Dans ce monde, on peut apaiser Hachem avec des paroles, à savoir la prière, et Le soudoyer avec l’argent, par des actes de tsédaka.

[Maharcha – guémara Béra’hot 28b]

[cela ne sera plus possible dans le monde futur, après notre mort, comme l’affirme rabbi Yo’hanan ben Zakaï dans la guémara (Roch Hachana 16b), où il y est également écrit : « La téchouva, la prière et la tsédaka annulent la rigueur du décret ».]

Agir est la chose principale, mais l’intention (kavana) [permet d’élever nos actions] à l’image des ailes d’un oiseau.

[Tanya – chap.38-40]

Afin d’en venir à aimer chaque juif, votre âme doit être plus importante que votre corps.
Le vrai amour se fait d’âme à âme.

[Tanya – chap.32]

Une personne peut penser que le but de son comportement est de sanctifier le Nom de Hachem, alors qu’en réalité son but est de sanctifier son propre nom.

[rav Israël Salanter]

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-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou vol.3) nous avertit que de nombreuses personnes pensent à tord qu’elles essaient d’amener de l’honneur à Hachem, alors qu’en réalité elles sont focalisées à obtenir du respect et de la reconnaissance pour elles mêmes.
Une telle personne est focalisée (consciemment ou inconsciemment) sur ce que le monde extérieur peut lui faire gagner (ex: des honneurs).
Celui qui désire véritablement créer du kiddouch Hachem a un autre indicateur : est-ce que mes actions sont en accord avec la véritable Volonté de D.

-> Il existe une seule définition juive du kiddouch Hachem (sanctification du Nom de D.) : vivre en accord avec les ordres de D., à la fois selon la lettre et selon l’esprit …
Pour en rester convaincu, nous devons avoir en tête les paroles de rabbénou Yona : « Mieux vaut subir des moqueries pendant toute sa vie sur terre que d’être raillé par Hachem fût-ce un seul instant dans le monde à venir. »
[rabbi Nathan Scherman]

[on peut avoir tendance à se créer le Hachem que nous voulons, pour mieux en venir à adorer notre égo.]

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-> « Aux yeux de l’homme, toutes ses voies paraissent droites, mais D. sonde les cœurs. » (Michlé 21,2)

-> Nos Sages (guémara 102b) rapporte que Achav était à la fois un frère (ach) de Hachem, et à la fois un père (av) de l’idolâtrie.
Cet exemple illustre à quel point nous pouvons en venir à se mentir à soi-même, en ayant des actions totalement opposées.

-> Il n’y a pas de plus grande faute que de penser que nous n’avons aucune faute.
[rabbi Sim’ha Bounim de Peshischa]

Il est plus bénéfique pour l’homme d’observer à l’intérieur et de voir ce qui se passe en lui [ex: ce qui lui permet de faire téchouva, de s’améliorer, de connaître ses forces/faiblesses], plutôt que de regarder aux cieux et de voir ce qui s’y passe.

[rav Shalom Schachne de Prohbisht]

Connais ton âme et tu connaîtras ton Créateur.

[Toldot Its’hak – Béréchit]

Procéder à une évaluation de soi-même fréquemment est la seule chose qui sauve un homme du Guéhinam.

[Ram’hal]

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-> Une personne qui n’étudie pas les ouvrages [juifs] d’amélioration personnelle (moussar) est considérée dans la même catégorie que quelqu’un qui a commis un suicide.
[rav Hillel de Kolomaya]

-> Selon nos Sages une des pires fautes est le suicide personnel : ce que l’on fait lorsque nous n’exploitons pas au maximum nos capacités personnelles, notre temps, …
[en effet, à chaque fois nous tuons une potentialité de vie octroyée par Hachem, en ne lui permettant pas d’exister réellement. On tue alors une partie de nous même!]

La guématria de « ich » (un être humain – איש) est de 311, qui est la même que le mot : rééou (autrui/ notre prochain – רעהו).
Nous voyons de là que c’est uniquement celui qui voit les besoins d’un autre juif et qui agit comme si c’était quelqu’un de proche de lui, qui mérite d’être considéré comme un homme honorable (un ich).

[rav Yossef ‘Haïm Sonnenfeld]

Les juifs par nature s’aiment les uns les autres, mais lorsque nous permettons à l’influence et aux mentalités du monde non-juif d’entrer dans le nôtre, alors nous commençons à agir comme eux, et cela va entraîner des sentiments de haine envers nos frères bien-aimés.

Ainsi, ce n’est pas le juif qui déteste un autre juif, mais plutôt le « non-juif » à l’intérieur d’un juif qui va haïr un autre juif.
[Divré Chaaré ‘Haïm]

[en effet : « C’est une halakha qu’Essav (les non-juifs) hait Yaakov (les juifs) » (midrach Yalkout Chimoni Bamidbar 722)
Ainsi, plus on laisse les influences non-juives s’installer en nous, plus on aura un partie importante de nous qui haïra les autres juifs!]

Le Guéhinam qu’on éprouvera dans le monde à venir pour nos fautes est le très douloureux embarras de faire face à la Vérité des erreurs de notre vie.

La guémara (Béra’hot 12) enseigne : « Celui qui commet une faute et qui en est embarrassé, est pardonné ». Le profond sentiment de honte est en soi une forme de Guéhinam.

[rabbi Tsadok haCohen de Lublin]