Nos sages n’ont décrété de dire le Kaddich qu’à cause des ignorants, mais le fait d’étudier la Torah, aura sept fois plus d’effet sur l’élévation de l’âme.
En particulier, si le fils fait des ‘hidouchim (interprétation originale des textes) dans la Torah, l’honneur dont bénéficiera son père, dans l’assemblée d’en haut (yéchiva chel ma’ala), sera incommensurable.

[Séfer ‘Haïm va’héssèd (p.155)]

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-> b’h, issu du divré Torah : http://todahm.com/2020/09/21/15210

Si quelqu’un accomplit la mitsva d’honorer ses parents (kiboud av va’em), il sera béni de tranquillité, de succès, d’une longue vie, et d’une aide Divine dans ce qu’il entreprend.

[Rabbénou Bé’hayé – Vaét’hanan 5,16]

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-> Tout celui qui veut la vie, la santé, des biens dans ce monde, ainsi que dans le monde à venir, doit réaliser la volonté de Hachem, ainsi que celle de ses parents.
[midrach Tana déBé Eliyahou rabba – chap.26]

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-> Tout celui qui honore ses parents comme il le faut aura des enfants qui l’honoreront comme il le faut.
[midrach Tan’houma Kédochim 15]

-> « Honore ton père et ta mère, comme te l’a prescrit Hachem, ton D., afin de prolonger tes jours et vivre heureux »
[Vaét’hanan 5,16]

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-> Une personne doit être vigilante et faire de son mieux pour amener de la joie à ses parents de toute façon qu’elle peut le faire.
[Séfer Matok miDvach – chap.7]

-> Si un parent est préoccupé par son enfant qui est parti dans un trajet/voyage, cet enfant doit informer ses parents au moment où il arrive sans encombre à destination, et ne pas laisser leur inquiétude continuer même une seconde supplémentaire.
[Séfer ‘Hassidim – siman 575]

-> Le vendredi soir, le Arizal se déplaçait tout spécialement chez sa mère pour embrasser sa main.
Il disait que grâce à cela il a pu atteindre de très hauts niveaux dans son service d’Hachem.

-> Rabbi ‘Haïm Palaggi a vécu une longue vie, et il affirmait que c’était grâce au mérite de son kiboud av va’ém.
Il s’occupait d’eux, même lorsqu’ils ne comprenaient pas ce qui se passait autour d’eux.

De même le ‘Hazon Ich, qui ne perdait pas une seconde, se rendait chaque jour chez sa mère pour lui parler et la rendre heureuse. Parfois, il y restait très longtemps.

-> Même après leur mort, on peut honorer ses parents. En effet, chaque mitsva que nous faisons, élève leur âme et leur amène de la joie au Gan Eden.
A chaque fois, c’est comme lui envoyer un cadeau [de mérites, dans le monde de l’éternité, sachant que le défunt ne peut plus en acquérir seulement par lui-même].

Honorer ses parents

+ Honorer ses parents :

-> Dans la Torah, la plus stricte de toutes les mitsvot (‘hamoura chéba’hamourot) est celle d’honorer son père et sa mère.
[guémara Yérouchalmi Péa 1,1]

-> « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que Hachem ton D. t’accordera » (Yitro 20,11)
Rachi commente : Si tu les honores, tes jours se prolongeront, et sinon ils se raccourciront.

Ainsi, celui qui n’honore pas ses parents, en plus de vivre moins longtemps dans ce monde, il aura dans le monde à venir de redoutables punitions, au point que rabbi Yo’hanan (guémara Kidouchin 31b) déclare : « Heureux est celui qui n’a jamais vu ses parents [ne prenant ainsi pas le risque de fauter dans cette mitsva].

-> Honorer ses parents est similaire à honorer Hachem [puisque la Torah utilise le même langage pour aborder ces 2 commandements].
[guémara Kidouchin 30b]

-> Si quelqu’un cause de la peine à son père ou à sa mère, c’est comme s’il avait causé de la peine à la Présence Divine.
[guémara Kidouchin 31a]

-> Quelle est la plus méprisable de toutes les personnes dans le monde?
C’est la personne qui va nier le bien que ses parents ont fait pour lui.
Une telle personne est considérée comme si elle avait nié la « croyance fondamentale » [l’existence même de Hachem].
[Rabbi Réouven – Tossefta – Shevouot 3,5]

-> Tout celui qui n’honore pas son père et sa mère est considéré comme s’il était un meurtrier, une personne ayant commis un adultère et un kidnappeur.
De plus, il est coupable de porter un faux témoignage toute sa vie.
[Tana déBé Eliyahou rabba – chap.26]

-> Honorer ses parents fait partie des mitsvot pour lesquelles on est récompensé même dans ce monde [tandis que la récompense principale nous reste intacte dans le monde à venir].
[guémara Yérouchalmi à la fin du 1er chapitre de Kidouchin]

-> Le Pélé Yoets (Kibboud av vaém) dit que de la même façon dont nous nous comportons avec nos parents, de la même façon nos propres enfants se comporteront avec nous même.

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-> « Qui m’a rendu un service que j’ai à payer en retour? Tout ce qui est sous le ciel est à moi » (Iyov 41,3)

Le midrach (Tan’houma Kédochim 15) explique que dans ce verset, Hachem interroge : « Qui a honoré ses parents et dont Je ne lui ai pas accordé des enfants? »
Le rav ‘Haïm Kanievsky conseille à ceux qui n’ont pas d’enfants de se renforcer dans la mitsva d’honorer ses parents, et cela leur donnera le mérite de devenir parent.
[le rav Steinman pouvait donner le même conseil]

-> Un élève d’une classe rendant visite au ‘Hazon Ich, lui a demandé : « Comment une personne peut-elle devenir le ‘Hazon Ich (guédolé hador)? »
Après un moment de silence, le ‘Hazon Ich a répondu : « Par le mérite du kibboud av va’eim ».

-> On a demandé à la Rabbanite Kanievsky, par quel mérite elle a pu avoir un mari qui était un sage en Torah si exceptionnel?
Elle a répondu : « Il y a longtemps, lorsque j’étais jeune, j’ai énormément honoré mon père dans des circonstances difficiles. »

« J’ai réfléchi, toutes les [grandes] personnalités [juives] ont mérité ce qu’elles ont mérité grâce au respect tout particulier qu’elles portaient à leurs parents. »

[rabbi Aharon Leib Steinman]

[il cite les exemples du rav ‘Haïm de Brisk qui tremblait littéralement devant ses parents, ainsi que du ‘Hazon Ich, qui bien qu’étant un gadol hador, allait parler pendant 30 minutes avec sa mère de tout ce qui pouvait l’intéresser, et il se promenait beaucoup avec elle.]

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-> Rabbi Alexandri a dit au nom de rabbi Chimon ben Lakich :
« Voyez combien grand est le mérite de celui qui respecte ses parents.
Quiconque respecte ses parents, cela le soutient. Non seulement cela, mais il rapproche la Délivrance d’Israël. »

[midrach – rapporté dans le Séfer « Méa Shéarim » de rabbénou Eliyahou fils de rabbi Elkana Kaspali – chap.9]

« Nos parents doivent paraître [à nos yeux] comme un roi et une reine, et on doit terriblement redouter de leur désobéir.
Tout ce qu’ils ordonneront, ensemble ou séparément, doit être à nos yeux un ordre royal dont on ne doit s’écarter ni à droite ni à gauche.
[…]

De façon générale : il faut se conduire avec eux comme on se conduirait avec un roi de chair et de sang dont on redouterait qu’il nous coupe la tête.
Et à cause de la crainte, on ne s’assiéra pas et on ne se tiendra pas à la place habituelle de l’un d’entre eux, et on ne les contredira pas même si on sait qu’ils se trompent.

Même de décider : « Vous avez raison, mon père ou ma mère », c’est interdit [parce que l’on ose se comparer à de l’incomparable!]. »

[Séfer ‘Hassidim]

-> Dans la partie qui traite des mitsvot dépendant de la parole, le Séfer ‘Hassidim écrit : « On doit respecter [nos parents] par la paroles, leur parler doucement, avec un langage délicat, avec respect et délicatesse, comme lorsqu’on parle au roi. »

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-> « On doit respecter ses parents en soi-même en les trouvant importants, c’est-à-dire qu’on doit avoir l’impression qu’ils sont des gens grands et honorables, même si pour les autres personnes ils n’ont aucune importance.
C’est l’essentiel de la mitsva de les respecter, sans quoi cela relève du verset : « Ils m’ont honoré avec leur bouche et leurs lèvres, mais leur cœur est loin de moi ». »
[‘Haayé Adam 67,3]

-> Le rabbi ‘Haïm Chmoulévitch illustre avec le respect du père :
« Quand on respecte son père malgré ce qu’il est, on n’a pas accompli son devoir.
Il faut respecter le père à cause de ce qu’il est = Le fils doit s’efforcer de rechercher ce qu’il sait de mieux sur la grandeur de son père, de trouver en quoi le père est « unique dans sa génération », et le respecter en fonction de cette prise de conscience.
Si on ne trouve pas en quoi respecter le père parce qu’il est « unique dans sa génération » en un point quelconque, on n’a pas accompli son devoir.« 

« Lorsque 2 frères se haïssent, ils manquent de respect à leurs parents car ils leur causent énormément de peine, même après leur mort.« 

[Méam Loez – Ki Tavo 27,16]

+ « Mon fils, si ton cœur acquiert la sagesse, mon cœur se réjouira aussi » (Michlé 23,15)

Le Gaon de Vilna écrit :
« Un père et son fils sont liés l’un à l’autre ; ils ont une source spirituelle commune.
Lorsque le fils acquiert la sagesse et s’en réjouit, cela apporte automatiquement de la joie au cœur de son père même si le fils ne parle à personne [pas même à son père] de la sagesse qu’il a acquise.

Ce lien peut être comparé à un aimant aux propriétés magnétiques. On sait que si l’aimant est cassé en deux et qu’une moitié se déplace, la 2e réagira en bougeant aussi, même à une distance considérable.
De la même façon, quand le cœur d’un fils se réjouit, le cœur de son père se réjouit aussi. »

=> Etudier la Torah : quelle occasion magnifique de réjouir (indirectement) son père!

« Un homme craindra sa mère et son père, et Mes Shabbat vous observerez » (Kédochim 19, 3)

-> Le Zohar enseigne que quand un homme trouve des ‘hidouchim de la Thora pendant Shabbat, dans le Ciel on couronne ses parents (quand ils sont déjà morts) dans l’autre monde.
Cela est en allusion dans ce verset qui juxtapose le respect des parents et celui du Shabbat. Car si un homme souhaite honorer ses parents, alors il lui convient d’honorer le Shabbat en y trouvant des ‘Hidouchim.
[‘Hida]

-> Le Ari Zal (rapporté dans Chaaré Téchouva) affirme également qu’une couronne spéciale est créée pour le père [et mère] de celui qui étudie une nouvelle idée de la Torah le Shabbath.

Le Yéssod véShoresh haAvoda (Bémaalot haShabbath) rapporte qu’en plus, D. embrasse la tête de ce même père [et mère].

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Précisions sur la notion de ‘hidouch : nouveauté en Torah :
-> Selon le Chaaré Téchouva, si quelqu’un ne peut pas être créatif, s’il apprend quelque chose qu’il n’a jamais étudié auparavant, ce sera également qualité de ‘hidouch.

-> Le Yessod véShorech haAvoda (Chaar 8,12) dit que toute nouvelle inspiration conduisant à améliorer ses midot, son caractère ou tout bon comportement que l’on accepte sur soi, est aussi considéré comme un ‘hidouch.

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-> Le Réchit ‘Hochma (Chaar Kédoucha 3,4-7) enseigne :
« Après Shabbath, lorsque l’âme supplémentaire quitte le royaume physique pour retourner dans le Ciel, D. lui demande : « Quel ‘hidouch (idée nouvelle) de Torah as-tu entendu? »

Le Zohar qui déclare : « Combien est bienheureuse l’âme qui peut réciter des ‘hidouché Torah devant Hachem.
D. se réjouit énormément et rassemble tous ceux qui se trouvent dans Son palais et s’exclame : « Nous avons entendu une idée perspicace transmise par l’âme de cette personne! »

Tout le palais et tous les anges écoutent le ‘Hidouch.
Mais si l’âme n’a pas de ‘hidouch à raconter au palais Céleste, elle en a honte et ensuite les anges s’affaiblissent, pour ainsi dire. »

« Il est impossible d’honorer ses parents autant que nous le devrions »

[Rachi – guémara Kidouchin 31]

Il faut les honorer de notre mieux (c’est une mitsva énorme!), et en même temps savoir qu’ils doivent être tellement énormes à nos yeux que cela ne sera jamais suffisant.

« Chaque prière et chaque mitsva que nous pouvons réaliser, chaque mot de Torah que nous pouvons étudier, a pour conséquence d’apporter du mérite à nos parents comme si c’était eux-mêmes qui accomplissaient cet acte [même s’ils sont déjà morts!].
De cette façon nous pouvons réaliser la mitsva d’honorer ses parents bien davantage que tout honneur que nous pouvons leur témoigner [de leur vivants] dans ce monde, et cela sera une source de satisfaction pour eux. »

[le ‘Hida – Kikar léEden – Likoutim 5]

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-> « La principale manière d’honorer [ses parents] se trouve après leur mort (guémara Kidouchin 31b).
Chaque jour, nous devons faire tout notre possible pour amener du plaisir à l’âme de nos parents [en réalisant un maximum de mitsvot, ce qui à chaque fois permet d’élever et de réjouir encore davantage leur âme].
[…]
Même si l’on considère son père [et/ou sa mère] comme un tsadik parfait, dont l’âme profite de la vie après la mort, nous devons penser aux mitsvot que nous faisons comme autant de moyen d’offrir des délices à nos parents aimés, ce qui va permettre que leur âme soit [à chaque fois davantage] bénie. »

[Pélé Yoets – Kiboud av vaEm]

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-> « Celui qui donne à la tsédaka pour l’âme d’un décédé, même s’il n’a pas de lien de famille avec lui, apporte assurément à cette âme un apaisement et un immense bénéfice. »
[Chla haKadoch – rapporté par le ‘Hafets ‘Haïm (Ahavat Hessed part.2, chap.5)]

-> Le Aish Kodech dit :
« Chaque fois que nous faisons une mitsva au profit d’un décédé, nous devons avoir à l’esprit que nous sommes réellement en train de nous lier avec lui ou elle.
Nous fournissons l’acte, et c’est comme si le défunt le faisait avec nous ».

-> Le ‘Hafets ‘Haïm (Ahavat ‘Hessd) écrit que le plus grand gain que nous pouvons donner à une âme est lorsque nous renforçons notre étude de la Torah, et nos actes de bonté (‘hessed).

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-> Le ‘Hida, citant le Arizal, enseigne que chaque année le jour de l’anniversaire de décès, l’âme est réévaluée afin de déterminer si elle sera élevée dans le Gan Eden.

[selon nos Sages, le jour de l’anniversaire de décès, l’âme du décédé descend réellement dans ce monde proche de sa tombe. Si la famille est là-bas, elle peut parler à l’âme et le défunt entendra tout ce qu’ils disent.]

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-> La guémara (Sanhédrin 104a) dit que toute action positive qu’un enfant fait dans ce monde va bénéficier également à ses parents dans le monde à venir.
Ainsi, nous devons voir également chaque mitsva comme du respect de ses parents, car ainsi nous leur envoyons davantage de ressources pour leur éternité, davantage de proximité éternelle avec Hachem, …
[on ne parle pas de cadeaux éphémères, mais éternels! et qu’on ne peut plus obtenir après notre mort! ]
Ainsi, chaque jour nous devons courir après les occasions de faire des bonnes actions, et cela par amour pour nos parents (en plus de notre amour, de notre fidélité à Hachem).]