs raisons ;
- 1ere raison :
Il est écrit dans la guémara (Sanhédrin 99) que lorsque l'homme fournit des effort d'un côté, la Torah lui vient en aide d'un autre côté ; Rachi explique que la Torah se rend chez Hachem et Lui demande de révéler à l'homme des interprétations supplémentaires de Torah.
Lorsque la Torah prend ainsi le parti de l'homme, celui-ci réussit dans son étude de façon miraculeuse, puisque s'il s'agissait d'un succès naturel, la Torah n'aurait pas besoin d'implorer Hachem.
[il semble d'ailleurs que la Torah demande à Hachem d'améliorer non seulement sa compréhension de la Torah, mais également sa capacité d'assiduité, parce ces 2 facettes dépendent de l'unification de la luminosité de la Torah avec celle de l'âme humaine.]

=> Ainsi, celui qui se décourage en pensant qu'il n'a pas les capacités de réussir fait erreur dans son raisonnement : il évalue ses chances de succès en fonction de ses facultés naturelles, alors que s'il se consacre à l'étude de la Torah, il réussira de façon miraculeuse. Il est donc impossible d'évaluer ses chances de réussite.

- 2e raison :
L'homme n'évalue pas correctement ses chances de succès. En effet, la Zohar, le Arizal et le Néfech ha'Haïm affirment qu'il existe plusieurs catégories d'âmes de différents niveaux. Une âme au niveau élevé donne à l'homme une profonde aspiration à étudier la Torah et lui permet de réussir dans son étude.
Il arrive parfois que cette étude fasse mériter à l'homme une part d'âme supplémentaire qui opérera une métamorphose totale de son niveau spirituel.
Ainsi, il est impossible d'évaluer ses chances de succès, car l'homme tient compte de l'âme dont il est doté à présent, alors qu'il est possible qu'il bénéficiera d'une part d'âme supplémentaire qui rehaussera considérablement son niveau.

De plus, le rav 'Haïm Vittal explique au nom du Arizal que l'oubli entraîne un découragement dans l'étude de la Torah ; cependant, il est faux d'y prêter attention parce qu'à l'époque du machia'h, l'homme se souviendra de tout ce qu'il a étudié.
Il ne faut donc pas se laisser décourager par l'oubli pour 2 raisons :
1°/ parce qu'à l'époque du machia'h, on se souviendra de tout ce qu'on a étudié ;
2°/ parce que le fait de se souvenir de son étude à l'époque du machia'h n'est pas simplement une récompense pour ses efforts. En effet, à chaque fois que l'homme approfondit un thème de Torah, la luminosité de cette étude se lie pour toujours avec celle de son âme.
Cette union aurait dû lui permettre de s'en souvenir éternellement ; néanmoins il existe des formes de séparation qui recouvrent la luminosité et empêchent l'homme de se souvenir, cependant elles disparaissent dans le monde futur.
Ainsi, même si on ne se souvient pas de ce qu'on a étudié, on en retire un grand bénéfice parce que les lumières spirituelles qui se sont unies à son âme la réhaussent considérablement ...

Il est écrit dans les Pirké Avot : "Tout celui qui étudie la Torah dans la pauvreté finira par l'étudier dans la richesse".
Le Maharil Diskin explique que cette affirmation ne fait pas seulement référence à la pauvreté matérielle, mais également à un manque de facultés : celui qui s'efforce d'étudier la Torah malgré de faibles capacités connaîtra un enrichissement de ses aptitudes.
[ainsi quelques soient nos capacités (grandes ou petites), si on fait preuve d'assiduité dans la Torah, alors elle seront comme pauvres par rapport à ce qu'on aura au final! ]

Le monde ne peut continuer à exister que grâce à la Torah

+ Le monde ne peut continuer à exister que grâce à la Torah :

-> La guémara (Shabbath 88a) rapporte qu'Hachem a établi des conditions au monde et lui a dit : "Si Israël reçoit la Torah, tu continues d'exister ; et sinon tu reviendras à l'état de tohu-bohu".

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 4e partie, chap.11) explique qu'à part les 5 Livres de la Torah que nous possédons dans ce monde, la Torah représente aussi une essence spirituelle extrêmement sacrée dans les mondes supérieurs.
Depuis la Création jusqu'au Don de la Torah, notre monde et tous les autres mondes existaient grâce à cette essence spirituelle des mondes supérieures ; Hachem accordait au monde tous ses biens par l'intermédiaire de la Torah.

Cependant, depuis le Don de la Torah, les lumières de la Torah qui se trouvent dans les mondes supérieurs ne suffisent plus ; il faut également qu'Israël étudie la Torah, et grâce à l'étude dans ce monde, les lumières supérieures s'intensifient et permettent de maintenir les mondes supérieurs.

Rabbi 'Haïm de Volozhin précise aussi que si personne n'étudiait la Torah dans le monde, ne serait-ce qu'un seul instant, tous les mondes seraient détruits.

Bien qu'Hachem ait formé le monde de façon à ce qu'il y ait constamment des gens qui étudient la Torah et que les mondes ne soient pas détruits, l'abondance de flux divin dépend de la quantité d'étude.
Si nous nous efforçons d'étudier, nous attirons dans tous les mondes une quantité supplémentaires de sainteté, de bénédiction et de lumière.

Le Néfech ha'Haïm rapporte les paroles suivantes de nos Sages : "Les Sages de la Torah sont les piliers du monde, comme il est dit : 'Sans Mon alliance jour et nuit, Je n'aurais pas établi le ciel et la terre'."
"La sagesse bâtit Sa maison : Hachem dit : 'Si l'homme est méritant et étudie la Torah, c'est comme s'il maintenait le monde entier'."
"Hachem dit à Israël : 'Mes fils, étudiez la Torah jour et nuit, et Je considèrerai que vous avez maintenu le monde entier'."
Le Néfech ha'Haïm rapporte encore plusieurs citations des Sages qui illustrent la relation entre l'existence du monde et l'étude de la Torah par le peuple d'Israël.

=> L'homme doit bien comprendre ces notions et les répéter plusieurs fois, car cela l'incitera à apprécier chaque instant d'étude et à comprendre que l'étude vaut bien plus que toutes les occupations les plus importantes de ce monde.
N'est-il pas écrit au sujet de la Torah : "Elle est plus chère que les perles, et tous les objets sont incomparables à elle"?
[d'après le rav Yaakov Adès]

Etudier la Torah = faire du bien à son prochain

+ Etudier la Torah = faire du bien à son prochain :

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Il est écrit dans le Zohar et les ouvrages de Kabbala qu'en plus du monde que nous connaissons, Hachem a créé une infinité d'autres mondes et de forces spirituelles supérieures.
Lorsqu'Israël accomplit les mitsvot, ces mondes se construisent et se perfectionnent, et tout le peuple d'Israël bénéficie d'un flux spirituel et matériel.
L'inverse se produit en cas de négligence dans l'étude de la Torah ou l'accomplissement des mitsvot.

L'existence des mondes supérieurs et leur dépendance avec notre monde est l'un des principes fondamentaux de la Kabbala.
De plus cette dépendance s'exerce dans les 2 sens : les actes accomplis par les juifs déterminent le niveau des mondes supérieurs, et le niveau de notre monde dépend de ces mondes supérieurs.

Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.4) explique que c'est cette double interaction qui a provoqué la destruction du Temple : les péchés du peuple juif ayant engendré la destruction du Temple des mondes spirituels supérieurs, des non-juifs ont pu s'emparer du Temple de notre monde et le détruire.

L'exil du peuple juif et la conquête de la Terre d'Israël par les non-juifs se sont produits de la même façon : les péchés du peuple d'Israël ayant altéré les concepts spirituels correspondant à la sainteté de la Terre d'Israël, cette même détérioration s'est produite en Terre d'Israël et elle a été envahie par les non-juifs.

Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.4) ajoute qu'il ne faut pas se dire : "Qui suis-je, pour que mes actes aient une influence quelconque dans le monde?"
Au contraire, il faut prendre conscience que tous les détails de nos actions, de nos paroles et de nos pensées exercent une influence dans les mondes et contribuent au perfectionnement des lumières supérieures.
Ainsi, puisque chaque mitsva exerce une profonde influence dans tous les mondes, l'homme doit s'efforcer d'étudier la Torah et d'accomplir des mitsvot au maximum.

Rabbi 'Haïm de Volozhin écrit également qu'à l'inverse, celui qui prend conscience de l'influence de ses actes craindra d'accomplir des fautes (avérot), car il se rendra compte de leur influence néfaste.

On peut comparer ce concept à un homme installé dans une tour de contrôle de missiles : si, lorsqu'il appuie sur un bouton, il envoie un missile qui touche l'armée ennemie, il aura sauvé tout son pays ; mais s'il se trompe de bouton et envoie un missile dans son pays, il aura tué ses propres soldats.
Lorsqu'on vient le féliciter ou le réprimander pour son action, il pourrait répondre : "Je n'ai fait qu'appuyer sur un bouton!"
Il fait erreur, parce qu'il ne s'agit pas d'un simple bouton : tout est mis en place pour qu'un simple geste, une action élémentaire (une pression sur un bouton) engendre des mécanismes aux conséquences importantes.

=> On en déduit que lorsqu'un juif étudie la Torah, il vient en aide à tout le peuple juif, parce qu'il perfectionne les mondes supérieurs et que cela fera jaillir un flux de bénédiction et de succès.
Souvent, lorsqu'un homme achève une session d'étude, il a l'impression de ne pas avoir assez étudié. Néanmoins, il ne peut pas savoir quels bienfaits il a prodigué au peuple juif par cette heure d'étude ; il se peut que des juifs aient été sauvés de la mort ou que des malades aient été guéris par son mérite.
Chaque mitsva peut avoir des conséquences positives d'une telle ampleur ; cependant, les effets de l'étude sont supérieurs, comme il est écrit dans la michna Péa : "L'étude de la Torah vaut plus que toutes les mitsvot".
De plus, même le fait de s'abstenir de commettre des fautes engendre un bénéfice en faveur de tout Israël.

Tout juif ressent la souffrance d'autrui et désire lui venir en aide, comme il est écrit (guémara Yébamot) : "La pitié et la bienfaisance font partie des qualités du peuple d'Israël".
C'est pourquoi, lorsque l'homme hésite entre l'étude de la Torah et une autre occupation, même s'il ne parvient pas à décider d'étudier de façon désintéressée, il peut essayer de se convaincre d'étudier par son désir de venir en aide à ceux qui souffrent, puisqu'il est certain que son étude aura un effet positif.
Même si l'on ne connaît pas les bénéficiaires de son étude ni le domaine dans lequel on a contribué, il est évident que les paroles de nos Sages sont exactes et que tout le peuple juif bénéficie de chaque session d'étude.

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-> Le rav Yaakov Adès enseigne également :
Au moment du Don de la Torah, chaque juif a ressenti tellement concrètement que toute l'existence provient uniquement d'Hachem qu'il est impossible de nier ...
Le summum du sentiment de proximité avec Hachem a été éprouvé par tout le peuple juif lors du Don de la Torah.
Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.14) explique qu'à chaque fois que l'homme étudie, les paroles de la Torah se réjouissent autant qu'au moment où elles ont été données sur le mont Sinaï.
C'est ce qui est écrit dans le Zohar : "Lorsqu'un homme fournit des efforts dans l'étude de la Torah, c'est comme s'il se trouvait sur le mont Sinaï."
[on peut d'ailleurs noter qu'il est écrit : "fournit des efforts", ce qui fait même référence à quelqu'un qui ne parvient pas à étudier aussi bien qu'il le désire]
De même que lors du Don de la Torah, les Bné Israël se sont attachés à la parole divine, tout homme qui étudie s'y attache à la parole divine, tout homme qui étudie s'y attache également, puisque toute la Torah qui puisse être étudiée par tous les temps est issue de ce qu'Hachem a transmis à Moché au Sinaï.
Chaque mot que l'homme étudie allume une flamme de la Bouche divine [il ne s'agit pas d'un feu véritable, mais d'une entité spirituelle de sainteté, tout comme la "Bouche divine" est une parabole], et c'est comme s'il avait reçu la Torah à ce moment-là au mont Sinaï.
Un flux de sainteté et de bénédiction émane alors d'Hachem sur tous les mondes, la terre en est illuminée et Il accorde des bénédictions au monde.

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-> A ce sujet, le rav Yaakov Adès écrit aussi :
A chaque fois qu'un juif étudie la Torah ou accomplit une mitsva, il engendre un bénéfice à tout le peuple juif. En effet, son étude et ses mitsvot occasionnent un perfectionnement des mondes supérieurs qui causent un flux de bonté et de bénédiction spirituelle et matérielle à tout le peuple juif.
En particulier lorsqu'un homme éprouve des difficultés à étudier et qu'il s'efforce de continuer parce qu'il a pitié de ses frères et qu'il désire leur venir en aide par son étude, il est certain qu'il accomplit une mitsva de grande importance envers ses prochains.