Aux délices de la Torah

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Sim’hat Torah (selon le Sfat Emet)

+ Sim'hat Torah (selon le Sfat Emet) :

-> La coutume de célébrer Sim'hat Torah n'est pas mentionnée de façon explicite dans le Talmud.
Une des sources les plus fréquentes pour cette fête est le midrach (Yalkout Chimoni - Méla'him I 75) suivant : "On fait (on fête en organisant) un repas pour le fait d'avoir terminé la torah" (chéossin séouda légamra chél Torah) ...
L'expression "d'avoir terminé la Torah" signifie que cette fête représente l'apogée de toutes les autres fêtes. En effet, dans un sens, l'objectif de tout le processus de purification spirituelle de Roch Hachana et de Yom Kippour est de nous préparer à accepter la Torah à Sim'hat Torah.
[Sfat Emet - 5658

-> A Sim'hat Torah nous ne célébrons pas uniquement le fait d'avoir terminé la Torah, mais également les effets cumulés de la lecture chaque semaine de la paracha qui fusionnant donne un sens à la Torah toute entière, chaque génération trouvant un nouveau sens à chaque lecture de la Torah hebdomadaire.
La Torah et touts ses enseignements sont finalisés à chaque Sim'hat Torah. [chaque fois est unique vu que ce qui en a été appris l'année passée a été unique]

Par ailleurs, la Torah sans la pratique des mtisvot est incomplète.
A la différence des anges et des autres peuples, les juifs sont uniques dans leur capacité à mettre en pratique la Torah.
A Sim'hat Torah, en célébrant le fait que la Torah a été finalisée, nous fêtons le renouvellement du peuple juif, qui a complété la Torah par une adhésion à un style de vie selon la Torah et l'observance des mitsvot.
[Sfat Emet - 5658]

-> Le Sfat Emet (5646) écrit :
Le midrach (Yalkout Chimoni - Téhilim 651) rapporte qu'au moment de la création de l'homme, Hachem a "consulté" les anges, et ces derniers ont dit : "qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui?"
Le processus de la Création est renouvelé chaque année, commençant à Roch Hachana et culmine à Chémini Atsérét ...
La réponse ultime à la plainte des anges est que l'homme a été créé par le mérite de la Torah. C'est uniquement Israël qui a été jugé méritant du défi d'être appelé "homme", seulement Israël accepte et soutient la Torah. [en l'étudiant et en la mettant en pratique]
C'est la raison pour laquelle la joie de Sim'hat Torah doit être maintenant être apparente. Chaque année à ce moment, malgré les objections des anges, l'univers et avec cela la possibilité de vie de l'homme est renouvelée, grâce au mérite de la Torah. Par conséquence, à Sim'hat Torah nous nous réjouissons de la Torah à laquelle Israël doit sa survie et son renouvellement.

-> Le Sfat Emet rapporte ailleurs, qu'à Shavouot nous fêtons la Torah idéale telle quelle a été transmise à Israël. A Sim'hat Torah, nous célébrons la capacité d'Israël à survivre dans le monde réel grâce à la Torah.
De plus, à Shavouot nous remercions Hachem de nous avoir donné la Torah. Tandis qu'à Sim'hat Torah, nous fêtons l'impact que la Torah a pu avoir sur nous, tout ce qu'elle a pu nous apporter (même si l'on se rendra vraiment compte de cela dans le monde de Vérité).
[notre yétser ara essaie de nous faire oublier ce que nous apporte la Torah, et Sim'hat Torah en est l'inverse, pour repartir pour une nouvelle année dans la Vérité]
A Shavouot, nous fêtons la Torah Ecrite qui a été donnée par Moché, tandis qu'à Sim'hat Torah nous célébrons la Torah Orale, qui nous enseigne comment interpréter et appliquer concrètement la Torah Ecrite.

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-> Les juifs se réjouissent à Sim'hat Torah car en ce jouir Hachem (l'Emetteur de la Torah), Israël (le destinataire de la Torah) et la Torah elle-même sont devenus inséparables.
Cette relation est rapportée ainsi : "Hachem, la Torah et le peuple d'Israël sont une seule et même entité (Zohar - A'haré Mot 73a).
L'essence de la Torah peut être approchée en un mot : "accrocher". Israël s'accroche à la Torah, et à Hachem ...

De la même importance, nous célébrons à Sim'hat Torah l'unité parmi les juifs. Alors que nous terminons la Torah, nous nous rappelons que le véritable but de l'étude de la Torah est de créer une communauté juive unie ...
En fêtant notre finalisation de la Torah, nous faisons allusion que l'effet final de l'étude de la Torah sur les juifs est de parvenir à l'émergence d'une nation unie par la Torah.
[Sfat Emet - 5654]

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-> La fête de Sim'hat Torah n'est ni une obligation de la Torah, ni de nos Sages. Mais plutôt selon le Zohar (Pin'has), Sim'hat Torah est une coutume dont les juifs ont pris eux-mêmes cette initiative, en raison du lien spécial qu'ils ont ressenti entre Israël et la torah ce jour-là.
Pendant le mois de Tichri, de nombreuses mitsvot aident à cimenter un lien entre Hachem et Son peuple, dont le Shofar, la soucca, le loulav, et la libation des eaux.
Cependant, maintenant, dans les derniers jours de la saison des fêtes, aucune de ces mitsvot ne reste, pourtant Israël se sent plus proche que jamais de son Créateur.

A Chémini Atsérét et Sim'hat Torah, ces signes extérieurs de joie n'existent plus, et pourtant Israël rayonne de joie. Certainement, la joie qui se répand à Sim'hat Torah doit être une chose intérieure, générées par la Torah.
Eclatant d'une joie intérieure, la nation de la Torah n'avait d'autre joie que de désigner ce jour comme une fête, la fête de Sim'hat Torah.

Une allusion à la joie intérieure de ces jours peut se trouver dans la proclamation de la Torah au sujet de Chémini Atsérét : "Asérét tiyé la'hém" (Pin'has 29,35) = ce sera une Atsérét [une récolte des émotion] pour vous [uniquement]".
Chémini Atsérét et Sim'hat Torah sont un moment privé de réjouissance, qui provient de l'initiative d'Israël, mais qui est encouragé par Hachem.

Sim’hat Torah – renforcer notre désir de s’unir avec Hachem

+ Sim'hat Torah - renforcer notre désir de s'unir avec Hachem :

=> Sim'hat Torah est un jour de célébration joyeuse. Nous dansons et chantons en tenant le Séfer Torah. Cependant, il existe un autre jour de célébration de la Torah, le jour où nous l'avons reçue, Shavouot.
Pourquoi célébrons-nous la Torah à Sim'hat Torah? En effet, le jour où nous l'avons reçue est certainement plus approprié pour de telles festivités.
De plus, est-il nécessaire de célébrer la Torah 2 fois : à Shavouot et à Sim'hat Torah? Quelle est la signification des différentes célébrations?

On pourrait suggérer que la célébration que nous faisons à Sim'hat Torah est due au fait que nous avons terminé la lecture de la Torah et que nous sommes prêts à recommencer à partir de Béréchit. Cependant, pourquoi nos Sages n'ont-ils pas fait en sorte que les parchiyot hebdomadaires commencent et se terminent à Shavouot?
S'ils l'avaient fait, l'achèvement des lectures de la Torah aurait coïncidé avec le jour où la Torah a été donnée. En effet, nos Sages (guémara Méguila 29b) nous dit qu'en terre d'Israël, les lectures hebdomadaires de la Torah étaient basées sur un cycle de 3 ans, contrairement au cycle annuel qui a vu le jour à Bavel (que nous suivons encore aujourd'hui). Pourtant, ils célébraient également Sim'hat Torah en terre d'Israël, même s'ils n'accomplissaient pas une lecture complète de la Torah.
La célébration de Sim'hat Torah n'est donc pas due à l'achèvement des parachiyot. Quelle en est la raison?

-> En réalité, Shavouot et Sim'hat Torah reflètent 2 aspects différents de la joie que nous éprouvons à l'égard de la Torah.
À Shavouot, le jour où nous avons reçu la Torah, notre joie est liée à l'immense cadeau que nous avons reçu. Nous pouvons en effet posséder la sagesse Divine. L'étude d'un seul mot de cette sagesse est plus importante que l'accomplissement de toutes les mitsvot (Chénot Eliyahou - Peah 1,1).
Grâce à l'étude de la Torah, nous permettons à notre monde de continuer à exister ; car sans l'étude de la Torah, même une seule seconde, notre monde cesserait d'exister (voir le rav de Volozhin - Néfech ha'Haïm - chap.4).
En ce sens, à Shavouot, nous montrons notre reconnaissance pour le cadeau d'Hachem en apprenant la Torah toute la nuit. Elle nous est si précieuse que nous ne voulons pas nous en éloigner une seule minute.

À Sim'hat Torah, cependant, notre joie pour la Torah prend une dimension supplémentaire : grâce à la Torah, nous pouvons développer un lien fort avec Hachem.
Apprendre la Torah revient à s'accrocher à Hachem. Nous incorporons les pensées et la volonté d'Hachem, pour ainsi dire, en nous-mêmes (rav 'Haïm de Volozhin - Néféch ha'Haïm 4,14).
Nos Sages (guémara Béra'hot 6a) nous disent que lorsque nous étudions la Torah, même tout seul, Hachem est à nos côtés.
[tout juif qui se met à étudier, alors Hachem met fortement Sa Présence à ses côtés. Quelle chance nous avons! ]

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néféch ha'Haïm 6) ajoute qu'Hachem prononce en fait les mots de la Torah en même temps que nous, pour ainsi dire.
Sim'hat Torah est une reconnaissance de cette proximité. C'est la démonstration que nous voulons cette relation avec Lui, et que nous voulons la rendre plus forte et plus étroite. C'est pourquoi nous dansons, en embrassant le séfer Torah, et chantons notre amour pour Hachem et la Torah.
D'ailleurs, l'un des principaux chants de Sim'hat Torah exprime notre désir de nous rapprocher d'Hachem : "Israel, Oraïta véKoudcha Béri'h Hou 'had hou - Israël, la Torah et Hachem ne font qu'un!
Telle est notre grande joie : grâce à la Torah, nous pouvons devenir un avec Hachem.

Chémini Atséret est le moment idéal pour une telle célébration. Nous sommes à la fin d'une longue période au cours de laquelle des mitsvot spéciales nous ont rapprochés d'Hachem. Il y a eu la mitsva de la téchouva, pendant les 10 premiers jours de l'année, lorsque Hachem était particulièrement proche. Ensuite, nous sommes entrés dans la maison d'Hachem, pour ainsi dire, dans la Soucca.
Il y avait le shofar et les 4 espèces.
Nous prenons maintenant congé de tout cela et allons vivre un long hiver sans ces mitsvot. Comment conserverons-nous cette proximité?

C'est pour cette raison que nos Sages disent qu'Hachem nous a donné le Yom Tov de Chémini Atséret (voir Yalkout Chimoni cité ci-après), où nous reconnaissons et renforçons la relation que nous avons avec Hachem par l'étude de la Torah. La Torah nous permet de maintenir notre proximité. Bien que nous n'ayons pas les mitsvot spéciales de Tichri tout au long de l'année, nous avons la Torah, et grâce à son étude, nous pouvons générer une connexion avec Hachem chaque fois que nous le souhaitons, et en tirer de la joie.

Nos Sages expliquent cela sous la forme d'une analogie (Yalkout Chimoni - Pin'has 29,30) : Un roi organise une fête de 7 jours pour son royaume. Lui et son fils sont occupés toute la semaine avec leurs nombreux invités. Alors que les festivités touchaient à leur fin, le roi dit à son fils : "Je veux passer un jour de joie uniquement avec toi".
Ce midrach conclut qu'après les 7 jours de Souccot, Hachem nous a donné Chémini Atséret pour partager la joie uniquement avec Lui : la joie générée par la Torah.

Certains livres de prière incluent une prière de la 'Hida à réciter juste avant les hakafot (danses de Sim'hat Torah), qui dit : "Hachem, puisses-Tu vouloir que par ces hakafos que nous faisons, Tu détruises le mur d'acier qui nous sépare de Toi, et puisses-Tu nous accrocher à la Torah de toutes les façons".
Il peut y avoir des choses qui nous séparent d'Hachem, comme les désirs physiques/matériels ou notre préoccupation pour les moyens de subsistance. Cependant, à Sim'hat Torah, nous essayons de forger un attachement à Hachem par le biais de la Torah, un attachement si fort qu'il franchira ces murs.
Notre amour de la Torah pénétrera à travers nos désirs et nos soucis financiers, et ces séparations tomberont.

+ La guémara (Soucca 3) enseigne qu'il n'est pas suffisant d'avoir uniquement sa tête dans la Soucca, avec le reste de son corps en dehors, et de manger de cette façon.
La guémara dit : sa tête, la majorité de son corps, et sa table doivent être à l'intérieure de la Soucca.
En ce sens, une Soucca doit faire au minimum 7 téfa'him.

-> Le Sfat Emet explique que ces lois et dimensions font allusion au fait qu'une personne doit être de tout son être (cœur et âme) dans la Soucca.
Nous ne devons pas être physiquement dans la Soucca, et notre cœur rempli d'autres problèmes.
Nous devons être totalement attentif à la mitsva que nous accomplissons.

La table représente la femme et les enfants.
Nous devons les amener avec nous dans la Soucca. Cela signifie que le chef de famille doit les amener dans l'ambiance de la fête de Souccot.
Le Sfat Emet dit que toute l'essence de la Soucca est qu'il influence sa femme à vivre cette joie et spiritualité ensemble avec lui.

La Soucca (par le Sfat Emet)

+ La Soucca (par le Sfat Emet) :

-> La Soucca est une version miniature du Tabernacle, en ce qu'elle sert également de lieu de résidence pour la présence Divine.
Pour cette raison, la guémara en fait référence comme "la maison d'Hachem" (Soucca 9a : "le Nom d'Hachem repose sur la Soucca" - ché'hal chem chamayim al aSouca).
[...]
Chaque Yom Kippour, la Torah nous est transmise, comme les 2e Lou'hot ont été présentées à Israël le 10 Tichri il y a plus de 3 000 ans. Incapable de supporter la séparation avec Sa Torah (si l'on peut dire), Hachem nous demande d'ériger une cabane pour Le loger où que nous allons.
C'est pour cela que nous commencer à préparer la Soucca, la cabane d'Hachem, où le Donneur de la Torah réside, immédiatement après Yom Kippour.
Dedans, la présence Divine peut être ressenti intensément, faisant le Yom Tov une vraie occasion de se réjouir.
[Sfat Emet - 5665]

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-> Le mot Soucca est lié à la notion de voir (cf. Rachi Noa'h 11,29) ...
Le juif qui est assis dans la Soucca a le privilège de voir et comprendre les voies d'Hachem.
[Sfat Emet - 5663]

[le Zohar (Emor 103a) écrit : "[lorsque nous sommes assis dans la Soucca] tout le monde doit se voir comme s'il était assis à l'ombre de la émouna (tsila dé'éménouta)" ]

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-> "Venez et voyez que lorsqu'une personne s'assoit dans la maison de la émouna [la Soucca], Hachem déploie Ses ailes (c'est-à-dire nous protège) d'en-haut, et Avraham et les 5 autres justes habitent avec lui (cette personne). Le roi David est également inclus parmi eux. Une personne devra se réjouir chaque jour avec ces invités dans la Soucca.
[Zohar - Emor 103a]

-> Le Sfat Emet (5663) écrit :
Chaque fois qu'un juif est assis dans dans la soucca, il mérite la présence d'Hachem et des oushpizin.
Quelle est la signification de ces invités et quelle est la qualité qu'ils ajoutent à la soucca?

Un examen attentif du texte du zohar révèle ici l'accent mis sur la capacité de chaque juif à accueillir dans sa maison des invités aussi prestigieux.
En observant le commandement de la soucca, nous apportons la Divinité sur terre.
Lorsque nous avons ces saints invités qui se joignent à nous dans notre soucca, nous amenons en fait Hachem lui-même à résider avec nous.

-> "[Hachem] fera revenir le coeur des pères à leurs enfants" (vééchiv lév avot al banim - Mala'hi 3,24)
Le Sfat Emet (5652) commente : Hachem retourne les Pères (Patriarches - avot) sur terre pour nous rejoindre dans la soucca afin de renforcer le coeur de leurs descendants.

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-> Souccot est appelée : 'hag aassif (la fête du rassemblement).
Souccot est le jour où Hachem nous rassemble et nous amène dans Sa maison, la soucca.
[Sfat Emet - 5635]

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-> La soucca peut être liée au Trône de Gloire d'Hachem (Kissé haKavod) ... dans la soucca un juif se sent presque en présence immédiate d'Hachem.
Quelle est la relation entre la soucca et le Trône de Gloire?
La guémara (Yoma 86a) rapporte que la téchouva a un impact si puissant sur la sphère céleste qu'elle s'étend jusqu'au Trône de Gloire Divin.
Au lendemain de Yom Kippour, on peut vraiment dire que tous les juifs se sont repentis et que le nouveau lieu pour leur âme, la soucca, s'étend jusqu'au Trône Divin. Ce lien avec Hachem protège les juifs à Souccot.
La guémara (Soucca 5a) tire l'exigence halakhique selon laquelle la soucca doit avoir au moins 10 amot de haut du fait que le Trône de Gloire n'est jamais descendu [sur terre] plus bas que ce niveau ...

A Yom Kippour, le Cohen Gadol devait offrir de l'encens lors de l'entrée dans le sanctuaire le plus intime du Temple. Cette offrande était appelée une "nuée" (cf. A'haré Mot 16,2).
Par le mérite de cette nuée/nuage d'encens offert par le Cohen Gadol, la Nuée Divine est accordée à l'homme sous la forme d'une soucca seulement 5 jours après Yom Kippour ...

L'âme de chaque juif prend racine dans le Trône de Gloire. Toute l'année, nous nous éloignons de nos racines divines. Après la purification de Yom Kippour, cela cesse et le juif revient à Hachem et [alors qu'il est assis dans la soucca] il est à nouveau lié à la source de son âme, le Trône d'Hachem.
[Sfat Emet - 5640 ; 5644]

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-> "kol aézra'h bé'Israël yéchévou baSouccot" (tout citoyen en Israël habitera dans la Soucca - Emor 23,42).
Cette utilisation inhabituelle (du terme "ézra" - citoyen) implique que la Soucca est réservée aux "citoyens d'Israël", puisqu'elle sert de chambre d'isolement, protégeant Israël de l'environnement non-juif.
Cependant, cela ne doit pas être interprété comme un mépris pour les non-juifs. Nous devons nous rappeler que tant que le Temple a existé, 70 taureaux ont été offerts à chaque Souccot sur l'autel, en reconnaissance des 70 cultures qui composaient le mon non-juif (Soucca 55b).

Israël ne considère pas les autres nations avec dédain. Au contraire, le plus grand service que le peuple juif puisse rendre à l'humanité est de maintenir son caractère unique.
Si Israël réussit dans sa quête d'être distinct, alors et seulement alors, il pourra remplir sa mission au nom du monde.
Cependant, être différent du reste de la société ne signifie pas être indifférent à l'humanité.
Ainsi, alors que la Soucca (ainsi que le Temple) isolait les juifs du monde extérieur, ils ont également donné des bénédictions et des délices à toute l'humanité.
Le midrach (Tan'houma Pin'has 16) dit que si les non-juifs avaient réalisé les avantages que leur apportait le Temple, ils l'auraient décoré plutôt que détruit.
[Sfat Emet - 5664]

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-> La Soucca représente non seulement une place d'honneur dans ce monde, mais aussi un avant-goût de ce qui se trouve dans le monde à Venir.
En fait, la guémara (Baba Batra 75a) fait référence à la récompense donnée aux justes dans l'au-delà comme une Soucca [faite en peau du Léviathan]. [ עָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לַעֲשׂוֹת סוּכָּה לַצַּדִּיקִים מֵעוֹרוֹ שֶׁל לִוְיָתָן ]

Au cours de l'année, nous sommes trop absorbés par les activités matérielles pour pouvoir concentrer notre attention sur le monde à Venir. Cependant, après la purification spirituelle de Yom Kippour quelques jours auparavant, nous accueillons Souccot avec un sens élevé de ce qui nous attend dans la vie ...
La Soucca représente le rêve du monde à Venir (olam aba) en ce qu'elle constitue un endroit sur terre qui peut fournir un abri contre les tentations du monde matériel.
En ce sens, la Soucca est un microcosme du monde à Venir, un avant-goût de l'au-delà, où l'âme juive peut avoir libre cours.

Pour cette raison, la Soucca trouve un parallèle avec le Shabbath. Au milieu de nos besognes de la semaine de travail, le Shabbath offre un repos rare, une période spéciale où l'âme peut émerger rafraîchie et imprégnée du parfum du monde à Venir.
L'expressin : "porech Soucca shalom"([Hachem déploie Sa Soucca de paix]) est employée à la fois pour désigner le Shabbath (prière du vendredi soir) et la fête de Souccot.
A ces 2 occasions, le juif est suffisamment à l'abri des exigences de la vie quotidienne pour faire l'expérience du monde à Venir.
[Sfat Emet - 5664]

-> "Shabbath hi l'Hachem bé'hol mochvoté'hem" (Ce sera le Sabbath de Hachem, dans toutes vos habitations - Emor 23,3).
Le terme "habitations" suggère qu'à Shabbath, Hachem se révèle dans la maison de chaque juif. Chaque Shabbath, Hachem est extrêmement proche de Son peuple.
De même, au sujet de la Soucca nos Sages (guémara Soucca 9a) disent que : "le Nom d'Hachem repose sur la Soucca" Ainsi, la Soucca jouit d'une distinction particulière, car elle revêt une aura de sainteté que l'on ne trouve nulle par ailleurs sur terre.
[ainsi le Shabbath et la soucca partagent le fait que Hachem se trouve fortement en eux! ]
[Sfat Emet - 5650]

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-> Nous devons réaliser que le but fondamental d'Hachem en nous faisant sortir d'Egypte était de nous faire prendre conscience de Sa présence parmi nous.
La liberté de l'esclavage en soi n'aurait rien signifié sans la Présence d'Hachem, comme cela est symbolisé par l'apparition des Nuée de Gloire quelques jours après la sortie d'Egypte. [la manne et le puits de Myriam étaient indispensable pour vivre, mais les Nuées n'étaient pas vitales, mais plus comme un signe de l'amour de papa Hachem, nous chouchoutant constamment]
En associant Souccot à la sortie d'Egypte, nous reconnaissons que la vraie liberté ne peut être atteinte qu'en reconnaissant la Présence d'Hachem dans notre vie.

En prolongeant cette pensée, nous pouvons affirmer que non seulement la sortie d'Egypte, mais aussi les 210 ans d'esclavage ont été un prélude à l'union de la Nuée Divine (représentant Hachem) avec le peuple juif. [les Nuées nous enlaçaient d'amour de D. de tous les côtés]
A cette fin, le roi Salomon dit : "mon bien-aimé [Hachem] est pour moi un bouquet de myrrhe, qui repose sur mon sein" (tséror amir dodi li ben chadaï yalin - Chir haChirim 1,13).
Le Yalkout (Chir haChirim 984) interprète cela comme suit : "même s'il semble que D. ait causé de l'amertume parmi Son peuple (pendant l'esclavage en Egypte), ce n'était qu'un précurseur nécessaire pour que finalement Il habite parmi eux".
[Sfat Emet - 5665]

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-> La soucca ressemble à un dais de mariage, elle peut ainsi symboliser la cérémonie de mariage [entre Hachem et les juifs]. Pourquoi Hachem favorise-t-il une nation par rapport aux autres? ...
Hachem ne cherche pas la loyauté superficielle que l'on trouve parmi de nombreuses nations, mais plutôt une étincelle d'humilité dans un monde qui s'égare. Cette étincelle se trouve dans la nation juive, Hachem préfère cette qualité propre aux juifs, par opposition avec le reste du monde
[Sfat Emet - 5634]

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-> Roch Hachana et Yom Kippour ne sont pas simplement des jours de Jugement pour l'univers. Ce sont aussi des occasions où le monde, en étant épargné d'un jugement sévère, est en fait recréé.
En réalité, le but du Service Divin des jours redoutables et de Souccot est que les mortels puissent à nouveau être appelés du nom donné au premier homme (Adam) le jour où il a été créé : "Il [Hachem] les appela l'homme (adam - אָדָם), le jour de leur création" (Béréchit 5,2) ...

après la téchouva des jours Redoutables, une récompense accompagne le titre [d'être Adam, un véritable Homme].
Le premier jour de la Création, la lumière a été créée. Selon nos Sages (Yalkout Béréchit 5), Hachem a jugé que cette lumière primaire était trop sainte pour que l'homme puisse la voir, en particulier dans les générations suivantes, lorsque le mal allait régner avec le bien (à la création d'Adam avant la faute, il n'y avait que le bien), et Hachem l'a donc cachée des humains.
A Souccot, tout le monde peut bénéficier de cette lumière sacrée : la récompense réservée aux justes dans le monde à Venir (la lumière des premiers jours de la Création) peut également être ressentie dans la soucca.
[Sfat Emet - 5648]

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-> Essav symbolise la force du mal, le yétser ara. Après que Yaakov ait combattu son frère, il s'est caché dans la soucca, comme il est écrit : "Yaakov se dirigea vers Souccot" (Vayichla'h 33,17).
Nous pouvons interpréter ce verset dans un sens spirituel : non seulement Yaakov s'est rendu dans un lieu appelé Souccot, mais il a également fui l'influence de son frère Essav en allant profiter de la protection spirituelle qu'offre la soucca ...
Dans la soucca, nous avons une certaine immunité contre le yétser ara.
[Sfat Emet - 5646]

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-> La guémara (Taanit 9a) liste les 3 grands miracles qui se sont produits dans le désert : les Nuées de Gloire, le Puits de Myriam (qui a donné de l'eau aux juifs) et la Manne.
Pourquoi y a-t-il une fête uniquement sur les Nuées de Gloire et non les 2 autres miracle?

C'est peut-être pour souligner le pouvoir de la téchouva.
La Nuées de Gloire est venue par le mérite de Aharon, le grand baal téchouva. Après avoir collaboré (au moins extérieurement) au péché du Veau d'or, Aharon a décidé de se repentir.
Un tel retour mérite une fête en soit. En effet, la guémara (Avoda Zara 4b) dit que Aharon (ainsi que tout ceux qui ont participé au Veau d'or) n'ont participé à ce péché que pour enseigner la puissance de la téchouva. [ainsi, Souccot est une célébration de la force du repentir!]
[Sfat Emet - 5651]

Une autre raison est que les autres miracles (le puits et la manne) ont été accompagnés de grognements et de plaintes. Il y a eut de nombreuses plaintes concernant le manque d'eau, et du mécontentement au sujet de la manne. Cependant, Israël ne s'est jamais plaint des Nuées.
Au contraire, ils les ont suivies avec enthousiasme peut importe où les Nuées les menaient ; s'arrêtant quand elles s'arrêtaient, que ce soit pour une courte ou longue durée (ex: avec ce que cela implique de démontre et remonter le campement/Michkan).
C'est pourquoi, il a été accordé une fête qui est propre aux Nuées, comme la guémara (Shabbath 130a) dit : "toute mitsva qui a été recue dans la joie se perpétuera dans la joie" (kol mitsva chékiblou aléhem bésim'ha adayin ossim oto bésim'ha).
[ainsi de même que les Nuées est le seul des 3 miracles qui a toujours été perçu dans la joie par les bné Israël, de même de nos jours on les commémore dans la joie (zman sim'haténou)]
[Sfat Emet - 5647]

Yom Kippour – le pouvoir de prendre sur soi une petite résolution qu’on tiendra dans le temps

+ Yom Kippour - le pouvoir de prendre sur soi une petite résolution qu'on tiendra dans le temps :

-> Nos Sages considèrent Yom Kippour comme le plus grand jour de la nation juive (guémara Taanit 26b).
Il est également appelé : le plus grand cadeau de la nation juive (Tana déBé Eliyahou rabba 1).

=> Essayons de comprendre le caractère unique de Yom Kippour. Après tout, la téchouva peut être pratiquée tout au long de l'année. Qu'est-ce qui rend Yom Kippour si spécial?

-> Le verset (A'haré Mot 16,30) décrit Yom Kippour comme un jour qui apporte la tahara (la pureté) : "Car en ce jour, Il fera l'expiation pour vous afin de vous purifier ; de tous vos péchés devant Hachem... purifiez-vous".
Qu'est-ce que cette pureté et quel est son rapport avec Yom Kippour, le jour du repentir et de l'obtention du pardon d'Hachem?
Lorsqu'il est question de téchouva dans la Torah, c'est dans le contexte de l'obtention du pardon d'Hachem, mais le mot "pureté" n'est jamais mentionné. Pourquoi la pureté est-elle soulignée en relation avec Yom Kippour?
De plus, il est difficile de comprendre pourquoi le verset déclare qu'Hachem nous purifiera et nous ordonne ensuite de nous purifier nous-mêmes. Quelle que soit la référence à cette pureté, le commandement de le faire devrait certainement venir avant qu'Hachem ne le fasse pour nous.

-> Nous pouvons déduire les réponses à ces questions à partir des mots du Ram'hal (Déré'h Hachem 4,5) et du Maharal. Ils affirment que l'ordre est inversé parce que le jour même de Yom Kippour possède un degré exceptionnel de sainteté, qui a pour effet d'attirer les gens vers Hachem.
Cet attrait supplémentaire pour la spiritualité facilite l'accomplissement de la téchouva et rend la téchouva plus acceptable.

Pourquoi la téchouva est-elle plus acceptable à Yom Kippour?
La guémara (Yoma 86a) nous dit que la téchouva pour ne pas avoir accompli un commandement positif peut être faite tout au long de l'année. Cependant, la téchouva pour avoir désobéi à des commandements négatifs n'est pas acceptée avant le jour de Yom Kippour.
Le Maharal explique qu'à proprement parler, la personne n'a rien fait de mal lorsqu'elle a transgressé un commandement positif, elle a simplement omis de faire quelque chose qu'elle était tenue de faire. Par conséquent, aucun esprit d'impureté ne s'accroche à elle, et seule la téchouva peut corriger son manquement.

En revanche, les violations de commandements négatifs font que la saleté de la faute s'accroche au fauteur, et la téchouva seule ne l'enlève pas.
Il est vrai que la téchouva efface la faute, mais le nettoyage de la saleté nécessite Yom Kippour. À Yom Kippour, le fauteur est attiré par Hachem et s'accroche à Lui, et cet accrochage nettoie et purifie la souillure de la faute. C'est la pureté unique, une fois par an, que seul Yom Kippour offre.

-> Le Beit haLévi (Drach 15) nous montre un aspect supplémentaire de cette purification.
Il écrit que l'acte de fauter donne lieu à un désir de répéter sa faute (comme le disent nos Sages (Pirké Avot 4,2), "La faute engendre la faute"). Même après s'être repenti, une personne peut encore avoir le désir de fauter. Il devra lutter de toutes ses forces pour s'empêcher de retomber dans la faute.
Cependant, l'attachement de Yom Kippour à Hachem et l'éclat intense de la sainteté d'Hachem ont l'effet remarquable de supprimer le désir de fauter à nouveau qui a été créé par la faute précédente.

Yom Kippour est une occasion extraordinaire! Au lieu de lutter tout au long de l'année pour surmonter un désir dont nous voulons tellement nous débarrasser, nous pouvons littéralement nous en libérer en un jour, grâce au processus de purification qui n'existe qu'à Yom Kippour.

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-> En gardant cela à l'esprit, nous pouvons essayer de comprendre le conseil bien connu du rav Israël Salanter à ceux qui n'ont pas réussi à respecter leurs kabalot (résolutions de se changer).
Il conseille de n'entreprendre qu'une seule petite kabala. Il faut avoir la ferme intention (avec un plan et dans la mesure de ses capacités) de s'y tenir en permanence, car sans cela, la téchouva n'est pas authentique.
Le rav Salanter dit : "Même si cela semble être un acte minuscule comparé à la lourde charge des fautes de quelqu'un, si cette petite kabala (résolution) est le mieux que l'on puisse faire, c'est néanmoins un niveau de téchouva authentique. Cette téchouva a le mérite d'aider l'individu dans ses tâches spirituelles et le sauve de la difficulté et de la souffrance."

-> Mais de quelle sorte de téchouva s'agit-il?
Regardons les choses en face : la grande majorité des fautes d'une personne restent en place. En réalité, c'est comme nous l'avons expliqué : la pureté de Yom Kippour vient vraiment d'Hachem. Notre tâche consiste à veiller à ce que nos fautes n'agissent pas comme une barrière, empêchant l'éclat de la pureté de se manifester.
Si nous parvenons à faire la plus petite brèche dans l'épais mur de nos fautes (ex: la petite résolution que nous tiendrons coûte que coûte), l'éclat impressionnant de la pureté pénètre à l'intérieur, jaillit et nous incite à continuer.
En fin de compte, nous pouvons parvenir à une téchouva complète pour tous nos manquements. Tout cela vient d'un petit commencement qui est certainement à notre portée!

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-> Le rav Its'hak Zilberstein note qu'il connaissait un homme qui faisait des résolutions bien intentionnés qui ne menaient nulle part. Il n'arrivait pas à les maintenir et, inévitablement, il revenait à ses anciennes habitudes. Une année, cependant, il s'est dit : "Je dois faire une sorte de résolution à laquelle je pourrai me tenir!"
Jouant la carte de la sécurité, il décida d'entreprendre la résolution, certes modeste, de dire "Modé Ani" le matin en se concentrant.
Et voilà que cette minuscule kabbale ne s'est pas seulement révélée être quelque chose qu'il pouvait maintenir, mais elle a commencé à changer toute sa journée. À partir d'un départ positif tôt le matin, cet homme s'est transformé de bien des façons.
Lentement, prudemment, il s'est lancé dans des défis spirituels plus ambitieux, et il a fini par se construire d'une manière qu'il n'avait jamais imaginée.
On ne sait jamais ce qu'une résolution (même toute petite) peut faire.

Roch Hachana – Demander la vie

+++ Roch Hachana - Demander la vie (par le Sfat Emet) :

-> L'une des conséquences de la restauration de l'âme juive à chaque Roch Hachana est le retour de cette étincelle intérieure de sainteté (nékouda apénimit), qui d'une manière ou d'une autre, est restée endormie toute l'année. Libéré de ses impulsions matérielles, chaque Roch Hachana, le juif demande et obtient le renouvellement de son élan spirituel intérieur.

En vérité, cet élan spirituel n'est guère nouveau. Lorsque les premières Tables de la Loi ont été données, une étincelle a été implantée dans chaque âme juive, une étincelle du Divin et un rappel permanent des Tables de la Loi.
La parole de D. a été écrite non seulement sur les Lou'hot, mais aussi gravée dans chaque âme juive.
Comme il est dit (Ki Tissa 32,16) : "L'écriture était l'écriture de D. gravée sur les tablettes" de chaque âme juive!

Cette impression permanente du Divin dans la psyché juive s'accompagnait de la promesse d'une vie éternelle et d'une libération du mauvais penchant.
Bien que cette étincelle ait été perdue lorsqu'Israël a péché et adoré le Veau d'or, elle peut être et est restaurée chaque Roch Hachana lorsque nous prions "kotvénou lé'haïm" pour restaurer cette étincelle de vie!
[Sfat Emet - Roch Hachana 5636]

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-> En plaidant pour la vie (zo'hrénou/kotvénou lé'haïm), les juifs font également référence à un retour aux origines purement spirituelles de l'univers. Chaque année, à l'occasion de l'anniversaire de la création, nous revenons au début de l'univers, à l'époque où il n'existait rien d'autre que "l'esprit de D. planant" (roua'h Elokim méra'héfét) au-dessus du vide et de la vacuité qui engloutissaient le monde.
Alors qu'Hachem procédait à la création de l'univers, il a, dans son infinie sagesse, commencé à voiler Sa présence dans le monde naturel qui se déployait alors.
Le concept de "yéch méayin" (quelque chose à partir de rien - ex nihilo), est la forme succincte choisie par nos Sages pour décrire ce processus = un univers dans lequel il n'y avait rien d'autre que Sa Présence cédant maintenant la place à un monde matériel rendu possible par le fait qu'Hachem obscurcit Sa Majesté.
[...]
[il explique que l'homme (par son âme) est le lien entre la nature et la Présence Divine, et les juifs permettent ainsi de reconnecter toute la création à Sa Source, restaurant ainsi la vrai vie. ]

En ce jour anniversaire de la création de l'homme, Roch Hachana, nous implorons "zo'hrénou lé'haïm" = Accorde-nous à nouveau la capacité de nous purifier du matérialisme qui équivaut à la mort, et de relier l'univers entier à la véritable source de la vie.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5657]

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-> La définition la plus claire de la vie, est donnée par le verset : "mais vous qui vous attachez à Hachem, votre D., vous êtes vous êtes tous vivants aujourd'hui" (Vaét'hanan 4,4).
Notre demande de vie est simplement une demande sincère et fervente d'attachement à Hachem.

D'une part, le Zohar critique ceux qui présentent à Hachem une longue liste de demandes personnelles à Roch Hachana, les comparant à des "chiens qui aboient". Pourtant d'un autre côté, les nombreux besoins d'Israël constituent une part importante du service de Roch Hachana.
En réalité, il n'y a pas de contradiction. Il ne fait aucun doute que le peuple juif demande à Hachem d'exaucer ses demandes personnelles. Mais cela ne suffit pas. Il est essentiel que nous priions afin de pouvoir continuer à nous attacher à Hachem même lorsque nos besoins physiques ont été satisfaits et que le fait de vivre une vie confortable ne doit pas rompre nos liens avec notre Créateur.

En fait, l'objectif des juifs à chaque Roch Hachana est d'atteindre cet état d'exaltation dans lequel ils réalisent constamment que toutes ses bénédictions proviennent de la Source de la vie, Hachem.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5653]

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-> Comme la Torah l'indique très clairement, l'homme peut choisir la vie (ouba'harta ba'haïm - cf. Nitsavim 30,19). Il est évident que la qualité de vie, en particulier la vie spirituelle, que l'homme atteindra au cours de l'année à venir, dépend de ses souhaits. Celui qui désire une vie hautement spirituelle peut l'obtenir ...

Chaque Roch Hachana, anniversaire de la création de l'homme, chacun d'entre nous, en optant pour une vie basée sur la Torah, on mérite une telle vie.
Plus le désir de spiritualité est intense, plus la récompense (matérielle, mais surtout spirituelle) est grande.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5661]

-> En outre, la notion même de jugement divin (michpat) peut être décrite comme l'occasion où tous les hommes, en se présentant devant Hachem ("toute l'humanité passera devant Toi comme les membres d'un troupeau") se voient accorder la vie, spirituelle, en corrélation directe avec les souhaits d'un tel mode de vie éclairant.

Cela est particulièrement vrai pour le peuple juif. Tous les hommes ont été créés, et renouvelés le jour de Roch Hachana, selon leurs aspirations.
Si tous les hommes peuvent avoir des objectifs spirituels, Israël est l'incarnation du "daat", de la grande aspiration.
Comme le note la guémara (Yébamot 61a) : "Toi, Israël, tu es appelé homme" (atèm kérouyin adam) = tu possèdes cette aspiration élevée dont aucun autre ne peut jouir, méritant ainsi le nom d'Adam.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5644]

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[ainsi, Roch Hachana est un jour où nous sommes renouvelés, où nous pouvons avoir d'incroyables ressources pour vivre une belle année, mais cela est proportionnel à nos aspirations, à nos désirs de spiritualité, de vouloir nous rapprocher (et autrui) d'Hachem.]

La mission des juifs dans l'univers est similaire à celle de l'âme dans le corps : insuffler la vie spirituelle à un vide sans vie.
Tout comme l'âme apporte la vitalité au corps tout entier, le peuple juif insuffle la vraie vie à l'univers, [et ce par] la Torah représentée comme l'arbre de vie.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5663, 5664]

Hallel & Roch Hachana

+++ Hallel & Roch Hachana (selon le Sfat Emet) :

+ Les Anges de service (Malkhé acharét), en présence d'Hachem, ont demandé : "Maître de l'univers, pourquoi Israël ne chante-t-il pas le Cantique (c'est-à-dire le Hallel) à Roch Hachana et à Yom Kippour?"
Hachem répondit : "Est-il possible que le Roi soit assis sur le trône du jugement et que les Livres de la Vie et de la Mort soient ouverts devant Lui et qu'Israël récite le Cantique (le Hallel)?"
[guémara Erouvin 10b]

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-> Qui étaient ces anges?
Il s'agit tout simplement des anges qui ont été créés à partir du désir d'Israël de dire le Hallel (cf. Pirké Avot 4,13 : "Celui qui accomplit une mitsva s’acquiert un [ange] défenseur").

Bien que le peuple juif ne récite pas réellement le Hallel, puisqu'il doit réprimer sa joie et sa confiance d'obtenir un bon verdict, Israël souhaite dans son cœur avoir pu réciter le Hallel.
Non seulement l'accomplissement d'une mitsva, mais aussi le désir de l'accomplir créent des anges qui agissent en tant que défenseurs du peuple juif.
En fait, ces anges peuvent être plus élevés que ceux qui ont été créés par la récitation du Hallel, dans la mesure où les pensées sont toujours plus élevées que les mots prononcés.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5647]

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-> En vérité, non seulement les anges, mais aussi le peuple juif étaient (et devraient être encore aujourd'hui) prêts à réciter en ce jour le Hallel.
L'intention de chanter le Hallel à Roch Hachana est certainement appropriée, même si l'acte ne l'est pas. Cependant, Israël revient sur son intention initiale et ne récite pas le Hallel. Changer ses plans après mûre réflexion n'est pas un aveu de faiblesse, mais plutôt une partie intégrante du processus de réflexion de la nation juive.
En retirant son intention initiale, Israël est arrivé à la même conclusion qu'Hachem, à savoir qu'il serait inapproprié de réciter le Hallel à Roch Hachana.

En choisissant de ne pas réciter le Hallel, Israël a correctement évalué la volonté d'Hachem, ce dont les anges étaient incapables.
Cela illustre le célèbre dicton (cf. guémara Béra'hot 34b), selon lequel les baalé téchouva "se tiennent à un endroit" que les justes parfaits sont incapables d'atteindre.
Israël, en tant que baalé téchouva à Roch Hachana, s'est tenu plus près d'Hachem, mesurant correctement Ses intentions. Les anges, aussi justes soient-ils, ne pouvaient pas comprendre la volonté Divine.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5636]

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-> Enfin, explorons plus avant la réponse d'Hachem à la question des anges. Nous pouvons peut-être comprendre la réponse d'Hachem en considérant le verset du Hallel : "les morts ne loueront pas D." (lo amétim yéalélou ya - Téhilim 115,17), qui se réfère non seulement aux défunts mais aussi aux réchaïm qui sont "spirituellement" morts.

Le Hallel ne peut être récité tous les jours (cf. guémara Shabbath 118b), mais il est limité aux occasions où Israël perçoit un regain de spiritualité, soit à la suite d'un miracle surnaturel, soit à l'occasion de fêtes où le peuple juif perçoit un stimulus spirituel extraordinaire.
Cependant, le Hallel n'est pas récité lorsque le monde naturel est renouvelé, un processus qui se produit chaque jour, comme nous le disons dans la prière : "Il renouvelle chaque jour, perpétuellement, l'œuvre de la création" (amé'hadech bétouvo bé'hol yom tamid maassé béréchit).

Roch Hachana, alors qu'il s'agit de déterminer si la spiritualité d'Israël sera renouvelée, n'est pas une occasion appropriée pour réciter le Hallel.
Ce n'est que lorsqu'un verdict favorable est déjà assuré, à Souccot, qu'Israël peut réciter le Hallel.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5653]

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-> b'h, également : Pourquoi ne récite-t-on pas le Hallel à Roch Hachana? : http://todahm.com/2017/09/27/pourquoi-ne-recite-t-on-pas-le-hallel-a-roch-hachana

Les 2 vidouï – le pouvoir de la bouche

+++ Les 2 vidouï - le pouvoir de la bouche :

+ "Car la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l'accomplir" (Nitsavim 30,14)

-> Selon le Sforno et le Ramban, ce verset fait allusion à la téchouva, la mitsva de se repentir de ses fautes.

Le Sforno explique : la téchouva est "près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour la faire" = ce qui signifie que l'on récite le vidouï (confesser ses fautes) avec sa bouche, et que l'on essaie dans son cœur d'approfondir son remords d'avoir fauté et de renforcer sa conscience d'Hachem.

De même, le Ramban explique que la téchouva faite dans le cœur signifie l'abandon de la faute, le regret de ce que l'on a fait et la résolution de ne jamais revenir à ses mauvaises habitudes.
La téchouva faite par la bouche fait référence au vidouï (confession) que l'on prononce et qui est un élément crucial du processus de téchouva.

=> C'est étrange. Le vidouï est l'étape finale du processus de téchouva (Rambam, Hilkhot Téchouva 2,3). Si le mot "bouche" fait référence au vidouï, pourquoi apparaît-il avant le mot "cœur" dans le verset?

-> Le rav Aharon Kotler explique que le vidouï principal se trouve en effet à la fin du processus de téchouva. Nous nous tenons devant Hachem et déclarons que nous avons fauté, que nous l'avons déjà regretté et que nous en avons honte. C'est à ce moment-là que nous prononçons le premier vidouï.
Néanmoins, nous disons un vidouï supplémentaire au tout début du processus de téchouva. Le but de ce vidouï est de nous réveiller au fait que nous avons besoin de faire téchouva.

Le rav Kotler explique que la Torah fait allusion à ce vidouï supplémentaire en plaçant le mot "bouche" avant "cœur" dans le verset cité ci-dessus.
Si nous ne disons pas ce vidouï, il se peut que nous ne nous rendions même pas compte que nous avons fait quelque chose de mal. C'est ainsi que nous prononçons les mots les plus alarmants : "achamnou" (nous sommes coupables), "bagadnou" (nous nous sommes rebellés), "gazalnou" (nous avons volé), ...

Ce vidouï supplémentaire est important. Beaucoup d'entre nous ont tendance à penser : "Moi, j'ai fauté? Qu'est-ce que j'ai fait? Après tout, je ne vole pas à l'étalage et je ne conduis pas le Shabbath!"
Nous nous sentons offensés à l'idée même d'avoir mal agi. En prononçant les mots du vidouï et en contemplant leur signification, nous pourrons, nous l'espérons, examiner nos comportements et découvrir des choses qui doivent être corrigées.
En effet, de manière subtile, le comportement d'une personne peut ne pas refléter l'importance de la Torah et des mitzvos.
[chaque terme du vidouï est une tête de chapitre (à l'image des 39 interdits de Shabbath), et Hachem ensuite attend de nous d'agir avec toujours plus de perfection (les tsadikim étant jugés sur l'épaisseur d'un cheveu). Ainsi, en prononçant le vidouï je dois être honnête avec moi-même et me demander si je n'ai pas fait une sorte de cette faute.
Par exemple, derrière le terme "voler", il y a le fait de dépasser quelqu'un dans une file, et du coup de lui voler du temps. ]

Plus nous examinons nos actions, plus nous avons de chances de découvrir des choses que nous savons être mauvaises. Lorsque nous avions l'habitude de les faire, elles nous semblaient permises. Or nos Sages nous disent (guémara Kidouchin 20a) que si une personne commet une faute deux fois, elle lui semblera permise.
[ça va c'est pas si grave, les autres font pire! ... autant d'excuses qui nous empêchent de faire téchouva, car dans le monde de Vérité cela ne tiendra pas pour nous dédouaner. ]

-> Le Yad Kétana (Hilkhot Téchouva 1,4) évoque un autre avantage du vidouï :
En prononçant les mots, nous puisons dans une force cachée en nous qui veut que nous fassions téchouva. En prononçant les mots [du vidouï], nous attisons les flammes de la volonté intérieure que nous avons de changer.

C'est ce qui ressort de la décision du Rambam (Hilkhot Guittin 2,20, basé sur la guémara) qu'un mari qui refuse de donner le divorce (guét) à sa femme "est contraint jusqu'à ce qu'il dise, 'je veux'". Un divorce forcé n'est pas acceptable d'un point de vue halakhique. Quelle différence cela fait-il de dire "je veux" (sou la contrainte)? Nos Sages ont compris que chaque personne possède en elle la volonté de faire ce que Hachem veut, cependant, son mauvais penchant dissimule cette volonté intérieure.
Bien que la manière forte lui soit appliquée, c'est en fin de compte lui qui ouvre la bouche et dit : "Je veux...". Le fait de lui faire prononcer ces mots lui permet de puiser dans sa propre volonté interne sincère de faire ce qui est juste, dans la mesure où cette volonté est valide d'un point de vue halakhique.
Dans notre cas, dire le vidouï peut nous sortir de notre complaisance et nous mettre sur la voie d'un véritable changement.

Par exemple, supposons qu'une personne en veuille à une autre et qu'elle ait des raisons de le faire. Il sait que la Torah lui demande de se montrer amical avec la personne qui lui a fait du tort.
"Je ne peux pas", se dit-il. Il peut s'adresser à Hachem et lui dire : "Hachem, s'il te plaît, aide-moi et fais disparaître mes mauvais sentiments à l'égard de cette personne. Je sais que c'est Ta volonté, alors aide-moi à la faire. Aide-moi à être un juif qui vit à un niveau supérieur".
Le simple fait de prononcer ces mots fait appel à une volonté intérieure qu'il n'avait jamais réalisé posséder, et lui donne ce petit supplément de force dont il avait besoin pour faire téchouva.

=> On a bien 2 viouï : un avant la téchouva, dont chaque mot prononcé va éveiller notre intériorité de changer, et un vidouï venant clôturer le processus de repentir (nous regrettons et avons honte de ce qui a été fait de contraire à Ta volonté).

[cela met en avant le pouvoir incroyable de notre bouche, à quel point elle peut impacter notre intériorité et nous faire changer en mieux. ]

La téchouva dépend de l’étude de la Torah

+++ La téchouva dépend de l'étude de la Torah :

+ "Car cette loi que je t'ordonne aujourd'hui, elle n'est pas cachée de toi et elle n'est pas est éloignée.
Elle n'est pas dans le ciel, pour que tu dises : "Qui montera pour nous au ciel et accessible nous la prendra pour nous la faire entendre afin que nous l'accomplissions?"
Elle n'est pas non plus de l'autre côté de la mer, pour que tu dises: "Qui passera pour nous de l'autre côté de la mer et nous la prendra pour nous la faire entendre afin que nous l'accomplissions ?"
Car la chose est très proche de toi - dans ta bouche et dans ton cœur - pour l'accomplir. (Nitsavim 30,11-14)

-> Le Sforno et le Ramban écrivent que ce verset (v.11) fait allusion à la téchouva, la mitsva de se repentir de ses fautes.
Ils expliquent que la téchouva est le sujet mentionné au début de ce chapitre, qui stipule qu'après avoir trébuché dans l'erreur et la faute en exil : "tu reviendras à Hachem, ton Dieu" (Nitsvaim 30,2).

Le Sforno explique le verset (v.14) : la téchouva est "près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour la faire" = ce qui signifie que l'on récite le vidouï (confesser ses fautes) avec sa bouche, et que l'on essaie dans son cœur d'approfondir son remords d'avoir fauté et de renforcer sa conscience d'Hachem.
En bref, la téchouva est éminemment réalisable.

-> La guémara (Erouvin 55a) cite ce verset (v.11), et les nos Sages disent que la mitsva à laquelle il est fait référence est l'étude de la Torah. Le verset dit ensuite que la Torah n'est pas "dans les cieux", c'est-à-dire chez ceux qui ont "la tête dans le ciel", ou chez les personnes vaniteuses et orgueilleuses. Elle n'est pas non plus "au-delà des mers", parmi les marchands qui voyagent de loin en loin pour faire du commerce.

=> Comment le Ramban et le Sforno (téchouva) peuvent-il contredire la guémara (Torah)?

-> Le Maadaneé Shmouel réconcilie les Richonim avec la guémara en expliquant que l'étude de la Torah est une partie essentielle du processus de la téchouva.
Cela apparaît clairement dans la bénédiction sur la téchouva que nous prononçons dans le Amida : "Ramène-nous, notre Père, à Ta Torah" (hachivénou Avinou léToraté'ha), et ce n'est qu'ensuite que nous demandons : "et ramène-nous à Toi avec une téchouva complète."
De plus, l'appel à la téchouva du prophète Hochéa : "Prenez pour vous des paroles et revenez à Hachem" (Hochéa 14,2) est expliqué dans le Sifri (Haazinou 32,2) comme "Quelles paroles devrions-nous prendre? Des paroles de Torah".

=> Pourquoi la téchouva dépend-elle de la Torah?

-> La guémara (Kidouchin 30b) affirme que la Torah est le remède au mauvais penchant.
Cela est vrai avant qu'une personne ne commette un péché, puisqu'elle doit appliquer ce "remède" pour surmonter la tentation. Toutefois, cela est encore plus vrai pour une personne qui est déjà tombée dans la faute. Il est nécessaire d'étudier la Torah si l'on veut échapper au filet du mauvais penchant dans lequel on est pris.

-> Le 'Hazon Ich (Igrot 2:75) écrit que pour déraciner un trait de caractère négatif, il faut à la fois travailler sur ce trait et étudier la Torah pour l'amour d'Hachem.
Sans l'un ou l'autre de ces ingrédients, l'effort est voué à l'échec.

-> De plus, il est impossible pour une personne de faire téchouva et d'atteindre une quelconque proximité avec Hachem sans progresser également dans la Torah.
Dans la Kriat Shéma, le verset dit : "Et tu aimeras Hachem, ton D. ... Et ces mots doivent être ... sur ton cœur" (Vaét'hanan 6,5-6). Rachi cite le Sifri : "Comment acquiert-on l'amour d'Hachem? En ayant ces mots (c'est-à-dire les mots de Torah) sur son cœur. C'est alors que l'on peut connaître Hachem et s'attacher à Ses voies".

-> De même, le rav 'Haïm de Volzhin (Néfech ha'Haïm 4,31) cite le Zohar selon lequel la proximité avec Hachem est proportionnelle à la proximité avec la Torah.

-> Le rav Shlomo Wolbe note que le premier Elloul de la nation dans le désert était une période de réception de la Torah. Ils se préparaient au retour de Moché du mont Sinaï avec les 2e Lou'hot.
Bien qu'ils aient déjà reçu la Torah au mont Sinaï, c'était avant qu'ils n'aient fauté, et ils devaient maintenant accepter la Torah à nouveau pour se purifier de la faute du Veau d'or.

-> Ainsi, nous aussi, nous devons accepter la Torah de tout cœur dans le cadre de notre Elloul. Nous pouvons y parvenir en consacrant plus de temps et d'énergie à notre étude que ce à quoi nous sommes généralement habitués.
À la yéchiva de Kelm, les séances d'étude duraient 6 ou 7 heures pendant le mois d'Elloul.
Le machguia'h, le rav Itzélé Péterburger expliquait à ses élèves : "Vous devez arriver au jour du jugement avec beaucoup de guémara, de Rachi et de Tossefot".

-> Un jour, le machguia'h de Lakewood, le rav Nathan Wachtfogel, a dit à ses élèves :
"Si les étudiants de Kelm étaient capables d'apprendre si longtemps en Elloul, pourquoi ne l'ont-ils pas fait toute l'année?
Il a répondu qu'un tel travail dépassait leurs capacités naturelles. Néanmoins, Hachem est plus proche de nous en Elloul, et Il leur a donc donné les possibilités pour étudier encore plus, leur donnant la chance de se rapprocher davantage de Lui.
Nous aussi, nous pouvons utiliser Elloul pour nous pousser davantage dans la Torah et le service d'Hachem!"

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[la téchouva signifie revenir vers Hachem.
Or, la Torah a un pouvoir de purification de nos fautes, et en nous la donnant Hachem a dit que c'est comme s'Il s'était donné avec (la Torah est composé de Nom Divin, étudier la Torah c'est apprendre à davantage connaître Hachem, ...).
Ainsi, par le faut d'étudier davantage la Torah, nous montrons concrétement à Hachem que certes on a pu fauter ce qui nous a éloigné de Lui, mais notre réel désir est d'être proches de Lui, comme en témoigne le fait que nous étudions davantage, que nous faisons plus de mitsvot en cette période (ex: Elloul).]

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b'h, voir également :
-> Téchouva & l'importance de l'étude de la Torah : http://todahm.com/2022/09/28/techouva-limportance-de-letude-de-la-torah
-> Téchouva & étude de la Torah ... : http://todahm.com/2014/10/23/techouva-etude-de-la-torah
-> Téchouva : prendre sur soi le joug Divin + étudier la Torah : http://todahm.com/2022/01/19/techouva-joug-divin-torah