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La téchouva (selon rabbi Na’hman)

+ La téchouva (selon rabbi Na'hman) :

-> Selon la Torah, si nous agissons comme il le faut, nous sommes récompensés, et dans le cas contraire, nous sommes punis. Dans ce cadre (strict), il n’y a aucune possibilité de faire téchouva. Nous ne pouvons pas remonter le temps et effacer l’erreur que nous avons commise.
Cependant, la miséricorde d'Hachem est bien supérieure à la rigueur de la Torah. La véritable nature du Créateur est qu’Il fait preuve d’une grande patience à notre égard, et qu’Il va au-delà de la lettre de la loi.
Par conséquent, lorsque nous revenons vers Hachem en prononçant quelques mots simples de téchouva, nous nous attachons à la révélation extraordinaire de la bonté d'Hachem, et nous nous élevons vers un lieu où nos fautes n’ont jamais eu d’effet.
Nous nous connectons à la bonté pure d'Hachem, qui ne porte aucune trace de notre faute, ce qui nous purifie de nos imperfections et nous permet de prendre un tout nouveau départ.
Ainsi, il n’y a jamais de raison de désespérer, car même depuis les endroits les plus bas, nous pouvons toujours faire téchouva.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kiboud Av va'Em 4 ]

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-> Rabbi Nathan de Breslev dit que lorsqu’une personne est vraiment dure envers elle-même et se laisse submerger par la culpabilité, elle se coupe de toute sa vitalité spirituelle et de toute sa force.
C’est pourquoi, lorsque nous confessons nos fautes devant Hachem, nous devons nous rappeler de nous ancrer d’abord dans Sa compassion (miséricorde divine) extraordinaire.
En réalité, nous n’avons aucune idée de ce que nous avons vécu au cours de nos incarnations (guilgoul) précédentes, et nous ne pouvons pas non plus vraiment saisir l’ampleur des défis auxquels nous avons été confrontés dans cette vie. Seul Hachem voit tout cela.
Ainsi, Il prend certainement tout en considération et nous juge avec bienveillance.
Nous souffrons à un niveau si profond et de tant de façons différentes qu’une fois tout mis dans la balance, il ne fait aucun doute que nous sommes de très bonnes personnes, et Hachem est très fier de nous. Tel est le véritable sens du 'hechbon hanéfech.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Arlah 4 ]

-> Très souvent, nous souhaitons sincèrement faire téchouva, mais nous avons l’impression de devoir changer beaucoup de choses pour y parvenir.
Par exemple, nous pensons que nous devons étudier la Torah bien plus que nous ne le faisons actuellement, ou que nous devons être beaucoup plus stricts dans notre observance de la halakha, ...
Mais tout cela n’est qu’une ruse du yétser ara, qui tente de nous pousser à l’épuisement total.
En réalité, la première étape de la téchouva consiste à prendre conscience qu'Hachem est juste là, là où nous sommes, à cet instant précis (même au plus bas des bassesses spirituelles). Nous faisons déjà beaucoup de choses qui Lui procurent une immense satisfaction.
Une fois que nous avons compris ce concept fondamental, nous pouvons alors chercher des moyens d’atteindre le niveau supérieur, peut-être en prononçant les bénédictions avec plus de kavana, en pratiquant un peu d’hitbodédout chaque jour, et ainsi de suite.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Moharan II,44 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev ('Hayé Moharan 353) disait que même s’il commettait une faute terrible, D. nous en préserve, il ne serait pas triste par la suite. Au contraire, il repartirait immédiatement à zéro avec Hachem et chasserait le passé de son esprit.
Puis, plus tard, lorsqu’il aurait un peu de temps pour faire son hitbodédout, il confesserait sa faute devant Hachem et demanderait Son pardon.
Cela nous enseigne une leçon extrêmement importante dans la vie : il y a un temps pour tout. Nous devons essayer d’être joyeux quoi qu’il arrive et quelle que soit la gravité de nos erreurs.
Puis, pendant un moment, nous devons exprimer nos regrets pour nos fautes devant Hachem (en vidant toutes nos émotions, notre coeur) et Lui faire part de notre désir ardent de nous améliorer, avec la foi pure (émouna) que, grâce à ce processus, nous effaçons complètement l’ardoise.

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-> Le pouvoir du yétser ara réside dans sa capacité à créer l’illusion selon laquelle, malgré tous nos efforts pour changer, nous nous trouvons toujours exactement au même point qu’auparavant, voire que nous nous sommes encore davantage éloignés d'Hachem.
Or, en réalité, chaque fois que nous nous connectons à la conscience de Hachem et que nous agissons pour Le servir, nous brisons toutes les forces des ténèbres qui nous entourent et nous nous élevons à un nouveau niveau.
Le seul problème, c’est qu’à ce niveau, nous recevons un nouveau yétser ara, et la lutte recommence, ce qui donne l’impression que nous ne faisons aucun progrès. C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser tromper et abandonner alors que nous nous rapprochons en réalité de Hachem.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1, 25 et 72 ]

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likoutei Moharan II, 112) dit : "Si tu crois que tu es capable de faire des erreurs (fautes), tu dois croire que tu es capable de les réparer".
Le sens profond de cette affirmation est que si nous croyons que ce que nous faisons a vraiment de l’importance au Ciel, au point que nos fautes causent des dommages dans les mondes supérieurs, alors nous devons croire que nous avons également la capacité de réparer tout aussi facilement tous les dommages que nous avons causés.
L’une des principales ruses du yétser ara est de focaliser notre attention sur les fautes de l’année, du mois, du jour et/ou des cinq dernières minutes écoulés. Il est peut-être vrai que nous avons vraiment tout gâché, mais la réalité est qu’en accomplissant simplement la volonté de Hachem dès maintenant, nous réparons tout.
En quelques secondes à peine, nous pouvons nous relever et prendre un nouveau départ dans le service d'Hachem, grâce auquel nous devenons une création entièrement nouvelle et entamons une existence totalement nouvelle.
[rav Nissan David Kivak]

-> Chaque fois que nous trébuchons, nous devons nous rappeler qu'Hachem nous donne simplement l’occasion de révéler Sa gloire (kavod) dans un lieu plus bas (spirituellement parlant), en réalisant la moindre petite chose que nous pouvons dans le service de Hachem.
Toute mitsva que nous accomplissons dans ces situations procure à Hachem une plus grande satisfaction (na'hat) que le service de tous les anges saints du Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,10 ; Likouté Moharan II,112 ]

-> Il est important pour nous de comprendre notre rôle dans l’histoire juive.
Les tsadikim du passé, depuis Avraham jusqu’aux grands talmidim du Baal Shem Tov, ont déjà réparé la brisure dans tous les mondes supérieurs. Ainsi, le dernier tikoun qui nous reste à accomplir consiste à trouver les diamants précieux cachés dans les ténèbres du monde matériel.
C’est pourquoi nous tombons parfois aux niveaux [spirituellement] les plus bas de l’existence : simplement pour que nous prononcions une bénédiction ou accomplissions une mitsva qui rectifiera ces lieux et amènera toute la Création à un état de perfection. [cela éclaire d'un point de vue positif la notion de diminution du niveau spirituelle génération après génération - yéridat adorot]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaRéa'h 4 ]

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-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que nous devons faire preuve d’une grande patience tout au long du processus de téchouva. Lorsque nous prenons conscience de notre besoin de revenir vers Hachem, la première chose qui se produit est que nous sommes confrontés à une avalanche d’obstacles qui nous barrent la route. Cependant, ces obstacles sont en réalité là pour nous aider.
Ce qui nous sépare principalement de Hachem, c’est notre orgueil. Ainsi, Hachem nous envoie des difficultés afin que nous parvenions à une véritable humilité et que nous réalisions que nous ne méritons pas le précieux trésor de la téchouva.
Mais en même temps, nous devons nous rappeler que la miséricorde d'Hachem est infinie ; il nous suffit donc d’attendre et d’aspirer à Hachem jusqu’à ce que la gêne (honte) d’être retenus expie nos fautes et que nous puissions entrer dans le royaume merveilleux de la sainteté.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,6 ]

-> Nos Sages disent que ce qui importe le plus à Hachem, c’est notre aspiration vers Lui : "Ra'hmana, liba baé" (le Miséricordieux veut notre cœur).
Par conséquent, même si nous constatons que nous commettons sans cesse les mêmes fautes et qu’il semble que nous soyons incapables de changer, nous pouvons tout de même procurer à Hachem une immense satisfaction en Lui confiant nos véritables sentiments et en priant pour pouvoir vaincre le yétser ara.
En effet, rabbi Nathan (Likouté Halakhot - 'Hezkay Métaltélim 5) explique que chaque fois que nous prions pour obtenir l’aide d'Hachem, c’est comme si nous déposions une plainte officielle devant un tribunal concernant notre bien (notre cœur) qui a été illégalement saisi par un voleur (le yétser ara).
Tant que nous continuons à déposer ces "plaintes", nous empêchons le voleur d’acquérir ce bien (d’établir une 'hazaka), jusqu’à ce que nous parvenions finalement à l’éliminer complètement.

Lorsque l'homme étudie la Torah, cette dernière lui fait connaître ses fautes pour qu'il puisse se repentir, à l'instar d'une mère qui fait prendre conscience de ses erreurs à son fils, par de tendres paroles.
[Zohar - Vayikra 23b]

La téchouva

-> Lorsqu’une personne (juive) se repent sincèrement, alors Hachem, qui connaît ce qu’il y a dans le cœur et l’esprit de l’homme et sait que son repentir est sincère, vient en aide à cette personne, la prend par la main et en fait un être nouveau.
Selon le Zohar (volume I,23a), lorsqu’une personne est racha (mauvaise), Hachem siège sur Son trône de justice et la traite avec sévérité. Lorsque la personne se repent de la bonne manière et répare le mal qu’elle a causé, Hachem revient, s’assoit sur Son Trône de Miséricorde et fait de cette personne un être nouveau. Hachem lui rend son yétser hatov, avec un zèle et une sainteté accrus, et son yétser ara est maîtrisé.
Grâce à ses bonnes actions, à sa repentance sincère et à son étude de la Torah, cette personne mérite d’acquérir un roua'h et une néchama. [ les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance sont : notre néfech, notre roua'h et notre néchama. ]
Par conséquent, Hachem reste avec elle et elle ne retombera pas dans la faute.  (on aura une aide pour pas retomber)
[...]

Nos Sages disent : "La repentance (téchouva) est si grande qu’elle atteint le Trône divin de Gloire" (Yoma 86a).
Lorsqu’un juif se repent sincèrement et s’attache à la Chékhina et à la Torah, alors sa téchouva atteint le Trône de Gloire ...

Tant qu’une personne s’en tient à ses mauvaises voies, Hachem siège et la traite sévèrement depuis le Trône du Jugement, mais une fois qu'elle a fait téchouva, Hachem quitte le Trône du Jugement (Rigueur ) et s’assoit sur le Trône de la Miséricorde ...

Une personne qui s’est pleinement repentie, ne laisse aucune trace de sa faute. Puisque cette personne a mérité de faire téchouva comme il le faut, et qu'Hachem voit qu’elle s’est repentie comme il faut et par amour pour Lui, alors Hachem la prend par la main et l’aide à réaliser son désir [de ne pas fauter de nouveau].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,2-5]

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-> Le yétser hara est extrêmement fort et puissant. Maintenant qu’il a été maîtrisé, toute sa puissance a été absorbée par le yétser hatov, le roua'h et la néchama, ainsi que par le cœur et le corps de la personne, qui se renforcent tous dans la sainteté.
En conséquence, cette personne qui s’est repentie devient plus forte dans la sainteté et la pureté.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Métsora 14,6]

Faire téchouva = redonner vie à son âme

+ Faire téchouva = redonner vie à son âme :

-> "Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, un ange protecteur est créé en sa faveur. Si une personne commet une faute, un ange accusateur est créé contre elle" (Pirké Avot 4,13).

-> L'ange protecteur créé à partir d’une mitsva, tout comme l’ange accusateur créé à partir d’une faute, sont complets. Pour chaque mitsva, un ange bon est créé ; et pour chaque faute, un ange mauvais est créé ...
Lorsqu’une personne se repent complètement (téchouva chéléma) et répare tous les torts qu’elle a causés, tous les mauvais anges créés à partir de ses mauvaises actions se transforment en cadavres.
Le prophète Natan dit ceci au roi David : "Hachem a effacé ta faute" ('hatat'ha) ; tu ne mourras pas" (Shmouel I 12,13).
En d’autres termes, Hachem a ôté et tué l’ange mauvais, appelé חטאת ('hatat), et c’est pourquoi tu ne mourras pas.
Cependant, si une personne ne se repent pas, et que les anges mauvais créés à partir de ses mauvaises actions restent en vie, c’est alors certainement son âme qui mourra à sa place et sera perdue.
À ce sujet, le verset dit : "L’âme qui faute, c’est elle qui mourra" (Yé'hezkel 18,4). Il n’est pas dit "l’âme qui a fauté" dans le passé, mais plutôt "qui faute" au présent.
Cela fait référence à une personne qui faute et crée un mauvais ange (appelé חטאת) et l’a maintenu en vie, car elle ne l’a pas tué par le repentir (téchouva). Une telle personne, une telle âme, mourra certainement.
[...]

Avant qu'une personne ne fasse téchouva, elle méritait que son âme soit immolée et détruite. Mais désormais, c’est le mauvais ange (appelé חטאת) qui sera immolé à sa place, et l’âme restera parfaite, sans tache.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,18]

"Sache que toutes les mitsvot (bonnes actions) que l'homme a accomplies ainsi que toute la Torah qu'il a étudiée lorsqu'il était encore un racha dans ce monde ajoutent de la force aux klipot (=forces du mal), jusqu'au moment où il se repent totalement et sincèrement, ce qui permet d'extraire toute cette sainteté"
[le Béer Hétev (dans son commentaire sur le Choulkhan Aroukh), au nom du Arizal ]

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-> Nous apprenons à partir de là que celui qui se consacre à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot sans se repentir, certes il rassemble une force phénoménale de sainteté, mais qui va directement nourrir les forces du sitra a'hra (forces du mal), augmentant du même coup, considérablement, son emprise destructrice dans le monde, à D. ne plaise.

Lorsqu’une personne apporte une bougie dans une pièce obscure, l’obscurité disparaît complètement.
De même, lorsqu’une personne fait téchouva ; bien qu’elle se trouvait d’abord dans l'obscurité (spirituelle), lorsque la lumière de la Torah brille, cette obscurité disparaît complètement.
[Déguel Ma'hané Efraim - Likoutim Nitsavim ]

Celui qui se repent doit confesser ses fautes, les regretter et les abandonner, comme le dit le verset : "Celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde" (Michlé 28,13).
Lorsqu'une personne se confesse sincèrement et du fond de son âme, l'articulation de ses lèvres équivaut à apporter une offrande, comme le dit le verset : "Payons [plutôt] avec nos lèvres" (Hochéa 14,3).

C'est le plus grand acte de bonté qu'Hachem accomplit à notre égard, qu'Il soit apaisé par nos seules paroles (de téchouva), comme le dit le verset : "Emportez avec vous des paroles et retournez vers Hashem" (Hochéa 14,3).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayigach ]

La téchouva ne concerne pas seulement les fautes. Même les mitsvot ont besoin de téchouva, car nous aurions pu les accomplir avec plus de pureté, plus de passion, plus d'amour pour Hachem.
['Hafets 'Haïm ]

La prise de conscience d'une mauvaise action conduit à soumission et à la négation de l'ego ("Je suis comme de la poussière et de la cendre" - Vayéra 18,27), le niveau d'ayin (néant ; négation de soi).
Dans le royaume suprême d'ayin, toutes les transgressions peuvent être corrigées, et toutes les étincelles s'élèvent vers la sainteté.
[d'après le Maguid Dévarav léYaakov - sect.98 & 232 ]

Si nous nous souvenons que les âmes d'Israël sont gravées sous le Trône céleste, nous pouvons comprendre qu'en nous repentant et en nous perfectionnant, nous avons également un impact sur le Trône d'Hachem.

Le roi David décrit Hachem comme "Kadoch yochev téhilot Israël" (le Saint, intronisé sur les louanges d'Israël - Téhilim 22,4).
Grâce à nos prières, et à nos efforts de téchouva, nous qui sommes les porteurs du Trône céleste, grâce à nos noms inscrits sur le Trône, nous permettons à la Présence divine de s'asseoir sur le Trône.
[Sfat Emet - Yamim Noraïm 5654 ]