Il est plus bénéfique pour l’homme d’observer à l’intérieur et de voir ce qui se passe en lui [ex: ce qui lui permet de faire téchouva, de s’améliorer, de connaître ses forces/faiblesses], plutôt que de regarder aux cieux et de voir ce qui s’y passe.

[rav Shalom Schachne de Prohbisht]

Connais ton âme et tu connaîtras ton Créateur.

[Toldot Its’hak – Béréchit]

Lorsqu’une personne reconnaît que ses souffrances proviennent de Hachem et qu’elle les accepte, le restant des souffrances [qui devait lui arriver] lui sera annulé.

[Rabbénou Yona – Chaaré Téchouva]

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-> Hachem a offert au peuple d’Israël 3 beaux cadeaux, et tous sont acquis qu’au biais de souffrances. Il s’agit : de la Torah, de la terre d’Israël, et du monde futur.
[rabbi Chimon Bar Yo’haï – guémara Béra’hot 5]

Le Sfat Emet enseigne que lorsque les juifs sont sortis d’Egypte, Hachem avait prévu que les juifs voyageraient dans le désert pendant une durée de 3 jours, et qu’ensuite ils entreraient en terre d’Israël.
Mais suite à la faute des explorateurs, ils vont errer dans le désert pendant 40 années.

=> Si la terre d’Israël ne peut être acquise que par des souffrances, comment pouvaient-ils être prêt à y entrer après seulement 3 jours?

Le Sfat Emet répond que s’ils avaient accepté avec amour les souffrances qu’ils auraient eu durant ces 3 jours, alors par cela ils auraient atteint un niveau équivalent à 40 années de souffrances.
Davantage de souffrances n’aurait pas été nécessaire.

[cela est une mise en pratique du principe exposé ci-dessus par Rabbénou Yona : si pendant une durée définie par Hachem nous acceptons nos souffrances, puisque provenant avec précision et amour de D., alors elles s’arrêtent et nous sommes dispensés du restant que nous aurions eu à subir.]

-> Le rav Shalom Arouch explique que tel est le cas, car la personne qui accepte les souffrances avec amour et confiance en Hachem, atteint un niveau extrêmement élevé.
Ses souffrances n’ont plus de raison d’être, car il a déjà attend l’objectif qu’elles devaient lui apporter.

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-> « Toute personne qui accepte les souffrances avec joie amène la délivrance au monde entier »
[guémara Taanit 8a]

[on sait que chaque juif est un monde en soi. Ainsi, en acceptant les souffrances avec joie, sur un plan collectif on rapproche la venue du machia’h, mais au niveau individuel on provoque la fin de ce moment désagréable. Notre joie dans la difficulté, va accélérer la venue de véritable joies.
=> Notre confiance en Hachem lors des tempêtes (petites ou grandes) de la vie, va permettre de les réduire au maximum!]

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-> « J’ai choisi le chemin de la émouna » (Téhilim 119,30)

[Tâchons de suivre l’exemple du roi David, et lorsque nous sommes confus par ce qui nous arrive dans la vie, alors maintenons quand même le cap : le chemin de la émouna (déré’h émouna).]

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+ La leçon de émouna du Birkat Avraham :

-> Le Birkat Avraham de Slonim est devenu aveugle dans sa vieillesse, et chaque matin il demandait à son petit-fils de lui apporter un Siddour.
Il tenait alors le Siddour devant ses yeux, récitait les bénédictions du matin (birkot hachakhar), et ensuite le fermait, l’embrassait et le mettait de côté jusqu’au jour suivant.

Son petits-fils lui a demandé pourquoi il utilisait un Siddour sachant qu’il était totalement aveugle.
Le Birkat Avraham lui a expliqué :
« Chaque matin, je dis la bénédiction que Hachem ouvre les yeux des aveugles (pokéa’h ivrim), et je crois d’une foi totale (émouna chéléma) que parce que je ne voyais pas hier, ne veut pas dire que je ne verrais pas aujourd’hui.
Chaque jour, Hachem créé de nouveau le monde et chaque jour j’ai une nouvelle opportunité de pouvoir voir.
C’est pourquoi, chaque jour lorsque je dis : « pokéa’h ivrim », je veux avoir le Siddour afin de pouvoir vérifier et constater si aujourd’hui Hachem a repris ma cécité.
Si je constate que Hachem a jugé qu’il sera mieux pour moi d’être encore un jour sans voir, alors je l’accepte et je vis ce jour dans la joie! »

« Car la chose est très proche de toi : dans ta bouche et dans ton cœur pour l’accomplir » (Nitsavim 30,14)

-> La bouche (פה) et le cœur (לב), lorsqu’ils sont écrits pleinement (פ »ה ה »י et למ »ד בי »ת soit 586), ils ont la même guématria que le mot Shofar (שופר), soit 586.

C’est une allusion à la puissance de la téchouva que contient le Shofar.
Nous devons faire téchouva à la fois avec nos lèvres (bouche) et à la fois avec notre cœur.
La partie essentielle de la téchouva est celle provenant de notre cœur.

[Ben Ich ‘Haï]

Procéder à une évaluation de soi-même fréquemment est la seule chose qui sauve un homme du Guéhinam.

[Ram’hal]

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-> Une personne qui n’étudie pas les ouvrages [juifs] d’amélioration personnelle (moussar) est considérée dans la même catégorie que quelqu’un qui a commis un suicide.
[rav Hillel de Kolomaya]

-> Selon nos Sages une des pires fautes est le suicide personnel : ce que l’on fait lorsque nous n’exploitons pas au maximum nos capacités personnelles, notre temps, …
[en effet, à chaque fois nous tuons une potentialité de vie octroyée par Hachem, en ne lui permettant pas d’exister réellement. On tue alors une partie de nous même!]

Qu’est-ce qui est plus important : la Torah ou la prière?

La Torah est Hachem parlant à l’homme, tandis que la prière est l’homme parlant à Hachem.
Les 2 sont toutes aussi essentielles pour qu’un véritable dialogue ait lieu.

[rav Israël Yudellah]

« Vous les attacherez en signe sur votre bras et ils seront des totafot entre vos yeux » (Vaét’hanan 6,8)

-> Rabbi Shimon Schwab dit que les femmes n’ont pas l’obligation de mettre les téfilines car elles portent leurs « téfilines » tout au long de la journée.
En effet, alors que les hommes ornent leur tête et bras avec leurs téfilines pendant la prière du matin, les femmes ont le mérite d’avoir la mitsva de se couvrir la tête et les bras, dans le cadre de la tsniout.
Par conséquent, elles n’ont pas besoin de la sanctification supplémentaire de la mitsva des téfilines comme les hommes.

Hommes et femmes soumettent de cette façon leur volonté à Hachem : par l’intellect (volonté – tête) et le matériel/physique (action – par le bras).

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-> Le Maharal de Prague enseigne que même si la mitsva des téfilines n’était pas une mitsva dépendante du temps (zman grama), les femmes en seraient quand même exemptes, car il n’est pas approprié au Nom Divin d’être sur des zones impudiques (tsniout – que les femmes doivent toujours recouvrir).
Chacune des boîtes des téfilines contient le Nom Divin, et cela serait un manque de respect d’Hachem que de les placer sur ces zones.

==> Cela souligne l’importance de la tsniout, et le fait qu’à chaque instant où une femme est pudique elle fait une mitsva énorme, qui n’a rien à envier à la mise des téfilines des hommes!

De nombreuses personnes attendent la venue du machia’h et les « jours meilleurs » que cela amènera.
Cependant, en réalité [déjà actuellement] ce sont les meilleurs jours qui soient.
Ce que fera le machia’h c’est dévoiler les bontés cachées dans notre existence actuelle.

[Rachab – rav Shalom Dov Ber de Loubavitch]

Comment pouvons-nous comprendre la Shoa, alors que nous ne savons pas encore la globalité des choses?

C’est comme étudier un morceau de guémara sans Rachi, Tossefot, et autres commentateurs.
Est-ce que l’on peut dire que cette guémara est difficile, au-delà de notre compréhension?
Ce qu’on peut dire c’est que nous avons vu bien trop peu pour la comprendre.
L’Histoire n’est pas différente!

[‘Hazon Ich]

La prière

+ La prière – Divers :

-> Les anges, les êtres célestes, et toutes les créatures de ce monde servent Hachem par le chant.
[Pélé Yoets]

-> Pourquoi est-ce que les enfants aiment-ils écouter de la musique?
Selon le Livnat Sapir, c’est parce que les âmes des enfants se souviennent d’avoir entendues les chants des anges et des êtres célestes.
La musique les ramène à ce bonheur vécu avant leur naissance.

-> « Les mots sont le stylo du cœur, et la musique est le stylo de l’âme »
[Baal Chem Tov]

En ce sens, le ‘Hatam Sofer dit qu’à partir du moment où nous commençons à mettre de la mélodie dans notre prière, alors Hachem commence à écouter.

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+ S’y préparer :

-> Les 1ers ‘hassididim demeuraient (ayou cho’him) pendant 1 heure avant la prière afin de diriger leur cœur vers Hachem.
[guémara Béra’hot 30]

Le Noam Elimélé’h fait remarquer que le terme « cho’him » peut également se comprendre : s’émerveiller (au lieu de demeurer).
En effet, ils passaient une heure à s’émerveiller de la grandeur de Hachem.

Le rabbi de Slonim compare la prière au fait de planter.
En effet, lorsque l’on prie il faut d’abord creuser pour faire un trou dans notre cœur, puis on y plante les graines des mots de la prière, et au final on y verse les larmes de notre cœur, pour permettre à notre délivrance d’émerger.

-> Le rav ‘Haïm Soloveitchik dit qu’il y a 2 types de kavana (intention) : celle de comprendre la signification des mots, et celle d’avoir conscience de se tenir devant Hachem en prière.
Une personne qui ne se visualise pas comme étant en train de communiquer avec D., ne fait que bouger ses lèvres sans objectif.

[Il faut s’imaginer entouré de la présence Divine, avec le Créateur du monde écoutant personnellement chacun de nos mots avec un amour infini]

-> « Glorifiez-vous (hit’alélou) de son saint nom ; Que le cœur de ceux qui recherchent Hachem soit en joie! » (Divré haYamim I 16,10)

Selon le rav David Pinkous (Ché’arim baTéfila), plus on se rend compte de la chance que l’on a de pouvoir parler directement à l’Unique qui peut résoudre absolument tous mes problèmes, alors plus on doit avoir une joie immense pour cette opportunité.
[d’où le temps de préparation des 1ers ‘hassidim!]

En ce sens, le Séfer ‘Hassidim dit que la base d’une prière repose sur notre joie en Hachem.

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+ Les larmes :

-> Les larmes n’ont de sens que si elles sont l’expression sincère de notre cœur.
En effet, le mot : les larmes (bé’hi) a la même guématria que : le cœur (lev), soit : 32.
[Rav Yonathan Eibeshitz – Yaarot Dvach]

=> Ce n’est pas des larmes de tristesse ou de colère, mais plutôt des larmes provenant de l’humilité, d’une soumission totale à Hachem. De telles larmes brisent toutes les barrières qui peuvent exister entre nous et Hachem.

-> Le ‘Hatam Sofer avait en rotation 3 talith, qui étaient tous nettoyés une fois par mois afin de retirer les saletés qui s’accumulaient en raison des larmes copieuses qu’il versait lorsqu’il priait.

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+ Prières des tsadikim :

-> Pour quelle raison (généralement) une personne souffre-t-elle?
C’est parce qu’elle a fait une mauvaise action avec une partie de son corps.
Lorsque le tsadik va l’envelopper par la prière, les membres de cette personne deviennent un avec ceux du tsadik. Il guérit ainsi la négativité qu’il s’est amené sur lui-même.

Maintenant que ses actions négatives ont été corrigées, la nécessité de devoir les nettoyer par le biais de souffrances en a été éliminée.
[le Noam Elimélé’h]

[le risque est de mettre plus de confiance dans la force du tsadik, qu’en celle de Hachem!
De ne pas se changer soi-même et avoir plutôt recours uniquement à un tsadik ou à des ségoulot, plutôt que de traiter le problème à sa source : notre mauvais comportement! ]

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+ Prières en communauté :

-> Dans le désert, la tribu de Dan voyageait à l’arrière de tout le peuple juif, et ce pas uniquement afin de récupérer tout objet manquant qui aurait pu être oublié, mais également afin de « ramasser » toutes les prières négligées qui n’ont pas été récitées avec de bonnes intentions.

De la même manière, j’essaie de prendre exemple sur la tribu de Dan, et je prie plus longtemps que les autres afin de récupérer et retourner toutes les prières « perdues » au Maître du monde.
[rav Yéh’iel Michel de Zlotchov]

-> Seul un nombre très limité de personnes peuvent prononcer l’intégralité de leur prière d’une façon parfaite et avec des intentions pures (kavana).
Lorsque les juifs s’unissent dans un minyan, l’un va apporter à l’autre la kavana qu’il n’a pas eu à un moment de la prière, faisant que leurs prières montent toutes ensembles au Ciel.
[Kouzari 3,17-19]

-> b’h, divré Torah sur l’importance de prier en communauté : https://todahm.com/2016/12/27/prier-avec-la-communaute