La signification du Michkan

+ La signification du Michkan :

-> 1°/ La Création du monde :

La fabrication du Michkan était comparable à la Création de la terre, du ciel et de l’univers tout entier.

– le 1er jour = « rideaux de laine de chèvre » <==> lorsque D. forma l’univers, il est dit : « Il étendit le ciel comme un rideau » (Téhilim 104,2) ;

– le 2e jour = « la cloison de tissu fera séparation pour vous entre le sanctuaire et le Saint des saints » (v.26,33) <==> « Qu’il y ait une étendue au milieu de l’eau et qu’elle sépare entre l’eau [d’en haut] et l’eau [d’en bas] » ;

– le 3e jour = « Tu feras un bassin de cuivre et son socle en cuivre, et tu y mettras de l’eau » (v.30,18) <==> « Que les eaux se rassemblent ».

– le 4e jour : « Tu feras ses lampes » <==> « Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel » (Béréchit 1,14) ;

– le 5e jour : Hachem ordonna d’apporter dans le Michkan des sacrifices d’animaux et d’oiseaux <==> « Que les eaux pullulent de créatures vivantes et que les oiseaux volent » (Béréchit 1,20) ;

– le 6e jour : dans le Michkan, Hachem ordonna d’oindre le Cohen Gadol pour qu’il Le serve <==> « Hachem créa l’homme à Son image » (Béréchit 1,27) ;

– le 7e jour : « Tout l’ouvrage du Michkan de la tente d’audience fut achevé » (v.39,32) <==> « le 7e jour Hachem acheva ».

A propos de la fin de l’édification du Michkan, il est écrit : « Moché les bénit » (v.39,43) <==> lorsque le monde fut créé : « Hachem bénit le 7e jour » (Béréchit 2,2).

De même, concernant le Michkan : « Il l’oignit et le sanctifia » (Bamidbar 7,1) <==> après la création : « Hachem … le sanctifia » (Béréchit 2,3)

-> Hachem fit du ciel et de la terre Ses témoins, comme Il le dit : « J’ai pris le ciel et la terre à témoin pour vous » (Dévarim 4,26).
En conséquence, si les juifs se rebellent contre Hachem en n’étudiant pas Sa Torah et en n’observant pas Ses commandements, le ciel et la terre sont les 1ers à les punir, car il est écrit : « La main des témoins sera la 1ere contre lui pour le tuer » (Dévarim 17,7).
Le ciel punit l’homme en ne faisant pas tomber la pluie et la terre en ne produisant pas sa récolte.

Lui aussi, le Michkan représentait un témoin contre les juifs, comme il est écrit : « Voici les comptes du Michkan, le Michkan de Témoignage » (v.38,21).
Le Michkan, et par la suite le Temple qui le suivit, avait le rôle de témoins.
Si les juifs se rebellaient contre Hachem et n’observaient pas Ses commandements, le Temple leur serait pris comme gage (machkon).
Ce fut le cas à 2 reprises. En effet, le 1er et le 2e Temples ont été détruits car les juifs s’étaient rebellés contre Hachem. [Rabbénou Bé’hayé]

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-> De même que le Michkan correspond à la Création et fait allusion à l’ensemble du monde, il inclut toute la Torah.

L’expression « faire », sous ses diverses formes grammaticales, est répétée à 248 reprises depuis le verset : « Il me feront (assou li) un sanctuaire (mikdach) » (Térouma 25,8) [jusqu’à la fin du Séfer Chémot].
Les seules expressions non comprises dans ce compte sont celles qui dénotent un délit, tel la fabrication du veau d’or, par exemple : « Allons, faisons-nous un dieu » (v.32,1), ainsi que tous les termes « faire » depuis ce verset jusqu’à : « et Je saurai quoi faire à votre sujet (v.33,5) ne sont pas pris dans ce décompte.

Cela est en parallèle aux 248 commandements positifs de la Torah et aux 248 membres du corps humain.
Ceci nous enseigne qu’un homme observant la Torah maintient l’existence du monde et du Mikdach.
Sinon, il ruine le monde et provoque la destruction.

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On peut également rapporter que selon le Yalkout Chimoni :
– les tentures de mohair = symbolisaient le ciel et la terre ;
– le bassin et son socle = représentaient les mers et les rivières ;
– l’autel et ses sacrifices = correspondaient aux animaux ;
– l’autel d’encens = symbolisaient les plantes et les remèdes ;
– la Ménora = correspondait au soleil et à la lune, tandis que ses 7 lampes représentaient les 7 corps célestes : Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Vénus, Mercure et la Lune.

[cela nous enseigne que la fabrication du Michkan était comparable à la Création de la terre, du ciel et de l’univers tout entier. (à disposition pour que l’homme vienne tout sublimer!)]

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-> 2°/ Le corps humain :

Le Rambam écrit à son fils :
Sache que le Mikdach fait allusion au corps de l’homme.

– l’Arche sainte = la partie la plus interne, représente le cœur qui est la partie la plus interne du corps.
L’Arche était l’élément essentiel du Mikdach parce qu’elle contenait les Lou’hot.
De même, le cœur humain est l’organe essentiel du corps : la source de sa vie, de sa connaissance et de sa compréhension.

– les ailes des chérubins étendues au-dessus de l’Arche font allusion aux poumons.
Situés au-dessus du cœur comme des ailes, ils lui fournissent de l’air.

– la Table dans le Mikdach, représente le ventre de l’homme.
De même que la nourriture et la boisson sont placés sur la table (choul’han), l’estomac est empli de la nourriture et de la boisson consommées par l’homme, cet organe les distribue aux autres parties du corps.

– La Ménora correspond à l’esprit. Comme la Ménora donne de la lumière, l’intellect humain illumine le corps entier.
Les 3 branches qui s’étendaient de son fût central, sur chaque côté, rappellent les 3 membres qui s’étendent de chaque côté du corps : l’œil, l’oreille et la main.
L’intellect dirige ces 3 parties du corps.

– l’Autel d’encens fait allusion au sens de l’odorat.

– l’Autel des sacrifices correspond aux intestins qui digèrent la nourriture.

– le rideau couvrant le Tabernacle fait allusion au diaphragme, semblable à une barrière entre les différentes parties du corps.

– le bassin désigne l’humidité et les liquides du corps.

– les tentures de laine de chèvre font allusion à la peau qui recouvre le corps humain.

– les poutres du Mikdach correspondent aux côtés.

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-> Selon le Yad Yossef (Térouma), le Rambam désirait enseigner à son fils la chose suivante :
Aujourd’hui, en l’absence du Michkan où la Présence Divine puisse reposer, un homme qui se conduit comme un bon juif et se lie à Hachem peut faire reposer sur lui-même la Présence Divine.
En effet, le corps humain ressemble au Michkan dans tous ses détails.

« Son abri était à Shalem et Sa résidence à Sion » (Téhilim 76,3)
En hébreu, le mot « Shalém », véhicule l’idée de perfection, de totalité.
Le verset veut dire que la résidence de Hachem est dans le Temple à Sion. Cependant, si un homme est parfait (Shalém), qu’il agit convenablement et s’attache à D., la Présence Divine repose sur son corps. [midrach Bamidbar rabba Nasso 13]
[…]

-> Dans cette paracha, l’expression « comme Hachem l’a ordonné à Moché » apparaît 18 fois depuis le verset : « Et avec lui se trouvait Aholiav fils d’A’hissamakh » (v.38,23) jusqu’à la fin du Séfer Chémot.
Le verset précédent est le seul qui ne soit pas inclus dans ce compte (v.38,22), car il comprend l’ouvrage entier.

[D’après le Yeffé Toar] les 18 commandements relatifs au Michkan correspondent dans le corps humain, aux 18 vertèbres de la colonne vertébrale.
=> Ceci nous enseigne que la Présence Divine repose principalement en l’être humain et non dans le bois du Michkan.

Nous apprenons également qu’il faut observer les commandements divins de toutes ses forces et avec toutes les parties de son corps, comme il est écrit : « Tout mon être dira : ‘Hachem! Qui est comme Toi!' » (Téhilim 35,10).
Lorsqu’un homme loue Hachem et observe un commandement, il doit le faire en y investissant tous ses membres.
[Méam Loez – Pékoudé 40,38]

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-> Puisque le Mikdach et ses ustensiles font allusion à l’homme et à ses membres, nous devons veiller tout particulièrement à ne pas rendre notre corps impur en commettant des fautes ou même en ayant la pensée de peut-être en commettre.

De même, il faut veiller à la pureté des aliments qu’on mange car comme le disent nos Sages : « Il est écrit : ‘Vous vous rendrez impur par eux », ne lis pas impur mais obstrué, car la consommation d’aliments impurs rend l’âme de celui qui en consomme obstruée ».

A plus forte raison, l’homme doit se garder de rendre son cœur impur en laissant pénétrer des mauvaises pensées, car son cœur correspond au Saint des saints qui contenait les Lou’hot, le kaporét et les kérouvim.
Il doit essayer de purifier et de sanctifier son cœur afin qu’aucun soupçon de mauvaise pensée, d’orgueil ou d’envie n’y pénètre.

Son cœur doit être soumis devant Hachem, à l’image des Lou’hot brisées qui se trouvaient dans l’Arche, et enfin il doit remplir son cœur de Torah et de mitsvot afin de mériter que la Présence Divine réside en lui.

« Voici les comptes (élé pékoudé) du Michkan, le Michkan du témoignage (haédout), établis sur l’ordre de Moché par les Lévi’im, sous la responsabilité d’Itamar, fils de Aharon haCohen » (Pékoudé 38,21)

-> Le Michkan est appelé ici : « le Michkan du témoignage », car il témoigne du fait que Hachem s’est réconcilié avec les juifs et leur a pardonné la faute du veau d’or.
La preuve en est qu’Il laissa Sa Présence reposer parmi eux.

Les nations du monde croyaient la faute du veau d’or irréparable.
Après tous les bienfaits et les miracles que Hachem avait accomplis pour les juifs, ceux-ci avaient eu l’audace de se rebeller contre Lui!
Les nations dirent : « Les juifs ont commis un délit extrêmement grave. Comment D. leur pardonnera-t-Il jamais? »
Mais elles constatèrent que Hachem leur ordonna de fabriquer le Michkan, une résidence sainte qui indiquait que Hachem désirait faire résider Sa Présence parmi les juifs.

Il est écrit : « Ils Me feront un Michkan et Je résiderai parmi eux » (Térouma 25,8).
Les nations constatèrent que la Présence était descendue sur le Michkan et elle virent le feu qui l’entourait.
Elles comprirent que Hachem s’était réconcilié avec Israël et lui avait pardonné la faute du veau d’or.
[…]

Les nations accusèrent les juifs d’avoir fabriqué le veau d’or. Hachem ordonna donc à Son peuple de commencer par apporter de l’or pour le Michkan.
Cela prouvait que l’or avec lequel le veau d’or fut fabriqué n’appartenait pas aux juifs mais au érev rav.
La Torah y fait allusion lorsqu’elle désigne le Michkan sous le nom de : « Michkan du témoignage » (Michkan haédout), car il témoignait que Hachem avait pardonné la faute du veau d’or aux juifs.

Le Michkan porte le nom de « Michkan du témoignage » pour une raison supplémentaire : il tenait lieu de témoin et d’avertissement que si les juifs fautaient à nouveau, il leur serait enlevé et détruit.
Le mot hébreu : « michkan » a la même racine que le terme « machon » : un gage.
En effet, si l’on ne rembourse pas un prêt, le gage est gardé.

« Voici les comptes du Michkan », le Michkan (Machkon) du Témoignage » = C’est comme si la Torah disait : « Voici les comptes du Michkan, le « gage » du témoignage ».
Si un homme prête de l’argent en contrepartie d’un gage et que l’emprunteur ne peut s’acquitter de sa dette, le créancier garde le gage jusqu’au remboursement.
De même, lorsque les juifs fautent, Hachem envoie les nations prendre le Michkan (ou plus tard le Temple) comme gage.
Le Temple est détruit jusqu’à ce que les juifs se repentent totalement. [Yeffé Toar – Térouma]

La section commence par les mots : « Voici (élé) les comptes du Michkan ».
Hachem dit aux juifs : « C’était par les mots « élé » que : ‘Voici (élé) tes dieux, Israël' » (Ki Tissa 32,4).
En employant le mot : « élé », ils provoquèrent Mon courroux, c’est donc par le mot « élé » que vous vous réconcilierez avec Moi afin d’expier votre faute. »

« Voici (élé) les comptes du Michkan » = les juifs reçurent à présent le pardon par le terme « élé » qui désignait leur faute.

[on apprend de là que toute faute, même la pire à l’image du veau d’or, peut être pardonnée si l’on fait une téchouva sincère et totale!]
[…]

Les juifs offrirent 13 matériaux, prouvant ainsi que Hachem est Un dans le monde
En effet, le mot hébreu voulant dire : Un (« é’had » – אחד), a une valeur numérique de 13.

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-> Lorsque la Présence Divine reposait parmi les juifs, dans le Michkan, dans le 1er et 2e Temple, la situation était semblable à une union conjugale.
Le jour où la Présence Divine pénétra dans le Michkan était comparable à un jour de noces.
[Méam Loez – Pékoudé 40,38]

-> « Voyez combien Hahem aime Israël! Il nous a donné Sa Présence et Sa couronne [faite par le peuple juif] …
Sa couronne représente le Michkan : de même qu’un diadème est orné de nombreuses pierres précieuses aux splendides couleurs, ainsi le Michkan était décoré de laine bleu ciel, pourpre, carmin et de lin blanc.
[Méam Loez – Pékoudé 40,38]

« [Ainsi] fut achevé tout l’ouvrage du Michkan … et les enfants d’Israël avaient fait selon tout ce que Hachem avait ordonné à Moché » (Pékoudé 39,32)

-> Ce verset, ne devrait-il pas tout d’abord dire ce qu’ils ont été ordonnés de faire, et ensuite que le Michkan a été achevé, et non l’inverse?

Le Alshich haKadoch (Torat Moché) répond que de nombreux aspects de la construction du Michkan étaient ignorés des juifs, Hachem devant les compléter Lui-même.
Malgré cela, D. leur donne le mérite comme s’ils l’avaient entièrement eux-mêmes.

=> Ainsi : « fut achevé tout l’ouvrage » par Hachem, et malgré cette réalité : « ils avaient fait selon tout ce que Hachem avait ordonné » = ils ont reçu le mérite pour la totalité du travail.

[=> dans la spiritualité, nous devons faire de notre mieux, et Hachem se chargera alors de compléter ce qu’il manque. Au final, Il nous créditera pour la totalité!]

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-> Rachi (v.39,33) commente : « Aucun homme au monde n’aurait été capable de monter le Michkan, étant donné le poids des planches, que nul n’aurait pu dresser …
Moché a dit à Hachem : « Comment pourrait-on le monter de la main d’un homme? »
D. lui a répondu : « Charge-t’en de ta propre main, et ce sera comme si c’est toi qui le montais! »
En fait, le Michkan s’est monté et dressé de lui-même. »

-> « Notre devoir est seulement d’agir. Quant à la réalisation et à ses résultats, ils sont du ressort de Hachem.
Quand il nous incombe de faire une chose, notre rôle n’est pas de l’amener à sa réalisation, mais simplement d’agir! »
[‘Hafets ‘Haïm]

=> Avec le Michkan, même si l’édification était humainement impossible, Moché n’en était pas pour autant dispensé d’agir. Et dès qu’il se mit à l’oeuvre, D. intervint et paracheva son action.
Bien qu’en fin de compte, le Michkan fut érigé de lui-même, le mérite en revint néanmoins à Moché précisément en vertu des efforts engagés.

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« Vinrent tous les hommes portés par leur cœur, et tous ceux que leur esprit avait porté à la générosité » (Vayakel 35,21)

-> « portés par leur cœur » = cela désigne les personnes venues exécuter les travaux de tissage, de couture, de construction, … nécessaire à l’édification du Michkan.

Les conditions de vie (en esclavage très difficile) en Egypte, n’avaient pas permis la formation d’artisans parmi les enfants d’Israël, personne ne les avait formés et ils n’avaient eu aucune possibilité de développer leur talent.
Malgré ce manque évident de qualification, certains d’entre eux, sentant qu’ils possédaient des aptitudes naturelles, « portés par leur cœur », ont senti le désir de se porter volontaires pour entreprendre ces diverses tâches, confiants dans le fait que D. les aiderait au mieux à accomplir Sa volonté.
[le Ramban]

-> Selon le rav Yérouh’am Lévovitz, il en est de même dans tout comportement en l’honneur d’Hachem, lorsque nous ne possédons ni les talents, ni les capacités nécessaires pour réaliser cette tâche.
En effet, si nous témoignons de notre profonde motivation et de notre envie de réussir un projet pour la gloire de Hachem, alors nous avons la certitude de recevoir les bénédictions d’une aide Divine et de la réussite, d’une façon qui dépasse nos rêves les plus fous!

-> A ce sujet, le ‘Hafets ‘Haïm (Vayakél 36,2) disait : « En spiritualité, il faut témoigner de son désir et de sa volonté du cœur, et alors nous aurons les capacités pour atteindre les buts spirituels. »

Il donne l’exemple suivant : si quelqu’un désire dominer un traité talmudique particulier, en étant prêt à y investir les efforts nécessaires, alors Hachem va lui accorder une bénédiction du Ciel, et il aura alors les capacités dont il aura besoin pour l’acquérir.

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Selon le Ohr ha’Haïm haKadoch, il y avait 2 types de donateurs :
-> les plus nobles, ceux qui étaient « portés par leur cœur » à donner au-delà de leurs moyens ;
-> et les autres, ceux que « leur esprit avait porté à la générosité », de bon cœur, dans la mesure de leurs moyens.

Questions/Réponses – paracha Vayakél & Pékoudé

+ Questions/Réponses – paracha Vayakél & Pékoudé :

1°/ Sur la paracha Vayakel :
Rachi (Vayakél 35,27) rapporte que le mot : « princes » (nési’im – נְּשִׂאִם) est écrit sans les 2 « youd » qui devraient normalement y figurer (נשיאים).
Cette anomalie constitue un reproche implicite pour ces illustres personnalités, qui n’ont apporté leurs dons qu’une fois que tous les autres matériaux aient été fournis, en comblant alors la totalité du manquant à donner.
En effet, la réponse du peuple a été si généreuse qu’il ne restait presque plus rien à offrir.

C’est donc pour sanctionner leur « paresse » à apporter immédiatement leurs dons que la Torah orthographie incomplètement leur nom.
[lors de l’inauguration du Michkan, ils n’ont pas reproduit cette erreur en apportant immédiatement leur offrande]

=> Pourquoi est-ce particulièrement la disparition de la lettre « youd »?

-> Le Kli Yakar explique que les Nési’im ont fait preuve d’arrogance en se déclarant capables de fournir quoique la nation entière n’aurait pas réussie à donner.

Hachem dit : « Des yeux hautains et un cœur enflé d’orgueil, je ne puis les supporter » (Téhilim 101,5), et c’est pour cela qu’Il a retiré la lettre youd, qui est la seule lettre de Son Nom qui est présente dans leur titre de : « Prince » (Néssi’im), faisant allusion qu’Il ne réside pas avec les orgueilleux.

[de même : « L’orgueilleux repousse les pieds de la présence divine. Hachem dit à son sujet : Moi et lui, nous ne pouvons demeurer ensemble! » – guémara Sotah 4b]

-> Le ‘Hidouché haRim enseigne que la 1ere faute des Nési’im était de s’être séparés de la communauté, en acceptant de donner qu’une fois que tout le monde aura déjà contribué.
=> En raison du fait qu’ils se sont séparés de la communauté juive, la lettre youd, qui symbolise : Israël (ישראל – Bné Israël = les juifs = yidden), s’est également séparé de leur titre.

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-> Le rav Zev Leff répond que les Nési’im ont mal compris tout l’objectif de donner au Michkan.
Ils pensaient à tord que Hachem avait besoin de ces contributions, et qu’ils viendraient ensuite offrir ce qu’il manquait.
Mais en réalité Hachem n’avait [personnellement] absolument pas besoin de ces objets, qui n’étaient que des opportunités offertes aux donateurs de se purifier et de s’élever.

[Hachem n’a besoin de rien. Lorsqu’Il nous demande un petit quelque chose, c’est en réalité une façon de nous donner le maximum en nous retirant la honte de tout recevoir gratuitement (le « pain de la honte »!).]

Ecrit avec un youd, le titre : נשיאים connote : « ceux qui portent ».
Ecrit sans le youd, les voyelles peuvent être réarrangées et former : « ceux qui sont portés ».

=> Le retrait du youd met en avant le fait que bien qu’ils pensaient porter le Michkan en comblant les manques, en réalité c’étaient eux qui étaient portés par le biais du mérite de la mitsva.

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-> Le Gaon de Vilna donne la réponse suivante :
Sans aucun doute, de manière consciente les nési’im avaient l’intention de faire la meilleure chose, et ils s’engageaient même à apporter une éventuelle donation très importante (on donnera le montant qu’il manquera, quelqu’il soit!).
Cependant, profondément en eux, dans leur inconscient, leur motivation était moins pure et ils espéraient que le peuple donnerait la totalité de la somme requise, les laissant alors libres de toute obligation pratique, tout en ayant fait une proposition théorique très généreuse.

Pour prouver cela la Torah a retiré un « youd » de leur nom, car le « youd » est la seule lettre qui lorsqu’elle en est absente, passe inaperçue, puisque le mot est prononcé exactement de la même façon (avec et sans).

=> De la même façon, cela indique que leur défaut était d’une nature telle que, eux-mêmes n’en avait pas conscience, bien que présent dans leurs calculs.

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2°/ Sur la paracha Pékoudé :
Le midrach (Tan’houma 7) enseigne que Moché a tenu une comptabilité précise de l’utilisation de tous les matériaux qui avaient été donnés pour le Michkan, car certains juifs ont demandé où est-ce que l’ensemble de leurs biens ont pu partir, et si Moché n’en avait pas pris une partie pour lui.

=> Pourquoi une comptabilité similaire n’a-elle pas été réalisée par Aharon, qui a également pu collecter un montant important d’or pour ne réaliser qu’un petit Veau d’or?
[d’ailleurs la quantité d’or donnée pour le Michkan venait en réparation de celle investie pour la faute du Veau d’or]

-> Le rav Méïr Shapiro suggère ironiquement que la nature humaine est telle, que c’est uniquement lorsque l’on donne de l’argent pour des causes charitables et dans le but de réaliser une mitsva, que l’on va être très pointilleux, suspectant ceux qui s’en occupent et leur demandant des comptes précis.

-> Le rav Zalman Sorotzkin explique qu’au fond dans le cœur de tout juif, il y a un désir ardent de toujours faire la volonté de Hachem.
Ainsi, lorsque l’on donne à une cause élevée comme l’était le Michkan, nous voulons que le moindre centime de notre contribution soit utilisé pour cet objectif (j’ai envie de réaliser la mitsva au maximum!), et c’est pourquoi ils ont demandé des comptes pour s’assurer à eux-mêmes que c’était bien le cas.
[il n’y avait aucune remise en cause de l’intégrité de Moché, mais plutôt un besoin d’entendre verbalement que leurs fonds étaient tous utilisés au mieux!]

Lorsque le yétser ara parvient à tromper quelqu’un en lui faisant donner à des causes pas très cachères, comme le Veau d’or, en réalité son être intérieur pleure son erreur, et c’est pour cela qu’il ne demande aucune preuve concernant l’utilisation de son argent.
D’ailleurs secrètement, il espère que celui qui a pris son argent va en garder pour lui-même, car cela va permettre de diminuer l’ampleur de la faute.

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3°/ Sur la paracha Pékoudé :
En ce qui concerne le Tsist (la Plaque frontale?) du Cohen Gadol, la Torah déclare : « ils y écrieront dessus : Kodéch l’Hachem (קֹדֶשׁ לַיהוָה) » (Pékoudé 39,30).
Pourquoi était-il nécessaire d’avoir plusieurs personnes pour y inscrire seulement 2 mots?

-> Selon les Mochav Zékénim, c’est parce qu’un des 2 mots inscrits était le Nom Saint de Hachem, et qu’il était nécessaire de l’écrire en présence de 10 hommes.

D’ailleurs ces commentateurs ajoutent qu’à chaque fois qu’un scribe écrivait le Nom Divin, comme pour les téfilin, mézouzot et Séfer Torah, il devait d’abord se tremper au mikvé et ensuite l’écrire avec la présence d’un minyan.
Cependant, le rav Moché Sternbuch note que cet avis est plutôt original, dans le sens où il n’est rapporté dans aucune autre source, ou par une autorité de la loi juive.

« Comme Hachem l’avait ordonné à Moché » (Pékoudé 40,21)

-> Le Baal haTourim fait remarquer que la Torah insiste sur le fait que chaque aspect de la construction du Michkan a été fait exactement comme Hachem l’avait demandé à Moché.
C’est ainsi que les termes : « Comme Hachem l’avait ordonné à Moché » sont utilisés à 18 reprises dans la paracha Pékoudé, en allusion aux 18 bénédictions que nous récitons dans la amida de chacune de nos 3 prières quotidiennes.

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-> « Pour quelle raison est-il répété à de nombreuses reprise : « Comme Hachem le lui avait ordonné » ?

Parce que les Bné Israël, en voyant que Moché ne construirait rien avec eux, commencèrent à le soupçonner : « Se pourrait-il que D. n’ait prescrit à Moché qu’un ouvrage rudimentaire, et que ce soit lui qui nous ait entraînés dans tout ce labeur?

Hachem répondit donc : « Parce que vous avez soupçonné Moché, J’inscris Mon Nom sur tous les ouvrages que Je lui ai ordonnés. »
C’est pourquoi il est écrit à chaque fois : « Comme Hachem le lui avait ordonné. »
[…]
En combien de mois l’ouvrage du Michkan fut-il achevé?

Rav Chmouël bar Na’hman dit : En 3 mois, Tichri, ‘Hechvan, et Kislev.
Il resta démonté pendant les mois de Tévet, Chvat et Adar, et c’est le 1er Nissan qu’on l’érigea.
[…]
Pourquoi ne fut-il pas érigé immédiatement?

Parce que Hachem voulait associer la joie du Michkan à celle du jour où Its’hak naquit.
[…]
Mais les railleurs de la génération persiflaient et se moquaient en disant : « Voilà l’oeuvre du Michkan achevée, et on ne l’érige toujours pas! »

Mais ils ignoraient les pensées et les conseils de Hachem.
C’est à ce sujet que le roi David déclara : « Qu’elles sont grandes Tes œuvres, ô Hachem, infiniment profondes Tes pensées! L’homme dépourvu de sens ne peut savoir, le sot ne peut s’en rendre compte! » (Téhilim 92,5-7). »

[midrach Tan’houma Pékoudé]

« Voici les comptes du Michkan, Michkan de Témoignage, qui furent établis sur l’ordre de Moché » (Pékoudé 38,21)

-> La double répétition du terme : « Michkan » symbolise l’existence de 2 Michkan : un au Ciel et un sur terre.

Le mot « Michkan » provient du mot : « Moché’h », qui signifie : « tirer de », indiquant que le Michkan d’en-bas tire sa puissance et sa sainteté du Michkan d’en-haut.
[Rabbénou Bé’hayé]

-> « Est-ce qu’il existe vraiment une Jérusalem Céleste [qui correspond à la ville de Jérusalem sur terre et à son Temple]?
Oui c’est le cas.
[…]
Hachem a dit : Je n’entrerai pas dans la Jérusalem céleste, tant que je ne retourne pas au Jérusalem terrestre [au moment de la guéoula]. »
[guémara Taanit 5a]

[dans le Ciel tout est prêt pour le 3e Temple, qui n’attend plus que notre comportement pour descendre immédiatement de nouveau sur terre.]

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-> Rachi commente : La répétition du mot : « Michkan » fait allusion à sa prise en gage (machkan) [par Hachem], lors des 2 destructions [du Temple] à cause des fautes d’Israël.

-> Dans le texte nous avons : « aMichkan, Michkan aédout » (du Michkan, Michkan de Témoignage – הַמִּשְׁכָּן מִשְׁכַּן הָעֵדֻת)

Rabbénou Bé’hayé de développer :
– Michkan (משכן) = guématria de 410, qui correspond à la durée d’existence du 1er Temple ;
– aMichkan (המשכן) = guématria de 415 + 5 (selon le principe permettant d’ajouter le nombre de lettres du mot) = 420 = la durée du 2e Temple ;
– aédout (העדת) = guématria de 479 = le Michkan a été construit durant la 2e année suivant la sortie d’Egypte, et il a duré pendant 479 années jusqu’à ce que le roi Salomon bâtisse le 1er Temple.

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-> La guémara (Yoma 21b) rapporte 5 choses qui étaient présentes dans le 1er Temple, mais pas dans le 2e :
– le Aron (l’Arche) avec les Lou’hot à l’intérieur ;
– le Ner Tamid (la faculté du feu des sacrifices à se brûler constamment et surnaturellement) ;
– la présence divine n’est pas revenue ;
– la prophétie a été perdue ;
– le Ourim véToumim, le ‘Hochen du Cohen Gadol avait perdu sa capacité à répondre aux questions en s’éclairant miraculeusement.

-> « élé pékoudé aMichkan (המשכן), Michkan (משכן) aédout »

Selon le ‘Hatam Sofer :
– on a : המשכן = le Michkan avec la lettre « hé » (ה) au début, faisant allusion au 1er Temple qui possédait 5 choses en plus ;
– puis : משכן = c’est relatif au 2e Temple, dans lequel il manquait ces 5 éléments.

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-> A partir de cette répétition, Rachi affirme que les Temples ont été détruits comme gage, suite aux fautes d’Israël.
Pourtant, la Torah (Ki Tétsé 24,6) interdit de prendre en gage ce qui est vital pour l’existence d’une personne.
=> Comment Hachem a-t-il pu nous reprendre les 2 Temples, qui sont notre cœur et notre âme, lieux de focalisation de toute la vie juive! Comment D. a-t-Il pu les utiliser comme gages?

Selon le rabbi Avraham Twerski, la réponse est douloureuse mais réelle : est-ce que dans notre vie quotidienne nous ressentons que nous ne pouvons pas vivre sans le Temple?

Si nous les avons perdus, c’est parce que nous ne les apprécions pas suffisamment.
Si à nos yeux, ils auraient été vitaux, véritablement indispensables à notre vie, alors Hachem n’auraient jamais pu nous les retirer.

=> Ainsi, c’est à nous de jouer, en témoignant à Hachem par nos prières, nos larmes, … à quel point nous avons besoin du Temple, à quel point il est crucial à notre existence même.
Alors, nous avons la certitude que Hachem nous le rendra immédiatement, car halakhiquement un gage sur un objet vital est interdit!

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-> Le rav Zalmeleh de Volozhin fait un commentaire similaire.

La Torah (Michpatim 22,26) enseigne que si nous prenons à l’emprunteur un objet en gage sur le montant prêté, comme un habit, il faut lui retourner avant le coucher du soleil afin qu’il puisse s’en servir.
Il est écrit (v.26-27) : « Si tu saisis, comme gage, le manteau de ton prochain, au soleil couchant tu devras le lui rendre. Car c’est là sa seule couverture, c’est le vêtement de son corps, comment abritera-t-il son sommeil? Or, s’il se plaint à moi, je l’écouterai, car je suis compatissant. »

=> Il en découle que si Hachem a pu nous prendre en gage les 2 Temples, c’est qu’à nos yeux nous avons trouvé des choses pouvant se substituer aux Temples.
Puisque nous ne pleurons pas véritablement pour le retour du gage, Hachem ne nous le retourne pas!
[en effet : « s’il se plaint à moi, je l’écouterai, car je suis compatissant »]

Le rav Zalmeleh ajoute que toute personne qui est sincèrement peinée par l’absence du Temple, et qui implore Hachem de tout son cœur de le ramener, alors elle méritera en cadeau du Ciel une bénédiction identique et la même présence Divine qu’elle recevrait si le Temple existait actuellement.

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+ Pourquoi est-ce que ce sujet apparaît précisément au moment du compte des matériaux utilisés dans la construction du Michkan?

-> Le rav Chimon Greenfeld (Zahav Shéva) répond qu’une chose qui provient d’une source totalement pure, ne pourra jamais entraîner de mauvaises conséquences.

Le midrach (Chemot rabba 51,1) nous enseigne que si Moché a eu besoin de détailler l’utilisation de tous les matériaux apportés pour le Michkan, c’est parce qu’il a entendu des juifs qui ont suggéré cyniquement qu’il avait pris certaines des donations pour lui-même afin de s’enrichir.
Pour prouver que tel n’était pas le cas, il a dû justifier de la bonne utilisation de chacune des ressources reçues.

=> Le fait que l’origine de la construction du Michkan a été souillée par de fausses accusations contre Moché, a entraîné que dans le futur il pourra être repris comme « gage », et c’est pour cela que cette idée apparaît ici.

[s’il n’y avait pas eu de soupçons sur l’honnêteté de Moché, les Temples n’auraient jamais pu être détruits, puisque provenant d’une origine totalement pure!]

« Ils firent la plaque frontale, la sainte couronne, en or pur, et ils inscrivirent dessus une inscription gravée comme un sceau : « Saint pour Hachem ». «  (Pékoudé 39,30)

-> La guémara (Arakhin 16a et ainsi que Zéva’him 88b) dit que ce vêtement [que le Cohen gadol porte] servait de réparation aux personnes qui sont effrontées.

-> De même, le Zohar enseigne que lorsque le Cohen gadol porte la plaque frontale (le tzitz) cela va neutraliser et calmer les effrontés du monde entier.

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-> « Yehouda ben Teima avait coutume de dire : « L’effronté est voué au Guehinam et celui qui est réservé, au Paradis. Puisse être Ta volonté, Hachem notre D. et D. de nos pères, que le Temple soit reconstruit prochainement, en nos jours et de nous accorder notre part dans Ta Torah. » (Pirké Avot 5,20)

Il y a un lien entre 3 éléments : l’effronté, le Temple et la Torah.
Pourquoi cela?

Selon le Tzvi lé’Israël, l’auteur de cette michna : Yéhouda ben Teima, s’est rendu compte à quel point les effrontés causent de nombreuses souffrances à de bonnes personnes.
En réponse à cela, il va prier Hachem de ramener le Temple, car ainsi le Cohen gadol portera de nouveau la plaque frontale (le tzitz), ce qui permettra de neutraliser ces gens.

Il a également prié pour la Torah, car la guémara (Bétsa 25b) assure que la Torah a été donné aux juifs afin de neutraliser notre effronterie et notre ardeur naturelle.

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-> L’effronterie est une faute si grave qu’elle a causé la destruction de Jérusalem.
C’est pourquoi nous prions d’acquérir la réserve, grâce à elle, le Temple sera reconstruisit.
[…]

L’effronterie cause le manque de pluie.
En effet, la gratitude constitue l’un des fondements du judaïsme. Il est évident que peu de défauts surpassent l’ingratitude.
Nous devons toujours être conscients de tous les bienfaits que Hachem nous a accordé et agir comme si D. était notre créancier.
Comme l’effronté n’est pas conscient de la miséricorde Divine et agi comme si D. lui devait quelque chose, alors D. retient le bien qu’Il aurait désiré offrir et ne donne pas la pluie.
Or, il n’est rien dont l’humanité ait plus besoin que la pluie.
[…]

Si une personne n’a pas la qualité de retenue, on peut conclure que ses ancêtres n’étaient pas présents au mont Sinaï, lors du don de la Torah.
Sa nature effrontée montre sans doute possible qu’elle faisait partie de la multitude de nations (érev rav) qui ne se trouaient pas au mont Sinaï. [Sifté Cohen]
[Méam Loez – Tétsavé 28,39]