« Il se purifiera avec elles (les cendres de la Vache Rousse) le 3e jour et le 7e jour, alors il deviendra pur » (‘Houkat 19,12)

-> De nos jours où nous n’avons pas les cendres de la vache rousse (para adouma) pour nous purifier, que doit faire une personne qui s’est souillée?

Le Chla haKadoch répond qu’on doit s’immerger à étudier et enseigner la Torah, afin de pleinement accomplir ses lois.

Le midrach enseigne que pour Hachem, un jour est équivalent à 1 000 années.
[de même, le Téhilim (90,4) : « mille ans sont à tes yeux comme la journée d’hier »]
Selon le Ramban (Béréchit 2,3), les 6 jours de la Création font allusion aux 6 000 années de ce monde-ci, tandis que le 7e jour, le Shabbath, fait référence au monde à Venir.

La Torah a été donnée en l’année 2488, qui est dans le 3e millénaire.
Cela correspond ainsi au 3e jour de la Création, au sujet duquel il est dit : « ki tov » (c’est bien – Béréchit 1,12).
Dans le verset ci-dessus, le mot utilisé pour « purifiera » est : « yit’hata » (יִתְחַטָּא), qui signifie également : fauter.
Ainsi, le verset peut se lire : « quelqu’un qui faute le 3e jour » = quelqu’un qui faut mais se purifie lui-même par la Torah qui a été donnée pendant le 3e millénaire, « il deviendra pur le 7e jour » = dans le monde à venir, qui est comparé au Shabbath (koulo Shabbath), il sera récompensé par la Torah qu’il a étudié.

Nos Sages disent en effet : « Celui qui se prépare la veille de Shabbath, mangera à Shabbath » (guémara Avoda Zara 3a)

=> Ainsi, par la grande puissance de l’étude et de vivre un vie de la Torah, qui a été donné au 3e millénaire, qui correspond au 3e jour de la Création, nous pouvons atteindre une pleine purification de nos fautes, et arriver pur dans le monde à Venir.

[cela explique les dates du processus de la para adouma, le 3 et 7e jour.]

Celui qui accomplit seulement les mitsvot qui s’imposent intellectuellement a le pourvoir d’être sauvé des maladies naturelles qu’un médecin peut guérir, mais pas celui d’être également sauvé des maladies dont il est impossible de sortir naturellement.

Mais celui qui accomplit également les mitsvot qu’il est impossible de comprendre, même si l’intelligence ne les saisit pas, aura une aide du Ciel pour être sauvé des maladies dont il est impossible de sortir naturellement.

Cette idée se trouve en allusion dans le verset : « J’ai appelé de tout cœur, réponds-moi, Hachem, j’observerai Tes ‘houkim » = par le mérite du fait que j’obéirai à Tes lois, même incompréhensibles, réponds-moi, Hachem, en toute chose que je Te demanderai, même s’il s’agit de dépasser la nature.

[rav Ovadia Yossef]
(‘Houkat)

[ainsi, plus nous faisons preuve d’une confiance en Hachem au-delà de notre naturalité, plus Hachem peut nous aider au-delà de la naturalité des choses!]

Moché et le géant Og

+ Moché et le géant Og :

-> « Lorsque les hommes de D. se mêlèrent aux filles de l’homme qui leur donnèrent des enfants (puissants) » (Noa’h 6,4)
Le Targoum Yonathan explique : ces « hommes de D. » sont 2 anges descendus du Ciel, nommés Cham’hazaï et Ouziel. Ils se mêlèrent aux filles de l’homme et des géants naquirent.
Parmi les géants, il y avait 2 frères devenus rois : Og et Si’hon, tous 2 fils de A’hya, fils Cham’hazaï.
[Rachi – guémara Nida 61a]

-> Hachem rassure Moché lorsque le roi Og s’avança avec tout son peuple pour livrer bataille à Israël : « Ne le crains pas (Og) » (‘Houkat 21,34).

=> Pourquoi Moché craignait-il Og, et ne craignait-il pas son frère Si’hon?

Rabbi Chimon bar Yo’haï répond : Moché se disait : « Peut-être le mérite de Og, qui était venu annoncer à Avraham la capture de son neveu Loth par le roi de Elam, le soutiendra-t-il et il pourrait nous vaincre? », comme dit le verset : « Un fuyard vint l’annoncer à Avram l’Hébreu » (Béréchit 14,13)

Rabbi Yo’hanan dit que ce fuyard était le géant Og qui avait survécu au déluge.
[guémara Nida 61a]

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-> Moché avait encore 4 autres raisons de craindre le roi Og :
– il avait une stature gigantesque ;
– il portait le signe de la circoncision ;
– il avait l’âge de 500 ans (une longévité exceptionnelle) ;
– Moché savait (par son inspiration Divine) que Og devait dans le futur avoir un descendant tsadik : rabbi Chimon ben Nathanel.
[rav Lumbroso]

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-> Le conflit mené par Og contre Israël est le modèle du conflit permanent de ceux qui possèdent la force matérielle contre ceux qui possèdent la force spirituelle.
[Maharal – Gour Arié (‘Houkat)]

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-> « Tu as brisé les dents des réchaïm » (Téhilim 3,8)
Dans la guémara (Bérah’ot 54b), selon Reich Lakich : il ne faut pas lire « que Tu as brisé » (chibarda), mais « que Tu as allongé » (chirbavta).

Le Ein Eliyahou commente que les dents du géant Og se sont allongées et tout le monde a pu voir le miracle que la délivrance ne vient que d’Hachem : seul Lui a pu faire cela.

Rachi (guémara Méguila 15b) enseigne qu’il y a eu un allongement des dents du géant Og de 60 amot (environ 30 mètres).

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-> Pourquoi est-ce après l’allongement des dents de Og que Moché l’a attaqué?

Avant l’allongement des dents du géant Og, Moché craignait de l’attaquer, non seulement parce que Og bénéficiait du mérite d’avoir par son annonce contribué au Kiddouch Hachem réalisé par Avraham, mais surtout parce que Og possédait une étincelle de l’âme (de la néchama) de rabbi Chimon ben Nathanel (d’après le Arizal).

Or les 2 lettres : ש et נ du mot שן (chen : dent) sont les initiales de : Chimon ben Nathanel, ou Nitsouts Chimon (une étincelle de Chimon) ou Nichmat Chimon.
Lorsque les dents de Og se sont allongées pour sortir de sa bouche, Moché a compris que l’étincelle de l’âme de Chimon ben Nathanel était sortie de chez Og et qu’il n’y avait donc plus de raison de le craindre, c’est pourquoi Moché a décidé de le frapper à ce moment.
[Ben Ich ‘Haï]

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-> « Quelle était la hauteur de Moché? 10 coudées (environ 5 mètres).
Moché prit une hache de 10 coudées, fit un bond de 10 coudées et porta un coup à Og à la cheville et il mourut. » [guémara Béra’hot 54b]

=> Pourquoi Moché a-t-il frappé Og à la cheville?

-> Selon le Ben Ich ‘Haï :
Og, qui avait fui la région de Sodome pour annoncer à Avaham la capture de Lot, bénéficie du mérite de ce long déplacement à pied.
Mais Hachem rassure Moché : « Ne le crains pas, car Og était mal intentionné, il s’est dit : « Je vais l’annoncer à Avraham, afin qu’il parte en guerre pour sauver son neveu, il y perdra la vie et je pourrai prendre son épouse Sarah ».

C’est pourquoi Hachem a aidé Moché à frapper la cheville de Og pour lui signifier : « La longue marche (de Og) vers Avraham vient, au contraire, accuser Og, car il avait de mauvais intentions au sujet de Sarah. »
Nous comprenons ainsi pourquoi c’est la cheville du géant Og, os de l’articulation du pied, nécessaire pour marcher, que Moché a frappé.

-> Selon le Imré Noam :
Moché n’a pas tué directement le géant Og, car Og n’est pas mort par le coup de hache porté à sa cheville.
Mais, sous l’effet de ce coup il est tombé d’une hauteur de 30 coudées (environ 15 mètres), soit 10 coudées de Moché + 10 coudées de la hache + 10 coudées du bond, et il est mort immédiatement après cette chute de très haut.

« On prendra pour celui qui est impur, des cendres de la combustion de [l’animal de] purification » (‘Houkat 19,17)

La vache rousse en raison de sa rareté et de son importance dans la vie juive, que lui donne la Torah, devait avoir une valeur/prix très élevée.
Et qu’est-ce qu’on faisait à ce bien si précieux?

On le brûlait, le réduisant en cendres afin de les utiliser pour purifier ceux qui ont été exposés à l’impureté d’un mort.

[seule la procédure de la vache rousse peut rendre pur, celui qui est devenu impur suite à un contact avec un mort. ]

=> Que pouvons-nous apprendre de cela?

-> Selon la guémara (Béra’hot 18b), une personne qui est remplie de fautes est considérée comme morte même de son vivant.

Rabbi David Feinstein explique qu’en effet, puisque l’objectif de la vie est de grandir spirituellement, celui qui est spirituellement mort est considéré également comme mort physiquement, car sa vie est sans but.
Pour en sortir, il faut revoir ses priorités, et se rappeler que la fin de toute personne est de finir en poussière (nous ne garderons rien de nos possessions matérielles).

La vache rousse symbolise cela :
-> Sa valeur monétaire très importante renvoie aux plaisirs matériels de ce monde dont les gens accordent tant d’importance, et pour lesquels ils sont prêts à dépenser tellement de temps, d’efforts et d’argent afin de les acquérir.

-> Mais au final, il ne reste rien de cela.
La vache rousse est brûlée, et c’est seulement ses cendres qui ont une utilité, puisqu’elles vont transmettre cette leçon de la vanité de l’éphémère matérialité, afin que l’on s’investisse pleinement dans l’éternel spirituel.
Cette réalisation/constatation va retirer l’impureté, et restaurer toute la magnifique pureté qui est en nous.

=> En constatant que le temps passant, ce que le yétser ara nous vend comme important n’est en réalité que de la poussière (éfer – אפר), on en vient à se guérir (rapé – רפא – même lettres que éfer) de notre mauvaise vision des choses, à redéfinir nos priorités.
Redevenant alors pur, nous brillons de beauté, de splendeur (péér – פאר – même lettres que éfer).

« Moché envoya des émissaires depuis Kadéch auprès du roi d’Edom : « Ainsi a dit ton frère Israël Tu connais toutes les tribulations qui nous ont accablés. » (‘Houkat 20,14)

=> Comment le roi d’Edom pouvait-il savoir (« tu connais ») que le peuple d’Israël a rencontré de grandes difficultés ?

En fait, nos Sages rapportent que les frères Yaakov et Essav, ont une relation semblable à des vases communicants. Quand l’un s’élève, l’autre tombe.
Ainsi, quand Israël a éprouvé des souffrances sur leur chemin, il est sûr qu’à ce moment Edom (descendant de Essav) connaissait une période de grandes réussites.

De la sorte, Moché dit au roi d’Edom que du fait qu’il a pu constater une grande élévation pour son peuple, il peut en déduire et savoir par cela qu’Israël a alors rencontré des moments difficiles.

[le ‘Hatam Sofer]

« C’est pourquoi, il est dit dans le livre des guerres d’Hachem » (‘Houkat 21,14)

Les nations du monde font la guerre en utilisant des armes, mais les guerres que font les juifs, qui sont « des guerres d’Hachem », ils le font avec « le livre », allusion à l’étude de la Torah.
L’essentiel de la victoire du peuple d’Israël contre leurs ennemis s’obtient grâce à l’étude de la Torah qui se renforce dans notre peuple.

[Rabbi Méir Chapira de Lublin]

« Ceci est un statut de la loi (‘houkat haTorah) qu’a prescrit Hachem, en disant : avertis les enfants d’Israël de te choisir une vache rousse, intacte, sans aucun défaut, et qui n’ait pas encore porté le joug » (‘houkat 19,2)

-> Rabbi ‘Haïm Halberstam de Tsanz (Divré ‘Haïm) commente :
« Ceci est un statut de la loi  » = [Les cendres de la vache rousse doivent être aspergées sur une personne qui a été rendue rituellement impure par le contact avec un cadavre].

La cause profonde de tout péché est la convoitise et l’orgueil.
C’est l’origine de la faute d’Adam qui a apporté la mort dans le monde.
[lorsque nous fautons, nous ne faisons pas suffisamment preuve d’humilité pour nous soumettre à la volonté de D., plutôt qu’à la nôtre!]

Pour rectifier ce péché, les cendres de la vache rousse sont aspergées sur la personne impure.

Brûler la vache rousse exprime symboliquement que nous effaçons toute trace de matérialité, de sensualité et de convoitise anormale.
Par cela, le péché originel, cause de la mort, sera réparé et l’impureté quittera la personne souillée par le contact d’un cadavre.

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-> « Avraham dit : … Je ne suis que poussière (afar) et cendre (éfer) » (Vaéra 18,27)

Le Ben Ich ‘Haï commente : Avraham a fait preuve d’une humilité à la fois matérielle (son corps est comme poussière, à l’image de tout corps après la mort) et à la fois spirituelle (son âme est comme cendre, élément sans usage).

« Ce puits, des princes (Rachi: Moché et Aharon) l’ont creusé, les plus grands du peuple l’ont ouvert » (‘Houkat 21,18)

-> Le puits fait allusion à la Torah Orale.
Le mot puits, qui se dit “béer (באר), se rapproche du mot : “béour » (באור), qui signifie : « explication », allusion à la Torah Orale qui est l’explication la Torah Ecrite.
Or, la loi Orale émerge des Sages en Torah, et pour la mériter, il faut investir de grands efforts et se parfaire dans les 48 qualités/vertus que cite la Michna de Avot (Pirké Avot 6,6), qui permettent d’acquérir la Torah.
Par l’acquisition de ces 48 qualités, qui exige de grands efforts, l’homme devient un être de Torah, et peut épancher la Torah Orale.

=> C’est ainsi que le terme « béer » (באר) apparaît 48 fois dans toute la Torah, car ce sont les 48 vertus que citent nos Maîtres, qui font de l’homme un puits épanchant les eaux de la loi Orale, qui est le « béour » (explication) de la Torah Ecrite.

[d’après le Sfat Emet]

« Une vache rousse intègre qui n’a pas de défaut qui n’a pas porté le joug » (‘Houkat 19,2)

Le ‘Hozé de Lublin explique ce verset de la façon suivante :
Celui qui se considère parfait, sans défaut, cela est la preuve que cette personne ne porte pas le joug de la Royauté Divine.
Car celui qui porte véritablement ce joug, ne peut que trouver en lui de multiples défauts.

Ainsi, si quelqu’un pense qu’il « n’a pas pas de défaut », cela prouve « qu’il n’a pas porté le joug ».

« Vous parlerez au rocher » (‘Houkat 20,8)

-> Hachem a demandé à Moché de parler au rocher (du puits) afin qu’il produise de l’eau.
Qu’est-ce que Moché aurait dû dire au rocher?

Il aurait dû étudier un chapitre de Torah et alors le rocher aurait donné de l’eau.
[midrach Yalkout Chimoni 763]

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-> Le rav Aharon Yéhouda Leib Steinman enseigne :
Le Zohar (Térouma 161b) affirme que Hachem regarda dans la Torah et créa le monde.
Ainsi, puisque la Torah est le fondement du monde, toute la création lui est assujettie.
Moché, à qui Hachem avait ordonné de dire une parole de Torah au rocher, aurait alors fait sortir l’eau sans même le lui demander.

Même si finalement, l’eau qui avait jailli après les 2 coups provenait bien d’un mrarcle, car Moché en avait la capacité par ses pensées pures et saintes, cependant le kidouch Hachem consistait à montrer aux Bné Israël que la nature est totalement soumise à la Torah.
C’est pourquoi Hachem dit à Moché et Aharon (‘Houkat 8,12) : « Puisque vous n’avez pas eu confiance en Moi … vous ne conduirez pas ce peuple en terre d’Israël ».

Le rav Steinman conclut que même si nous ne sommes pas au niveau d’agir de manière surnaturelle par des paroles de Torah, à l’image de Moché, nous pouvoir quand même voir de là la grandeur de l’étude de la Torah.

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+ « Prends le bâton … toi et Aharon ton frère, et vous parlerez au rocher sous leurs yeux et il donnera ses eaux … tu feras boire l’assemblée et leurs animaux » (‘Houkat 20,8)

-> Le verset dit « le bâton » (hamaté), et non : « ton bâton » (matékha).
Hachem fait référence au bâton avec lequel Moché et Aharon ont fait de nombreux miracles.
Ils devaient prendre précisément ce bâton pour frapper le rocher, plutôt que son bâton personnel, afin de rappeler au peuple juif les énormes miracles que Hachem a réalisés, et à quel point Il contrôle absolument tout dans ce monde.
Ainsi, ils n’auraient pas dû douter à savoir si Hachem pouvait faire sortir de l’eau de ce rocher. [Une telle interrogation ne doit pas exister car] Hachem contrôle tout dans ce monde et peut manipuler la nature comme Il le désire.
[Sifté Cohen]

-> L’article défini (le/au puits – asséla) indique qu’il s’agit d’un rocher bien précis.
Les Sages enseignent que D. a créé un rocher dont Il s’est souvent servi comme source miraculeuse.
C’est le rocher que l’ange avait révélé à Hagar alors que son fils Ichmaël se mourait de soif -Béréchit 21,19), celui-là même dont Moché avait fait sortir de l’eau sur l’ordre de D. près de 40 ans plus tôt (Chémot 17,6). Et ce même rocher avait accompagné le peuple dans ses pérégrinations aussi longtemps que Myriam était en vie. Mais à sa mort, il a cessé de donner de l’eau.
[Ramban]

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-> « Puisque vous n’avez pas cru en Moi pour Me sanctifier aux yeux des Bné Israël » (‘Houkat 20,12)
Rachi commente : « Si vous aviez parlé au rocher et qu’il eût fait jaillir de l’eau, j’aurais été sanctifié aux yeux de la communauté qui se serait dit : « Si ce rocher, qui ne parle ni n’entend ni n’a besoin de nourriture, exécute l’ordre de Hachem, à plus forte raison nous incombe-t-il de le faire! »

-> La nature est soumise aux tsadikim, car toute la création l’a été pour eux. Cependant, la nature n’est pas soumise aux animaux des tsadikim.
Moché a pensé à tord que le peuple juif n’était pas méritant d’avoir les lois de la nature se changeant pour eux. C’est pourquoi il a frappé 2 fois le rocher : une fois pour faire sortir de l’eau pour le peuple juif, et une autre fois pour les animaux. (« tu feras boire l’assemblée et leurs animaux »).
[‘Hatam Sofer]

-> Hachem dit à Moché qu’il avait fait une erreur. En effet, Moché pensait que Hachem n’accomplit des miracles uniquement pour les tsadikim.
Cependant [la réalité est que] dans les situations qui vont générer une sanctification du Nom Divin, alors Hachem réalise des miracle également pour les réchaïm.

Ainsi, « Puisque vous n’avez pas cru en Moi » = puisque Moché n’a pas cru correctement sur comment Hachem fait des miracles, alors il n’a pas parlé au rocher, « pour Me sanctifier » = en amenant un kidouch Hachem [ce qui aurait permis d’avoir un miracle même pour les réchaïm], alors Moché n’a pas mérité d’amener les Bné Israëk en terre d’Israël.
[Tsor haMor]

->b’h, également : http://todahm.com/2013/10/27/frapper-le-rocher-2-fois

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-> « Moïse leva la main, et il frappa le rocher de sa verge par 2 fois » (20,11)

-> Le Gan Ravé enseigne :
Pourquoi avons-nous besoin de savoir combien de fois le rocher a été frappé? De plus, pourquoi Aharon a été puni pour une action qu’il n’a pas personnellement faite?

Nous voyons ici que quelqu’un qui se tient à côté d’un autre qui réalise une faute (avéra), et qu’il ne fait rien pour essayer que l’en empêcher, alors il est également coupable.
La 1ere fois où Moché a frappé le rocher, c’est seulement lui qui était responsable, car comment Aharon pouvait-il connaître son acte?
Mais après qu’il l’ai frappé une 1ere fois, Aharon aurait dû dire quelque chose.
Ainsi, le verset nous dit que Moché a frappé une 2e fois, pour nous signifier que Aharon est devenu responsable de la faute pour avoir laissé Moché frappé le rocher une 2e fois.
[Aharon pensait que les actions de Moché étaient la volonté de D. (les tsadikim sont jugés sur l’épaisseur d’un cheveu)]

-> Que vient nous apprendre dans el verset le fait que « Moïse leva la main »? L’essentiel étant qu’il « frappa le rocher ».
Le Divré Chaoul donne la réponse suivante :
Le rabbi Ména’hem Mendel de Riminov dit que les 248 membres du corps humain correspondent aux 248 mitsvot positives. Chaque organe du corps correspond à une mitsva.
Celui qui est un tsadik sanctifie chacun de ses membres, au point où il en vient à accomplir automatiquement la volonté de D.
La guémara (Nédarim 32b) rapporte ainsi que Avraham avait tellement sanctifié les membres de son corps qu’il réalisait automatiquement la volonté d’Hachem.
[c’était d’ailleurs une des difficulté de l’épreuve de la Akédat Itsa’hak, puisqu’il a dû aller à l’encontre de cet aspect habituellement automatique : ses bras de voulaient pas spontanément tuer son fils, à l’inverse de ce que lui demandait Hachem]

Selon cette explication, nous pouvons comprendre pourquoi le verset dit que : « Moïse leva la main ».
Les membres de Moché voulaient faire spontanément la volonté de Hachem.
Ainsi, ses mains ne voulaient pas frapper le rocher, car cela n’était pas ce que voulait Hachem. C’est pourquoi le verset souligne que Moché a levé sa main = en d’autres termes, il a dû aller contre la volonté des organes et lever ses mains, afin de ne pas faire la volonté Divine.