En raison de Sa compassion, Hachem ne commence pas par envoyer de punition sur la personne directement.
[midrach Vayikra rabba 17,4]

[pour nous éveiller au repentir, D. essaye d’abord de nous punir sur une petite chose, et ensuite il envoie une punition plus grave, espérant que nous recevions le message au plus vite.]

Dissimuler ses péchés ne porte pas bonheur. Celui qui les reconnaît et y renonce [par sa téchouva] obtient miséricorde.

[Michlé 28,13]

« Israël, c’est par toi que Je Me couvre de gloire » (Yéchayahou 49,3)

-> Hachem déclare que Sa source de fierté dans l’univers est Israël (les juifs).
[rav Nathan Scherman]

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-> Nos Sages (Tana déBé Eliyahou rabba 1,7) affirment : « Hachem est content de Sa part (saméa’h bé’helko) »
Pour le Gaon de Vilna, cela signifie que Hachem est content des juifs (qui s’appellent la part de Hachem) quelque soit leur niveau.

-> Le Arizal (16e siècle) dit à son élève rabbi ‘Haïm Vital que la grandeur d’âme ne dépend pas des actions comme les perçoit l’homme, car c’est Hachem qui sonde les cœurs.
Il disait qu’à son époque (il y a 500 ans, dans la ville sainte de Sfat!), une petite action vaut de nombreuses actions des précédentes générations, car l’impureté et le mal ont beaucoup augmenté à notre époque.

« Tous les gains d’une personne sont prédéterminés d’un Roch Hachana à l’autre »
[guémara Beitsa 16a]

-> Un riche marchand s’adressa au ‘Hafets ‘Haïm pour qu’il bénisse le succès d’une entreprise commerciale.
Le tsadik répondit : « Que la volonté de D. fasse que tu jouisses de l’argent qui était inscrit dans ton registre céleste à Roch Hachana et qui y a été scellé le jour de Kippour ».
L’homme riche fut déçu : « Qui a besoin d’une telle bénédiction puisque Hachem l’aurait accordé de toute façon? »

Le ‘Hafets ‘Haïm expliqua : « Te souhaiter plus qu’il ne te fut alloué à Roch Hachana et Yom Kippour est impossible. Mais prier pour que tu jouisses de ta part exacte est une grande chance.
Certains hommes sont mus par l’avidité et l’ambition d’augmenter leurs richesses … ils s’arrangent pour gagner beaucoup plus qu’il ne leur a été alloué à Roch Hachana.
Mais il ne leur est pas possible de le garder, car il ne leur a pas été donné par D.
Ils penseront que leur fortune leur cause bien du souci, car ils sont condamnés à de lourdes pertes pour être débarrassés de toutes les sommes qu’ils ont gagnées en trop et sans autorisation.
C’est pourquoi, la meilleure bénédiction est de gagner le montant exact, déterminé au début de l’année, pour pouvoir jouir de chaque centime, sans avoir à subir la plus petite perte financière! »

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-> Le ‘Hafets ‘Haïm dit également : « Quand quelqu’un me dit qu’il gagne sa vie, mais que ça ne lui ferait pas de mal de gagner un peu plus, je lui demande : « Comment sais-tu que ça ne te ferait pas de mal? »
Hachem a évidemment le pouvoir de donner plus d’argent à un homme. S’Il ne le fait pas, c’est que d’avoir plus d’argent ne ferait qu’empirer les choses! »

« Celui qui hait les cadeaux vivra » (Michlé 15,27)

-> Si un homme travaille ses midot jusqu’à haïr les présents, a fortiori il haïra le vol.
[Rachi – Michlé 15,27]

-> La guémara (Sota 47b) enseigne :
« Depuis que se sont multipliés les « preneurs », ceux qui acceptent facilement des dons, la durée de vie moyenne de la population a diminué, car ceux qui haïssent les dons vivront (plus longtemps) et ce qui chérissent les dons vivront moins longtemps. »

-> Le Rambam (Halakhot Zékhia) explique :
Les tsadikim et les hommes de mérite n’acceptent pas de dons d’autrui, car ils mettent toute leur confiance en Hachem et non pas aux généreux donateurs.
Ainsi, ils s’attacheront davantage au Créateur et « vivront », au sens noble du terme, dans ce monde-ci et dans le monde à venir.

Le Maguid Michné donne la raison qui a motivé le Rambam :
L’homme doit se satisfaire de ce qu’Hachem lui donne et ne doit pas rechercher de dons chez autrui pour des besoins superflus.
Donc le Rambam demanderait de haïr les dons pour le superflu et non pas pour le strict nécessaire.

-> Selon le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou – tome1,p.32) :
Lorsque Hachem a créé l’homme, il lui a confié 2 tendances : celle de prendre et celle de donner.
Dans tout acte, toute parole et même toute pensée, soit l’homme se dévoue et donne, soit il attire à soi tout ce qui est à sa portée et prend.
Or, Hachem a créé l’homme à Son image, et Il est le Donneur par excellence car il n’y a en Lui aucun manque.
Donc le verset : « Quiconque hait les cadeaux vivra », nous invite à être un donneur et non un preneur, afin d’imiter le Créateur donc l’attribut essentiel est de donner.

« Le feu du Géhinam n’a aucun pouvoir sur les disciples des sages (talmidé ‘hakhamim).« 

[rabbi El’azar – guémara ‘Haguiga 27a]

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=> Pourquoi le talmid ‘hakham entre-t-il dans le Guéhinam?

-> Il est évident qu’un sage qui n’aurait pas commis de transgressions n’entre pas au Guéhinam.
Cependant, ceux qui ont commis quelques transgressions dans ce monde-ci entrent au Guéhinam.
Le feu du Guéhinam les « nettoie » de toute « saleté » ou impureté, restée collée à eux dans ce monde-ci à cause de certains désirs corporels ou matériels, et ils seront protégés de toute brûlure.
[Anaf Yossef]

-> Les Talmidé ‘Hakhamim seront jugés dans le Guéhinam un court instant, le temps d’être purifié des quelques transgressions commises de leur vivant ; puis Avraham viendra les sortir du Guéhinam.
Ainsi, ils sont en contact avec le feu du Guéhinam, mais ils en sortiront indemnes, car ils en sortiront rapidement.
[Torat ‘Haïm – dans la guémara Erouvin 19a]

-> Le feu de la Torah étudiée par un talmid ‘hakham a le même effet purificateur, dans ce monde-ci, que le feu du Guéhinam dans le monde à venir.
Le talmid ‘hakham, qui est déjà purifié dans ce monde-ci, n’a donc pas à séjourner dans le Guéhinam.
Mais si sa purification est insuffisante dans ce monde-ci, son court séjour dans le Guéhinam complétera sa purification.
[rabbi Tsadok haCohen – Divré Sofrim (p.20)]

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=> Pourquoi le corps du talmid ‘hakham est-il comme du feu?

-> « Ma parole ne ressemble-t-elle pas au feu? dit Hachem » (Yirmiyahou 23,29).
Les paroles de Torah sont considérés comme du feu.

=> D’où apprend-t-on alors que le corps du talmid hakham est comme du feu?

Le Maharcha répond :
Du fait que ces paroles de Torah, comparées au feu, ont pénétré dans le corps de l’étudiant en Torah, son corps devient comme du feu.

De même, dans la guémara (Taanit 4a), Rabbi a interprété ainsi le verset de Yirmiyahou (23,29) : si un talmid ‘hakham « bouillonne », c’est le feu de la Torah qu’il a étudiée qui a provoqué cette chaleur « spirituelle » et ce zèle qui l’anime.

-> Le Ben Ich ‘Haï enseigne :
Tout discours de Torah, qu’un homme prononce par sa bouche, sort de son corps. Ainsi, la parole, la voix et l’haleine, associés aux paroles de Torah prononcées, sont désignées son corps.
Puisque dans le verset de Yirmiyahou (23,29), la parole de Torah est désigné : feu (éch), le corps de l’homme, au sens que l’on vient de définir, a donc le statut de « feu ».

A chaque fois qu’une personne est capable de dominer son yétser ara et de faire le bon choix, alors elle amène de la gloire à Hachem.

[Zohar – paracha Térouma]

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-> La guémara (‘Houlin 91a) dit que lorsque Yaakov se battait contre l’ange, la poussière de leur bataille s’élevait jusqu’au Trône Divin.
Certains commentateurs expliquent que Yaakov se battait contre son yétser ara, et l’odeur agréable de cette lutte s’élevait vers Hachem et Lui amenait de la satisfaction.

=> Lorsque l’on se bat contre notre yétser ara, il faut se focaliser sur le positif : nous renforçons la gloire de D. dans ce monde, et chaque miette d’effort que nous faisons s’élève jusqu’à Hachem et Lui apporte une satisfaction énorme, …

Certes c’est fatiguant de lutter contre notre yétser ara, mais plus on y mettra d’efforts, plus cela sera apprécié par D. et grandira encore davantage Son Nom!

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-> Lorsque Yaakov s’est battu contre l’ange d’Essav, il est écrit : « un homme [ange] lutta avec lui » (vayéavék ich imo – וַיֵּאָבֵק אִישׁ עִמּוֹ), et le mot : « vayéavék » (lutta – ויאבק) a la même guématria que : kissé hakavod (Trône de Gloire d’Hachem – כסא הכבוד) [en comptant le 1 du kollel].
[le Baal haTourim]

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-> b’h, également : http://todahm.com/2020/09/21/15139

Tout celui qui ment est considéré comme ayant jeté un Séfer Torah au sol.

[Tikouné Zohar – tikoun 22,p.68]

Il y a 3 fautes devant lesquelles le « rideau » [séparant ce monde de la Présence Divine] ne fait pas obstacle [et qui montent tout droit devant Hachem pour accuser l’homme].
[Il s’agit de] : causer du tort à son prochain, voler, et vouer un culte aux idoles.

[Rabbi Abahou – guémara Baba Métsia 59a]

A chaque fois qu’une punition doit s’abattre sur un juif, la Présence d’Hachem qui est en bas se place devant la punition pour la recevoir à sa place.
L’homme qui se trouve alors derrière la Présence Divine ne reçoit qu’un léger éclat, ou un échantillon de la punition qu’il aurait dû réellement recevoir.
C’est ainsi qu’agirait une mère pour son fils, et c’est ainsi qu’Hachem agit pour nous par cette Présence
(chékhina) qu’Il a laissée en bas.

[Zohar – sur méguilat Eikha]