Aux délices de la Torah

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Guéoula & les 2 retours en terre d’Israël

+ Guéoula & les 2 retours en terre d'Israël :

-> "Hachem, ton D., ramènera tes captifs (véchav Hachem) et aura pitié de toi, et Il reviendra (véchav) et te rassemblera de toutes les nations où Hachem ton D. t'aura dispersé. Si tes dispersés se trouvent aux extrémités des cieux, de là Hachem ton D. te rassemblera et de là Il te prendra. Et Hachem ton D. te ramènera dans la Terre [d'Israël] de tes Patriarches" (Nitsavim 30,3-5).

-> Le Messé'h 'Hokhma explique :
[La raison pour laquelle le mot "véchav" (וְשָׁב) est mentionné 2 fois est que] Hachem d'abord ramènera et aura pitié des juifs qui sont en captivité, ceux qui aspirent à la terre d'Israël et veulent fuir de 'houtz LaAretz comme [on veut fuir] une prison. [malheureusement ils doivent pour le moment rester dans la terre en dehors d'Israël, s'y sentant comme en captivité, tellement ils aspirent à vivre en Israël. ]

[La deuxième partie du verset], "et Il vous rassemblera de toutes les nations" fait référence aux juifs qui ont trouvé de la satisfaction dans des terres étrangères ('houtz laAretz), ceux qui ont perdu tout désir pour la Terre d'Israël. Hachem les rassemblera également, et Il les ramènera après [le premier groupe].

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=> Le point important ici est qu'avec la venue du machia'h, il y aura deux étapes dans le rassemblement des exilés : d'abord, Hachem délivrera les juifs qui vivent dans des terres qui leur semblent hostiles (car ils aspirent tellement à Israël!).
C'est uniquement pour ces juifs que le verset indique : "Hachem aura pitié de toi" (véri'hamta), comme indiquant que leur retour se fera dans de belles conditions (puisqu'ils voulaient sincèrement y être mais ne le pouvaient malheureusement pas, alors Hachem considère cette aspiration sincère comme s'ils avaient vécu en Israël).

Ensuite, Hachem ramènera chez eux les juifs qui vivent dans des terres qui leur semblent confortables (ils ont perdu tout désir ardent pour la Terre Sainte, préférant, trouvant des qualités à une autre terre).
Non seulement ces juifs ne bénéficient pas de la pitié, de la miséricorde d'Hachem, ils auront perdu la mitsva de la Torah de chaque instant de vivre en Israël, mais en plus ils auront une sorte de honte d'avoir comme trompée la terre d'Israël (où Hachem est si présent), une honte de retourner les derniers se réunir en terre d'Israël avec leurs frères juifs qui y seront déjà.

"[En tant que juif(ve),] nous devons nous habituer à l'idée que même notre moindre action est significative et que rien n'est perdu, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
Reconnaître l'importance de [chacune de] nos actions est un des principes de la foi (juive).
[...]

Nous n'avons aucune idée de ce que nous créons et construisons par nos actions [en accord avec la volonté d'Hachem]. Nous faisons partie d'un vaste système où le moindre écart par rapport aux instructions qui nous ont été données endommage l'ensemble du système."
[rav Shimshon Pinkous - Néfech Shimshon - shaaré Emouna p.205]

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-> Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 62,2) dit que si nous avions une foi totale, alors nous serons persuadé que Hachem écoute chaque mot qui sort de notre bouche, on prierait certainement avec une concentration et une intensité extraordinaires.

=> Une base de la foi juive consiste à constamment renforcer en nous la grandeur de chaque action que nous avons en tant que juif.

Louer et remercier Hachem

+ Louer et remercier Hachem :

-> "C'est Moi qui ai formé cette nation pour moi, proclamez Ma louange" (Yéchayahou 43,21).
Cela signifie que j'ai formé cette nation afin qu'elle proclame Ma louange.
[Rachi - Yéchayahou 43,21 ]
[louer, remercier Hachem autant que possible, est le but d'un juif(ve). ]

-> La guémara (Béra'hot 20b) explique que Hachem dit : "Moi Je leur ai dit dans la Torah : "Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras Hachem ton D." (Ekev 10,17). C'est-à-dire que l'on a l'obligation de réciter le Birkat Hamazon lorsqu'on se sent rassasié.
Les Sages ont été plus rigoureux et ont imposé de Me bénir (par les louanges du birkat hamazon) à partir de la consommation d'un volume de Kazaït (d'une olive). Ne les prendrai-Je pas en faveur?!"

Le Ohr Ha'haïm hakadoch ('Héfetz Hachem) explique qu'il s'agit d'une récompense mesure pour mesure.
Dans la mesure où un juif considère les petits actes de bonté d'Hachem (même aussi petits qu'une olive) comme grands et dignes de louanges (remerciements), Hachem considère également les petites choses que nous faisons comme grandes.

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-> Le 'Hidouché HaRim écrit que le peuple juif est appelé "יהודים" (yéhoudim) parce qu'il remercie [du mot מודים - modim] Hachem pour chaque petite ou grande chose, car ils savent que tout vient de Lui.
[Sfat Emet - Vayigach 5631 ]

-> Le midrash (Bérechit rabba 48,7) dit : "Pour chaque louange que Israël adresse à Hachem, Il repose Sa Chékhina parmi eux".
Le Eitz Yossef souligne que, de toute évidence, lorsque nous récitons la leture du Shéma, la Chékhina repose parmi nous. Le midrach vient nous enseigner que même avec des louanges régulières (comme en Le remerciant), la Chékhina vient résider [encore davantage] parmi nous.

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-> A l'avenir, tous les korbanot seront annulés, mais le Korban Todah (sacrifice de remerciement) ne le sera pas.
[midrach - Vayikra rabba 27,12 ]

-> Toutes les prières seront annulées à l'avenir, mais rendre grâce [à Hachem en Le remerciant] ne le sera jamais.
[Yalkout Shimoni - Na'h 774 ]

-> Le monde était vide et informe. Hachem se leva et créa le monde.
Il créa l'humanité et lui confia la responsabilité de toute bonté afin qu'elle Le loue. Que pouvons-nous faire d'autre que louer et bénir Hachem. Comme il est écrit : "chaque âme louera Hachem" (Téhilim 150,6)."
[midrach Shocher Tov 89 ]

->Rav Achi dit : Jusqu'à minuit, il [le roi David] était plongé dans l'étude de la Torah ; et à partir de ce moment-là, [il était plongé dans le chant et la louange à Hachem] .
[Béra'hot 3b ]

-> Le Zohar ('hadach - Shir Hashirim) explique la raison pour laquelle Hachem a dit : "J'ai choisi David pour régner sur Mon peuple, Israël" (Méla'him I 8,16) parce que, tandis que tout le monde dormait, David était assis dans le désert, contemplant la lune et les étoiles, et louait Hachem : "Quand je contemple Tes cieux, ouvrage de Tes doigts, la lune et les étoiles que tu as créées" (Téhilim 8,4).

-> Quelle est la signification du [nom] "Ruth"?
Rabbi Yo'hanan dit qu'elle méritait que David, qui inondait (ריוה - réviya - ce qui est similaire à רות - Ruth), Hachem de chants et de louanges, descende d'elle
[Béra'hot 7b ]

-> On peut ainsi comprendre :
"Hachem n'a créé le monde que pour le chant et la mélodie."
[midrach - Alpha Beita de Rabbi Akiva 1 ]

"Quiconque récite la chirat Hayam (chant que les Bné Israël ont entonné en gratitude à Hachem pour l'ouverture de la mer Rouge) avec joie, toutes ses fatues sont pardonnées.
[michna Béroura 51,17 ]

Le 'Hida (Avodat Hakodech - Tsiporen Shamir 24) dit que lorsqu'on récite la chirat Hayam, on doit s'imaginer debout au milieu de la mer, les égyptiens se noyant derrière soi tandis que l'on est sauvé. Cela permettra d'obtenir le pardon de nos fautes. [on doit revivre la scène, échappant miraculeusement la mort, pour remercier Hachem de tout notre coeur avec sincérité. ]

-> Tout celui qui récite le "Téhila léDavid" (Achré) 3 fois par jour est garanti d'être un membre du monde à Venir. [le achré commence par : Heureux ceux qui demeurent dans ta maison, et sans cesse récitent tes louanges]
[Béra'hot 4b]

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-> Le but de toutes les mitsvot est de croire en notre D. et de Le remercier de nous avoir créés.
C'est également le but de la Création, car il n'y a pas d'autre raison à la création originelle, et le D. d'en-Haut n'a aucun désir dans les mondes inférieurs, si ce n'est que l'homme connaisse et remercie son D. de l'avoir créé.
La raison pour laquelle on élève la voix dans les prières, la raison pour laquelle il y a des synagogues, et le mérite de la prière publique, tout cela est pour que l'homme ait un endroit où se rassembler et remercier D. (Hachem) de l'avoir créé et soutenu, où il peut le proclamer et dire devant Lui : "Nous sommes Ta création".
[Ramban - Bo 13,16 ]

-> La principale raison mystique pour laquelle Hakadosh Baruch Hu a envoyé l'âme dans un simple corps est que cela procure un grand plaisir à Hachem. Même si l'âme se trouve dans un récipient très sale, car il n'y a rien de plus bas et de plus matériel que la poussière, elle continue néanmoins à louer et à remercier son Créateur.
C'est une nouveauté extraordinaire, de sorte que Hachem tire un plus grand plaisir de cette louange que de tout service ou louange offerts par les anges.
Pour les anges, il n'y a pas de nouveau car ils n'ont pas de corps impurs.
[Baal Shem Tov - parachat Béréchit 92 ]

-> "Car Ta bonté vaut mieux que la vie ; mes lèvres proclament Tes louanges" (Téhilim 63,4).
Cela signifie que toute la bonté dont Tu fais preuve en nous donnant la vie a pour but que Mes lèvres Te louent. Car sans cela, pourquoi vivrais-je?
[Métsoudat David - Téhilim 63,4 ]

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+ Les bénédictions :

-> Peuple de l'exil, prenez soin de connaître votre D. et bénissez-Le 100 fois par jour, afin d'être bénis à travers elles. Car c'est grâce à ces bénédictions que nous vivons et subsistons dans l'exil.
Ecoutez-moi donc et ne les prenez pas à la légère.
[rav Ména'hem Lonzano - décédé en 1608 - dans le Shté Yadot ]

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-> Dans le monde à Venir, il n'y aura aucune limite à la récompense [pour avoir loué le nom d'Hachem].
Celui qui maudit Hachem est puni par lapidation (voir Emor 24,16).
[Or, selon Tossefta (Sotah 4,1) : "mérouba midat atov mimidat apour'anout al a'hat mé'hamech méot" - le rapport entre la mesure (mida) de bien et la mida négative est de un à 500 fois supérieur.]
La mida de bien est 500 plus importante que la mida négative, c'est pourquoi 500 fois de la vie doit être donnée pour chaque bénédiction (en opposition à une condamnation à mort par lapidation).
[Rokéach - parachat 'Hayé Sarah - chapitres 24, 27]
[on voit de là à quel point toute bénédiction est une occasion puissante d'obtenir de la source de vie. ]

-> Les 100 bénédictions protègent contre les 100 malédictions.
[Rokéa'h 320]

-> Depuis que nous avons fauté devant Lui, le Temple a été détruit, et il n'y a plus de Mizbéa'h (Autel) ni de korban (sacrifice), mais Hachem désire la paix avec nous, et c'est pourquoi Il nous a ordonné de réciter 100 bénédictions chaque jour, tout comme Il l'avait garanti à Avraham ...

Avraham a dit devant Hachem : "Maître du monde, fais-moi savoir par quel mérite mes descendants seront soutenus dans le monde".
Il lui a répondu : ""Prends pour Moi trois génisses" (Lé'h Lé'ha 15,9) et sacrifie-les comme korban devant Moi".
Avraham dit : "C'est bien pendant que le Temple existe, mais pendant les temps de destruction, qu'en sera-t-il pour eux?"
Hachem lui répondit : "Ils diront 100 bénédictions chaque jour, et je considérerai cela comme s'ils avaient apporté tous les korbanot devant moi".
[Rokéa'h - introduction au Sidour ]

[le Rokéa'h souligne que les 100 bénédictions correspondent aux 100 versets qui contiennent en eux tous les sacrifices. ]

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-> Lorsque l'âme veut descendre dans ce monde, Hachem lui fait jurer de respecter les mitsvot de la Torah et d'accomplir Sa volonté. Et Il donne à l'âme 100 clés, qui sont les bénédictions de chaque jour (où l'on remercie chaque fois Hachem).
[Zohar I,76b ]

-> La plus grande de toutes les mitsvot et le plus fort de tous les services [divins] est celui des bénédictions.
Car quiconque croit est tenu de bénir notre D. pour tout ce qu'Il a créé dans ce monde.
[rav Israël bar Yossef HaYisraeli (élève du Roch) - mitsvot Zémaniyot ]

-> La voie principale et primordiale de la avoda dans la Torah est de contempler la sagesse d'Hachem dans la création. C'est pourquoi nous prononçons la bénédiction "yatsar ét aadam bé'hokhma" (qui a créé l'homme avec sagesse), car l'homme peut voir Hachem de sa chair en voyant l'œuvre de sa création ... C'est pourquoi il doit Le remercier et Le bénir.
[Rachbatz - Magen Avot - chap.4 ]

-> La bénédiction de "chéakol niyé bidvaro" (tout [ce qui se passe] est selon Sa parole [rien ne peut se produire sans un décret d'Hachem]) adoucit la Rigueur et affaiblit la force du Satan.
C'est pourquoi de nombreux guédolim prenaient soin de réciter cette bénédiction avant de quitter ce monde.
[rabbi Chanoch Karlinstein ]

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+ Remercier Hachem même dans la difficulté :

-> "Et je place ma confiance en Ta bonté ; mon cœur se réjouira de Ton salut. Je chanterai pour Hachem, car Il a pourvu à mes besoins" (Téhilim 13,6).
Cela signifie que, pour moi, il n'y a aucune bonté en laquelle je place ma confiance, sauf Ta bonté. Pour cette confiance, mon cœur se réjouit.
[Ibn Ezra - Tehillim 13,6 ]

-> "Chantez à Hachem, vous ses fidèles, rendez grâce à Son saint Nom" (zamérou l'Hachem 'hassidav véodou lézé'her kodcho - Téhilim 30,5), Rachi commente : "Même si tu es plongé dans la souffrance, n'aie pas peur."
Il ressort des commentaires d'Ibn Ezra et de Rachi qu'il faut louer et remercier Hachem avant même que la rédemption ait commencé.

De même, la pensée suivante illustre le concept de louer Hachem avant même que la rédemption ait commencé.
La guémara (Sanhédrin 92b) rapporte que lorsque Névouhadnétsar jeta 'Hanania, Michaël et Azaria dans la fournaise ardente, Hachem ordonna à Yé'hezkel d'aller ressusciter les morts enterrés dans la vallée de Dura. Après les avoir ressuscités, les os des morts vinrent frapper Névou'hadnétsar au visage.
Lorsque Névou'hadnétzar demanda ce qui se passait, on lui répondit que l'ami de 'Hanania, Michael et Azaria ressuscitait les morts enterrés dans la vallée de Dura. Névou'hadnétzar se mit à chanter, louant Hachem à partir d'un verset des Téhilim.
Rabbi Its'hak dit qu'il faudrait verser de l'or en fusion dans la gorge de Névou'hadnétzar ; si un ange n'était pas venu le frapper à la bouche, il aurait dégradé tous les chants et louanges que le roi David a dits dans le Téhilim.
Maintenant, le rav Israël de Rouzhin demande : si Névou'hadnétzar voulait vraiment chanter des chants de louange, pourquoi l'ange ne lui a-t-il pas permis de le faire?
Il répond que la beauté des Téhilim réside dans le fait que David chantait les louanges d'Hachem même au plus profond de la douleur et de la souffrance, car on sait que la vie de David était remplie d'afflictions et de luttes.
L'ange n'empêchait pas Névou'hadnétzar de chanter, mais il testait plutôt si Névou'hadnétzar continuerait à chanter même après avoir reçu une "gifle" du ciel.

"La prière se tient au sommet du monde ; pourtant, les gens la prennent à la légère"
(guémara Béra'hot 6b - Rachi).

Rabbi Nathan de Breslev dit : "Même les anges ne peuvent s'élever au niveau que la prière peut atteindre!"
(Avné'ha Barzel - p.88).

La prière

+ La prière :

-> La prière est plus importante que les bonnes actions, car personne n'a accompli plus de bonnes actions que Moché notre maître, et pourtant, il n'a été exaucé que grâce à sa prière.
La prière est même plus grande que les korbanot.
[guémara Béra'hot 32b]

-> Dans notre génération, où nous n'avons ni roi, ni prophète, ni Cohen, ni Ourim véToumim, tout ce que nous avons, c'est la prière.
[midrach Vayikra rabba 30,3 ]

-> Il faut être prudent avec la prière, car rien n'est aussi bon qu'elle.
Elle est plus grande que les korbanot, et même si quelqu'un n'est pas digne d'obtenir une réponse à ses prières [qui demandent à Hachem] de lui faire du bien, puisqu'elle prie et multiplie les supplications, Je (Hachem) lui ferai du bien.
[midrach Tan'houma Vayéra 1 ]

-> Hachem dit : "Quiconque se livre à l’étude de la Torah, aux actes de bonté, et prie avec la communauté (minyan), Je lui attribue le mérite comme s'il M’avait délivré, Moi et Mes enfants, de parmi les nations du monde.
[guémara Béra'hot 8a ]

-> Rabbi Yéhouda dit : Le cri est si puissant qu'il peut déchirer un décret maléfique qui a été prononcé contre quelqu'un pour toute sa vie. Comme il est écrit : "Et ils ont crié vers Hachem dans leur douleur, et de leur détresse, Il les a délivrés" (Téhilim 107,28).
[Zohar II,20a ]

-> Même si une épée tranchante est posé sur le cou d'une personne, il ne faut pas s'abstenir de prier pour obtenir miséricorde.
[guémara Béra'hot 10a ]

-> La guémara (Kidouchin 29b) rapporte le récit dans lequelle Rav Acha bar Yaakov devait arriver au beit midrach où Abayé était roch yéchiva. Il y avait un démon dans le beit midrach, et Abayé ordonna que personne n'offre de logement à Rav Acha bar Yaakov afin qu'il soit obligé de dormir dans le beit midrach, et peut-être que grâce à son mérite, le démon serait tué.
Le Maharcha était troublé par cela, car selon la guémara (Shabbat 32a), une personne ne doit jamais se mettre en danger et compter sur un miracle pour la sauver, et si un miracle se produit, cela diminue les mérites de la personne. Comment Abayé a-t-il pu mettre Rav Acha bar Yaakov en danger et compter sur un miracle pour repousser le démon?
Le Maharcha répond qu'il est interdit de se mettre en danger et de compter sur un miracle sans prier, mais que si l'on prie, le fait que ses prières soient exaucées ne relève pas de la catégorie des miracles.
Le Maharcha nous montre ainsi le pouvoir garanti de la prière, même face à un danger imminent.

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-> Hachem semble distant, mais personne n'est plus proche de Lui.
Une personne entre dans la synagogue et prie à voix basse, et Hachem écoute ses prières. Comme une personne qui chuchote à l'oreille de son ami, et son ami l'écoute.
[guémara Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]

-> Rabbi Aivou (איבו ) dit : "Lorsque tu te lèves pour prier, ton cœur doit se réjouir, car tu sers le D. Suprême."
[midrach Shocher Tov 100 ]

-> Rabbi Youdan dit en son nom propre : L'homme a un protecteur. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il ne s'adresse pas immédiatement à son protecteur. Il se présente plutôt à la porte du protecteur et appelle son serviteur ou un membre de sa famille. Cette personne dira : "Untel se tient à la porte de votre cour".
Peut-être que [le protecteur] vous laissera entrer, peut-être qu'il vous laissera là.
Cependant, Hachem n'est pas comme cela. Si quelqu'un rencontre des difficultés, il n'appelle pas [les anges] Michaël ou Gavriel, mais il M'appelle (à l'aide de tout son coeur), et Je lui réponds immédiatement.
[Yérouchalmi - Béra'hot 9,1 ]

-> "Et Hachem passa devant lui [Moché] et proclama" (Ki Tissa 34,6).
Rabbi Yo'hanan dit : Si cela n'était pas écrit explicitement, il serait impossible de le dire. Cela enseigne que Hachem s'est enveloppé dans un talith comme celui qui dirige la prière et a montré à Moché l'ordre de la prière.
Il a dit à Moché : "Chaque fois qu'Israël faute, accomplis devant Moi cet ordre, et Je leur pardonnerai".
[Roch Hachana 17b ]

[ la compréhension simple du mot "accomplir" consiste simplement à réciter la prière. Cependant, Rabbénou Bé'hayé précise qu'il faut comprendre le sens de ce que l'on récite et le faire avec intention (kavana) [en y mettant son cœur].
Le Réchit 'Hokhma prend "accomplir" au sens littéral : on ne peut pas se contenter de réciter la prière, mais on doit aussi suivre activement les voies de Hachem.]

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-> Ces moments [de prière] devraient constituer le cœur et le fruit de notre temps, et le reste de notre temps devrait être comme des chemins qui mènent à ce moment.
On devrait aspirer à ce que ce moment approche, car pendant celui-ci, on est comparable aux êtres spirituels et on s'éloigne des créatures animales.
Le fruit de nos jours et de nos nuits devrait être ces 3 moments de prière ; et le fruit de notre semaine devrait être le jour du Shabbat, car il est établi pour l'attachement à la divinité et devrait être accompli dans la joie et non dans la soumission. Cet ordre pour l'âme devrait être comme l'ordre de la subsistance pour le corps.

Une personne prie pour son âme et mange pour son corps. Les bénédictions d'une prière durent jusqu'à la prochaine prière, tout comme un repas nourrit le corps pendant la journée jusqu'à ce qu'une personne mange à nouveau le soir.
Dans la mesure où l'âme est éloignée du moment de la prière, elle s'assombrit en rencontrant les affaires de ce monde.
[Kouzari 3,5 ]

-> Il me semble que, même selon le Ramban, son intention n'est pas d'affirmer que la mitsva de la prière est une obligation rabbinique et qu'il n'existe aucune obligation de la Troah ; ce serait illogique. Elle n'est tout simplement pas comptabilisée parmi les 613 mitsvot.
Comment serait-il possible de suggérer que nous ne sommes pas obligés de prier notre Père qui est aux cieux? La Avoda (la prière) est l'un des trois piliers du monde!
De plus, il me semble que le Ramban ne compte pas la prière parmi les 613 mitsvot parce qu'elle est trop noble. La prière, c'est comme se tenir devant le Roi et lui parler face à face ...
En réalité, elle englobe toutes les mitsvot, comme une colonne vertébrale qui soutient tout le corps d'une personne. Elle n'est incluse ni dans les 248 organes ni dans les 365 tendons/nerfs, car elle n'est pas un membre spécifique, mais un membre qui englobe tout.
De même, la prière n'est pas comptée parmi les mitsvot spécifiques, car elle est une question qui englobe tout.
[Aroukh HaChoulchan - Orach Haim 89 ]

[ "Le monde repose sur trois choses : la Torah, le service (avoda) et les actes de bonté" (Pirké Avot 1,2).
Rabbénou Yona explique que avoda fait référence au service sacrificiel original dans le Temple, qui a maintenant été remplacé par la prière. ]

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-> Le principal plaisir d'Hachem est lorsque les juifs prient devant Lui.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Chémot ]

-> Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n'accorde du bien à Israël (aux juifs) que grâce au mérite de la prière.
[Rokéa'h - partie 22, p.387 ]

-> De nos jours, la force des gens est diminuée. Nous ne pouvons plus repousser ou apaiser le yétser ara et nous sanctifier pour éviter d'être attirés par les futilités du monde. Nous n'avons pas en nous la sagesse nécessaire pour pouvoir jeûner. Par conséquent, notre seul remède est la prière, avec toute notre force.
En faisant des efforts sur chaque lettre de la prière, nous repoussons le yétser ara et nous nous purifions.
Tout comme les rivières purifient une personne, il en va de même pour les synagogues (baté knésiyot) et les baté midrachot.
[Beit Aharon - Likoutim בזה ]

-> Il est dit au nom du rav 'Haïm Vital que dans les générations précédentes des érudits de la guémara, leur étude de la Torah était la principale forme de service Divin.
Aujourd'hui, dans la période précédant le machia'h (ikvéta déMéchi'ha), le service (avoda) principal est par la prière.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - Pirké Pesicha ]

[le rav Pinkous souligne cela en comparant avec Roch Hachana. Bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, la mitsva de ce jour est de sonner le shofar, et celui qui ne le fait pas n'a pas rempli son obligation. De même, de nos jours, bien que l'étude de la Torah est égale à toutes les mitsvot, notre forme principale d'avodat Hachem doit être par la prière. ]

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-> J'ai entendu, au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa, un conseil destiné à tout juif afin qu'il soit constamment connecté au service d'Hachem et ne manque jamais de rien : habituez-vous à prier et à demander à Hachem tout ce dont vous avez besoin, petit ou grand.
Ne pensez pas que cela ne peut être accompli qu'à travers la méditation, en revêtant le talit et les téfilin.
Où que vous soyez, même au marché ...
Implorez Hachem et Il exaucera certainement votre demande.
[Beit Yaakov - parachat Vayétsé ]

-> Quiconque croit en la Providence divine du Créateur sait que la subsistance d'une personne pendant notre exil (galout) vient en récompense de la prière, qui remplace le Mizbéa'h (Autel) qui soutenait Israël, comme le disent nos Sages (Kétoubot 10b) : Mizbéa'h (מזבח) est une conjonction des mots "bouger" (mézia'h - מזיח) et "soutenir" (mézin - מזין).
[ Haflaah 67b - בגמרא ר' אבא ]

-> Il y a des gens qui ne méritent pas que leurs prières soient acceptées, sauf par de fortes supplications et des larmes régulières.
Même s'il n'a pas de mérites ni de bonnes actions, Hachem accepte ses prières et exauce ses désirs.
[séfer 'Hassidim 130 ]

-> Le Maor Vachémech (parachat Chémot) cite le Zohar qui dit que parfois les prières n'atteignent pas Hachem à cause des forces Accusatrices. Pour remédier à cette situation, il est recommandé de crier du plus profond de son cœur avec un son mais sans paroles.

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-> Lorsque l'homme a été créé, il est écrit : "Et l'homme devint une âme vivante (néfech 'haya)" (Bérechit 2,7). Le Targoum Onkelos interprète cela comme "une âme qui parle", et le Zohar (III,301a) développe cette idée pour signifier une âme qui parle avec les mots de la Torah et de la prière ...
Cela implique que l'existence d'une personne consiste à rechercher constamment son Créateur.
[rav Shimshon Pinkous - Shéarim B'Téfila - bitsour 2 ]

-> Dans les bénédictions d'Its'hak à Yaakov, il dit : "Je te donnerai la rosée du ciel et la graisse de la terre" (Toldot 27,28). Rashi cite le Midrach (Bérechit rabba 66,3) qui précise : "Qu'Il donne et donne encore et encore".
Tandis que la bénédiction d'Its'hak à Essav est : "Voici, la graisse de la terre sera ta demeure, et la rosée du ciel au-dessus" (Toldot 27,39).
Le Sfat Emet explique que Hachem s'abstient de nous donner tout d'un coup, car Il désire entendre nos prières, c'est pourquoi Il donne et donne encore et encore.
Cependant, Essav reçoit immédiatement tout ce dont il a besoin pour vivre, car Hachem ne se soucie pas de ses prières.

-> C'est pour la même raison que Hachem a empêché la pluie de tomber au début de la Création (voir Rachi - Bérechit 2,5), que nos Imahot (Matriarches) étaient toutes stériles (voir Yébamot 64a) et que le manne tombait quotidiennement plutôt qu'une fois par an (voir Yoma 76a).
Il est dit au nom de rav Sim'ha Bounim de Peshischa que c'est également la raison pour laquelle nous prions chaque jour pour notre subsistance dans la Amida, même si "toute la subsistance d'une personne est déterminée entre Roch Hachana et Yom Kippour" (Bétsa 16a).
Hachem pourrait s'abstenir de nous accorder cette abondance parce qu'Il souhaite entendre nos prières quotidiennement.

Ne pas désirer résider en Israël est la source de tous nos malheurs

+ Ne pas désirer résider en Israël est la source de tous nos malheurs :

-> Le seul but de tous les coups que nous recevons [en exil] est de nous inciter à retourner dans notre Terre Sainte [d'Israël].

J'ai entendu une idée sur ce concept au nom du rabbi Bounim de Peshischa (1765-1827). Il explique ... comme suit :
Lorsqu'on acquiert un animal, il existe deux types de méchikha (מְשִׁיכָה - un moyen de acquérir l'animal par traction - voir guémara Kidouchin 22b].
Le premier consiste à appeler l'animal et qu'il nous suive. Le second consiste à le frapper avec un bâton et à le faire courir devant soi ...
Nous sommes dans la même position devant Hachem, en ce qui concerne l'appel à retourner en terre d'Israël. Si nous écoutons la voix de D. qui nous appelle à retourner dans notre Terre, alors nous incarnerons l'aspect de la méchikha par l'appel. Nous ne souffrirons aucune douleur ni aucune souffrance.
Au contraire, nous irons avec empressement, sans aucune contrainte extérieure. Hachem nous guidera et nous Le suivrons.

Cependant, si nous ne nous efforçons pas de retourner volontairement (de notre pleine volonté) dans notre Terre, et que nous attendons que le bâton vienne nous frapper, le machia'h prendra la forme d'un coup ... Nous souffrirons l'agonie et la douleur du bâton de nos ennemis jusqu'à ce qu'ils nous forcent à courir devant Hachem vers la terre d'Israël.
[quelqu'un qui ne peut véritablement pas aller actuellement en Israël, devra le désirer ardemment en son cœur (ex: en valorisant la terre bien au-delà de toute autre, en exprimant ce souhait à Hachem dans nos prières). ]
[rav Yissa'har Shlomo Teichtal - Ein haBanim Sémékha]

Avraham & vivre en terre d’Israël

+ Avraham & vivre en terre d'Israël :

-> Il est connu qu'Hachem a initialement donné comme commandement à notre premier Patriarche : "Quitte ta terre, ta patrie et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai" (Lé'h Lé'ha 12,1).
Cependant, on sait moins qu'Avraham, le "pilier du monde" (Rambam -Hiklhot Avodat Kochavim 1,2), qui s'est empressé d'aller accomplir avec joie le commandement divin d'égorger son fils unique, a eu beaucoup de mal à accomplir le commandement d'Hachem de s'installer en Terre d'Israël.

Le Roch (Yébamot 6,12) affirme que la raison pour laquelle Avraham n'a pas eu d'enfants en dehors de la terre d'Israël est "parce qu'Hachem lui a ordonné : "Quitte ta terre pour le pays que je te montrerai", mais il a procrastiné et il n'est pas parti. Et même après son arrivée en terre d'Israël, il est retourné dans son lieu [de naissance] ... C'est pourquoi il a été puni."

-> Le Ramban (sur Lé'h Lé'ha 12,10 ; voir aussi 15,12) est du même avis :
"Sachez qu'Avraham Avinou a commis une grande faute, involontairement, en mettant sa femme vertueuse dans une situation où elle risquait de fauter, parce qu'il craignait qu'ils ne le tuent ...
De plus, son départ de la Terre, qui lui avait été ordonné au départ, en raison de la famine, était également une faute qu'il avait commise. Car Hachem, en période de famine, le délivrera de la mort (voir Iyov 5,20 : "en temps de famine, il te sauvera de la mort").
A cause de cet acte, ses descendants ont été condamnés à l'exil en Egypte, aux mains du Pharaon. "

La source du Ramban est le Zohar (Lé'h Lé'ha 81b) : "Rabbi Yéhouda dit : "Puisqu'Avraham est descendu en Egypte (quittant la Terre Sainte) sans permission, ses descendants ont été asservis en Égypte pendant 400 ans."

[imaginons l'horreur de l'esclavage en Egypte, et on se rend compte de la grandeur et de l'importance du fait de résider en Israël. ]

-> On a un principe : "Les actes des Patriarches sont un signe pour leurs descendants".
Le même phénomène de faiblesse dont Avraham a fait preuve s'est reproduit tout au long de notre longue histoire, et Hachem est très strict lorsque nous négligeons la mitsva de résider en terre d'Israël.
Ne pensez pas que notre premier Patriarche manquait d'explications ou d'excuses solides pour ses actions. Cependant, Hachem a les moyens d'annuler les excuses.
Lorsque nous tombons amoureux de l'exil, Il nous jette dans la fournaise ardente : "Lorsque [Avraham] fut jeté dans la fournaise ardente [à Our Kasdim], c'était un signe qu'il devait s'éloigner de là" (Chla haKadoch - Chné Lou'hot haBrit - Torah Chébikhtav - Lé'h Lé'ha p.11b).
[Tsvi Glatt]

Comme nous le savons (voir Réchit 'Hokhma - chaar HaKédoucha - chap.7), lorsqu'une personne (tout juif!) étudie la Torah pour elle-même (lichma), elle provoque l'unification d'Hachem et de Sa Chékhina, et Hachem se réjouit de ses paroles de Torah.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,21]

Lorsque l'homme faute, l'Attribut de Rigueur (Jugement) porte une accusation contre lui devant Hachem et exige qu'il soit retiré de ce monde.
Mais alors, un ange défenseur apparaît pour parler en sa faveur. Il tente de trouver une raison pour laquelle Hachem ne devrait pas le punir malgré sa culpabilité. Peut-être se repentira-t-il plus tard, partiellement ou totalement. Peut-être approfondira-t-il son étude de la Torah, qui lui apprendra à suivre le droit chemin, ou peut-être développera-t-il un trait de caractère que l'on retrouve chez nos Patriarches, ou chez Moché et Aharon, Yossef ou le roi David, et qui le protégera (Zohar III,214a).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéra 18,23-24]

La raison principale pour laquelle une personne vient au monde est de perfectionner son âme, et cela s'accomplit en étudiant la Torah, en observant les mitsvot et en priant avec une intention appropriée.
Lorsqu'une personne rectifie son néfech, son roua'h et sa néchama (les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance), elle mérite alors de s'attacher à la Chékhina (la Présence divine).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémot 1,1]