Le Temple

+ « [Yossef] tomba au cou de Binyamin et pleura » (Vayigach 45,14).

-> « Ton cou est comme la tour de David » (Chir haChirim 4,4)
Comme le cou, situé au haut du corps, le Temple est la couronne de gloire du peuple juif.
Tout comme c’est dans le cou que passent les artères indispensables pour la vie dans le corps, c’est par le Temple que passent les artères apportant la vie au peuple d’Israël.
De même que c’est autour du cou qu’on porte des bijoux, le Temple est paré par les Cohanim et les Lévi’im qui sont « les ornements » du peuple d’Israël.
De même que les ornements sont suspendus au cou, la réussite du monde est suspendue au Temple.
De même que le cou est plus belle partie du corps, le Temple est le lieu le plus beau du monde.
[rabbi Yossef Deutsch]

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-> Le Temple est appelé « cou », ainsi qu’il est écrit : « Ton cou est comme une tour d’ivoire » (Chir haChirim 7,5).
Tant que le Temple existait, Israël fut prospère et libre, et pouvait marcher la tête haute et la nuque raide.
Dès la destruction du Temple, Israël commença à subir des humiliations et des persécutions.
Les nuques des juifs se courbèrent, ils ne purent plus jamais relever la tête au sein des nations.

Le Temple est désigné de cette façon pour une autre raison. A la différence des autres parties du corps, si le cou d’une personne est tranché, celle-ci meurt. Il en va de même du Temple sans lequel Israël ne peut vivre.

Lorsque le Temple existait, si un homme péchait par inadvertance, il offrait un sacrifice pour expier sa faute.
Nos Sages enseignent que personne, à Jérusalem, n’allait dormir avant d’avoir expié un péché.
Deux sacrifices quotidiens étaient offerts dans le Temple : un le matin et un autre le soir (Bamidbar 28,4).
Le sacrifice du matin servait à expier les péchés commis durant la nuit, tandis que celui du soir annulait les fautes de la journée.
Les gens étaient ainsi purifiés de tout péché. Aujourd’hui, malheureusement, nous ne sommes plus en mesure d’effacer nos péchés.
[Méam Loez – Vayigach 45,14]

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-> Le cœur de tous les juifs doit être dirigé vers un seul et même endroit : le Temple.
Le cou est ce qui relie la tête avec le restant du corps, et cela symbolique la liaison entre la spiritualité (la tête) et la matérialité (le restant du corps).
Il en est de même avec la fonction du Temple, qui est de relier ensemble : la spiritualité avec la matérialité, le Ciel avec la terre.
La guémara (Béra’hot 30a) affirme que le Temple est le conduit qui nous connecte avec le Ciel (chamayim).
La prière de chaque juif s’élève au Ciel par le biais du Temple, et Hachem nous comble de bénédictions d’En-Haut jusqu’à ce monde par le biais du Temple.
[Avné Nézer]

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-> b’h, provenant du divré Torah : https://todahm.com/2015/12/27/4266

Le jour de Roch Hachana, Hachem distribue à tout juif une part dans la mission de Le couronner dans le monde pendant l’année à venir.

[rav ‘Haïm Friedlander (Sifté ‘Haïm) – au nom du Ram’hal]

A Roch Hachana, chacun de nous mérite de recevoir une grande illumination de l’âme, et de nombreuses étincelles de sainteté s’éveillent en nous puisque c’est en ce jour que le premier homme a été créé, et que D. lui a insufflé une âme pure et y a introduit de grandes et puissantes lumières.
C’est pourquoi chaque année, ces mêmes lumières se réveillent, et nous méritons également de recevoir leur illumination dans nos âmes.

[au nom des élèves du Baal Chem Tov]

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-> Roch Hachana est le jour anniversaire de la création d’Adam.
A cette occasion,Hachem « insuffla dans ses narines un souffle de vie » (cf. Béréchit 2,7). Aussi, chaque année, à la même date, Hachem « s’habille » dans le Chofar et insuffle de nouveau de la vitalité en l’homme pour toute l’année.
[Chem miChmouel].

-> Au sujet de la faute d’Adam, il est écrit : « Ils entendirent la voix de Hachem, parcourant le jardin du côté d’où vient le jour…. Hachem appela l’homme, et lui dit: “Où es-tu?”. Il répondit: “J’ai entendu ta voix dans le jardin ; j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché” » (Béréchit 3,8-10).

Rabbi Shlomo Kluger (‘Hokhmat haTorah) explique que la voix qu’ils entendirent, était la voix du « Shofar de D. ». Celle-ci réveilla chez Adam et ‘Hava un sentiment de téchouva.
(il est à noter que l’homme fauta,regretta et sortit acquitté, dans la même jour : celle de Roch Hachana – cf. guémara Sanhédrin 38b).

« Hachem, ton D., ramènera les exilés et te prendra en pitié et Il reviendra et te rassemblera d’entre tous les peuples où Hachem, ton D., t’aura dispersé » (Nitsavim 30,3)

-> Rachi enseigne :
Ce verset dit, littéralement : « D. reviendra (chav) alors tes exilés », plutôt que ramènera (héchiv) qui aurait semblé plus approprié.
Nos Sages (guémara Méguila 29a) en déduisent que partout où Israël est exilé, la Présence Divine l’accompagne.
Ainsi, lorsque les juifs seront délivrés, D. quittera Son exil et « reviendra » avec eux.

Ce verset montre également que le rassemblement des dispersés sera si difficile que D. devra tirer chaque juif par la main de là où il se trouvera, et pour ainsi dire : « revenir » avec lui.

-> Le Meam Loez poursuit :
D’après le prophète (Tséfania 10,13) : « Hachem dit : A ce moment-là, Je vous amènerai et lorsque Je vous rassemblerai, Je vous ferai devenir célèbres et loués parmi les peuples de la terre lorsque Je ramènerai (béchouvi – litt. lorsque Je reviendrai avec) vos exilés devant vos yeux ».

L’expression « devant vos yeux » représente la promesse extraordinaire de voir nous-mêmes la Présence Divine revenir avec nous en terre sainte.
Ce sera, pour nous, un honneur exceptionnel aux yeux des nations.

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+ « Ton D. se réjouira de la joie d’un fiancée pour sa fiancée » (Haftara Nitsavim – Yéchayahou 62,5)

-> Certains demandent : nous voyons que tous les signes qu’ont donnés les Sages sur ce qui se passera avant la Délivrance se sont presque tous déjà réalisés. Par conséquent, pourquoi le machia’h n’est-il pas encore arrivé?

Le ‘Hafets ‘Haïm répond :
Il est clair que Hachem retarde encore un peu la Délivrance pour que nous nous préparions à recevoir le machia’h, afin de ne pas le recevoir totalement démunis de Torah et de mitsvot … qui sont les vêtements spirituels, dans lesquels nous pourrons accueillir le roi quand il viendra chez nous avec tous Ses saints.
Si nous ne sommes pas prêts, la honte nous couvrira la face.

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+ « Même si tes dispersés se trouvent au bout des cieux, Hachem, ton D., te rassemblera et Il te reprendra de là.
Hachem, ton D., te conduira au pays que tes ancêtres ont occupé et tu l’occuperas toi aussi.
D. sera bon envers toi et Il te fera prospérer davantage encore que tes ancêtres » (Nitsavim 30,4-5)

-> Le Méam Loez (publié en 1730) de commenter :
« Même si tes dispersés se trouvent au bout des cieux, Hachem, ton D., te rassemblera » en envoyant le prophète Eliyahou, et « Il te reprendra de là » par le machia’h.

Si les juifs se demandent comment revenir en terre d’Israël alors qu’ils se trouvent dans des pays très éloignés, à une distance de plusieurs années de voyage, le verset répond : « D., te conduira au pays que tes ancêtres ont occupé ».
En effet, un verset prophétique demande : « Qui sont ceux qui voleront comme un nuage? »

« Hachem les a arrachés de leur terre, avec colère, avec courroux et avec une grande fureur, et Il les a jetés vers un autre pays comme ce jour » (Nitsavim 29,27)

-> « Les juifs ont été exilés parce que la terre d’Israël leur a été accordé à la condition qu’ils observent la Torah.

« Il leur a donné des terres occupées par des peuples : ils héritèrent du labeur d’autres nations, afin qu’ils gardent Ses statuts et observent Ses enseignement (torotav) » (Téhilim 105,44-45)
=> Lorsque les juifs ont fauté, D. les a chassé de leur terre. »

[Méam Loez]

« Le soufre et le sel ont brûlé tout son sol, elle ne sera pas ensemencée et ne fera rien pousser, et aucune herbe n’y grandira ; ceci ressemble à la destruction de Sodome et Gomorrhe, Adma et Tsvoyim, [les villes] que Hachem a retournées dans Sa colère et dans Son courroux » (Nitsavim 29,22)

-> Aucune substance ne supporte le feu autant que le sel, et aucune n’est consumée par les flammes aussi vite que le soufre.
Si les juifs observent la Torah, ils seront comme le sel et supporteront tous les feux du monde.
S’ils la négligent, ils seront rapidement consumés comme le soufre.
[‘Hizkouni]

-> Cette prophétie s’est réalisée après la destruction du 1er Temple.
Pendant 7 ans, la terre est restée totalement non cultivée. Si les non-juifs tentaient de la semer, leurs semences se consumaient comme sous l’effet du soufre.
[midrach Yalkout Chimoni]

« Hachem le distinguera pour le mal de toutes les tribus d’Israël selon toutes les malédictions de l’alliance écrite dans ce Livre de la Torah » (Nitsavim 29,20)

-> Rester fidèle à Hachem = bénéficier de sa constante Protection :

Le Méam Loez enseigne :
« Lorsque l’homme commet de nombreuses fautes, D. lui soustrait Sa providence et l’abandonne au déterminisme astrologique (mazal), ce qui est contraire à la conduite de D. vis-à-vis de l’ensemble du peuple juif.
Selon le mazal, Avraham n’aurait pas pu avoir d’enfant mais Hachem, dans Sa bonté, l’a fait échapper au déterminisme astrologique.
Si D. voile Sa face à un homme et l’abandonne au hasard, il subira nécessaire des souffrances qui n’expieront pas ses fautes.

[ainsi, pour un juif, il y a 2 types de souffrances : celles qui sont l’oeuvre de Hachem (pour le bien ultime de la personne), et celles qui proviennent du fait que D. lui cache Sa face]
[…]

Certes au mont Sinaï, Hachem nous a contraints d’accepter la Torah en suspendant la montagne au-dessus de nos têtes. En retour, D. nous a promis Son aide et Sa providence à condition que nous accomplissions les commandements.
Si nous rejetons Son joug, Il n’est plus tenu par Son serment de veiller sur nous, et nous ne pouvons avoir aucun grief si nous sommes punis pour nos fautes. »