« La 1ere mitsva de la Torah est le commandement : « fructifiez et multipliez-vous » (pérou ourvou – Béréchit 1,28).

De là nous apprenons que la 1ere responsabilité d’un juif est d’assurer l’existence d’un autre juif dans ce monde (ex: matériellement, émotionnellement, spirituellement), et d’essayer d’influencer [par de l’amour, de l’exemplarité, …] d’autres juifs à devenir « davantage juif ». »

[le Baal haTanya – Rabbi Shnéour Zalman de Liadi]

« D. bénit le 7e jour et le sanctifia » (Béréchit 2,3)

-> Adam et ‘Hava ont été créés et ont fauté, le 6e jour peu avant Shabbath, devant alors être expulsés du Gan Eden.

Le midrach Yalkout Chimoni (Téhilim 843) rapporte que le Shabbath s’est alors présenté à Hachem pour plaider la cause de Adam : « Allez-vous les expulser pendant mon jour? Qu’en est-il de ma sainteté, qu’en est-il de ma bénédiction, pour qu’un tel événement se produise à Shabbath? »

Hachem a été d’accord, et Il a repoussé l’expulsion de Adam et ‘Hava du Gan Eden, à après Shabbath.

Lorsque Adam a entendu cela, il a perçu la grandeur du Shabbath et avec gratitude, il a chanté le Téhilim 92, qui commence par : « Psaume. Cantique pour le jour du Sabbath ».

=> Tâchons de respecter le Shabbath au mieux, car en plaidant notre cause auprès d’Hachem, il nous redonnera toujours plus que ce que nous pourrons lui donner!

« Hachem fit pour l’homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit » (Béréchit 3,21)

-> Rabbénou Bé’hayé fait un commentaire magnifique :
Même si Adam et ‘Hava avaient fauté, l’amour de Hachem pour eux n’avait en rien diminué.
Il s’est d’ailleurs impliqué Lui-même dans leur réhabilitation et dans la bonté.

[af al pi ché’hatou lo zaz mé’havévan , véou béatsmo histadél bésikounam ouvéguémilout ‘hassadim]

-> Juste après la faute, il est écrit : « [Adam et ‘Hava] connurent qu’ils étaient nus ; ils cousirent ensemble des feuilles de figuier, et s’en firent des pagnes » (Béréchit 3,7)

On voit qu’ils se sont déjà habillés, mais pourtant Hachem dans son amour intense pour eux, les a revêtu « d’une matière provenant de la peau … douce et chaude, dont D. leur a fait des tuniques » (Rachi v.3,21).

=> Nous devons avoir conscience que l’amour de Hachem à notre égard ne pourra jamais nous être retiré, même si l’on fait une faute aussi grave que ‘Hava (amener la mort sur toute l’humanité).
Cela doit toujours nous donner le moral et nous empêcher de tomber dans une déprime, comme le souhaite le yétser ara.
En effet, à chaque instant, Hachem croit en nous (puisque nous donnant la vie), et Il nous aime intensément! 🙂

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-> Rachi commente (v.3,7) : Pourquoi cet arbre [de la Connaissance] n’est-il pas nommé en toutes lettres?
C’est parce que Hachem n’aime humilier aucune de Ses créatures, et afin que les hommes ne lui fassent pas honte en disant : « Voici celui à cause duquel le monde a été puni ! »

Hachem ne donne pas le nom de cet arbre, afin de préserver sa dignité « d’arbre ».
=> A combien plus forte raison devons-nous être vigilants de ne pas heurter, faire honte à un être humain?

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-> Nous allons voir b’h un divré Torah du rav Avraham Pam.

‘Hava a amené le plus grand désastre possible sur le monde, puisque qu’à cause de sa faute elle a entraîné que tout être humain va devoir mourir, soit la mort à minima de dizaines de dizaines de milliards de personnes durant l’histoire!

Pourtant, suite l’annonce de ce décret de mort, la Torah nous rapporte à aucun moment que Adam va dire un mot dur à l’encontre de sa femme.
Au contraire, suite à cela, il va l’appeler :  » ‘Hava, car elle était devenue la mère de tous les vivants » (Béréchit 3,20).
Le rav Pam explique que c’est comme s’il lui disait : « Ne te sens pas si mal à propos de ce qui vient de se passer. Ton nom sera : ‘Hava, car tu vas devenir la mère de toute l’humanité! Tu vas apporter de la vie au monde!! »

C’est un conseil très important de shalom bayit.
D’une manière générale, lorsque notre épouse fait une erreur (qui sera toujours moins grave de conséquences que celle de ‘Hava!), nous ne devons pas l’amplifier, nous ne devons même pas en parler (elle est déjà au courant de son erreur, et n’en est pas fière, alors ne lui rajoute pas de la honte supplémentaire!).
Au contraire : il faut se concentrer sur les choses positives que notre épouse a pu faire ou fera, et l’encourager à avancer et à dépasser l’erreur.

[Indirectement, nous lui montrons que nous avons confiance et que nous tenons à elle, et ce quoiqu’elle puisse faire de négatif! Notre amour, notre attachement à elle, est plus fort que tout!! ]

=> Le rav Pam conclut en disant que : de même que Adam a recouvert la « honte » de l’échec de ‘Hava (en ne la critiquant pas et en la complimentant), alors de même, Hachem a recouvert leur honte (d’être nus) en leur donnant un habit agréable pour se revêtir (« Il les en vêtit »).

Nos Sages enseignent que : « Lorsqu’un homme et une femme vivent en harmonie, ils méritent que la présence divine réside parmi eux » (guémara Sota 17a).

=> Quoi de mieux, que de tout faire pour que Hachem soit toujours avec nous, car quand Il est là nous sommes assurés d’avoir Ses meilleures bénédictions, de ne manquer de rien!

« Hachem prit l’homme et le plaça dans le Jardin d’Eden, pour le travailler et pour le garder » (Béréchit 2,15)

-> Puisque la Torah a précisé auparavant que les arbres du jardin poussaient d’eux-mêmes et que le fleuve en assurait l’irrigation. En quoi consistait alors le « travail » d’Adam?

Il devait « travailler » le jardin en étudiant la Torah et en accomplissant des commandements positifs, et le « garder » en s’abstenant d’activités interdites.
[midrach Pirké déRabbi Eliézer]

-> Le Ohr ha’Haïm poursuit cette idée :
Même de nos jours, longtemps après avoir été expulsés du Jardin d’Eden, nous continuons le travail que devait faire Adam.
En effet, chaque mitsva que nous faisons plante une graine qui va se développer au Gan Eden, et chaque faute (avéra) détruit ces mêmes plantations spirituelles que nous avons planté.

Il y a cependant une différence avec le travail de Adam avant qu’il ne soit expulsé du Gan Eden.
En effet, Adam voyait clairement à quel point chaque mitsva qu’il faisait était une graine qui se développait en une création spirituelle.
Il voyait les effets de chacune de ses mitsvot dans le monde d’en-haut.
De même, il pouvait observer la destruction qu’entraînait une avéra sur ces mêmes plantations (de mitsvot).

Par contre, une fois qu’il a quitté le Gan Eden, cette capacité unique à voir la spiritualité, lui a été retirée.

Mais dans le monde à venir, nous pourrons voir les fruits qu’auront produit nos mitsvot, et qui nous servirons de nourriture spirituelle.

« D. appela le firmament : Ciel » (Béréchit 1,8)

Le Abir Yaakov (Pitou’hé ‘Hotam) enseigne que nous pouvons lire le verset ainsi :
-> « D. appela le firmament (rakia) » = c’est une allusion à l’âme qui au moment où elle descend dans ce monde, est vide (réka) de tout mérite.
Le mot « rakia » (רָקִיעַ) a également la même guématria que « chamèm » (vide – שׁמֵם).

-> « Ciel (chamayim) » = c’est une référence à l’âme qui s’est remplie de Torah et de mitsvot, dans ce monde.
En effet, nos Sages (guémara ‘Haguiga 12a) disent que le mot : »chamayim » est composé des 2 mots suivants : « cham mayim » (là-bas de l’eau).
Or, la guémara (Ta’anit 7a) statue : « l’eau, c’est la Torah ».

=> « D. appelle » une âme dans ce monde.
Elle est alors « rakia » (dépourvue de tout mérite), et son objectif est de devenir « chamayim » (se remplir au maximum de Torah et de mitsvot).

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-> Rachi (v.1,8) explique que le mot : »chamayim » (Ciel) provient également de : « éch oumayim » (feu et eau).
Le feu et l’eau ont été unis pour former le Ciel.

-> Le Kli Yakar enseigne que c’est pour cela que nos Sages disent qu’une dispute qui est « léchem chamayim » produira un résultat constructif.
En effet, quoi de plus opposés que l’eau et le feu, qui par le fait d’avoir une finalité de paix, réussissent à s’unir et à produire un résultat sublime : le Ciel, au sein duquel Hachem et tous les êtres célestes y résident.

[« Toute controverse qui a vocation d’honorer les Cieux (lechem chamayim) connaîtra un aboutissement perdurable ; et celle qui n’a pas vocation d’honorer les Cieux ne connaîtra pas d’aboutissement perdurable. » – Pirké Avot 5,17]

De plus, on peut remarquer que :
-> pour le 2e jour, il n’est pas écrit : « ki tov » (c’était bien), car l’apparition du « rakia » (firmament) : « fit une séparation entre les eaux qui étaient au-dessous du firmament et les eaux au-dessus du firmament » (Béréchit 1,7).

-> pour le 3e jour, il est écrit 2 fois : « ki tov » : une fois pour ce qui a été créé le 3e jour, et une autre fois pour la finalisation de ce qui a été commencé le 2e jour, car il y a eu : « le rassemblement des eaux … D. vit que c’était bien! » (Béréchit 1,11).

=> On voit l’importance de toujours chercher à maintenir la paix.

« D. fit les 2 grands luminaires : le plus grand luminaire pour la domination du jour et le plus petit luminaire pour la domination de la nuit, ainsi que les étoiles » (Béréchit 1,16)

Le Abir Yaakov (Pitou’hé ‘Hotam) enseigne que nous pouvons lire le verset ainsi :
-> « le plus grand luminaire pour la domination du jour » = c’est la prière de cha’harit, qui est la plus importante des prières, et qui se récite en journée.

-> « le plus petit luminaire pour la domination de la nuit » = c’est une allusion à Arvit, prière récitée la nuit, et durant laquelle nous lisons également le chéma (ce qui lui donne ce titre de « luminaire »).

– « les étoiles » = c’est min’ha, qui est la plus petite des prières.
D’ailleurs, le mot : min’ha (מנחה) a la même guématria que : « les étoiles » (ako’havim – הַכּוֹכָבִים), soit : 103.

« D. dit : Que la terre fasse pousser de la végétation » (Béréchit 1,11)

Le Gaon de Vilna fait remarquer que les lettres du mot : « végétation » (דֶּשֶׁא) font allusion au fait que : « Le monde repose sur 3 choses : sur la justice (din – דִּין), sur la vérité (émet – אֱמֶת) et sur la paix (shalom – שָּׁלוֹם) » (Pirké Avot 1,18).
[la 1ere lettre de ces 3 mots formant : דֶּשֶׁא]