La particularité du peuple juif est notre héritage en tant que descendants d’Avraham, Its’hak et Yaakov, ainsi que tous les tsadikim des générations passées. [ils ont mis tellement sur le compte commun du peuple juif!]
Cependant, lorsque nous n’honorons pas nos parents, alors on se coupe de son ascendance, et ainsi nous perdons les bénéfices de notre lignée (yi’hous) remontant jusqu’à Avraham, et c’est une perte énorme.
[rav Elimélé’h Biderman]

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-> La mitsva de kiboud av va’ém est propice pour avoir une longue vie, en plus de la récompense [infinie] que Hachem nous donnera pour avoir respecter cette mitsva.
[Ohr ha’Haïm haKadoch – Chémot 20,12]

-> Rabbénou Bé’hayé commente : « Nous voyons clairement que ceux qui honorent leurs parents vivent longtemps, ou bien ils ont de la réussite et de la sérénité dans tout ce qu’ils font. »

-> Le Beit Aharon de Stolin affirmait que s’il a pu atteindre un tel niveau spirituel, c’est grâce à la mitsva de kiboud av va’ém.

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-> La mitsva de respecter ses parents (kiboud av va’ém) a été donnée à Mara, avant que la Torah ne soit donnée, et à un moment où les juifs avaient tous leurs besoins pris en charge, grâce à la manne et au puits de Myriam.
Le Ktav Sofer explique qu’ainsi un enfant se doit d’honorer ses parents même s’il n’a jamais reçu de Torah d’eux, et même s’ils ne l’ont pas aidés financièrement.
Le simple fait que les parents l’ont amené à la vie, suffit à créer l’obligation de les honorer.

« Grâce au commandement du respect des parents, les enfants accordent plus d’importance aux enseignements de leurs parents.
Ils considèrent leurs paroles avec davantage d’égards et ils ont totalement foi en elles, comme il est dit : « Souviens-toi des jours antiques … interroge ton père, il te l’apprendra, tes anciens, ils te le diront » (Haazinou 32,7). »
[Abarbanel]

=> Le respect des parents, garant d’une confiance mutuelle, constitue l’un des fondements de l’éducation [et de la bonne transmission des valeurs juives aux générations suivantes].

La raison de l’augmentation de l’espérance de vie

+ La raison de l’augmentation de l’espérance de vie :

-> Depuis plusieurs années, la durée de vie de l’être humain est plus longue qu’aux siècles derniers.
Il est fréquent de rencontrer des personnes âgées dépassant les 80 ou même 90 ans.
Ce phénomène est généralement expliqué par les avancées dans le domaine médical et la technologie, du fait qu’il existe un médicament pour presque chaque maladie.

Cependant, sur cette question le rav Steinman a un point de vue complétement différent.
Les générations qui précèdent la guéoula mènent la dernière lutte contre Essav : ce dernier avait le mérite et la particularité de respecter son père de la meilleure façon possible.
C’est pourquoi dans nos générations, Hachem nous donne l’occasion de multiplier les mitsvot de respect des parents afin de pouvoir annuler le mérite d’Essav et d’arriver donc à la guéoula complète très bientôt.

Nous devons aimer nos parents plus que nous-même, et le monde entier sera considéré comme annulé lorsqu’il s’agira d’accomplir la volonté de son père ou de sa mère, et de les servir.
[Séfer ‘Harédim 9,37-38 ; ‘Hayé Adam 67,1]

-> Nous devons parler à nos parents avec calme, patience et crainte, comme si on parlait à un roi (Séfer ‘Harédim 12,1).
A plus forte raison, on n’élèvera pas la voix en leur parlant (Pélé Yoets).

-> On est tenu de servir ses parents comme le font des serviteurs envers leur maître.
[Rama 240,4 ; ainsi que le Rambam michna Kidouchin 1,6]

-> Le midrach (rabba Nasso) rapporte que Naftali, le fils de Yaakov, respectait son père de façon parfaite.
Lorsque celui-ci lui demandait de lui rendre service en allant dans de nombreux endroits, il s’empressait de le faire en courant comme une gazelle ; et Naftali parlait toujours à son père en utilisant des paroles douces et d’apaisement agréables à entendre.
C’est le sens du verset : « Naftali est une biche qui s’élance et qui prononce des paroles agréables » (Vayé’hi 49,21).

-> Lorsque son père frappe à la porte, il faut dire : « oui, oui, j’arrive … ». De cette façon l’enfant aura déjà commencé la mitsva.
[Ben Ich ‘Haï – Ben Yéhoyada guémara Kidouchin 31b]

-> Le Satan (yétser ara) cause notre négligence du respect des parents, car cette mitsva affaiblit sa force, et rapproche la guéoula.
[midrach – rapporté dans le Radak (Choftim 6,11)]

-> Le Pélé Yoets enseigne :
Il existe des mitsvot qui portent chance comme le fait d’être Sandak (prendre le bébé sur ses genoux lors d’une brit mila), d’ouvrir le Hékhal à la synagogue le soir de Yom Kippour, …
Il ne s’agit pas même de mitsvot d’ordre rabbinique, et [pourtant] l’homme leur court après.
Pourtant, dès qu’il s’agit du respect des parents, qui est une mitsva de la Torah pour laquelle Hachem promet la longévité, l’homme hésite à faire un voyage d’une heure pour rendre visite à ses parents! »

[tous les matins au début de la la prière, nous citons : « Voici les [quelques] choses pour lesquels l’homme jouit des fruits dans ce monde, tandis que l’essentiel de la récompense lui est gardé pour le monde futur : le respect des parents … »]

-> Il faut honorer ses parents avec le sourire (Choul’han Arou’h 240,4) afin de leur montrer et leur faire ressentir la joie que nous avons de les servir et de les honorer. Et que nous ne le faisons pas par obligation mais par amour.

Le Or’hot Tsadikim (chaar haSim’ha) rapporte que d’une manière générale, une mitsva accomplie avec joie donne droit à une récompense 100 fois plus grande que celle effectuée sans joie.

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-> Le Baal haTourim note sur le verset : « chacun donnera le rachat de sa personne » (Ki Tissa 30,12), que le terme : vénatnou (ונתנו – traduit ici par « donnera ») se lit identiquement de droite à gauche et de gauche à droite, pour souligner que tout ce que l’homme donne à la tsédaka lui sera restitué, et qu’il ne perdra absolument rien.

Or, concernant le respect des parents, on retrouve un phénomène similaire, où les mots : « il amena (à manger) à son père (vayavé léaviv – וַיָּבֵא לְאָבִיו)  » (Toldot 27,31) peuvent se lire de manière identique dans les 2 sens.
C’est une allusion évidente au fait que tout ce que l’on donne à ses parents nous revient ensuite.

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+ Respect des parents après leur mort :

-> Celui qui honore et nourrit son père et sa mère de leur vivant, et qui après leur décès s’efforce de leur donner de la satisfaction (na’hat roua’h) [par l’étude de la Torah et les bonnes actions], Hachem lui dit : « Viens voir ce que Je t’ai réservé dans les trésors célestes pour avoir honoré tes parents et leur avoir procuré du plaisir après leur mort ». »
[Tana déBé Eliyahou – chap.26]

-> Le respect des parents après leur mort est plus important que de leur vivant, car pendant leur vie, les actions restent matérielles et occasionnelles, alors qu’après leur décès le bien procuré est éternel.
[Zohar haKadoch – fin de la paracha Bé’houkotaï]

-> Les enfants peuvent aider leurs parents pour le jugement après leur décès, et les sauver de l’enfer en accomplissant de bonnes actions, en étudiant la Torah. [michnat rabbi Eliézer – chap.5]
Le Chla haKadoch ajoute que non seulement les enfants les sauvent du Guéhinam (enfer), mais ils les font aussi rentrer au Gan Eden parmi les tsadikim (comme l’écrit le Zohar à la fin de la paracha Bé’houkotaï).

-> Le bienfait le plus important qu’un fils peut faire à ses parents décédés est de se renforcer dans l’étude de la Torah et de fixer un temps pour cette étude.
[Yossef Omets]

Le Gaon de Vilna (Michlé 17,6) dit que l’étude des petits-enfants est également très favorable pour la mémoire du grand-père ou de la grand-mère.

C’est également le cas de celle du gendre pour son beau-père ou sa belle-mère, comme le raconte le Zohar (paracha Nasso) au sujet de rabbi Chimon bar Yo’haï, qui se mit à étudier avec ses élèves en expliquant des choses merveilleuses.
Eliyahou haNavi se dévoila à lui et lui dit qu’à ce moment-là au Ciel, on avait posé 50 couronnes sur la tête de son beau-père, rabbi Pin’has ben Yaïr (Kav haYachar – chap.35).

Si le fils trouve un ‘hidouch (ou tout au moins, il étudie un nouveau sujet ou pend sur lui une nouvelle bonne conduite), et en particulier pendant Shabbath, on ne peut décrire l’honneur que ses parents reçoivent dans le monde à venir (olam aba). [‘Hida (Ma’hzik Bra’ha ; Kaf ha’Haïm (29,2)]

[c’est pour cela que le kadich qui accompagne une étude de Torah (même courte), a une valeur beaucoup plus grande que les autres.]

-> C’est une mitsva de distribuer de la tsédaka pour l’élévation de l’âme de ses parents, afin de soutenir des étudiants en Torah, des yéchivot et des kollelim, …
Ceci épargne aux défunts les souffrances du Guéhinam et les fait pénétrer au Gan Eden à un très haut niveau.
Par cela, l’enfant accomplit la mitsva d’honorer son père ou sa mère après leur décès.
[Séfer ‘Hassidim chap.170 ; rav ‘Haïm Palaggi (Tokha’hot ‘Haïm – Toldot)]

Le Torat Cohanim (Dévarim 21,8) explique que les vivants peuvent « racheter » les morts.
Le Rachba (responsa 7,539), rapporte au nom du Talmud de Jérusalem que la tsédaka fait sortir le défunt du Guéhinam comme une flèche tirée par un arc.

-> Selon nos Sages, chaque jour à la date du décès, on juge le défunt pour savoir s’il a besoin d’une réparation pour son âme. En ce jour, il peut également beaucoup s’élever dans les mondes supérieures.
C’est pourquoi ses enfants ont l’obligation de faire des actions visant à protéger l’âme de leur père ou mère de l’Attribut de Rigueur (midat hadin), en donnant la tsédaka, en étudiant la Torah, …
Alors le défunt priera du Ciel pour ses enfants. [Kav haYachar chap.35 .; ‘Hida (Birké Yossef 284,1)]

-> Dans son testament, le rav Chakh (géant de sa génération) demande à tous ses élèves d’avoir la bonté de lire au moins une michna ou d’avoir une pensée de moussar à sa mémoire.

-> On raconte au sujet du Saba de Slabodka qu’il apparut en rêve à son fils rabbi Eliézer Yéhouda Finkel la 1ere année après son décès en lui disant : « Envoie-moi des paquets, surtout à la sortie de Shabbath! »
Par ce rêve, il lui demandait de lui envoyer des « paquets » de bonnes actions et d’étude de la Torah et des michnayot pour l’élévation de son âme (ilouï nichmato).
Même si le Saba de Slabodka était un très grand tsadik, ces « paquets » lui permettraient de s’élever très haut et de se rapprocher encore plus de Hachem.

[la guémara (Avoda Zara 3a) dit : « ayom laassotam » = aujourd’hui (dans ce monde) on fait les mitsvot, mais après la mort ce ne sera plus possible.]

-> Nos Sages disent qu’un défunt qui a laissé après lui des fils justes et craignant le Ciel, il est en quelque sorte vivant après sa mort, tandis que dans le cas contraire, il est vraiment mort.

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+ Ne pas honorer ses parents :

-> Celui qui n’honore pas ses parents, des malheurs l’accableront (‘Hayé Adam 16,1), ses jours se raccourciront (Rachi – Yitro 12,20), et il sera appelé racha (Séfer ‘Harédim).

-> Rabbi Chimon bar Yo’haï souligne [pour cette mitsva de respecter ses parents] : « De même que la récompense est démultipliée, la punition est démultipliée. » (midrach Chmouël – paracha 7).

Le Tana déBé Eliyahou rabba (paracha 24) dit : « Si un homme ne respecte pas son père et sa mère, de durs décrets s’abattent sur lui ».

-> Si quelqu’un honore ses parents avec un visage coléreux et mesquinerie, même s’il les nourrit de plats succulents et très chers, il sera puni, le nombre de ses jours sera raccourci, et il méritera le Guéhinam (d’après Choul’han Aroukh 240,4 selon la guémara Kidouchin 31a).

-> Le Tana déBé Eliyahou (chap.26-27) écrit que dans les 10 Commandements, la mitsva d’honorer ses parents est juxtaposée à celle de « Tu ne tueras point » pour nous enseigner que celui qui a de quoi manger chez lui et qui n’honore pas ses parents en leur procurant aussi de la nourriture (même s’ils ne sont pas encore vieux, et à plus forte raison lorsqu’ils sont âgés), sera considéré comme s’il avait commis le crime de toute sa vie.
Par contre, celui qui s’en occupe méritera toutes les bénédictions matérielles.

-> Le Séfer ‘Harédim (chap.1) rapporte une histoire tragique qui arriva à son époque, au 16e siècle : un homme nourrissait sa vieille mère, mais elle était méprisable à ses yeux.
Après un certain temps, il fut trouvé mort en dehors de la ville, les yeux crevés par des corbeaux.

-> Le Pélé Yoets enseigne :
« Il existe des enfants dévoyés qui prennent à la légère le respect de leurs parents et leur causent beaucoup de peine … Malheur aux enfants qui agissent ainsi!
Malheur à eux au jour du Jugement, pour avoir passé outre l’avis d’Hachem, pour avoir passé outre l’avis de leurs parents et les avoir peinés.
Ils en récolteront les « fruits » dans ce monde, puisque leurs enfants leur feront subir ce qu’ils ont fait subir à leurs propres parents. Car le principe de réciprocité ne s’annule pas, sans compter l’essentiel de la punition qu’ils auront à subir dans le monde futur »

-> « Si le fils ou la fille transgressent les mitsvot de la Torah, ils font honte à leurs parents dans ce bas monde et dans l’au-delà auprès de Hachem.
Mais s’ils suivent le droit chemin et améliorent leurs actions, ils honorent leurs parents dans ce monde et dans le monde à venir auprès de Hachem : Hachem a alors pitié du père (ou de la mère) et les placent sous Son trône céleste.
[Zohar]

-> Un fils qui ne dit pas le kadich pour ses parents est considéré comme méprisant son père et sa mère.
[rav Ovadia Yossef – Yé’havé Daat 5,59]

-> Après le décès d’un/des parents(s), les enfants devront éviter de se disputer, parce que l’âme (néchama) ressent tout ce qui se passe dans ce monde [et cela leur fait beaucoup de mal!].
[Séfer ‘Hassidim – chap.573]

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-> Le rav ‘Haïm Erlanger de Lugano a dit à son fils le jour de sa bar mitsva :
« Mon cher fils, à présent que tu entres sous le joug des mitsvot que tu accompliras à compter de cet instant sera adjointe une mitsva supplémentaire de respect des parents, si bien que tes mitsvot seront toujours doubles ».
[en respectant la volonté de D., il respect également celle de ses parents]

-> D’après le ‘Hazon Ich, dans un Chidoukh, il faut chercher chez une jeune fille 2 vertus que l’on peut aisément vérifier et qui sont révélatrices de l’ensemble de la personnalité : la tsniout et le respect des parents.
Il disait : « Une fille qui respecte son père et sa mère honorera certainement de même son mari ».

-> Le rav David Povarski rapporte qu’un de ses élèves lui avait raconté que sa mère lui était apparue en rêve peu après son décès et lui avait dit : « C’est très difficile pour moi dans le monde d’En-Haut. Les punitions sont très grands [pour la négligence de certaines mitsvot], mais ce qui m’a permis de recevoir un certain apaisement aux souffrances du Guéhinam (l’enfer) est le mérite de la mitsva du respect des parents que j’ai accomplie avec dévouement. »

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+ Les beaux-parents :

-> Etant donné que l’homme et la femme sont considérés comme un seul corps, les beaux-parents sont considérés comme des parents.
[Séfer ‘Harédim]

-> La Torah (Yitro 18,7) raconte de quelle manière Moché honora son beau-père venu lui rendre visite dans le désert.
Le verset écrit : « Moché sortit à sa rencontre, se prosterna devant lui, l’embrassa, prit de ses nouvelles et le fit entrer dans la tente ».

De même, le midrach (Yalkout Chimoni) rapporte que le roi David s’adressait à son beau-père en l’appelant « mon père » et en le vouvoyant.

Nos sages n’ont décrété de dire le Kaddich qu’à cause des ignorants, mais le fait d’étudier la Torah, aura sept fois plus d’effet sur l’élévation de l’âme.
En particulier, si le fils fait des ‘hidouchim (interprétation originale des textes) dans la Torah, l’honneur dont bénéficiera son père, dans l’assemblée d’en haut (yéchiva chel ma’ala), sera incommensurable.

[Séfer ‘Haïm va’héssèd (p.155)]

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-> b’h, issu du divré Torah : http://todahm.com/2020/09/21/15210

Si quelqu’un accomplit la mitsva d’honorer ses parents (kiboud av va’em), il sera béni de tranquillité, de succès, d’une longue vie, et d’une aide Divine dans ce qu’il entreprend.

[Rabbénou Bé’hayé – Vaét’hanan 5,16]

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-> Tout celui qui veut la vie, la santé, des biens dans ce monde, ainsi que dans le monde à venir, doit réaliser la volonté de Hachem, ainsi que celle de ses parents.
[midrach Tana déBé Eliyahou rabba – chap.26]

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-> Tout celui qui honore ses parents comme il le faut aura des enfants qui l’honoreront comme il le faut.
[midrach Tan’houma Kédochim 15]

-> « Honore ton père et ta mère, comme te l’a prescrit Hachem, ton D., afin de prolonger tes jours et vivre heureux »
[Vaét’hanan 5,16]

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-> Une personne doit être vigilante et faire de son mieux pour amener de la joie à ses parents de toute façon qu’elle peut le faire.
[Séfer Matok miDvach – chap.7]

-> Si un parent est préoccupé par son enfant qui est parti dans un trajet/voyage, cet enfant doit informer ses parents au moment où il arrive sans encombre à destination, et ne pas laisser leur inquiétude continuer même une seconde supplémentaire.
[Séfer ‘Hassidim – siman 575]

-> Le vendredi soir, le Arizal se déplaçait tout spécialement chez sa mère pour embrasser sa main.
Il disait que grâce à cela il a pu atteindre de très hauts niveaux dans son service d’Hachem.

-> Rabbi ‘Haïm Palaggi a vécu une longue vie, et il affirmait que c’était grâce au mérite de son kiboud av va’ém.
Il s’occupait d’eux, même lorsqu’ils ne comprenaient pas ce qui se passait autour d’eux.

De même le ‘Hazon Ich, qui ne perdait pas une seconde, se rendait chaque jour chez sa mère pour lui parler et la rendre heureuse. Parfois, il y restait très longtemps.

-> Même après leur mort, on peut honorer ses parents. En effet, chaque mitsva que nous faisons, élève leur âme et leur amène de la joie au Gan Eden.
A chaque fois, c’est comme lui envoyer un cadeau [de mérites, dans le monde de l’éternité, sachant que le défunt ne peut plus en acquérir seulement par lui-même].

Honorer ses parents

+ Honorer ses parents :

-> Dans la Torah, la plus stricte de toutes les mitsvot (‘hamoura chéba’hamourot) est celle d’honorer son père et sa mère.
[guémara Yérouchalmi Péa 1,1]

-> « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que Hachem ton D. t’accordera » (Yitro 20,11)
Rachi commente : Si tu les honores, tes jours se prolongeront, et sinon ils se raccourciront.

Ainsi, celui qui n’honore pas ses parents, en plus de vivre moins longtemps dans ce monde, il aura dans le monde à venir de redoutables punitions, au point que rabbi Yo’hanan (guémara Kidouchin 31b) déclare : « Heureux est celui qui n’a jamais vu ses parents [ne prenant ainsi pas le risque de fauter dans cette mitsva].

-> Honorer ses parents est similaire à honorer Hachem [puisque la Torah utilise le même langage pour aborder ces 2 commandements].
[guémara Kidouchin 30b]

-> Si quelqu’un cause de la peine à son père ou à sa mère, c’est comme s’il avait causé de la peine à la Présence Divine.
[guémara Kidouchin 31a]

-> Quelle est la plus méprisable de toutes les personnes dans le monde?
C’est la personne qui va nier le bien que ses parents ont fait pour lui.
Une telle personne est considérée comme si elle avait nié la « croyance fondamentale » [l’existence même de Hachem].
[Rabbi Réouven – Tossefta – Shevouot 3,5]

-> Tout celui qui n’honore pas son père et sa mère est considéré comme s’il était un meurtrier, une personne ayant commis un adultère et un kidnappeur.
De plus, il est coupable de porter un faux témoignage toute sa vie.
[Tana déBé Eliyahou rabba – chap.26]

-> Honorer ses parents fait partie des mitsvot pour lesquelles on est récompensé même dans ce monde [tandis que la récompense principale nous reste intacte dans le monde à venir].
[guémara Yérouchalmi à la fin du 1er chapitre de Kidouchin]

-> Le Pélé Yoets (Kibboud av vaém) dit que de la même façon dont nous nous comportons avec nos parents, de la même façon nos propres enfants se comporteront avec nous même.

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-> « Qui m’a rendu un service que j’ai à payer en retour? Tout ce qui est sous le ciel est à moi » (Iyov 41,3)

Le midrach (Tan’houma Kédochim 15) explique que dans ce verset, Hachem interroge : « Qui a honoré ses parents et dont Je ne lui ai pas accordé des enfants? »
Le rav ‘Haïm Kanievsky conseille à ceux qui n’ont pas d’enfants de se renforcer dans la mitsva d’honorer ses parents, et cela leur donnera le mérite de devenir parent.
[le rav Steinman pouvait donner le même conseil]

-> Un élève d’une classe rendant visite au ‘Hazon Ich, lui a demandé : « Comment une personne peut-elle devenir le ‘Hazon Ich (guédolé hador)? »
Après un moment de silence, le ‘Hazon Ich a répondu : « Par le mérite du kibboud av va’eim ».

-> On a demandé à la Rabbanite Kanievsky, par quel mérite elle a pu avoir un mari qui était un sage en Torah si exceptionnel?
Elle a répondu : « Il y a longtemps, lorsque j’étais jeune, j’ai énormément honoré mon père dans des circonstances difficiles. »

« J’ai réfléchi, toutes les [grandes] personnalités [juives] ont mérité ce qu’elles ont mérité grâce au respect tout particulier qu’elles portaient à leurs parents. »

[rabbi Aharon Leib Steinman]

[il cite les exemples du rav ‘Haïm de Brisk qui tremblait littéralement devant ses parents, ainsi que du ‘Hazon Ich, qui bien qu’étant un gadol hador, allait parler pendant 30 minutes avec sa mère de tout ce qui pouvait l’intéresser, et il se promenait beaucoup avec elle.]

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-> Rabbi Alexandri a dit au nom de rabbi Chimon ben Lakich :
« Voyez combien grand est le mérite de celui qui respecte ses parents.
Quiconque respecte ses parents, cela le soutient. Non seulement cela, mais il rapproche la Délivrance d’Israël. »

[midrach – rapporté dans le Séfer « Méa Shéarim » de rabbénou Eliyahou fils de rabbi Elkana Kaspali – chap.9]

« Nos parents doivent paraître [à nos yeux] comme un roi et une reine, et on doit terriblement redouter de leur désobéir.
Tout ce qu’ils ordonneront, ensemble ou séparément, doit être à nos yeux un ordre royal dont on ne doit s’écarter ni à droite ni à gauche.
[…]

De façon générale : il faut se conduire avec eux comme on se conduirait avec un roi de chair et de sang dont on redouterait qu’il nous coupe la tête.
Et à cause de la crainte, on ne s’assiéra pas et on ne se tiendra pas à la place habituelle de l’un d’entre eux, et on ne les contredira pas même si on sait qu’ils se trompent.

Même de décider : « Vous avez raison, mon père ou ma mère », c’est interdit [parce que l’on ose se comparer à de l’incomparable!]. »

[Séfer ‘Hassidim]

-> Dans la partie qui traite des mitsvot dépendant de la parole, le Séfer ‘Hassidim écrit : « On doit respecter [nos parents] par la paroles, leur parler doucement, avec un langage délicat, avec respect et délicatesse, comme lorsqu’on parle au roi. »

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-> « On doit respecter ses parents en soi-même en les trouvant importants, c’est-à-dire qu’on doit avoir l’impression qu’ils sont des gens grands et honorables, même si pour les autres personnes ils n’ont aucune importance.
C’est l’essentiel de la mitsva de les respecter, sans quoi cela relève du verset : « Ils m’ont honoré avec leur bouche et leurs lèvres, mais leur cœur est loin de moi ». »
[‘Haayé Adam 67,3]

-> Le rabbi ‘Haïm Chmoulévitch illustre avec le respect du père :
« Quand on respecte son père malgré ce qu’il est, on n’a pas accompli son devoir.
Il faut respecter le père à cause de ce qu’il est = Le fils doit s’efforcer de rechercher ce qu’il sait de mieux sur la grandeur de son père, de trouver en quoi le père est « unique dans sa génération », et le respecter en fonction de cette prise de conscience.
Si on ne trouve pas en quoi respecter le père parce qu’il est « unique dans sa génération » en un point quelconque, on n’a pas accompli son devoir.« 

« Lorsque 2 frères se haïssent, ils manquent de respect à leurs parents car ils leur causent énormément de peine, même après leur mort.« 

[Méam Loez – Ki Tavo 27,16]