Hachem dit à Moché : "Lorsque Je considère des hommes qui ne se distinguent nullement par leur Torah ni par leurs bonnes actions, ni par leurs œuvres personnelles ni par celles de leur ancêtres, mais seulement parce qu'ils Me rendent grâce, Me bénissent, M'expriment leurs louanges et me supplient, Je me plie à leurs désirs et Je double leurs moyens de subsistance".
[Tana déBé Eliyahou - Zouta 6]

=> Hachem prête l'oreille à chaque juif où qu'il puisse se trouver spirituellement parlant.

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-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
Sachons qu’Hachem, qui a créé et dirige tous les êtres, désire que Ses enfants ressentent leur dépendance à Son égard, s’en remettent à Lui seul, reconnaissent que tout est dans Ses mains et par conséquent, lui demandent tout. De telles pensées les lieront à leur Créateur auquel ils soumettront tous leurs besoins.
C’est à ce sujet que le midrach (Béréchit Rabba 3,7) enseigne
: "Hachem désira faire association avec les êtres ici-bas".

La guémara (Béra'hot 37a) nous livre un enseignement stupéfiant au sujet de la force de la prière, en rapport avec le verset : "A présent, laisse-Moi" (Ki Tissa 32,10) :
Rabbi Abahou dit : "Si ce n'était écrit dans la Torah, on n'aurait jamais pu se permettre de le dire : cela nous enseigne que Moché saisit Hachem comme un homme saisit son prochain par son vêtement.
Il Lui dit alors : "Maître du monde, je ne Te laisserai pas tant que Tu ne leur pardonnes pas !"
Et c'est la raison pour laquelle le Créateur dut insister, si l'on peut dire, pour que Moché le laisse.
Ce commentaire dépasse tout entendement : jusqu'où va la force de la prière? Comme si celui qui priait saisissait Hachem Lui-même jusqu'à ce qu'il exauce sa requête!"

[tout juif, pour peu qu'il y mette tout son cœur, possède ce pouvoir phénoménal de prière.
Malheureusement notre yétser ara fait en sorte que nous oublions cette réalité (ex: qu'est-ce que ces quelques mots peuvent bien faire, pourquoi Hachem m'écouterait-Il moi qui suis tellement rien/fauteur, la routine quotidienne endort nos discussion avec Hachem, ...). Or, papa Hachem désire et apprécie chaque mot de prière d'absolument tout juif. ]

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b'h, par exemple voir également :
-> Hachem accepte les prières de tout le monde : http://todahm.com/2021/04/25/hachem-accepte-les-prieres-de-tout-le-monde
-> Personne n'a trop peu de valeur pour que sa prière soit écoutée : http://todahm.com/2020/05/23/13522-2
- La prière = s'attacher à Hachem par la pensée : http://todahm.com/2021/09/11/la-priere-sattacher-a-hachem-par-la-pensee
- Une prière = un face à face avec Hachem! : http://todahm.com/2020/12/27/une-priere-un-face-a-face-avec-hachem
- La force de la prière (1ere partie) : http://todahm.com/2018/12/09/la-force-de-la-priere-1ere-partie
- La force de la prière (2e partie) : http://todahm.com/2018/12/09/la-force-de-la-priere-2e-partie

Le Hallel

+ Le Hallel (par le Sfat Emet) :

-> De la même manière que les anges sont totalement dédiés à louer Hachem, lorsqu'un juif récite le Hallel son existence est dédiée uniquement à reconnaître et à louer Hachem.
Cet état si précieux n'est atteint qu'à de rares occasions.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5638]

-> Chaque Yom Tov tandis que le Temple existait, une transformation spirituelle avait lieu lorsque chaque personne se présentait devant Hachem.
De nos jours, la lecture du Hallel a un impact similaire.
Un juif qui réagit alors avec intensité et dévotion sera imprégné de sainteté, et il pourra ressentir une intimité et une proximité avec Hachem qui est inatteignable en toute autre occasion.
[Sfat Emet - 5647]

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-> Le Hallel complet est récité pour commémorer uniquement des occasions où les juifs ont atteint une libération totale d'une domination étrangère, comme la sortie d'Egypte et 'Hanoucca.
En revanche, bien que le récit de Pourim se termine par une victoire éclatante, nous étions néanmoins toujours assujettis au roi A'hachvéroch, et nous ne pouvions pas nous sentir totalement libérés pour servir uniquement Hachem.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5660]

-> De plus, nous "complétons" le Hallel (c'est-à-dire que nous disons des passages qui ne sont pas lus à Roch 'Hodech et à la fin de Pessa'h), uniquement à des occasions où les juifs se réunissaient ensemble au Temple, puisqu'à ces moments le Hallel est chanté au Ciel.
En effet, c'est ce que veulent signifier nos Sages en nous demandant de "compléter" le Hallel, c'est-à-dire que nous complétons les louanges qui ont commencé à être récitées en-Haut, puisque l'essentiel du crédit d'une mitsva est donné à celui qui la termine.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5659]

[à 'Hanoucca, le Hallel est récité complétement, pas parce qu'on allait au Temple, mais en raison de l'illumination [spirituelle] spéciale qui s'est passée à ce moment.
Mais l'idée est identique : un Hallel complet implique qu'il soit récité en Haut, et que nous le complétons en bas.]

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-> D'une façon similaire, le Hallel n'est récité qu'à des occasions si sacrées que les juifs peuvent en réalité "lire" (percevoir) l'atmosphère sacrée.
Les chaloch régalim sont appelées : mikraé kodech (Emor 23,2), en raison de la capacité des juifs à réellement lire et percevoir la sainteté des ces jours.
Alors qu'au Temple, cette aura était ressentie par les pélerins à chacune des chaloch régalim, de nos jours nous verbalisons ces sentiments [élevés de sainteté] de Yom Tov par le biais du Hallel (qui traite de la Révélation d'Hachem).
Percevoir la sainteté ne fait pas forcement référence à une Révélation soudaine dramatique d'Hachem, mais plutôt à une capacité à retirer l'apparence extérieur du matérialisme et amener à la surface notre potentiel spirituel intérieur.
De plus à Yom Tov, les juifs sont capables de discerner le sens intérieur et la véritable nature de chaque aspect de la vie.
Cela était réalisé à chacune des 3 Fêtes dans le Temple, et même de nos jours cela est célébré par la récitation du Hallel.
[Sfat Emet - 5631]

+ Une erreur courante que certains font et qu'ils croient que ceux qui passent une bonne partie de leur journée à travailler pour gagner leur vie, sont incapables de prier aussi bien que ceux qui étudient la Torah toute la journée durant.
En réalité, c'est l'inverse.
Les gens qui travaillent, ont le jour du Shabbath, une intensité de leur lumière [spirituelle] et de leur prière qui est meilleure, car cela provient de l'obscurité de la semaine passée à faire des efforts [pour sa subsistance] et qui est maintenant élevée par eux le Shabbath.

Cela n'est pas le cas pour ceux qui sont engagés tous les jours dans la Torah, parce qu'ils ne vont pas dans le monde et ne s'engage pas sur le plan physique et matériel, comme les travailleurs peuvent le faire.
Ainsi, à Shabbath, ceux qui cessent de travailler peuvent élever tout ce qu'ils ont fait, et leurs prières sont à un niveau supérieur.
Leurs batailles et épreuves de la semaine les rendent plus forts, et elles les renforcent et élèvent d'une façon que quelqu'un qui n'a pas travailler ne peut pas atteindre.
[le Baal haTanya - sur Pirké Avot 5,2]

-> Une seule personne faisant téchouva avec sincérité peut amener la guéoula [pour tout le monde].
[Pélé Yoets - ערך ציוי]

-> Une seule personne priant avec sincérité peut amener la guéoula [pour tout le monde].
[Targoum - Yéchayahou 59,16 ; 63,5]

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[Hachem demande la sincérité, les profondeurs de notre cœur.
Ainsi, chaque juif doit se dire : ma téchouva, ma prière, a le pouvoir d'amener la guéoula pour tout le monde! ]

Le Shéma Israël

+ Le Shéma Israël (par le Méam Loez - Vaét'hanan 6,7):

-> Le commandement de lire le Shéma, matin et soir, a pour but de nous faire accepter le joug de la royauté divine et de proclamer l'unité de D. et de Son Nom.
Nous récitons le Shéma la nuit avant que notre âme ne monte en Haut et le matin lorsque notre âme nous est rendue.
Nous remercions D. de nous avoir rendu notre âme, nous acceptons le joug de la royauté divine et nous affirmons qu'Il est Un et que Son Nom est Un.

En Haut, certains anges se chargent d'établir la paix entre D. et Israël. Lorsqu'ils descendent et voient les juifs proclamer l'unité du Nom divin, ils remontent témoigner de cela devant D. et éveillent des sentiment d'amour envers Lui et Son peuple.
Sous le Trône de Gloire, il existe un ange appelé Israël. Lorsqu'à la synagogue les juifs disent le Shéma à voix haute et avec ferveur, cet ange prend la lettre "ayin" du mot Shéma (שְׁמַע) et la lettre "dalét" du mot "é'had" (אֶחָד), et les rassemble. Ces 2 lettres forment "éd" (עד) qui veut dire témoin.
Cet ange présente chaque jour ce mot devant D. et témoigne que les juifs acceptent le joug de la royauté divine et proclament Son unité.

De plus, sur le Trône de Gloire est gravée l'image de Yaakov. Lorsque les juifs proclament l'unité de D. et lisent attentivement le Shéma chaque matin, Yaakov va en témoigner devant D.
A ce moment-là, D. dit : "Heureux le père qui a de tels enfants dans le monde! Heureux les enfants qui couronnent leur Père en lisant le Shéma et en proclamant Son unité!"
Toutes les armées célestes s'exclament : "Que soit béni le Nom de Celui dont la gloire de la royauté est éternelle".
Ils couvrent Yaakov de toutes sortes de couronnes et protègent les juifs comme une muraille protège la vile contre tous ses ennemis. Ils ne laissent aucun accusateur nuire aux juifs et ne permettent à aucune nation de les anéantir.

Les lettres "ayin" du mot Shéma et "dalét" du mot : é'had, sont plus longues que les autres car la Présence divine repose sur la tête de chaque juif comme un témoin (éd - עד) pour attester qu'il récite le Shéma et proclame l'unité du Nom de D. 2 fois par jour.

Le verset : "שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד" (Ecoute, Israël, Hachem est notre D., Hachem est Un) comporte 25 lettres.
Le passage que l'on dit juste après : "barou'h chem kévod mal'houto léolam vaéd" (Que soit béni le Nom de Celui dont la gloire de la royauté est éternelle) renferme 24 lettres.
Le total de 49 lettres nous révèle que lorsqu'un homme récite le Shéma, c'est comme s'il observait toute la Torah commentée de 49 façons (Sofrim 16,6).

Les 25 lettres de la phrase : "שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד" (Shéma Israël ...) correspondent aux 22 lettres de l'alphabet hébreu plus les 3 parties de la Torah (Tana'h) : les 5 livres de la Torah (Pentateuque), les Nivi'im (Prophètes) et les Kétouvim (Hagiographes).

La phrase qui suit le Shéma, "barou'h chem kévod mal'houto léolam vaéd" (Que soit loué le Nom ...), contient 24 lettres, correspondant aux 24 Livres de la Torah. Cela nous apprend que si une personne lit le Shéma avec concentration, c'est comme si elle avait observé toute la Torah car elle accepte sincèrement le joug du royaume céleste.

Le Shéma a le pouvoir d'affaiblir le mauvais penchant et de l'empêcher d'entraîner l'homme à la faute.

Par la lecture du Shéma, l'homme sape le pouvoir des 4 anges nuisibles : Mach'hit, Avone, Af et 'Héma.
Les mots "Shéma" (שְׁמַע) et "E'had" (אֶחָד) y font allusion. Le ayin et le mém du Shéma forment les initiales de Mach'hit et Avone ; les lettres alef et 'hét de é'had forment les initiales de Af et 'Héma.

De plus, la personne qui lit le Shéma est sauvée de la punition au guéhinam comme 'Hanania, Michaël, Azaria et Daniel ont été sauvés de la mort.
Ces tsadikim ont mérité ce miracle car ils avaient proclamé l'Unicité de D. et ont refusé de se prosterner devant Nabuchodonosor.
Le "shin" du mot Shéma (שְׁמַע) et le aléf du mot é'had (אֶחָד) forment le mot : "éch" (אש), le feu.
Le mém et le ayin sont les premières lettres des noms Michaël et Azaria. Le 'hét et dalét forment les initiales de 'Hanania et Daniel.
Ceci nous apprend que tous 3 ont été sauvés parce qu'ils récitaient le Shéma avec concentration.

L'homme qui lit le Shéma est considéré comme ayant offert tous les sacrifices.
Hachem dit aux juifs : "Lorsque vous aviez le Temple, vous offriez un sacrifice le matin et un le soir mais aujourd'hui, vous ne l'avez plus et vous ne pouvez pas offrir des sacrifices ; si vous veillez au commandement du Shéma en le lisant avec concentration matin et soir, Je considérerai que vous avez offert tous les sacrifices".

Cela ressemble à un homme sage dont le fils lui apportait à manger chaque matin et chaque soir. Après un certain temps, le fils perdit ses biens et ne put plus nourrir son père.
Son père lui dit : "Mon fils, je sais que tu n'as pas les moyens de m'apporter à manger 2 fois par jour. Je ne te demande qu'une chose : mentionne mon nom à la synagogue".

"Je suis endormie mais mon cœur est éveillé" (Chir haChirim 5,2).
Les juifs disent : "Sans le Temple, je suis endormie car je ne peux plus apporter de sacrifices. Mais mon cœur est éveillé pour réciter le Shéma en son temps, ce qui est compté comme tous les sacrifices".

Le racha Bil'am a fait l'éloge des juifs parce qu'ils récitaient le Shéma matin et soir.
Il dit : "Comment pourrais-je nuire à une nation qui se lève le matin comme un lion, se rend à la synagogue et accepte le joug de la royauté divine? Ensuite, ils vont à leurs occupations comme des lions. Si des forces destructrices (mazikim) désirent leur faire du mal, ils récitent le Shéma et les font disparaître. Des anges les protègent toute la journée. Lorsque la nuit arrive, les anges du jour les confient aux bons soins des anges de la nuit.
La nuit, les juifs reconnaissent à nouveau la royauté de D. en récitant le Shéma. Lorsqu'ils vont dormir, ils laissent leur âme en gage à D. ; les anges de la nuit les protègent de tout mal.
Lorsque les juifs se lèvent le matin, les anges de la nuit les confient aux anges du jour. De cette façon, aucune force destructrice ne peut leur nuire."
Bil'am dit donc : "[Israël] se tapit, s'allonge comme un lion, comme un lion redoutable. Qui oserait l'éveiller?" (Balak 24,9).

Goliath, le Philistin, venait affronter les juifs matin et soir, comme il est écrit : "Le Philistin s'approcha matin et soir pendant 40 jours" (Chmouël I 17,16). En fait, il voulait les effrayer pour les empêcher de réciter le Shéma car lorsque les juifs récitent le Shéma et acceptent le joug de la royauté divine, ils sont invincibles.

Jérusalem a été détruite parce que les juifs avaient cessé de réciter le Shéma matin et soir.
Toute personne qui le dit avec concentration ne subit aucun mal toute la journée.
Les forces destructrices (mazikim) s'écartent de quiconque récite le Shéma avant de dormir. C'est comme si ce juif tenait en main une épée à double tranchant qui empêche toute attaque venant de droite ou de gauche. De plus, il brise la force du mauvais penchant.

Il existe une raison supplémentaire à cette obligation : dans les paragraphes du Shéma, les 10 Commandements sont mentionnés par allusion.
1°/ "Je suis Hachem ton D. "(Yitro 20,2) se rapporte à : "Ecoute, Israël".
2°/ "Tu n'auras pas d'autres dieux devant Moi" correspond à "Hachem est Un".
3°/ "N'invoque pas le Nom de D. en vain" se retrouve dans "Tu aimeras Hachem ton D."
L'homme qui aime le roi ne jure pas son nom en vain.
4°/ "Souviens-toi du Shabbath pour le sanctifier" correspond à "afin que vous vous souveniez de tous Mes commandements", car le Shabbath est aussi important que l'ensemble des commandements.
5°/ "Honore ton père et ta mère" est rappelé dans "afin que se prolongent tes jours et les jours de tes enfants".
6°/ "Ne tue pas" se rapporte à "vous serez rapidement détruits" car quiconque tue est détruit.
7°/ "Ne commets pas l'adultère" fait allusion à "ne suivez pas votre cœur et vos yeux" car le cœur et les yeux sont les 2 agents de la faute. Hachem dit : "Donne-moi tes yeux et ton cœur et tu ne fauteras pas".
8°/ "Ne vole pas" évoque "Tu obtiendras une moisson abondante de blé, d'huile et de vin" et non celle de ton prochain.
9°/ "Ne porte pas de faux témoignage" correspond à "Je suis Hachem votre D."
Si un homme porte un faux témoignage au tribunal, c'est comme s'il ne croyait pas en la Création du ciel et de la terre.
10°/ "Ne convoite pas la maison de ton prochain" est rappelé dans "Tu les écriras sur les montants des portes de ta maison et de tes portails", sur ta maison et non sur celle de ton prochain.
[...]

On prononcera le dalét [du mot é'had - אֶחָד] assez longtemps pour se donner le temps de réfléchir au fait que D. est Roi aux 4 points cardinaux (4 est la guématria de la lettre dalét).
Quiconque prononce lentement, mais sans forcer, le dalet du mot é'had verra ses jours prolongés.
[...]

Nos Sages enseignent qu'on a montré à rabbi Yéhochoua ben Lévi 42 salles au gan eden.
Lorsqu'il a demandé à quoi elles étaient destinées, on lui a répondu : "Elles ont été préparées pour ceux qui récitent le Shéma et lisent le premier paragraphe sans en omettre une seule lettre, depuis 'véaavta' jusqu'à la fin." [ce paragraphe renferme précisément 42 mots]

On lui a ensuite montré 72 autres belles salles en lui disant : "Celles-ci sont réservées à ceux qui lisent consciencieusement le passage du Shéma, depuis 'véaya im chamoa' jusqu'à 'vessamtem' " du 2e passage du Shéma.

On lui a montré 50 belles salles supplémentaires en lui disant : "Celles-ci sont réservées à ceux qui lisent attentivement le Shéma depuis 'vessamtem' jusqu'à la fin du 2e paragraphe, soit 50 mots."

Puis on lui a montré 72 salles réservées à ceux qui lisent convenablement le 3e paragraphe du Shéma qui contient 72 mots, y compris la dernière phrase répétée par l'officiant : "Hachem votre D. est vérité" (Hachem Eloékhem émet).

Enfin, on lui a montré le même nombre de salles obscures en lui expliquant qu'elles étaient destinées à ceux qui ne lisent pas attentivement le Shéma.

Nos Sages enseignent qu'on refroidit le guéhinam pour l'homme qui veille à ne pas omettre un seul mot du Shéma. Comme il s'est enflammé pour lire le Shéma mot à mot, on refroidira pour lui le guéhinam, mesure pour mesure.

Lorsque les juifs se rendent à la synagogue et lisent tous ensemble le Shéma avec concentration et d'une voix mélodieuse, D. et les anges les écoutent.
Cependant, s'ils ne le récitent pas d'une voix agréable mais précipitamment, chacun à son rythme et sans concentration, la Présence divine dit : "Fuyons! Ne restons pas parmi eux!"
[...]

Chaque partie du corps correspond à un mot du Shéma. Ainsi, s'il manque 3 mots, 3 membres du corps n'auront pas leur place correspondante dans le Shéma.
De plus, chaque mot apporte la guérison et la vitalité à un membre. Si l'on n'entend pas les 3 mots que répète l'officiant, les 3 membres qui leur correspondent seront affaiblis.

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-> "Lorsque l'homme entraine par sa faute la profanation du Nom d'Hachem, il n'aura aucune expiation durant son vivant même s'il se repentit. C'est seulement le jour de sa mort qu'il pourra les expier, comme il est écrit : "Ce péché ne vous sera point pardonné, jusqu'à votre mort" (Yéchayahou 22,14)". [guémara Yoma 86a]

-> Le Bné Yissa'har écrit :
"Même dans le cas [où quelqu'un a pu profaner le Nom de D.], j'ai trouvé une solution d'après ce qui est expliqué dans le Zohar (Bamidbar 121a) : bien que l'homme ait commis certaines transgressions qui n'ont pas d'expiation jusqu'au jour de sa mort, s'il est prêt à mourir par sa pensée avec une réelle intention, alors Hachem associe une bonne pensée à l'acte (guémara Kidouchin 40a). Il sera considéré comme s'il avait réellement transmis son âme et il expiera ainsi toute ses fautes".

Le Bné Yissa'har poursuit et explique que l'essentiel de la mitsva de la lecture du Shéma Israël consiste à accepter pleinement le joug divin, en étant prêt à mourir pour Hachem.
Ainsi, lorsque l'homme récite le Shéma Israël, il doit être prêt à sacrifier son âme en kidouch Hachem afin d'expier ses fautes.
Par conséquent, tous les commandements qu'il aura accomplis et toute l'étude de la Torah qu'il aura réalisée s'élèveront jusqu'au Trône céleste.
C'est la raison pour laquelle Rabbi Yéhouda haNassi débuta la Torah orale par la mitsva du Shéma Israël, car c'est par cette mitsva que l'homme pourra transmettre son âme et convertir toute sa Torah et ses commandements du côté de la sainteté.

La prière de Min’ha

+ La prière de Min'ha :

-> Its’hak était sorti dans les champs pour se livrer à la méditation (lassoua’h - לָשׂוחַּ) à l’approche du soir" ('Hayé Sarah 24,63)

-> Rachi commente ainsi le terme : lassoua’h : "Ce mot a le sens de prier".

-> Il est écrit dans la guémara (Béra'hot 26b) :
"Rabbi Yossé fils de Rabbi Hanina enseigne : les Patriarches ont institué les prières ... Avraham institua la prière du matin (Cha’harit) ... Its’hak institua la prière de l’après-midi (Min’ha), comme il est dit : "Its’hak était sorti dans les champs pour se livrer à la méditation à l’approche du soir", or la méditation désigne la prière, comme il dit : ‘Prière du pauvre ... Il épanche sa prière devant Hachem’.
Yaakov institua la prière du soir (Arvit)".

-> A propos de l'importance de la prière de min'ha, la guémara (Béra'hot 6b) enseigne:
"Rabbi Halbo a cité Rav Ouna en disant qu’il faut être attentif à la prière de Min’ha comme nous l’apprenons au sujet du Prophète Eliyahou qui n’a été exaucé qu’à la prière de Min’ha.

Il est écrit : ‘A l’heure de Min’ha, le Prophète Eliyahou s’avança en disant ... Exauce-moi Hachem, Exauce-moi, afin que ce Peuple reconnaisse que c’est Toi le vrai D.’ (Méla'him I 18,37)"

-> Le Kli Yakar ('Hayé Sarah 24,63) commente : Bien que les autres Patriarches (Avraham et Yaakov) aient été exaucés également à la suite de leur prière (de Cha'harit et de Arvit), seul Its’hak a été exaucé immédiatement après avoir prié (au moment de Min'ha - dès qu'il a terminé, il a aperçu sa future femme sur un chameau, accompagnée de Eliézer).

[nos Sages voient en cela, une preuve que nos prières à Min'ha sont exaucées plus rapidement que celles de Cha'harit et de Arvit.]

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-> "A l’heure de Min’ha, le Prophète Eliyahou s’avança en disant ... Exauce-moi Hachem, Exauce-moi (anéni Hachem, anéni), afin que ce Peuple reconnaisse que c’est Toi le vrai D." (Méla'him I 18,37)

La guémara (Béra'hot 6b) explique que Eliyahou haNavi a fait 2 prières : "Exauce-moi (anéni) que du feu descende du ciel, et exauce-moi (anéni) qu'ils [les juifs] ne disent pas que je fais de la sorcellerie [en faisant descendre du ciel du feu].

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Béra'hot 26b) enseigne :
Nos Sages (guémara Taanit 8b) disent qu'une personne ne doit pas prier pour 2 choses à la fois.
Si c'est ainsi, pourquoi Eliyahou haNavi a-t-il prier pour 2 choses (que le feu descende du ciel, et que les gens ne disent pas que c'est de la sorcellerie)?

Mais plutôt c'est parce que Min'ha est un moment très propice pour la prière, plus que les autres moments, et on peut demander à ce moment même pour 2 choses à la fois.

C'est pourquoi la guémara apporte particulièrement cette dracha où Eliyahou haNavi a demandé pour 2 choses, et cela afin d'attester que Min'ha est un moment très spécial pour la prière.

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-> Le rav Yonathan Eibschutz (Tiféret Yonathan - Kora'h) donne une autre explication sur pourquoi les prières de Min'ha sont répondues plus rapidement que les autres prières.

Il se base sur la guémara (Shabbath 89b) suivante :
Dans le futur, Hachem dira à Avraham : "Tes enfants ont fauté contre Moi".
Avraham répondra : "Ils doivent être détruits, en raison de Ton saint Nom".
Avraham sera si bouleversé que les gens fautent contre Hachem, qu'il va conseiller qu'ils soient détruits, même s'ils sont ses descendants.

La guémara relate après un dialogue similaire entre Hachem et Yaakov.
Mais ensuite, Hachem va dire à Its'hak : "Tes enfants ont fauté contre Moi"
Its'hak va répondre : "Maître du monde! Est-ce qu'ils sont mes enfants et non pas Tes enfants? Tu les as appelés : "Mes enfants premiers-nés, Israël" (béni bé'hori Israël). Et maintenant Tu dis qu'ils sont mes enfants et non pas Tes enfants?"
Les arguments de Its'hak font sauver au final les juifs.

Le rav Yonathan Eibschutz ajoute que c'est pour cette raison que Its'hak aimait Essav.
Il avait tendance à prier pour les réchaïm, afin de les aider [à se débarrasser du mal en eux, et qu'ils mettent au grand jour leur beauté intérieure].

Le rav Yonathan Eibschutz écrit que c'est l'unicité de Min'ha.
Its'hak a établi Min'ha, et ainsi même si une personne a fauté et n'est pas méritante, ses prières dites à Min'ha seront quand même exaucées.

Dans les mots, il écrit :
"Nos Sages nous ont dit d'être vigilant avec Min'ha car Eliyahou haNavi a été répondu à Min'ha.
Cha'harit et Arvit ont été instaurées par Avraham et Yaakov, qui n'ont pas prié pour les réchaïm.
Ils disaient qu'ils doivent être détruits, en raison du saint nom d'Hachem [qu'ils ont souillé par leurs fautes].
Mais Its'hak a prié pour les réchaïm.
C'est pourquoi, lorsque Eliyahou haNavi a prié pour le peuple juif, bien qu'ils ne soient pas méritants, Hachem a répondu à ses prières à Min'ha."

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-> Selon le rav Shlomo Yossef Zévin :
Le guémara enseigne que la prière la plus importante, à laquelle il faut être le plus vigilant, c'est min'ha.
La raison en est qu'elle est prononcée l'après-midi, quand l'homme est encore affairé à son travail. En revanche, Cha'harit est récité le matin, avant le travail, et Arvit, le soir, quand on est de retour à la maison.
Pour prier Min'ha, il faut arrêter son travail parfois même en plein milieu, ce qui peut être difficile, d'où son importance.

A l'époque, le travail le plus courant était l'agriculture. Ainsi, la valeur de Min'ha, c'est qu'elle est récitée quand on est encore dans le champ : "Its'hak sorti dans les champs pour se livrer à la méditation (= la prière)", c'est bien Min'ha.

-> Le Tour dit également que Min'ha est difficile à faire car elle tombe en pleine journée de travail.
Comment alors se rappeler de prier Min'ha? Surtout qu'il est dur de quitter le travail pour cela!

C'est justement parce qu'elle est plus difficile à accomplir, qu'elle est plus précieuse, et que les prières récitées à ce moment sont davantage exaucées.

[le fait d'être la tête sous l'eau, dans la routine, de notre travail pour obtenir notre subsistance, fait qu'on en oublie que rien ne peut nous arriver sans Hachem. Plus ou moins indirectement, on pense : c'est bon Hachem je gère! ... J'ai ma paie qui tombe chaque mois! Mon intelligence fait que je gagne tout seul ma vie! ...
Min'ha c'est ce moment où l'on arrête tout, où l'on atteste que : certes je fais des efforts nécessaire pour masquer la réalité (ma hichtadlout), mais la réalité c'est que tout me vient que grâce à Toi! ]

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-> Le rav Shlomo Zalman Auerbach a déclaré un jour que la lecture des Korbanot avant la prière de Min’ha possède la propriété miraculeuse d’épargner à celui qui s’y adonne d’avoir recours aux médecins.
On comprendra aisément d’après cela l’inanité de l’argument de ceux qui se dérobent à cette Mitsva en prétendant qu’ils n’en ont pas le temps. Car il en faut moins pour la lire que pour attendre son tour à une consultation médicale.

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+ Le nom Min'ha :

-> Le Maguen Avraham (Choul’han Aroukh Ora'h 'Haïm 232), dans son introduction aux Lois relatives à la prière de Min’ha, se demande [au nom du Tossefot dans Pessa’him 107a] : pourquoi la prière de l’après-midi est-elle appelée Min’ha (Offrande).

Il répond : "Puisqu’Eliyahou Hanavi a été exaucé à ce même moment de la prière de Min’ha, lorsqu’il offrit lui-même une ‘Offrande’ (Min’ha) à D., c’est pour cela que cette prière porte ce nom de Min’ha, par rapport à l’Offrande d’Eliyahou Hanavi ; offert au cours d’un ‘moment propice’ (ét ratson - עת רצון)".

-> Le Séfer ha'Haïm (le frère du Maharal) explique que Its'hak a été mis sur l'autel (lors de la Akéda), et il était comme un korban ola.
Puisqu'un korban ola a besoin d'être accompagné d'un min'ha (une offrande de farine), alors Its'hak a complété cette partie de son korban par des prières.

-> Le Baal haTanya rapporte la guémara (Ménou'hot 104b) citant que le seul korban avec le mot : "néfech" (âme) qui lui est écrit à proximité est le korban min'ha. Comme il est écrit : "néfech ki tak'riv min'ha l'Hachem" (Vayikra 2,1).
=> Pourquoi est-ce spécialement ce korban?

C'est parce que Hachem dit : "Qui est-ce qui apporte un korban min'ha? Il s'agit de quelqu'un qui est pauvre et qui ne peut se permettre d'amener qu'un peu de farine avec de l'huile.
Je considère cela comme s'il m'avait offert son âme (néfech) devant moi!"

De même, lorsqu'on interrompt son travail en plein milieu pour prier Min'ha, il y a un aspect de messirout néfech (don de soi), et c'est pourquoi cette prière s'appelle : min'ha.
Ainsi, lorsque l'on sacrifie tout pour aller prier Min'ha, alors Hachem dit : "Je considère comme si vous avez offert votre âme devant moi".

-> Le Ramban explique que cette prière porte ce nom, car "Min’ha" vient du mot "Ménou’ha", qui signifie repos ; c’est en fait le début du "repos" (coucher) du soleil de cette même journée.

-> Le Kédouchat Lévi enseigne : la prière de l’après-midi est appelée "Min’ha" qui signifie "cadeau", car nous n’avons pas l’obligation de prier à ce moment-là, contrairement aux autres prières de la journée.
En effet, le matin nous devons remercier Hachem de nous avoir fait revenir en nous notre âme que nous Lui avions prêtée la veille.
De même le soir, nous devons implorer Hachem de bien vouloir nous restituer, à notre réveil, notre âme que nous allons lui confier pour la nuit

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-> b'h, au sujet de Min'ha de Shababth : http://todahm.com/2020/07/20/minha-de-shabbath

La répétition de la Amida

+ La répétition de la Amida :

=> Pourquoi disons-nous la Amida en silence, alors que sa répétition est faite à voix haute?

-> Le Ben Ich 'Haï (Térouma, 2 - chana alef) écrit : la raison principale de la répétition de la Amida est qu'elle réalise toutes les rectifications (tikounim) de la Amida que nous avons pu faire en silence, car la répétition de la Amida atteint un lieu plus élevé que celle de l'Amida faite en silence.
C'est pour cela que nous prions la Amida en silence, en raison de la peur que les "klipot" (écorces d'impureté) s'attachent à elle. [afin de les prendre et de s'en nourrir pour alimenter le mal]
En revanche, la répétition de la Amida va à un endroit plus élevé où les écorces d'impureté (forces du mal) ne peuvent pas les atteindre. Par conséquence, nous disons la répétition de la Amida à voix haute sans aucune crainte.

-> Le Ben Ich 'Haï (chana alef - Ki Tissa 6) nous dit que celui qui prie sa Amida longuement, et qui par conséquence ne peut pas écouter la répétition de la Amida, sa prière est également complète concernant la répétition de la Amida ... et c'est même mieux.

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-> Le rav Akiva Eiguer écrit qu'avant la répétition de la Amida, on doit attendre que le rav termine sa Amida, et ce même s'il est d'accord pour qu'on ne l'attende pas.

-> Celui qui entretient une conversation futile durant la répétition de la Amida, est qualifiable de "fauteur", sa faute sera trop lourd à porter pour lui, et on doit le réprimander.
[Choul'han Arou'h - Ora'h 'Haïm chap.124 parag.7]

-> Le Kaf Ha'haim (chap.124 ; 16) enseigne que Hachem n’a aucune satisfaction d'une personne qui étudie pendant la répétition de la Amida.

Il explique les paroles de Rabbi Yo'hanan : "Heureux l’homme qui investit son labeur dans la Torah, et donne satisfaction à D." (guémara Bérahot 17).
A priori, tout celui qui étudie la Torah donne satisfaction. Pourquoi les phrases sont séparées par un "et"? Il aurait du être écrit "qui donne".
Le Kaf Ha'haïm explique que parfois Hachem ne veut pas de l’étude de l’homme quand elle est faite à un moment interdit. [comme la répétition de la Amida, et c'est pour cela que le yétser ara nous pousse à le faire!].

[Il est à noter que si une personne a déjà prié, elle pourra étudier pendant la répétition d’un autre office (Halakha Broura tome 6, page 274).]

La puissance de la prière est si grande qu'elle peut changer la nature, sauver quelqu'un d'un danger, et retirer un [mauvais] décret.
[Rabbénou Bé'hayé - Ekev 11,13]

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-> Une personne peut changer son mazal par la prière.
[Méïri - guémara Baba Kama 80b]

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-> Le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 114) établit que si on a dit "morid haguéchem" l'été, on doit répéter la Amida (et dire "morid atal").
Le Taz (1586-1667) explique que c'est parce que la pluie n'est pas une bonne chose en été, et que si une seule personne se trompe, même dans un moment d'inattention, en demandant à Hachem de faire tomber de la pluie (morid haguéchem), alors cela peut entraîner que la pluie vienne sur le monde.
On voit de là la puissance de la prière de tout juif!

L’importance de s’isoler et d’ouvrir son cœur à Hachem

+ L'importance de s'isoler et d'ouvrir son cœur à Hachem (la Hitbodédout) [selon rabbi Na'hman de Breslev] :

-> Quand l'homme parle devant Hachem, et exprime son propos par des arguments et des requêtes, et qu'il veuille "vaincre" Hachem si l'on peut s'exprimer ainsi pour qu'Il exauce sa demande, D. en ressent du plaisir et de la joie par le fait qu'on remporte la victoire contre Lui.
[Likouté Moharan - Torah 124]

-> Lorsqu'un homme s'isole et exprime son propos et sa souffrance devant D., reconnaît et déplore la gravité des dommages qu'il a occasionnés, alors la Présence Divine Elle aussi exprime face à lui Son propos et Sa peine, car chaque dégât qu'il a engendré dans son âme L'a aussi touchée si l'on peut s'exprimer ainsi ; Elle le console, en recherchant des moyens pour réparer tous les dommages.
[Likouté Moharan - Torah 259]

-> La force d'élévation de la hitbodédout, il n'est pas possible de l'expliquer ou de l'imaginer, car cette conduite est supérieur à tout, et elle inclut la totalité du service divin, car grâce à cela, on peut accéder à tout le bien ici-bas et dans le monde à venir, car on peut tout obtenir grâce à la prière et aux supplications ; et tous les grands tsadikim n'ont atteint leur niveau que par cette pratique.
L'homme sensé qui prend la chose à cœur comprendra de lui-même l'immense avantage de cette conduite ; Heureux celui qui parvient à se fixer une heure particulière pour cela, chaque jour. [où entre autre on vide toutes les préoccupations de notre cœur à papa Hachem]
Le reste de la journée, il veillera à être joyeux.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 25]

-> Si l'homme se renforce en cela, en s'obligeant à chaque fois à parler devant D. de ce qu'il a sur le cœur, il ne fait aucun doute qu'avec le temps, D. lui viendra en aide afin qu'il puisse bien exprimer son propos, et il pourra parvenir à prononcer des paroles inédites et précieuses qu'on épanchera sur lui depuis le ciel, et il méritera d'en venir à tout le bien véritable et éternel grâce à cette pratique qui inclut tous les conseils pour le service de D. ...
Heureux l'homme qui se renforcera en cela, car du plus petit au plus grand, il est impossible d'être un "ich casher" de ce nom, si ce n'est grâce à l'hitbodédout et au propos tenu entre l'home et son Créateur.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 25, 96, 100, 101]

-> Chaque membre d'Israël possède un point positif très précieux, dont la volonté forte et constante est d'accomplir la volonté de son Créateur ; cependant, les désirs brisent son cœur, et en raison de cela, son cœur est éloigné de ce point.
C'est pourquoi chacun doit converser avec son Créateur, afin que l'aspect du point qui est en lui éclaire son cœur, et grâce à cela, l'homme supprimera le prépuce de son cœur.
[Likouté Moharan - Torah 34,4-7-8]

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-> C'est une très bonne chose pour celui qui en est capable que de déverser son propos devant D. avec miséricorde et des supplications, comme un enfant qui réclame devant son père!
Et combien une telle conduite est bénéfique, lorsqu'il peut éveiller son cœur dans son propos, au point de pleurer et de verser des larmes comme un enfant qui pleure devant son père!
[Si'hot haRan 7]

-> Un cœur brisé est très précieux.
Sache qu'un cœur brisé et la tristesse ne sont absolument pas la même chose, car la tristesse ressemble à quelqu'un qui serait en colère et irrité, mais un cœur brisé est comparable à un enfant qui réclame devant son père, comme un bambin qui pleure et se plaint devant son père de son éloignement vis-à-vis de lui, et ceci est précieux et chéri devant D.
Il aurait été bon que l'homme ait un cœur brisé toute la journée, cependant, du fait que la plupart des gens peuvent facilement passer du cœur brisé à la tristesse, laquelle endommage énormément ...
L'homme doit se réserver un certain moment dans la journée afin d'exprimer son propos le cœur brisé, et c'est seulement alors qu'il aura un cœur brisé, mais le reste de la journée, il sera dans la joie.
[Si'hot haRan 41-42]

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-> Le dialogue que l'homme instaure entre lui et son Créateur, cette conversation deviendra par la suite un instrument de rédemption et de délivrance pour ses descendants.
[Séfer haMidot - Hitbodédout]

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-> Grâce aux propos que l'homme prononce entre lui et son Créateur, en exprimant au moyen de sa bouche ses désirs et ses volontés positives, à savoir qu'il désire, aspire et se languit de sortir de son propre mal et d'accéder au bien authentique, priant et suppliant D. pour cela, grâce à une telle démarche, il fait émaner de bonnes âmes, en les faisant passer du potentiel à l'existence ; car grâce aux seuls désirs, des âmes sont potentiellement créées, et grâce à la parole mentionnée ci-dessus, elles sont achevées et sortent du potentiel à l'existence.
De cette manière, l'homme verra sa requête exaucée, et aura le mérite de donner une forme aux lettres de la Torah pour le bien.
Il assure la vie et l'existence du monde entier, attire le bien et la bénédiction dans tous les mondes, et réveille au repentir de nombreuses âmes grâce aux propos qu'il tient entre lui et son Créateur.
Car ce sujet des désirs et des volontés positives, en les extériorisant et à pleine voix constitue quelque chose de très précieux, et chacun doit s'habituer à accroître le temps consacré à ce genre d'occupation chaque jour ; et grâce à cela on peut faire revenir le monde entier au bien.
[Likouté Moharan - Torah 31,8-9]

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-> Il est très bon de prier et de converser devant D. dans les champs, parmi les herbes et les arbres, car lorsque l'homme prie et exprime son propos dans les champs, alors toutes les herbes et les buissons des champs viennent tous à l'intérieur de sa prière et l'aident, en lui donnant de la force dans sa prière et son propos.
[Likouté Moharan - 2e tome - Torah 11]

Si tu implores Hachem de te prodiguer son amour, alors Hachem couvrira tes offenses [à Son égard].
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téchouva]