Aux délices de la Torah

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L’importance de la parole (par le Abir Yaakov)

+ L'importance de la parole (par le Abir Yaakov - rabbi Yaakov Abou'hatséra) :

-> La fonction principale de l’homme et sa rédemption dans ce monde dépendent de ce qui émane de sa bouche, comme le dit le roi Shlomo : "Tous les efforts de l'homme vont à sa bouche mais son âme n'est jamais satisfaite" (Kohélét 6,7).
Les paroles de la Torah et de la prière qu’une personne prononce de ses lèvres créent des mondes là-Haut.
Lorsqu’une personne médite sur cela et se détache de toute dimension matérielle, elle comprend clairement que ce qui importe le plus, c’est ce qui émane de sa bouche : ces paroles sublimes, spirituelles, qui constituent son énergie vitale.

L’énergie vitale de l’homme est le souffle qui sort de sa bouche et de son nez, et à cet égard, il n’y a aucune différence entre l’homme et les animaux.
En revanche, le pouvoir de la parole, en revanche, est propre à l’homme. C’est la preuve que l’homme est supérieur et plus spirituel que les animaux, car le pouvoir de la parole est comparable à la puissance qui règne dans les Cieux.
Chaque mot qui sort de la bouche d’une personne s’élève, s’attache à sa racine spirituelle dans les mondes supérieurs et les rectifie.

L’inverse est également vrai. L’homme peut aussi détruire des mondes par sa parole. Nos Sages ont en effet dit que le lachon ara équivaut à l’idolâtrie, aux relations interdites et au sang versé (Arakhin 15b).
Si le lachon ara ne causait pas de dommages dans les mondes Supérieurs, pourquoi serait-il considéré avec tant de sévérité?
Nous voyons ainsi que la parole peut soit détruire des mondes, soit les rectifier.

Selon le Zohar (vol.III,191a), la Chékhina est appelée דבר (davar - chose, ou "parole"), car toutes les paroles du Roi s’articulent à travers elle, tout comme le son de Sa voix en émane.
Puisque la Chékhina est appelée "parole", c’est la parole de l’homme sur terre qui la rectifie ou l'endommage. C’est pourquoi nous devons faire preuve d’une extrême prudence dans nos paroles.

À ce sujet, le roi David nous met en garde : "Qui est l’homme qui désire la vie, qui aime les jours où l’on voit le bien? Garde ta langue du mal, et tes lèvres de toute parole trompeuse" (Téhilim 34,13-14).
Pourquoi le roi David a-t-il besoin de faire précéder "Garde ta langue, etc." de la phrase "Qui est l’homme qui désire la vie, etc."?

La réponse est que la plupart des gens ne se soucient pas de garder leur langue. Ils pensent : "Quelle importance ce que je dis? Quel mal peut bien venir de quelques mots?"
En réponse à de telles pensées, le roi David s’adresse à nous : "Réveillez-vous de votre torpeur! Vous êtes aveugles à cet égard! Vos paroles inconvenantes (selon la Torah) vous empêchent de vous attacher à la sainteté comme vous le devriez, et elles dressent une barrière entre vous et votre D."

Le roi David dit : "Vous souhaitez vous attacher à la vie éternelle, et vous vous empressez d’accomplir toutes les mitsvot. Pourtant, vous ne prenez pas la peine de rectifier vos paroles?"
C’est pourquoi il commence par : "Qui est l’homme qui désire la vie?" = qui est la personne qui souhaite mener une vie de sainteté dans ce monde?
Et "qui aime les jours où l’on voit le bien?" = cela fait référence au monde à Venir, où l’on trouvera la vie éternelle et la joie. Si l’on désire ces choses, alors il faut "garder sa langue du mal, et ses lèvres de toute parole trompeuse".
La vie que tu recherches dépend de toi ; lorsque tu surveilles attentivement tes paroles, l’énergie vitale, telle qu’elle s’exprime à travers ta parole sainte, éveille l’énergie vitale dans les mondes Supérieurs où le pouvoir de la parole trouve ses racines. C’est ainsi qu’une personne atteint la sainteté.

Lorsque tu commences par surveiller attentivement tes lèvres, tu seras ensuite capable de "te détourner du mal et de faire le bien" (sour méra vaassé tov - Téhilim 34,15), et de renoncer complètement au mal pour rectifier la Chékhina, que l’on appelle "le bien" (טוב - Zohar vol.III,42b).
C’est ainsi que le roi David dit : "Détourne-toi du mal et fais le bien" ; le mot "faire" implique d’opérer une rectification sur quelque chose qui a déjà été créé, comme le dit le verset : "Hachem fit le firmament" (Bérechit 1,7) [et Rachi explique que le firmament était déjà créé, mais qu’en ce jour de la Création, Hachem le rendit stable].
Comme nous venons de le mentionner, le mot טוב (tov - bien) fait référence à la Chékhina. Ainsi, par sa parole, l’homme peut rectifier la Chékhina. Ce faisant, il instaure la paix dans les mondes Supérieurs ainsi que sur terre.
C’est ainsi que le verset du Téhilim conclut : "Recherchez la paix et poursuivez-la."
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Mattot 30,2-3 ]

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-> Il faut comprendre que la Chékhina est appelée דבר (davar - chose, ou "parole"), et que les paroles qui sortent de la bouche d’une personne (juive) ont un effet sur la Chékhina.
Les bonnes paroles l’aident et la rectifient, tandis que les paroles inappropriées peuvent l’affaiblir.

[cela explique le verset : "Donnez de la force à Elokim" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) = si nous faisons attention à nos paroles nous donnons de la force à Hachem, et sinon c'est l'inverse, que D. préserve.
En ce sens, plutôt que de demander : "Il est où Hachem dans ce monde? Pourquoi n'intervient-Il pas contre tant de souffrances, d'injustices?", une réponse est de plutôt se renforcer autant que nous le pouvons dans ce qui sort de notre bouche, car ainsi nous permettons à Hachem de pouvoir davantage intervenir dans ce monde. ]

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-> "Si un homme fait un vœu à Hachem ou prête serment pour établir une interdiction, il ne doit pas profaner sa parole" (Matot 30,3)

-> Par le vœu ou le serment qu’il a prononcé, il a édifié de grandes structures dans les mondes Supérieurs [et a rectifié et renforcé la Chékhina]. C’est pourquoi il doit veiller tout particulièrement à ne pas profaner sa parole.
S'il profane sa parole, il détruit tout ce qu’il a édifié dans les mondes Supérieurs. Car tout dépend de l’homme : par son pouvoir de parole, il édifie ou détruit ...

Une personne peut étudier la Torah, prier et faire des vœux et des serments pour accomplir les mitsvot. Pourtant, si elle ne se garde pas sur la place du marché, dans ses relations commerciales et dans ses paroles, en étant honnête et en agissant de bonne foi, le verset dit à propos d’une telle personne : "En vain le gardien veille" (Téhilim 127,1).
Sa Torah et sa prière sont vaines.

C’est analogue à une min'ha (une offrande de céréales) à Hachem qui doit être présentée dans un récipient pur ; si le récipient est impur, les deux sont rejetés.
La bouche est le récipient par lequel nous offrons nos paroles de Torah et de prière. Si elle est souillée par des propos inconvenants, et a fortiori par des mensonges et des tromperies, alors toutes les paroles de Torah et de prière prononcées par cette même bouche sont souillées et deviennent des abominations aux yeux de Hachem.
Les deux sont indissociables ; si une personne surveille sa bouche dans ses conversations quotidiennes, alors sa Torah et sa prière sont acceptées. Sinon, elles ne le sont pas.

Nous pouvons désormais comprendre le verset comme suit : Si une personne souhaite ériger des barrières par des serments et des vœux afin de renforcer sa Torah et ses mitsvot, alors "elle ne doit pas profaner sa parole" = tout ce qui sort de sa bouche dans les affaires profanes affectera les paroles sacrées qu’il prononce.
Lorsqu’il dit la vérité et que toutes ses actions sont sincères, alors ses paroles de Torah et de prière le seront également. Sinon, elles seront toutes nulles et non avenues.

C’est peut-être ce que le roi Salomon voulait dire lorsqu’il a déclaré : "Celui qui garde sa bouche et sa langue préserve son âme des ennuis" (Michlé 21,23). En d’autres termes, si une personne souhaite que ses prières et sa Torah soient acceptées, elle doit garder sa bouche de l’extérieur [dans la rue, lors de ses conversations quotidiennes] ; si sa bouche est souillée, alors sa Torah et sa prière sont une abomination.

Nous constatons que la guémara (Béra'hot 5b) désigne la prière par le terme "נפש" (néfech - âme), comme le dit le verset : "Celui qui déchire son âme dans sa colère" (Iyov 18,4).
La guémara commente que cela fait référence à une personne qui quitte la synagogue sans attendre que son ami ait fini de prier. [à cette époque, les synagogues se trouvaient en pleine campagne et il était dangereux de rentrer seul chez soi à pied. Si une personne se retrouvait seule pour terminer ses prières, elle perdait sa concentration, sa prière était "brisée", par crainte du trajet de retour. ]

Puisque la prière est appelée "âme", la Torah peut également être appelée "âme", car elles sont liées. En effet, il est tout à fait approprié que la Torah et la prière soient appelées "âme", car elles constituent la vie et l’âme d’une personne (juive).
Nous pouvons expliquer le verset "Celui qui garde sa bouche et sa langue" (cité plus haut) comme suit : si une personne garde comme il faut sa bouche et sa langue, si elle ne prononce ni mensonges, ni paroles trompeuses, ni bavardages inutiles, alors elle "préserve son âme des ennuis (problèmes)", et "son âme" fait référence à ses paroles de Torah et de prière. Elles ne seront pas rejetées, car elles sont intimement liées à son discours profane, comme nous l’avons mentionné plus haut.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Mattot 30,2-3]

Des milliers d’anges sont chargés de nous rendre triste

Le Zohar (vol.II,264b) enseigne qu’il existe des dizaines de milliers "d'anges destructeurs" (mala'hé 'habala), qui rôdent autour des personnes qui étudient la Torah, accomplissent des mitsvot ou s’apprêtent à accomplir une mitsva. Leur but est de rendre ces personnes tristes, en les privant de la joie que procurent l’étude de la Torah ou l’accomplissement des mitsvot.

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=> Nous devons servir Hachem avec joie, même face à ces anges. C’est cela, la véritable Avodat Hachem.
[cela donne tout son sens à l'obligation de "Servez Hachem avec joie!" (ivdou ét Hachem bésim'ha - Téhilim 100,2). ]

Orgueil – A chaque action un juif peut changer le monde entier

Ai-je un conseil qui puisse inspirer et encourager une personne à servir Hachem avec joie et dévouement? ... La vérité est qu’il est extrêmement difficile d’expliquer en quelques mots ne serait-ce qu’un seul des principes du véritable travail spirituel ...
Et pourtant, cela dit, je ne m’empêcherai pas de vous exposer une grande leçon spirituelle. Bien sûr, même cette idée ne sera véritablement comprise qu’après avoir été examinée et étudiée de manière beaucoup plus approfondie. Mais elle peut tout de même contribuer à motiver une personne vers un plus grand amour d'Hachem et de la sainte Torah.

... Toute paresse et toute fatigue qu’une personne éprouve trouvent leur origine dans son manque de conviction (ex : parfois par fausse humilité : je ne suis que poussière donc mon acte doit avoir peu d'impact), que par ses propres actions, étudier la Torah, accomplir les mitsvot, prier et s’améliorer, elle transforme réellement l’univers tout entier pour le mieux.

C’est pourquoi Hachem a éclairé nos yeux grâce aux paroles sacrées des véritables maîtres kabbalistes.
Ces sages nous ont expliqué à quel point toutes nos actions sont d’une importance capitale pour transformer l’univers tout entier.
[rav Avraham Kook - Igrot HaRéiya 1 - p.339 - dans lettre au rav Tzvi Hirsch Weisfish en mai 1910 ]

Il faut savoir que l'on ne sera jamais satisfait si l'on n'accorde pas une attention particulière à ce que réclame son âme. Ce n'est qu'alors que l'on parviendra à servir Hachem avec un sentiment de bonheur véritablement profond.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 9,12 ]

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-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Tétsavé) explique que le plus haut niveau de plaisir dans ce monde provient de la chlémout (la complétude), qui est ce que le Maharal (Déré'h 'Haïm 6,2) écrit génère la joie.
[le rav Akiva Tatz dit que la joie c'est le sentiment d'être en phase entre ce que l'on doit faire (les besoins divins/spirituels de notre âme), et ce qu'on fait réellement. C'est cet état de complétude, nous exprimons pleinement notre intériorité à l'extérieur. ]

La première étape à l’entrée du service divin est la crainte d'Hachem.
[Zohar 'Hadach - Ki Tissa ]

Se réjouir de chaque pas et non uniquement de la destination finale à atteindre

Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection.
Cette personne sait que le cheminement même vers la perfection doit être valorisé et chéri. Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
[rav Avraham Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]

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-> Pour certains, il existe un fossé profond entre le but et le voyage. Une fois qu’on a fixé un objectif précis, on a l’impression que tout le parcours, dans ses moindres détails, constitue un lourd fardeau.
On se sent frustré et on essaie de tout précipiter et de tout hâter. Au plus profond de son âme, on ressent un malaise et une douleur.
Par exemple, celui qui rêve de devenir très riche peut se fixer comme objectif une somme d’argent précise et concentrer toute sa volonté sur sa réalisation. Cependant, chaque étape sur le chemin menant à cet objectif laisse cette personne insatisfaite et frustrée.

Un tel état d’esprit, axé sur l’objectif, commence à affecter les mouvements physiques, jusqu’à ce que l’on se mette à marcher à la hâte. Chacun de ses pas n’est alors qu’un effort pour se débarrasser de cette exigence frustrante que représente le parcours.

Une personne sage comprend que chaque pas, sans exception, a pour effet profond de la mener vers un niveau supérieur de perfection. Elle sait que le parcours même vers la perfection doit être valorisé et chéri.
Celui qui pense ainsi trouvera une satisfaction constante et la paix de l’esprit à chaque pas.
Tel est le sens de "Reconnais-Le dans toutes tes voies" (Michlé 3,6).
Une conséquence de cet état d’esprit est que même les mouvements physiques deviennent détendus et sans précipitation.

Lorsqu’on prend conscience que la perfection absolue est inaccessible, on peut enfin comprendre que notre véritable grandeur réside dans ce cheminement sacré qui consiste à s’améliorer constamment, ne serait-ce qu’un tout petit peu.
[rav Kook - Ein Aya - Béra'hot 2 - p.33 ]

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=> Le rav Kook estime que nous mesurons trop souvent la réussite de notre vie à l’aune de la perfection, de l’achèvement et de l’atteinte d’un objectif précis.
Il écrit que le sens de la vie ne réside pas dans la perfection, mais dans une croissance constante. En d’autres termes, le sens de notre vie ne réside pas dans l’atteinte de l’objectif final, mais dans le parcours même de la transformation.

Le rav Kook affirme que nous nous rendons un mauvais service en imaginant que le bonheur ne s’éprouve qu’en atteignant la perfection. Au contraire, il estime que la joie ultime se trouve dans le fait de devenir progressivement, jour après jour, une personne plus parfaite.

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[notre yétser fait tout pour qu'on soit triste, comme en insinuant que l'essentiel est la perfection d'avoir accomplie de grandes choses spirituelles. Mais en réalité, nous devons nous réjouir, danser de joie, de pouvoir avancer un petit pas après l'autre vers Hachem.
On doit accepter que parfois nous sommes fatigué (physiquement, spirituellement), que parfois la route monte fortement, ... car c'est par là qu'Hachem veut que nous passions dans le chemin de notre vie. ]

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-> "La joie réelle, c’est ce qu’on éprouve quand on fait ce qu’on doit faire ...
Le visage peut refléter les larmes ou la tension ; mais si le voyage est entamé, si on est conscient que nous construisons ce que nous devons construire, notre cœur chantera en nous malgré la peine de notre corps et les larmes sur notre visage."
[rav Akiva Tatz]

La Torah lichma (l’étude de la Torah pour elle-même, la forme la plus élevée d’étude de la Torah) consiste à s’entraîner à comprendre, tant sur le plan intellectuel qu’émotionnel, comment chaque détail est lié à un but supérieur, et comment ce grand but sacré se concrétise à travers chaque détail.
[rav Avraham Kook - Orot haTorah 2,7 ]

Shabbath & convertis

La principale soumission de la klipat noga a lieu lorsque l’on se lave à l’eau chaude avant le Shabbat, le vendredi après-midi ; c’est ainsi que les âmes des convertis sont créées.
[rabbi Yéhochoua Horowitz de Dzikov - (1879-1943) - Atéret Yéchoua - paracha Vayéra ]

-> Commentaire :
Expliquant la raison de cette pratique, le rav Moché Mykoff déclare :
"A l’approche du Shabbat, l’âme de toute chose dans le monde est prête à gravir un échelon, voire plusieurs échelons, sur l’échelle de la sainteté qui mène à la divinité, mais l’accès à ce canal spirituel est soumis à une condition : le corps doit être prêt à accompagner l’âme dans son voyage. Il doit être purifié des influences et des tentations matérielles qui l’ont alourdi tout au long de la semaine.
C’est là la raison profonde pour laquelle nous prenons un bain d’eau chaude le vendredi après-midi, et c’est aussi la raison pour laquelle certaines personnes s’immergent dans un mikvé, un bain spécial et purificateur.
Les eaux neutralisent les effets néfastes de notre immersion hebdomadaire dans le monde des affaires, avec ses exigences de compétitivité, de haute productivité et les apparences de la réussite. Les éléments que nous utilisons ainsi pour cette purification spirituelle sont le feu et l’eau."

[l'idée est belle : je me lave à l'eau chaude en l'honneur du Shabbath, et en même temps je réchauffe les âmes de futurs convertis pour qu'ils nous rejoignent au plus vite, b'h! ]

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-> L'accomplissement du "Shénayim Mikra Vé'Echad Targoum" (la lecture de la portion hebdomadaire de la Torah deux fois en hébreu et une fois en araméen - Targoum Onkelos) élève les âmes des convertis et les conduit à terminer leur conversion.
[rabbi Pin'has de Koritz - (1728-1790) - Imré Pin'has - Shaar Shabbos n° 50 ]

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-> Moché s’est beaucoup efforcé de rapprocher le érev rav et d’en faire de véritables convertis (guérim).
Même après sa mort, il fut enterré en face de Beit Péor dans le but d’adoucir la dureté des nations non juives et d’inciter ceux nés après son époque à devenir des convertisgerim.
Moché s’éteignit un shabbat, pendant l’heure de la Min'ha (la prière de l’après-midi). C’est un moment exceptionnellement propice pour faire des convertis.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,215 ]

[le Baal/Beit Péor est le nom d’une idole que le peuple juif a adorée lors d’un épisode d’immoralité collective décrit dans le livre des Bamidbar chap.25.
Moché est enterré précisément à cet endroit afin de contrer toute accusation portée contre le peuple juif et d’annuler tout décret prononcé à son encontre en raison des transgressions commises sur ce site. ]

-> Le son du shofar (à Roch Hachana) réveille les nations du monde et les incite à devenir des convertis.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hilkhot Loulav vé'Etrog 2,2 ]

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-> Même les âmes des convertis s'élèvent pour le tikoun (réparation) de Roch Hachana.
[rabbi Mordé'haï Twerski de Tchernobyl - (1770-1837) - Likouté Torah - Shabbat Shouva ]

Etre en terre d’Israël, sans y être physiquement

+ Etre en terre d'Israël, sans y être physiquement :

1°/ Synagogues, baté midrach & Soucca = être en Israël :

-> "Lorsqu’on dit à Rabbi Yo'hanan qu'il y avait des personnes âgées à Bavel (Babylone), il s’étonna et dit : Il est écrit : "afin que vos jours soient prolongés et que les jours de vos enfants sur la terre soient prolongés" ; cela implique que les jours sont prolongés en terre d'Israël, mais pas en dehors d’Israël.
Pourquoi alors les habitants de Bavel vivent-ils longtemps?
Lorsqu’on lui dit que les gens de Bavel se rendent tôt le matin à la synagogue et en repartent tard le soir, il répondit : "C’est ce qui leur a permis de prolonger leur vie."
[guémara Béra'hot 8a]

-> Le Maharcha ('Hidouché Agadot) explique d’après la guémara (Méguila 29a), que les synagogues et les baté midrach (lieux d'étude) de Bavel seront transférés en terre d'Israël, et que, par conséquent, ces lieux possèdent déjà la sainteté de la terre d'Israël.
Par conséquent, ceux qui arrivent tôt à la synagogue et en repartent tard dans la nuit sont considérés comme s’ils se trouvaient en terre d'Israël, et peuvent ainsi mériter une longue vie.

-> Le midrach va même plus loin, en affirmant que les synagogues, même en dehors d'Israël, possèdent la sainteté du Temple.
Ce midrach est cité par le rav Eliyahou d’Izmir (dans son Agadot Eliyahou - sur le Yérouchalmi Péa 8,8, lettre 11), qui écrit avoir lu au nom du midrach que, lorsque le Temple fut détruit, Hachem dispersa ses pierres à travers le monde entier, comme il est écrit : "les pierres sacrées ont été dispersées à l’entrée de
chaque rue" (Eikha 4,1), et partout où une pierre est tombée, une synagogue a été construite à cet endroit.
Le Aggadot Eliyahou ajoute que c’est pour cette raison que les synagogues en dehors d'Israël sont appelées "mikdach méat" (un petit mikdach), puisqu’elles constituent une petite partie du Temple.

-> Le Tséma'h David de Dinov (Likouté Amarim - ika sabba) ajoute que la soucca, qui est appelée dans le Zohar (Emor 103a) "l’ombre de la foi", possède la sainteté d’une synagogue et que, par conséquent, s’asseoir dans la soucca revient à s’asseoir en terre d'Israël.

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2°/ La compilation du Talmud de Babylone a nécessité l'air d'Israël :

-> Les tsadikim rapportent que lorsque Ravina et Rav Achi, qui se trouvaient à Bavel, voulurent compiler la guémara, ils savaient que "l’air de la terre d'Israël rend sage" (Baba Batra 158b) ; ils s’assirent donc entre deux montagnes, prononcèrent des ordres par des formules sacrées (hashbaot kabbalistiques), et quatre nuages vinrent les envelopper. Ils prononcèrent ensuite d’autres ordres par formules sacrées et firent venir dans les nuages l’air de la terre d'Israël, ce qui leur permit de compiler le Talmud de Babylone.
Le rav Aharon de Zhitomir ajoute que, puisque le Talmud de Babylone a été rédigé grâce à l’air de ma terre d'Israël, celui qui étudie le Talmud de Babylone est considéré comme s’il se trouvait en terre d'Israël, et mérite les lumières de la terre d'Israël.
[rabbi David Abou'hatséra ]

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3°/ Les prières sont acceptées en terre d'Israël :

-> L’air sacré de la terre d'Israël fait en sorte que les prières soient acceptées au Ciel, comme l’écrit le mékoubal rav Natan Shapira (dans son Touv Haaretz 16b) : l’air de 'houtz laaretz est impur, et par conséquent, les prières récitées en 'houtz laaretz sont immédiatement recouvertes d'impureté, mais en terre d'Israël, les paroles de la prière traversent un air pur et montent directement au Ciel où elles sont acceptées et deviennent une couronne pour Hachem.

En terre d'Israël, les prières sont reçues par Hachem Lui-même, sans l’intervention d’aucun ange comme intermédiaire, contrairement à ce qui se passe en 'houtz laarets où les prières sont enveloppées d’air impur et où de nombreux mékatrégim (Accusateurs) les empêchent de s’élever vers les hauteurs ; et même après s’être élevées vers le Ciel, ces prières doivent être lavées et purifiées.

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4°/ Israël = une bénédiction au-delà de la nature :

-> Les frontières de la terre d'Israël correspondent à la Terre Supérieure, et toutes les bénédictions d’en-Haut reposent sur la terre d'Israël.
Les gens se bénissent mutuellement avec les mots "bérakha véhatslakha", bien qu’il y ait une grande différence entre les deux. La bérakha est une bénédiction au-delà de la nature, tandis que la hatslakha est une réussite dans le cadre de la nature.
Une "bérakha" signifie attirer la "chéfa" (l'abondance), comme dans la Michna (Kilayim 7,1) : " המבריך את הגפן ", ce qui signifie qu’il a courbé la vigne vers le sol d’où une nouvelle vigne a poussé ; de même, une "bérakha" attire la "hachpaah" d’En Haut vers ce monde, et la conduite de Hachem se révèle en davantage d’endroits.

Le rav rav Sim'ha Bounim de Peshischa explique que la "hatslakha" s’inscrit dans la nature, et on peut connaître la "hatslakha" également en dehors de la terre d'Israël, mais que la "bérakhah' est au-delà de la nature, et qu’elle ne peut s’appliquer qu’en terre d'Israël, comme le dit le verset : "yévaré'hékha Hachem miTsion" (tu recevras une bérakha de la terre d'Israël - Téhilim 134,3), car toutes les bérakhot proviennent de la terre d'Israël.

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+ Se sanctifier amène la sainteté d'Israël et la bénédiction sur tout :

-> Le rav David de Lelov ajoute qu’il est possible d’apporter une bénédiction (bérakha) même hors d’Israël : si une personne se sanctifie elle-même ainsi que son environnement par la sainteté et la pureté, alors une bénédiction peut lui parvenir, ainsi qu’à ses biens, puisqu’elle a élevé ce lieu au rang de la terre d'Israël (la terre Sainte par essence).

C’est ainsi que son fils, le rav Moché de Lelov, explique le verset (Vayéchev 39,1-5) :
"Yossef a été amené en Egypte ... Hachem était avec Yossef, et tout ce que faisait Yossef, Hachem le faisait prospérer entre ses mains ... et Potiphar le nomma intendant de sa maison, et il lui confia tout ce qu’il possédait ... Hachem bénit la maison de l’égyptien grâce à Yossef, et la bénédiction d'Hachem était sur tout ce qu’il possédait, dans la maison et dans les champs."

=> Pourquoi la Torah commence-t-elle par de la hatslakha : "Hachem le faisait prospérer entre ses mains" (vayéhi ich matslia'h ... Hachem matslia'h béyada), et se termine-t-elle par de la "bérakha" : "Hachem bénit ... et la bénédiction d'Hachem était sur tout" (vayévaré'h Hachem ... birkat Hachem),?

En utilisant l'enseignement de son père, le rav David de Lelov, cela s’explique clairement : au départ, Yossef ne pouvait mériter que la "hatslakha", et non la "bérakha", puisqu’il se trouvait en " 'houtz laarets", puisqu'étant en Egypte.
Lorsque Potiphar vit qu’il bénéficiait de la "hatslakha" et non d’une "bérakha", il comprit que cela devait être dû au fait que la maison et les biens appartenaient à son maître égyptien et étaient sous son contrôle.
Potiphar nomma donc Yossef intendant de sa maison et de tous ses biens, et Yossef put alors sanctifier tout ce qui l’entourait, puisque ces biens n’étaient plus sous le contrôle de Potiphar.
Comme ils bénéficiaient désormais de la sainteté de la terre d'Israël, une bérakha pouvait également leur être accordée, ce qui explique pourquoi le verset conclut : "après que Potiphar eut nommé Yossef à la tête de sa maison et de tout ce qu’il possédait : "Hachem bénit la maison de l’égyptien ... et la bénédiction d'Hachem était sur tout ce qu’il possédait, dans la maison et dans les champs."
[rabbi David Abou'hatséra ]

=> Si une personne se sanctifie, tout son environnement reçoit la kedushah d’Eretz Yisrael et la bracha peut s’appliquer partout.

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5°/ L’environnement d'un tsaddik possède la sainteté d'Israël :

-> Le rav Elimélé'h de Lizhensk (dans son Noam Elimélé'h - Likouté Chochana) écrit :
"La essentielle de la vie du peuple juif se trouve en terre d'Israël. Mais le tsadik qui s’attache à Hachem a la vie où qu’il se trouve."
Le tsadik peut attirer à lui une partie de la terre d'Israël, en même temps que l'air pur d'Israël, et alors il peut y avoir une bénédiction même s’il se trouve en 'houtz laaretz.
C’est pourquoi il y avaient certains tsadikim qui se conduisaient avec la sainteté de la terre d'Israël bien qu’ils se trouvent en 'houtz laaretz.
Des tsadikim affirment que les tombes des tsadikim en 'houtz laaretz possédent la sainteté de la terre d'Israël.

Par exemple, le rav Its'hak de Neshchiz (Zichron Tov Me’avodat Hatsadikim 11) rapporte comment le rav Yaakov Shimshon de Shpitovka s’est rendu en terre d'Israël, et à son retour, il s'est arrêté à Neshchiz pour rendre visite au rav Mordé'haï de Neshchiz.
En entrant dans la ville de Neshchiz, le rav Yaakov Shimshon s’exclama : "Je sais désormais que ce que j’ai entendu dire au nom du Rav de Neshchiz est vrai, à savoir que Neshchiz fait partie de la terre d'Israël, car je ressens ici l’atmosphère de la terre d'Israël."
Lorsqu’on rapporta cela au rav Mordé'haï de Neshchiz, il fit remarquer : "Partout où vit un tsadik, c’est la Terre d’Israël."

Le Toldot Adam (Chéla'h) déclare : "j’ai entendu de mon père, le rav Shlomo de Lentcha, qu’on lui avait un jour demandé s’il fallait lui acheter une maison à un non-juif, et il avait répondu : "Lorsqu’un juif sanctifie son foyer par la Torah et la prière, la maison passe du statut d’Eretz Canaan à celui d’Eretz Israël (terre d'Israël)."

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6°/ Attirer la sainteté d'Israël en étudiant la Torah lichma :

-> Le 'Hatam Sofer (dans ses drachot lé'Hinoukh Séfer Torah) écrit que si une personne étudie la Torah lichma, elle attire sur elle la sainteté de la terre d'Israël.

Il tire cette conclusion de la guémara (Ména'hot 110a) sur le verset (Mala'hi 1,11) : "et en tout lieu, on présente des offrandes en Mon nom, ainsi qu'une offrande de min'ha pure".

Rabbi Shmouel bar Na'hmani dit au nom de Rabbi Yonatan : "Ce sont les talmidé 'hakhamim qui s’adonnent à la Torah, partout, Je leur attribue le mérite comme s’ils brûlaient et présentaient des korbanot en Mon nom."
Par conséquent, partout où ils étudient la Torah lichma, cela est un aspect de la terre d'Israël.

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7°/ Aspirer à vivre en Israël nous permet d'y être même en physiquement en dehors :

-> Aspirer à vivre en Israël : https://todahm.com/2024/01/12/aspirer-a-vivre-en-israel

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8°/ Se purifier pour entrer dans la terre Sainte :

-> Le Ramak (Ohr Yakar - Lé'h Lé'ha - chaar 2,17) note que toutes les frontières de la terre d'Israël sont des cours d’eau : la frontière orientale est le Jourdain, comme il est écrit "la frontière descendra vers le Jourdain, pour aboutir à la mer Morte" (Massé 34,12) ; la frontière occidentale est la mer Méditerranée, comme indiqué : "la frontière occidentale, la Grande Mer, sera votre frontière" (Massé 34,6) ; la frontière méridionale est le cours d’eau d’Égypte, comme écrit : "la frontière partira alors d’Atsmon vers le cours d’eau d’Égypte" (Massé 34,5) ; et la frontière nord est le fleuve Pérat.

Cela laisse entendre que quiconque entre en terre d'Israël depuis l’air impur de 'houts laaretz (dehors d'Israël) doit d’abord s’immerger dans le mikvé et se purifier, et ce n’est qu’alors qu’il pourra entrer en terre [sainte] d'Israël. Et s’il le fait, il mérite une néchama supplémentaire en entrant en terre d'Israël.