"Un conseil est qu’il voie son nom" (Mikha 6,9)

-> Rachi commente : "De là celui qui dit chaque jour un verset qui commence et finit de la même façon que son nom, la Torah le sauve du Guéhinam".

-> Le Chla haKadoch (Kitsour HaChla p. 115a) écrit à propos du ‘hibout hakéver [jugement de la tombe - châtiment qui suit la mort], que les réchaïm oublient leur nom dans la tombe, alors que celui qui dit tous les jours un verset qui commence et se termine par les mêmes lettres que son nom, c’est une ségoula qu’il n’oubliera pas son nom.
[en ce sens, à la toute fin de la amida, on a l'habitude de dire un verset qui commence par la 1ere lettre de notre prénom, et qui se termine par la dernière lettre de notre prénom.]

-> Le rav Yossef Kahanman (roch yéchiva de Ponevitch) dit à l'un de ses élèves :
"Dis-moi, mon petit Moïchele, combien de fois par jour est-ce que tu entends ton nom, de tes rabbanim et de tes amis? Des dizaines de fois par jour! Par conséquent, réfléchissons ensemble. Comment est-il possible que ce nom qui est si souvent répété dans la journée, tu risques de l’oublier au jour du jugement, alors que le verset que tu ne dis que 3 fois par jour, tu ne l’oublieras pas?"

Face à l'absence de réponse, le Rav expliqua : "La terreur du jugement est effrayante, et elle fait oublier à l’homme même jusqu’à son nom. La seule chose qui soit gravée dans les profondeurs de son âme, c’est uniquement les paroles de Torah qu’il a étudiées pendant sa vie, car la Torah d’Israël est éternelle!
Et même les versets que vous dites à la fin de la Amida, c’est de la Torah. C’est pourquoi même si vous oubliez votre nom, vous pourrez vous rappeler ce verset que vous avez dit pendant votre vie, et au moyen de ce verset vous vous souviendrez de votre nom même dans la terreur du jugement."

"De toutes les fautes qui empêchent une prière d’être exaucée, la plus grave est le vol.
En effet, si une personne est mêlée à un vol, elle aura beau crier et implorer, sa prière restera bloquée."
[Yessod véChorech haAvoda]

L’homme doit savoir que sa prière, qui doit monter devant le Roi des rois, Hachem, doit être propre et pure, sans aucune impureté. Et quand il dit toute la journée des paroles interdites, qui rendent ses lèvres impures ... et qu’ensuite, avec la même bouche sale, il vient présenter sa prière, l’impureté plane au-dessus d’elle et sa prière ne sera pas agréée.

Mais il doit auparavant bien se rincer la bouche, et la cachériser, pour être digne de prier avec une bouche propre et pure.
Le remède pour cela est de se repentir avant de commencer à prier, et de prendre la résolution de ne plus dire de paroles interdites, alors sa prière sera entendue.
[Za'hor léMyriam]

La chose principale est de se renforcer sur l'idée que nous n'avons pas besoins d'un envoyé pour nos prières.
Tout le monde peut obtenir des bontés par ses prières ...
Tout le monde a la capacité d'annuler de durs décrets par ses prières.
['Hazon Ich - Kovets Iguerot 2]

Hachem accepte les prières de tout le monde

+ Hachem accepte les prières de tout le monde :

"Hachem dit à Moché : Demain, de bon matin, présente-toi devant Pharaon" (Vaéra 8,16)

-> Le midrach (Chémot rabba 11,1) explique que Hachem dit à Moché : "Va tout d'abord vers Pharaon [tôt le matin], avant qu'il ne sorte pour prier", car une fois que Pharaon aura prié pour être sauvé, la plaie ne pourra pas venir.

Le rav Elimélé'h Biderman commente que nous pouvons apprendre de là notre pouvoir de prière, et que personne ne doit prétendre qu'il est quelqu'un de trop simple ou bien qu'il a commis trop de fautes pour que Hachem écoute ses prières.
En effet, Pharaon a réduit en esclavage des milliers de milliers de juifs, il tué des enfants juifs chaque jour pour se baigner dans leur sang, ...
Or, bien qu'il soit un terrible racha, néanmoins Hachem aurait écouté ses prières et retenu les plaies de venir s'abattre sur les égyptiens.

=> Nous pouvons donc être certains que nos prières sont acceptées par notre papa Hachem.

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-> Le Zéra Kodech enseigne :
Un juif ne doit jamais perdre espoir. Il ne doit jamais se dire que : "... je suis incapable de prier avec des pensées pures, et ... que mes prières ne peuvent pas aller jusqu'à Hachem"
Car même lorsqu'une personne est à un niveau très très bas, et qu'elle est incapable de prier comme il le faudrait, néanmoins ... Hachem voit qu'elle aspire à prier convenablement, et cette aspiration est précieuse pour Hachem ...

C'est comme cela que nous avons été délivrés d'Egypte.
[même si nous étions au 49e niveau d'impureté sur 50, que nous n'avions pas les forces de prier à cause de l'esclavage très dur, néanmoins, Hachem a vu que nous aspirions à sa compassion pour prier, pour être proche de Lui. Ce cri du cœur a été la forme de prière qui nous a permis de sortir d'Egypte.
Il en est de même pour chacun d'entre nous qui peut obtenir sa libération de sa situation personnelle, et ce même s'il est descendu dans les bassesses de ce monde.]

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b'h, on peut également rapporter :
-> Hachem dit : "Je suis miséricordieux et J’écoute les demandes de chaque personne, même si elle n’est pas méritante".
[Ramban – Michpatim 22,26]

-> Le Séfer ha’Hinoukh (533) écrit :
"Le Créateur désire donner des bontés aux gens … ainsi, Il leur a appris le moyen par lequel ils peuvent recevoir toutes formes de bontés.
Ce moyen consiste à prier à Hachem, car Il a les capacités, et Il répond aux prières de tous ceux qui l’appellent avec sincérité [qu’ils soient méritants ou pas]."

[par exemple : nos Sages enseignent qu’un voleur qui demande de tout cœur à Hachem de l’aider à réussir son cambriolage, et bien Hachem va l’aider!
En effet, c’est une loi de la nature : si nous prions à Hachem de tout notre cœur, alors forcément nous avons de forte probabilité de l’obtenir!]

==> Nous devons donc tous prier sans modération, pour que Hachem nous comble sans modération de cadeaux gratuits (indépendamment de nos mérites, juste par amour pour nous!).

"Servez Hachem dans la joie, venez devant Lui en chantant" (Téhilim 100,2)

=> Pourquoi cela?

-> Le rav Chimchon Pinkous répond :
Car celui qui n'est pas joyeux pendant la prière montre par là qu'il ne sait pas devant qui il se trouve.
En effet, celui qui est devant Hachem (en face à face comme lors de chaque Amida), et qui n'est pas joyeux n'est certainement pas conscient de l'infinie bonté de son Créateur, de l'infini amour qu'Il porte à toutes Ses créatures et en particulier au peuple juif, et de l'infini pouvoir de chaque mot de prière et de chaque chant.

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=> La guémara (Béra’hot 32a ; Avoda Zara 7b) enseigne qu’avant de faire une demande à Hachem, il faut d’abord Le louer, Le remercier.
C'est pourquoi par exemple la Amida commence par 3 bénédictions de chants et de louanges, et seulement ensuite nous faisons nos demandes à D.
Pourquoi chanter et louer Hachem est-il indispensable pour être quitte de sa Amida ou de son obligation de prier?

-> Le rav Pinkous (Chéarim baTéfila) répond :
Un service on peut le demander à tout le monde : de l'argent à un riche, un soin à un médecin, ...
La prière s'appelle Avoda : un service Divin, car pendant celle-ci le serviteur s'annule devant le Maître.
Il faut donc préalablement exprimer sa conscience du Divin, du Maître devant qui l'on se tient, de notre annulation devant Lui, et seulement par la suite nous pourrons exprimer toutes nos demandes qui viendront renforcer le fait que nous ne dépendons que de Lui.

"Maintenant, tu vas voir ce que Je vais faire à Pharaon" (Chémot 6,1)

Jusqu’à présent, quand il était seulement question de la douleur et des malheurs des juifs en Egypte, il y avait matière à accusation et on pouvait dire que les juifs n’étaient pas dignes de la délivrance.
Mais maintenant, quand Pharaon a manifesté une insolence tellement énorme envers Hachem, en déclarant : "Je ne connais pas Hachem et je ne renverrai pas les bnei Israël", la chose touche déjà à l’honneur du Ciel et à la douleur de la Présence Divine.
Alors il n’y a plus lieu d’accuser et la délivrance doit venir.

Le Maguid de Koznitz dit :
Quand un juif prie au moment du malheur, qu’il demande essentiellement pour la douleur de la Présence Divine et non pour sa propre douleur, car tant que la chose ne le touche que lui-même, cela laisse place aux accusations, mais quand cela touche à la Présence Divine [notre papa Hachem], qui souffre du malheur de chaque juif, tous les accusateurs doivent fermer leur bouche.

Si lorsque nous commençons à prier nous mettons nos affaires de côté, alors Hachem s'en occupe de la meilleure manière.
[l'Admour de Bobov]

L'essence de la prière est d'affermir la conscience que "il n'y a rien d'autre que Lui".
Tout a été donné par Hachem, et c'est vers Lui que nous adressons nos demandes, car de Lui seul dépend toute chose.
Quand nous nous adressons à Lui d'un cœur pur, il se crée automatiquement une élévation de l'âme et un rapprochement de Lui.

Certes, nous avons un devoir clair de faire régner sur nous le Créateur. Mais en réalité, nous ne savons pas comment nous y prendre ... l'heure la plus propice pour cela est la prière, qui est entièrement remplie de la connaissance de Hachem.
Si l'on utilise convenablement le moment de la prière, cela s'avère immensément utile.
[rav Yé’hezkel Lévinstein - Ohr Yé’hezkel]

Je jure que parmi toutes les fautes, je n'en connais pas une plus grave [que celle de parler dans une synagogue pendant la prière].

[le père du Chla haKadoch - dans son Séfer Yéch No'halin (chap. az'arat atéfila - ot.12)]

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-> Celui qui s’abstient de participer à un office, alors qu’il en existe dans sa ville, est appelé : un mauvais voisin (Choul’han Arou’h 90,11).

-> Même si on prie à la maison avec un minyan, on est appelé un mauvais voisin, car nous ne prions pas à la synagogue.
La raison est que la maison [même avec le bénéfice d'un minyan] n'a pas la sainteté d'une synagogue.
La synagogue est un Temple miniature (mikdach méat), et Hachem y réside.
Lorsqu'une personne entre dans une synagogue, son yétser ara quitte son cœur.
C'est comme être en terre d'Israël. Nos prières montent directement au ciel.
[dans chaque pays l'ange responsable du pays va prendre nos prières et les transmettre à D., à l'exception de la terre d'Israël où tout va directement à Hachem sans aucune perte!].
En effet, l'ange [responsable du pays où nous sommes] n'a pas de contrôle sur l'air de la synagogue [puisqu'étant celui de la terre d'Israël].
Lorsque nous prions à la maison, nous manquons tous ses bénéfices.
[Tzla'h - Drouch 23 léShabbath Shouva]

-> Le Vavé haAmoudim (chap.10) écrit :
Nous devons être vigilants à ne pas parler inutilement dans la synagogue...
En effet, comment nos prières peuvent-elles monter après avoir été souillées par nos discussions inutiles?
Une prière qui témoignent de nos fautes (puisque dans la synagogue les paroles de prière se mélangent avec des paroles vaines) ne peuvent venir plaider afin que les bontés descendent sur nous.
C'est pourquoi, dans chaque synagogue il est approprié ... de nommer des gens responsables de dire aux gens d'arrêter de parler ... et alors l'honneur d'Hachem sera révélé dans le monde.

-> Le Noda biYéhouda (drouché Tzla'h - 'Hanoucca) dit :
Actuellement, puisque le Temple a été détruit, les endroits où Hachem fait résider Son Esprit Divin, sont les synagogues et les lieux d’études (beit midrach) du peuple juif (cf. guémara Méguila 29a).
C’est pourquoi celui qui parle dans une synagogue ou durant la prière est littéralement en train de se rebeller contre Hachem, et il entraîne que la présence divine s’éloigne. Il accomplit ce que l’armée grecque n’a pas pu faire.
Il rend l’air [spirituellement] impur, et [c’est comme si] il met des idoles dans la Court [du Temple], car pour chacune de ses fautes il entraîne l’apparition d’une séparation avec D. (klipa) et d’un esprit impur!"

-> Le ‘Hatam Sofer (Drachot ‘Hatam Sofer – vol.II – p.309) d'enseigner :
Si nous traitons ces lieux d’une manière honteuse, et que nous y échangeons des paroles vaines, alors la vapeur de ces discussions y est présente, et le "prince de l’exil" (le Satan) s’en revêtit.
Il devient alors : "le maître de la synagogue", que D. nous en préserve, et il accepte alors les prières et les dépose chez les forces négatives."

[nos prières viennent alors alimenter les forces du mal, accusatrices.
On nous montrera dans le monde de vérité les dégâts que nos paroles inutiles ont entraîné, et nous aurons des comptes terribles à rendre dessus, que D. nous en préserve!]

-> Le Avodat Israël écrit :
Nous ne devons dire que des mots de prières ... car sinon il est possible que les prières des autres personnes présentes dans la synagogue ne soient pas exaucées à cause de nos paroles inutiles.

[imaginons tout ce qu'autrui n'aura pas à cause de nous (enfant, zivoug, parnassa, ...), combien de souffrances, de difficultés ils auraient pu éviter si nous n'avions pas parler pour rien, et annulant leurs prières.
Est-il plus difficile de se retenir de discuter ici ou bien après notre mort de rendre des comptes sur les dégâts provoqués par notre faute!]

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-> Si quelqu'un n'arrive pas à se contrôler de parler pendant la prière, il est mieux pour lui de prier à la maison, tout seul, afin de ne pas en venir à profaner la sainteté de la synagogue.
[et à faire un 'hilloul Hachem en manquant de respect à la Présence Divine qui y réside très fortement]
['Hida - citant le Kaf ha'Haïm 151,8]

-> C'est une faute plus grave de parler dans un synagogue à Shabbath (Zohar - Vayakel 205).
Le Kaf ha'Haïm (151,8) explique que c'est parce que la Présence d'Hachem est beaucoup plus importante à Shabbath que les autres jours de la semaine, et ainsi la faute de parler et de chasser la Présence Divine est alors beaucoup plus grave.

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-> Honte à ceux qui parlent pendant la prière. De nombreuses synagogues ont été détruites à cause de cette faute.
[Eliyahou rabba 124,12]

Le rav Elimélé'h Biderman explique qu'il ne s'agit pas forcément de voir une synagogue être brûlée (destruction physique), mais parfois une synagogue peut être détruite spirituellement parlant.

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-> S'il y a un fléau dans la ville, une personne ne doit pas entrer seule dans la synagogue, car l'Ange de la mort y entrepose ses armes.
[guémara Baba Kama 60b]
=> A priori, la synagogue semble être l'endroit le moins approprié pour que l'Ange de la mort puisse y mettre ses armes. Comment expliquer la guémara?

Le Déré'h Moché répond :
L'Ange de la mort reçoit ses armes des personnes qui parlent dans la synagogue.
[à chaque fois que nous y parlons, nous lui donnons de la force, nous l'armons pour nous nuire!]
En effet, le mot דבר (fléau, peste) vient du mot : דיבור (parole).

-> Le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 124,7) écrit :
"Une personne ne doit pas s'engager dans une discussion lorsque l'officiant répète la amida.
Si elle parle, elle est un fauteur, et sa faute est trop grande pour être supportée, et on la réprimandera."

Il est intéressant de noter qu'aucune autre faute n'est dénommée ainsi.
De plus, nous retrouvons exactement la même expression lorsque qu'après avoir tué Evel, Caïn dit à Hachem : "Mon crime est-il trop grand pour être supporté" (gadol avoni minésso - Béréchit 4,13).

Le rav Elimélé'h Biderman dit qu'en parlant dans une synagogue nous permettons à l'Ange de la mort de faire son travail et d'amener des fléaux, de la mort (physique et spirituelle).
Ainsi, nous devons voir le fait de parler pendant la prière comme un acte aussi grave que tuer quelqu'un.

Le rav Biderman dit qu'il ne faut pas rester silencieux en se convaincant que l'on ne peut pas faire autrement que d'avoir des gens qui parlent à la synagogue.
Mais on devra plutôt avoir à l'idée : Est-ce que nous devons rester insensibles face aux problèmes, aux difficultés, aux maladies que va générer cette faute?
Ainsi, même s'il est difficile de se retenir de parler pendant la prière, nous devons être forts et observer cette halakha.

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-> "A l’aspect d’une personne âgée tu te lèveras" (mipéné chéva takoum - Kédochim 19,32)

Le Remak commente que : chéva (une personne âgée - שֵׂיבָה) est l'acronyme de : "chtika yafa bécha'at atéfila" (un beau silence pendant la prière - שתיקה יפה בשעת התפילה).
Le fait de rester silencieux pendant la prière nous permet de vivre plus longtemps, et ce en bonne santé avec de nombreuses bénédictions.
[l'inverse est également vrai, que D. nous en préserve.]
[rapporté par le rav Elimélé'h Biderman]

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-> "Hachem combattra pour vous, et vous gardez le silence" (Béchala’h 14,14)

-> Le midrach (au nom de rabbi Yéivi) commente :
Hachem se bat contre les anges [responsables des nations] qui élèvent des accusations contre le peuple juif.
Hachem rejette leurs arguments, en déclarant que les juifs sont néanmoins meilleurs que les autres nations du monde.

Cependant, lorsque Satan accuse les juifs de parler dans les synagogues et les lieux d’étude, contrairement aux nations du monde qui s’assoit en silence [durant leur prière], alors pour ainsi dire, Hachem n’a rien à répondre.
Cela est sous-entendu dans le verset : "Hachem combattra pour vous" = Il va combattre pour nous contre les nations du monde, mais cependant cela n’est possible que si : "vous gardez le silence" pendant la prière.
Si nous y parlons alors D. ne combat pas les nations pour nous.

[ => de même sur un plan individuel, en évitant de parler pendant la prière, alors Hachem va être à nos côtés pour nous aider dans les combats de notre vie!
Par exemple, Hachem nous donnera dans la subsistance (parnassa), par le fait de se taire pendant les prières. En effet, nos prières iront alors directement au Ciel (sans être interceptées par l'Ange du mal), et nos demandes de parnassa seront exaucées.]

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-> b’h, sur ce sujet : http://todahm.com/2016/12/26/la-gravite-de-parler-a-la-synagogue