Ne pense pas aux souffrances que tu as déjà endurées, et ne pense pas au pire qui pourrait t’arriver.
Prends une étape à la fois. Concentres-toi à vive [pleinement] l’instant présent.

[rabbi Mendel Futerfas]

[le rav Galinsky dit que nous devons agir de notre mieux pour le futur, mais une fois que cela est du passé nous ne devons pas avoir de remords à ce sujet.
Hachem nous donne le sens de prendre des décisions et nous guide dans la direction que nous devons prendre. De notre côté, nous devons prendre nos précautions et y mettre tous les efforts que nous pouvons.
Mais, une fois que ça eu lieu, la hichtaldout n’existe plus, et nous devons accepter la volonté de Hachem avec confiance. ]

« Partout des opprimés en larmes et personne pour les consoler » (Kohélét 4,1)

-> Le midrach commente ce verset : « Ce sont les enfants qui sont cachés dans leur vie … dans le futur, ils seront parmi les tsadikim. »
=> Cela fait référence aux enfants qui meurent à un jeune âge.

-> Le rav Shmouël Wosner explique que cela fait également allusion aux enfants avec des besoins spéciaux, aux enfants qui doivent être cachés dans leur maison, incapables de vivre en société comme tout le monde.
Ils se sentent oppressés, se demandant pourquoi ils sont dans un tel corps.

Personne ne peut les réconforter car uniquement Hachem connait la réponse.
Cependant, ceux qui prennent soin d’eux, qui leur donnent de l’amour et de l’attention, qui les aident à s’épanouir, qui leur fournissent un certain type de confort, alors il n’y a pas de limite à leur récompense pour cela.
Dans le futur, ils seront ensemble avec ces âmes (« oppressées dans leur corps »), parmi les tsadikim.

La prière est une des 9 mitsvot qu’une personne peut constamment accomplir.

Il est important de se rappeler que la prière est une mitsva comme n’importe quelle autre.
Chaque fois que nous demandons de l’aide à Hachem, nous sommes crédités d’une mitsva qui va nous fournir un bonheur éternel, indépendamment si nous recevons ou pas ce que nous avons demandé.
[Avoir sa prière répondue est comme un bonus latéral (tout ce que nous demandons n’est pas forcément bon de l’avoir à ce moment)]

Par la prière, nous reconnaissons que nous avons besoin de l’aide de Hachem, que nous sommes incapables de faire quoi que ce soit par nous-même, indépendamment de Lui.

[d’après le Maharam Shick]

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[le plus nous nous tournons vers Hachem en prières, le plus nous témoignons de notre dépendance en Lui, de notre confiance en Lui, et le plus nous accomplissons de mitsvot et nous rendons possible les éventuelles bénédictions qui doivent venir sur nous (prier rend réel ce que D. veut nous donner potentiellement, et qui attend d’être débloquer par notre prière!).
Chaque prière nous rend plus humbles, nous rend plus proches de Hachem, et nous accorde une récompense éternelle!]

« Tel est prodigue de son bien et le voit s’augmenter » (Michlé 11,24)

-> On pourrait penser qu’en aidant autrui financièrement on s’appauvrit, mais selon nos Sages, ce verset nous assure que c’est le contraire : finalement, cela nous apporte davantage que ce que l’on avait avant.

-> Rabbi Yossef Mougrabi, citant le Baal Chem Tov, affirme que ce verset fait également référence à la spiritualité.
Une personne qui consacre beaucoup de temps à enseigner la Torah, à renforcer autrui, à résoudre leurs problèmes, n’aura pas à s’inquiéter de s’appauvrir spirituellement.
En effet, Hachem va lui fournir une aide Divine supplémentaire [qu’il n’aurait pas eu sinon], durant le temps qu’il a pour étudier personnellement.
Au final, cela lui permettra d’avancer et d’avoir plus de Torah à disposition pour donner aux autre.

Le rav Ovadia Yossef (Séfer Ya’hid béDora – chap.5) dit que c’est uniquement par les sacrifices qu’il a fait pour aider autrui qu’il a reçu une aide du Ciel dans son étude de Torah.

[de même que nous aidons autrui au-delà de nos obligations strictes, de même Hachem nous aide en nous donnant au-delà de ce que nous devrions avoir.
De plus, cela ressemble d’une certaine façon à un père qui voit un de ses enfants prendre soin, aider, un autre des ses enfants, et qui va alors le remercier bien au-delà de ce qu’il a pu donner. ]

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-> [Hachem nous dit : ] « Personne n’a fait ma volonté et en a été perdant. »
[midrach Dévarim rabba 4,5 – en adam shoméa li oumafssid]

-> « Une personne ne sera jamais perdante d’avoir réalisée une mitsva »
[Kohélét 8,5 – shomer mitsva lo yéda davar ra]

« Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties, et Yissakhar dans tes tentes » (Vézot haBéra’ha 33,18)

-> Le Gaon de Vilna disait que la joie ultime est celle que l’on ressent lorsque l’on accède à une meilleure compréhension de la Torah.
Par conséquent, ceux qui ont soutenu la Torah se réjouiront, lorsqu’ils quitteront ce monde car outre la récompense qu’ils mériteront pour avoir soutenu les érudits, ils savoureront le privilège de connaître et de comprendre tous les domaines de la Torah dont ils auront financé l’étude.
[rav Aharon Kotler]

-> On doit se réjouir dans l’étude de la Torah de la même façon que Zévouloun se réjouit dans les succès liés à ses affaires économiques.
Le plus d’argent il gagne, le plus il est heureux. De même, le le plus de Torah on étudie, le plus nous devons être heureux.
[Beit Avraham]

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-> Un homme d’affaires qui part en déplacement est tendu et nerveux. En effet, comment peut-il se réjouir tant qu’il n’est pas sûr qu’il sera couronné de succès?
A son retour à la maison, après avoir conclu une affaire fructueuse, alors là il a une raison d’être heureux!

Pourquoi est-il alors écrit : « Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties », et non l’inverse?

Lorsque Zévouloun soutient la Torah, son esprit est tranquille en quittant sa maison. En effet, il est confiant dans le fait que Hachem lui viendra en aide, et qu’il réussira, car « Yissakhar dans tes tentes » = par le mérite de Yissakhar.

[Yavin Shémoua (rapporté dans le Béira Chél Torah)]

« Moïse était âgé de 120 ans lorsqu’il mourut » (Vézot haBéra’ha 34,7)

-> Le Sifri écrit que dans l’histoire des juifs, seulement 4 dirigeants ont atteint le grand âge de 120 ans.
Il s’agit de : Moché Rabbénou, Hillel haZaken, Rabbi Akiva et Rabban Yo’hanan ben Zakaï.
De plus, chacun d’eux a joué un rôle majeur dans la transmission de la Torah aux générations juives futures.

On peut diviser leur vie en 3 périodes de 40 années, en correspondance aux 3 périodes de 40 jours que Moché Rabbénou a passées au Ciel pour y recevoir la Torah.
[120 jours : 40 jours pour recevoir les 1eres Tables de la Loi, puis 40 jours pour prier pour le pardon du peuple suite à la faute du Veau d’or, puis enfin 40 jours pour les 2e Tables]

+ Moché :
– il a vécu 40 ans en Egypte ;
– il a passé 40 ans à Midiyan ;
– il a dirigé le peuple juif pendant 40 ans.

+ Hillel haZaken :
– il a vécu 40 ans à Bavél (Babylonie) avant de venir en Israël ;
– il a ensuite étudié 40 années avec les Sages (hakhamim) ;
– il a ensuite dirigé le peuple juif pendant 40 ans.

+ Rabban Yo’hanan ben Zakaï :
– les 40 premières années de sa vie, il a vécu dans le monde des affaires ;
– il a étudié 40 ans avec les Sages ;
– et ensuite, il a dirigé le peuple juif durant 40 années.

+ Rabbi Akiva :
– il n’avait pas de connaissance en Torah pendant 40 ans ;
– il a étudié la Torah pendant 40 années ;
– il a dirigé le peuple juif les 40 dernières années de sa vie.

Chacun de ces tsadikim a exploité au maximum ses années de vie, bien que Moché Rabbénou est le seul qui soit né et mort le même jour (7 Adar).

[traduction personnelle d’un divré Torah du rav Dovid Hoffman]

« Parce que tu n’auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur » (Ki Tavo 28,47)

=> Pourquoi ce verset se situe-t-il au milieu de la remontrance?

-> Cela nous enseigne que dans notre vie, même lorsque nous vivons des malheurs et des difficultés, nous devons toujours chercher à être joyeux.
La Torah liste les 98 malédictions de la remontrance et nos Sages disent que ces malédictions sont rectifiées par les 98 sacrifices qui sont apportés à Souccot.(14 moutons * 7 jours = 98)
A la fête de Souccot, nous sommes libérés de toutes les malédictions de la réprimande.

Le Avné Nézer explique :
La remontrance vient d’un manque de joie, comme il est dit : « parce que tu n’auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur ».
A Souccot, nous servons Hachem avec joie et ainsi Souccot expie et nous sauve des 98 malédictions de la remontrance.

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-> Nous devons servir Hachem avec joie et « contentement de cœur » (bétouv lévav).
La guémara (Arakhin 11a) explique : « contentement de cœur » = avec des chants de remerciement et de louange.

Le Ramban enseigne que tout l’objectif d’une vie juive est de reconnaître son Créateur et de Le remercier.

[ainsi, si un juif accomplit les mitsvot, mais qu’il n’est pas rempli de joie et de reconnaissance envers Hachem, alors il passe à côté d’un service idéal, et se prive de bénédictions Divines.]

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-> « Parce que (תַּחַת אֲשֶׁר) tu n’auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur, au sein de l’abondance » (Ki Tavo 28,47)

Le verset commence par : « ta’hat achèr », signifiant littéralement : sous achèr.
Les lettres en-dessous, venant après celles du mot : « achèr », permettent de former : « Shabbath ».

Ainsi, la Torah nous dit que la malédiction arrivera au peuple juif car ils ne se sont réjouis des délices du Shabbath.
[Bné Yissa’har – rapporté dans le Agra déKalla – Ki Tavo]

=> Nous devons nous réjouir du Shabbath, et les repas sont un excellent moyen d’y parvenir.
[en ce sens, il est bien de dire : li’hvod Shabbath (en l’honneur du Shabbath)]

« Toutes les âmes [juives] sont intégralement unies. C’est les fautes qui séparent les gens ».

[Sfat Emet (Yom Kippour 651)]

Ainsi, après avoir été nettoyés de toutes nos fautes [à Yom Kippour], nous nous asseyons dans la Soucca, avec des sentiments d’unité et de paix avec tout le monde.

[de plus, à Kippour nous nous sommes normalement tous demandés pardon entre nous, ce qui fait qu’ensuite nous sommes en paix, il n’y a plus vraiment de différents.]

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-> « Tous les membres d’Israël demeureront dans la Soucca » (Emor 23,42)
Se focalisant sur le mot : « kol » (tous), la guémara (Soucca 27b) enseigne : « Tous les juifs sont aptes à résider dans la même Soucca » (כל ישראל ראוים לישב בסוכה אחת).

-> Attaches-les [les 4 espèces : qui représentent les 4 sortes de juifs] ensemble et ils seront pardonnés pour leurs fautes ensemble » (midrach Vayikra rabba 30,12).

[Hachem aime tellement que la paix, l’unité, règne entre Ses enfants (les juifs), qu’Il les comble de bénédictions, qu’Il pardonne leurs fautes, …
A Souccot, nous sommes en intimité avec la Présence Divine dans la Soucca. Combien il est important de montrer à papa Hachem, que Ses enfants sont unis!
En effet, il est très douloureux à des parents de voir leurs enfants se disputer entre eux!]

Chémini Atsérét – Sim’hat Torah

+ Chémini Atsérét – Sim’hat Torah :

-> La dernière mitsva de Souccot est réalisée à Hochana rabba.
Nous prenons la arava, qui représentent nos lèvres, afin de faire avec une mtisva, et ensuite nous la mettons de côté.
Jusqu’à Chémini Atsérét, nous pouvons parler. Mais la sainteté de Chémini Atsérét est si grande qu’il est difficile d’articuler.
[rav Moché Wolfson]

-> Les Yamim Tovin sont appelés : ‘haguim.
Littéralement, ‘hag (חג) signifie : un cercle.
Certaines opinions (comme le Choul’han Aroukh 668) disent que Chémini Atsérét n’est pas appelé : ‘hag, contrairement aux autres fêtes.

Le Rama miPano ainsi que le ‘Hatam Sofer (Drachot vol.1,p.94) disent que tous les Yamim Tovim (jours de fête juif) sont comme un cercle autour de Chémini Atsérét, dont Chémini Atsérét en est le centre.
C’est pourquoi nous ne l’appelons pas : ‘hag Chémini Atsérét, comme nous le faisons pour ‘Hag haMatsot (Pessa’h) ou ‘Hag haSouccot.
Chémini Atsérét ne fait pas partie du cercle, c’est le point central.

[dans nos prières, lorsque nous disons « Chémini ‘hag Atsérét » ou « Chémini ‘Hag haAtsérét », c’est uniquement dans l’intention d’un terme emprunté

Le ‘Hatam Sofer enseigne que Chémini Atsérét est plus important que Yom Kippour, car Kippour c’est aimer Hachem en s’affligeant (dans la souffrance du jeûne, en ne se lavant pas, … ), tandis qu’à Chémini Atsérét c’est aimer Hachem par la joie, ce qui est un lien beaucoup plus fort.
Comme il est écrit : « Comme c’est beau, lorsque l’amour est un plaisir et une joie » (ma yafit ou naaam’te aava bataanouguim – Chir haChirim 7,7)

Le ‘Hatam Sofer note qu’il n’y a aucune mitsva particulière à Chémini Atsérét.
Roch Hachana a son Shofar, Yom Kippour son jeûne, Souccot le fait de résider dans la Soucca et la mitsva des 4 espèces, mais il n’y a pas de mitsva particulière à Chémini Atsérét.
Il écrit : « C’est en raison du fait que la sainteté de Chémini Atsérét provient de la joie des gens. Ils ont plaisir en Hachem … cela n’est pas dépendant d’une mitsva en particulier. »

-> Le Séfer ha’Hinoukh (324) écrit que nous ne prenons pas les 4 espèces à Chémini Atsérét, car : « le 8e jour est uniquement pour Hachem » (yom achémini koulo l’Hachem).

[d’une certaine façon, nous n’avons pas besoin de passer par une mitsva pour se lier à D., puisque nous sommes en privé face à Lui!
On a besoin des 4 espèces pour diriger notre joie de la récolte (matérialité) vers Hachem, tandis qu’à Chémini Atsérét, c’est le jour où l’on est en intimité avec papa Hachem, et l’on n’a pas besoin de rappel, car être proche de D. c’est la plus grande des joie possibles!]

-> Le Ramban (Emor) explique : « On n’a pas besoin de prendre les 4 espèces en ce jour, car cela n’est pas nécessaire, puisque l’essence de Chémini Atsérét est magnifique (hadar). [éno tsari’h ki ou atsmo hadar]

-> Le Kamarna (Séfer Hékhal – Bamidbar 22,32) apporte une allusion montrant que Shémini Atsérét comprend Pessa’h, Shavouot et Souccot.
La phrase : « chaloch péamim bachana » (3 fois par an – שָׁלֹשׁ פְּעָמִים בַּשָּׁנָה – Michpatim 23,17) qui fait référence aux 3 fêtes, a la même valeur numérique que les mots : « bayom achémini atsérét » (le 8e jour, Atsérét – בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי עֲצֶרֶת – Pin’has 29,35).
Cela montre que la sainteté de Chémini Atsérét est plus importante que tous les autres Yamim Tovim.

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-> Le Sfat Emet dit que le toit de la Soucca (S’chakh) ressemble à la ‘houppa d’un mariage.
Après la Soucca, vient le moment du yi’houd (l’isolement entre les nouveaux mariés), qui est un moment d’une plus grande unité. C’est cela Chémini Atsérét.

-> Il est écrit : « oz véadar lévoucha, vatis’hak léyom a’haron » (Parée de force et de dignité, elle sourit au dernier jour – Michlé 31,25 – chant du Echét ‘hayil).

Le Gaon de Vilna explique :
– « oz » = c’est Roch Hachana, car Hachem nous juge avec sa puissance/force ;
– « véadar » = c’est Souccot, le jour où nous prenons le « ets péri adar » (l’étrog) ;
– et ensuite, il y a Chémini Atsérét, comme il est écrit : « vatis’hak léyom a’haron » (il/elle sourit au dernier jour) = c’est le dernier des jours de fêtes qui ont commencé avec Roch Hachana (voir Elloul), et c’est un jour d’immense joie.

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-> La guémara (Taanit 7) affirme : « Combien est grand le jour où il pleut » (gadol yom aguéchamim)

La guémara dit qu’un jour où il pleut est :
– plus grand que la résurrection des morts (car la pluie profite à tout le monde : aux réchaïm et aux tsadikim) ;
– aussi grand que le jour où Hachem a donné la Torah [selon Rav Yéhouda, et Rava dit que c’est un jour plus grand que celui où a été donné la Torah, car si la Torah est comparée à la pluie, c’est que la pluie est plus grande que la Torah] ;
– aussi grand que le jour où le ciel et la terre ont été créés [allusion au jour de la Création].
Rabbi Ochaya dit que le jour de la pluie est grand, car la pluie facilite la délivrance [de mauvaises choses personnelles et collectives].

Le Avodat Israël explique que la guémara fait allusion à la grandeur de Chémini Atsérét qui est le jour où nous prions pour la pluie.

-> Le rabbi Aharon de Tchernobyl dit que prier pour la pluie à Chémini Atsérét est propice pour développer la parnassa (subsistance).

-> Le rabbi Mendel de Kotzk enseigne qu’à Chémini Atsérét, il est décrété combien de parnassa une personne aura pendant l’année à venir.
Cela est en allusion dans le verset : « והיית אך שמח » (véayita a’h saméa’h), dont la guémara précise que c’est une allusion à Chémini Atsérét. Ces 3 termes ont pour lettre finale : חת »ך , qui est le nom de l’ange attitré pour la parnassa.

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-> Soyez très très prudent avec les prières de Chémini Atsérét, à les dire avec une immense intention (kavana), car c’est un jour qui complète nos prières de Roch Hachana, et ainsi tout dépend de ce jour. Mais en plus de cela, il n’y a pas de meilleur jour, ni de moment plus propice que ce jour, où Hachem désire entendre nos prières.
[rabbi ‘Haïm Palaggi]

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-> Il y a également une autre différence.
Tous les Yamim Tovim sont précédés par des jours de la semaine. Mais la sainteté de Chémini Atsérét est beaucoup trop importante pour qu’on puisse y rentrer directement dans la fête depuis un simple jour de la semaine.

Nous devons avoir le Yom Tov de Souccot, puis les jours de ‘hol hamoéd, mais cela n’est pas suffisant, et nous avons besoin de Hochana rabba, qui est un jour particulièrement spécial.
Après cela, nous sommes prêts pour entrer dans la sainteté de Chémini Atsérét.

Cela suit la règle de comment approcher quelque chose d’extrêmement élevé : nous devons y accéder par étapes. Nous ne pouvons pas y sauter directement, nous devons entrer progressivement.

Le nom Chémini Atsérét (chémini signifie le chiffre : 8) nous dit plus à propos de sa sainteté.
Rabbénou Bé’hayé écrit que le but de toutes les mitsvot est d’améliorer le monde (tikoun haolamm).
Toutes les mitsvot sont liées aux 7 jours durant lesquels le monde a été créé.
Mais le Temple est au-dessus de ce monde, et c’est pour cela que dans le Temple les choses étaient en rapport avec le chiffre 8.

Le 7 est lié aux 7 jours de la semaine, aux 7 jours de la Création, il symbolise ce monde.
Le chiffre 8 symbolise ce qui est au-delà de la naturalité de ce monde (lémala min atéva).
Pour cette raison le Temple a été inauguré par le roi Shlomo le 8e jour du mois de Tichri.
« C’était le 8e jour » (Chémini 9,1) = le Michkan a également été inauguré un 8e jour.
De même, le Cohen Gadol portait 8 vêtements différents.

Chémini Atsérét est un Yom Tov lié au chiffre 8. Comme le Temple, il est au-delà de ce monde …
Chémini Atsérét est un goût du monde à venir, de l’époque du machia’h …

Les jours de Souccot sont pour toutes les nations du monde.
La guémara (Soucca 55b) dit que les 70 vaches apportées comme sacrifice à Souccot correspondent aux 70 nations.
Mais cependant à Chémini Atsérét, une seule vache est sacrifiée comme sacrifice (korban), correspondant au peuple juif uniquement.

Le Sfat Emet (Souccot 5637) explique que puisque le peuple juif désire s’attacher à Hachem, alors Hachem ne nous quitte pas, mais Il va s’attarder un jour de plus.
Les 7 jours de Souccot sont comparés à un roi qui fait un grand festin et distribue de nombreux cadeaux.
Lorsque le festin se termine et que la distribution de cadeaux est terminée, tous les invités partent.
C’est alors que les enfants du roi vont dans la chambre intérieure afin de passer en privé du temps avec le roi. Ils ne veulent pas de cadeaux, ils veulent le roi, lui-même.

Les 7 premiers jours de festin sont pour les non-juifs.
Le 8e jour est comparé à un moment que le roi passe avec ses enfants.
A Chémini Atsérét, Hachem Lui-même s’attarde pour être avec Ses enfants : les juifs.
C’est de quoi il s’agit à Chémini Atsérét, c’est un moment avec Hachem, Lui-même [la source de toutes les bénédictions, de toute la joie, …].

De Roch ‘Hodech Elloul jusque pendant tous les jours redoutables (Yamim Noraïm), nous sommes concentrés sur la prière.
A Souccot aussi, nous récitons les prières spéciales des hochanot.
La prière n’est pas spécifique aux juifs, comme il est écrit : « Ma maison sera dénommée Maison des prières pour toutes les nations » (Yéchayahou 56,7).
Toutes les nations ont également le droit à la prière.

Cependant, les non-juifs n’ont pas de lien avec la Torah, comme il est écrit : « Il a révélé ses paroles à Yaakov, ses statuts et ses lois de justice à Israël. Il n’a fait cela pour aucun des autres peuples ; aussi ses lois leur demeurent-elles inconnues » (Téhilim 147,19-20).

Les juifs, qui sont liés spécifiquement à la Torah, reçoivent un jour additionnel : Chémini Atsérét.
Pendant ce jour, nous sommes élevés à un niveau où les non-juifs ne peuvent pas entrer, dans le monde de la Torah.
Nous nous réjouissons avec la Torah, fêtant le fait que nous avons l’infini chance d’être juif et que Hachem nous a donné la Torah.
Nous célébrons le fait que : Il nous a choisi parmi toutes les nations et nous a donné Sa Torah (acher ba’har banou mikol aamim vénatan lanou ét torato).

La Torah est aussi au-delà du 7, c’est toujours du : 8 (au-delà de la naturalité), et c’est pour cela qu’on la fête à Chémini Atsérét.
La Torah a été donné le 1er jour de la 8e semaine.
Le Maharal fait remarquer que dans le Téhilim 19, les 7 premiers versets parlent du monde, et le 8e verset est : « la Torah de Hachem est parfaite » (Torat Hachem témima) = elle est au-delà de la nature …

Chémini Atsérét est également un jour qui a un pouvoir phénoménal de prière.
Le Zohar (Tsav 32a) écrit que Chémini Atsérét est le jour où le peuple juif est tout seul avec le Roi [Hachem], et que tout ce qu’on lui demande nous sera accordé.

Rabbi Pin’has de Koritz (Imré Pin’has 1,590) explique que toutes les prières d’une personne sont répondues en ce jour, car c’est un moment très favorable (eit ratson) pour cela.
Mais il ajoute que cela ne peut avoir lieu que si nous nous asseyons avec le Roi, c’est-à-dire que nous ne pensons pas à des futilités, mais uniquement à Hachem.
[on doit être mentalement à 100% à disposition de Hachem]

Le Sar Shalom, rabbi Shalom de Belz (Séfer Midbar Kodech 1,262) dit : Atsérét signifie : se rassembler.
Il y a des prières, des supplications, et des requêtes que le peuple juif a fait tout au cours de l’année, dont les Yamim Noraïm, et qui n’ont pas été priées convenablement, et c’est pour cela qu’elles n’ont pas monté comme il le faudrait devant Hachem. [Plus une prière a de l’intention (kavana), plus elle a de la force pour s’élever et se présenter devant Hachem.]
Le jour de Chémini Atsérét, toutes nos prières sont rassemblées (atsérét) ensembles, et elles s’élèvent alors pour trouver faveur devant Hachem.

Pendant les prières et les hakafot de Chémini Atsérét, le Baal Chem Tov rectifiait et élevait des prières qui avaient été rejetées pendant [parfois] des milliers d’années.

La guémara (Taanit 7a) dit que : « Grand est le jour de la pluie comme le jour où la Torah a été donnée ».
Le sens simple est que la pluie est si importante pour le monde, qu’un jour où il pleut est un jour important.

Le rabbi de Kozhnitz (Séfer Avodat Israël) dit que la guémara fait référence à Chémini Atsérét, le jour où nous disons la prière de la pluie (téfilat guéchem), car Chémini Atsérét est un jour d’une sainteté énorme.

Lorsqu’un juif dit la téfilat guéchem, il fait référence à une pluie spirituelle.
Selon guémara (Avoda Zara 5b) : « L’eau ne fait référence qu’à la Torah » (én mayim ella Torah).
Le Zohar (tikoun 13,p.29b) écrit qu’à Chémini Atsérét, les fontaines de la Torah s’ouvrent.
Nous prions Hachem : « al tim’na mayim » (Ne nous refuse pas d’eau).
Hachem nous donne la Torah afin que nous puissions nous rapprocher toujours plus de Lui …

Quoiqu’on n’ait pas fait pendant Roch Hachana, Yom Kippour et Souccot, nous pouvons le compléter pendant les jours de Hochana rabba, Chémini Atsérét et Sim’hat Torah.

[rav Moché Wolfson]

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-> Le Zohar écrit : « A Hochana rabba leur jugement a été terminé, et maintenant leurs bénédictions commencent.
Car le jour suivant [à Chémini Atsérét] les juifs célèbrent avec leur Roi et reçoivent les bénédictions pour l’année entière.
A cette fête, uniquement les juifs sont présents, et lorsqu’on est assis en privé avec le roi, tout ce que nous demandons nous sera accordé. »

De même, le Zohar écrit : « Lorsque Hachem s’unit avec la nation juive [à Chémini Atsérét – Sim’hat Torah], aucune autre nation ne peut se joindre à eux … Hachem est seul avec eux ».

-> Le midrach dit qu’après les 7 jours de Souccot, Hachem demande aux juifs de rester encore un jour [avant de vaquer chacun à ses affaires du quotidien] : « car cela m’est difficile lorsque que vous Me quittez ».

Le Imré Emet explique que les juifs doivent aussi ressentir qu’ils ne veulent pas quitter les yamim tovim. C’est l’essence de Chémini Atsérét.

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-> Le Yessod Yossef dit :
« La coutume est de sortir tous les Sifré Torah du aron kodech …
A l’image de l’amour qu’a un père pour son fils unique, il ouvre pour lui tous ses trésors, et ne lui refuse rien.
De même, Hachem nous accorde d’immenses bontés [cela est symbolisé par l’ouverture du aron qui contient les trésors de ce monde : la Torah]. »

-> Rabbi Hench Alexander explique que nous ne disons pas la birkat Cohanim à Sim’hat Torah, car en ce jour nous lisons les bénédictions de Moché, et « il cela serait une honte pour les bénédictions de Moché si nous ajoutions d’autres bénédictions ».

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-> Le Yessod vécChorech haAvoda (chap.16) enseigne :
« Tout celui qui est vigilant à être joyeux avec la Torah en ce jour [de Sim’hat Torah], il est garanti que ses enfants et ses descendants seront toujours des érudits en Torah. »

-> Le Shlomé ‘Haguiga (p.292) écrit :
« A Sim’hat Torah, heureux soient ceux qui sont joyeux avec la Torah, car cela va rectifier leur âme pour tous les moments où ils ont déshonoré la Torah.
De plus, il y a une garantie de nos Sages que tout celui qui est joyeux avec la Torah en ce jour, il aura une descendance qui étudiera toujours la Torah. »

[réjouis-toi de la Torah dans ce monde éphémère, et elle te réjouira pour l’éternité!]

-> Rabbi ‘Haïm Vittal (Chaar haKavanot) dit :
« Mon maître [le Arizal] faisait le tour de la bima, devant ou derrière le Séfer Torah, il dansait et il chantait de toutes ses forces..
A la sortie de yom tov [en Israël où il n’y a qu’un jour], il allait de synagogue en synagogue pour danser avec la Torah, et il faisait cela pendant de nombreuses heures. »

-> Le Maassé Rav rapporte que le Gaon de Vilna : « aller devant le Séfer Torah très heureux, avec un joie immense, son visage était comme un feu brûlant, et il tapait des mains et il dansait de toutes ses forces devant la Torah. »

-> Le Yichma’h Israël enseigne que danser devant la Torah est propice pour avoir des enfants.
Il apprend cela de la femme du roi David : Mikhal, qui était dégoûtée de voir David danser de toutes ses forces devant le Aron (cf. Shmouel II 16,23). [en effet, David était prêt à renoncer à son honneur, bien que roi, pour celui de la Torah]
Elle a été puni par le fait qu’elle ne pouvait plus avoir d’enfant.
De là, nous pouvons apprendre que si quelqu’un est joyeux avec la Torah, alors il sera récompensé par des enfants.

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-> « Toutes les prières qui ne montent pas pendant toute l’année s’élèvent grâce aux hakafot ».
[rabbi Shalom de Belz]

-> Le ‘Hida écrit (dans une prière que certains récitent avant les hakafot), que danser à Sim’hat Torah fait tomber les murs de fer qui nous séparent d’Hachem.

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-> Chémini Atsérét/Sim’hat Torah représente la forte unité entre les juifs.
La guémara (Shabbath 31) rapporte qu’un non juif est venu voir Hillel et lui a demandé : « Convertis-moi, mais à la condition que tu m’enseignes toute la Torah tandis que je me tiens sur un pieds ».
Hillel l’a converti et lui a dit : « Ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain. Ceci est toute la Torah, le reste est commentaire … »
=> Que voulez le converti? N’a-t-il pas réalisé que la Torah est vaste et qu’elle ne peut pas être enseignée en un moment?

Le rabbi Israël de Ruzhin explique que le converti ne demandait pas de connaître toute la Torah.
Il demandait qu’on lui apprenne les secrets kabbalistiques en lien avec la fête de Chémini Atsérét.

C’est ce qu’il signifie en disant : « Enseignes-moi toute la Torah tandis que je me tiens sur un pieds (al régél a’hat) ».
Chémini Atsérét est appelé « régél », comme l’écrit la guémara (Soucca 48) : « [Chémini Atsérét] est une fête en soi » (régél bifné atsmo).

Ainsi, le converti voulait connaître le secret significatif de cette grande fête.
La réponse de Hillel était : « Ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain » = en d’autres termes, Hillel lui disait que le secret de Chémini Atsérét est : l’unité.
Il y a de grands secrets dans Chémini Atsérét, mais pour les résumer simplement : la fête de Chémini Atsérét et Sim’hat Torah a pour objectif de développer notre bienveillance à l’égard de notre prochain.

[d’une certaine façon, en se réjouissant et en tournant avec la Torah, on se focalise sur l’aspect unificateur (la spiritualité) entre les juifs.
Certes nous sommes différents au niveau du corps (physiquement), mais nous provenons tous d’une même source commune, d’une même âme originelle.
Nous avons un papa Hachem qui est Unique, et notre objectif commun, chacun en fonction de son unicité, est de Le grandir dans ce monde!]

Hochana rabba

+ Hochana rabba :

-> Le 7e jour de Souccot est appelé Hochana rabba. Ce jour-là, on abonde en étude de la Torah et en supplications.
Il est dit dans le midrach : « Hachem a dit à Avraham Avinou : Je suis unique dans Mon monde et tu es unique dans ton monde. Dans le futur, Je donnerai à tes enfants un jour spécial afin de réparer leurs fautes, c’est Hochana rabba.
Si les fautes de tes enfants n’ont pas été réparées pendant Roch Hachana, elles le seront à Yom Kippour. Et sinon, elles le seront à Hochana Rabba. »
[rav Ovadia Yossef – ‘Hazon Ovadia Souccot]

[Selon le Zohar, les décrets d’Hachem pour l’année à venir ne « partent » qu’au début du 8e jour, le soir de Chémini Atséret, mais durant toute la journée de Hochana rabba qui le précède, il est encore possible de modifier le jugement.]

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-> Une des questions à laquelle nous devrons tous répondre après notre mort est : « As-tu attendu la Délivrance? » (tsipita lichoua – guémara Shabbath 31a).

Le Imré Emet dit que cette question signifie également : « Est-ce que tu as attendu la yéchoua (délivrance), c’est-à-dire Hochana rabba, le jour où Hachem accorde des délivrances aux juifs. »

-> Roch Hachana vient de passer, ainsi que Yom Kippour, et la majorité de Souccot.
A ce moment [de Hochana rabba], de nombreuses personnes sentent qu’elles ont accompli ce qu’elles pouvaient, et elles ne ressentent plus une importance à investir des efforts dans les derniers jours des Yamim Noraïm.
Parfois, les gens se découragent car ils sentent qu’ils n’ont pas pleinement exploiter ces jours saints par de la téchouva, des prières et de la Torah, et ils ne sont pas prêts à le faire maintenant

[on baisse les bras en se disant que puisque tous les jours redoutables de tichri (et Elloul) sont presque finis, il est trop tard, mais on oublie l’infinie miséricorde de papa Hachem, qui en l’espace d’une seconde où nous Lui ouvrons totalement notre cœur peut tout changer pour notre meilleur, rempli de bénédictions.]

Ainsi, lorsque nos Sages disent : « As-tu attendu la Délivrance? » = est-ce que tu as attendu ardemment Hochana rabba, par exemple par la conscience du pouvoir exceptionnel des prières, de la téchouva, de la tsédaka, .. de ce jour.
Comment ne pas attendre impatiemment un tel jour, où nous pouvons gagner tellement! …

Même si on s’investit de notre mieux à Souccot, on peut avoir tendance à laisser passer, sans attention particulière, le jour de Hochana rabba.
Pourtant, Hochana rabba est le point culminant de tous les jours redoutables, au point que nous pouvons obtenir les plus grandes délivrances [à tous nos problèmes].

Même en ce jour, nous devons être vigilants, et continuer notre batail contre le yétser ara.
[rav Elimélé’h Biderman]

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-> Bientôt le jour sera terminé. Nous pensons que le Roi [Hachem] n’est plus là [à Hochana rabba], mais nous devons savoir que cela n’est pas vrai. Hachem est là! [tout particulièrement proche de nous!]

Appelons Hachem et demandons-Lui qu’Il nous sauve. Allons crions ensemble : « Hocha Na, véOchia Na, avinou ata! (Sauve de grâce (Ton peuple)! Secours-nous! Tu es notre Père!) …

L’année dernière, il y avait des gens parmi nous qui ne sont plus vivants.
Il est possible que s’ils avaient prié davantage à Hochana rabba, ils auraient annulé le décret.
[rabbi de Satmar]

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-> Le Divré Yossef de Satmar priait pendant très longtemps à Hochana rabba.

-> La dernière année de sa vie, le ‘Hatam Sofer a dit : « J’ai passé le jugement de Roch Hachana et de Yom Kippour, mais je n’ai pas réussi à passer le jugement de Hochana rabba ».

-> Le rav Elimélé’h Biderman enseigne :
Au début les livres juifs n’ont pas révélé que Hochana rabba était un jour de jugement.
Par exemple, la guémara appelle Hochana rabba : « Yom Arava », le jour où nous prenons la Arava.
Il n’y aucune mention que c’est un jour de jugement.
Pourquoi cela?

Le rav Shlomo Zalman Auerbach explique que pour les premières générations, la crainte du jugement était si important, que si les gens savaient que Hochana rabba était également un jour de jugement, alors cela leur aurait retiré la joie pour le Yom Tov. Ils seraient incapables d’observer la mitsva de se réjouir de la fête [à Souccot] (vésama’hta bé’haguékha).

Dans les générations ultérieures, la crainte était moins grande, et ainsi les Séfarim nous ont révélés qu’il y a également un jugement à Hochana rabba, et ce afin que nous prions et fassions téchouva et donnons à la tsédaka, et annulions tous les décrets difficiles.

Le rav Auerbach dit qu’il y a quand même une indication dans la guémara, avec les mots : « bé’hag nidounim al amayim » (A Souccot nous sommes jugés pour la pluie [sur combien on en aura cette année]).

Le Lévouch écrit : « Ainsi, les gens allument davantage de bougies à la synagogue à Hochana rabba, à l’image de Yom Kippour, car c’est le jour final de jugement pour la pluie ».

Le rav Shlomo Zalman Auerbach explique que par le passé, la pluie signifiait la vie. S’il ne pleuvait pas, alors les gens allaient mourir.
Les choses ont changé à notre époque, puisque l’eau peut être transportée et les pays ont des réservoirs d’eau.
[En ce sens le ‘Hazon Ich dit que nous ne jeûnons plus pour la pluie, car un manque de pluie n’est pas une tragédie comme cela pouvait l’être.]

Ainsi, il y a des années, il était suffisant aux gens de savoir qu’ils étaient jugés sur la pluie, et cela les réveillait immédiatement à faire téchouva, à prier et à donner à la tsédaka.
Aujourd’hui, les gens ne sont pas sensibles à cela, et ils n’améliorent pas leur comportement sur une peur de manquer de pluie.
C’est pour cette raison que dans les dernières générations, on nous a révélé davantage d’aspects de ce grand jugement [à Hochana rabba].

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-> Le Zohar écrit : « A Hochana rabba leur jugement a été terminé, et maintenant leurs bénédictions commencent.
Car le jour suivant [à Chémini Atsérét] les juifs célèbrent avec leur Roi et reçoivent les bénédictions pour l’année entière.
A cette fête, seulement les juifs sont présents, et lorsqu’on est assis en privé avec le roi, tout ce que nous demandons nous est accordé. »

[on voit à quel point Hochana rabba est le point culminant, les derniers moments où l’on peut encore changer toute notre année à venir.
Ainsi, ce dernier jour ne doit pas être pris à la légère, au contraire c’est le sprint final! ]