Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le Birkat Hamazon est précieux aux yeux d'Hachem. Lorsqu'une personne le récite avec joie, Hachem déverse Ses bénédictions avec joie et générosité.
C'est pourquoi il ne faut jamais le réciter dans la tristesse, mais toujours avec joie.
[Zohar ]

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-> Réciter le Birkat Hamazon à partir d'un sidour ou d'un livret dédié, avec une kavana sincère, est une ségoula pour voir naître des générations d'enfants et de petits-enfants qui craignent le Ciel et sont des érudits de la Torah.
[rav Shlomke de Zvhill ]

-> J'ai appris de mes maîtres ... que quiconque veille scrupuleusement à la récitation du Birkat Hamazon bénéficiera d'une subsistance honorable tout au long de sa vie.
[séfer ha'Hinoukh - mitsva 430 ]

Selon le Zohar (Bamidbar 117a), lorsqu’une personne bénit quelqu’un, elle doit le faire avec un "œil bienveillant" pour que la bénédiction se réalise.
Par "œil bienveillant", on entend qu’une personne se réjouit du succès d’autrui.
[Zéra Shimshon - Balak 22,6]

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[ainsi, on devra idéalement avoir la kavana de prier pour autrui, mais aussi de se réjouir par avance de ce qu'il pourra avoir (confiant en Hachem et heureux du bonheur d'autrui). ]

Celui qui soupçonne à tort son prochain d’une chose qu’il n’a pas commise doit le bénir.
[guémara Béra'hot 31b]

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[on peut éventuellement étendre cela lorsque humainement on pense négativement d'autrui (juif(ve)), on peut se rattraper d'une façon juive en éveillant dans notre cœur de l'amour pour lui (se focalisant sur un aspect positif, comme qu'il est un enfant adoré d'Hachem ayant une partie divine en lui) et en priant dans notre cœur pour son bien. ]

Mon maître (le Arizal) m'a dit que le principal moyen d'atteindre le Saint-Esprit (roua'h kodech) consistait à prononcer avec soin toutes les bénédictions sur la nourriture, car cela affaiblit les forces du mal qui se matérialise dans une personne.
En bénissant avec concentration, on élimine effectivement ces forces du mal et on purifie également son propre corps physique, qui devient alors prêt à recevoir la sainteté.
Mon maître m'a vivement mis en garde à ce sujet.
[rav 'Haïm Vital ]

Le Alchich haKadoch (Vayichla'h 35,1) écrit que si quelqu’un n’apprécie pas ce qu'Hachem lui a donné, Il ne continue pas à lui accorder du bien.
[d'où l'importance de Le remercier autant que possible (pour les petites et grandes choses). ]

C'est pourquoi les Sages disent (Béra'hot 35b) que celui qui profite de ce monde sans réciter une bénédiction vole Hachem et le peuple juif.
Rabbi Akiva Eiger explique que, parce qu'il "vole" à Hachem Sa bénédiction, Hachem retient Sa bénédiction du peuple juif.

L’essence d’une bénédition réside dans la connaissance de Celui à qui la bénédiction est adressée (lémi mévaré'him), et les bénédictions ont été instituées à cette fin ... Cela explique pourquoi toutes les bénédictions commencent par la forme directe de la 2e personne : "Ata" (Toi).
Dès le début de la bénédiction, Hachem est présent, devant les yeux de la personne, comme s’Il se tenait devant elle.
[rav Tsadok haCohen de Lublin - Tsidkat haTsadik 2]

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-> Le rav Michel Yéhouda Lefkowitz était connu pour être extrêmement minutieux dans sa prière, prononçant lentement chaque mot de la prière tout en se concentrant sur les paroles du sidour, le doigt posé à l'endroit où il lisait.
Un jeune homme demanda un jour au rav Lefkowitz de lui donner des conseils pour améliorer sa kavana pendant la prière et la bénédiction après le repas.
Il lui répondit simplement : "Écoute simplement ce que tes lèvres prononcent ... Dans chaque bénédiction, nous disons : "Ata" (Toi). Nous nous adressons à quelqu’un. Qui est cette personne?"

La grandeur de répondre Amen

+ La grandeur de répondre Amen :

-> "Il n'y a rien de plus grand devant Hachem que la réponse amen par le peuple juif."
[midrach Dévarim rabba 7,1]

-> Le Pélé Yoetz (Eré'h Aniya) écrit :
"Si les gens ... savaient seulement la grande récompense qui attend ceux qui disent amen et Amen yéhé Shmé rabba, Baré'hou et la Kédoucha, ils courraient pour écouter afin de répondre, aussi rapidement qu'un messager qui court à travers les collines pour transmettre des messages.
Ils se réjouiraient d'un seul amen "comme celui qui trouve un grand butin" (Téhilim 119,162)."

-> De même, le Kaf Ha'haïm écrit que les gens devraient s'efforcer de répondre à tous les Kadichim et amen de la même manière qu'ils essaient de gagner de l'argent.

-> Le rav Yé'hezkel Levenstein (Téfilat 'Hana - intro), le machguia'h de la yéchivat Mir, disait qu'il vaudrait la peine d'être amené dans ce monde et d'endurer les souffrances d'Iyov pendant 70 ans, si l'on ne répondait qu'une seule fois "amen" dans sa vie.

-> Il faut enseigner à ses jeunes enfants comment répondre amen ; dès qu'il aura répondu amen, l'enfant sera assuré d'avoir une place dans Olam Haba (monde à Venir).
[Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm - Rama 124:8 ]

-> Répondre amen a un pouvoir extraordinaire. Le Yérouchalmi (Shévi'it 4,8) dit que les jeunes enfants méritent la résurrection des morts dès qu'ils savent répondre amen à la synagogue.
C'est pourquoi nous devons veiller à enseigner à nos jeunes enfants à répondre amen.
[Min'hat Eliyahou 31 - Pourim]

-> Amen = une base de notre émouna :
"Lorsque l'on répond amen, il faut garder à l'esprit que dire amen est fondamental pour la émouna, comme l'ont commenté les Sages à propos du verset "Ouvrez les portes et entrez dans la nation juste (goï tsadik) qui garde la foi (chomer émounim)" (Yéchayahou 26,2).
Nos Sages (Sanhédrin 110b) disent que les mots "chomer émounim" peuvent également être lus "chéomar amèn" en référence au fait de répondre 'amen', car la émouna dépend [des fois] où nous répondons amen."
[Mégalé Amoukot - Haazinou]

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-> Réch Lakich dit : "Quiconque répond amen de toutes ses forces, les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui."
[Shabbath 119b]

-> Le Maharcha commente que le Gan Eden a de nombreuses portes, l'une à l'intérieur de l'autre. Comme le disent nos Sages (Shababth 152a) : "Chaque tsadik a son propre domaine, qui lui est donné en fonction du respect qu'il mérite."
Pourtant, quand quelqu'un répond amen de toutes ses forces, les portes de toutes les pièces s'ouvrent devant lui.

-> Sur cette guémara, le Maharal de Prague (séfer Gévourot Ari) explique que lorsqu'on exprime sa foi (émouna) inébranlable en récitant "Amen" de toutes ses forces, on peut se connecter à Hachem, car seul celui qui croit véritablement en Lui peut se connecter à Lui. Une telle personne est digne que les portes du Gan Eden lui soient ouvertes.
Le Gan Eden représente les racines profondes du "jardin" (gan) d'Hachem, et celui dont la foi est solidement enracinée est digne d'y entrer.

-> Selon Rabbénou Bé'hayé (Béaaloté'ha 14,31) :
"Le mot : אמן vient de : émouna (אמונה) ...
Lorsque quelqu'un répond amen, il ouvre des flux de bontés, d'une façon similaire à une fontaine qui donne de l'eau à ceux qui en ont besoin ...
De même qu'il a ouvert la bonté [sur lui et surle monde], de même les Portes du Gan Eden seront ouvertes pour lui, mesure pour mesure."

-> Rabbénou Yérou'ham de Mir (Daat Torah - Vayétsé) fait remarquer que cet outil si puissant nous permettant de forcer les portes du gan Eden, repose sur le pouvoir de la émouna.
La sagesse, la compréhension, loin d’être à même de nous procurer ce levier, doit faire l’objet d’un renoncement de notre part. En effet, dire Amen, c’est croire sans savoir!

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-> "Quiconque répond amen de toutes ses forces, les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui."

-> "Les portes du gan Eden s'ouvriront devant lui" indique que les portes de la repentance (téchouva) s'ouvriront devant lui, il aura l'opportunité de se repentir, ramenant ainsi lui-même et le monde à leur connexion appropriée avec Hachem, ce qui est l'objectif principal de la avodat Hachem. Ainsi, il méritera d'entrer dans le gan Eden.
[Zohar - Vayélé'h 285a]

-> Ce Zohar explique en détail les effets de la prononciation du "amen" dans notre monde terrestre.
Lorsqu'on répond "amen", on fait jaillir la bénédiction des mondes supérieurs, et la bénédiction s'étend et se répand dans tous les mondes supérieurs et inférieurs.
Une proclamation est faite : "Buvez de la nourriture nourricière des bénédictions que tel ou tel, serviteur du Saint Roi, a apportées dans ce monde".
Le Zohar poursuit en disant que lorsque les juifs d'en bas prennent soin de répondre "amen" et d'avoir la kavana appropriée, de nombreuses portes de bénédiction s'ouvrent en-Haut et une bonté abondante et une grande joie sont présentes dans tous les mondes.

-> Ce Zohar poursuit : quelle récompense est donnée à Israël (aux juifs), qui a causé tout cela? Leur récompense est à la fois dans ce monde et dans le monde à venir.
Dans ce monde, lorsque leurs ennemis leur causent des souffrances, et qu'Israël prie son Maître (Hachem), une voix proclame à travers les mondes : "Ouvrez les portes et laissez entrer la nation juste, chomer émounim, gardienne de la foi ; ne lisez pas ce mot, émounim, mais plutôt aménim, ils prennent soin de dire amen correctement".
"Ouvrez les portes" ; tout comme Israël a ouvert les portes de la bénédiction [en disant amen], de même, Toi, Hachem, Tu devrais ouvrir les portes pour accepter leurs prières et les protéger de leurs adversaires.

-> Le Zohar conclut : "Telle est leur récompense dans ce monde. Quelle est leur récompense dans Olam Haba (monde à Venir)?
Une personne qui est chomer aménim, qui "attend pour répondre amen", qui observe la bénédiction du mévaré'h (celui qui dit une bénédiction à haute voix) et attend pour dire amen comme il se doit [jusqu'à ce que la bénédiction soit prononcée dans son intégralité], lorsqu'elle quitte ce monde, son âme s'élève, et ils proclament : "Ouvrez les portes devant [cette âme], tout comme elle a ouvert les portes [de la bénédiction] chaque jour, en veillant à répondre amen avec soin.
Si cette personne sanctifie le nom d'Hachem en répondant amen correctement avec kavana (intention), elle s'élève d'un plan spirituel à l'autre, trouvant du plaisir dans le monde céleste, qui est nourri par un flux constant de bonté.
C'est le sens de "émounim, les fidèles, Hachem protège (veuille sur eux)" (émounim notsèr Hachem - Téhilim 31,24)."

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-> Rabbi Yéhouda dit : "Quiconque répond amen dans ce monde méritera de répondre amen dans Olam Haba (monde à Venir) ...
comme le dit le verset : "La source de la bénédiction est Hachem, le D. d'Israël, de ce monde au monde [à venir], amen et amen" (Téhilim 41,14)= amen dans ce monde, amen dans le monde à Venir."

-> "Quiconque répond amen, ses jours et ses années seront prolongés."
[Béra'hot 47a]
Rabbi Chlomo Bloch, élève du ‘Hafets ‘Haïm, d’expliquer qu’on permet à cet homme de mettre ses jours à profit 2 fois plus que les autres gens.

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-> Le verset dit : "J'honorerai ceux qui M'honorent, et ceux qui Me méprisent seront déshonorés" (Shmouël I 2,30).
"Ceux qui Me méprisent" fait référence à ceux qui entendent la bénédiction et disent "amen" sans kavana. Quelle est leur punition?
Tout comme ils n'ont pas ouvert la fenêtre des bénédictions d'en-Haut, celle-ci ne leur sera pas accessible. Quand il quittera ce monde, le monde d'en-Haut déclarera devant lui : "Fermez les portes devant untel. Ne le laissez pas entrer et ne l'acceptez pas. Malheur à lui, malheur à son âme."
[Zohar - Vayélé'h 284b]

-> Rabbi Yossi explique le verset : "Car mon peuple a commis un double mal. Ils M'ont abandonné, [qui suis comme] une source d'eau fraîche, pour se creuser des citernes, des citernes fissurées qui ne peuvent retenir l'eau" (Yirmiyahou 2,13).
"Ils m'ont abandonné, [qui suis comme] une source d'eau fraîche", fait référence à quelqu'un qui ne désire pas sanctifier le Nom d'Hachem par "amen". Quelle punition l'attend?
Le verset continue : "pour se creuser des citernes, des citernes fissurées qui ne peuvent retenir l'eau" ; ils descendront dans le Guéhinam, d'un niveau à l'autre, jusqu'à atteindre le niveau le plus bas possible et être complètement anéantis.
[Zohar - Vayélé'h 284b]

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+ Plus grand que celui qui récite la bénédiction :

-> Chaque juif est tenu de dire ses bénédictions à haute voix afin que tous ceux qui l'entourent puissent répondre amen. Le Amen témoigne que la bénédiction est vraie ; si l'on dit la bénédiction à voix basse, c'est comme si l'on ne souhaitait pas que les autres en soient témoins.
[Déré'h Moché 11]

-> La guémara (Béra'hot 53b ; Nazir 66b) nous enseigne que la récompense de celui qui répond amen est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction.
Cela peut être comparé aux soldats qui partent en guerre. Les soldats ordinaires commencent la bataille, et les meilleurs soldats sont réservés à la tâche difficile de sceller la victoire. Le mérite de la victoire revient à ceux qui concluent la bataille. De même, celui qui conclut la bénédiction en répondant amen reçoit plus de mérite que celui qui prononce la bénédiction.

-> Rabbénou Béhayé (Béchala'h 14,31) explique cette guémara en se référant aux lois des contrats. Un contrat a besoin du témoignage de deux témoins pour être légitime. Un seul témoin ne suffit pas, un deuxième témoin est nécessaire pour que le contrat soit juridiquement contraignant.
De même, lorsqu'on récite une bénédiction, on témoigne qu'Hachem est la source de toute bénédiction.
On est comme le premier témoin d'un contrat. Celui qui répond amen peut être comparé au deuxième témoin, celui qui rend le contrat juridiquement contraignant. Bien que les deux témoins soient nécessaires, le témoignage n'est complet qu'une fois que le deuxième "témoin" répond amen.
Ainsi, celui qui a répondu amen a complété le témoignage et a accompli plus que celui qui a commencé le témoignage en prononçant la bénédiction.

-> Le Méiri (Nazir 66b) explique la guémara différemment. Normalement, celui qui écoute est plus capable de se concentrer que celui qui parle. C'est pourquoi les Sages disent que la récompense de celui qui répond amen est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction, car il peut se concentrer davantage sur les mots de la bénédiction.

-> Le midrach (Dévarim rabba 7,1) dit que le terme amen comprend trois significations : chévoua (serment), kabala (acceptation) et émounah(confiance).
Le midrash apporte un verset pour chacune de ces explications.
Le Pricha cite le Ménorat Hamaor qui dit que puisque amen inclut tout cela, celui qui dit amen en réponse à une bénédiction accepte la bénédiction avec émouna et avec un chévoua. [Ora'h 'Haïm 124,7]
C'est une façon dont celui qui dit amen est plus grand que celui qui récite la bénédiction.

-> La Pricha explique que celui qui écoute une bénédiction est considéré comme s'il avait réellement prononcé la bénédiction ; par conséquent, une fois qu'il répond amen, sa récompense devient plus grande que celle de celui qui a prononcé la bénédiction.
Celui qui prononce une bénédiction ne peut pas répondre amen à sa propre bénédiction, tandis que celui qui répond amen à la bénédiction d'un autre a à la fois écouté la bénédiction et dit amen en réponse à la bénédiction.
Sur cette base, le Beit Yossef (Tour - Ora'h 'Haïm 124) dit que celui qui récite la Amida en silence et qui écoute également le chalia'h tsibour (l'officiant) et répond amen après chaque bénédiction est considéré comme s'il avait prié trois fois.

-> Toute bénédiction à laquelle on répond par 'amen' perdurera.
Cela est d'autant plus vrai pour une bénédiction prononcée avec un tsibour et glorifiée par de nombreuses personnes répondant 'amen', car 'amen' est le couronnement de la sanctification du Nom de Hachem.
[Zohar - Ekev 271a]

-> Répondre "amen" est avant tout une affirmation. En tant que telle, comme toute affirmation, elle nécessite de la kavana. Contrairement au "amen", celui qui récite la bénédiction peut, à l'occasion, finir par la dire sans kavana, du fait que la bénédiction est récitée de manière routinière.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nos Sages (Béra'hot 53b) ont dit que la récompense de celui qui répond "amen" est plus grande que celle de celui qui récite la bénédiction.
[Ménorat haMaor - Ner III- 3,21]

-> Le Maharal (Nétiv ha'Avoda 11) écrit qu'il est impératif de comprendre la signification du mot "amen", et la différence entre réciter une bénédiction et répondre amen.
Celui qui répond "amen" doit être conscient de ce qu'il affirme et croire que c'est vrai. On ne peut affirmer une croyance sans kavana, car la croyance est l'expression de ses sentiments.
Ce n'est pas le cas de celui qui prononce une bénédiction. Même s'il doit avoir kavana et sentiment, néanmoins, s'il prononce la bénédiction sans kavana, sans sentiment, la bénédiction reste une bénédiction, tandis qu'un "amen" sans bénédiction n'est pas un "amen".

-> Le rav 'Haïm de Volozhin écrit au nom du Gaon de Vilna qu'il n'a trouvé aucun mérite à dire "amen" sans kavana.
[Tossefet Maassé Rav - Hilkhot Téfila 14 ]

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+ Le Amen des réchaïm :

-> Le Tana déBé Eliyahou (Zouta 20) décrit le scénario suivant qui est destiné à se produire dans le futur. Hachem tiendra la Torah et étudiera les lois de l'impureté, de la pureté, de ce qui est interdit et permis, et diverses autres halakhot.
Le roi David répétera des passages de la Aggadah devant Hachem, et les tsaddikim répondront : "Que Son Grand Nom soit béni pour l'éternité dans le Gan Eden" (Yéhé Shémo Hagadol mévora'h lé'olam oule'olmé olamim bé'Gan Eden).
Depuis le Guéhinam, les réchaïm répondront "amen".
Hachem se tournera vers les anges et dira : "Qui répond amen depuis le Guéhinam?"
Ils répondront : "Maître de l'Univers, ce sont les fauteurs d'Israël ; bien qu'ils souffrent énormément dans le Guéhinam, ils se ressaisissent pour dire "amen" devant Ta Présence".
Hachem dira alors aux anges de Service : "Ouvrez-leur les portes du Gan Eden, laissez-les entrer et chanter mes louanges". Comme le dit le verset : "Ouvrez les portes et laissez entrer la nation juste, chomer émounim, gardienne de la foi" (Yéchayahou 26,2), ne lisez pas ces mots comme chomer émounim, mais plutôt comme ché'omer amen, qui dit amen.

-> Le Yalkout Shimoni (Yéchayahou - rémez 429) dit que grâce à un seul amen que les réchaïm répondent dans le Guéhinam, ils sont sauvés.
Il décrit la scène en détail.
Hachem sera assis dans le Gan Eden et enseignera les 'hidouché Torah. Tous les tsadikim seront assis devant Lui, et toutes les armées célestes seront debout. Le soleil et la formation astrologique seront à la droite de Hachem, tandis que la lune et les étoiles seront à sa gauche. Hachem sera assis et enseignera la nouvelle Torah qui sera transmise par le machia'h dans le futur.

Lorsque Hachem aura fini d'enseigner, Zéroubavel ben She'altiel se lèvera et dira "Yitgadal Véyitkadach", et sa voix sera entendue dans le monde entier. Tout le monde répondra amen. Tous les réchaïm et les moins fauteurs parmi les adorateurs d'idoles qui sont restés au Guéhinam répondront amen depuis le Guéhinam.
Le monde entier sera en tumulte, jusqu'à ce que toutes leurs voix soient entendues par Hachem. Il demandera alors : "Quel est ce bruit que j'entends?"
Les anges ministériels répondront : "Maître de l'Univers, ce sont les fauteurs parmi le peuple juif et les moins fauteurs parmi les adorateurs d'idoles qui sont encore maintenus en vie dans le Guéhinam. Ils répondent amen et acceptent le jugement qui leur a été rendu".

Immédiatement, Hachem est rempli d'une intense compassion et dit : "Que puis-je faire de plus pour eux, au-delà du jugement qui leur a été rendu? Le yétser ara les a conduits au Guéhinam".
A ce moment-là, Hachem prendra les clés du Guéhinam, et sous les yeux de tous les tsadikim, il les donnera à Mikaël et Gavriel en leur disant : "Allez ouvrir les portes de Guéhinam et libérez-les."
En entendant cela, ils prendront les clés et ouvriront les huit mille portes du Guéhinam. Ils attraperont chacun des réchaïm et les sortiront du Guéhinam, tout comme on sort quelqu'un d'un puits à l'aide d'une corde, comme le dit le verset : "Et Il m'a sorti du puits tumultueux" (Téhilim 40,3).
Ils ... les laveront, les nettoieront et les guériront des lacérations du Guéhinam.
Ils les habilleront ensuite et les amèneront devant Hachem et devant tous les tsadikim, et ils se tiendront devant eux vêtus d'habits sacerdotaux et distingués, comme le dit le verset : "Tes prêtres revêtiront la justice, et Tes fidèles chanteront dans la joie" (Téhilim 132,9), "Tes prêtres" fait référence aux justes parmi les nations du monde, qui sont des prêtres servant Hachem dans ce monde, tels qu'Antoninus et ses collègues, "et Tes fidèles" sont les réchaïm d'Israël, qui seront appelés "justes", comme le dit le verset : "Rassemblez pour Moi Mes fidèles" (Téhilim 50,5).

Lorsque ces juifs franchiront le seuil du Gan Eden, Mikhaël et Gavriel marcheront devant eux et s'adresseront à Hachem, qui dira : "Laissez-les entrer et voir Ma Gloire".
Une fois entrés, ils se prosterneront devant Lui, et béniront et loueront le Nom d'Hachem. En voyant cela, les tsadikim parfaitement droits/justes qui sont assis devant Hachem seront remplis de gratitude et d'exaltation envers Hachem, comme le dit le verset : "Seuls les justes rendront grâce à Ton Nom, les hommes droits habiteront en Ta présence" (Téhilim 140,14), et comme le dit le verset : "Qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et qu'ils Le louent dans la réunion des anciens" (Téhilim 107,32).

Le pouvoir d’un simple Amen

"Les mondes Supérieurs et Inférieurs dépendent du mot Amen. C'est la racine et le fondement sur lesquels tous les mondes sont fondés.
Quiconque a l'intention de prononcer chaque bénédiction qui sort de la bouche d'une personne et répond Amen avec intention et conformément à ses lois, provoque une abondance de sainteté dans les cieux et le déversement de bonté dans tous les mondes.

Car il a ouvert la source Supérieure des eaux vives, comme s'il ouvrait la source pour tous ceux qui ont besoin de boire.
Une voix descend du ciel et fait savoir que toute cette bonté et cette joie ont été causées par untel, serviteur du Saint Roi (Hachem).
Lorsque des troubles tombent sur les juifs et qu'ils prient, une annonce est faite dans tous les mondes : "pit'hou chéarim véyavo goï tsadik chomer émounim", puisqu'ils ont ouvert les portes de la bénédiction et des influences supérieures, et leurs prières sont acceptées."
[Chlah Hakadoch - Tamid - Nèr Mitsva 80 ]

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-> Il n'y a rien de plus grand devant Hachem que le Amen auquel répond Israël.
[midrach Dévarim rabba 7,1 ]

-> Quiconque répond "Amen" de toutes ses forces, le Gan Eden s'ouvre pour lui.
[Shabbath 119b ]

-> Quiconque prolonge son Amen, ses jours et ses années sont prolongés.
[Béra'hot 47a ]
[selon Tossafot, on ne doit pas allonger son Amen trop longtemps. ]

Mayim a’haronim

L'importance de se laver les doigts après avoir mangé du pain (mayim a'haronim) : il faut garder à l'esprit que le Satan se tient juste à côté de la table et qu'il est capable d'exercer davantage d'emprise sur la personne au moment où elle mange, surtout si elle mange seule.
S'il y a trois personnes pour bénir avec le zimoun (un quorum), le Satan disparaît. Mais lorsqu'on se lave les doigts, on donne à Satan sa part, et il s'en va donc.
[rav 'Haïm Vital]

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-> Il ne faut jamais s’interrompre entre le lavage (ablution) des doigts (mayim a'haronim) et le Birkat Hamazon.
Un jour, une personne s’est plainte auprès de mon maître (le Arizal) d’avoir souffert pendant deux jours d’une douleur terrible aux épaules. Mon maître l’a regardé et lui a dit que cette douleur était due au fait qu’il avait interrompu le passage entre le lavage des doigts après le repas et le Birkat Hamazon en lisant un chapitre de la Michna.
Il avait ainsi enfreint la règle de nos Sages selon laquelle il faut prononcer la bénédiction immédiatement après s’être lavé les doigts ; dans ce cas, le mot Té'hef (immédiatement) s’est transformé en Katef (épaule) et il a ressenti de la douleur.
[rav 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot Ekev ]

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-> b'h, sur ce sujet de mayim a'haronim voir également : https://todahm.com/2025/04/07/le-sel-de-sodome

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+ Mayim A'haronim :

-> Mayin A'haronim, l'ablution des mains en fin de repas, est une obligation. [mayim a'haronim 'hova - Choul'han Arou'h 181,1]

Elle a été instaurée afin d'avoir les mains propres avant de réciter le birkat hamazone.
Et aussi, pour éliminer toute trace de sel de Sodome, qui est dangereux pour les yeux.
De nos jours, il est également à craindre que dans le sel de table se trouve un peu de sel de Sodome, ayant la même propriété de rendre aveugle.

Selon la Kabbala, la raison de cette ablution est de repousser les forces du mal (Kaf ha'Haïm 181,1).
Cette eau est très impure, on fera donc attention à ne pas se toucher son visage ou sa bouche avant de se sécher les doigts (Kaf ha'Haïm 181,1).

-> Celui qui méprise cette ablution verra ses jours raccourcis ('Hida dans Birké Yossef 181,7), sa subsistance (parnassa) sera diminuée (Aroukh haChoul'han 181,5) et il amènera sur lui des souffrances.
Le Yalkout Réouvéni rapporte que Iyov ne faisait pas cette ablution, et c'est ce qui lui attira toutes ses épreuves.

-> La halakha exige de laver les 2 premières articulations des doigts (Choul'han Arou'h 181,4) [et pour le pouce la 1ere (michna Broura 181,10)], mais il est bon de suivre l'avis de la Kabbala qui conseille de laver aussi la 3e articulation, celle qui est proche de la paume.
Malheureusement, certaines personnes méprisent cette halakha et mouillent à peine le bout des doigts, ce qui n'est pas valable selon le din (michna Broura 181,10).
Cependant, il ne faut pas non plus exagérer et se laver avec beaucoup d'eau, car cette eau selon la Kabbala est la part que reçoit le Satan.

-> Le 'Hida (Birké Yossef) rapporte les paroles de son grand-père, rabbi Avraham Azoulay, au nom du Talmud de Jérusalem, selon lequel celui qui ne s'interrompt pas entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone empêche le Satan de formuler toutes ses accusations relatives au repas écoulé.

-> On raconte qu'une fois une personne alla rendre visite au saint Arizal et lui confia qu'elle souffrait énormément de son épaule.
Le Arizal regarda son front [car sur le front de la personne sont inscrites toutes ses fautes] et lui répondit : "La source de ta souffrance est que tu t'interromps entre Mayim A'haronim et le Birkat Hamazone, immédiatement après le Mayim A'haronim il faut faire le Birkat Hamazone", et du fait que tu n'as pas accompli ce précepte, tu souffres de ton épaule qui est appelée en hébreu : "katéf" (כָּתֵף) [mêmes lettres que Tékéf (immédiatement - תכף)].
Il lui conseilla de ne plus jamais s'interrompre, et son mal guérit.
[Kav haYachar - chap.87]

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-> La mayim a'haronim (ablution fin du repas) ne doit pas éclabousser la nourriture ou les ustensiles de cuisine (Ora'h 'Haïm 181:2) [de même, on essaie de verser un minimum de cette eau pour ne pas donner des forces aux puissances maléfiques]. ]

Les bénédictions

+ Les bénédictions :

-> Peuple de l'exil, prenez soin de connaître votre D. et bénissez-Le 100 fois par jour, afin d'être bénis à travers elles. Car c'est grâce à ces bénédictions que nous vivons et subsistons dans l'exil.
Ecoutez-moi donc et ne les prenez pas à la légère.
[rav Ména'hem Lonzano - décédé en 1608 - dans le Shté Yadot ]

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-> Dans le monde à Venir, il n'y aura aucune limite à la récompense [pour avoir loué le nom d'Hachem].
Celui qui maudit Hachem est puni par lapidation (voir Emor 24,16).
[Or, selon Tossefta (Sotah 4,1) : "mérouba midat atov mimidat apour'anout al a'hat mé'hamech méot" - le rapport entre la mesure (mida) de bien et la mida négative est de un à 500 fois supérieur.]
La mida de bien est 500 plus importante que la mida négative, c'est pourquoi 500 fois de la vie doit être donnée pour chaque bénédiction (en opposition à une condamnation à mort par lapidation).
[Rokéach - parachat 'Hayé Sarah - chapitres 24, 27]
[on voit de là à quel point toute bénédiction est une occasion puissante d'obtenir de la source de vie. ]

-> Les 100 bénédictions protègent contre les 100 malédictions.
[Rokéa'h 320]

-> Depuis que nous avons fauté devant Lui, le Temple a été détruit, et il n'y a plus de Mizbéa'h (Autel) ni de korban (sacrifice), mais Hachem désire la paix avec nous, et c'est pourquoi Il nous a ordonné de réciter 100 bénédictions chaque jour, tout comme Il l'avait garanti à Avraham ...

Avraham a dit devant Hachem : "Maître du monde, fais-moi savoir par quel mérite mes descendants seront soutenus dans le monde".
Il lui a répondu : ""Prends pour Moi trois génisses" (Lé'h Lé'ha 15,9) et sacrifie-les comme korban devant Moi".
Avraham dit : "C'est bien pendant que le Temple existe, mais pendant les temps de destruction, qu'en sera-t-il pour eux?"
Hachem lui répondit : "Ils diront 100 bénédictions chaque jour, et je considérerai cela comme s'ils avaient apporté tous les korbanot devant moi".
[Rokéa'h - introduction au Sidour ]

[le Rokéa'h souligne que les 100 bénédictions correspondent aux 100 versets qui contiennent en eux tous les sacrifices. ]

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-> Lorsque l'âme veut descendre dans ce monde, Hachem lui fait jurer de respecter les mitsvot de la Torah et d'accomplir Sa volonté. Et Il donne à l'âme 100 clés, qui sont les bénédictions de chaque jour (où l'on remercie chaque fois Hachem).
[Zohar I,76b ]

-> La plus grande de toutes les mitsvot et le plus fort de tous les services [divins] est celui des bénédictions.
Car quiconque croit est tenu de bénir notre D. pour tout ce qu'Il a créé dans ce monde.
[rav Israël bar Yossef HaYisraeli (élève du Roch) - mitsvot Zémaniyot ]

-> La voie principale et primordiale de la avoda dans la Torah est de contempler la sagesse d'Hachem dans la création. C'est pourquoi nous prononçons la bénédiction "yatsar ét aadam bé'hokhma" (qui a créé l'homme avec sagesse), car l'homme peut voir Hachem de sa chair en voyant l'œuvre de sa création ... C'est pourquoi il doit Le remercier et Le bénir.
[Rachbatz - Magen Avot - chap.4 ]

-> La bénédiction de "chéakol niyé bidvaro" (tout [ce qui se passe] est selon Sa parole [rien ne peut se produire sans un décret d'Hachem]) adoucit la Rigueur et affaiblit la force du Satan.
C'est pourquoi de nombreux guédolim prenaient soin de réciter cette bénédiction avant de quitter ce monde.
[rabbi Chanoch Karlinstein ]