"Quelque soit le nombre de fois où vous tombez, continuez à vous relever"
[rabbi Moché de Kobrin]

<--->

-> Le rabbi de Kobrin expliquait à ses disciples :
Même si l'on trébuche et l'on tombe spirituellement, nous ne devons pas se décourager.
Immédiatement, on doit se relever et continuer notre chemin.
[Il illustrait cela par l'analogie ] d'un cavalier qui lorsqu'il tombe de son cheval, remonte toute de suite et reprend sa route.

[il peut être confortable de rester tranquillement dans la boue une fois au sol (se justifiant que l'on ne vaut rien, je me relevais plus tard, ...). Mais à l'image du cavalier, à la fin de notre vie on se rendra compte que nous avons parcouru moins que ce que l'on aurait pu faire, tout cela car on ne s'est pas relever immédiatement.
Il est humain de tomber spirituellement, mais de rester plus que nécessaire à sol c'est une faute!
C'est le sens du verset : "Le tsadik tombe 7 fois, et se relève ; mais les réchaïm sont effondrés par le malheur" (Michlé 24,16) ]

"Nous sommes tous pauvres en ce qui concerne l'honneur"
[rabbi Avraham Pam]

<--->

-> Toute personne, peut importe sa place dans la vie, a besoin de se sentir appréciée.
Ainsi, nous devons faire tout notre possible pour remercier, complimenter, et encourager autrui.
[c'est gratuit (ex: un sourire, un mot), et cela est tellement important puisque nous sommes tous pauvres en terme d'appréciation de soi, de valorisation, d'honneur.
De nos jours, il s'agit sûrement de la forme principale de tsédaka, puisque par là nous redonnons davantage de goût à la vie, de forces vitales pour bien agir. ]

"Aucune tristesse n'existe dans le monde pour celui qui reconnaît la lumière des lumières de la Vérité"
['Hazon Ich]

<--->

-> Rabbi Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - Pourim) explique cela :
Les deux lumières du bien et du mal doivent fusionner en une seule lumière, avec la conscience que tout ne provient uniquement que de la volonté d'Hachem, et que tout n'est finalement que pour notre bien.
Ainsi, une personne qui reconnaît clairement "la lumière des lumières de la vérité" n'éprouvera jamais de tristesse.

"Les jours nuageux de la vie annoncent une averse de bénédictions d'en-Haut"
[Noda biYéhouda - rabbi Yé'hezkel Landau]

<--->

-> selon le Noda biYéhouda, les nuages lourds sont en fait imprégnés d'une pluie bénie.
Comme le roi David l'écrit : "C’est lui [Hachem] qui couvre le ciel de nuages, prépare la pluie pour la terre, fait pousser l’herbe sur les montagnes" (Téhilim 147,8).
Nos périodes stressantes et incertaines s'avèrent souvent être des bénédictions déguisées.

"Tout le monde a un trésor dans son propre jardin [intérieur] pourquoi le chercher ailleurs"
[rabbi Bounim de Pshis'ha]

<--->

[on a une tendance à voir l'herbe plus verte ailleurs.
On regarde ce que les autres ont, et on en vient à s'imaginer que notre vie est manquante (ex: si seulement j'avais ça alors là je serai vraiment heureux! ).
Rabbi Bounim de Pshis'ha enseigne que de plutôt se focaliser sur la bonne chance des autres, nous devons regarder en nous. C'est là que nous découvrirons le trésor de notre vie.

(on a tendance à voir ce qui va chez les autres, et ce qui est manquant chez nous, faisant que l'on n'est jamais pleinement heureux.
Nous devons plutôt développer notre perception des belles choses que nous avons [même les simples], du cumul de "petites" bontés que Hachem nous accorde au quotidien, ...).
Notre joie de vivre provient de ce travail à faire attention à toutes ces trésors que nous avons. ]

Le corps a des vêtements aussi bien que l'âme a des vêtements.
Les vêtements de l'âme s'appellent les midot (traits de caractère).
[Malbim]

Faites de vos livres vos amis, laissez vos bibliothèques devenir vos vergers et vos jardins. Promenez-vous dans leurs terres, cueillez leurs roses.
[rabbi Yéhudah Ibn Tibbon - (1120-1190)]

Si la Torah nous oblige de retourner les objets perdus par autrui, combien à plus forte raison doit-on leur rendre leur âme!
['Hafets 'Haïm]

<--->

[le 'Hafets 'Haïm transmet l'idée que la Torah nous demande de rendre à notre prochain son agneau qui se serait perdu sur le chemin. A plus forte raison, nous devons avoir de la compassion lorsque nous voyons une âme juive perdue en dehors du chemin de la Torah, et la ramener sur la bonne route.
Ceux qui agissent ainsi font le commandement de la Torah : de ramener les enfants perdus d'Hachem dans Son troupeau.]

L'inspiration [spirituelle] c'est comme un éclair la nuit. Bien qu'il dure une seconde, au moins le voyageur peut maintenant être capable de trouver son chemin.
[l'Alter de Novardok]

<--->

-> Il explique que lorsque l'on participe à un puissant cours, qu'on lit une histoire émouvante, qu'on se sent exalté dans notre prière, ... est-ce que cet impact va rester avec nous longtemps?
Probablement non!
L'Alter de Novardok assure que ces éclairs de clarté [de la Vérité] ne sont pas vains. De telles étincelles d'inspiration, aussi fugaces qu'elles peuvent l'être, sont en réalité des éclairs qui nous guident sur le chemin [de notre vie], nous fournissant une direction vers laquelle aller de l'avant.
[à l'image d'un éclair dans l'obscurité, qui un bref instant va nous permettre de repérer où se trouve la suite du chemin, quelles sont les vraies priorités/directions dans ce monde obscure de l'exil.]

Si vous aimez chaque juif de tout votre cœur et de toute votre âme, alors vous aussi, vous devenez un conduit pour bénir autrui.
[rav Ben Tsion Abba Chaoul]

[ce géant de la Torah expliquait que sa puissance à bénir provenait de son amour envers autrui. Plus on se travaille à aimer tout autre juif (même quand cela n'est pas évident), plus le pouvoir de nos bénédictions sera important.]