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Faire téchouva = redonner vie à son âme

+ Faire téchouva = redonner vie à son âme :

-> "Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, un ange protecteur est créé en sa faveur. Si une personne commet une faute, un ange accusateur est créé contre elle" (Pirké Avot 4,13).

-> L'ange protecteur créé à partir d’une mitsva, tout comme l’ange accusateur créé à partir d’une faute, sont complets. Pour chaque mitsva, un ange bon est créé ; et pour chaque faute, un ange mauvais est créé ...
Lorsqu’une personne se repent complètement (téchouva chéléma) et répare tous les torts qu’elle a causés, tous les mauvais anges créés à partir de ses mauvaises actions se transforment en cadavres.
Le prophète Natan dit ceci au roi David : "Hachem a effacé ta faute" ('hatat'ha) ; tu ne mourras pas" (Shmouel I 12,13).
En d’autres termes, Hachem a ôté et tué l’ange mauvais, appelé חטאת ('hatat), et c’est pourquoi tu ne mourras pas.
Cependant, si une personne ne se repent pas, et que les anges mauvais créés à partir de ses mauvaises actions restent en vie, c’est alors certainement son âme qui mourra à sa place et sera perdue.
À ce sujet, le verset dit : "L’âme qui faute, c’est elle qui mourra" (Yé'hezkel 18,4). Il n’est pas dit "l’âme qui a fauté" dans le passé, mais plutôt "qui faute" au présent.
Cela fait référence à une personne qui faute et crée un mauvais ange (appelé חטאת) et l’a maintenu en vie, car elle ne l’a pas tué par le repentir (téchouva). Une telle personne, une telle âme, mourra certainement.
[...]

Avant qu'une personne ne fasse téchouva, elle méritait que son âme soit immolée et détruite. Mais désormais, c’est le mauvais ange (appelé חטאת) qui sera immolé à sa place, et l’âme restera parfaite, sans tache.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 6,18]

Faire bon usage de l’orgueil

-> "Quelle est la différence entre les disciples de notre ancêtre Abraham et les disciples de Bil'am?" (Pirké Avot 5,19)

-> La question ici est évidente. La réponse est que même les disciples d’Avraham possèdent le trait d’un esprit orgueilleux (rempli de fierté), et l’inverse est également vrai, à savoir que les disciples de Balaam possèdent le trait d’un esprit humble.
La seule différence est que les disciples de Bil'am utilisent leurs traits dans les affaires matérielles, tandis que les disciples d’Avraham les utilisent dans les questions spirituelles.
Autrement dit, les disciples d’Avraham élèvent leur cœur au service d'Hachem grâce à leur esprit orgueilleux et aspirent à accomplir de grandes œuvres, tandis que les disciples de Bil'am se considèrent comme indignes en raison de leur esprit humble et se dispensent d’accomplir la volonté d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 68]

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-> L’idée que nous ne méritons pas de servir Hachem est un obstacle spirituel pour quiconque vit en ayant conscience de la grandeur d'Hachem et de l’insignifiance relative de l’homme.
La seule façon de surmonter cette idée est de réaliser que même les êtres spirituels les plus impressionnants sont insignifiants devant Hachem, tout comme l’est la grandeur du cosmos.
Néanmoins, au-delà de toute compréhension humaine et au-dessus de toute raison humaine, le D. infini a choisi l’homme mortel infinitésimal sur ce grain de poussière qu’est la planète Terre pour Le servir et parfaire Sa création.
Faire l’expérience de cette prise de conscience est en effet à la fois la quintessence de l’humilité et, paradoxalement, le summum de la fierté (orgueil), et c’est le point où le "je" humain, se dissout dans le "Je" divin.

-> "Sache ce qui est au-dessus de toi" (da ma lémaala mima'h - Pirké Avot 2,1 )

-> Le Maguid de Mézéritch (Maguid Dévarav LéYaakov 208) explique : "Tu dois savoir que tout ce qui est au-dessus dépend de toi et de tes actes".
[chaque juif par ses actions impactent les mondes Supérieurs, qui par ricochet influence le monde ici-bas. ]

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-> De même, le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'haïm (chaar 1 chapitre 4) écrit :
"Que chaque juif doit prendre à cœur ce qui suit : il ne doit pas penser : "quelle est ma valeur, qu'accomplis-je dans ce monde avec mes actes insignifiants", car il doit comprendre et déterminer dans son esprit qu'aucun acte, aucune parole, aucune pensée n'est jamais perdu.
Quelle est la grandeur de ses actions et leur exaltation, tout monte haut selon sa racine, dans les mondes supérieurs.
Et celui qui comprend cela tremblera en réalisant jusqu'où vont ses mauvaises actions, ruinant et détruisant avec une faute mineure, bien plus que Névou'hadnétsar et Titus n'ont détruit (le saint Temple en bas)."

[ dans la note de bas de page, le rav de Volozhin explique avec cela la michna "da ma lémaala mim'ha" de la même manière que celle expliquée ci-dessus].

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-> b'h, par exemple également sur ce sujet : https://todahm.com/2021/11/07/notre-but-dans-ce-monde

Toute mitsva illumine notre intériorité

-> Sois vigilant (évé zahir) [en accomplissant] une mitsva [apparemment] mineure, comme pour une mitsva conséquente (importante), car tu ne connais pas la récompense accordée pour les mitsvot.  [Pirké Avot 2,1 ]

-> Le Baal Shem Tov (Al HaTorah - parachat Vaét'hanan 5) explique que "zahir" (vigilant - זָהִיר) vient du mot "zohar" (זהר), qui signifie "rayonnement".
Cela signifie que l'âme d'une personne rayonne autant lorsqu'elle accomplit une mitsva mineure, que lorsqu'elle réalise une mitsva importante (en apparence).

Apprécier les mitsvot qu’Hachem nous a données

+ Apprécier les mitsvot qu'Hachem nous a données :

"Rabbi Hanania ben Akachia dit : Hachem a désiré rendre le peuple juif méritant, aussi a-t-Il multiplié pour lui [les enseignements de] la Torah et les mitsvot." (Pirké Avot 6,11).

-> Hashem, dans Son infinie compassion, nous a donné la Torah et les mitsvot pour notre bien, afin que nous puissions atteindre le meilleur dans ce monde et dans l'éternité du monde à Venir, comme le dit le verset : "Hachem nous a ordonné d'observer toutes ces lois ... afin que cela soit bon pour nous à jamais (létov lanou kol ayamim)" (Vaét'hanan 6,24).

-> Le Ramban (Ki Tétsé 22,6) explique l'idée "afin que cela soit bon pour nous" comme suit :
"Dans le midrach (Béréchit rabba 44,1), nos Sages disent : pourquoi Hachem se soucierait-il de savoir si l'on égorge un animal en lui coupant la gorge ou la nuque? Le but des mitsvot est plutôt d'affiner les gens, comme le dit le verset : "Toutes les paroles de D. sont raffinées" (Michlé 30,5) ...
Chaque mitsva a une raison d'être, un avantage et une amélioration pour la personne, en plus de la récompense de Celui qui nous a commandé de les accomplir.
Les mitsvot elles-mêmes n'apportent en réalité aucun avantage à Hachem Lui-même. L'avantage est pour les gens. Les mitsvot nous préservent du mal, des croyances inappropriées, des traits négatifs, et nous rappellent les merveilles et les miracles d'Hachem. Elles nous permettent de connaître Hachem.
C'est ce que signifie "raffiner les gens". Un fondeur qui raffine l'argent ne le fait pas sans raison ; il le fait plutôt pour éliminer toutes les impuretés du métal. De même, les mitsvot servent à éliminer toute croyance inappropriée de notre cœur et à nous imprégner de la vérité afin que nous nous en souvenions constamment ..."

-> Le Ramban développe également cette idée (commentaire sur Ekev 10,12-13). Le verset dit : "Maintenant, Israël, qu'est-ce que Hachem attend de toi? Seulement que tu craignes Hachem ... que tu L'aimes ... que tu observes Ses mitsvot ... afin que cela soit bon pour toi".
Le Ramban explique que la réponse à la question "Qu'est-ce que Hachem attend de toi?" se trouve à la fin du verset : "afin que cela soit bon pour toi" (ayom létov la'h).
Il n'y a qu'une seule chose qu'Hachem désire, c'est notre bien. C'est pourquoi Il nous commande de Le craindre, de L'aimer, d'observer Ses commandements, ...
Hachem ne désire pas ces choses en soi et n'en a pas besoin, Il nous demande seulement de les faire pour notre propre bien.
[seul notre yétser ara, libre arbitre oblige, nous laisse penser le contraire.]

-> Nos Sages (Yélamdénou - cité dans Tan'houma Yachan - Chémini 12) disent également :
"Pourquoi Hachem se soucierait-il de savoir si l'on égorge un animal et le mange ou si l'on poignarde un animal et le mange? Une personne peut-elle ainsi profiter ou nuire à Hachem ... ?
Les mitsvot ont plutôt été données pour raffiner les gens, comme le dit le verset : "Les paroles d'Hachem sont des paroles pures" (Téhilim 12,7), et un autre verset dit : "Toutes les paroles de D. sont raffinées" (Michlé 30,5).
Pourquoi en est-il ainsi? Afin qu'elles vous protègent ... Les mitsvot sont toutes pour notre bien et non pour le bien de Hachem. Elles nous guident sur les chemins de la compassion, même lorsque nous abattons [un animal]."

-> C'est pourquoi le Zohar (Yitro 82b) appelle les 613 mitsvot "613 conseils (étsot)", car ce sont en réalité les conseils d'Hachem sur la manière dont nous pouvons mener la meilleure vie possible dans ce monde et dans l'autre monde : Il a été enseigné : la Torah a fourni à l'homme 613 conseils sur la manière de s'engager auprès d'Hachem. Et cela parce que Hachem souhaite faire du bien à l'homme dans ce monde et dans l'autre, et encore plus dans le monde à Venir.

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-> "Hachem dit : Écoutez-moi (en suivant Ma volonté), car personne ne m'écoute sans en sortir gagnant"
[midrach Dévarim rabba 4,5 ]

-> Hachem est la source de toute bonté et sa sainte Torah n'apporte donc que du bien.
Il s'ensuit qu'en observant la Torah, les tsadikim font en réalité la chose la plus charitable possible pour eux-mêmes et pour le monde, comme l'indique le midrach Tan'houma (paracha Emor 5) : "Les tsadikim ... apportent le bien à eux-mêmes et apportent le bien aux autres".
Malheureusement, l'inverse est également vrai, comme le poursuit le midrach : "Les réchaïm ... causent plutôt de la souffrance à eux-mêmes et aux autres ... [ils agissent en fait] mal envers eux-mêmes et mal envers les autres".

-> Nous trouvons une déclaration similaire dans la guémara (Kidouchin 40b) : "Et un seul fauteur fera perdre beaucoup de bien" (Kohélet 9,18), à cause de la seule faute qu'une personne a commise, elle a fait perdre beaucoup de bien à elle-même et au monde entier."

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-> "La véritable récompense [des mitsvot] sera ... que la personne qui la mérite restera dans la vie éternelle connectée à Hachem.
[plus on exploite notre potentiel de faire la volonté de D., plus on aura le plaisir éternel d'être davantage proche d'Hachem. ] "
[Ram'hal - Déré'h Hachem 2,2 ]

Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam

+ Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam :

-> "Une heure de vie dans le monde à Venir est plus belle qu'une vie entière dans ce monde" (Pirké Avot 4,17)

Cela peut s'expliquer comme suit : si l'on réunissait tous les plaisirs terrestres que l'homme a connus et connaîtra jamais, depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps, cela ne pourrait pas égaler un seul instant du plaisir que l'âme éprouve dans l'autre monde.

D'autre part, il ressort clairement de nos livres saints que même 70 ans de souffrances comme celles de Iyov dans ce monde ne l'emportent pas sur la souffrance que l'âme ressent en un instant dans le Guéhinam.

Cela s'explique par le fait que les plaisirs et les souffrances du monde à Venir sont beaucoup plus intenses que ceux de ce monde.
Le plaisir et la souffrance concernent principalement l'âme, mais comme l'âme est revêtue d'un corps, ses plaisirs et ses douleurs sont automatiquement revêtus d'actions physiques.

Dans le monde à Venir, les types de plaisirs sont très différents. Ce sont des plaisirs plus directs pour l'âme, sans l'enveloppe du corps. Il en va de même pour la souffrance, qui est donc un type de souffrance qui blesse l'âme de manière beaucoup plus directe. Il s'ensuit donc que tout ce qui est plus direct est beaucoup plus grand.

Cela peut être comparé à une personne qui désobéit à un roi humain, et le roi décrète une punition consistant à recevoir des coups de fouet de la part du roi lui-même. Le roi a donné au fauteur deux choix : soit cinq coups de fouet avec un bâton sur le dos nu, soit cinquante coups de fouet avec le bâton tout en portant un vêtement si épais qu'il ne peut pratiquement pas sentir les coups.
Il est évident qu'il préfère les cinquante coups de fouet avec le vêtement plutôt que les cinq sans.
Il en va de même dans notre discussion ici.

Le Ramban (Torat haAdam - chaar haGuémoul) rapporte cette explication, et ajoute tout comme dans ce monde le feu brûle le corps, il existe également dans l'autre monde une réalité spirituelle appelée feu, qui est la racine du feu dans ce monde, et qui a la capacité de brûler l'âme. [il est évident que le feu de la Géhenne n'est pas du même type que celui de ce monde].

-> Outre ce que nous avons dit sur la quantité de la récompense dans le monde à venir par rapport aux plaisirs de ce monde, il y a un autre point à souligner ici : la récompense dans le Gan Eden est éternelle.
Le Ram'hal écrit que la récompense dans le monde à venir n'est pas comme un paiement qu'une personne verse à son ami dans ce monde, en échange d'un article qu'elle a acheté, et une fois le prix payé, elle est exemptée de tout autre remboursement.
Cependant, dans le monde à venir, même si une personne reçoit une récompense en fonction de son accomplissement des mitsvot, elle continue de recevoir cette récompense, car elle est éternelle, pour toujours et à jamais, sans interruption.
De plus, la récompense croît et augmente, car elle est spirituelle et sainte et purifie donc de plus en plus la personne jusqu'à ce qu'elle devienne digne d'une récompense encore plus grande.
[rabbi Yaakov Ades]

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-> L'essence d'un niveau élevé dans le service d'Hachem réside dans le fait qu'une personne accomplit les mitsvot et se préserve des fautes par amour pour Hachem et par crainte de Sa grandeur, et non par crainte du châtiment.
Bien sûr, chaque personne doit craindre le châtiment et connaître la grande récompense des mitsvot ; ce sont là de grands outils pour se préserver des tentations de la mauvaise inclination.
Ce que nous avons mentionné ci-dessus est remarquable à cet égard. Mais une personne doit savoir qu'elle ne gagne rien en s'abstenant d'accomplir une mitsva ou en commettant une faute (avéra), car tout profit dans ce monde ne vaut absolument rien, zéro, comparé à la plus petite récompense dans le monde à venir.
[rabbi Yaakov Ades]

Ben Zoma dit : "Quel est le sage? C’est celui qui apprend de toute personne" (ézéou 'hakham, alomed mikol adam - Pirké Avot 4,1)

-> Le Baal Chem Tov explique : "de toute personne" (mikol adam) = cela inclut toute personne juive de peu de valeur apparente subjective, car même en elle réside une étincelle digne d'exemple.
En chaque juif réside une étincelle sainte. Chaque juif doit réparer la part du machia'h qui lui appartient.
[Hachem s'est révélé à Moché dans un buisson, lui annonçant la délivrance à venir]. Une flamme ardente jaillit d'un simple buisson, d'un simple juif.

Honorer les fêtes juives

+ Honorer les fêtes juives :

-> "Quiconque déshonore les yamim tovim n'a pas sa place dans Olam Haba" (Pirké Avot 3,11 - המבזה המועדות אין לו חלק לעולם הבא).
Qu'est-ce qui est considéré comme déshonorer les yamim tavim?

Le 'Hidouché Harim explique que c'est lorsqu'une personne pense : "A quoi servira ce yom tov?"
Penser ainsi est un déshonneur pour le yom tov.
De même, il ne faut pas penser : "J'ai célébré le yom tov de Shavouot (ou autre) plusieurs fois dans ma vie, et je ne vois pas que j'en ai tiré grand-chose. Je ne m'attends pas non plus à tirer grand-chose du Shavouot de cette année". Penser ainsi est un déshonneur pour le yom tov.

Si nous croyons en la grandeur des fêtes juives, alors nous recevrons des délivrances (yéchouot) de ces fêtes.
[en se basant sur : והיה אמונת עתיך חוסן ישועות - Yéchayahou 33,6]

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-> b'h, également sur les fêtes juives : https://todahm.com/2022/02/07/34739

Prier avec la kavana de retirer la souffrance d’Hachem

+ Prier avec la kavana de retirer la souffrance d'Hachem :

"Ne faites pas de votre prière une routine fixe (téfilaté'ha kéva), mais plutôt une demande de miséricorde et une supplication devant Hachem" (Pirké Avot 2,13)

-> Qu'est-ce que cela signifie que l'on ne doit pas faire de ses téfilot (prières) une "kéva" (fixe)?
Il y a de nombreuses demandes dans la Amida, cependant la kavana appropriée à toutes les demandes est que les prières soient exaucés pour le bien de la Présence Divine (Chékhina).
Chaque fois qu'un juif est en souffrance, la Chékhina est là avec lui. Même si la personne ne mérite pas d'être sauvée ou de voir ses prières exaucées, la Chékhina ne mérite certainement pas d'être dans cette situation (de souffrance), et c'est pourquoi il est toujours approprié de faire des prières.

Ainsi, lorsque la michna dit que l'on ne doit pas faire ses prières une chose de "kéva" (fixe, d'établi), cela signifie que l'objectif principal de nos prières ne doit pas être fixé pour lui-même (comme on tend naturellement à le faire), mais doit être pour la Présence Divine (Chékhina).
Il faut demander que la souffrance et l'exil de la Chékhina soient soulagés.

"De l’étroitesse de ma détresse j’ai invoqué D. : il m’a répondu [en me mettant] au large" (min amétsar karati ya (יה), anéni bamer'hav ya (יה) - Téhilim 118,5)
La signification est : lorsque je suis dans un lieu d'oppression, j'appelle à l'aide Hachem (יה) pour le bien de la Chékhina, car lorsque je suis opprimé, elle aussi est opprimée.
Si je le fais de la manière appropriée, je suis certain que : Hachem (יה) on me répondra certainement.

Ainsi, bien qu'il puisse y avoir une raison pour que mes demandes (prières) ne soient pas satisfaites, il n'y a aucune raison pour qu'une demande visant à atténuer la souffrance de la Chékhina ne soit pas satisfaite.
[Maté Moché ]

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-> "On ne doit se lever pour prier qu'avec koved roch (littéralement "lourdeur de la tête" ; humilité - כּוֹבֶד רֹאשׁ)" (guémara Béra'hot 30b).

Cela signifie : Ne priez pas pour ce qui vous manque, car alors votre prière ne sera pas acceptée. Si vous souhaitez prier, faites-le pour la "lourdeur de la tête". Car tout ce qui vous manque se trouve également dans la Chékhina, [pour ainsi dire].
Car l'homme est une "partie de Dieu d'en haut" (Iyov 31,2).
[ "la Chékhina est la source de toutes les âmes" (Zohar I,25a) ; "chaque âme est une étincelle ou un "membre" de la Chékhina" (Zohar III,17a) ]
Toute lacune dans une partie s'applique donc également au Tout (Hachem), et le Tout ressent la lacune de la partie.
Votre prière doit donc concerner la lacune dans le Tout. [on doit prier pour le manque, la souffrance de la Chékhina, plutôt que le nôtre]
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 73 ]

-> La Chékhina est appelée "Tête" (roch - voir Zohar III,187a).
Koved roch, dans son sens littéral de "lourdeur de la tête", ferait donc référence à la lourdeur affligeante de la Chékhina. Il s'agit du concept anthropomorphique du pathos divin, les souffrances que la Chékhina partage avec l'homme, et cette notion apparaît fréquemment dans le Talmud et le midrach (Sanhédrin 46a ; Mékhilta sur Chémot 12,41 et 17,15 ; Sifré sur Bamidbar 10,35 ; midrach Téhilim 20,1 ; ...), et cela est essentiellement basé sur Yéchayahou 63,9 et Téhilim 91,15.
Les déficiences et les souffrances sur terre reflètent donc, pour ainsi dire, une condition analogue au-dessus, dans la Chékhina.

-> L'union entre chaque juif et Hachem se traduit par le fait qu'Il souffre avec nous, pour ainsi dire, comme nous le disent les versets (Téhilim 91,15 ; Yéchayahou 63,9) : "Je suis avec lui (tout juif) dans sa souffrance" et "toute leur souffrance est douloureuse pour Lui (Hachem)".
Lorsque nous voyons notre prochain juif qui ne va pas bien, nous allégeons une souffrance qui est partagée par Hachem, et par chaque juif.
En ce sens, nous faisons nos prières quotidiennes aux pluriel, car si mon prochain va mieux, alors par ricochet j'irai aussi mieux car nous sommes liés.

Chaque mitsva = un acte d’amour d’Hachem

+ Chaque mitsva = un acte d'amour d'Hachem :

"La récompense d'une mitsva est une mitsva" (Pirké Avot 4,2).
Cela signifie que chaque mitsva comporte une mitsva supplémentaire, car elle permet de recevoir une récompense, et le fait de recevoir une récompense est en soi la réalisation de la volonté d'Hachem, car le but ultime de Hachem en créant le monde était de faire du bien à Ses créatures.
[Haflaah - Karnei Re'em - parachat Vaét'hanan ]

[on a facilement tendance à penser que les commandements sont comme une forme de "punition" car nous limitant dans nos désirs, nous obligeant à agir d'une certaine façon ..., mais en réalité chacun est une preuve d'amour d'Hachem. ]

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-> "Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent leur maître afin de recevoir une récompense ; soyez plutôt comme des serviteurs qui servent leur maître sans attendre de récompense" (Pirké Avot 1,3).
Cependant, la avoda qui est accomplie pour apporter de la joie à Hachem afin qu'Il puisse offrir une récompense, c'est là la avoda suprême."
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm ]

[lorsqu'on fait une mitsva on permet à Hachem de nous déverser son amour pour nous, et nous en faisant une mitsva notre motivation doit être de permettre à Hachem d'exprimer cet amour, léchem chamayim, car c'est Sa joie : nous combler de bonnes choses (mais nous devons prier, agir pour lui donner la possibilité de le faire [ténou oz l'Elokim]). ]

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+ La notion d'agir lichma :

-> Le Abarbanel (Na'halat Avot) explique la ce Pirké Avot d'une manière différente : on ne doit pas servir Hashem pour recevoir une récompense dans ce monde-ci, mais on peut certainement servir Hachem pour recevoir une récompense dans le monde à Venir.
En effet, le problème lorsqu'on sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense, c'est que si l'on rencontre des épreuves et des difficultés, on cessera de servir Hachem. Ceci n'est un problème que si l'on sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans ce monde-ci, mais celui qui sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans le monde à Venir ne sera pas découragé par les difficultés de ce monde.

De même, le rav Tsadok HaCohen (Divré Sofrim 4) dit que servir Hachem pour bénéficier de la lumière de la Chékhina est considéré comme servir Hachem complètement lichma.
Cependant, le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.19) affirme que même s'il est permis de servir Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans le monde à Venir, ce n'est pas idéal. Idéalement, on devrait servir Hachem pour son honneur et rien d'autre. [éventuellement, on peut se focaliser sur le fait de faire plaisir à D. de pouvoir nous combler de bénédictions grâce à nos actions. ]
[chacun doit connaître et accepter son niveau du moment, en utilisant un lichma certes pas 100% parfait, mais qui nous permettra d'avoir davantage de motivation pour agir selon la volonté d'Hachem. ]