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"Tous les secrets qui sont inclus dans les 10 Commandements ont été perçus par les yeux de tout Israël [au mont Sinaï].
Ils ont pu discerner et comprendre, aussi bien de façon intellectuelle qu'au plus profond de leurs cœurs comment le secret des 613 commandements était inclus dans les Paroles qu'ils ont entendues.
La Lumière divine a envahi leurs regards à ce moment-là, au point que tous les secrets de la Torah, ainsi que tous les secrets des mondes supérieurs et inférieurs, ne leur ont pas été dissimulés.
Devant cette contemplation du Divin, de l'Honneur du Roi de tous les rois, Hachem, ils ont accédé à ce qui n'a jamais été dévoilé depuis la Création du monde."
[Zohar - Yitro 93b]

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-> C'est ainsi, que le Zohar 'Haï explique que le peuple juif au mont Sinaï a atteint le niveau suprême à venir du 7e millénaire.
[Merkavot Argaman al haTorah]

La Torah = une rétractation du divin

+ La Torah = une rétractation du divin :

-> "Rabbi A'ha enseigne : "Tu dois apprendre d'Hachem Lui-même. En effet, lorsqu'Hachem a voulu transmettre la Torah à Israël, Il l'a d'abord prononcée à quatre reprises vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre et de la prononcer à Israël."
[midrach Chémot raba 40,1]

=> Nous pouvons comprendre aisément que l'oubli soit fréquent chez un homme de chair et de sang, à tel point qu'il a le devoir de réviser les paroles de Torah qu'il a apprises avant de pouvoir les exposer au public. Mais comment est-il possible d'en dire autant pour Hachem, dont le pouvoir est infini?
A-t-Il eu besoin, si l'on peut s'exprimer ainsi, de réviser la Torah à quatre reprises, avant de la transmettre aux Bné Israël?

-> Cette question a été posée par le Maguid de Doubno (Ohel Yaakov - Yitro), à laquelle il répond ainsi :
"Nous savons que la Torah inclut quatre dimensions : le sens littéral, l'allusion, la recherche et les secrets. Au niveau d'Hachem Lui-même, la Torah est totalement spirituelle et composée uniquement de secrets inscrits en lettres de feu noir sur fond de feu blanc. Toutefois, la volonté du Créateur était de la transmettre aux hommes, êtres de matière, aussi était-il nécessaire d'habiller la Torah pour qu'elle puisse être accessible aux hommes afin qu'ils la reçoivent.
Ainsi, le Créateur a rétracté la Torah, de niveau en niveau, jusqu'à ce qu'elle puisse avoir un sens littéral.
Tel est le sens de notre midrach qui relate qu'Hachem a prononcé la Torah à quatre reprises, vis-à-vis de Lui-même, avant de la transmettre à Israël. Sa volonté était d'enclencher un processus de rétractation de son niveau, du haut vers le bas, en passant ainsi par le secret, la recherche, l'allusion et le sens littéral
jusqu'à ce qu'elle parvienne entre les mains de l'homme."

-> Cette explication du Maguid de Doubno peut être appuyée par un passage de la guémara (Shabbath 88b ; Sanhédrin 38b) qui débute ainsi : "Au moment où Moché Rabbénou s'est élevé dans les hauteurs afin de recevoir la Torah".
Nous pouvons en déduire qu'il s'agit d'une élévation de l'homme vers D. (Hachem). En d'autres termes, lorsque la Torah était composée uniquement de combinaisons de lettres situées au stade du sod, ceci constitua l'argument principal des anges qui refusèrent et s'opposèrent à ce que la Torah, dans la dimension qui était la sienne, soit donnée aux hommes : cela leur semblait tout simplement incompatible avec des êtres de matière que sont les hommes.
Ce n'est que lorsque Moché descendit du mont Sinaï pour annoncer au peuple qu'Hachem allait s'exprimer par les 10 Commandements, qu'Hachem prononça à quatre reprises la Torah, afin de lui donner la dimension du sens littéral, accessible aux hommes, comme nous l'avons vu dans le midrach cité plus haut.

-> Dans son introduction au livre de Béréchit, le Ramban explique que toute la Torah est composée de Noms divins d'Hachem. Tous les mots et lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins.
La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins. Les associations des lettres en mots ne sont en réalité apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot qu'Hachem a données à Moché. [Ramban - hakdama Béréchit]
Hachem transmit oralement à Moché sa lecture originelle par les Noms divins.
La source de cet enseignement du Ramban est rapportée dans le Zohar (Michpatim 124a) : toutes les lettres de la Torah constituent en réalité des Noms divins d’Hachem.

-> Cela nous permet de comprendre les paroles de rabbi 'Haïm Vital (chaar hakavanot - kriat séfer Torah) : "Lorsque le Séfer Torah est ouvert et montré à toute la communauté, alors le Arizal prenait soin de regarder les lettres du Sefer Torah et affirmait que lorsque l'homme s'approche suffisamment près pour pouvoir lire nettement les lettres, ceci attire une très grande lumière sur lui."

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+ Les juifs ont les outils pour atteindre la Torah cachée :

-> L'âme [d'un juif] provient d'un zivoug des mondes Supérieurs, le plus élevé qui soit, surpassant même le niveau des anges.
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérék ד ]

-> Bien que la nature profonde de l'être humain soit enracinée dans la matérialité du corps, puisqu'il est conçu de chair de sang, tout juif est néanmoins directement relié au Trône de Gloire, origine des âmes des Justes (tsadikim) qui sont rattachées au tsror Ha'haïm.
Par conséquent, le juif a également la capacité de recevoir des enseignements spirituels et d'intellectualiser des principes cachés ...
Ainsi, Moché a argumenté aux anges (au moment de chercher la Torah au Ciel - cf. Shabbath 88b) que le peuple d'Israël était doté de la capacité de recevoir la Torah cachée et qu'il convenait parfaitement de lui donner la Torah, bien plus encore qu'aux armées célestes car la dimension dévoilée de la Torah est tout à fait adaptée aux juifs, contrairement aux anges.
Ainsi, les anges de service ont immédiatement reconnu que les Bné Israël étaient aptes à recevoir la Torah.
[d'après le Maharcha - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 88b]

"Chaque fois qu'Hachem prononçait l’un des 10 Commandements, les âmes des juifs les quittaient. À l’aide de la rosée de la résurrection, Hachem ramenait les juifs à la vie" (guémara Shabbath 88b).

=> Pourquoi Hachem n’a-t-Il pas pu faire en sorte que les âmes des juifs ne les quittent pas dès le départ?

Lorsque les juifs quittèrent l’Égypte, ils étaient encore remplis d'impuretés et de fautes, et leurs corps n’étaient pas assez purs pour recevoir la Torah. C’est pourquoi il fallait que leurs âmes les quittent.
Lorsque leurs âmes revinrent, ils renaquirent et, ainsi, ils étaient désormais spirituellement prêts à recevoir la Torah.

Cela s’apparente à l’interprétation que fait le Zohar de l’expérience de Moché devant le buisson ardent.
Hachem informa Moché qu’il devait retirer ses sandales. On comprend que cela signifie que le corps de Moché, qui avait vécu dans le palais du Pharaon, n’était pas apte à recevoir les prophéties d'Hachem.
C’est pourquoi, en un sens, Moché a dû se débarrasser de son ancien corps et en recevoir un nouveau.

Il en fut ainsi au mont Sinaï, et il en sera de même avec la venue du machia'h.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,10 ]

La Torah = plus indispensable que l’oxygène

+ La Torah = plus indispensable que l'oxygène :

-> La montagne sur laquelle fut donnée la Torah s'appelle le mont Sinaï (סני) au nom des miracles (נסים - nissim) qu'ont vécus le peuple d'Israël. [guémara Shabbath 89a]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) explique ce passage talmudique au nom du Arizal :
en effet, un des grands miracles dont bénéficia le peuple d'Israël au mont Sinaï fut qu'au moment du don de la Torah, l'espace où se tenait le peuple se vida de son air et de l'oxygène qu'il contenait.
D'après les lois de la nature, il est impossible de survivre dans de telles conditions ne serait-ce que quelques instants.
Le Ben Ich Haï explique que le peuple d'Israël se tenait debout face au mont Sinaï sans oxygène de façon miraculeuse.

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-> Si tu considères la Torah comme l’air que tu respires, tu finiras par oublier les difficultés. Tu percevras ainsi la Torah comme une perfusion qui te maintient en vie.
[rav Yossef Shalom Eliyachiv]

-> "La Torah est l’oxygène du monde, ainsi qu’il est dit : "Si ce n’était pour Mon alliance jour et nuit, Je n’aurais pas placé de lois au ciel et à la terre"(Yirmiyahou 33,25) = le monde ne peut pas subsister sans Torah ...
Non seulement l’étude de la Torah fait subsister le monde, mais plus l’étude est étendue plus l’existence du monde est forte, et avec une plus grande abondance ... par conséquent, combien un ben Torah doit se réjouir!
Imaginons qu’un homme voie quelqu’un qui s’est évanoui et a perdu la respiration, il est proche de la mort, et il se dépêche de lui insuffler une respiration et de le ramener à la vie, combien il se réjouirait de cette grande mitsva que Hachem a mis sur son chemin!
Et combien sa joie sera grande s’il sauve tout un groupe de personnes, et s’il provoque le salut du monde entier!"
[rav Ben Tsion Abba Chaoul - Ohr léTsion - 'Hokhma ouMoussar]

-> La guémara (Béra'hot 61b) compare les juifs aux poissons dans l'eau, qui ne peuvent pas survivre en dehors de son habitat.
Nos Sages de conclure : "De même, la Torah est notre source de vie et peut nous sauver. Sans elle, nous allons certainement mourir."
Un juif ne peut pas survivre spirituellement sans Torah.

-> De même que puisque l'oxygène est si vital constamment, c'est pourquoi Hachem a rempli le monde d'air. Il en est ainsi de la foi. Le juif peut trouver de quoi fortifier sa foi et développer sa confiance en Hachem constamment.
[rav Yé'hezkel Levinstein]

-> Le rav Barou'h Ber Lévowitz écoutait un jour un cours sur l'importance de l'étude de la Torah. L'orateur comparait la Torah à de l'oxygène, disant que l'on ne peut pas vivre sans elle.
Le rav Barou'h Ber, cependant, se leva et annonça que les mots du rav devaient être corrigés.
Il dit : "l'oxygène aide les gens à vivre, mais la Torah c'est la vie elle-même."

->"Ne placez pas votre confiance [en l'homme] ... son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière" (Téhilim 146,3-5).
Le Ménorat haMaor explique : on ne doit pas compter sur l'homme qui ne peut vivre que grâce à l'oxygène qui circule dans tout son corps. Mais plutôt il faut compter sur Celui qui injecte la vie en lui, car Il est le Seul qui compte.

[c'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.]

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+ 37°C : une bonne température ...

Nous savons que le corps humain ne peut se maintenir parfaitement en vie qu'à 37°C.
Ceci peut s'expliquer de la façon suivante.

37 : est la valeur numérique de : "ével" (l'air, l'oxygène -> הבל).
L'oxygène est ce qui est nécessaire au corps pour vivre.

Or, nous pouvons remarquer que "ével" (הבל), est composé des lettres : "lév" (le cœur - לב) et "hé" (l'un des noms de D. - ה).

=> Ceci signifie que lorsque l'on fait fonctionner son cœur (לב) selon la volonté de D. (ה), c'est-à-dire lorsque l'on associe D. au cœur (ה au לב), on obtient alors : "ével" (הבל) : le souffle, l'oxygène.
==> On obtient la bonne température : 37°C, on obtient la vie!!

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+ Nécessité du Michkan :

-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 95) dit à ce sujet : "Nous avons l'obligation de construire un lieu qui est pur et propre au plus au degré de pureté spirituelle, afin de purifier les pensées des personnes et de parfaire leur cœur vers Hachem".

-> Le Sforno (Ki Tissa 31,18) écrit que si le peuple juif n'avait pas servi le Veau d'or, alors il n'y aurait eu aucune nécessité de construire un Michkan.
Les conséquences de cette faute ont tellement fait descendre le niveau des gens, qu'il était alors nécessaire d'avoir une "tente d'oxygène" spéciale afin de pouvoir respirer (spirituellement parlant), et c'était le : Michkan!

=> Nous devons établir des Michkan pour Hachem : notre maison, nos écoles juives, nos synagogues, ... et les remplir de pureté, en y respirant un air pur de Torah sans les pollutions extérieures de ce monde. Grâce à cela, nous pourrons être spirituellement en vie!

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+ L'oxygène en terre d'Israël :

-> Rabbi Yéhouda haLévi écrit : "Revigorant pour les âmes est l'air de Ta Terre" ('hayé néchamot, avir artsé'h).
Le simple fait de respirer l'air de la terre d'Israël imprègne l'âme de propriétés vivifiantes.
L'air d'Israël infuse de la sainteté, permettant à une personne de vivre une existence spirituelle.

Dans son Séfer Kouzari, rabbi Yéhouda haLévi développe beaucoup le concept que l'air de la terre d'Israël soutient l'âme.
Tout comme le corps a besoin d'oxygène, l'âme a besoin d'un air spirituel délicat et raffiné.
En terre d'Israël, lorsqu'une personne inhale une bouffée d'air, elle respire une substance spirituellement puissante. L'atmosphère d'Israël est imprégnée de roua'h haKodech (esprit saint).

Produits laitiers à Shavouot

+ Produits laitiers à Shavouot :

=> Pour quelle raison y a-t-il une coutume de manger des plats lactés le jour de la fête de Chavouot ?

-> Le 'Hatam Sofer (drachot 'Hatam Sofer - Shavouot p.291) explique qu'à l'origine, Adam Harichon n'avait pas le droit de manger de la viande et ce n'est qu'à l'époque de Noa'h, après le déluge, lorsqu'il sortit de l'arche, qu'Hachem autorisa la consommation de la viande pour l'humanité.
En effet, il est écrit au sujet d'Adam : "Hachem ajouta : Je vous accorde tout herbage portant des graines, sur toute la surface de la terre, et tout arbre portant des fruits qui deviendront arbres par le développement du germe. Ce sera votre nourriture. Quant à tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui se meut sur la terre et possède une âme vivante, J'assigne toute verdure végétale pour nourriture. "Et il en fut ainsi" ." (Béréchit 1,29-30)

Rav enseigne qu'Adam n'avait pas le droit de consommer de la chair animale, mais seulement des végétaux, et cette interdiction concernait l'homme mais aussi les animaux de la terre. La soumission des animaux qui fut accordée l'homme ne concernait que le travail. (guémara Sanhédrin 59b)

Rachi (sur Béréchit 1,29) explique que les hommes et les animaux sont sur le même plan en ce qui concerne la nourriture. Ainsi, Adam et sa femme n'avaient pas le droit de faire mourir une créature pour manger sa chair. Ils mangeaient tous l'herbe des champs. C'est uniquement à l'époque de Noa'h et de ses enfants qu'Hachem permit de manger de la viande.

[nous apprenons d'ici que la totalité de la création, aussi bien les hommes que les animaux, tous étaient végétariens durant les premières générations de la création. En effet, le Arizal (Ets 'Haïm - chaar ט"ל - pérek 3) nous explique que les aliments contiennent des étincelles de sainteté que l'homme doit élever de la matérialité par le biais de la bénédiction et de sa consommation. Ces étincelles de sainteté retournent à leur source originelle dans les mondes supérieurs. Ce processus est primordial dans la réparation globale du monde.
Lorsqu'Adam pria pour que la pluie tombe et que les végétaux poussent, et lorsqu'il nomma les animaux, en leur attribuant un nom du côté laquelle, durant les premières générations jusqu'au déluge, les hommes ne consommaient pas de viande, car la réparation des étincelles de sainteté n'était pas nécessaire sur le règne animal dont la réparation avait déjà été effectuée par leur simple nomination.
Par la suite, tous les animaux se sont dégradés en s'accouplant avec d'autres espèces.
Le Arizal nous explique donc qu'il était permis de les tuer puis de les manger afin d'effectuer leur réparation. ]

-> Le 'Hatam Sofer poursuit son introduction en rapportant les enseignements du Arizal (haar aMitsvot - Ekev) :
"La finalité de la consommation de viande provenant d'un abattage kasher est d'élever les étincelles sacrées contenues dans la viande, du statut de l'animal à celui de l'homme. Ainsi, lorsque l'homme, après avoir consommé de la viande et reçu de la force, va étudier la Torah et servir Hachem, il élève à son tour les étincelles sacrées qui étaient contenues dans l'animal".

A présent, le 'Hatam Sofer nous révèle un grand 'hidouch : la réparation de la Création ne nécessitait pas de procéder à un abattage rituel sur les animaux pour manger leur chair. Il suffisait, pour apporter la réparation des étincelles de sainteté du règne animal, de consommer leur lait ou des plats lactés.
Toutefois, après la faute d'Adam et de la consommation de l'Arbre de la Connaissance du bien du mal, après que l'humanité et les animaux se furent pervertis, Hachem enclencha le Déluge.
Puis Il permit aux survivants, à Noa'h et ses enfants ainsi qu'aux générations à venir, de manger la chair de l'animal en procédant à un abattage rituel. Car la réparation du règne animal ne pouvait plus uniquement s'effectuer par la consommation de son lait mais en consommant sa chair.
Néanmoins, le jour du don de la Torah, avant la faute du Veau d'or, Israël est revenu à l'état d'Adam Harichon, antérieur à la faute originelle, comme cela est évoqué : "Le peuple juif a accepté la Torah uniquement pour que l'ange de la mort ne les domine plus" (Avoda Zara 5a).
Nos Sages (Shabbath 146b) nous enseignent qu'au moment du don de la Torah, le peuple d'Israël fut complètement épuré de la faute d'Adam le premier homme et lorsque Israël se tint face au mont Sinaï, la souillure de la faute originelle se retira.
Par conséquent, Hachem interdit à Israël de manger de la viande mais autorisa la consommation de plats lactés afin de rectifier toutes les étincelles de sainteté provenant du règne animal, comme ce fut le cas aux prémices de la création.
Toutefois, après la faute du Veau d'or, quand la mort reprit sa place dans le monde, Israël fut de nouveau autorisé à manger de la viande par abattage rituel car il n'était plus possible de réparer le règne animal sans en consommer sa chair.

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-> Ainsi, l'origine de la création, le règne animal ne nécessitait qu'une légère réparation qui pouvait s'effectuer par la consommation de produits issus de leur lait. Toutefois, à cause de la faute de l'Arbre de la Connaissance du bien et du mal, le dommage sur la création a augmenté, nécessitant un plus grand tikoun qui s'est matérialisé par la consommation de la chair de l'animal.
De ce fait, la consommation de la viande éveille la stricte rigueur de la faute de l'Arbre de la Connaissance tandis que la consommation des produits laitiers éveille le 'Hessed d'un monde plus élevé.

Ainsi, durant la fête de Shavouot, nous avons la coutume de manger des plats lactés afin de nous rappeler que la réalisation de la réparation de la faute originelle a déjà été opérée par la génération de la sortie d'Égypte lorsqu'ils ont reçu la Torah au mont Sinaï.
De fait, en consommant des plats lactés, nous nous rappelons l'ultime réparation qui est totalement symbolisée dans la réception de la Torah et dans l'acceptation du règne d'Hachem dans la création.
Ce devoir nous incombe, à nous, à chaque génération, jusqu'à ce qu'il soit totalement accompli, le plus rapidement possible. Amen.

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+ Quelques autres raisons de cette coutume consistant à manger des plats lactés le jour de la fête de Shavouot?

-> Le 'Hafets 'Haim (Michna Broura siman 494) écrit :
"J'ai entendu, au nom d'un grand homme, que la raison exacte de cette coutume est que lorsque les Bné Israël se sont tenus au mont Sinaï pour recevoir la Torah, ils sont redescendus ensuite de la montagne pour rejoindre leurs demeures et n'ont rien trouvé à manger immédiatement si ce n'est des plats lactés.
En effet, la viande nécessite de nombreuses préparations telles que l'abattage rituel à l'aide d'un couteau respectant les normes de la halakha, comme nous l'a ordonné Hachem. Il fallait ensuite retirer les graisses et le sang, nettoyer la viande et la saler, la cuire dans des ustensiles neufs car leurs anciens ustensiles étaient devenus interdits pour eux.
C'est la raison pour laquelle ils se sont adaptés au moment présent en choisissant de consommer des plats lactés et c'et ainsi que nous agissons, en ce souvenir."

Or, nos Sages ont enseigné que la Torah nous a été transmise le jour de Shabbat.
Puisqu'il en est ainsi, il est évident qu'il leur était interdit de procéder à un abattage rituel avec un couteau, d'extraire les graisses et de saler la viande pour ensuite la cuire.

L'Admour de Gour, écrit au nom du gaon rabbi Sim'ha Zissel :
"Bien que le don de la Torah eut lieu le jour de Shabbat, qui a dit que le peuple était redescendu de la montagne pour retrouver leurs demeures durant Shabbat? Peut-être ne sont-ils rentrés qu'à la sortie du Shabbat? Par conséquent, s'ils n'ont pas mangé de plats carnés, c'était uniquement à cause des lois de cacherout concernant leurs ustensiles et non pas à cause de la loi de Shabbath elle-même".

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-> Rabbi Tsadok haCohen de Lublin (Ressissé Laïla - ot 56) écrit que nous avons la coutume de consommer des plats lactés durant la fête de Shavouot car le lait est tété directement du sein de la mère.
En ce sens, le but premier du don de la Torah est de connaître Celui qui nous l'a donnée, car c'est à partir de Lui que nous "tétons" et puisons toute chose.

-> Dans le livre Kol Bo (siman 52), il est évoqué la coutume de consommer du miel et du lait en l'honneur de la Torah, le jour de Shavouot, car ils sont tous deux comparés à la Torah par le plus sage de tous les hommes, comme il est écrit : "Du miel et du lait sous ta langue" (Chir haChirim 4,11).
Nos Sages (Taanit 7a) nous enseigne que la Torah est comparée à trois sortes de liquides : l'eau, le vin et le lait. Ces trois catégories de liquides se conservent uniquement dans des ustensiles peu coûteux comme l'argile ou le bois, contrairement à des ustensiles en or ou en argent.
Le Zohar (Vayé'hi 240a) souligne également que la Torah est comparée au lait et au vin.
Ainsi, nous consommons des produits laitiers durant la fête afin de rappeler, par allusion, à l'homme, que tout celui qui désire acquérir la couronne de la Torah et la conserver se doit d'être humble.
[de même que ces 3 liquides se conservent dans les ustensiles les plus simples, il en est de même pour la Torah qui se conserve et se répand à travers les hommes les simples. ]

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-> Le Divré Yatsiv écrit que la raison pour laquelle nous avons l'habitude de consommer de la pâte avec du fromage le jour de Shavouot est parce que la Torah nous a été imposée lorsque nous étions menacés de mort sous la montagne (Shabbath 88a).
Finalement, la Torah a été acceptée de plein gré lorsque les enfants d'Israël ont ressenti le goût et la douceur de la Torah. D'après ceci, il convient d'expliquer cette coutume de manger toutes sortes de mets dont la pâte renferme, à l'intérieur, des produits laitiers et du miel.
En effet, au départ, nous ne ressentons pas la douceur mais c'est seulement lorsque nous mâchons que nous commençons à ressentir la douceur du goût qui est contenu à l'intérieur. Ceci est une allusion au don de la Torah.

-> Le Zohar (Emor 97b) demande pourquoi nous devons compter sept semaines durant le omer. Ceci afin de pouvoir mériter la purification par les eaux de bonté du fleuve de la Bina qui se déverseront sans interruption. Ces eaux sont appelées les "eaux de la vie" et il est évident que nous devons compter sept semaines pour pouvoir les mériter.

D'après ce passage du Zohar, le Magen Avraham explique que les sept semaines du compte du omer sont comparables aux sept jours de pureté que la femme effectue avant de retrouver son époux.
En outre, c'est à partir du sang utérin que la femme va pouvoir produire du lait pour allaiter son enfant, ce qui fait allusion aux mets lactés et aux mets carnés consommés en ce jour. Il s'agit ainsi de passer de la stricte rigueur à la Miséricorde et la coutume de nos ancêtres est considérée comme de la Torah.

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2015/06/23/pourquoi-est-il-de-coutume-de-manger-des-produits-laitiers-le-1er-jour-de-shavouot

La veillée de Shavouot

+ La veillée de Shavouot :

-> La nuit de Shavouot, on se consacrera à la Torah sans fermer l'œil. En effet, la particularité de l'étude de cette nuit-là, permet de mériter de nombreux bienfaits dans ce monde ici-bas ainsi que dans le monde à venir. On pourra mériter de devenir un érudit et d'avoir une descendance de Sages. ['Hemdat Yamim - Shavouot - chap.3]

-> Le Arizal (chaar hakavanot Shavouot 89a) explique que l'homme peut obtenir une protection particulière qui lui évitera tout dommage au point de lui assurer la vie jusqu'à la fin de l'année car s'il ne dort pas, son mazal ne dormira pas non plus.
Son grand mérite préservera la Présence divine de l'exil. [Moéd léKol 'Haï - siman 8, ot.16]

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=> Comment les Bné Israël ont-ils pu s'endormir la veille du don de la Torah, quelques heures avant la rencontre sacrée entre l'homme et Hachem?

-> Le Ran (fin de Pessa'him) explique au nom du midrach, à propos de la mitsva du compte du Omer : "Lorsque Moche a déclaré au peuple : "Vous servirez D. sur cette montagne" (Chémot 3,12), le peuple d'Israël demanda à Moché : "A partir de quand devons-nous réaliser ce service divin?". Il leur répondit : "A la fin de 50 jours".
Chacun compta pour lui-même et c'est à partir d'ici que les Sages ont institué le compte du Omer."

-> Le rabbi Israël de Koznitz (Avodat Israël - Shavouot) écrit au nom de rabbi Lévi Its'hak de Berditchev :
"Que D. nous préserve de penser que ce peuple saint ait pu s'endormir cette nuit-là dans un élan de fainéantise, emprisonné par le sommeil en ce jour exceptionnel. En effet, ils savaient parfaitement que Hachem devait leur transmettre Sa Torah.
Il faut donc expliquer que leur intention était au Nom du Ciel car depuis le 2e jour du mois de Nissan, ils avaient intensifié leurs préparatifs pour recevoir la Torah et y avaient investi toutes leurs forces et leurs pensées saintes, à tel point que la fatigue s'empara d'eux.
C'est à ce moment-là qu'ils ont eu peur de recevoir la Torah dans un état de fatigue qui n'était pas convenable. C'est la raison pour laquelle ils ont donné la possibilité à leurs paupières de se fermer pour récupérer leurs forces, afin de renouveler leur énergie et se renforcer dans leur esprit, afin de recevoir la
Torah."

=> D'après cela, comment expliquer la nécessité de procéder à une réparation en restant éveillé durant toute la nuit de la fête?

-> Le Yisma'h Israël (Bamidbar ot.1 & sur Shavouot ot.17) répond que c'est Hachem lui-même qui a délibérément endormi Israël et ceci dans le but que le peuple d'Israël n'en vienne pas à croire qu'il était parfaitement prêt et apte à recevoir ce cadeau du Ciel si précieux.
C'est par l'intermédiaire de cette veillée consacrée à l'étude, et réalisée dans l'effort, que le peuple juif se prépare avec un cœur brisé et avec humilité à recevoir la Torah, comme l'ont enseigné nos Sages, de mémoire bénie : "Un homme doit toujours apprendre des attributs du Créateur, Hachem, qui a délaissé toutes les montagnes et les vallées pour résider sur le mont Sinaï" (Sotah 5a)
En effet, après Roch 'Hodech, ils se sont rapprochés du mont Sinaï dans une totale unité et d'un seul cœur.
Il aurait pu venir à l'esprit de quelques juifs la croyance qu'ils étaient prêts à recevoir la Torah. Ainsi, Hachem a voulu leur montrer que tout le service divin de l'homme ne peut se maintenir sans l'aide divine et que l'homme doit toujours être dans l'effort de sa préparation, afin de constater que tout ce qu'il reçoit est le fruit d'un cadeau céleste.

Mont Sinaï = don de l’âme juive

"Hachem prononça toutes ces paroles en disant" (Yitro 20,1)

-> Lorsque Hachem déclare : "Je suis Hachem ton D." (Yitro 20,2), les Bné Israël ont tremblé et leur âme (néchama) s'est envolée.
La Torah se présenta devant Hachem : "Maître de l'univers, souhaites-Tu me transmettre à des morts? Pourtant il est écrit : "Ce ne sont pas les morts qui loueront Hachem ni aucun de ceux qui sont descendus dans l'empire du silence!" (Téhilim 115,17).

-> Que fit Hachem? Il fit descendre la rosée de la résurrection des morts, comme il est écrit : "Tu fis ruisseler, ô D., une pluie bienfaisante ; ainsi Toi-même, Tu as restauré Ton héritage" (Téhilim 68,10).

-> D'autres opinions soutiennent que Moché Rabbénou s'est élevé dans les mondes Supérieurs, jusqu'au Trône de Gloire, pour faire redescendre, une à une, les âmes de tout Israël.

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=> Pourquoi les âmes des enfants d'Israël se sont-elles envolées pour finalement revenir et restituer la vie?

-> Le Zohar apporte la réponse suivante : jusqu'au don de la Torah au mont Sinaï, les Bné Israël possédaient des âmes identiques aux descendants de Noa'h et chacun d'entre eux était considéré comme un peuple à part. Ainsi, tout comme Israël, les nations avaient le même niveau de néchamot.
Dans ce cas, comment un juif peut-il prononcer la bénédiction du matin : "Béni sois-Tu Hachem, Roi de l'univers, de ne pas m'avoir fait non-juif"?
C'est la raison pour laquelle Hachem leur a retiré toutes leurs âmes, qui se sont envolées. Moché s'est alors élevé dans les mondes supérieurs pour les faire redescendre car il s'agissait d'âmes neuves, afin que chacun des Bné Israël puisse recevoir l'âme d'un juif.
C'est pourquoi Hachem a fait pleuvoir une rosée de la résurrection des morts.

La forme des Tables de la Loi

-> De nombreuses personnes argumentent que les Tables de la loi (Lou'hot) avaient une forme carrée. Toutefois, depuis plusieurs siècles, nous pouvons constater que les Tables de la loi qui sont représentées dans les différentes synagogues présentent une partie carrée à leur base en bas tandis qu'elles sont arrondies sur le dessus.

Sur ce point, le rav Moutsafi rapporte une source qu'il a trouvée dans les paroles de Rabbi Moché Cordovéro qui a écrit que les Tables de la loi étaient conçues de lumière spirituelle qui descendait depuis les hauteurs des mondes supérieurs, ressemblant à deux gouttes d'eau de grande taille sur lesquelles étaient inscrites les 10 Paroles divines.
Lorsque Moché Rabbénou est revenu avec les Tables de la loi pour les faire descendre sur terre, elles ont pris une forme carrée depuis le bas, tout comme une goutte d'eau qui aurait été congelée prendrait une forme carrée et saisie en fonction du moule. Par contre, leur forme supérieure est restée intacte, comme dans les cieux, bien qu'elles soient descendues sur terre.
C'est la raison pour laquelle elles ont gardé une forme arrondie, comme une goutte d'eau, tandis qu'elles étaient carrées à leur base inférieure.
Nous apprenons d'ici une source selon laquelle les Tables de la loi étaient bien de forme arrondie au-dessus, tandis qu'elles avaient une forme carrée en dessous.

Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah

+ Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah :

"Le peuple vit et trembla, et il se tint à distance" (Yitro 20,15 - וירא העם וינועו ויעמדו מרחוק).

-> Le Divré Shmouel explique que les juifs au mont Sinaï ont vu (avec roua'h hakodech) que les générations futures seraient "debout de loin" (ויעמדו מרחוק), ce qui signifie qu'elles seraient à des niveaux très bas. [certes, ils sont debout, mais dans leurs actes ils sont loin loin des hauteurs spirituelles des générations passées (yéridat adorot). ]
Néanmoins, eux aussi accepteront la Torah.

"Le peuple vit cela [la kabalat haTorah des générations futures] et trembla" (וירא העם וינעו). Ils étaient impressionnés par la dévotion des générations futures à la Torah, même depuis les niveaux les plus bas.

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=> Nous recevons la Torah chaque année comme au mont Sinaï. Si les juifs de la génération du désert qui étaient au 49e niveau de sainteté, qui ont mérité que Hachem leur parle directement, ils ont tremblé de fierté face à la grandeur du fait que nous acceptons la Torah cette année à notre époque.
Certes nos actes sont en apparence si "petits" comparés aux générations passées, mais aux yeux d'Hachem, en raison de l'énorme obscurité spirituelle, ils sont en réalité énorme!
De nos jours, la moindre petite action de fidélité à la volonté d'Hachem est si incroyable qu'au mont Sinaï les juifs en ont tremblé d'admiration, de fierté. (ils avaient une vision de Vérité sur le futur, et notre yétser ara nous fait croire l'inverse pour nous démoraliser, dévaloriser de toute ambition spirituelle. )

Hachem aide ceux qui acceptent le joug de la Torah

+ Hachem aide ceux qui acceptent le joug de la Torah :

-> Le séfer miZékénim Et'bonen rapporte que le Beit Avraham de Slonim a dit un jour à Shavouot que le Sifri (parchat Eikev - Pessikta 48) déclare : "Si tu m'abandonnes pendant un jour, Je (Hachem) t'abandonnerai pendant deux jours".
Il explique que si deux amis, Réouven et Shimon, marchent ensemble et se séparent, Réouven s'éloignant de Shimon d'une distance d'un jour, et Shimon marchant dans l'autre direction pendant le même laps de temps, ils finiront par être séparés de deux jours.
De même, si quelqu'un s'éloigne d'Hachem et de Sa Torah, la Torah s'éloignera de lui de la même distance, et il finira par s'en éloigner doublement.

Le même concept s'applique encore plus à quelqu'un qui essaie de se rapprocher de la Torah.
Si quelqu'un accepte le joug de la Torah, il est aidé à maintes reprises par Hachem et se rapproche beaucoup plus qu'il ne le ferait par lui-même.