Les bénédictions

+ Les bénédictions :

-> "Quiconque jouit de ce monde sans bénédiction est considéré comme volant Hachem et l'assemblée d'Israël".
[guémara Béra'hot 35b]

Selon Rachi : Avant de réciter une bénédiction, tout aliment appartient à D. et est donc considéré comme "sacré", en le mangeant on profane un objet consacré et on "vole" en quelque sorte ce fruit puisqu'il appartient à D.

-> Selon la guémara (Béra'hot 35a) : avant la bénédiction, la terre avec tous ses profits appartient à D., mais après avoir récité la bénédiction, elle nous appartient.

Le Maharal explique que chaque fruit témoigne de la sagesse ('hokhma) de Hachem : celui qui mange un fruit sans le bénir nie "le témoignage" de cette grandeur.

-> Rabbénou Bé'hayé commente :
"Quiconque récite la bénédiction sur ce dont il jouit témoigne de la Providence par laquelle Hachem fournit de la nourriture aux minuscules créatures [que nous sommes] afin qu'elles vivent, et par son mérite, la récolte et les fruits sont bénis et se multiplient.
Ainsi, celui qui jouit du monde sans réciter de bénédiction dérobe à Hachem Sa Hachga'ha (intervention dans ce monde)."

Il écrit également (Ekev 8,10) : "Il [Celui qui ne fait pas de bénédiction] vole Hachem (la Providence Divine) et l'assemblée d'Israël, du fait que par sa faute, Israël à moins de fruits".

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-> Réciter une bénédiction et louer Hachem avant de manger est comme en effectuer le paiement à Hachem, et grâce à cela on n'a pas à avoir une déduction de notre récompense éternelle dans le monde à venir.

Le rabbi Aharon Yossef Louria (Avodat Pnim lettre 11) dit que si nous n'avions pas la possibilité de louer Hachem avant de profiter des plaisirs de ce monde, nous devrions nous en restreindre, car qui prendrait des plaisirs de ce monde [éphémère] en échange d'une perte [pour l'éternité] dans le monde à venir?
Les plaisirs du monde à venir sont infiniment plus grands.
Mais louer D. est comme un paiement, et alors grâce à eux [les bénédictions] les plaisirs du monde à venir ne nous sont pas diminués.

-> Le père du Maharit Algazi, le Shéma Yaakov (Béchala'h) enseigne :
La guémara (Béra’hot 54b) dit que 4 personnes [qui ont vécu un miracle] doivent louer Hachem :
– celui qui a été libéré de prison ;
– celui qui a traversé un désert ;
– celui qui a traversé une mer ;
– celui qui s’est rétabli d’une maladie.

=> Pourquoi doivent-ils absolument le faire (צריכים להודות)?
[d'ailleurs la guémara utilise : "צריכים" (tsri'him) pour accentuer l'aspect de : c'est nécessaire, plutôt que d'employer le mot habituel lié à l'obligation : חייבים ('hayavim)]

Le Shéma Yaakov écrit : "Tout celui qui bénéficie d'un miracle il perd des mérites [en contrepartie, et il aura ainsi une récompense moindre dans le monde à venir] ... cependant, s'il loue Hachem ... alors sa récompense [éternelle] ne sera pas diminuée [malgré le fait d'avoir profité d'un miracle]".

=> Il en découle que le fait de faire une prière de remerciement à Hachem est une nécessaire absolue!

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-> "Lorsque l'homme, se surveille et fait attention à prononcer ses bénédictions convenablement, le souffle de ces bénédictions s'élève et perce les Cieux, jusqu'à parvenir devant le Trône céleste.
Hachem s'élève en quelque sorte par ce souffle et S'en réjouit au plus haut point ...
Il lui prépare sa nourriture et sa subsistance, et fournit les vivres à son foyer, ouvre Sa main et déverse Son influence sur chaque être vivant, selon Sa volonté."
[Beit Yossef - Séder haYom]

-> Hachem dit à Moché : "Tu ne peux percevoir Mes Attributs (midot), mais Je t'en fais connaître une petite partie : lorsque Je vois des hommes qui n'ont d'autre aspiration, dans leurs actes, que de se tenir devant Moi, de reciter les bénédictions, de M'implorer et de multiplier les prières, Je Me souviens d'eux et Je leurs double la subsistance."
[Eliyahou Zouta 86]

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-> "Les morts ne louent pas Hachem" (lo amétim yéalélou ka - Téhilim 115,17)
Le 'Hidouché haRim commente que ceux qui louent Hachem vont mériter une longue vie.

Le rav Elimélé'h Biderman (se basant sur la guémara Yérouchalmi Béra'hot 1,1) dit que lorsque nous louons Hachem, alors Hachem devient plus proche de nous. C'est alors un bon moment pour lui faire des demandes.
[selon le Maharacha (guémara Béra'hot 32b), les portes du Ciel sont fermées aux prières, mais lorsque nous faisons des louanges à Hachem, alors les portes du Ciel sont toujours ouvertes.]

-> "Gloire, m’écrié-je, à Hachem (méoulal ékra Hachem), et je suis délivré de mes ennemis" (Téhilim 18,4)
Cela signifie : lorsque je prie à Hachem avec mes louanges, c'est ainsi que j'obtiens ma délivrance d'une situation difficile.
L'explication est que lorsque nous prions à Hachem, les anges au ciel peuvent disqualifier une prière en affirmant que nous ne sommes pas méritants d'avoir nos prières qui montent au ciel.
Cependant, lorsque nous louons Hahcem, les anges ne peuvent pas empêcher les louanges de parvenir à Hachem.
Hachem entend nos louanges, et fait attention à nos demandes qui sont cachées en elles, et Il y répond.
[rav Elimélé'h Biderman rapportant le Bné Yissa'har (Kislev Tevet 4,139)]

[ainsi les bénédictions sont des occasions de louer Hachem, et elles sont des moments propices pour nos demandes et obtenir une longue vie.
On peut voir un exemple de cela dans le birkat hamazone : http://todahm.com/2013/12/01/birkat-hamazone ]

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-> Les bénédictions ne répondent pas à un besoin d'Hachem, mais à celui du commun des mortels, car Il est la Source de la bénédiction, et toutes les bénédictions découlent de Lui.

Les bénédictions de tous les êtres qui Le bénissent ne Lui apportent rien, car Il est l'Etre premier qui a tout créé.
Leur existence ne découle que de la Sienne, et tous ont besoin de Lui.
Par contre, Il se suffit à Lui-même et n'a besoin de rien d'autre. Même si l'on bénissait et chantait Ses louanges à longueur de journée et de nuit, Il n'y gagne ni ne perd rien.

Les bénédictions et leur multiplication n'ont d'intérêt que pour nous, car par le biais des bénédictions, on se rapproche de Lui, et les bénédictions célestes et la subsistance (parnassa) affluent sur celui qui les récite.
[Rabbénou Bé'hayé]

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-> Celui qui est scrupuleux concernant les bénédictions, sa richesse et ses possessions se maintiennent et se multiplient.
A l'inverse, celui qui n'y fait pas attention perdra à long terme sa richesse ou la verra diminuer.

C'est à l'image d'un homme propriétaire d'un objet, qu'il dépose chez quelqu'un, lui permettant entretemps de l'utiliser à sa convenance.
Si à chaque fois que celui-ci tirera profit de cet objet, il remerciera et bénira le déposant, dans ce cas ce dernier lui confiera sans cesse d'autres objets ...

Toutes les possessions de l'homme dans ce monde ne lui appartiennent pas de manière éternelle ; ce n'est qu'un dépôt qui lui a été confié par le Propriétaire [Hachem], qui lui donne la possibilité d'en profiter à sa guise
Cependant, chaque fois qu'il en profitera, il bénira Hachem par les bénédictions de jouissance.
[Matté Moché]

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-> Du fait que nous trouvons un verset de la Torah précisant qu'Hachem nous a ordonné de réciter la bénédiction sur notre alimentation, l'homme se doit d'être très scrupuleux concernant les bénédictions.
Quiconque y fait très attention prouve ainsi sa foi (émouna) et la pureté de son cœur, le fait que son judaïsme a une racine et une essence, et que lui-même est un homme pieux, craignant la faute.
[Kad haKédma'h]

-> Le Arizal affirme que les bénédictions [de jouissance] sont l'une des bases du service Divin de l'homme. Car si l'homme remerciait Hachem pour le monde à venir, il remercierait pour une réalité lointaine.
Par contre, remercier Hachem pour une chose qu'on appréhende clairement par nos sens, qui nous maintient en vie ou dont on jouit, c'est la base et la finalité de tout.

Mais justement du fait que les sens les perçoivent, on risquerait de ne plus y prêter attention.
Cependant, si malgré tout l'homme s'arrête et devient attentif à ces dizaines de jouissances quotidiennes (à chaque respiration, à chaque regard, et à tout ce qui est tangible), Il ressent ainsi en quelque sorte le Créateur de manière sensible.
[rav Chimchon Pinkous - Néfech Chimchon]

-> Barou'h = source des bénédictions, c'est grâce à Hachem que nous sommes bénis, autrement dit, que nous pouvons nous élever spirituellement et reconnaître le dévoilement de la foi à travers chaque chose.
C'est là l'essence des bénédictions que nous prononçons pour chaque jouissance et chaque évènement ; nous exprimons notre foi en Celui qui se révèle à nous, entre autres en faisant sortir le pain de la terre, en habillant ceux qui sont nus et en guérissant toute chair.
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou]

-> A travers la bénédiction, nous montrons que Hachem s'occupe de façon très précise de chacun des arbres afin qu'il produise ses fruits, et qu'Il n'a pas simplement donné ordre à la terre de faire sortir des fruits.
['Hayé Adam 57,2]

-> La logique veut que le boire et le manger amènent l'homme à se vautrer dans la matière et à s'enorgueillir, ce qui fait oublier Hachem, comme l'affirme le prophète : "Comme ils recevaient la pâture, ils la consommaient ; une fois repus, leur cœur s'enfla, et alors ils m'oublièrent" (Hochéa 13,6), de même que Moché dit : "voyant prospérer ton gros et ton menu bétail ... peut-être ton cœur s'enorgueillira-t-il, et tu oublieras Hachem, ton D." (Ekev 8,13).

C'est pourquoi il faut bien se concentrer sur les bénédictions prononcées sur les plats se trouvant sur sa table, afin d'attiser son désir [de se rapprocher] d'Hachem, et non celui de manger et de boire.
[rabbénou Bé'hayé]

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-> Celui qui veut échapper à la réincarnation devra, après avoir fait téchouva, prendre grand soin de réciter les bénédictions de jouissance avec kavana (concentration).
Il permettra ainsi aux âmes réincarnées dans la nourriture de parvenir à leur réparation (tikoun), et mesure pour mesure, même si au vu de ses méfaits, lui-même était passible de réincarnation, il méritera d'échapper à cette punition.
[Séfer Kol Sasson]

-> [Dans la tombe,] les vers ne peuvent s'attaquer à celui qui a toujours été scrupuleux dans le domaine des bénédictions.
[rav Mordé'haï haCohen (Sifté Cohen - Ekev) - un des élèves du Arizal]

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-> "Fais attention aux bénédictions et tu échapperas ainsi à tout mal et malheur!"
['Hafets 'Haïm - au rav Bakcht qui lui avait demandé une bénédiction]

-> Par la récitation de la bénédiction "chéakol niya bidvaro" (tout fut par Sa parole),avec concentration (kavana), il est possible de déchirer de mauvais décrets.
Nulle créature ne peut nuire ni opprimer celui qui a la certitude que "én od milévado" (il n'est rien en dehors de Lui), et que tout dépende de Sa parole.
[un des plus grands rabbanim de la ville de Tunis]

[d'une manière générale, chaque bénédiction nous fait concrètement réaliser que : "Hachem est le D. véritable, et qu'il n'est rien en dehors de Lui", ce qui a le pouvoir d'annuler tout mauvais décret prononcé au ciel contre nous.]

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-> Les aliments sont remplis de klipot (certains forces du mal), qui se collent à l'homme lorsqu'il les ingère ; mais s'il récite la bénédiction avec ferveur, il réussit à les extirper et purifie par cela la matière, ce qui lui permet d'être apte à la sainteté (kédoucha).
[rav 'Haïm Vital - au nom du Arizal (Kaf ha'Haïm 202,1)]

-> A chaque mitsva que l'homme fait sont créés des anges saints, tous les anges créés à partir d'une mtisva donnée étant considérés comme le "camp" de cette mitsva.
De plus, à chaque mitsva pour laquelle on récite une bénédiction, ces anges se rassemblent autour de celui qui la récite, écoutent la bénédiction et y répondent : "Amen!".
[Kav haYachar - chap.86]

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-> Celui qui mange comme un animal aura du mal à réciter la bénédiction comme un juif.
[...]
Il faut se souvenir de Hachem même lorsque l'on se nourrit, ponctuer son repas de paroles de Torah, et avoir le sentiment d'être attablé à la "table de D."

C'est la condition sine qua non pour prononcer la bénédiction avec la concentration et la ferveur adéquates.
Telle est la signification du verset : "Tu mangeras, tu seras rassasié, et tu béniras Hachem, ton D. (éloké'ha - אֱלֹהֶיךָ)" (Ekev 8,10), ce dernier terme est composé de lettres identiques à celles du mot : "a'hila" (le fait de manger - אכילה).

Autrement dit, si l'on pense à D. même en mangeant, on pourra réciter la bénédicition omme il le faut, ce qui est le sens du verset suivant : "Garde-toi d'oublier Hachem, ton D." (Ekev 8,11).
[d'après rabbi Yaakov Abou'hatséra - le Abir Yaakov]

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-> Il est écrit dans la Michna Broura (chap.5, par.1) :
On devra se concentrer, au moment de réciter des bénédictions, sur le sens des mots.
Comme nos Sages (guémara Béra'hot 47a) l'affirment, il ne faut pas "lancer" la bénédiction, mais se concentrer lors de sa récitation, qui doit être faite sereinement.

Le Séfer 'Hassidim (chap.46) précise : "Lorsqu'on se lave les mains ou que l'on récite la bénédiction sur des fruits ou d'autres bénédictions fréquemment prononcées, on devra centrer ses pensées sur le Créateur, qui nous a gratifiés de Ses bontés en nous octroyant des fruits ou du pain dont on peut profiter, et nous a donné les mitsvot, et non comme quelqu'un qui agit par habitude et émet des paroles sans les ressentir dans son cœur, agissement qui provoque la colère de D. contre Son peuple, ce dont Il nous a avertis par le biais du prophète (Yirmiyahou 29,13) : "Puisque ce peuple ne Me rend d'hommage que de bouche et ne M'honore que des lèvres, alors que son cœur est loin de Moi".
On y voit également l'ampleur de la punition pour cela.

-> "A chaque bénédiction qu'un homme émet au cours de la journée, il doit auparavant réfléchir à son contenu et à ce qu'il veut demander, après quoi il la prononcera avec empressement et joie d'avoir eu le mérite de bénir devant Hachem, D. du ciel.
['Hafets 'Haïm]

-> Le rav Ben Tsion Abba Chaoul fait un calcul, d'après lequel la somme de toutes les bénédictions récitées par un homme tout au long de sa vie, en prenant une moyenne de 70 ans, s'élève à près de 2 millions et demi.
[100 bénédictions journalières * 365 jours par année * 70 = 2 555 000]
Cependant, lorsqu'après 120 ans, il se présentera devant le Tribunal céleste, il s'avèrera que de ce total colossal, il ne lui restera que quelques centaines!!

Ce dernier illustre ce principe de la manière suivante : lorsque l'homme arrivera devant la Cour d'en Haut, arriveront en parallèle de gigantesques wagons renfermant les millions de bénédictions récitées tout au long de son existence.
Néanmoins, dès qu'on commencera à les trier, on découvrira que seules quelques centaines d'entre elles auront été dites avec la concentration adéquate, joie et ferveur.
Pour apporter une telle quantité de bénédictions, on aurait pu se passer de wagons et se contenter de quelques sacs.
Il serait bon d'y penser tant que nous nous trouvons encore là, dans ce monde.
[Touvé'ha Yabiou]

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-> Une fois le Baal Chem Tov se trouvait avec ses élèves dans un champ. On lui apporta de l'eau à boire, et lorsqu'il récita la bénédiction, les épis de blé alentour, qui penchaient vers le sol, se dressèrent au-dessus d'eux sous l'effet des profondes intentions saintes du Maître.

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-> b'h, les bénédictions (par le Méam Loez) : http://todahm.com/2020/03/23/les-benedictions

-> b'h, les bénédictions du birkat hamazone : http://todahm.com/2019/10/03/10851-2

L'incirconcis est attaché au yétser ara appelé : "ra" (mauvais).
Lors de la circoncision (brit mila) de l'enfant, le retrait de son excroissance éloigne le yétser ara et l'enfant circoncis devient bon (tov).

[Maharcha - guémara Sota 12a]

"Lorsque Eliyahou haNavi vient assister à une brit mila, des âmes de tsadikim l'accompagnent.
Or les âmes des participants à la circoncision, désirent les suivre à leur départ.
Nous humons alors des senteurs pour que nos âmes restent attachées à leur corps.

C'est d'ailleurs le même phénomène qui se produit à la sortie de Shabbath avec le départ de l'âme supplémentaire (néchama yétéra)." [d'où les senteurs lors de la havdala]

['Hayé Avraham - au nom du Néot Déché (p.5)]

Les bénédictions

+ Les bénédictions (par le Méam Loez) :

Souvent les âmes des réchaïm transmigrent dans des arbres, des plantes ou des animaux, en fonction de leurs péchés.
Une personne qui mange sans bénédiction risque d'être affectée par l'âme du racha se trouvant réincarné dans cet aliment.
Nous voyons parfois de bonnes personnes changer brusquement de nature et faire des choses terribles.
Cette transformation pourrait être due à la consommation d'un aliment sans bénédiction ...

Un homme est ce qu'il mange : son corps est formé par la nourriture qu'il consomme.
Par conséquent, lorsqu'un homme mange sans réciter de bénédiction, son corps devient identifiable à un aliment interdit car il est formé de nourriture volée à Hachem.
[...]

Une personne attentive aux bénédictions qu'elle prononce sanctifie son corps et mérite d'atteindre une vraie crainte de D. car elle ne tire pas profit du monde sans L'avoir loué.

Il est écrit : "La vie et la mort sont au pouvoir de la langue" (Michlé 18,21) = Si un homme récite une bénédiction sur sa nourriture et sa boisson alors il vit, dans le cas contraire, il perd la vie.

[Méam Loez - Yitro 20,7]

"L'homme doit savoir que pour chaque mitsva qu'il fait en ce monde, une semence spirituelle est créée, d'où fleurira sa part dans le monde à venir, ce qui sera extrêmement plaisant à son âme."

[Za’hor léMyriam – chap.22 ]

La circoncision

+ La circoncision :

-> Tout homme se doit de circoncire ses fils. Le judaïsme repose tout entier sur cette mitsva fondamentale de la Torah.
[...]

La récompense relative à ce précepte est immense.
On nous enseigne que des anges prennent le sang [de la circoncision] et le conservent dans un endroit spécial.
Lorsque D. se met en colère contre son peuple, Il contemple ce sang et son courroux s'apaise.
[...]

Le midrach rapporte que Hachem promit à Avraham d'épargner du Guéhinam (purgatoire) tous ses descendants circoncis.
Avraham veille [dans le monde à venir] à ce qu'aucun de ses descendants portant le signe de l'alliance (brit mila) ne soit frappé par ce châtiment Divin.

Cependant, quand un individu donne libre cours à ses penchants, pèche et meurt sans se repentir, des anges viennent et lui remettent un prépuce.
Il est alors à nouveau incirconcis et conduit au Guéhinam.
Avraham ne lui vient pas en aide puisqu'il n'est plus circoncis.
[...]

Bien que D. créa l'homme circoncis, Il le façonna avec un prépuce qui doit être retiré.
C'est pourquoi l'homme vient au monde avec un défaut, et dès qu'il l'efface de son corps, il peut modifier les défauts de son âme.
[Grâce à la circoncision,] L'homme est libre de choisir le bien et de ne pas pécher. [Séfer ha'Hinoukh]
[...]

Les commandements (mitsvot) révèlent l'amour que D. porte à Israël.
S'il nous avait demandé de circoncire nos enfants à l'âge de 3 ans ou à 13 ans lors de leur bar mitsva, le père et le fils auraient souffert.
Mais D. promulgua ses mitsvot pour notre bien afin de nous permettre d'accéder au monde à venir.
Les dispositions Divines sont telles que la douleur est infime, et la récompense immense. [Ralbag - Tazria]
[...]

Le fait d'être Sandak (celui qui tient l'enfant pendant la circoncision) est extrêmement important ...
Sous bien des aspects, le Sandak est plus important que le Mohel.
Les genoux du Sandak sont comparés à un autel et l'acte de tenir l'enfant représente l'offrande des encens à Hachem.
[...]

Hachem envoie sa bénédiction à Israël uniquement grâce au mérite de la circoncision. (d'après le Zohar)

Dès que le père porte son fils à la circoncision, D. réunit les anges et dit : "Voyez quel peuple loyal j'ai sur la terre."
Alors le prophète Eliyahou, en 4 battements d'ailes majestueux, vient assister à la cérémonie.
C'est pourquoi, on lui prépare une chaise en son honneur, et après y avoir placé le bébé, on annonce : "Voici le trône du prophète Eliyahou, ange de l'alliance, d'heureuse mémoire" (zé akissé chél Eliyahou haNavi, mal'akh abérit za'hour latov).
Si on omet cette phrase, Eliyahou haNavi n'assiste pas à la cérémonie.

La raison de la présence d'Eliyahou haNavi à chaque circoncision repose sur le fait qu'il parla contre les juifs, et dit : "Les enfants d'Israël ont abandonner Ton alliance" (Mala'him I 19,10).
Hachem pour le punir, l'oblige depuis lors, à assister à chaque circoncision, afin qu'il constate avec qu'elle joie les juifs accomplissent ce précepte.

S'il en est ainsi, comment peut-on affirmer que le prophète Eliyahou n'y assiste pas si l'annonce appropriée n'est pas prononcée?
En réalité, Eliyahou haNavi n'est pas tenu de s'associer à chaque circoncision.
Il lui suffit d'en être le témoin et de se tenir à l'écart.
Mais quiconque désire sa présence dans sa maison, doit dire : "Voici le trône du prophète Eliyahou", et alors il vient et s'assoie sur sa chaise.

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,9-14]

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+ Qui effectua la circoncision d'Avraham?

-> A l'aube du 10 Tichri 2040 (de la Création), Avraham âgé de 99 ans fut circoncis.

Il y a différents avis :
1°/ Il effectua lui-même l'opération et souffrit extrêmement du fait de son grand âge. Hachem l'assista afin que sa récompense soit double.

2°/ Selon une autre opinion, Avraham et Ichmaël furent circoncis par Chèm, le fils de Noa'h.

3°/ D'autres affirment qu'Avraham se saisit du couteau pour se circoncire, mais comme ses mains tremblaient, il renonça.
Alors Hachem se saisit du couteau et acheva l'opération.
C'est pourquoi, il est écrit : "[D.] trancha l'alliance avec lui" (Né'hémia 9,8).

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 23,24]

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+ "En ce même jour fut circoncis Avraham, ainsi qu'Ichmaël son fils, et tous les gens de sa maison, nés chez lui ou achetés à prix d'argent, furent circoncis en même temps" (Lé'h Lé'ha 17,25-27)

-> Avraham commença par circoncire tous les hommes, puis seulement après, il le fit sur lui-même.
S'il avait fait l'inverse, il aurait été trop faible pour mener à terme cette tâche.

Ces prépuces furent laissés au soleil, se décomposèrent et dégagèrent une odeur nauséabonde.
Pour D., ces effluves étaient pareils au plus précieux des encens.
Hachem promis à Avraham : "Chaque fois que tes descendants pécheront, je me souviendrai de ces prépuces et je leurs pardonnerai".

[Avraham se trouvait à Jérusalem lorsqu'il effectua ces circoncisions,] et le grand autel fut érigé exactement à l'emplacement où furent déposés ces prépuces.

[Cet événement eut lieu un Yom Kippour.] C'est pourquoi à chaque Yom Kippour, D. contemple le sang de ces circoncisions et quand les juifs se repentent sincèrement, il pardonne leurs péchés.

[Méam Loez - Lé'h Lé'ha 17,25-27]

+ Le corps se compose de 248 membres et de 365 vaisseaux sanguins.

L'âme a exactement le même nombre de membres et de vaisseaux, mais ils sont d'ordre spirituel et non physique.
Chaque partie de l'âme a son pendant dans le corps et y est étroitement liée, comme l'arbre l'est avec ses racines ....
Dès qu'une personne pèche avec un organe, son équivalent dans l'âme en souffre.
[...]

Par exemple, s'il regarde l'épouse d'un autre, il aveugle les yeux de l'âme ...
Les yeux physiques n'ont pas le pouvoir de voir.
Le sens de la vue dépend totalement des yeux de l'âme qui lui sont liés. Ce sens est extrêmement sensible et le péché l'aveugle aisément
Lorsque l’œil spirituel ne peut voir la page d'un livre sacré, l'individu ne peut en comprendre la lecture.
[...]

De même, quiconque pèche par sa bouche, frappe la bouche de son âme et la rend muette.

[Méam Loez - Béréchit 2,7]

Quelques avantages des mitsvot

+ Quelques avantages des mitsvot (Introduction du Méam Loez (tome n°17) - Dévarim) :

1°/ Celui qui réalise les mitsvot fait résider la Présence Divine (ché'hina) sur terre.
La bénédiction régnera sur toutes choses, et ceci réjouira le monde entier.
Même les réchaïm seront bénis par le mérite des tsadikim qui observent les mitsvot.

En Haut, il existe un lieu particulier où résident des anges armés qui protègent Israël des nations du monde. Lorsque les non-juifs promulguent de mauvais décrets contre le peuple juif, ces anges les punissent.
Ils protègent Israël par le mérite de son empressement à accomplir les mitsvot.

Si les juifs sont négligents dans l'observance des mitsvot, D. nous en préserve, d'autres anges sont prêts à voler à l'aide des nations du monde lorsqu'elles émettent des décrets préjudiciables contre Israël.
Ils brisent le pouvoir du mazal d'Israël afin que les nations puissent les vaincre. Ils détruisent également la force des anges qui veulent faire du bien à Israël.
La Présence Divine quitte alors le peuple juif et la terre est maudite de toutes les façons possibles.
Une force de destruction règne alors dans ce monde et cause de graves dommages. Alors, l'univers ne connaît plus de joie.

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2°/ Même lorsque D. émet un mauvais décret, le tsadik est capable de l'annuler grâce aux mitsvot qu'il accomplit.

3°/ Aucune mauvaise nouvelle n'est annoncé d'en-Haut, car il est écrit : "Celui qui observe les mitsvot ne connaîtra pas de mal" (Kohélét 8,5).
En d'autres termes, celui qui accomplit les misvot et attend avec impatience le moment de les réaliser ne connaîtra rien de mal.
D'en-Haut, il ne lui sera annoncé que de bonnes nouvelles.

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4°/ L'homme qui observe les mitsvot aura une longue vie.

Il ressemble à un homme qui se noie et auquel un ami lance une corde.
"Saisis cette corde et ne crains rien!" lui crie-t-il. Celui qui accomplit les mitsvot ressemble à un homme qui s'accroche à une corde. Il n'a pas à craindre la mort.

Il est écrit : "Vous qui êtes attachés à Hachem votre D., vous êtes tous vivants aujourd'hui" (Dévarim 4,4).
Si vous êtes attachés à Hachem votre D. et que vous observez Ses mitsvot, vous vivrez longtemps.
[...]
D. aime tant les juifs qu'Il les entoure de bonnes actions. Partout où nous allons, nous trouvons des mitsvot à accomplir.

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5°/ Si un juif observe une mitsva dans un but désintéressé et sans motifs ultérieurs, la Présence Divine se reflète sur son visage et les gens acceptent ses paroles.

De plus, quiconque le regarde est empli de crainte. Même les animaux le craindront et ne s'approcheront pas de lui.
Lorsque Daniel a été jeté dans la fosse aux lions, les bêtes ne se sont pas approchés de lui pour lui nuire.

Cependant, si un homme est plongé dans la faute, l'image Divine disparaît de son visage. Comme la Présence Divine l'a quitté, personne ne le craint.
Lorsqu'il fait des remontrances, ses paroles ne sont pas écoutées.
Même les bêtes sauvages ne le craignent pas : à leur yeux, il est semblable à un animal et elles pourraient le tuer et le dévorer comme l'un des leurs.

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6°/ Le mérite des mitsvot protège l'homme de tout mal.

Même si un décret néfaste a été émis contre lui en Haut, une mitsva qu'il a accompli peut le soutenir, sur le moment et dans le futur.
Les mitsvot sont donc comparables à un bouclier : comme un bouclier protège l'home des flèches pendant le combat, les mitsvot qu'un homme a accomplis le protègent des malheurs décrétés en Haut.

Cette personne ressemble à un arbre possédant peu de branches mais de nombreuses racines.
Si touts les vents du monde soufflent, ils n'arriveront pas à l'arracher car les racines qui plongent dans les profondeurs du sol sont très solides.
De même, l'homme qui observe les mitsvot n'a pas à craindre les [mauvais] décrets célestes.
[...]

En plus de cela, D. ne le laissera pas en venir à la faute.

Imaginons une personne qui avance dans un lieu obscur et qui redoute de se blesser sur des épines et des ronces.
Si elle tient une lampe, elle peut marcher sans crainte là où elle désire.
Les mitsvot ressemblent à une lampe, comme il est écrit : "La mitsva est une lampe et la Torah est lumière" (Michlé 6,13).
Les mitsvot illuminent la voie de l'homme afin qu'il n'en vienne pas à fauter.
[...]

L'homme qui accomplit les mitsvot à la perfection, par amour et non par crainte de la punition, mais simplement parce que D. les a ordonnées et qu'il ne faut pas désobéir à Ses ordres, possède une valeur très grande. Le mérite des mitsvot le protégera pendant 2 000 générations, car il est écrit : "[D.] accomplit des actes de bonté pendant 2 000 générations pour ceux qui L'aiment et qui accomplissement Ses mitsvot" (Dévarim 7,9).

Cependant, pour ceux qui accomplissent les mitsvot par crainte [d'être punis], D. n'agit avec bonté que pendant 1 000 générations.

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7°/ L'homme qui observe les mitsvot est si cher à D. qu'Il dit de lui : "Le monde entier n'a été créé que pour cet homme".

Le seul but de la Création était de créer un homme juste qui observe les mitsvot ... Les anges eux-mêmes n'ont été créés que pour prodiguer le bien à cet homme. Par conséquent, les hommes justes sont plus importants que les anges.

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8°/ Chaque fois qu'un homme accomplit une mitsva, un ange est créé.
Cet ange prend sa défense et dit : "J'appartiens à cet homme qui m'a créé en observant tel et tel mitsva".
Hachem garde cet ange en face de Lui et le regarde afin de faire du bien à l'homme.
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Cependant, le contraire est vrai aussi. Chaque fois qu'un homme commet une faute, un mauvais ange est créé.
Il se présente devant D. et dit : "J'appartiens à tel homme. J'ai été créé par telle faute qu'il a commise".
D. tient cet ange et le regarde afin de se souvenir de cet homme et de le détuire.
[d'où l'importance de rapidement faire téchouva sur nos fautes]

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9°/ Il faut savoir qu'avant de venir dans ce monde-ci, l'âme se trouve, certes au Gan Eden, mais elle ne peut ni voir ni goûter l'éclat de la Présence Divine qui est extrêmement intense.

Cependant, après être descendue en ce monde, chaque bonne action que l'homme a accomplie devient un vêtement pour son âme.
Grâce à cet habit, l'âme est capable de percevoir l'éclat de la Présence Divine.
Si un homme contemplait le soleil, il deviendrait aveugle, mais s'il le regarde en protégeant ses yeux d'un tissu, cela lui devient possible.
[ainsi, nous devons aborder chaque mitsva comme une opportunité de pouvoir davantage percevoir Hachem dans l'éternité du monde à venir.]

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-> b'h,lire également : http://todahm.com/2020/07/20/14162/

"En attachant les lanières des Téfilines, on met une chaîne autour du cou du yétser ara, ce qui l'empêchera de tenter de nous faire fauter."

[Zohar - Pin'has Raaya Méemna 238a]

"Dès lors qu'un homme méprise même une seule mitsva et se montre un tant soit peu négligent envers l'honneur du Ciel, il profane le Nom de D."

[Rabbi Eliézer de Metz - Séfer Yéreïm 340
- sur le verset : "Ne profanez pas Mon saint Nom, afin que Je sois sanctifié au milieu des enfants d'Israël" (Emor 22,32) ]