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"Vous qui êtes assis dans les jardins, les amis écoutent votre voix ; laisse moi entendre" (Chir haChirim 8,13)

-> Dans les livres des pieux (voir Réchit 'Hokhma - chaar haKédoucha 4), il est écrit que lorsqu'une personne étudie la Torah et/ou qu'elle prie, elle doit s'imaginer qu'elle se trouve dans le Gan Eden ("assis dans les jardins") et que tous les Patriarches (Avraham, Its'hak et Yaakov) et les âmes saintes ("les amis") écoutent sa voix et se délectent de ses prières et de ses réflexions sur la Torah.

Mais quel genre de voix émise par la personne "assise dans les jardins" les "amis écoutent-ils" ?
La voix qui s'écrie : "laisse moi entendre!" = ce qui signifie que nous demandons à D. de nous permettre de toujours entendre véritablement ses directives.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chir haCHirim 8,13]

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=> La forme de prière la plus authentique, celle qui est écoutée au Ciel par les Patriarches et d'autres âmes saintes, est celle où l'on prie pour être réellement et constamment dirigé par Hachem.

Les anges portent nos prières au Ciel et les présentent à Hachem.
Lorsque les anges trouvent une prière particulièrement digne et favorable, ils l'attachent à la couronne du Roi des rois, Hachem.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Ma'hssof haLavan - Vayikra]

Donner de la force à nos prières : kavana, humilité, …

+ Donner de la force à nos prières : kavana, humilité, ...

-> Le Maharal (Guévourot Hachem - chap.54) écrit :
"Trois choses sont nécessaires pour qu'une prière soit acceptée.
La première est que la personne qui prie doit concentrer son attention de tout son cœur.
La deuxième est qu'il ne doit pas y avoir d'Accusateurs au Ciel pour empêcher ses prières de monter.
La troisième est qu'il doit s'agir d'un moment favorable pour que Hachem entende ses prières."

-> En vérité, si la kavana d'une personne est suffisamment forte, ses prières peuvent monter et être acceptées, même si de nombreux Accusateurs s'y opposent.
A ce sujet, le rav Azarya Figo (Bina léItim 63) écrit :
"La bonté et la miséricorde d'Hachem sont immenses, et nous ne devons jamais désespérer d'elles. Quels que soient les obstacles, quelles que soient les difficultés, nous pouvons toujours espérer recevoir tous nos désirs par la prière.
Une seule chose suffit pour que nos prières s'élèvent au-dessus de tous les obstacles. Il s'agit de la kavana qui vient des profondeurs de notre cœur, de sorte que nos prières ne sont pas comme un corps sans vie et sans âme.
La prière avec une profonde kavana a le pouvoir de franchir tous les murs et d'être reçue favorablement devant le Créateur. Rien ne peut s'y opposer.

C'est le sens du verset : "Hachem est proche de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec vérité (bé'émet)". Il est proche de tous. Même lorsque de grandes barrières Le séparent de nous et empêchent nos prières de s'élever, Il est toujours prêt à entendre nos prières.
Toutefois, cela est possible à condition que nous l'invoquions avec vérité, avec une kavana sincère (tout notre coeur lui étant dédié) et un effort de réflexion et de concentration.

Lorsqu'une personne ne prie qu'avec ses lèvres, mais sans son cœur et sans éveil intérieur, elle n'appelle pas Hachem avec vérité. Ce n'est qu'une façade de rituel vide.
Le pouvoir d'une prière sincère, prononcée avec vérité de tout son cœur et de toute son âme, est si grand que même si une personne est totalement mauvaise (grand racha), sa prière l'amènera à un niveau de téchouva qui guérira les blessures de son âme."

-> Différentes personnes atteignent différents niveaux d'acceptation. Dans la mesure où une personne prépare son cœur à la prière, ses prières sont acceptées.
Le Alchich haKadoch (commentaire sur le Téhilim chao.20) écrit ainsi que la kavana de certaines personnes est si grande que lorsqu'elles appellent Hachem, elles sont exaucées. La kavana de certaines personnes est encore plus grande, de sorte que dès qu'elles pensent à prier, avant même de le faire, Hachem les exauce déjà.

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+ Obstacles sur le chemin de la prière :

-> Nous disons dans la Haggada : "Nous avons crié à Hachem, le D. de nos ancêtres, et Hachem entendit notre plainte, il considéra notre misère, notre labeur et notre détresse" (Ki Tavo 26,7).
Hachem a entendu notre voix, comme il est écrit : "D. a entendu leurs cris et s'est souvenu de Son alliance avec Avraham, Its'hak et Yaakov" (Chémot 2,24).

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) commente :
-> Mes obstacles sur le chemin de la prière :
Lorsque le verset dit qu'Hachem entend quelque chose, il ne l'entend pas dans le même sens qu'une personne mortelle qui entend quelque chose mais ne fait pas nécessairement quelque chose à ce sujet.
Lorsque nous disons qu'Hachem a entendu, nous voulons plutôt dire qu'Il a reconnu la nécessité d'agir.
Ainsi, les prières qui sont entendues par Hachem sont celles qui ont été acceptées. Il s'agit d'une grande réalisation, qui ne doit pas être considérée comme allant de soi.
En effet, de nombreux Accusateurs se dressent pour empêcher les prières de l'humanité de s'élever devant Hachem.

Dans la prière de Yaalé véYavo, nous exprimons : "Notre D. et D. de nos ancêtres, qu'ils montent, qu'elles viennent, qu'elles arrivent, qu'elles soient vues, qu'elles soient acceptées, qu'elles soient entendues, qu'elles soient rappelées et qu'on se souvienne d'elles ..." Pourquoi tous ces termes différents, qui semblent avoir la même signification?
Cela nous montre que l'ascension de nos prières vers le Ciel n'est pas du tout une chose simple. Nos prières requièrent un niveau élevé de préparation afin de passer à travers les Accusateurs qui bloquent le chemin vers le Trône de Gloire.

-> Les 7 chambres de la prière :
Le Zohar (7,245b) affirme que nos prières et nos demandes passent par 7 chambres dans leur ascension vers le Ciel.
Dans chaque chambre, des officiers Célestes sont désignés pour inspecter les prières et voir si elles sont dignes de passer à la chambre suivante. Ce n'est qu'après avoir été inspectée et jugée digne dans les 7 chambres qu'une prière peut se tenir devant Hachem et être acceptée avec bienveillance.

Certaines personnes ne méritent pas du tout que leurs prières montent.
En raison de leurs nombreuses fautes, leurs prières sont déchirées dès qu'elles sortent de leur bouche.
Nos Sages (guémara Béra'hot 5b) appliquent à ce cas le verset suivant : "Son âme est déchirée sur son visage" (Iyov 18,4).

C'est pourquoi notre première demande est que nos prières puissent monter en premier lieu, et ne soient pas déchirées dès le départ.
Viennent ensuite sept autres demandes, afin que nos prières soient inspectées dans chacune des 7 chambres. En fin de compte, lorsque nos prières arrivent enfin devant Hachem dans la 7e chambre, nous demandons "véyiza'hér" qu'on se souvienne d'elles. Il s'agit des niveaux décrits par les kabalistes comme Aba et Ima, ou Dé'houra (homme) et Noukva (femme).

-> Préparation humble à la prière :
Nous voyons donc que si une personne veut que ses prières soient acceptées par Hachem, elle ne peut se contenter d'un rituel sec/machinal de récitation. On doit s'arrêter un moment pour se préparer correctement à la prière, afin que nos prières puissent être des supplications honnêtes (notre coeur étant en accord avec nos lèvres) devant Hachem.
Une partie de cette préparation consiste à faire téchouva avant de prier et à humilier nos cœurs devant Hachem, afin que nos prières puissent s'élever plus haut.
... nos devons avoir des prières de contrition totale devant Hachem, comme un pauvre qui ne possède rien du tout et qui demande un cadeau gratuit.

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-> Même lorsque nous ne sommes pas dignes :
Rabbi Yaakov Abou'hatséra explique le passage du Hallel (Ahavti ki yichma - Téhilim 116) comme la prière du roi David au nom du peuple juif, afin qu'Hachem entende nos prières :
"Hachem entend ma voix et ma supplication" (ahavti ki yichma Hachem ét koli ta'hanounaï) = le roi David souhaitait ardemment qu'Hachem entende les prières du peuple juif. Il a imploré Hachem, avec la formulation sincère des ta'hanounim, pour qu'Hachem nous entende chaque fois que nous l'appelons.
L'expression ta'hanoun implique également une demande de don gratuit (voir Rachi - Dévarim 3,23).
Il n'a pas réclamé cela comme une récompense qu'il pensait mériter. Il a plutôt demandé à Hachem un don, dans la grande bonté d'Hachem, afin qu'Il puisse entendre les prières des Bné Israël, même lorsque nous ne le méritons pas.

-> Le connaître dans toutes ses voies
Parfois, une personne ne mérite pas que sa prière soit exaucée. Cependant, le roi David a prié pour qu'Hachem accorde nos prières comme des cadeaux (peu importe nos mérites).
Nous pouvons nous en rendre dignes en agissant de la même manière. Ainsi, Hachem écoutera nos prières, mesure pour mesure. Si nous voulons qu'Hachem se souvienne toujours de nous et qu'il réponde toujours à nos prières, nous devons également nous souvenir de Lui et de nos responsabilités envers Lui.

Lorsqu'une personne réalise toutes ses actions pour le Ciel et se souvient toujours du Créateur, Hachem agit envers elle de la même manière.
Lorsque nous sommes toujours proches d'Hachem, alors Hachem est proche de nous pour entendre nos prières.
Il est écrit à ce sujet : "Connais-Le dans toutes tes voies, et Il redressera ton chemin" Michlé 3,6) = en d'autres termes, si vous vous souvenez d'Hachem dans tout ce que vous faites, alors Il vous guidera sur le bon chemin, vous sauvera de tout mal et ne vous abandonnera jamais.

Ce passage du Hallel se poursuit ainsi :
"ki ita ozno li, ouv'yamaï ékra" (Il a tendu l'oreille vers moi, puisque je L'invoque de mes jours) = puisque chaque jour j'invoque son nom et que je me souviens toujours de Sa présence, Il est toujours là pour moi et tend l'oreille pour entendre ma voix.

-> Etre protégé du mal :
Le yétser ara dispose d'une foule de forces maléfiques qui entourent une personne à chaque instant, cherchant toujours à l'attirer dans la faute. Elles ont soif de ses avérot (fautes), d'où elles tirent leur force vitale. Cependant, lorsqu'une personne vit en reconnaissant qu'elle est toujours en présence d'Hachem, le yétser ara n'a aucun pouvoir sur elle.
Hachem la protégera de ces forces du mal.

Nous disons dans la suite du Hallel : "ouvé'chem Hachem ékra, ana Hachem maléta nafchi" (j'invoque le nom d'Hachem : "S'il te plaît, Hachem, sauve mon âme) = puisqu'on invoque Hachem à tout moment et qu'on n'oublie jamais Sa crainte d'Hachem, alors c'est pourquoi Hachem répond à nos prières pour nous sauver de tout mal.

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-> Dans la suite du Hallel, nous disons : "chomer pétayim Hachem" (Hachem garde les simples - Téhilim 116,6) = Hachem scrute les moindres recoins du cœur de chacun. S'Il voit qu'une personne veut sincèrement servir Hachem de tout son cœur, et qu'elle veut comprendre le vrai sens des mitsvot afin de les réaliser de la meilleure façon possible, alors même s'il lui manque la sagesse nécessaire pour le faire, Hachem prend sa main et le sauve des forces du mal, jusqu'à ce qu'il acquière enfin cette sagesse.

L'expression "simplet" n'est pas un terme absolu. Il y a plusieurs niveaux de simplicité. Dans ce sens, il s'agit d'une personne qui n'a pas la perspicacité kabbalistique nécessaire pour comprendre les unifications qui sous-tendent les mitsvot.
Les forces du mal lancent des accusations contre une telle personne. Cependant, Hachem voit que son intention est sincère. C'est pourquoi Hachem le protège de tout mal et répond à ses prières.

Le verset se poursuit "daloti véli yéhochoua" (je me suis appauvri, mais Il m'a secouru) = cela fait référence à la pauvreté de l'ignorance. Bien que je sois maintenant pauvre dans mon ignorance des véritables secrets de la Torah, je prie Hachem de m'éclairer et de me délivrer de mon ignorance.
Par le mérite de ces prières, Hachem me révélera ces secrets et me permettra de Le servir de la meilleure façon possible.

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-> Perfectionner le monde par la parole :
L'unification des mondes supérieurs est réalisée principalement par les mots de la Torah, les prières et les bénédictions qu'une personne prononce.
Lorsqu'elle unit la pureté de sa pensée aux paroles saintes qu'elle prononce, une unification correspondante est réalisée en haut, amenant tous les mondes à la perfection.

A cet égard, la Torah déclare : "Car cette chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour que tu la fasses" (Nitsavim 30,14). Ici, Moché voulait apaiser les craintes des Bné Israël, qui craignaient que leur responsabilité de corriger et d'unifier les mondes dans la sainteté soit au-delà de leurs capacités.
Moché leur a donc assuré qu'en unissant leurs pensées à leurs paroles, ils pouvaient apporter la perfection au monde.

-> La pensée derrière les mots :
Cependant, une telle perfection ne peut être atteinte en prononçant à la hâte des mots de Torah et de prière. On doit les prononcer lentement et avec soin, en débarrassant son esprit de toutes les pensées étrangères qui pourraient nous perturber.
Autrement, au lieu d'améliorer le monde par nos paroles, on pourrait en fait causer des dommages ...

-> Le yétser ara perturbe nos prières :
Lorsque les gens viennent à la synagogue, la Maison de D., ils doivent se méfier tout particulièrement du yétser ara, plus que tout autre moment de la journée.
Le yétser ara comprend le véritable pouvoir de la prière. Il déploie donc de grands efforts pour détourner les gens de leurs prières, de sorte que leurs prières finissent par être tièdes et peu concentrées.

Sachant que le yétser ara se dresse contre nous pour nous perturber en ce moment précieux, nous devons rassembler toutes nos défenses contre lui. Nous ne devons pas céder un pouce (le moment est important, on a tellement besoin d'une bonne prière!), mais plutôt concentrer toutes nos pensées et nos énergies sur nos prières, de peur que le yétser ara ne nous vole nos précieuses prières.

-> Le moment précieux de la prière :
Il faut faire très attention à chaque mot qui sort de sa bouche. Il faut comprendre le sens de chaque mot et le prononcer lentement et avec soin. Il s'agit d'un moment précieux, au cours duquel nous nous tenons devant le Roi et méritons de lui parler.
Si une personne intériorise cela, son corps tremblera de peur et de crainte. Sinon, il y a un élément d'hérésie dans ses prières, puisqu'elle ne semble pas croire qu'Hachem est réellement là en train de l'écouter.

-> Hachem est proche :
Lorsque nous nous rendons à la Maison de D. (synagogue), c'est à ce moment-là que le yétser ara travaille le plus fort contre nous, car il sait que c'est un moment favorable pour que nos prières soient acceptées au Ciel. Prononcez chaque mot avec soin, avec la kavana appropriée, de peur que le yétser ara ne prenne pied dans votre monde de prière ...
Reconnaissez qu'Hachem est proche. Il entend vos prières. Lorsqu'une personne prie en ayant cela à l'esprit, ses prières seront acceptées au Ciel ...
Les fous qui offrent le sacrifice de la prière, mais dont les prières sont inutiles, car leur cœur est absent ...
Reconnaissez que lorsque vous priez, vous parlez devant Hachem. [ à l'époque certains Sages passaient 1 heures avant la prière pour internaliser la grandeur d'Hachem, et appréhendez davantage devant Qui ils allaient prier. A notre niveau, nous devons prendre quelques instants pour méditer sur ce sujet. ]

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-> La responsabilité de l'homme sur terre
L'homme a été créé et placé sur cette terre afin d'unifier les mondes célestes par ses prières, ses mitsvot et son étude de la Torah. Avec chaque mot qu'il prononce ici-bas, il crée des mondes là-haut, au Ciel.
Cependant, s'il ne remplit pas sa responsabilité dans ce monde, il déclenche la destruction au Ciel.
Quand vous priez, parlez comme une personne qui a quelques mots forts à dire, et non comme une personne qui bavarde sans ordre ni raison.
[tâchons de prier en ayant conscience qu'on construit des mondes, qu'on influence les mondes Supérieurs, ce ne sont pas de simples mots comme d'autres inutiles. ]

[d'après rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bigdé Hasrad ]

"Lorsqu'un juif entre dans sa synagogue et récite le Shéma de tout son cœur, d'une seule voix, Hachem et toute Son armée céleste l'écoutent attentivement"
[ midrach Chir haChirim 8,11]

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[il n'y a pas d'obligation de faire le Shéma en minyan, mais la force de la communauté nous donne un énorme mérite! ]

Prier à la synagogue

+ Prier à la synagogue :

-> Le Ramban (Ramban - Bo 13,16) écrit que "l'obligation pour toutes les créatures" de remercier et de louer Hachem est le but de la Création :
"Il n'y a pas d'autre raison pour la Création, et au Ciel, rien n'est plus désiré que le fait qu'une personne sache et reconnaisse que Hachem l'a créée.
Le but d'élever la voix dans la prière et de se rassembler à la synagogue, et le mérite de faire la prière en groupe (minyan), c'est qu'il y ait un endroit où les gens peuvent se rassembler et remercier Hachem de les avoir créés et amenés à l'existence, et qu'ils puissent le faire savoir et dire devant Lui : "Nous sommes Tes créations"."

-> Le 'Hafets 'Haïm ('Hessed léAvraham) ajoute :
Les paroles du Ramban nous apprennent que pour atteindre le but de notre existence, nous devons nous rassembler spécifiquement à la synagogue. Si nous nous rassemblons ailleurs, là où il n'y a pas de lieu fixe pour la prière, nos prières ne seront pas entendus correctement, comme le disent nos Sages : "La prière d'un homme ne sera entendue nulle part ailleurs que dans la synagogue" (guémara Béra'hot 6a).
[...]

Selon nos Sages (guémara Baba Batra 16b), le yétser ara descend sur terre et incite une personne à fauter, puis monte au Ciel et éveille la colère d'Hachem. La permission lui est accordée de prendre l'âme et de la punir.

Le yétser ara, par exemple, incite une personne à prier sans kavana, à omettre de dire un amen ou à parler pendant la prière.
Après avoir mis son plan à exécution, il retourne au Ciel pour accuser la personne de ses fautes et lui demander de pouvoir la punir et la faire souffrir.
Mais ensuite, la sainteté de la synagogue la défend : combien de fois cette personne fréquente la maison d'Hachem, combien de prières sont dites dans la synagogue, combien le Ciel est glorifié grâce à cette personne, combien de bénédiction et d'amen elle a pu y dire comme il le faut.
Et, après tout, elle n'a pas fauté volontairement (par rébellion contre volonté de D.), et ce n'est pas quelque chose qu'elle fait tout le temps. Si cette personne s'est trompée et a trébuchée, elle doit être pardonnée au nom de la sainteté de la synagogue et de l'affection d'Hachem à son égard.
['Hessed léAvraham - p.26,72 ]

Si nous nous rendons à la synagogue, qui est un Temple miniature (mikdach méat), pour demander à Hachem de restaurer Sa Chékhina à Jérusalem et que nous ne prenons pas soin de montrer le respect approprié pour la sainteté du lieu, si nous parlons à la synagogue plutôt que de nous concentrer sur nos prières au Roi des rois, ... comment cela Le convaincra-t-il de revenir vers nous?
['Hafets 'Haïm - Za'hor léMyriam - chap.18]

Lorsque vous faites la prière, Hachem vous écoute.
Les gens paient très cher pour que quelqu'un les écoute.
Hachem est le meilleur thérapeute (Il peut tout, comprend tout)!
Il est un thérapeute gratuit. Parlez-lui. Il vous écoute!
[rabbi Israel Majeski ]

Az yachir

Lorsque les Bné Israël ont été délivrés d'Egypte, le monde a connu une formidable ascension de la sainteté. L'honneur de la Présence Divine (Chékhina) a été exalté aux yeux de tous.
À partir de ce moment, chaque fois que les juifs se souviennent de la sorite d'Egypte, comme lorsque nous récitons "Az Yachir" chaque jour, un honneur et une gloire supplémentaires sont ajoutés à la Chékhina.
Depuis lors, la Chékhina a reçu un "nom" d'honneur dans le monde, comme il est écrit : "Tu T'es fait un nom comme aujourd'hui" (Né'hémia 9,10).
[...]

C'est ainsi que nous pouvons comprendre le verset suivant du Hallel : "Que le nom d'Hachem soit béni dès maintenant et pour toujours" (yéhi chem Hachem mévora'h méata véad olam - Téhilim 113).
Au moment de la sortie d'Egypte, la gloire de la Chékhina s'est révélée dans le monde entier, sous les yeux de toutes les nations. À partir de ce moment, et jusqu'à la fin de toutes les générations, le nom d'Hachem continue d'être béni par les juifs.
[ rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bigdé Hasrad ]

La sainteté des synagogues

+ La sainteté des synagogues :

-> Les synagogues et les beit midrach dans lesquels nous prions et étudions la Torah sont des lieux de grande sainteté.
Nos Sages (guémara Méguila 29a) les appellent "mikdach mé'at" (un Beis Hamikdash à petite échelle).
Depuis la destruction du Temple, la Chékhina réside avec nous dans ces lieux saints.

Le Zohar (Raya Méhémna - Béchala'h II,59b) affirme que les synagogues doivent être construites avec beauté et splendeur, puisque chaque synagogue ici-bas sur terre a une synagogue correspondante dans les cieux en-Haut.

Le Choul'han Aroukh (OC 151:1) met en garde contre l'importance de préserver la dignité de nos synagogues : "Dans la synagogue et le beit midrach, on ne doit pas agir de manière frivole, en plaisantant et en bavardant paresseusement. Il est interdit d'y manger ou d'y boire, de s'y habiller ou de s'y prélasser. Il est interdit d'y entrer pour s'abriter du soleil ou de la pluie".

La sévérité du bavardage pendant la prière est connue, mais nous voyons ici, d'après le Choul'han Aroukh, qu'il est interdit de bavarder à la synagogue, même lorsque ce n'est pas l'heure de la prière. Il s'agit d'un affront à la sainteté de la synagogue, même si cela ne perturbe pas les prières.
Le Zohar (II,131b) dit de ceux qui bavardent à la synagogue : "Malheur à lui et malheur à son âme, car il agit comme s'il y avait une division dans les mondes supérieurs. Il s'éloigne de la émouna et n'a pas la crainte d'Hachem. Puisqu'il agit comme s'il n'y avait pas de D., il n'a pas de part en Hachem".

-> Le Avodat Israël (Avot chap.5) écrit :
"Une personne doit veiller à ne pas prononcer à la synagogue le moindre mot autre que la prière.
Lorsqu'une personne se livre à des plaisanteries à la synagogue, c'est comme si elle était en train de parler avec le roi et qu'elle se détournait du roi en disant : "Mon seigneur, le roi, je n'ai plus envie de vous parler. Je voudrais parler d'autres choses". (j'ai mieux à faire, plus important que vous! j'ai pas tant nécessaire que cela des prières, je gère tout seul, ...)
Ce faisant, elle repousse la présence de la Chékhina. Même si d'autres personnes à la synagogue prient avec kavana, leurs prières peuvent ne pas être acceptées à cause de sa faute de parler à la synagogue.
D'autant plus si elle parle pendant la répétition du 'hazan ou pendant la lecture de la Torah. Une personne doit écouter les paroles du 'hazan. Lorsque le chazan répète la Amida à haute voix, il est comme Moché se tenant sur le mont Sinaï et délivrant les mots d'Hachem aux Bné Israël (qui oserait alors parler à son voisin de choses futiles!)".

[on apprend de là qu'en parlant à la synagogue, non seulement on est un mauvais exemple (incitant autrui à faire de même), mais surtout on empêche la prière des autres membres d'être acceptée. Imaginons qu'après notre mort on nous accusera par exemple de meurtre, car par notre faute une prière de réfoua chéléma n'a pas été exaucée causant la mort d'autrui! ]

-> En raison de la grande sainteté d'une synagogue, la personne qui y entre doit cultiver un sentiment de crainte et de peur face à la majesté de la grandeur d'Hachem qui y réside. Cette situation est similaire à la crainte ressentie dans le Temple, où nos ancêtres pouvaient sentir la présence de la Chékhina qui y résidait.
[est-ce que nous nous comportons dans une synagogue de la même façon qu'on le ferait dans le Temple? ]

-> Le Arizal (chaar haKavanot - Béra'hot) écrit que lorsqu'une personne entre dans la synagogue, elle doit s'arrêter un instant près de l'entrée, pour montrer sa trépidation lorsqu'elle entre dans le palais du Roi. Reconnaître le caractère sacré de la synagogue et lui témoigner le respect qui convient permet à une personne de progresser vers la perfection et d'atteindre une sagesse plus profonde.
Nos Sages (guémara Sanhédrin 106b) nous disent que le roi David considérait A'hitofel comme son mentor, pour lui avoir enseigné la signification du verset "Vers la Maison de D., nous marcherons avec réguech" (Téhilim 55,15). Réguech signifie qu'une personne doit trembler d'émotion lorsqu'elle entre dans la "Maison de D.", l'endroit où nous nous réunissons pour Le prier.

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+ Les synagogues au Ciel :

-> En raison de la grande aura de sainteté qui repose sur une synagogue, elle doit être traitée avec la révérence appropriée en s'abstenant de toute plaisanterie inutile à l'intérieur.
Nos Sages écrivent longuement sur ce point, et le Zohar (Raya Méhémna Béchala'h II) ajoute que chaque synagogue ici-bas sur terre est reliée avec un lieu de sainteté correspondant, ou une "synagogue", là-Haut au Ciel.
Les synagogues de la terre tirent leur sainteté des lieux de sainteté du Ciel.

[ainsi une synagogue peut sembler être une simple pièce (plus ou moins bien décoré) ne nécessitant pas de se comporter avec une crainte particulière, mais en réalité cet endroit est en parallèle avec un même lieu au Ciel (où ce que nous faisons s'y reproduit!). D'une certaine façon en y manquant de respect, c'est comme si nous le faisions dans les plus hautes sphères spirituelles au Ciel, au plus proche du Trône d'Hachem.
C'est cela la réalité, le juif le plus simple peut sembler sur terre, mais en réalité il est dans les mondes les plus élevés, face à face avec Hachem! ]

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Ma'hssof haLavan - Vayétsé) écrit qu'une indication à ce sujet peut être trouvée dans le verset du rêve de Yaakov : "Il rêva et vit une échelle dressée sur la terre et dont le sommet atteignait le ciel. Les anges de D. montaient et descendaient sur elle, et Hachem se tenait au-dessus d'elle" (Vayétsé 28,12-13).
Lorsque Yaakov se réveilla de son rêve, il réalisa que l'endroit où il avait dormi était le "Beit Elokim" (la Maison de D.).

Yaakov était en train de prévoir les synagogues que ses descendants construiraient.
Au-dessus de chaque synagogue sur terre, il a vu en parallèle un lieu de sainteté correspondant dans le Ciel.
L'échelle du rêve représente le lien entre les deux.
L'échelle se trouvait sur la terre, représentant la structure de la synagogue, qui est physique. Cependant, elle s'étendait jusqu'aux plus hauts sommets du Ciel, représentant le pouvoir des synagogues et des prières qui y sont prononcées d'atteindre les plus hauts sommets du Ciel.

Nous pouvons le voir dans la guématria du mot סלם (soulam - l'échelle), qui est le double de la gematria de היכל (hékhal - le sanctuaire). Cela représente les 2 sanctuaires qui sont parfaitement alignés l'un sur l'autre : l'un au Ciel et l'autre sur la terre.
Les anges montaient et descendaient sur cette échelle pour porter les prières des juifs jusqu'à notre Père céleste. Hachem se tenait au-dessus de l'échelle pour accepter nos prières avec bienveillance.

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-> La synagogue doit nous inspirer un sentiment de crainte et de peur d'une part, en raison de la sainteté de la Chékhina qui y réside. D'autre part, elle doit également nous inspirer un sentiment de joie, car nous reconnaissons le grand privilège que nous avons de pouvoir prier dans la maison de Hachem.
Nous devons reconnaître le grand privilège que nous avons de pouvoir nous asseoir dans la maison d'Hachem.
Dans le monde à Venir, il existe également des lieux saints qui correspondent aux synagogues et aux lieux d'étude (baté midrach) de la Torah dans ce monde.
Ceux qui ont passé leur temps dans les synagogue et les lieux d'étude de ce monde, et qui se sont fiés à Hachem pour assurer leur subsistance, devraient se réjouir de savoir que par ce mérite, ils s'assiéront également dans les saints synagogues et lieux d'étude du monde à Venir.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi) écrit qu'Hachem a choisi les juifs parmi les nations afin que nous nous appliquions à l'étude de Sa Torah et que nous nous levions tôt pour nous rendre dans les synagogues et lieux d'étude, comme nous le disons à la prière : "Quelle chance nous avons, et quelle est la valeur de notre part! Nous avons la chance de venir matin et soir dans les synagues et les baté midrach" (achrénou oumatov 'helkénou ...).

Si le seul et constant désir d'une personne est de s'asseoir dans ces lieux saints, de prier et d'étudier la Torah, et qu'elle le fait chaque fois qu'elle en a l'occasion, elle méritera de jouir du Gan Eden "inférieur et supérieur", qui sont les synagogues et les baté midrach du monde à Venir.
Cette récompense est mesure pour mesure. De même qu'on aura placé notre confiance en Hachem et qu'on se sera détourné de la recherche de gains matériels afin de pouvoir consacrer son temps à la Torah et à la prière dans ce monde, de même on méritera de s'asseoir dans la Maison d'Hachem dans le monde à Venir.

[d'une certaine façon, plus nous témoignons du respecter et de l'importance à une synagogue (ex: en n'y parlant pas pour rien, en y allant, ...), alors plus nous aurons l'opportunité d'y aller dans ces lieux de grande sainteté pour l'éternité du monde à Venir.
En un sens, plus nous les respectons et en profitons dans ce monde, plus elles nous témoignerons du respect et des avantages après notre mort! ]

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+ La Présence Divine (Chékhina) réside dans une synagogue :

-> "Nous marcherons avec émotion vers la Maison de D." (Téhilim 55,15).
Cela fait référence à l'intensité de l'émotion que le roi David a ressentie lorsqu'il a pensé à l'immense privilège d'entrer dans la Maison de D., où réside la Chékhina.

De même, Yaakov a dit : "Comme cet endroit est impressionnant. Ce n'est rien d'autre que la Maison de D." (Vayétsé 28,17). Il a senti la sainteté qui repose sur la Maison de D. (toute synagogue) et a reconnu l'obligation qui en découle de la traiter avec la dignité appropriée. C'est pourquoi il dit : "En effet, Hachem est en ce lieu, et je ne le savais pas" (v.28,16). Rachi explique que s'il l'avait su, il ne se serait pas couché à l'endroit où le Temple allait être construit. Le même respect doit être accordé à tous les lieux où la Chékhina où Hachem réside, y compris les synagogues dans lesquelles nous prions.

Nous pouvons ainsi mieux comprendre les paroles du roi David : "Et moi, dans Ta grande bonté, j'entrerai dans Ta maison et je me prosternerai devant Ton saint sanctuaire, dans l'admiration devant Toi" (Téhilim 5,8). Le roi David reconnaît le privilège et la bonté Divine qu'implique le fait d'entrer dans la Maison de D. avec une dignité appropriée.
Le mérite de pouvoir entrer dans le saint sanctuaire où réside la Chékhina implique de la bonté. C'est pourquoi il prit soin de la traiter avec la crainte et la dignité qui s'imposent. Dès son entrée, il ne s'est pas permis d'oublier son obligation de "s'incliner devant Ton saint sanctuaire, dans la crainte de Toi".
[selon le Arizal, avant de rentrer dans une synagogue nous devons nous arrêter pour se rappeler que la Chékhina y réside fortement. ]

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+ Téchouva & prier à la synagogue :

-> Les prières du baal téchouva sont particulièrement importantes, car elles servent à expier ses fautes.
La première chose à faire, et la plus importante, est de préserver la sainteté de la maison d'Hachem, qui est la synagogue dans laquelle nous faisons la prière.
Ensuite, un baal téchouva doit veiller tout particulièrement à se rendre à la synagogue chaque matin et chaque soir, car le tikoun (réparation) de la prière pour expier les fautes est encore plus grand que celui des korbanot (sacrifices).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Guinzé haMélé'h - tikoun haTéchouva 11]

Le pouvoir de répondre Amen au kadich

+ Le pouvoir de répondre Amen au kadich :

En introduction, on peut peut citer la grandeur de répondre Amen, et la gravité de ne pas le faire.

-> Le Zohar (III,285b) affirme :
"Lorsque les Bné Israël sur terre répondent Amen et concentrent correctement leur cœur, de nombreuses portes de bénédiction s'ouvrent pour eux dans les Cieux. Les bienfaits sont nombreux dans tous les mondes. Une grande joie les envahit tous.
Tout cela est dû aux juifs, qui en sont récompensés dans ce monde et dans l'autre."

-> Ailleurs, le Zohar (286a) met en garde :
"Dans ce lieu du Guéhinam descendent tous ceux qui ont méprisé de répondre Amen, en raison des nombreux 'Amen' qu'ils ont manqués.
Comme ils ont négligé de répondre Amen, ils sont jugés dans le Guéhinam, descendant dans la chambre la plus basse d'où il n'y a pas d'issue. Ils sont perdus et ne remonteront jamais de là, comme il est écrit : 'Comme le nuage se disperse et disparaît, ainsi descend-il dans l'abîme et n'y remonte-t-il pas' (Iyov 7,9)".

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+ Annuler les jugements sévères :

-> Lorsque le Kadich est récité par un minyan, les portes du Ciel s'ouvrent et une abondance de bénédictions descend des mondes les plus élevés du Ciel, à l'humanité sur la Terre, et en particulier aux juifs.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré Téchouva 22) écrit qu'une indication à cela peut être trouvée dans le verset : "Je Te remercie, car j'ai été affligé, et Tu as été mon salut" (odé'ha ki anitani vatéhi li lichoua - Téhilim 118,21).
Le mot "anitani" (עֲנִיתָנִי) signifie également : répondre, de sorte que nous pouvons interpréter ce verset comme signifiant : "Depuis que j'ai répondu (Amen au Kadich), Tu as été mon salut" = lorsque nous répondons Amen au Kadich, Hachem sauve le peuple juif en déchirant les décrets sévères qui ont été adoptés à notre encontre.

"Je Te remercie, Hachem" (odé'ha ki anitani), de m'avoir accordé le don de pouvoir répondre au Kadich.
"Tu as été mon salut" (vatéhi li lichoua) = puisque ce don est la clé de mon salut contre les décrets sévères.

-> Lorsque nous écrivons pleinement les lettres de Kadich (קדיש), on a : קוף דלת יוד שין, ce qui a une guématria de 1 000, la même que la phrase : "Avec Amen, un décret sévère de 70 ans est renversé" (béAmen ou yévatel din achiv'im chana - באמן הוא יבטל דין השבעים שנה).
Le mérite de réciter le Kadich et de répondre Amen est si grand qu'il peut annuler une sentence de punition à vie.

[ selon la guémara (Shabbath 119b), celui qui répond au kaddich de toutes ses forces a un mérite immense qui lui ouvre les portes du Gan Eden. Et même s'il était décrété sur lui 70 ans de souffrances et de mauvais décrets, il peut ainsi les annuler. ]

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-> Les sommets de sainteté que l'on peut atteindre en répondant Amen sont illustrés par le verset : "Ils regarderont vers Lui et brilleront, et leur visage ne sera pas couvert de honte" (ibitou élav vénaarou ouféné'ém al yé'héparou - Téhilim 34,6).

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 34) explique :
"Ils regardent vers Lui et brillent" (ibitou élav vénaarou) = il s'agit des personnes qui prêtent attention à la récitation du Kaddish, afin de pouvoir répondre à Amen avec kavana. Ils mériteront de briller de gloire dans le monde à venir.
"Leur visage ne sera pas honteux" = par opposition à ceux qui n'ont pas répondu Amen au Kadich. Ils doivent revenir à la téchouva, de peur d'avoir honte dans le monde à venir.

De même, le Arizal (Pri Ets 'Haïm - chaar hakavanot) enseigne que si une personne agit comme si elle était muette, en ne répondant pas à Amen, elle en aura honte dans le monde à venir.

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-> Répondre Amen est un mérite en soi, mais la manière dont une personne répond à Amen peut ajouter à ce mérite de manière incommensurable.
Nos Sages (Shabbath 119b) nous disent que si une personne répond Amen [au kadich] de toutes ses forces, c'est-à-dire d'une voix forte et avec toute sa kavana, alors même si un décret de 70 ans d'épreuves a été pris à son encontre, il est annulé et déchiré.
Même si une personne a été inscrite dans le livre des réchaïm, elle peut être retirée et réinscrite dans le livre des justes, grâce au mérite de répondre Amen de toutes ses forces.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 34) ajoute :
Même une personne qui n'a pas de Torah et de mitsvot à son actif, si elle appelle simplement Hachem en répondant Amen [au kadich] de toutes ses forces, alors Hachem répondra à son appel et la bénira par une abondance spirituelle et matérielle.
De plus, même si un décret d'épreuves lui a été imposé par le Ciel, l'obligeant à endurer des souffrances dans ce monde ou dans l'autre, ce décret sera annulé par le mérite de la réponse à Amen.

Cependant, répondre à Amen ne peut effacer les fautes d'une personne si elle continue à les commettre. Cela n'est efficace qu'en complément d'une téchouva sincère.

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-> Selon rabbi Yaakov Abou'hatséra (Guinzé haMélé'h - tikoun hatéchouva 30), lorsqu'on répond : "Amen, yéhé Shémé rabba", il faut prononcer chaque mot avec soin, sans en bafouer une seule lettre et sans se laisser distraire par des pensées parasites.
Les 28 mots de "yéhé Shémé rabba" à bé'alma (qui conclut le demi-Kadich) correspondent aux 28 lettres du premier verset de Bereishis.
28 est la guématria de כח (koa'h), qui signifie force. Hachem a accordé le grand pouvoir du Kadich aux juifs. Il a parlé de cette force aux juifs, la cachant à toutes les autres nations.
Le Kadich est composé de 42 mots, en parallèle avec le Nom d'Hachem de 42 lettres, avec lequel les autres nations n'ont aucun lien. (voir Arizal - chaar hakavanot - drouché haKadich 1)

Les 42 mots du Kadich sont divisés en deux sections : 14 jusqu'à yéhé Shémé rabba, et 28 de yéhé Shémé rabba jusqu'à la fin.
Les 14 mots correspondent à la guématria de יד (yad - main) et les 28 mots à la guématrie de כח (force), pour nous enseigner que chaque juif a la force en main pour sanctifier le Nom d'Hachem, répandre la sainteté dans les Cieux et sur la Terre, et élever la Chékhina en récitant le Kadich et en répondant aux yéhé Shémé rabba.

En récitant les 42 mots du Kadich, nous renforçons les forces de la sainteté. Cela attire à son tour une grande quantité de force sainte sur nos propres âmes.

Le verset dit : "Car il n'y a pas d'actes à accomplir dans l'abîme (chéol) vers lequel vous vous dirigez" (Kohélét 9,10). Cela nous apprend qu'en récitant les 42 mots du Kadich, l'âme est sauvée de l'abîme du Guéhinam (le chéol).
La purification que le Guéhinam est censé apporter devient inutile lorsqu'une personne s'est déjà élevée de son vivant en récitant le Kadich et en répondant correctement à Amen.

Nous disons (Haazinou 32,3) :
"ki chem Hachem ékra" (lorsque j'invoque le nom d'Hachem) = il s'agit de la récitation du Kadich
"avou kodél l'Elokénou" (attribuez de la grandeur à notre D.) = il s'agit de répondre Amen au Kadich, ce qui donne du pouvoir à la Chékhina.

Les premières lettres de "kodel l'Elokénou" (גֹדֶל לֵאלֹהֵינוּ) ont une guématria de : 33.
Il s'agit des 28 mots de la 2e partie du Kadich, plus les 5 fois où l'on répond Amen.
En récitant le Kadich et en répondant Amen, nous révélons la grandeur d'Hachem dans le monde, apportant la perfection au Ciel et à la Terre.

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-> Le kadich offre une occasion unique de s'améliorer pour le baal téchouva qui cherche à corriger son passé et à se rapprocher de son Créateur. Il ouvre les portes du Ciel par lesquelles sa téchouva est acceptée.
Nos Sages (Shabbath 119a) nous disent que si une personne répond Amen de toutes ses forces, les portes du Ciel s'ouvrent devant elle et tous les jugements sévères à son encontre sont annulés.
Il est clair qu'il ne s'agit pas d'une personne qui continue sur la voie de la faute qui a entraîné ces jugements en premier lieu. Nos Sages font plutôt référence à une personne qui s'est repentie de son comportement pécheur et qui frappe aux portes de la téchouva.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré téchouva 22) écrit qu'une indication à ce sujet peut être trouvée dans le verset : "zé achaar l'Hachem tsadikim yavo'ou vo" (c'est la porte d'Hachem, les justes la franchiront - Téhilim 118,20).
Le pouvoir du kadich peut ouvrir les portes de la téchouva et renverser les jugements sévères qui ont été prononcés à l'encontre d'une personne pour ses fautes.
"C'est la porte d'Hachem", mais pas pour ceux qui continuent dans leur mauvaises actions. Seuls les "justes" qui sont revenus à la téchouva "la franchiront" en répondant "Amen".

Un autre indice peut être trouvé dans le mot תשובה (téchouva) qui peut être lu comme un acronyme de : "Fais attention (à ne pas pécher à nouveau) et dis le Kadich avec une kavana complète " (tichamèr vétomar akadich békavana chéléma).

Le fait de répondre Amen a également le pouvoir de guérir les fautes de la brit. Cependant, cela aussi nécessite du faire une téchouva sur cette faute ...
Quelqu'un qui a souillé sa brit, s'il garde sa brit à partir de maintenant (suite à sa téchouva), alors il peut être transformé en tsadik par le mérite de répondre Amen comme il le faut.

Une autre indication à ce sujet se trouve dans le mot אמן (amen), dont l'acronyme est : אות מילה נתקן (ot mila nitékan - le signe de la brit est réparé).
De plus, la guématria de הברית (haBrit) a la même guématria que תענה אמן (taané Amen - répondre Amen - après avoir ajouté 1 du kollel). Cela aussi nous enseigne que les fautes de la brit peuvent être corrigés par la téchouva en répondant correctement Amen.

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+ Faire taire les Accusateurs avec Amen :

-> Répondre Amen procure un grand avantage spirituel non seulement à la personne qui le récite, mais aussi à la nation juive tout entière.
Le fait de répondre Amen fait taire les Accusateurs qui parlent contre le peuple juif devant la Cour céleste, et affaiblit la capacité du yétser ara à entraîner le peuple juif dans la faute.

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré téchouva 22) écrit qu'une indication à ce sujet peut être trouvée dans le verset : "ouva léTsion goél oul'chavé pécha béYaakov néoum Hachem" (il viendra en rédempteur pour Sion et pour les fauteurs repentants de Yaakov ; telle est la promesse d'Hachem - Yéchayahou 59,20).
Les lettres de נְאֻם (néoum) peuvent être réarrangées pour former : אמן (Amen).
Lorsque le peuple juif revient à la téchouva, le catalyseur de la venue de machia'h sera de répondre correctement Amen. Grâce aux mérites combinés de la téchouva et du fait de répondre Amen, le peuple juif deviendra digne de la guéoula.
[...]

En répondant Amen, nous sommes transformés en tsadikim et devenons dignes d'hériter de la terre de la vie éternelle.

De plus, le fait de répondre Amen sert à briser le pouvoir du yétser ara sur le peuple juif et à faire taire les accusations de Satan à notre encontre.

-> Ailleurs, rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré Aroukha - 'hét) enseigne :
Le fait de répondre Amen apporte le feu et la destruction sur les forces du mal, les rendant incapables de se lever à nouveau pour nous nuire. Répondre Amen au Kadich a le plus grand pouvoir à cet égard, brisant les chaînes d'acier avec lesquelles le yétser ara entraîne les gens dans la faute (Zohar II,129b).