Aux délices de la Torah

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Eliminer notre orgueil comme préparation à la guéoula

+ Eliminer notre orgueil comme préparation à la guéoula :

-> Rabbi Levitas de Yavné dit : "Soyez très, très humbles" (méod méod évé chéfal roua'h - Pirké Avot 4,4).

-> Nos Sages (Sanhédrin 98a) disent : "Zéri a dit au nom de Rabbi 'Hanina : Le fils de David (le machia'h) n'arrivera pas tant que les orgueilleux n'auront pas été éliminés du peuple juif, comme le dit le verset : "Car alors, j'éliminerai parmi vous ceux qui se complaisent dans l'orgueil" (Tséfania 3,11).
Il est également dit : "Je laisserai parmi vous des pauvres et des indigents, et ils se réfugieront au nom d'Hachem" (Tséfania 3,12)."
Rachi explique que la guéoula viendra pour eux et qu'ils se réfugieront à l'ombre de la présence d'Hachem.

-> De même, le prophète Yéchayahou (61,1) dit : "Parce que Hachem m'a oint pour informer les humbles, Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé."
Le Radak explique : "Ces prophéties de réconfort que j'ai été envoyé prononcer et écrire proviennent de la bouche d'Hachem. Elles sont une bonne nouvelle pour les enfants de l'exil qui sont humbles et ont le cœur brisé parce qu'ils souffrent de l'exil pour l'amour d'Hachem".

-> Pourquoi l'humilité est-elle spécifiquement la condition de la guéoula? Pourquoi le machia'h ne peut-il venir que lorsqu'il n'y a plus d'arrogants, d'orgueilleux?
Le Maharcha explique : "Les orgueilleux repoussent la Présence divine hors de sa place. Dans le premier chapitre de Sotah (4b), nos Sages disent : "Quiconque est orgueilleux, c'est comme s'il adorait des idoles". C'est pourquoi ce verset conclut qu'au moment de la rédemption, "les pauvres et les démunis [c'est-à-dire les humbles (quoiqu'on puisse avoir, on a rien car tout provient, appartient à D.)] ... se réfugieront au nom d'Hachem, et non comme auparavant [en exil] lorsqu'ils étaient orgueilleux, ce qui revenait à promouvoir de faux dieux."

-> Le Gaon de Vilna (commentaire sur Shmouel I 25,8), écrit qu'avant la guéoula, Hachem détruira les trois principales sources d'arrogance humaine et que ce n'est qu'alors que la guéoula aura lieu.
Il écrit : "Il y a trois propriétés qui font partie de la constitution d'une personne : la connaissance, le pouvoir et la richesse ... Comme le dit le verset (Yirmiyahou 9,22), le sage ne doit pas se vanter de sa sagesse, le puissant ne doit pas se vanter de son pouvoir, et le riche ne doit pas se vanter de sa richesse" ...
[Il y a trois aspects à une personne : l'âme qui est la source de la sagesse, le corps qui est la source de la puissance, et les possessions qui sont la richesse d'une personne. ]
Nos Sages ont abordé ces trois questions dans la guémara (Sanhédrin 97a). Concernant la richesse, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas tant qu'il restera des pièces de monnaie". Concernant le pouvoir, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas tant que le royaume insignifiant n'aura pas été éliminé d'Israël". Concernant la sagesse, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas ... tant que le nombre d'élèves n'aura pas diminué".

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Méir Ené Israël 2, p.662) écrit :
"Par quel mérite une génération comme la nôtre peut-elle mériter le machia'h? Ce sera grâce au mérite de chaque personne qui aura honte de ses insuffisances et de ses défauts incessants!"

La dernière génération avant la guéoula sera réduite au niveau le plus bas à bien des égards. Les gens se sentiront insuffisants (spirituellement parlant) et manqueront cruellement de connaissances de la Torah. Ils seront à la traîne dans de nombreux domaines de la sainteté et de l'observance. Pourtant, ces lacunes nous donnent le grand avantage d'éliminer tout sentiment de supériorité et d'arrogance, et nous sommes ainsi prêts à accueillir le machia'h.

-> Par exemple, le ravYé'hezkel Levenstein considérait sa dernière maladie comme un cadeau d'Hachem qui lui permettait d'atteindre un niveau d'humilité afin de se préparer à la venue du machia'h.
À un âge avancé, peu avant son décès, il souffrait terriblement. Ses élèves vinrent lui rendre visite. Depuis son lit de malade, il leur dit : "Je me demande pourquoi Hachem m'a infligé une souffrance aussi terrible. Ma conclusion est que les jours du machia'h approchent et que si une personne a un soupçon d'orgueil, elle ne peut accueillir le machia'h. Hachem m'afflige afin de briser mon orgueil et de me préparer à l'arrivée du machia'h".

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-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav mé'Eliyahou (3, p.214-218) explique pourquoi, dans cet exil, nous devons corriger le trait de caractère qu'est l'orgueil. Il écrit :
"Le premier Temple a été détruit à cause des fautes d'idolâtrie, d'immoralité et d'effusion de sang. La racine de tous ces fautes était la luxure. Nos Sages (Sanhédrin 63b) disent : "Israël n'a servi les idoles que pour se permettre l'immoralité publique. Les effusions de sang visaient également ceux qui tentaient de les empêcher de satisfaire leurs convoitises ... C'est pourquoi, lorsque leur mesure de faute fut comble, ils tombèrent aux mains des Babyloniens, dont la caractéristique principale est la convoitise, et ceux-ci détruisirent le Temple.

A la fin de la 2e période du Temple, la discorde et la haine ont atteint leur paroxysme, comme le disent nos Sages (Yoma 9b) : "Pourquoi le 2e Temple a-t-il été détruit? Parce qu'il y avait une haine gratuite".
C'est-à-dire une haine vraiment sans fondement et non due à un sentiment de rivalité dans la réalisation d'un objectif quelconque. Le désir arrogant d'un contrôle absolu était à l'origine de cette faute qui les a amenés à haïr leurs semblables ... Le manque de respect est une conséquence de cette même racine, qui permet à une personne de fauter sans vergogne. [Quand une personne est égocentrique, elle se concentre sur son pouvoir et ses capacités, et méprise les autres, sans respecter leurs sentiments] ...
Lorsque l'arrogance s'est répandue et a atteint son apogée, et que leur mesure de la faute était comblée, le Temple a été détruit et ils ont été livrés entre les mains du 4e empire [Édom - Rome] dont la caractéristique principale est l'arrogance et l'athéisme, suivant la formule "ma capacité et la force de ma main" et "moi et nul autre" ...
Ainsi, leur orgueil [Édom - Rome] grandit et ils en viennent à nier Hachem et à manquer de respect envers le Ciel (profanant et détruisant le Temple).
Nos Sages (Sotah 49b) nous enseigne qu'à la fin du 4e empire, "sur les pas du machia'h, l'audace augmentera" ... La force de l'orgueil et du manque de respect est complètement mauvaise et n'a absolument pas sa place dans le domaine de la sainteté. Elle ne sert qu'à être surmontée et son élimination complète est la réalisation et l'accomplissement de son but ultime.

A la fin de cet exil ... la Présence divine est piégée sous la main des irrespectueux parmi le peuple juif. Ce sont les âmes de la multitude mêlée qui se sont infiltrées dans le peuple juif. La principale racine de leur corruption est leur manque de respect envers le Ciel, c'est-à-dire la caractéristique d'Amalek ...
C'est l'épreuve à laquelle le peuple juif est confronté sur les pas du machia'h (ikvéta déméchi'ha) ...
Ceux qui ont rejeté le joug de la Torah se vantent comme si leurs réalisations étaient le résultat de leurs propres pouvoirs. À mesure que leur arrogance grandit, leur manque de respect s'accroît, tout comme leur désir d'imposer leur athéisme. C'est l'épreuve finale de l'exil de la Présence divine, et la plus difficile ...
Ceux qui restent héroïquement fermes face à ce défi des plus difficiles, le défi de la fausse croyance en leurs propres prouesses et capacités, restent imperturbables et insensibles à l'audace de l'athéisme, refusant de céder. Au contraire, ils renforcent leur foi et ne s'écartent pas des perspectives correctes de la Torah et de nos Sages, et ils sont totalement engagés dans le service interne d'Hachem à travers la Torah, la prière et la crainte du Ciel.
Ce sont eux qui mériteront la rédemption complète par le juste machia'h, bientôt de nos jours."

=> Ainsi, c'est la faute de la haine gratuite, qui trouve sa racine dans l'orgueil, qui a causé cet exil. C'est pourquoi nous avons été livrés entre les mains d'un peuple orgueilleux qui a détruit le 2e Temple et qui nous domine encore aujourd'hui.
Il est clair que le remède nécessaire pour sortir de cet exil est d'éradiquer l'arrogance, l'orgueil, de nos cœurs et d'apprendre l'humilité. Nous devons nous efforcer d'être l'exact opposé du royaume arrogant et racha d'Edom et de la multitude mêlée.
[pour avoir de l'amour gratuit envers autrui, réparant notre haine gratuite lors du 2e Temple, nous devons d'abord être humble pour laisser de la place à autrui, pour que notre égo soit contenu nous permettant d'aimer autre chose que nous-même. ]

Guéoula & la nécessité des actes de bonté

+ Guéoula & la nécessité des actes de bonté :

-> L'étude de la Torah est un élément nécessaire pour avoir une belle guéoula : https://todahm.com/?s=torah+gu%C3%A9oula
Néanmoins, pour être sauvés de la souffrance qui précède l'arrivée du machia'h et mériter la guéoula, la Torah seule ne suffit pas. Des actes de bonté doivent accompagner notre engagement dans l'étude de la Torah.

-> Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim - Zé'hor Yémot Olam 2) explique : "Les élèves ont demandé au grand Rabbi Eliezer : "Que peut faire une personne pour être sauvée des souffrances du machia'h?" Il a répondu : "Elle doit s'engager dans la Torah et les actes de bonté"." (guémara Sanhédrin 98b)
Le rav El'hanan demande pourquoi l'étude de la Torah, qui est la plus grande de toutes les mitsvot, ne suffit pas à protéger une personne.
Pourquoi le mérite supplémentaire des actes de bonté est-il nécessaire pour sauver une personne des souffrances du machia'h?

Il répond que lorsque le temps du machia'h approchera, il y aura une grande colère dans le monde. Dans ces circonstances, si le Ciel traite une personne avec une rigueur stricte, l'étude de la Torah seule ne fournira pas une protection suffisante. Une personne qui a le mérite supplémentaire d'accomplir des actes de bonté sera sauvée. Parce qu'elle est compatissante envers les autres, Hachem lui accordera également Sa compassion, car le Ciel nous traite comme nous traitons les autres.
La rigueur céleste est alors mêlé de compassion et le mérite de l'étude de la Torah peut alors prévaloir et offrir une protection. Celui qui n'accomplit pas d'actes de bonté sera traité avec une rigueur stricte et le mérite de l'étude de la Torah seul ne pourra pas le protéger.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed 2,6) écrit : "En réalité, si une personne ne pratique pas les actes de bonté, il est très difficile pour ses prières demandant la faveur et la bonté divines d'être acceptées par Hachem."

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-> Le Mégalé Amoukot (Lé'h Lé'ha) enseigne :
"Les trois Avot (Patriarches) ont institué les trois piliers. Avraham a institué les actes de bonté, Its'hak, la avoda [c'est-à-dire la prière], et Yaakov a institué la Torah. Pendant la période de l'exil, la Torah et la avoda font défaut, mais on peut toujours accomplir des actes de bonté. C'est pourquoi nous concluons [la première bénédiction de la amida] avec Avraham qui était le pilier de la bonté qui existe pour toujours.
C'est ce que veulent dire nos Sages (Rachi - Lé'h Lé'ha 12,2) : "Se pourrait-il qu'il faille conclure [la première bénédiction de la Amida] avec eux tous" [Avraham, Its'hak et Yaakov], c'est-à-dire, existent-ils [leurs piliers] tous pour toujours et restent-ils éternels? À cela, ils répondent : "Tu [au singulier] seras une bénédiction, avec toi ils concluront", pour nous enseigner que le pilier d'Avraham est éternel."

-> Le Shomer Emounim (p. 60) ajoute : "Nous concluons la première bénédiction [de la Amida] par "Le bouclier d'Avraham" (magen Avraham) ... car la fin de l'exil ne sera possible que grâce au mérite de la charité, l'attribut d'Avraham qui était le maître de la bonté."

-> Le Machguia'h, le rav Mattisyahou Salomon (Véchavéha Bitsedaka 3) explique :
"Il semble que la raison pour laquelle le pilier de la bonté est resté aussi solide qu'il l'était [contrairement aux piliers de la Torah et du service], est que dans cet exil, nous avons besoin d'une abondante miséricorde céleste pour survivre et mériter la guéoula.
Afin de susciter l'abondance de la miséricorde qui descend d'en-Haut, nous devons renforcer ces attributs ici-bas en pratiquant des actes de miséricorde et de bonté de toutes nos forces.
C'est pourquoi Hachem, dans Sa grande bonté, nous a laissé le pilier de la bonté inchangé, car c'est ce pilier qui est le plus essentiel pour nous dans notre exil."

Le rav Salomon a également dit (chapitre 9) :
"Un grand secret à connaître et à prendre en considération est que lorsqu'une personne est sollicitée par de nombreuses personnes dans le besoin pour obtenir de l'aide, cela indique qu'elle a besoin de beaucoup de miséricorde Divine."

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-> La michna (Pirké Avot 1,2) déclare : "Shimon Hatsadik était l'un des derniers hommes de la grande Assemblée. Il disait : "Le monde repose sur trois choses : la Torah, la avoda [c'est-à-dire les sacrifices et la prière] et les actes de bonté.""
Dans son commentaire sur cette Michna, le Gaon de Vilna écrit : "À l'époque du Temple, les trois piliers existaient. Mais aujourd'hui, en exil, il ne nous en reste qu'un seul, celui des actes de bonté. C'est ce qu'exprime le verset : "Le monde est fondé sur la bonté" (olam 'hessed yibané - Téhilim 89,3).
Il est fondé uniquement sur la bonté, car nous avons perdu le pilier de la avoda, et de même, nous avons perdu le pilier de la Torah, comme le dit le verset : "Son roi et ses officiers sont parmi les nations, il n'y a pas de Torah" (Eikha 2,9)."

-> Même si nous avons un certain niveau de prière, cela n'est en rien comparable au pouvoir que les prières avaient dans le Temple, le lieu le plus saint sur terre.
Yaakov dit : "Que ce lieu est redoutable ... c'est la porte du Ciel" (Vayétsé 28,17).
Le Targoum Yonatan ben Ouziel explique : "C'est le meilleur endroit pour prier, il correspond à la porte du Ciel."
De même, le roi Shlomo pria Hachem pour que toute prière offerte dans le Temple soit entendue par Hachem dans les cieux (Méla'him I 8,38-43).
Le Temple est la porte par laquelle nos prières montent vers le Ciel. Toutes les prières sont dirigées vers le Temple, comme l'a ajouté le roi Shlomo dans sa prière : même lorsque l'on prie à distance, si l'on se tourne vers Jérusalem et le Temple, Hachem devrait également entendre ces prières (Méla'him I 8,44-45).
Le lieu idéal pour prier est le Temple, mais en se tournant dans cette direction et en concentrant ses pensées là-bas, on peut se connecter à ce lieu saint, même depuis les confins du monde.
Cela ressort également du Rambam (séfer Hamitsvot 5). Il cite le midrach sur le verset "Et tu le serviras" (Réé 13,5), qui dit : "Servez-Le par l'étude de la Torah, servez-Le dans Son Mikdach".
Le Rambam explique que cela signifie qu'il faut servir Hachem en se rendant au Temple pour y prier, debout devant la Présence divine.

-> Comparée à la vitalité et à la profonde compréhension de la Torah qui régnaient lorsque le Temple existait, l'étude de la Torah pendant l'exil pâlit et semble inexistante. C'est pourquoi nous prions [immédiatement après la Amida] : "Que ta volonté soit faite, Hachem ... que le Temple soit reconstruit et nous donne notre part dans ta Torah", car l'acquisition de la Torah dépend de la reconstruction du Temple (Gaon de Vilna - Avot 5).
La profondeur de la compréhension de la Torah qui était possible à l'époque du Temple est illustrée par l'incident suivant. Le prophète Yirmeyahou fut confronté à un philosophe qui ne comprenait pas pourquoi il pleurait la destruction du Temple, après tout, ce n'était qu'un bâtiment fait de bois et de pierre. Yirmeyahou mit le philosophe au défi de lui poser ses questions philosophiques les plus difficiles. Yirmiyahou répondit immédiatement, résolvant ses questions les plus difficiles. Stupéfait, le philosophe demanda à Yirmeyahou d'où il tenait une sagesse aussi profonde.
Yirmeyahou répondit que la source de sa sagesse venait de ce bâtiment de bois et de pierres. (Rema dans le séfer Torat HaOlah).
[b'h, à ce sujet : Diminution de la Torah suite à la destruction du Temple : https://todahm.com/2022/09/20/diminution-de-la-torah-suite-a-la-destruction-du-temple ]

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-> Le Ramak (Tomer Dévorah 1,6) qui explique que les actes de bonté accomplis par le peuple juif dans ce monde ont un tel impact au Ciel que même si leurs fautes méritent l'extermination, que le Ciel nous en préserve, Hachem fait preuve de miséricorde et les sauve, car la bonté "Lui parle", comme le dit le verset "car Il désire la bonté" (Mikha 7,18).

Téfilin et Tsitsit

+ Téfilin et Tsitsit :

-> "Et tu méditeras Sa Torah jour et nuit" (Téhilim 1,2).
Quiconque s'engage dans la Torah, Hachem exauce ses désirs.
Rabbi Eliezer dit : Israël dit devant Hachem : "Maître du monde, nous voulons étudier la Torah jour et nuit, mais nous n'avons pas le temps".
Hachem leur dit : "Accomplissez la mitsva des téfilin, et je considérerai que vous avez étudié la Torah jour et nuit".
[midrach Shocher Tov 1 ]

-> Une personne est tenue de toucher ses téfilin à chaque instant. [Ceci est dérivé] d'un kal va'homer du Tzitz : le Tzitz ne contient qu'une seule mention [du nom d'Hachem], mais la Torah dit : "Il doit toujours être sur son front" (Tétsavé 28,38) et il [le Cohen Gadol] ne doit pas détourner son attention de lui.
À plus forte raison les téfilin, qui contiennent de nombreuses mentions [du nom d'Hachem].
[guémara Shabbat 12a ]

Le Eitz Yossef souligne que ce kal va'homer n'est pas une déduction midé'Oraïta à part entière, mais seulement midé'Rabbanan. Néanmoins, nous voyons que la sainteté des téfilin est comme la sainteté du Tzitz que le Cohen Gadol revêtait.

-> Le peuple juif est aimé, car Hachem l'a entouré de mitsvot : les téfilin sur la tête, les téfilin sur les bras, les tsitsit aux [quatre coins] de leurs vêtements et une mézouza sur leurs portes.
[Ména'hot 43b ]

-> Nos Sages nous ont enseigné que lorsque nous serons jugés [par le Ciel], si nous avons été scrupuleux dans l'accomplissement de la mitsva des téfilin, alors notre balance des mérites pèsera plus lourd ; si nous avons été négligents avec les téfilin, alors notre balance des fautes pèsera plus lourd.
Car il n'y a pas de commandement plus important dans la Torah que la mitsva des téfilin. Toute la Torah est liée aux téfilin, comme il est dit [à propos des téfilin] : "Afin que la Torah d'Hahem soit dans ta bouche" (Bo 13,9).
[Roch - Hilkhot Téfillin 28 ]

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-> Quand une personne accomplit la mitsva des tsitsit, c'est comme si elle saluait la Chékhina ...
C'est comme si elle accomplissait toutes les mitsvot.
[Sifri - Bamidbar 115:1 ]

-> La mitsva des tsitsit équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
[guémara Nédarim 25a ]

-> Le séfer Haflaah demande comment il se fait que le tsitsit soit égal à toutes les mitsvot de la Torah. Le tsitsit n'est même pas une obligation à part entière, mais plutôt la possibilité d'accomplir une mitsva si on le souhaite (dans le cas où l'on porte un vêtement à 4 coins).
Il répond que c'est exactement le but. Le fait que le tsitsit ne soit pas une obligation à part entière et qu'on l'accomplisse quand même montre à quel point les mitsvot sont chères à celui qui les accomplit.
S'il est vrai qu'il est important d'être obligé de faire quelque chose et de l'accomplir, il est également important de montrer à quel point les mitsvot nous sont chères, et en ce sens, les tsitsit équivalent à toutes les mitsvot.

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-> [Le midrach (Bamidbar rabba 17,6) dit: ] "Afin que vous vous souveniez et accomplissiez tous mes commandements" (Chéla'h Lé'ha 15,40).
C'est comparable à quelqu'un qui a été jeté dans l'océan. Le capitaine lui tend une corde et lui dit : "Attrape cette corde dans tes mains et ne la lâche pas. Car si tu la lâches, tu perdras la vie".
De même, Hachem dit à Israël : "Tant que tu es connecté aux mitsvot, tu es connecté à Hachem, ton D., et tu auras la vie pour tous tes jours".

Cette corde fait référence aux fils des tsitsit, dont la vue rappelle toutes les mitsvot que Hachem a ordonnées, et qui empêchent de commettre une faute délibérée.
[Radal - midrach Bamidbar rabba 17,6 ]

-> La guémara (Ména'hot 43b) compare les tsitsit à un sceau d'esclavage.
Tossafot explique qu'on apposait autrefois un sceau d'argile sur les vêtements d'un serviteur pour indiquer qu'il était l'esclave d'un certain maître. De même, les fils des tsitsit indiquent qu'on est soumis à la volonté de Hachem.

Le Shabbath

+ Le Shabbath :

-> Le fait que nous lisions 5 montées de la Torah] le jour de Yom Tov nous informe que Yom Tov est plus sacré que Roch 'Hodech, où nous ne lisons que 4 montées (aliyot).
De même, le jour de Yom Kippour, nous lisons 6 montées, ce qui nous indique qu'il est plus sacré que Yom Tov. Et le jour du Shabbat, nous en lisons sept, ce qui nous indique qu'il est plus sacré que tous les autres, car il est le chef (à la tête) de tous les jours de fête (yom tov), et [celui qui le viole] intentionnellement est passible de lapidation.
[Lévouch 423:1 ]

-> Le Shabbat est si grand qu'il équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
Hachem dit à Israël : "Si vous méritez de préserver le Shabbat, je considérerai que vous avez préservé toutes les mitsvot de la Torah.
Si vous le profanez, je considérerai que vous avez profané toutes les mitsvot."
[midrach - Chémot rabba 25,12 ]

-> "Shabbath équivaut à toutes les mitsvot de la Torah. "
[guémara Yérouchalmi Nédarim 3,9 ]

-> "Et tu le sauras aujourd'hui et tu le graveras dans ton cœur" (Vaét'hanan 4,39).
Cela peut s'expliquer selon le midrash (Chémot rabba 25,12), qui dit que le Shabbat équivaut à toute la Torah. Le yétser ara vient vers une personne et lui dit : "Tu es incapable de commencer à accomplir toute la Torah".
De même, pour une personne qui a commis une grande faute, le yétser ara l'éloigne [d'Hachem] en lui disant : "Tu ne peux pas rectifier les fautes que tu as commises!"
À cela, Moché répondit : "Et tu sauras aujourd'hui", en référence au Shabbat, comme il est écrit : "Car c'est aujourd'hui le Shabbat" (Béchala'h 16,25).
Prêtez-lui attention [au Shabbat] et grâce à lui, vous corrigerez votre cœur, car il équivaut à toute la Torah.
Cette déclaration de Moché contredit les deux affirmations [du yétser ara] et renforce le concept selon lequel on peut à la fois rectifier ce qui a déjà été fait et s'efforcer d'atteindre la plénitude de son âme, car observer le Shabbat équivaut à respecter les 613 mitsvot.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vaét'hanan 4,39 ]

-> Jérusalem n'a été détruite que parce qu'ils ont profané le Shabbat.
[guémara Shabbat 119b ]

-> Honorer le Shabbat vaut mieux que mille jeûnes.
[midrach Tan'houma - Béréchit 3 ]

-> Le Shabbat, il n'y a pas de souffrance. Un seul instant du Shabbat peut accomplir plus que tous les autres moments. Le plaisir du Shabbat apporte un héritage sans limites.
['Hatam Sofer - drachot - partie1, p.36 ]

Le Sfat Emet (Vayétsé 5653) écrit que si l'on nie sa souffrance le jour du Shabbat afin de profiter pleinement de cette journée, Hachem annulera entièrement nos souffrances.

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-> Pourquoi est-il approprié de dire qu'un non-juif qui observe le Shabbat est passible de mort?
Rabbi 'Hiya bar Abba dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la coutume du monde veut que si un roi et une matrone s'assoient et conversent ensemble, quiconque les dérange est passible de mort.
De même, le Shabbat est entre Israël et Hachem, comme il est dit : "Entre moi et les Bné Israël" (béni oubèn Bné Israël - Ki Tissa 31,17).
Par conséquent, tout non-juif qui vient nous interrompre est passible de mort.
[midrach - Dévarim rabba 1,21 ]

-> Le Shabbat est un signe entre nous et Hachem. C'est le jour d'Hachem.
Personne ne devrait s'assimiler à Hachem [et se joindre à Son jour de repos] sans que Hcshem ne le désire [spécifiquement].
Par conséquent, un non-juif qui observe le Shabbat est passible de mort, car il ne devrait pas utiliser le sceptre du roi.
['Hatam Sofer drachot - p.86 - bé'ha ]

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-> Tous ceux qui accomplissent [l'obligation de manger] trois repas le jour du Shabbat (les 3 séoudot) seront sauvés de trois tragédies : les douleurs de l'enfantement du machia'h, le jugement du Géhinam et la guerre de Gog et Magog.
Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbath reçoivent un héritage sans limites ... [et] sont sauvés de la servitude de l'exil.
Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbat voient leurs désirs les plus chers exaucés.
Quiconque respecte le Shabbat selon la halakha, même s'il est idolâtre comme ceux de la génération d'Enoch, est pardonné.

Rabbi Yossi dit : Que ma part soit avec ceux qui prennent trois repas le jour du Shabbat.
Rav Na'hman dit : Donne-moi [une bonne récompense], car j'ai respecté les trois repas le jour du Shabbat.
Quiconque prie à érev Shabbat et récite le "vayé'houlou" (kidouch) devient comme un partenaire d'Hachem dans la Création ...
Les deux anges de Service qui l'escortent posent leurs mains sur sa tête et lui disent : "Ton iniquité a disparu, et tes fautes ont été pardonnés" (Yéchayahou 6,7).
[guémara Shabbat 118a-119b ]

-> Outre les trois repas du Shabbat, celui qui participe au repas de Mélavé Malka après le Shabbat reçoit également une grande récompense.
Le rav David de Dinov (Tséma'h Tsédek) écrit que le Mélavé Malka génère d'énormes forces positives pour une personne, plus particulièrement dans le domaine financier.
Le rav 'Haïm Palagi écrit que quiconque mange le Mélavé Malka, même lorsque c'est difficile, se protège contre le besoin de prendre des médicaments amers.
Une histoire raconte (Tossefet Maassé Rav) que la femme du Gaon de Vilna s'était imposé un jeûne qui devait durer de la fin du Shabbat jusqu'au début du Shabbat suivant.
Immédiatement après Havala, elle s'est endormie. Lorsque le Gaon de Vilna a appris ce que faisait sa femme, il lui a envoyé un message : "Avec tout ce jeûne, tu n'as pas compensé la perte
d'un seul Mélavé Malka".

-> "Tous ceux qui prennent plaisir à Shabbath" :
Le Yocher Divré Emet écrit : "Le sentiment du Shabbat et du Yom Tov n'est pas le même pour tout le monde.
Pour une personne juste, le sentiment de plaisir est un attachement intellectuel à Hachem et une joie de la présence de Hachem, qui est un sentiment de joie sans limite.
Quelqu'un qui n'est pas à ce niveau ressentira néanmoins une joie matérielle, un élargissement du cœur, en mangeant et en buvant, cela aussi est sacré".

-> "devient comme un partenaire d'Hachem dans la Création" :
Le Anaf Yossef explique que lorsqu'Hachem a créé le monde, il ne l'a créé qu'avec le potentiel d'exister pendant six jours. Lorsqu'il a créé le Shabbat, il a insufflé au monde le potentiel de durer six jours supplémentaires.
Selon cela, lorsque nous témoignons au début du Shabbat, nous participons à la recréation de la semaine à venir.

Le Zohar (I,5b) enseigne que chaque Shabbat, lorsque la sainteté du Shabbat s'installe, Hachem nous tend la main pour nous aider à ressentir Sa présence impressionnante.
Le Shabbat, dans le domaine du temps, est la demeure d'Hachem, tout comme le Temple l'était dans le domaine de l'espace.

Chaque Shabbat, chaque juif devient un Cohen et nous sommes autorisés à entrer dans la sainteté tranquille du Temple du temps.
Tant que nous y sommes, nous avons la possibilité de nous accrocher à la Chékhina et de ressentir l'élévation et l'inspiration que la présence d'Hachem apporte dans nos vies.
[rav Tsadok haCohen - Pri Tsadik - Emor]

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-> La sainteté du Shabbat est comparable à celle du Temple : le Temple est [saint] dans l'espace, tandis que le Shabbat est [saint] dans le temps.
[rav Tzadok HaCohen - Pri Tsadik - Kédouchat Shabbath ]

=> lorsque rentre le Shabbath on doit s'imaginer rentrant dans le saint Temple de Jérusalem. Quel attitude y aurons-nous?

Impact du kadich sur ses parents

Lorsqu'un fils récite le Kadich, non seulement cela sauve son père et sa mère du Guéhinam, mais cela leur est également très bénéfique en les faisant entrer dans le Gan Eden et en les élevant de niveau en niveau.
[rav 'Haïm Vital - chaar Hakavanot - drouch Hakadich 15b ]

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-> Rabbi Akiva méditait un jour dans le désert de Yéhouda et passait en revue ses enseignements. Il rencontra une personne brûlée comme du charbon et courant comme un cheval, un gros fagot de branches jeté sur l'épaule ... Lorsque Rabbi Akiva lui demanda ce qu'il faisait, cet homme répondit qu'il était mort et que les anges de la destruction lui demandaient chaque jour de couper du bois afin de le brûler dans le feu, car il avait enfreint toutes les mitsvot de la Torah.
Rabbi Akiva lui dit : "As-tu entendu les anges parler d'un remède possible à cette punition?"
Il répondit : "Je les ai entendus dire que si j'avais un fils qui se tenait parmi la congrégation (minyan) et disait le Kadich et le Baré'hou, et que la congrégation répondait "Amen yéhé chémé rabba" et "Barou'h Hachem hamévora'h", je serais immédiatement exempté de ma punition".

Rabbi Akiva demanda où se trouvait sa ville natale et, après quelques recherches, il réussit à localiser le fils de cet homme, qui n'avait même pas reçu de brit mila.
Rabbi Akiva prit le fils, lui fit subir la brit mila et l'assit pour lui enseigner la Torah. Le garçon ne comprit pas la Torah jusqu'à ce que Rabbi Akiva jeûne pendant 40 jours et prie pour lui.
Une voix retentit et annonça que les prières de Rabbi Akiva avaient été acceptées.
Rabbi Akiva alla alors enseigner au garçon la Torah, le Kriat Shéma, la téfila et le Birkat Hamazon. Il plaça le garçon au milieu de la congrégation et lui fit réciter le Kadich et le Baré'hou, auxquels la congrégation répondit. A ce moment-là, le père décédé fut libéré et exempté de sa punition.
Il vint voir Rabbi Akiva en rêve et lui dit : "Tout comme tu as apaisé mon esprit et m'as sauvé du jugement du Guéhinam, ton esprit devrait reposer en Gan Eden."
[Ma'hzor Vitri - partie 1, 144 ; voir aussi Kalla rabbati 2,9 ]

Le pouvoir d’un simple Amen

"Les mondes Supérieurs et Inférieurs dépendent du mot Amen. C'est la racine et le fondement sur lesquels tous les mondes sont fondés.
Quiconque a l'intention de prononcer chaque bénédiction qui sort de la bouche d'une personne et répond Amen avec intention et conformément à ses lois, provoque une abondance de sainteté dans les cieux et le déversement de bonté dans tous les mondes.

Car il a ouvert la source Supérieure des eaux vives, comme s'il ouvrait la source pour tous ceux qui ont besoin de boire.
Une voix descend du ciel et fait savoir que toute cette bonté et cette joie ont été causées par untel, serviteur du Saint Roi (Hachem).
Lorsque des troubles tombent sur les juifs et qu'ils prient, une annonce est faite dans tous les mondes : "pit'hou chéarim véyavo goï tsadik chomer émounim", puisqu'ils ont ouvert les portes de la bénédiction et des influences supérieures, et leurs prières sont acceptées."
[Chlah Hakadoch - Tamid - Nèr Mitsva 80 ]

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-> Il n'y a rien de plus grand devant Hachem que le Amen auquel répond Israël.
[midrach Dévarim rabba 7,1 ]

-> Quiconque répond "Amen" de toutes ses forces, le Gan Eden s'ouvre pour lui.
[Shabbath 119b ]

-> Quiconque prolonge son Amen, ses jours et ses années sont prolongés.
[Béra'hot 47a ]
[selon Tossafot, on ne doit pas allonger son Amen trop longtemps. ]

Le pouvoir du « Amen chémé rabba »

+ Le pouvoir du "Amen chémé rabba" :

-> En récitant "Amen yéhé chémé rabba", on est sauvé des douleurs de l'enfantement du machia'h.
[Vilna Gaon - introduction au Tikouné Zohar ]

-> Au moment où Israël répond à haute voix "Amen chémé rabba", Hachem est rempli de miséricorde et prend soin de tous [les juifs].
[Kav Hayachar - partie 1, 45 ]

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-> Celui qui répond "Amen yéhé chémé rabba" est assuré de mériter le monde à Venir (olam haba).
[guémara Béra'hot 57a ]

-> Quiconque répond "Amen yéhé chémé rabba mévorach" de tout notre pouvoir, ses mauvais décrets sont-ils déchirés.
... Rabbi 'Hiya bar Abba dit que Rabbi Yo'hanan dit : Même s'il y a une trace d'avoda zara en lui, il est pardonné.
[guémara Shabbath 119b ]

[ "de tout notre pouvoir" = Tossafot interprète cela littéralement, en se référant à quelqu'un qui répond "Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces. Cependant, Rachi comprend que la guémara fait référence à quelqu'un qui répond avec une intention totale.
Quoi qu'il en soit, le Maté Efraïm (Kadich 13) précise qu'il ne faut pas le réciter d'une manière qui pourrait faire rire les gens. ]

-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé rabba" de toutes ses forces, voit les mauvais décrets prononcés contre lui pendant 70 ans déchirés.
[Zohar III,20a ]

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.22) commente le verset : "yémé chénoténou bahèm chiv'im chana" (les jours de ses années sont de 70 ans - Téhilim 90,10) par : lorsqu'une personne répond "Amen yéhé chémé rabba" de tout son pouvoir, elle annule tous les mauvais décrets qui ont été prononcés contre elle dans ce monde.

-> Un jour, la famille d'une personne malade vint voir l'Alter de Novardok et lui demanda de bénir le malade afin qu'il guérisse complètement. L'Alter répondit qu'ils devaient se rendre à la yéchiva et payer 2 bachurim pour qu'ils récitent "Amen yéhé chémé rabba" à haute voix et avec beaucoup de ferveur pour le mérite du malade. Lorsque la famille ne suivit pas son conseil, il les réprimanda pour ne pas avoir fait confiance aux paroles de nos Sages. Il déplora le fait que lorsque des problèmes surviennent, les gens cherchent différentes astuces et échappatoires ; pourquoi ne renforcent-ils pas simplement leur récitation de "Amen yéhé chémé rabba" avec toute leur force et leur intention.
[Haméorot haguédolim ]

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-> Cela valait la peine pour Hachem de créer le monde pour qu'il existe pendant 6000 ans, juste pour qu'un seul juif puisse mériter de dire une fois dans toute l'histoire de la création "Barou'h Hou ou'barou'h chémo".
Et mille récitations de « Baruch Hu u varuch shemo » n'ont même pas la signification d'un seul "Amen".
Et mille récitations de "Amen" n'ont pas la même importance qu'un seul "Amen yéhé chémé rabba".
Et mille récitations de "Amen yéhé chémé rabba" n'ont pas la même importance qu'un seul mot de la Torah.
[l'Alter de Kelm - cité par le rav Elyahou Lopian ]

"Il se leva et mesura la Terre" ('Habakouk 3,6) = Hachem mesura toutes les terres du monde et ne trouva aucune terre digne d'être donnée au peuple juif autre que la terre d'Israël.
[guémara Yalkout Chimoni, ibid. ]

=> aucune terre au monde ne peut permettre d'exprimer notre magnifique potentialité juive interne, si ce n'est la terre d'Israël.
En 'houts la'Arets, on peut y être confortable, agréable, mais on ne sera jamais pleinement nous-même.

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-> Hachem dit à Moché : "La Terre m'est bien-aimée et Israël m'est bien-aimé. J'amènerai [le peuple d'Israël], qui m'est bien-aimé, dans la Terre qui m'est bien-aimée" (midrach Bamidbar rabba 23,7).

"Voici les noms des Bné Israël, venus en Égypte; ils y accompagnèrent Yaakov, chacun avec sa famille : Réouven, Chimon et Yéhouda ..." (Chémot 1,1-4)

-> Il est connu que notre sainte Torah transcende le temps, dans la mesure où elle concerne tous les temps et toute l'éternité, car le roua'h hakodech (inspiration divine) ne cesse jamais.
Et même si, lorsque le roua'h hakodech a prononcé ces mots, ils faisaient référence à des événements qui se sont produits à ce moment précis, cette même déclaration recèle néanmoins une signification éternelle et infinie.
Cette compréhension est exprimée dans la liste des noms des tribus (Chémot 1,1-4) qui ouvre le récit : même si les tribus [du peuple juif] reçoivent des noms liés aux événements décrits dans les versets, néanmoins, comme ces noms font partie d'une déclaration sacrée, la simple récitation de leurs noms recèle une signification qui n'est pas limitée dans le temps, mais qui est plutôt vraie pour tous les temps.
[Maor vaChémech]