Aux délices de la Torah

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La charité en faveur de la terre d’Israël

-> Le Choul'han Aroukh (Yoré Déah 251:3) explique que l'on doit donner en priorité à la famille plutôt qu'aux étrangers, et la charité pour sa propre communauté doit précéder les dons à des communautés éloignées.
Certains commentateurs soutiennent néanmoins que les pauvres de la Terre Sainte [d'Israël] ont priorité sur tout.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 37,4) enseigne :
"La charité en faveur de la Terre Sainte est de loin plus importante que celle donnée pour des juifs de la Diaspora. Offrir une contribution en faveur de la terre d'Israël permet à l'individu d'être inclus dans l' "air" de la Terre Sainte. [on a alors l'air qui nous entoure qui est purifié, dans ce sens qu'on respire l'air de sainteté dont la source se trouve en Terre Sainte].
Cette sainteté aide à révéler le mérite des Patriarches et apporte la miséricorde dans le monde."

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-> Le Noam haEl'yon (le Délice Supérieur) constitue la source de tout ce qui est plaisant et agréable dans le monde. Tout sentiment de délice que nous éprouvons a sa source en cette qualité d'Hachem.
Un flux en descend quotidiennement sur la terre, apportant la rectification et la réparation du niveau inférieur de l'Intellect, connu sous le nom de l'Intellect de la Diaspora, en l'élevant au niveau connu sous le nom de l'Intellect de la Terre Sainte.
Ce dernier implique une plus grande connaissance, une plus grande compréhension d'Hachem. Mais il faut un récipient pour recevoir ce Délice Suprême. On crée un tel récipient en donnant (à la charité) pour la Terre Sainte. [Likouté Moharan II, 71 ]

La grandeur de la prière

-> Le midrach (Chémoth raba 21,4) enseigne : après que toutes les prières ont été reçues dans le Ciel, un ange prête serment ... et les adresse vers les sphères célestes, en direction de la Couronne d'Hachem.

-> "Sachez-le : même les anges ne peuvent s'élever au niveau que les prières peuvent atteindre"
[rabbi Nathan de Breslev - Avané'ha Barzel - p.88 ]

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-> b'h, par exemple également : https://todahm.com/2020/03/25/13078-2

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-> "C'est par la prière que l'homme s'attache principalement avec Hachem"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 84]

-> "Notre force vitale provient essentiellement de la prière"
[Likouté Moharan I 9,1]

-> "La prière imprègne de vie l'univers entier"
[Likouté Moharan I 9,3]

-> "Par ses prières, chaque juif acquiert une maîtrise et un contrôle absolus. Il peut réaliser tout ce qu'il désire"
[Likouté Moharan II, 97]

-> La prière aide à annuler un décret céleste avant, et même après sa promulgation.
[séfer haMidot - Téfila]

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-> La prière a le pouvoir de changer la nature.
[Likouté Moharan I 216]

-> Cela s'applique aussi bien aux forces de la nature qu'à la nature humaine.
Rabbi Nathan dit une fois:
"Seule la prière peut aider l'individu à briser ses mauvais désirs. La raison en est très simple : normalement, quand une personne brise ses désirs, il lui en reste deux ; de la même façon lorsqu'on casse quelque chose en deux, on obtient deux morceaux. Mais la prière nous aide à nous débarrasser complètement de tous nos mauvais désirs".
[ cf. Sia'h Sarfé Kodech I, 511 ]

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-> Il existe trois genres de prières : la prière de David (Tehilim 86), la prière de Moché (Téhilim 90), et la prière du pauvre (Téhilim 102). Cette dernière est de loin la plus puissante, enseigne le Zohar (III, 195a).

C'est parce qu'elle provient d'un cœur brisé.
L'indigent se tient devant Hachem et se lamente sur son sort. "Pourquoi moi? Pourquoi dois-je souffrir?"
Cette prière est tellement efficace qu'elle brise toutes les barrières et s'élève directement vers Hachem.
Rabbi Nathan écrit : "Combien plus forte est la prière de l'individu qui s'écrie devant Hachem qu'il se sent spirituellement appauvri, qu'il sombre dans le domaine matériel et voudrait tant se rapprocher d'Hachem. Certainement cette prière s'élèvera directement vers le Ciel!"
[Likouté Halakhot - Téfilin 5,43 ]

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-> Ne cherchez pas trop à recevoir une réponse à vos prières. Il faut prier, prier fort ; les prières doivent être des supplications. Sinon (D. accèdera à votre demande, mais) c'est comme dérober quelque chose aux Cieux.
[Likouté Moharan I, 195]

Le pouvoir de la Torah

Un ange est créé à partir de chaque parole de Torah que l'on prononce. Cet ange a le pouvoir d'atténuer et d'éliminer le pouvoir des forces du mal.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 20,7]

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-> "Ils M'ont abandonné ... ils ont délaissé Ma Torah" (Yirmiyahou 16,11)
S'ils M'avaient abandonné et avaient continué [à étudier] Ma Torah, Sa lumière les aurait forcés à se repentir.
[midrach Eikha raba - Pessikta 2 ]

-> Nul ne commet une faute s'il n'est pas habité par un esprit de folie (guémara Sotah 3a).
Les fautes rendent l'homme littéralement fou. C'est la raison pour laquelle la majorité des gens souffrent de sautes d'humeur fréquentes et de manies. Le remède consiste en une étude intensive de la Torah qui se compose entièrement de Noms divins et qui a le pouvoir d'annihiler le penchant du mal et de supprimer toutes les folies qui s'emparent de la personne à cause de ses fautes.
[Likouté Etsot - Etude de la Torah, 4 ]

-> Ailleurs (Likouté Moharan I, 1), rabbi Na'hman écrit que la Torah que l'on étudie "par force" renforce le Royaume de la Sainteté et aide l'individu à vaincre sa sottise (qui le pousse à fauter, se détourner du émet).
Le rav Eliyahou 'Haïm Rosen précise qu'étudier la Torah par force ou intensivement peut avoir plusieurs sens: 1) en dépit de circonstances les plus difficiles: maladies, situation financière ou tension émotionnelle, ... ; 2) en dépit du manque d'envie; 3) avec le maximum de concentration ou d'attention.

-> La Torah que l'on étude "par force" a le pouvoir de rectifier notre parole.
La parole rectifiée conduit à l'humilité et à la prière. [Likouté Moharan I 35,4-5]

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-> Le fait d'innover dans la Torah (sans changer un iota de la loi juive) constitue une grande expiation de tous ses fautes.
[Likouté Moharan II, 105 ]

-> Quiconque trouve qu'il lui est impossible d'étudier la Torah, soit qu'il n'ait jamais eu l'occasion de l'étudier et ne sait pas comment s'y prendre, soit qu'il ne possède pas d'ouvrages d'études, soit qu'il voyage fréquemment, mais éprouve cependant un très vif désir d'étudier et de servir Hachem, crée, par son seul désir, un livre de Torah dans le Ciel.
[Likouté Moharan I, 142 ]

Prier avec kavana

Lorsque l'on prie avec concentration, en unissant la pensée à la parole et en prêtant l'oreille à ce que l'on prononce, alors notre force imprègne naturellement nos mots.
Toute votre énergie aspire au moment où elle sera canalisée dans des paroles de sainteté.

Lorsque vous concentrez votre esprit sur la prière, cette force se précipite pour habiter les mots. En vous concentrant sur les paroles, cette force pénétrera vos prières sans que vous ayez besoin de la forcer.
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 66]

=> on doit se forcer à prier avec toute sa force et son énergie du moment. En effet, si on se concentre sur la prière, alors les mots (de sainteté qui la composent) vont eux-mêmes donner l'énergie de prier avec force.

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-> L'essence de la prière est par définition la compréhension simple et directe des mots que l'on prononce.
[Likouté Moharan II, 120]

Prière & Torah

"Toute la Torah qu'une personne étudie se joint à ses prières pour illuminer les mots qu'elle prononce.
La Torah renforce et renouvelle la prière ; la prière renforce et renouvelle l'étude de la Torah"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 2,6 ]

Il écrit aussi : "La source de la Torah jaillit (provient) de la prière." (Likouté Moharan I 8,7).

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-> Tu dois implorer et prier avec une ferveur extrême pour avoir le mérite de comprendre la Torah.
[Likouté Moharan I 21,8]

-> A quelqu'un qui lui demanda une fois un conseil sur la dévotion dans le service divin, Rabbi Na'hman préconisa d'étudier la Torah. "Mais je ne sais pas comment apprendre!" réagit l'homme.
"Tu n'as qu'à prier. Tout devient possible par la prière. On peut en tirer le plus grand des bienfaits", lui dit Rabbénou.
[Likouté Moharan II 111 ]

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-> Il existe deux types de prière: pour les besoins matériels, et pour les besoins spirituels. Il va sans dire que la prière qui concerne les besoins matériels occupe un niveau bien inférieur à celui de l'étude de la Torah. Cependant, lorsque la prière touche au domaine spirituel, elle se trouve à un niveau supérieur à celui de l'étude de la Torah.
Yaakov symbolise la Loi Ecrite, Rachel la Loi Orale et Léa la prière spirituelle. Yaakov pensait que s'il devait accéder à la compréhension totale de la Torah, il devait auparavant associer la Loi Ecrite à la Loi Orale (épouser Rachel). La prière (Léa) suivrait.
Hachem avait une autre conception des choses et fit épouser d'abord Léa par Yaakov.
L'atteinte du sommet dans l'étude de la Torah ne peut se faire que par la prière pour ses besoins spirituels.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Roch 'Hodech 5,2 ]

Lien entre nos paroles & notre amour pour la Torah

"Chaque juif représente une lettre de la Torah. Il existe ainsi 600 000 lettres correspondant aux 600 000 âmes juives [Zohar 'Hadach, Chir Hachirim, 74d].
Si on trouve un défaut chez un seul juif, c'est comme si on trouvait une imperfection dans la Torah et qu'on la rende incomplète.
Mais si l'on veille à ne pas médire sur un autre juif, si l'on s'efforce de mettre en valeur ses points positifs, on trouvera la Torah d'une beauté parfaite. On l'aimera alors profondément, et cet amour mènera l'individu à une grande assiduité dans l'étude de la Torah."
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 91]

-> "La prière est l'arme principale du machia'h. Toutes les batailles qu'il mènera, toutes les conquêtes qu'il fera, toutes proviendront du pouvoir de la prière".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 2,1 ]

-> Rabbi Nathan ajoute : "L'arme essentielle de chaque juif est la même que celle du machia'h : la prière." (Likouté Etsot I, 2-1)

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-> Aujourd'hui avant la venue du machia'h, la principale forme de service [Divin] est la prière.
[rabbi 'Haïm Vittal - rapporté dans le Tzetel Katan du Noam Elimélé'h]

Par notre foi dans les Tsadikim, leur sainteté peut descendre sur nous et nous aider à atteindre la grandeur spirituelle.
Le simple fait de mentionner leurs noms nous aide à puiser dans leur sainteté.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Nétilat Yadaïm li'Séouda 4,6]

"Qui peut prétendre avoir une foi complète?
Si l'homme croyait fermement qu'Hachem écoute toutes les paroles qui sortent de sa bouche, il réciterait certainement ses prières avec une concentration et une intensité extrêmes"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 62,2 ]

[ainsi un axe d'amélioration de notre émouna est de davantage ressentir cette réalité lors de nos prières. ]

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-> Aussi longtemps que l'individu qui récite sa prière est conscient de la présence de quelqu'un d'autre, sa concentration n'est pas complète. Il doit accéder à un niveau où il n'y a plus qu'Hachem et lui-même.
[Likouté Moharan II, 103]

Voir les points positifs en soi-même – Se juger positivement

"Chaque juif est [constamment] pour Hachem une source de grande fierté"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 17:1 ]

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-> Il souligne cette vérité, car il arrive souvent à une personne de douter de sa valeur : "Maintenant que j'ai transgressé la loi divine, se dit-elle, en quoi Hachem peut-Il être fier de moi?"
Elle commence alors à se relâcher dans l'accomplissement des mitsvot et même dans son désir de servir Hachem.
"Non!" lui dit Rabbi Na'hman, "cela ne diminue en rien ta valeur aux yeux du Créateur. Hachem apprécie chaque juif, même celui qui est tombé". [Son amour est immuable]
On doit par conséquent rechercher les éléments positifs qui se trouvent nécessairement en soi. Quand on aura trouvé cet immense bien, on pourra se rapprocher d'Hachem (cf. Béibé Hana'hal I,17).

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-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).

-> La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II,17 ]

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+ Azamra = se focaliser sur les bons points qui sont forcément en nous :

-> On peut avoir le raisonnement suivant : D'accord, je jugerai favorablement mon prochain. Il peut être valable. En vérité, j'ignore les motifs qui le poussent à agir de la sorte. Mais je ne peux pas en dire de même pour moi ... car je sais ce qui me pousse à mal agir. Et en toute honnêteté, je ne peux pas prétendre que je suis parfait également.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I, 282) enseigne :
Ne te laisse surtout pas aller au découragement. Examine tes actes ; il doit y avoir obligatoirement quelque parcelle de bien en toi. Même si tu trouves que tes actes ne sont "pas purs" (que tu pourrais faire mieux) ; que tes actions ont été dictées par des pensées et des motifs sans noblesse, cherche au moins les aspects valables de ce que tu as fait.
Certains de tes actes doivent présenter assurément un caractère positif. Et si vraiment tu ne trouves rien, éprouve au moins le bonheur d'être juif. On ne peut renier ce point, puisqu'il constitue un don d'Hachem.

-> "Protège mon âme, car je suis un 'hassid" (Téhilim 86,2)
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 125) explique :
"On doit constamment se juger favorablement. Cela nous permet d'être considéré comme 'hassid au moins à propos de cet unique point. "
C'est ce que nous disons dans la prière du matin. Au début, nous disons : "Qui sommes nous? (ma ana'hnou) Qu'est notre existence? (ma 'hayénou) Qu'est notre vertu?" Puis nous affirmons : "...Mais nous, nous sommes Ton peuple, les enfants d'Avraham, Its'hak et Yaakov. Nous nous louons ainsi et nous trouvons en nous des points favorables, ce qui nous conduit à servir Hachem.
[rien que le fait d'être un enfant des Patriarches, d'être un juif est énorme. D'ailleurs rabbi Na'hman de Breslev dit que si on savait ce que c'est d'être un juif(ve) [99,8% de la population mondiale ne l'est pas!], rien que cela nous ferait danser de joie jusqu'à 120 ans (im yéhouda aya yodéa ma zot liyot yéhoudi, ou aya saméa'h vérokéd ad méa véés'rim chana).]

-> Rabbi Na'hman met particulièrement l'accent sur ce concept. "On doit toujours rechercher le bien!" ne cessait-il de répéter. Fais constamment preuve d'optimisme! Ne désespère jamais! Ne te laisse jamais abattre! Préserve jalousement le peu de bien que tu peux trouver en toi-même.
En agissant ainsi, tu pourras découvrir ta réserve personnelle de vitalité. Comme tous les hommes, tu es en possession d'une force intérieure incroyable, d'une source d'énergie quasiment intarissable, comme une batterie rechargeable qui peut te propulser. Comment t'en servir?
Comment la recharger? En suivant les conseils de Rabbi Na'hman: commence par rechercher le bien ; concentre-toi sur tes qualités. Ne désespère pas! Tu peux réussir! Tu dois réussir à coup sûr!

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-> Un feu se déclara un jour dans un quartier de Breslev.
En passant, Rabbi Nathan, accompagné de ses disciples, aperçut un homme dont la maison avait été ravagée par les flammes. Tout en pleurant amèrement sur son mauvais sort, il cherchait de-ci de-là dans les décombres n'importe quoi qui lui permît de reconstruire sa demeure.
"Voyez-vous cet homme? fit remarquer Rabbi Nathan, voyez-vous ce qu'il fait? Bien que toute sa maison soit détruite, il ne perd pas espoir. Il ramasse tout ce qui peut contribuer à la reconstruire" ...

Notre vie spirituelle procède du même phénomène. Le mauvais penchant (yétser ara) lutte sans merci contre nous, il s'efforce de détruire toute la sainteté que nous avons réussi à acquérir en nous poussant à agir contre la volonté divine ... Malgré cela, quand nous sommes découragés et que tout semble désespéré, nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons assembler quelques bons points, glanés parmi les fautes. C'est la meilleure façon de revenir vers Hachem.
(Kokhvé Or - p.78 ]

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-> Quelqu'un vint une fois se plaindre chez Rabbi Na'hman de sa vie amère. L'homme désirait se rapprocher d'Hachem et corriger sa conduite, mais chaque fois qu'il s'y efforçait, les tentations se faisaient de plus en plus contraignantes. Des jours, des semaines, des mois passèrent et il n'avait pas encore réussi à s'améliorer dans son service divin.
Rabénou essaya, mais en vain, de le réconforter; l'homme ne faisait que se lamenter sur son sort.
"Je vois que tout est mauvais chez toi, lui dit Rabénou. Je n'ai donc personne avec qui parler!".
Cela provoqua chez l'homme un grand trouble et il s'exclama : "Mais je fais tout ce que je peux pour essayer de me corriger ; je ne suis pas si mauvais!"
Entendant cela, Rabbi Na'hman lui dit : "Ah! Mets donc en application les enseignements d'Azamra. Fais usage de tes points positifs et ils t'inspireront."

Rabénou cherchait à faire dire à l'homme lui-même que tout n'était pas perdu ; qu'il éprouvait encore le désir d'amender sa conduite ... Se sentant loin d'Hachem, l'homme se met à penser qu'il ne réussira jamais. En défiant chacun de nous comme il le fit pour cet homme, Rabénou nous force à reconnaître que nous possédons des points positifs. Cela établi, nous pouvons tous aller de l'avant.

-> Nos Sages (Sanhédrin 37a) disent : "Chacun doit se dire : "Le monde n'a été créé que pour moi!"
Qu'est-ce à dire? Cela signifie que chaque individu a son importance ... moi en particulier! C'est vrai! Moi le premier! Le monde a été créé pour moi.
Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 5,1) explique que ce privilège implique cependant une grande responsabilité. L'univers entier ayant été créé pour moi, j'en suis personnellement responsable et je dois m'attacher à sa perfection.

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-> "Ne désespère jamais" (Likouté Moharan II, 78), ne cesse de répéter Rabbi Na'hman de Breslev. Quoi qu'il se soit passé ; tu as eu beau t'égarer, ne désespère jamais.

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Massa oumatan 4,16) ajoute : "Tu peux toujours trouver un moyen de revenir à Hachem. Si tu as déjà commencé, continue! Si tu n'as pas encore commencé à servir Hachem, c'est le moment de t'y mettre!"

-> "Si je ne me prends pas en pitié, qui le fera?" (Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm lis'Séouda 6,37 )
[on a tous naturellement besoin de soutien et d'encouragement, mais souvent on laisse cela dépendre des autres, tandis qu'on doit davantage le faire dépendre de notre intériorité, de nous.
On aime Hachem, on aime autrui comme soi-même, mais est-ce qu'on prend du temps pour se chouchouter soi-même. En ce sens, la Michna (Pirké Avot 1,15) affirme : ''si je ne suis pas pour moi-même qui sera pour moi'' (im en ani mi li). (et ce n'est que lorsqu'on a fait le nécessaire pour soi-même que la michna continue : "Et si je ne suis que pour moi, que suis-je donc?")]

-> Rabbi Nathan de Breslev explique comment on peut arriver à trouver ce bien et découvrir au cours de notre recherche que nous sommes en vérité bien meilleurs que nous ne le pensions ... Chaque fois que nous perdons quelque chose d'important, dont nous avons instantanément besoin, nous fouillons partout jusqu'à ce que nous finissions par le trouver. Ce qui arrive souvent, c'est que, au cours de ces fouilles, nous trouvons également d'autres objets "perdus" que nous avions complètement "oubliés" ...
C'est ce qui se passe pour celui qui cherche constamment les bons points/éléments de son judaïsme. Au cours de sa recherche, il tombera inévitablement sur les menus objets perdus depuis si longtemps et qui sont les siens ... A sa grande surprise, il découvrira qu'il possède en lui un grand nombre de "bonnes petites qualités".
[Likouté Halakhot - Birkot haPérot 5,4 ]

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-> Chacun d'entre nous possède un point positif qui lui est spécifique : on est un "Tsadik" dans cet aspect particulier de son être. Il en est de même pour son prochain. Chacun d'entre nous est vertueux et intègre sur un point différent.

-> La meilleure façon de puiser la connaissance est d'illuminer le cœur de notre prochain, de l'imprégner de la foi et de la connaissance qu'Hachem est là, attendant qu'on revienne vers Lui. On peut y arriver par l'amitié et l'unité et la recherche commune de la vérité.
[Likouté Halakhot - Nétilat yadaïm liSéouda 6,49 ]