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Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel

+ Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel :

"Il y avait à Shoushan, la capitale, un juif nommé Mordé'haï, fils de Yaïr, fils de Shimi, fils de Kich, un Benjaminite" (Esther 2,5).

-> Lorsque des personnes en détresse s'adressaient au rav Steinman pour lui demander ce qu'elles pouvaient faire afin de susciter la miséricorde divine, il leur répondait qu'elles devaient travailler sur les midot de 'hessed et de ra'hamim (trait de caractère de bonté et de miséricorde).

Cela est conforme à la réflexion suivante du Gaon de Vilna (citée dans le sidour, sur la bénédiction de la téchouva dans la Amida).
Nos Sages (Méguila 12b) disent que Mordé'haï était appelé "fils de Kich" (bén kich) parce qu'il frappait (ikich) aux portes de la miséricorde et qu'elles s'ouvraient pour lui.
Comment a-t-il frappé aux portes de la miséricorde? La réponse se trouve dans l'explication de nos Sages (Shabbat 151b) sur le verset : "Il te donnera l'attribut de la compassion, te montrera de la compassion et te multipliera" (Réé 13,18) = "de cela, nous apprenons que quiconque fait preuve de compassion envers les créatures reçoit la compassion du ciel."
Le Gaon de Vilna d'expliquer : Hachem a créé deux portes, l'une au ciel et l'autre dans le cœur de l'homme, et lorsque Mordé'haï a frappé à la porte inférieure, en faisant preuve de compassion envers les gens, les portes du ciel se sont ouvertes.

En conséquence, dit le rav Steinman, lorsqu'une personne donne la tsédaka, Hachem ouvre les portes du ciel au-dessus d'elle, et elle mérite la délivrance (à ses difficultés).

L’orgueil = le trône de l’impureté

+ L'orgueil = le trône de l'impureté :

"Lorsque le roi Achashveirosh s'assit sur son trône royal ... il organisa un festin" (Esther 1,2-3)

-> Un vendredi soir, une personne entra dans la maison du rav Steinman et vit que son visage rayonnait. Réalisant que quelque chose brûlait dans le cœur du Roch Yéchiva, le visiteur attendit silencieusement que le rav Steinman commence à parler.
Ses yeux étaient humides de larmes et son visage rayonnait encore plus lorsqu'il dit : "Aujourd'hui, on m'a montré les paroles du Gaon de Vilna au sujet de : "lorsque le roi A'hachvéroch s'est assis sur son trône royal (al kissé mal'houto)".
Il explique que tout comme le "char de la sainteté" a un trône avec des pieds, le royaume de l'impureté a également un trône. Et quels sont les quatre pieds de ce trône?
Ce sont les quatre groupes qui ne méritent pas de recevoir la présence divine : les flatteurs, les menteurs, ceux qui parlent du lachon ara et les moqueurs. Et qu'est-ce que le trône lui-même? l'orgueil!"

Le rav Steinman se tourna vers son visiteur et dit : "Le trône [de l'impureté] lui-même est l'orgueil! L'orgueil! Comme l'orgueil est terrible! C'est la pire mida de toutes!"

Le Gaon de Vilna ajoute que le yétser ara qui siège sur ce trône est la taava, et lorsque le yétser ara parvient à attirer vers une personne les traits nuisibles susmentionnés que sont la flatterie, le mensonge, le lachon ara, en allusion à "le roi s'assit sur son trône royal", et alors "il organise un festin" (assa michté), attirant la taava dans le cœur de la personne.

"Haman dit : "Si tu veux les déraciner (les juifs), déracine le Shabbat et abrège-le, ensuite tu les détruiras"
[midrach Esther raba 7 ]

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-> "Amalek a attaqué Israël simplement parce qu'ils n'observaient pas le Shabbat"
[Zohar 'Hadach - Béchala'h 37b ]

"Esther revêtit les atours royaux" (Esther 5,1).
Quand elle se présenta devant le roi A'hachvéroch et qu'il vit ses vêtements rayonnants à l'image de sa personne, elle lui apparut comme un ange de D., et il s'évanouit.
[Zohar 3,169b]

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-> "Lorsque le roi aperçut la reine Esther" (Esther 5,2).
A'hachvéroch était devenu temporairement aveugle, mais lorsqu'il la vit, il recouvra la vue (Yalkout Shimoni - Esther 1056).

Le festin d’A’hachvéroch

+ Le festin d'A'hachvéroch :

-> "On buvait à volonté, sans aucune contrainte; car le roi avait recommandé à tous les officiers de sa maison de se conformer au désir de chacun" (Esther 1,8)

-> Rachi explique le sens littéral de cette phrase : A'hachvéroch s'est assuré que chaque personne [au festin] soit servie selon ses désirs.

La guémara (Méguila 12a) donne une autre interprétation. Les mots "laasot kirtson ich va'ich" signifient littéralement "selon le plaisir de l'homme et de l'homme", indiquant que le festin était servi selon la volonté de deux hommes. Quels sont ces deux hommes?
Mordé'haï et Haman, dit la guémara. Ils étaient responsables des échansons lors du festin et toutes les boissons étaient servies selon leur plaisir.

Le rav 'Haïm Kanievsky demande : pourquoi Mordé'haï a-t-il accepté de participer au festin d'A'hachvéroch? Après tout, Mordé'haï lui-même avait averti les juifs de ne pas assister au festin (midrach Esther raba 7,13)?

On peut supposer que Mordé'haï a accepté d'aider afin de faire tout son possible pour sauver les juifs, dont il savait que beaucoup assisteraient inévitablement au festin, de toute transgression.
En tant que superviseur des échansons, Mordé'haï était au moins en mesure de s'assurer que le vin et la nourriture étaient casher dans la mesure du possible, afin d'épargner aux juifs toutes les transgressions qu'il pouvait (voir aussi Maharsha, Megillah 12a).

[ la guemara indique que chaque personne se voyait servir du vin provenant de sa province d'origine, et que chaque personne se voyait servir du vin plus vieux qu'elle-même, entre autres choses. Il s'agissait là de luxes que l'on ne trouvait nulle part ailleurs. ]

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+ "Les boissons étaient offertes dans des récipients en or, qui avaient diverses formes" (Esther 1,7)

-> Rachi explique que cela signifie qu'A'hachvéroch a fourni à ses invités des récipients avec de nombreux types (et formes) différents pour leurs boissons.
Mais pourquoi? Ne pouvaient-ils pas tous utiliser le même type de coupe?

-> La guémara (Méguila 12a) indique qu'A'hachvéroch offrait à chaque invité du vin provenant de sa province d'origine.
Rachi explique qu'A'hachvéroch se donnait tant de mal afin d'offrir à chaque invité ce à quoi il était habitué, afin que personne ne se sente contraint ou même mal à l'aise en buvant.

Il est donc logique qu'A'hachvéroch ait également souhaité servir chaque invité dans le type de coupe qu'il avait l'habitude d'utiliser, car différentes cultures sont à l'aise avec différentes coupes, comme l'affirme le midrach (midrach Abba Gurion 1) : "Les Mèdes ne boivent pas dans des fiole, mais plutôt dans des paniers".

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-> Le midrach (Pessikta Zoutrata) déduit de la description des récipients comme étant "divers" dans la Méguila que lors du festin d'A'hachvéroch, les récipients [en or] n'étaient pas réutilisés. Chaque boisson était servie dans un récipient neuf.

Pourquoi était-ce nécessaire?
Le rav 'Haïm Kanievsky explique que ce festin, le festin de sept jours réservés aux habitants de Shoushan? était principalement destiné aux juifs (voir Targoum au verset 5). A'hachvéroch a donc pris un certain nombre de mesures pour s'assurer que les juifs y assisteraient.
Par exemple, il a servi de la nourriture cashère (voir Maharcha - Méguila 12a). De même, il savait que les juifs ne mangeraient ni ne boiraient dans des récipients qui avaient été utilisés par des idolâtres. Il a donc servi chaque boisson dans un ustensile neuf, jamais utilisé.

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-> Nos Sages (Méguila 12a ; Esther raba 2,11) enseignent que les "divers récipients" (kélim chonim) mentionnés dans ce verset étaient des récipients provenant du Temple. Tout comme son prédécesseur, le roi Belthazar (Daniel 5,2-4), A'hachvéroch célébra en utilisant les récipients du Temple pour son usa0ge personnel.
La guémara (Méguila 12a) ajoute que lorsque A'hachvéroch utilisa ces récipients, une voix céleste proclama : "Les précédents [c'est-à-dire Bélthazar et son peuple] ont été détruits à cause de ces récipients, et tu les utilises à nouveau!"

Cependant, alors que Bélthazar a été puni (il a perdu la vie) après avoir utilisé les récipients sacrés, tout comme Vachti, A'hachvéroch semble avoir échappé à toute punition. Pourquoi a-t-il été épargné?

-> Le rav Shlomo Kluger propose l'explication suivante.
A'hachvéroch connaissait les principes selon lesquels Hachem inflige des punitions. Il connaissait le principe suivant : celui qui renonce à ce qui lui est dû [c'est-à-dire qui n'insiste pas pour exiger ce qui lui est dû] est pardonné pour ses fautes (Roch Hachana 17a).
Ainsi, pour se protéger de la punition, A'hachvéroch a accepté de renoncer à son honneur ; il a annoncé que la nourriture et les boissons servies lors du festin seraient également diversifiées : "kirtson ich va'ich", selon la volonté, le plaisir de chacun (verset 8).
Il savait, à juste titre, que ne pas insister pour qu'on obéisse (à sa volonté) lui épargnerait le châtiment divin.

"La lecture de la Méguila a un double objectif : louer Hachem pour les grandes bontés dont Il nous a comblés pendant ces jours, et nous rappeler sans cesse que nous ne devons jamais abandonner l'espoir, ni baisser les bras, quoi qu'il nous arrive pendant les jours difficiles."
[Ktav Sofer - sur Esther 9,28]

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-> Pourim nous enseigne que non seulement Hachem est impliqué dans nos vies et se soucie de nous à tous égards, mais qu'Il organise, manipule et contrôle l'univers afin que Son peuple soit protégé et soutenu chaque fois qu'il a besoin de Lui.
Le rav Tsadok HaCohen de Lublin (Ressissé Layla 9) nous encourage à nous concentrer sur la hachga'ha pratit (providence Divine) d'Hachem dans nos vies (même dans les petites choses).
Plus nous éveillons en nous le fait qu'Hachem est si impliqué dans nos vies, bien que cela nous soit généralement complètement caché, plus cela est une source de grande consolation et de joie.

-> "Hachem, Tu as relevé mon âme du monde inférieur ; Tu m'as préservé ('hiyitani) de ma descente dans la fosse (miyardi bor)" (Téhilim 30,4).
Le Haflaah comprend que le roi David nous enseigne que notre 'hiyout, notre existence même, ne vient pas du fait d'avoir été élevé de la fosse, mais de la "descente dans la fosse elle-même". C'est la prise de conscience qu'Hachem est avec nous même dans les moments les plus difficiles; "Je suis avec toi dans ta douleur", qui nous procure la plus grande joie.
[rav Its'hak Zilberstein - Baé'hi Nafchi - Bamidbar - p.378 ]

-> "Nous serons comme des rêveurs. Alors nos bouches seront remplies de s'hok (rire)" (Téhilom 126,1-2).
L'Alter de Kelm explique que lorsque le machia'h viendra, toutes les souffrances des siècles passés sembleront être un rêve, toutes nos questions trouveront instantanément une réponse et nous serons en paix. C'est le rire ultime, celui qui rit de ce qui nous a autrefois fait pleurer.

Dans le cas de Pourim, toutes les machinations maléfiques d'Haman, qu'il a comploté, ont été réduites à néant, car c'était le plan d'Hachem de retourner chacun de ses complots à notre avantage.
C'est le s'hok de Pourim, tel que défini par vénahafo'h hou, le fait de renverser tous les événements et nous rappeler que même si nous pensons voir (on pensons comprendre ce qui se place), en réalité nous ne savons rien tant qu'Hachem ne nous ouvre pas les yeux.

Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - Pourim - Inyan 9) considère également le s'hok (rire) de Pourim comme une capacité surnaturelle à transformer et à comprendre ce qui était jusqu'alors incompréhensible.
[cela doit nous aider à en venir à piocher dans ce rire ultime, même dans nos moments difficiles (tellement confiant et certain que cela finira pour le bien). ]

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+ Haman = nous faire croire qu'Hachem dort actuellement :

-> Le rav Yonatan David (Inyan 13) enseigne que Haman avait répandu la rumeur selon laquelle, bien que Hachem ait été autrefois puissant, actuellement Il était endormi et ne protégeait plus Son peuple (Méguila 13b).
Cela se base sur les mots "yechno am é'had" (Esther 3,8), qui signifient littéralement "il y a une nation", mais contiennent le mot yachèn, qui signifie "endormi".
Le rav David souligne que nos Sages nous enseignent que derrière le mot "yechno", qui implique la faiblesse ou l'abandon, il se cache le puissant antidote "yéch", qui proclame "mais Il (Hachem) est!".
La source de cette dracha est la déclaration de nos Sages (voir Rachi - Béchala'h 17,8) dit que l'attaque d'Amalek est survenue à la suite de notre moment de doute apparent : "Hachem est-il parmi nous ou non?", qui est formulé par le mot "hayéch" (est-il?)". ( הַיֵּשׁ ה' בְּקִרְבֵּנוּ אִם אָיִן)
L'incapacité du peuple juif à croire qu'Hachem est toujours avec nous a permis à Amalek de nous attaquer en nous raillant et en nous disant que nous avions été abandonnés (voir midrach Chémot raba 26,2).

Parfois, Hachem nous met à l'épreuve pour voir si notre foi est si forte que même lorsque nous sommes endormis dans notre émouna, notre foi transparaît (amour et confiance en Hachem).
Bien qu'à Réfidim, Amalek nous ait attaqués parce que nous nous étions affaiblis dans la Torah, nous avons quitté Refidim après avoir fait une téchouva complète (Rachi - Yitro 19,2).
Au moment de Pourim, Hachem nous a testés de la même manière. Le moment de la rédemption était arrivé, les 70 ans promis étaient écoulés, mais Amalek semblait ascendant. On aurait pu penser que Hachem était endormi (yachen).
Au lieu de cela, Mordé'haï et Esther ont enseigné au peuple juif qu'Hachem est yéch : Il est avec nous, comme toujours, surtout lorsque les choses semblent aller de mal en pis. Les dés sont jetés, le décret a été promulgué, et nous semblons perdus, mais nous sommes néanmoins des amoureux d'Hachem.

C'est là la plus grande source de notre joie de Pourim. Hachem est avec nous quand il y a de la lumière et surtout quand il y a des ténèbres. Il est le D. dont nous disons "lo yanoum vélo yichan" (Il ne dort jamais - Téhilim 121,4).
Même si nous sommes "ad délo yada" (au-delà de notre connaissance), que nous ne savons pas ce qui se passe ni pourquoi cela se passe, tout ce que nous devons savoir, c'est qu'Il sait et comprend (tout est 100 % sous contrôle dans Ses mains, pour notre bien).
C'est l'essence même de notre émouna et de notre bita'hon.

A Pourim, nous cherchons à compléter le nom de quatre lettres d'Hachem (יהוה), qui a été séparé par Amalek.
Chacune des 4 mitsvot de Pourim (lecture de la Méguila, matanot laév'yonim, michloa'h manot, nichté vésim'ha) correspond à l'une des quatre lettres du nom d'Hachem.
Chaque année, nous faisons de notre mieux pour accomplir ces mitsvot aussi complètement que possible, unifiant ainsi de plus en plus le nom d'Hachem.
Finalement, une année viendra où nous achèverons l'unification du nom de Hachem et où nous ferons venir le machia'h.
[rav Moché Wolfson]

Qui a financé la construction du 2e Temple? Haman.
Et qui a donné cet argent? A'hachvéroch.
[Yalkout Chimoni - Téhilim 802]

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-> Tout le festin au début du récit de la méguila avait pour but de célébrer le fait que le Temple n'avait pas été reconstruit (pensant que la date prévue de 70 ans était passée). Et même lorsqu'A'hachvéroch a fait comprendre qu'il souhaitait offrir jusqu'à la moitié de son royaume à sa bien-aimée Esther, il n'y a pas inclus le Temple dedans (Méguila 15b).
Et c'est précisément A'hachvéroch qui a donné l'argent d'Haman afin de pouvoir construire le Temple.

Matanot la’Evyonim suite au machia’h

+ Matanot la'Evyonim suite au machia'h :

-> Le Rambam (Hilkhot Méguila 2,18) déclare qu'à l'avenir, après la venue du machia'h, nous ne commémorerons plus les malheurs et les sauvetages qui ont frappé le peuple juif.
Cependant, Pourim est une exception ; il ne sera jamais aboli, et nous continuerons à commémorer notre salut face à Haman, comme le dit la Méguila (Esther 9,28) : ces jours de Pourim ne doivent jamais cesser parmi les juifs, et leur souvenir ne doit pas disparaître de la mémoire de leurs descendants.

-> On a demandé au rav 'Haïm Kanievsky :
Il est dit (voir Shabbat 151b ; Rambam - Hilkhot Mélakhim 12,5) qu'après la venue du machia'h, personne ne manquera de quoi que ce soit sur le plan matériel.
Si tel est le cas, il n'y aura plus de pauvres ; comment accomplirons-nous la mitsva de Matanot La'Evyonim?
Le rav Kanievsky répondit :
"Afin de permettre à d'autres d'accomplir la mitsva, certaines personnes déclareront probablement que tous leurs biens sont sans propriétaire (hefker). Légalement, elles seront alors considérées comme pauvres, et d'autres pourront accomplir Matanot La'Evyonim en leur offrant des cadeaux.

Bien que donner un cadeau à une telle personne ne semble pas remplir l'objectif de Matanot La'Evyonim, qui est de donner des cadeaux à ceux qui en ont vraiment besoin, en vérité, chaque mitsva, même celles instituées par les Sages, a de nombreuses raisons, dont certaines nous sont connues et d'autres non.
Le but principal de Matanot La'Evyonim est en effet de nourrir les pauvres, mais il existe d'autres raisons, dont nous ne sommes pas conscients, qui peuvent être réalisées tant que nous respectons la lettre de la loi, par exemple en donnant de l'argent à quelqu'un qui a le statut légal de pauvre, même s'il n'est pas vraiment dans le besoin."

Jour le plus propice à nos délivrances

+ Jour le plus propice à nos délivrances :

-> Pourim est un moment propice pour redoubler d'efforts dans l'accomplissement des précieuses mitsvot de ben adam la'havéro. Beaucoup de gens ont trouvé le salut dans les domaines de la santé et des finances après avoir prié à Pourim.
Nos séfarim kabbalistiques affirment qu'à Pourim, une personne peut obtenir plus facilement son salut personnel qu'à tout autre moment de l'année.

La raison pour laquelle Pourim est un jour si propice au salut, est que c'est un moment où une personne peut se renforcer dans une mitsva spécifique très chère à Hachem : la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même.
A Pourim, plus que lors de toute autre fête, nous recevons des mitsvot spécifiques entre juifs, à savoir les mitsvot de Michloa'h Manot et Matanot LaEvyonim (contrairement aux autres fêtes, où nous recevons des mitsvot ben adam la'Makom).
Pour atteindre le véritable objectif des mitsvot de Pourim, à savoir renforcer l'amitié, il faut envoyer des Michloa'h Manot à ceux avec qui on n'était pas particulièrement proche. De plus, si une relation est tendue, montrer à un ami qu'on tient à lui en lui envoyant des Michloa'h Manot pouvait permettre de réparer les liens qui s'étaient effilochés.
[rav Aharon Leib Steinman]