+ "Téfila veut dire : prière, mais également : se lier ou se connecter. La qualité spéciale de la téfila est qu'elle permet à quelqu'un de devenir lié avec Hachem.
L'homme est limité, tandis que Hachem est infini/illimité. Au moment de la prière, l'homme s'élève du niveau de limité jusqu'au domaine de l'infini."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi]

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-> Lorsqu'une personne fait une demande à Hachem qui se base sur ses propres mérites, alors cela est limité car Hachem lui répondra en accord avec ses mérites.
Cependant, lorsqu'une personne fait des demandes en se basant sur la bonté d'Hachem (cadeaux gratuits), la réponse est infinie car il n'y a pas de fin à la bonté d'Hachem et sa bienveillance ne connaît pas de limite.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Nitsavim]

La prière est nécessaire pour faire descendre l’abondance qui nous a été octroyée au Ciel

+++ La prière est nécessaire pour faire descendre l'abondance qui nous a été octroyée au Ciel :

+ "Et il n'y avait pas d'homme pour travailler la terre" (Béréchit 2,5)

-> Rachi de commenter : "Pourquoi D. ne fit-il pas pleuvoir? Parce qu'il n'y avait pas d'homme pour travailler la terre et personne n'existait pour reconnaître le bienfait de la pluie. Lorsqu'Adam vint et qu'il comprit qu'elle était nécessaire au monde, il pria pour elle et elle tomba. Les arbres et la verdure purent alors pousser."

=> Cela nous enseigne que Hachem créa le monde de telle sorte que l'abondance est prête à descendre sur Terre.
Cependant, celle-ci ne peut parvenir à l'homme tant qu'il ne prie pas pour cela.

-> Le Maharcha (guémara Kidouchin 29b) écrit qu'un miracle qui se produit grâce à la prière n'est pas décompté des mérites d'une personne (habituellement, lorsqu'un homme doit avoir recours à une intervention miraculeuse d'Hachem, cela lui est retranché de ses mérites).
Le Maharcha explique qu'en effet, Hachem a établi que celui qui a besoin de quelque chose peut être délivré grâce à sa prière. Il n'y a donc en cela aucun miracle.

-> Le 'Hazon Ich (Maassé Ich 7,103) écrit : "L'essentiel de la Hichtadloute (l'effort personnel de l'homme afin de
pourvoir à ses besoins) réside dans la prière.
Certes, il est parfois demandé à l'homme d'agir. Toutefois, s'il agit sans prier, il est certain qu'il n'a pas rempli son devoir de Hichtadloute."

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-> S'il est certain qu'Hachem comble les besoins de chaque créature, néanmoins, l'homme ne doit pas ménager ses efforts en priant Hachem de tout son cœur pour les obtenir et pour être préservé de toute épreuve.
Car l'abondance octroyée au Ciel à chaque homme ne lui parviendra que grâce à sa prière.

Quelqu'un qui permet à la haine envers une autre personne de rester dans son cœur, bloque ses prières d'atteindre le Ciel.
[Maté Efraïm - 606,4]

"Hachem, je sais qu'au final tu m'aideras. Mais d'ici là, peux-Tu s'il Te plaît, m'aider?"
[Adel - la fille du Baal Chem Tov]

Lorsque l'on donne à la tsédaka avant de prier, cela rend notre prière 1000 fois plus puissante
[Rabbi Rayats - le 6e Rabbi de Loubavitch]

"Lorsque nous prions, chaque mot cueille une autre fleur, jusqu'à ce que nous créons un magnifique bouquet [en l'honneur d'Hachem]"
[rabbi Na'hman de Breslev]

"A chaque fois qu'un juif prie pour la terre d'Israël, non seulement sa prière est entendue, mais il hâte la délivrance de tous les juifs"
[rabbi Shlomo Carlebach]

La prière

+ La prière :

=> A quoi sert une prière si Hachem a déjà décrété qu'une mauvaise chose devait nous arriver? Comment peut-elle changer le décret?

-> Le Séfer haIkarim explique :
La prière ne change pas le décret, mais elle va changer la personne qui l'a dite.
Lorsque l'on prie avec intention, nous sommes élevés.
Nous ne sommes plus la personne que nous étions avant de prier, car nous sommes alors quelqu'un qui apprécie pleinement le fait que tous nos besoins sont dans les mains d'Hachem.
Maintenant que nous nous sommes transformés [en un être supérieur appréciant davantage sa totale dépendance à D.], alors le décret devient nul, car il était adressé à "l'ancien" nous-même. [cette personne n'habite plus à cette adresse!]. Et il n'y a jamais eu de décret sur le "nouveau" nous-même.

-> Rachi (guémara Béra'hot 6b) enseigne que la prière fait partie des choses qui se tiennent au sommet du monde (dévarim chéom'dim béroumo chel olam), mais que les gens traitent avec légèreté. Dans ses mots : "la prière qui s’élève jusqu’au ciel".
L'Alter de Kelm (Ohr Yé'hezkel) interprète : "des choses qui se tiennent au sommet du monde" = "quelque chose qui peut amener [une personne] au sommet du monde".
C'est le pouvoir de la prière : élever et transformer une personne.

-> Le Kouzari écrit que le force de la prière est si grande que si nous prions comme il le faut, nous nous transformons d'un être matériel (gachmi) en un être spirituel (rou'hani).
Nous ne sommes plus une personne qui est gérée par sa partie physique. Notre âme (néchama) devient la principale force motrice de notre vie.

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-> "La téchouva, la prière et la tsédaka annulent la rigueur du décret" (guémara Roch Hachana 16b)

=> D'une certaine façon, on voit un point commun entre la téchouva et la prière : cette capacité à devenir une nouvelle réalité!
Ainsi, même si on est descendu plus bas que bas dans notre vie, même si rien ne va comme il faut, lorsque nous investissons tout notre cœur dans la prière on devient un nouvel être, qui est alors apte à recevoir toutes les bénédictions divine.
Le yétser ara fait que l'on aborde avec légèreté la prière (ex: c'est toujours le même texte! Qui suis-je pour que Hachem m'écoute!), et c'est à nous de sans cesse se renforcer pour lui accorder son importance (selon nos Sages : "la prière fait partie des [rares] choses qui se tiennent au sommet du monde"!).

Puisqu'un juif possède cette arme surpuissante (la prière), il ne doit jamais désespérer, mais plutôt se vider de ses "inquiétudes" dans ses moments de prière, et le restant du temps être serein et confiant en son papa Hachem.

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-> La guémara (Béra'hot 6b) dit : il y a des choses qui se tiennent au sommet du monde mais que les gens traitent à la légère.
Rachi explique que cela fait référence à la prière.
Le rav Shmouël Felder dit que les gens n'apprécient pas le pouvoir phénoménale de la prière. En effet, nous ne réalisons pas que nos prières peuvent vraiment nous aider, ainsi que les autres juifs dans le monde.

-> On a demandé une fois au Steïpler si l'on devait prier pour une personne qui avait une maladie incurable. Cela semble une perte de temps!
Le Steïpler a répondu : "Tout d'abord, les prières peuvent aider à ce qu'elle ait moins de douleur. Egalement, les prières peuvent lui permettre de vivre un peu plus longtemps".
Il a donné une 3e raison : même si les prières ne l'aide pas lui, elles peuvent aider d'autres malades dans le peuple d'Israël. Aucune prière n'est perdue!

[même si le décret de mort était non modifiable, même par les prières, chaque prière a une utilité énorme en octroyant des mérites après la mort de cette personne. Puisque sa maladie a provoqué des prières, des bonnes actions, de la téchouva, ... il en reçoit des mérites qui vont l'accompagner dans son éternité. [il y a pas de meilleur cadeau à lui faire!]
(ex: par la prière on a sauvé un autre juif de la mort, alors il a une récompense d'avoir sauvé la vie d'une personne).
Même si on ne se rend compte de rien (yétser ara oblige), n'oublions pas que le Steïpler affirme : Aucune prière n'est perdue!]

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-> b'h, sur le même thème : http://todahm.com/2021/11/07/33589

La prière = s’attacher à Hachem par la pensée

+ La prière = s'attacher à Hachem par la pensée (par le rav Yaakov Adès) :

-> S'attacher à Hachem par la pensée est une grande mitsva, dont le moment le plus propice est celui de la prière ...

Certains s'imaginent que l'attachement à Hachem est uniquement un sentiment de proximité ; en réalité, cet attachement engendre non seulement une intensité du lien entre Hachem et l'âme, mais aussi une augmentation du flux de luminosité divine sur cette âme ...

Dans ce monde, une action permet d'attacher 2 objets, par exemple des clous plantés à l'aide d'un marteau permettent d'attacher 2 planches.
De même, il est possible de joindre l'âme à Hachem par une certaine forme de liaison, et l'action qui permet cette jonction est l'attachement à Hachem par la pensée.
Bien que nous ne puissions pas appréhender l'essence d'Hachem, la conséquence de cette jonction est un flux de spiritualité sacrée qui se déverse dans l'âme.
Par conséquent, la fusion de la pensée avec Hachem n'est pas seulement une notion intellectuelle ou sentimentale ; c'est une réalité parce qu'au moment où l'homme s'unit à Hachem par sa pensée, il se rapproche d'Hachem par un véritable lien spirituel.

Bien que ce lien soit entièrement spirituel, c'est une réalité concrète et pas seulement un sentiment, tout comme les anges existent concrètement bien qu'ils soient spirituels et dépourvus de corps.

Même sans un tel attachement, l'âme de tout juif est liée à Hachem et bénéficie de Son éclat ; néanmoins, l'attachement à Hachem par la pensée intensifie considérablement ce lien ...

Il faut savoir que cet attachement à Hachem est très difficile à acquérir ; c'est pourquoi il faut simplement s'efforcer de prier et de se concentrer sur la signification des mots, et l'attachement à Hachem viendra par lui-même ...

Le Ram'hal (Adir baMarome) écrit que l'attachement à Hachem par la pensée permet d'expier les fautes, parce que la jonction de l'âme à son Créateur purifie l'âme de ses péchés. Néanmoins, cela ne signifie pas qu'il n'est pas nécessaire de se repentir et de veiller à éviter toute faute ; même celui qui prend garde de ne pas commettre de fautes et qui se repentit a toujours besoin de se perfectionner, et l'attachement à Hachem l'aidera dans ce domaine ...

Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 4e partie) précise que pendant les sessions d'étude de la Torah, il n'est pas nécessaire de se joindre à Hachem par la pensée [tandis que la prière est le travail du "cœur", de l'intention (pensée) ] : puisque la Torah représente la parole divine, celui qui l'étudie s'attache automatiquement à Hachem.
Néanmoins, bien qu'on ne soit pas tenu de s'attacher à Hachem pendant l'étude, celui qui y parvient atteint un niveau encore plus élevé.

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-> Un des fondements du concept de la prière est la prise de conscience qu'Hachem est bienveillant, qu'Il écoute nos requêtes et qu'Il vient à notre aide.
Les commentateurs écrivent qu'aucune prière n'est vaine et qu'Hachem exauce les requêtes de tous les juifs.
[rav Yaakov Adès]

La prière

+ La prière (par rabbi Nissim Yaguen) :

-> Un juif s'est un jour plaint à moi : "J'ai prié de nombreuses fois. Pourquoi Hachem n'a-t-il pas entendu ma prière?"
Je lui ai répondu : "C'est très simple, parce que toi aussi tu n'as pas entendu ta prière ... Tu as sorti des mots de la bouche sans réfléchir à ce que tu disais, comme un magnétophone qui lit une cassette ...

La prière, c'est parler face à la Gloire divine.
Nous devons réfléchir à ce que nous disons et être conscients de ce que nous engendrons (on construit des mondes spirituels en priant, un manque de prise de conscience risque de nous entraîner à détériorer cette situation et l'inverser) durant notre prière.
[...]

Lorsque nous nous tenons et parlons avec le Créateur du monde, nous devons nous rappeler que nous nous trouvons à une importante entrevue, avec le Roi, le Roi des rois, qui nous a offert le mérite de nous adresser à Lui comme un fils à son père.
Exploitons l'occasion et souvenons-nous que chaque mot est gravé pour l'éternité face au Créateur du monde.
[...]

Nos Sages (guémara Béra'hot 26b) ont dit : "Les prières ont été instituées par les Patriarches : Avraham a institué la prière du matin (cha'harit), Its'hak a institué la prière de l'après-midi (min'ha), Yaakov a institué la prière du soir (arvit)".

On comprendra par une allégorie le sens profond de leurs paroles :
Quand on veut percer un trou dans un mur en béton armé, c'est très difficile. Il faut beaucoup d'efforts pour percer un petit trou, et si on veut faire passer un tuyau de 10 centimètres de diamètre sur un demi mètre de longueur, il semble qu'il faudra percer durant plusieurs mois.
Mais si le tuyau est déjà percé et le tuyau est présent, mais qu'avec le temps, il s'est bouché avec de la poussière et des détritus, lorsqu'on vient percer à l'intérieur, c'est un jeu d'enfant, car on a seulement besoin d'en retirer les détritus.
C'est un principe clair : lorsque c'est facile, c'est qu'il y avait déjà un trou.

Une cloison en acier se tient entre nous et Hachem "mais vos méfaits ont mis une barrière entre vous et votre D." (Yéchayahou 59,2), et de plus, nos prières ressemblent plutôt à une perceuse en plastique ...
Combien faudra-t-il donc "percer" pour arriver au Trône divin, pour faire en sorte que notre prière soit agrée par Hachem?

Ce "travail" a déjà été réalisé réalisé par nos saints Patriarches (Avot) à notre avantage.
Notre Patriarche Avraham a institué la prière du matin, Its'hak a institué la prière de l'après-midi et Yaakov la prière du soir.
Ils ont percé "un trou" dans la cloison en acier qui nous sépare d'Hachem, et ce trou existe et se tient pour l'éternité.
Bien qu'un peu de poussière et de détritus de fautes et de péchés se soient accumulés, il sera cependant plus facile avec notre "perceuse en plastique" de percer, d'introduire nos prières, auprès du Créateur du monde.
[...]

La prière est notre véritable force. Rien qu'en entendant nos plaintes, Hachem nous délivrera.
Ni les avions, ni les tanks, ni les missiles et ni les satellites ne sont en mesure de nous procurer la victoire contre nos ennemis.
C'est uniquement par l'arme de la prière dont nous avons hérité de nos Patriarches.

Notre Patriarche Yaakov a dit : "à l'aide de mon épée et de mon arc" (Vayé'hi 48,22).
L'épée et l'arc sont des armes ordinaires (conventionnelles), et selon le verset, Yaakov s'en est servi.
Mais Onkelos traduit : "Par ma prière et ma demande". Pourquoi?
Si Yaakov a prié en réalité, pourquoi la Torah a écrit "à l'aide de mon épée et de mon arc", et si la traduction a raison, pourquoi la Torah ne l'a-t-elle pas rapportée ainsi?

C'est pour nous montrer ce qu'est, en réalité, la force de la prière.
Yaakov a remporté la victoire par la force de la prière. Il la nomme "mon épée et mon arc", puisque son épée et son arc sont en réalité ses prières.
Comment notre Patriarche Avraham a-t-il vaincu 4 rois? Est-ce la terre qui s'est transformée en flèches, qui lui a procuré la victoire?
Si nous estimons que notre prière n'est pas utile contre nos ennemis, c'est du fait que notre prière n'est pas convenable, mais il est clair que si nous remplissons nos obligations dans la prière, nous vaincrons.
Nous constatons que la véritable sagesse n'est pas l'armement à notre disposition, mais la prière, selon l'explication de Rachi dans notre verset : "Par mon épée et par mon arc (par mes armes spirituelles, à savoir) ma sagesse et ma prière."
[...]

La guémara (Béra'hot 63a) écrit la raison pour laquelle une prière n'est pas entendue : "Rabbi Tavi a dit, rabbi Yochiya a dit : celui qui s'affaiblit dans la Torah, il n'a pas de force pour faire face au jour de la détresse."
Comme il accomplit les mitsvot faiblement, lorsqu'il aura besoin d'Hachem, on lui répondra faiblement.
Si un homme sert Hachem avec vivacité, rapidement, lorsqu'il a besoin d'Hachem, on lui répond avec vivacité, rapidement.
Mais s'il est "pesant" [et nonchalance], que chaque chose lui prend des heures, lorsqu'il aura besoin d'Hachem et l'invoquera, on lui enverra des anges pesants à qui il faudra une très longue période pour présenter sa prière face à Hachem, au point qu'elle n'aura plus aucune utilité ...

Le service divin doit être accompli avec vivacité et enthousiasme, pas avec nonchalance, et lorsqu'arrive, à D. ne plaise, le jour de la détresse, on mérite d'être délivré et consolé des Cieux.
[...]

Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou) écrit que Moché a fait 515 prières différentes, chacun avec une inspiration différente, une exaltation différente, avec un état d'âme et une vitalité différente.
Il est interdit que toutes les prières que nous prononçons durant notre existence se ressemblent l'une l'autre.
L'intention n'est évidemment pas dans le texte de la prière, mais que chaque prière soit prononcée avec des pleurs différents, un autre ressenti, avec de nouvelles inspirations.
Et lorsqu'on dit les mots avec l'intention du coeur, une abondance descend des Cieux, les portes s'ouvrent, et on aide l'homme à avoir de bonnes pensées durant la prière.
[...]

A la fin de la prière nous demandons à Hachem : "léma'an yé'halétsoun yédidé'ha" (afin que Tes bien-aimés échappent au danger). C'est-à-dire afin que tes bien-aimes (yédidé'ha) aillent bien, secours-nous.
Vous avez bien entendu? Nous sommes les bien-aimés d'Hachem! ...
Nous devons remercier Hachem de nous avoir choisi parmi les peuples, de nous avoir donné la possibilité de nous rapprocher de Lui, et Il nous nomme ainsi ses bien-aimés, ses amis ...

La prière est le plus haut niveau, ce qui rapproche l'homme de son Créateur.
Nous devons par conséquent, remercier Hachem, des milliers de fois par jour, de nous avoir donné la permission de nous adresser à Lui par la prière, parler avec Lui, comme un fils suppliant son père ...

Si nous savions combien on peut obtenir par la prière, quelle est la force de la prière, et ce que nous pouvons atteindre grâce à elle, tout notre intérêt pour cet élément du service divin serait complètement différent ...

"Ceux qui implorent, Hachem les entend, et Il les délivre de tous leurs tourments" (Téhilim 34,18).
Il faut implorer. Notre malheur est que nous n'implorons pas suffisamment.
Combien de désastres et de souffrances on peut éviter par une seule prière.

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-> Ailleurs, rabbi Nissim Yaguen enseigne :
La guémara (Makot 11a) raconte que Eliyahou haNavi se rendait tous les jours chez Yéhochoua ben Lévi. Et voilà qu'il ne vint pas 3 jours d'affilés. Pourquoi?

Un lion avait tué un homme à une distance de 12km du domicile de rabbi Yéhochoua. Le prophète Eliyahou était en colère contre rabbi Yéhochoua ben Lévi de ne pas avoir demandé dans sa prière de la miséricorde pour ceux de sa génération, afin que n'arrive pas une telle catastrophe.

Voilà une preuve que ce qui se passe dans la génération repose sur épaules de celui qui a la possibilité d'aider et d'assister.

[après notre mort, on nous montrera tout ce que les prières que nous n'avons pas faites auraient pu générer (ex: combien de personnes auraient pu guérir grâce à nous, se marier, être enceinte, faire téchouva, ...).
Le yétser ara nous pousse à la paresse, à dévaloriser l'impact phénoménal de nos prières.
D'ailleurs la guémara dit que la prière fait partie des choses qui sont au sommet du monde, et que nous devons sans cesse nous renforcer sur son importance.]