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"Et le feu de l'autel brûlera dessus (l'autel). Et le Cohen se vêtira d'habit de lin ..." (Tsav 6,2-3)

-> "Et le feu de l'autel brûlera" (vé'éch amizbéa'h tokad bo) :
La Torah nous apprend [que lorsque la guéoula arrivera], la colère de D. s'enflammera et consumera tous ceux qui ont fait souffrir et éprouvé le peuple d'Israël.
... Le feu de l'autel rappelle les souffrances que les nations nous ont fait subir. De ce même feu, le Maître suprême (Hachem) qui est caché de tous, s'habillera de vengeance et vengera Son peuple.

-> "Et le Cohen se vêtira d'habits de lin" :
Le Cohen symbolise la bonté et la miséricorde. On nous apprend ainsi que même ces qualités qui représente habituellement le bien elles seront d'accord qu'il faut venger les souffrances que les nations ont fait subir au peuple juif.

[Ohr ha'Haïm haKadoch ]

Venue du machia’h & grandeur de chaque juif

+ Venue du machia'h & grandeur de chaque juif :

-> Selon le 'Hatam Sofer, lorsque nous serons bénis d'avoir un Temple à travers lequel nous pourrions nous connecter avec Hachem, cela n'est pas l'état idyllique du peuple juif.
Le but ultime est qu'Hachem se connecte à nous sans aucun intermédiaire.

=> Pourquoi, alors, aurions-nous besoin d'un Temple lorsque le machia'h viendra?

Le 'Hatam Sofer (drouchim véAggadot 'Hatam Sofer - p.187) écrit qu'à l'avenir, lorsque le machia'h viendra, nous n'aurons pas besoin du Temple comme lieu de résidence de la Présence Divine (Chékhinah).
Nous n'en aurons besoin que pour offrir des sacrifices (korbanot). La Chékhina résidera directement sur chaque juif.

-> Le Sforno (Chémini 11,2) va dans le même sens en soulignant qu'avant la faute du Veau d'or, la Torah ne fait aucune mention du Michkan. Il n'y avait pas non plus de commandement pour restreindre notre alimentation à la nourriture cachère.
Avant que le peuple juif ne commette la faute du Veau d'or, chaque juif était digne d'avoir son propre lien personnel avec Hachem. La Présence d'Hachem (Chékhina) reposait sur chaque juif et il n'y avait pas besoin d'intermédiaire : un Michkan ou d'un Mikdach.

C'est le sens de : "Partout où Je permettrai que Mon Nom soit mentionné, Je viendrai à vous et Je vous bénirai" (Yitro 20,21) = où que puisse se trouver (spirituellement comme physiquement) un juif, la Présence d'Hachem reposera sur lui.
"Ils me feront un sanctuaire (mikdach), afin que je puisse résider au milieu d'eux (béto'ham)" (Térouma 25,8) = Le Mikdash existait "béto'ham", à l'intérieur de chaque membre de juif. Par conséquent, à ce moment élevé de l'histoire, il n'y avait tout simplement pas besoin d'un conduit ou d'un intermédiaire pour combler le fossé entre un juif et D., car ils étaient directement connectés ; Hachem était intimement lié avec chaque juif, sans aucune nécessité d'intermédiaire.

A ce moment de notre histoire, alors que chaque juif se trouvait dans un niveau si élevé, nous n'avions pas besoin du stimulant spirituel qu'offre le fait de manger strictement casher. Nous étions donc autorisés à consommer tous les aliments. Après la faute du Veau d'or, la Chékhina est partie et Hachem n'a pas permis à Sa Présence de demeurer sur le peuple juif. Le corps du juif n'était plus digne de servir de lieu de repos à la Chékhina.

Moché pria, et finalement Hachem acquiesça, permettant à Sa Chékhina de reposer sur le peuple juif une fois de plus. Cependant, elle ne serait plus présente que par l'intermédiaire du Michkan ou Mikdach.
Hachem n'autorisait plus Sa Chékhina à reposer sur chaque juif.
De plus, le peuple juif est contraint de ne manger que de la nourriture casher. Le peuple juif était tombé dans un niveau dans laquel la Chékhina ne pouvait pas reposer directement sur leurs entités physiques, et avait besoin du soutien spirituel des aliments casher purifiés.
Selon le Sforno, le concept de manger uniquement de la nourriture cachère n'aurait jamais vu le jour sans la faute du Veau d'or.

Le Sforno conclut sur l'idée que lorsque machia'h viendra, les choses redeviendront ce qu'elles étaient auparavant. Hachem fera à nouveau reposer Sa Chékhina sur tout le peuple d'Israël sans aucun support, sans le Michkan ou le Temple. Nous pourrons à nouveau nous connecter personnellement avec le Hachem, sans intermédiaire.

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=> On voit ici la grandeur de tout juif. Notre but n'est pas simplement d'avoir une relation avec Hachem par le biais du 3e Temple, mais notre ambition c'est d'avoir une connexion personnelle/unique avec papa Hachem qui est direct et totale, sans aucun intermédiaire.

Guéoula : Tichri ou Nissan

+ Guéoula : Tichri ou Nissan :

-> Le guémara (Roch Hachana 10b) rapporte un désaccord entre Rabbi Eliezer et Rabbi Yéhochoua concernant le mois au cours duquel le peuple juif sera délivré à l'avenir.
Un sage (Rabbi Yéhochoua) soutient que la guéoula aura lieu en Nissan, tandis que l'autre (Rabbi Eliezer) est d'avis qu'elle se produira en Tichri.

Tichri (תשרי) est un mois de jugement, comme l'indique le fait qu'il est épelé en commençant par la dernière lettre du alef-beit (ת), puis l'avant-dernière lettre (ש), et ainsi de suite, dans l'ordre inverse (décroissant) du alef-beit.
En revanche, la séquence normale (croissance) du alef-beit fait allusion à la bonté et à la miséricorde. Nissan est également appelé "le mois du printemps", et le mot pour "printemps" (אביב) commence par les lettres de l'alef-beit dans son ordre normal.
Nissan est donc un mois de miséricorde, comme le montre le fait que D. a utilisé Son attribut susmentionné de bonté abondante pour délivré le peuple juif [en Egypte] au cours de ce mois.

C'est là le cœur de l'argument susmentionné dans le Talmud. Le sage qui affirme que le peuple juif sera délivré à Tichri soutient que même à Tichri, mois de jugement, le peuple juif sera jugé digne d'être délivré, puisque tous le servent. Cela implique toutefois que si, à D. ne plaise, ils sont jugés insuffisants, ils ne seront pas délivrés.

En revanche, le sage qui affirme que le peuple juif sera délivré en Nissan, mois de la miséricorde, soutient que même si le peuple juif se trouve au niveau le plus bas et n'est pas digne d'être délivré, Hachem le délivrera grâce à Son abondante miséricorde et à Sa bonté.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bo 13,4]

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+ Il y a des jours propices où D. accorde Sa bonté à la nation juive et révèle Son amour pour elle.
Le jour le plus propice est celui de Pessa'h (au mois de Nissan).
C'est pourquoi la Torah dit spécifiquement : "Ce jour-là" (bayom aou - Béchala'h 14,30), c'est-à-dire "en ce jour propice, précisément, Il a sauvé le peuple juif [en Egypte] et lui a révélé Son amour".

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béchala'h 14,30]

=> Pessa'h (au mois de Nissan) est une période propice à la manifestation de l'amour de D. à notre égard (peu importe que nous soyons méritants ou pas).

L’attente de la guéoula

+ L'attente de la guéoula :

-> Nous allons rapporter une réflexion du 'Hafets 'Haïm (Lettres du 'Hafets 'Haïm - lettre 18).
Il écrit que de nombreuses personnes lui ont demandé pourquoi, bien que nous ayons vu se réaliser de nombreux signes annonciateurs de l'arrivée du machia'h, et qu'il y ait un terrible 'hilloul Hachem (profanation du nom d'Hachem) dans le monde, nous souffrons encore et il ne semble y avoir aucun signe de la guéoula. Pourquoi Hachem retarde-t-il la guéoula?

Le 'Hafets 'Haïm répond par une parabole.
Un homme d'affaires très riche organisait un mariage pour son fils et invitait tous ses associés fortunés. La cérémonie promettait d'être très glamour, dans la salle la plus chic de la ville, avec tous les airs et toutes les grâces que l'on attend d'un homme de sa stature.
Cependant, le père avait des proches qu'il était obligé d'inviter et qui étaient loin d'être riches. Il craignait de les voir arriver dans leurs vieux vêtements en lambeaux, alors que ses autres invités de marque arrivaient dans leurs plus beaux costumes de laine italiens et leurs robes de soirée.
Il s'efforçait donc de leur parler à l'avance pour s'assurer qu'ils arrivaient à l'événement habillés de manière appropriée, afin de ne pas être une source d'embarras terrible pour eux et pour lui.

Le 'Hafets 'Haïm dit qu'il en va de même entre Hachem et nous.
Dans nos saints livres, Hachem est considéré comme un marié et le peuple juif comme la mariée. Le jour de la guéoula finale est imminent et Hachem peut l'amener à tout moment. Cependant, nous devons être habillés de manière appropriée pour l'occasion. Hachem va arriver avec tout son saint entourage de créatures célestes et nous devons nous assurer que nos vêtements spirituels sont prêts.
Nous pouvons y parvenir en accomplissant autant de mitsvot et en étudiant autant de Torah que possible.
Cependant, conscient que nous ne sommes pas encore tout à fait prêts, Hachem, dans Son infinie bonté, repousse légèrement la guéoula finale pour nous permettre de finir rapidement de nous préparer afin que nous ne soyons pas gênés d'entrer dans la salle des mariage.
En d'autres termes, toutes les difficultés et tous les problèmes que traverse le peuple juif sont un cadeau en or d'Hachem pour nous permettre de nous préparer au grand jour où la kavanat hayétsira (l'intention/finalité de la création de ce monde) sera accomplie, afin que nous ne soyons pas incapables de participer à la joie du mariage entre Hachem et nous.

-> Réfléchissons maintenant au point suivant. Que se passerait-il si le proche parent pauvre de la parabole ci-dessus avait dit à l'hôte : "Je suis vraiment désolé, mais il m'est tout simplement impossible d'acheter des vêtements appropriés pour le mariage. Je ne veux vraiment pas embarrasser l'un ou l'autre d'entre nous ou gâcher la joie de l'occasion, alors amusez-vous bien et je resterai à la maison. Je préfère cela à une tenue inappropriée qui mettrait tout le monde mal à l'aise".
Si vous étiez l'homme d'affaires et que vous aviez entendu et ressenti la douleur sincère du proche parent pauvre, qui voulait désespérément participer mais ne voulait pas vous mettre dans l'embarras, comment auriez-vous réagi?
Il est tout à fait possible que vous lui ayez dit : "J'apprécie vraiment votre attention et votre considération sincères. Tiens, prends 300 euros, achète-toi un nouveau costume et viens au mariage".

C'est un peu comme si nous priions Hachem d'amener la guéoula, même si nous savons que nous n'avons pas les "vêtements" spirituels appropriés. Parce que nous ne pouvons plus supporter la douleur de voir le grand nom d'Hachem malmené et ridiculisé parmi les nations, nous prions pour qu'Il envoie le machia'h afin que le monde entier reconnaisse enfin qu'Il est le Roi et le Créateur, même si cela signifie que nous ne serons pas en mesure d'y participer pleinement.
Peut-être que si Hachem voit que nous ressentons sincèrement cela, Il nous accordera un nouveau "costume" et nous permettra de nous joindre à la joie et à la beauté de la guéoula finale malgré notre état d'impréparation.
[rav Avraham Tabor]

Il y a certains types de bontés que D. accomplit pour nous aujourd'hui. Mais il y a d'autres bontés, plus grandes, que nous attendons et auxquelles nous anticipons.
En ce qui concerne ces dernières, nos Sages (Zohar 3:30b) ont appliqué le verset : "Aucun œil ne l'a vu" (Téhilim 52,3).
Il s'ensuit que les bontés que D. nous témoigne aujourd'hui ne sont qu'un "habit" (lévouch) pour les bontés plus grandes qu'Il nous accordera à l'avenir.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayétsé 31,13]

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=> La bonté que Hachem nous manifeste aujourd'hui n'est qu'un avant-goût de la bonté Divine qui nous attend dans l'avenir messianique.

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+ Le but principal de l'exil est d'élever les étincelles [de sainteté] qui sont tombées dans la klipa (force d'impureté) à cause de la faute d'Adam. Le peuple juif doit souffrir pendant l'exil jusqu'à ce que vienne le temps où toute la méchanceté (racha) prendra fin et où toutes les étincelles seront élevées. Lorsque cela se produira, il est certain que la guéoula viendra immédiatement et que tout le monde saura que la terre et tout ce qu'elle contient appartiennent à Hachem. Le grand nom de D. sera alors sanctifié, comme l'explique le Livre de Yéchayahou (42,10 : voir aussi Yé'hezkel 31,23).

Aujourd'hui, même pendant cet exil amer, Hachem accomplit en permanence pour nous des miracles et des merveilles. Comme nous le disons, "nous te rendrons grâce ... pour Tes miracles qui nous accompagnent chaque jour" (modim de la Amida).
Combien plus la grandeur de D. sera-t-elle reconnue lors de notre guéoula ; et combien plus encore, après notre retour en terre Sainte (avec le machia'h et le Temple), la grandeur d'Hachem sera 100 000 fois plus reconnaissable qu'aucune créature ne pourrait [actuellement] le concevoir.
Mais pendant l'exil [actuel], il y a beaucoup de réchaïm dans le cœur desquels est entré l'esprit de folie.
Comme ils voient que nous souffrons de toutes sortes d'épreuves, ils peuvent se tromper sur la bonté et la providence de D.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,9]

Machiah & les juifs dépasseront totalement les anges

+ Machiah & les juifs dépasseront totalement les anges :

-> La Massora (voir Baal haTourim Béréchit 2,4-5) note que le verset "le jour où D. fit la terre et les cieux" et le verset "Sa gloire est sur la terre et dans les cieux"(Téhilim 148,13) sont les deux seuls versets de tout le Tana'h dans lesquels l'expression "terre et cieux" apparaît.
[ la Massora (littéralement, "tradition") est le corpus littéraire qui énumère et numérote les occurrences des divers éléments textuels du Tana'h afin d'en assurer la bonne transmission et l'intégrité. ]

Cela peut s'expliquer de la manière suivante : À l'époque actuelle, les anges se trouvent sur un plan spirituel plus élevé que le peuple juif. Mais à l'ère messianique, le peuple juif sera sur un plan plus élevé que les anges, car alors "le monde sera rempli de la connaissance de D." (Yéchayahou 11,9) .
Le peuple juif sera pour ainsi dire dans le cercle le plus intime de D., à tel point que les anges devront demander aux Juifs : "Qu'est-ce que Dieu a fait ?" (Balak 23,23).

[ même si par l'exercice de notre libre arbitre nous sommes supérieurs aux anges, actuellement, la conscience du divin des anges est supérieure à la nôtre. Dans le futur messianique, lorsque le monde physique et nos âmes auront été suffisamment raffinés pour atteindre la conscience divine pour laquelle D. nous a créés, notre conscience divine sera supérieure à celle des anges.
Ainsi, ce sera "le monde [physique/matériel]", plutôt que les mondes spirituels, le domaine des anges, qui "sera rempli de la connaissance de D.".
Nos Sages (Yérouchalmi Shabbath 6,9) ont donc déclaré que "dans l'avenir, D. fera en sorte que le domaine des justes [c'est-à-dire le peuple juif tout entier] soit plus intérieur [c'est-à-dire plus proche de Lui] que celui des anges de service. Ainsi, les anges interrogeront les juifs en leur disant : "Qu'a fait D.?", c'est-à-dire : "Qu'est-ce que D. vous a enseigné?"
La question "Qu'a fait Dieu ?" est tirée de la prophétie de Bilam : "On dira alors à Yaakov et à Israël ce que D. a fait" (Balak 23,23). Rachi explique : "le temps viendra où l'attachement [du peuple juif] à D. sera révélé aux yeux de tous, car [le peuple juif] sera [au sens figuré] assis devant Lui, étudiant [les nouvelles révélations de] la Torah [sortant] de Sa bouche. Leur domaine sera plus intérieur que celui des anges gardiens, de sorte que ces derniers devront demander au peuple juif : "Qu'a fait D.?" [signifiant : quelles nouvelles révélations de la Torah vous a-t-il enseignées? ]"

C'est ce que laisse entendre la phrase "Voici les générations du ciel et de la terre" (Béréchit 2,4). Le mot pour "générations" [toldot] peut également être traduit par "produits". Ainsi, "les générations" sont le but d'une entité. En d'autres termes, ce verset nous informe que le but de la création du "ciel et de la terre" est que, lorsque le machia'h arrivera, la terre devrait précéder le ciel, comme le dit le verset, "le jour où D. fit la terre et le ciel", la terre précédant le ciel.
En d'autres termes, à l'avenir, le peuple juif, qui vit sur terre, précédera, c'est-à-dire prendra le pas sur les anges qui vivent au ciel.

[ de manière allégorique, ce verset se lit donc comme suit : "le but des cieux et de la terre, [que D. avait déjà à l'esprit] lorsqu'ils ont été créés, est le jour [futur] où D. fera en sorte que la terre précède le ciel. ]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béréchit 2,4-5]

La Chékhina souffre en exil

+ La Chékhina souffre en exil :

-> L'exil a été décrété pour nous en tant qu'expiation de nos fautes, en tant que substitut au Guéhinam.
Nos Sages commentent le verset : "Et voici qu'une sombre et grande frayeur tomba sur lui [Avraham]" (Lé'h Lé'ha 15,12) : "frayeur" fait référence à l'exil de Babylone, "sombre" fait référence à celui de Grèce, "grande" fait référence à celui de Médée-Perse, et "tomba sur lui" fait référence à Edom.

Dans cette vision, Hachem informe Avraham que le Temple sera un jour détruit et qu'il n'y aura plus de korbanot (sacrifices) pour expier pour ses descendants. Ils devraient alors endurer soit l'exil, soit le Guéhinam. Avraham choisit l'exil.
Il dit : "Mieux vaut que mes enfants soient soumis aux royaumes [des autres nations] et non à Guéhinam".

La souffrance que nous endurons en exil n'est pas seulement la nôtre. La Présence Divine (Chékhina) partage notre douleur et pleure chaque nuit sur les épreuves de l'exil.
Le Zohar (midrach Eikha 112a) précise :
"Au milieu de la nuit, la Chékhina monte à Tsion, le lieu où se trouvaient le Kodech Kodachim. Elle voit que l'endroit où elle reposait autrefois n'est plus que ruines désolées. Elle éclate en larmes et en sanglots, et dans Sa douleur, elle monte en haut et descend en bas. Elle regarde l'endroit où se trouvaient les Chérubins et pousse des cris amers, élevant la voix et disant : "Mon lit! Mon lit! Le lieu de ma demeure!
Il est écrit à ce sujet : "Sur mon lit, la nuit" (al michkavi balélot - Chir haChirim 3,1) = il s'agit du lit sur lequel reposait autrefois la Chékhina.
"Mon lit! Mon sanctuaire! La place des bijoux précieux qui se trouvaient autrefois derrière le rideau et à la place des kaporét" = il s'agit du lieu sur lequel 600 000 anges saints se sont penchés, qui sont appelés "joyaux précieux"."

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-> Notre exil actuel aurait dû prendre fin il y a longtemps (le Abir Yaakov rapporte que la guéoula aurait due avoir lieu au début de l'année 5000, soit plus de 780 ans!), mais il se poursuit puisque nous n'avons pas réussi à faire pleinement téchouva sur nos fautes qui l'ont causé en premier lieu.
L'exil est un fardeau non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour la Chékhina, qui souffre terriblement de la situation du peuple juif en exil.

C'est ainsi que le Abir Yaakov (Makhsof haLavan - Nitsavim) explique le verset : "Vous vous tenez tous aujourd'hui devant Hachem, votre D. : les chefs de vos tribus, vos anciens et vos officiers, tout le peuple d'Israël ... pour conclure une alliance avec Hachem" (Nitsvaim 29,9-11).
Moché a fait entrer toute la nation juive dans une alliance avec Hachem. Toutes les âmes des générations futures sont descendues du Ciel pour y prendre part, comme nous l'apprend le verset suivant : "Ceux qui sont ici avec nous aujourd'hui devant Hachem notre Dieu, et ceux qui ne sont pas ici avec nous aujourd'hui" (Nitsavim 29,14 ; midrach Tan'houma Nitsavim 3 ; Kli Yakar).

Lorsque Moché a prévu la durée de l'exil final, il ressentit une terrible douleur pour le sort de la Chékhina, comprenant que cette douleur de la Présence Divine en exil est infinie.
C'est pour cette raison que Moché était si bouleversé par la durée de l'exil. Il avertit les Bnei Israël que cette durée dépendrait entièrement de leurs actes. S'ils continuaient à fauter, l'exil durerait bien plus longtemps que nécessaire.

C'est le sens du verset :
- "Vous êtes tous debout aujourd'hui" = Il s'adresse à l'ensemble de la nation juive, y compris à toutes les âmes qui naîtront à partir de ce moment jusqu'à la dernière génération. Il leur expliqua que la Chékhina souffrirait de terribles douleurs tout au long du l'exil, un chagrin sans nom ni mesure.
- "Les chefs de vos tribus, vos anciens et vos officiers" = Il s'agit de nos Patriarches, de nos Matriarches, des prophètes, des tsadikim et des dirigeants de la Torah à travers les générations. Ils crient et plaident tous devant Hachem : "Où est la sainte Chékhina? Elle a été chassée de sa maison et souffre tant dans son exil!"
- "Tout le peuple de Israël" = De qui tout dépend-il? Qui a le pouvoir de mettre fin à l'exil? Cela dépend de "tout le peuple de Israël". Chaque juif peut hâter la guéoula. Chacun d'entre nous doit comprendre que la douleur du peuple juif en exil, et la douleur que la Chékhina endure avec nous, sont dues à nos propres mauvaises actions. Si nous faisons sincèrement téchouva, nous mériterons l'accomplissement du verset "Tsion sera racheté par la justice, et ses pénitents par la charité" (Yéchayahou 1,27).

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-> Le Zohar ('Hadach - midrach Eikha 112a) explique que pendant toute la durée de l'exil, la Chékhina pleure chaque soir à minuit et déplore son triste sort dans l'exil. À ce moment-là, tous les mondes du Ciel frémissent et pleurent avec elle. Les ancêtres, les mères, les 12 tribus, Moché et toute sa génération, ainsi que tous les juifs du monde entier, tous pleurent et implorent Hachem pour la douleur de la Chékhina, demandant combien de temps la souffrance de la Chékhina doit durer.

La durée initialement prévue de notre exil

+ La durée initialement prévue de notre exil :

-> Il y a près de 2 000 ans, le second Temple a été détruit et nous avons à nouveau été chassés de notre patrie (entre la destruction du 1er Temple et le 2e, il y a eu 70 ans). Depuis lors, nous attendons et désirons que le machia'h apparaisse et apporte la guéoula ultime.

Ce décret d'exil ne devait à l'origine durer que 1 000 ans. [Zohar II,17a]
Une allusion à cela peut se trouver dans le verset : "ils m'ont rendu désolé et malade toute la journée" (Eikha 1,13).
Le Abir Yaakov (Makhsof haLavan - Béhar, Nitsvaim) cite le Pirké déRabbi Eliezer (chap.27) selon lequel ce "jour" fait référence à un jour aux yeux d'Hachem, ce qui correspond à 1 000 ans.

Ce jour est passé depuis longtemps, et pourtant l'exil s'éternise. Cela ne fait pas partie du décret initial, mais cela est dû aux fautes que nous continuons à commettre. Nous ne sommes pas vraiment revenus par la téchouva. Par conséquent, nous n'avons pas encore été délivrés. [Zohar II,17a]

Une allusion à ces mille ans d'exil peut être trouvée dans les mots du verset "malade toute la journée" (kol ayom dava - כָּל הַיּוֹם דָּוָה) qui font référence au 5e millénaire de la Création,
puisque les lettres du mot "dava" (דָּוָה) peuvent être réarrangées pour épeler "Od" (הוד), la 5e des 7 séfirot, qui correspond au 5e millénaire.
Le peuple juif a été condamné à l'exil pendant tout ce 5e millénaire, et nous devions à l'origine être rachetés au début du 6e millénaire (soit vers l'année juive 500, et plus de 700 ans se sont déjà écoulés!).

Les kabbalistes (Eits 'Haïm - chaar 35 chap.5) écrivent que Daniel a prédit l'exil du 5e millénaire dans le verset suivant : "Ma splendeur (od) s'est transformée en destruction" (Daniel 10,8). Il s'agit du 5e millénaire de "od", qui s'est transformé en un millénaire de destruction, au cours duquel le peuple juif a été condamné à errer en exil [au lieu d'avoir la guéoula].
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - le Abir Yaakov]

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-> "Revenez, fils égarés, et je guérirai (pardonnerai) votre désobéissance" (Yirmiyahou 3,22).
Nos Sages (Sanhédrin 97b) expliquent cela comme signifiant que la guéoula dépend de la téchouva.

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b'h, par exemple sur ce sujet :
-> Guéoula & téchouva : http://todahm.com/2022/12/14/gueoula-techouva
-> divré Torah du Abir Yaakov : Guéoula & la force de la téchouva : http://todahm.com/2023/11/02/gueoula-la-force-de-la-techouva

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-> Il y a un lien entre la libération d'Egypte et la libération finale.
Nous allons voir b'h un enseignement du Abir Yaakov sur l'impact de la téchouva pour accélérer la venue de la Délivrance.

-> Hachem dit à Avraham, lors de la cérémonie de la Brit ben Habétarim : "Ils les asserviront et les opprimeront pendant 400 ans" (Lé'h Lé'ha 15,13). Ce décret a été transmis aux Bné Israël comme une tradition d'une génération à l'autre. Ils savaient qu'ils seraient asservis aux égyptiens pendant 400 ans.

Lorsque Hachem se révéla à Moché dans le buisson ardent et lui annonça que le temps de la délivrance était venu, Moché fut surpris. Comment était-il possible que le décret d'Hachem concernant les 400 ans de souffrance ne s'accomplisse pas? Le sceau du nom d'Hachem est "Vérité" (Sanhédrin 64a). Si la délivrance devait avoir lieu avant la fin prévue, ne s'agirait-il pas d'un élément de mensonge?

C'est avec cette question à l'esprit que Moché demanda à Hachem : " Maître de l'univers! Si je dis aux Bné Israël que le temps de la délivrance est arrivé, ils ne me croiront pas. Ils demanderont : "Quel est Son Nom? Ils savent que Ton Nom est la Vérité, et n'accepteront pas que le décret de 400 ans soit faux".
Hachem lui répondit : "Je serai qui je serai" (éeyé acher ééyé). Ce nom représente l'attribut de Vérité d'Hachem. "éeyé" (אהיה) en guématria est égal à 21, et 21 fois lui-même est égal à 441, ce qui est la guématrie de אמת (émet - vérité).

Hachem lui expliqua que tous Ses décrets sévères ne sont appliqués qu'à condition que le méchant/mauvais (racha) sur lequel ils ont été décrétés continue dans sa méchanceté. S'il revient à la téchouva, le décret est annulé. [midrach Chémot rabba 45:1]

C'est ainsi que nous pouvons expliquer le verset :
- "Je serai" = avec le racha pour qu'il accomplisse le décret de punition qui a été décrété contre lui.
- "qui je serai" = Je serai aussi avec lui en miséricorde et en bénédiction, pour annuler le décret sévère s'il revient à la téchouva.

L'inverse est également vrai. Si un décret de bénédiction a été pris sur une personne juste, la bénédiction l'accompagnera aussi longtemps qu'elle suivra le bon chemin. S'il s'écarte de ce chemin et s'égare dans la méchanceté (mal - racha), le décret de bénédiction tournera au vinaigre.

Ainsi, le nom "Je serai qui Je serai" représente la façon dont les influences célestes exercées sur la vie d'une personne dépendent de son comportement.
Même après qu'un décret ait été adopté, il peut changer en fonction de son changement de style de vie. Ce changement de décret n'est pas un mensonge. C'est la Vérité ultime.
Si un mal a été décrété à l'encontre d'une personne en conséquence de ses mauvaises actions, puis qu'elle s'est amendée et est revenue à la téchouva, serait-il "vrai" qu'elle soit punie de toute façon puisque "tel était le décret"?
Il est certain qu'Hachem ne laisserait pas un mal s'abattre sur une personne qui ne le mérite pas. L'annulation du décret sévère n'est pas considérée comme un mensonge, puisque le décret sévère n'a été adopté à l'origine qu'à la condition que la personne "mauvaise" continue à le mériter. Lorsque la personne fait téchouva, il est vrai et approprié que le décret soit annulé.

Nous pouvons ainsi comprendre pourquoi Hachem a formulé sa réponse au futur : "Je serai comme je serai", par opposition à "Je suis comme je suis".
Cela nous apprend que tout dépend des actes de l'homme, même après que le décret a été adopté. S'il continue sur la même voie, le décret reste en place. S'il change de voie, le décret change à son tour.

[ ==> Nous voyons que peu importe le décret actuellement en place, par notre téchouva nous devenons une nouvelle entité sublime, et nous méritons alors un nouveau décret en adéquation et donc une guéoula immédiate. ]

Etre confiant dans la guéoula

+ Etre confiant dans la guéoula :

-> Le Abir Yaakov (rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam Béhar) rapporte plusieurs raisons pour lesquelles nous pouvons être parfaitement confiants qu'Hachem nous délivrera et nous sauvera de notre exil :

1°/ Même si le peuple juif ne se montre pas digne, Hachem nous sauvera à la fin pour l'amour de Son Grand Nom, afin qu'il ne soit pas déshonoré parmi les nations, comme il est écrit : "Que feras-tu pour Ton Grand Nom?" (Yéhochouya 7,9).
Le Nom d'Hachem ne sera pas complet jusqu'à ce que le machia'h ne vienne nous délivrer. [voir Zohar II 185a ; 105a ; III 199a]
Il est également écrit : "C'est pour moi, pour moi que je le fais, car pourquoi Mon honneur serait-il terni?"
Et comme le roi David l'a dit : "Non pour nous, Eternel, non pour nous, mais pour faire honneur à ton nom" (Téhilim 115,1).

2°/ La deuxième raison est l'honneur du Trône d'Hachem.
Nos Sages nous disent que le Trône d'Hachem ne sera pas complet jusqu'à ce que le fils de David vienne délivrer le peuple juif, comme il est écrit : "Car une main est sur le Trône d'Hachem" (כִּי יָד עַל כֵּס יָהּ - Béchala'h 17,16).
Selon le midrach (Tan'houma Ki Tétsé 11), ce verset nous enseigne que le Nom d'Hachem et Son Trône ne seront pas complètement révélés dans le monde jusqu'à ce que machia'h vienne.

Les trois premiers pieds du Trône d'Hachem sont les Patriarches : Avraham, Its'hak et Yaakov. Le 4e pied est le roi David, mais ce pied restera incomplet jusqu'à ce que le machia'h, le descendant de David, vienne délivrer le peuple juif. [voir Zohar I 60b , 248b ; III 262b]

3°/ La 3e raison pour laquelle nous pouvons être sûrs de la rédemption finale est le mérite du machia'h lui-même. Lorsque Hachem verra les terribles souffrances que le machia'h endurera pour les fautes des juifs (Sanhédrin 93b), Il sera rempli de miséricorde et rachètera Ses enfants bien-aimés, les Bné Israël.

4°/ Hachem se penchera également sur le sort de la Chékhina, qui souffre terriblement du sort des Bné Israël exilés parmi les nations. Afin de rendre à la Chékhina la gloire qui lui revient, Hachem accélérera notre rédemption. [voir Zohar I,120b]

5°/ Un autre mérite pour amener la guéoula est celui des tsadikim dont la seule préoccupation est la douleur de la Chékhina. Ils ignorent leurs propres intérêts et ne se soucient que de la Chékhina.
Grâce à leur mérite, la guéoula arrivera certainement. [voir Zohar III, 22a]

6°/ Enfin, nos Sages nous assurent que la guéoula viendra par le mérite du peuple juif tout entier, lorsque nous nous éveillerons à la téchouva, corrigerons nos actes et reviendrons à Hachem.
A cet égard, Eliyahou haNavi a promis à Rabbi Yéhochoua ben Lévi que le machia'h arriverait aujourd'hui, si nous revenions simplement par la téchouva. [Yoma 86a ; Sanhédrin 97b]
La téchouva = nous humilierons nos cœurs devant Hachem, et Sa miséricorde envers nous s'éveillera pour nous racheter.
[soit nous le ferons de nous même dans la joie, soit Hachem forcera les choses jusqu'à ce que nous soyons contraints de faire téchouva, même dans la crainte, la peur ...
Ainsi, si de toute façon nous devons faire téchouva, autant le faire par nous-même pour Hachem, et ainsi nous aurons moins à souffrir et surtout nous faisons davantage grandir le Nom de D. (car combien est grand Hachem, qui a un peuple qui agit de façon aussi sublime/élevée!).]

Emouna & venue du machia’h

"C'est en raison de notre émouna que le machia'h viendra et de notre bita'hon continu malgré des déceptions constantes ... Normalement, une personne qui est déçue encore et encore abandonnerait. Pourtant, mon père et le vôtre, ma mère et la vôtre, nos grands-parents et nos arrière-grands-parents, année après année, lors du Seder de Pessah, ont tous dit : "L'année prochaine à Jérusalem."
Puis vint une autre année, et un autre Seder, et le machia'h ne vint toujours pas. Néanmoins, ils n'ont pas cessé de chanter "L'année prochaine à Jérusalem" ... Et si machia'h ne se matérialise pas [l'année suivante], nous n'abandonnons pas pour autant.

Il faut pour cela de la émouna et du bita'hon. Et si nous demandons à notre génération ce qu'elle peut dire pour elle-même quant à la raison pour laquelle elle mérite la venue de machia'h, nous répondons que nous la méritons pour une seule raison : nous n'avons pas baissé les bras! Nous n'avons pas abandonné!"
[rav Shimon Schwab]

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Tsipita liYéchouva chap.2) explique de même :
"Avec la durée de l'exil, les mérites du peuple juif augmentent et s'accroissent de génération en génération grâce aux mérites ... de leur attente et de leur espoir en la venue du machia'h pendant une si longue période".

-> Le midrach (Téhilim 31,1) rapporte :
"Lorsque les juifs entrent dans leurs synagogues et leurs maisons d'étude de la Torah, ils disent à Hachem : "Délivrez-nous!". Il leur répond : "Y a-t-il parmi vous des justes? Y a-t-il parmi vous des gens qui craignent D.?"
Ils répondent : "Au fur et à mesure que nous passons d'une génération à l'autre, la situation s'assombrit pour nous".
Hachem leur dit alors : "Ayez confiance en Mon Nom et Je vous soutiendrai ... car Je sauverai quiconque à confiance en Mon Nom".

[ainsi, alors que tout nous pousse à baisser les bras, à ne plus espérer de tout cœur la venue du machia'h, c'est notre confiance dans le grand Nom d'Hachem, qui nous redonne la certitude que tout est possible, qu'à chaque seconde la guéoula peut advenir. Et même si nous ne sommes pas des justes, par ce mérite de toujours parvenir à maintenir une forte émouna, nous provoquerons la venue du machia'h.
(il est à préciser qu'attendre le machia'h est une mitsva en soit. On pourrait penser que puisque le machia'h ne vient pas alors cela n'a servi à rien, mais nous ne voyons pas la réalité des choses, et à quel point chaque fois où l'on attend et espère en une Délivrance rapide on impact positivement les choses. Et plus le monde est obscur spirituellement, plus il y a de la tristesse/désespoir, plus cela a de la valeur! )]

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-> Nous n'avons jamais été témoins d'une Délivrance de l'ampleur de celle qui nous est promise à la fin des temps. C'est pourquoi la nature humaine entoure l'idée de machia'h d'un nuage d'incertitude. Cela n'est pas encore arrivé ; comment pouvons-nous savoir que cela arrivera véritablement?
Cette teinte d'incertitude dans notre cœur (on ne croit pas à 100% que cela puisse être une réalité immédiate) est un obstacle majeur à l'accomplissement de notre obligation de désirer de tout coeur la guéoula.

Le concept d'"impossible" n'existe pas dans la pensée d'une personne concernant D. et Ses œuvres.
La Torah illustre cela avec la promesse de D. d'un fils à notre Matriarche Sarah. La Torah (Vayéra 18,12) rapporte sa réponse : "Sarah rit en elle-même disant: "Flétrie par l'âge, ce bonheur me serait réservé! Et mon époux est un vieillard!".
Le midrach (Tan'houma Shoftim 18) explique que Sarah pensait qu'il lui serait impossible d'avoir des enfants à son âge. D. répond à ses doutes dans sa réponse à Avraham : " Est-il rien d'impossible à Hachem? Au temps fixé, à pareille époque, je te visiterai et Sara serah mère" (Vayéra 18,14).

Le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Vayéra 18,12) explique que, puisque "les actes des ancêtres sont un signe pour nous", la réponse de D. aux doutes de Sarah nous instruit sur notre croyance en la Délivrance.
Comme Sarah, qui se demandait s'il était possible d'avoir un fils après toutes ces années de stérilité, nous pouvons nous aussi nous demander, après l'interminable durée de l'exil, s'il est possible que la Rédemption finale arrive réellement.
La Torah répond : "Y a-t-il quelque chose d'impossible pour D.?".

D. a fourni des signes sur lesquels nous pouvons fonder notre conviction. On peut déjà voir les nombreux signes prophétiques de la guéoula qui sont apparus au cours du siècle dernier.
Le 'Hafets 'Haïm (Likouté Halakhot - fin Sotah) écrit :
"Il est certain qu'à notre époque, lorsque nous voyons que tout ce que nos Sages ont écrit dans la michna de Sotah (49a), ainsi que tous les signes de la fin des temps énumérés dans le pérek 'hélek (guémara Sanhédrin 98a) ... se sont réalisés, alors nous devons certainement attendre [et espérer] la venue de machia'h."