Ne pense pas aux souffrances que tu as déjà endurées, et ne pense pas au pire qui pourrait t’arriver.
Prends une étape à la fois. Concentres-toi à vive [pleinement] l’instant présent.

[rabbi Mendel Futerfas]

[le rav Galinsky dit que nous devons agir de notre mieux pour le futur, mais une fois que cela est du passé nous ne devons pas avoir de remords à ce sujet.
Hachem nous donne le sens de prendre des décisions et nous guide dans la direction que nous devons prendre. De notre côté, nous devons prendre nos précautions et y mettre tous les efforts que nous pouvons.
Mais, une fois que ça eu lieu, la hichtaldout n’existe plus, et nous devons accepter la volonté de Hachem avec confiance. ]

La prière est une des 9 mitsvot qu’une personne peut constamment accomplir.

Il est important de se rappeler que la prière est une mitsva comme n’importe quelle autre.
Chaque fois que nous demandons de l’aide à Hachem, nous sommes crédités d’une mitsva qui va nous fournir un bonheur éternel, indépendamment si nous recevons ou pas ce que nous avons demandé.
[Avoir sa prière répondue est comme un bonus latéral (tout ce que nous demandons n’est pas forcément bon de l’avoir à ce moment)]

Par la prière, nous reconnaissons que nous avons besoin de l’aide de Hachem, que nous sommes incapables de faire quoi que ce soit par nous-même, indépendamment de Lui.

[d’après le Maharam Shick]

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[le plus nous nous tournons vers Hachem en prières, le plus nous témoignons de notre dépendance en Lui, de notre confiance en Lui, et le plus nous accomplissons de mitsvot et nous rendons possible les éventuelles bénédictions qui doivent venir sur nous (prier rend réel ce que D. veut nous donner potentiellement, et qui attend d’être débloquer par notre prière!).
Chaque prière nous rend plus humbles, nous rend plus proches de Hachem, et nous accorde une récompense éternelle!]

« Tel est prodigue de son bien et le voit s’augmenter » (Michlé 11,24)

-> On pourrait penser qu’en aidant autrui financièrement on s’appauvrit, mais selon nos Sages, ce verset nous assure que c’est le contraire : finalement, cela nous apporte davantage que ce que l’on avait avant.

-> Rabbi Yossef Mougrabi, citant le Baal Chem Tov, affirme que ce verset fait également référence à la spiritualité.
Une personne qui consacre beaucoup de temps à enseigner la Torah, à renforcer autrui, à résoudre leurs problèmes, n’aura pas à s’inquiéter de s’appauvrir spirituellement.
En effet, Hachem va lui fournir une aide Divine supplémentaire [qu’il n’aurait pas eu sinon], durant le temps qu’il a pour étudier personnellement.
Au final, cela lui permettra d’avancer et d’avoir plus de Torah à disposition pour donner aux autre.

Le rav Ovadia Yossef (Séfer Ya’hid béDora – chap.5) dit que c’est uniquement par les sacrifices qu’il a fait pour aider autrui qu’il a reçu une aide du Ciel dans son étude de Torah.

[de même que nous aidons autrui au-delà de nos obligations strictes, de même Hachem nous aide en nous donnant au-delà de ce que nous devrions avoir.
De plus, cela ressemble d’une certaine façon à un père qui voit un de ses enfants prendre soin, aider, un autre des ses enfants, et qui va alors le remercier bien au-delà de ce qu’il a pu donner. ]

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-> [Hachem nous dit : ] « Personne n’a fait ma volonté et en a été perdant. »
[midrach Dévarim rabba 4,5 – en adam shoméa li oumafssid]

-> « Une personne ne sera jamais perdante d’avoir réalisée une mitsva »
[Kohélét 8,5 – shomer mitsva lo yéda davar ra]

« Il n’existe pas une seule seconde pendant laquelle Hachem n’agit pas pour l’homme dans son corps ou pour pourvoir à ses besoins »

[Ohr ha’Haïm haKadoch – Michpatim 22,6]

=> Nous devons avoir confiance qu’Hachem ne nous abandonne jamais, pas même 1 seconde, qu’Il espère et a toujours confiance en nous, et cela procure à notre âme une joie immense.

Rabbi Yéhouda dit : Un jour viendra où Hachem fera venir le yétser ara et l’égorgera en présence des tsadikim et des réchaïm.
Le yétser ara apparaîtra aux tsadikim comme une haute montagne, et aux réchaïm comme un cheveu.
Cependant, les uns et les autres pleureront.
Les tsadikim pleureront et diront : « Comment a-t-on pu surmonter cette montagne si haute? »
Les réchaïm pleureront et diront : « Comment n’a-t-on pas pu maîtriser ce simple cheveu »?
[…]
Rabbi Assi dit : Le yétser ara apparaît au début aussi fin que le fil d’une toile d’araignée ; mais à la fin, il apparaît comme la corde épaisse qui tire une charrette.

[guémara Soucca 52a]

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=> Comment comprendre « l’égorgement » du yétser ara aux temps futurs?

-> Il ne faut pas prendre à la lettre les paroles de rabbi Yéhouda : « Hachem égorgera le yétser ara », car la mort ou l’égorgement ne peuvent pas s’appliquer au mauvais penchant.
Il faut plutôt comprendre : Hachem annulera le pouvoir du yétser ara en accord avec l’allusion contenue dans le verset : « J’ôterai le cœur de pierre de leur corps » (Yé’hezkel 11,19).
Ainsi, dans le futur, le yétser ara perdra son pouvoir séducteur.
[Maharcha]

-> Rabbi Yéhouda a intentionnellement exprimé l’élimination du yétser ara par le terme de « ché’hita » (égorgement rituel), au lieu de « bitoul » (annulation de son pouvoir).
Après la ché’hita d’une bête, la partie inconsommable est jetée et l’autre partie, consommée par l’homme, s’élève du niveau animal au niveau de médaber (l’être humain doué de la parole).
De même, après la « ché’hita » du yétser ara, la sainteté enfouie en lui sortira et élèvera le niveau de toute l’humanité.
[Aroukh Laner]

-> Depuis la faute d’Adam et ‘Hava, le bien et le mal se sont liés et mélangés.
Pour les séparer de nouveau, il faut sortir de notre asservissement à ce monde-ci, comme le jour de Shabbath.
C’est ce qui se passera lorsque, dans le futur, Hachem « égorgera » le yétser ara, car alors se révélera le peu de valeur de ce monde-ci, donc notre asservissement au monde matériel cessera et c’est le monde à venir qui bénéficiera de toute notre attention.
[rav Dessler – Mikhtav méEliyahou (tome 5, p.96)]

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=> Pourquoi les tsadikim ont-ils pleuré à l’élimination du yétser ara?

-> Les tsadikim ont pleuré en se rappelant les souffrances qu’ils ont enduré durant leur vie dans ce monde-ci pour maîtriser leur yétser ara.
[à l’inverse, les réchaïm ont pleuré, car ils ont regretté d’avoir écouté le yétser ara, d’autant plus que le mince obstacle qu’il leur présentait était facile à surmonter.]
[Rachi]

-> Lors de l’élimination du yétser ara, les tsadikim ont compris qu’il avait un rôle utile dans le monde (dans béréchit, Hachem désigne le mauvais penchant : « tov méod » : éminemment bien), puisque les tsadikim qui ont su lui résister ont acquis leur monde futur.
Les tsadikim pleurent donc son élimination, car les tsadikim ne pourront plus tirer « profit » de sa présence.
[Maharcha]

-> Les tsadikim ont compris, à cet instant, que ce n’est pas par leurs seuls efforts qu’ils ont pu vaincre les sollicitations du yétser ara, mais ils ont été aidés en cela par Hachem ; sans cette aide, ils n’auraient jamais pu vaincre le yétser ara.
Les tsadikim pleurent donc parce que la récompense reçue dans le Ciel sera inférieure à celle qu’ils auraient méritée s’ils avaient agi sans l’aide d’Hachem.
[‘Hida – Maréit Ha’aine]

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=> Pourquoi le yétser ara est-il vu soit comme une montagne (pour les tsadikim), soit comme un fil (pour les réchaïm)? Comment comprendre une vision différente chez les uns et les autres?

-> Au fur et à mesure que le tsadik résiste aux séductions du yétser ara, ce dernier se renouvelle chaque jour et s’acharne avec plus de vigueur sur ce tsadik, sans pourtant réussir à le soumettre.
Ainsi, le yétser ara apparaît aux tsadikim grand comme une montagne, selon le principe (guémara Soucca 52a) : « Plus le niveau d’une personne s’élève, plus son yétser ara grandit ».
Par contre, le yétser ara n’attaque pas le racha avec vigueur, mais faiblement, car ce dernier cède facilement à ses tentations. Chez eux, le yétser ara leur apparaît mince, comme un cheveu.
[Rif – dans le Ein Yaakov]

-> Le Maharcha enseigne :
– les tsadikim ont une vision à long terme : ils sont capables de voir dès le début ce qu’il leur adviendra à la fin [après leur mort], s’ils ne lui résistent pas.
Le yétser ara leur apparaît donc, dès le début, comme une montagne ou comme une corde épaisse, et c’est pourquoi ils demeurent vigilants.
– les réchaïm, au contraire, ont une vision à court terme : ils ne voient le yétser ara que tel qu’il se présente à eux au début, sous l’aspect d’un cheveu ou d’un fil de toile d’araignée, et c’est pourquoi ils trébuchent [le considérant tellement à la légère, comme quasi inexistant!].
[Maharcha]

-> Le yétser ara ne nous pousse pas directement à faire une grande faute, car il sait que nous ne le ferions pas. Ainsi, il nous convainc de faire une petite déviation, petite comme un fil d’un cheveu, au point que nous ne remarquons rien de spécial.
Un tsadik diffère du racha par le fait qu’il voit dans le futur, et pour un tsadik cette baisse spirituelle de l’épaisseur d’un cheveu apparaît comme une haute montagne.
Il sait que le yétser ara procède par étape : une petite chose aujourd’hui, puis une autre demain, jusqu’à lui demander de servir des idoles (guémara Shabbath 105).
Le tsadik a déjà cette faute de la taille d’une montagne, dès la vision du 1er déclin de l’épaisse d’un cheveu.
[rapporté par la rabbanité S. Feldbrand]

L’Alter de Kelm enseigne : « Quelle est la différence entre un tsadik et un racha? C’est la capacité à se représenter des choses dans son esprit comme si elles étaient réelles. »
[cela va à l’encontre de ce que veut notre yétser ara : « Ne te poses pas trop de question. Profites! On verra plus tard! »]

-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou – tome.5,p.258-259) écrit :
Au début, notre travail sur le plan spirituel est facile, car les forces d’opposition du yétser ara sont faibles et se présentent comme un simple cheveu.
Malgré cette facilité de progression, le racha désespère dès le début, avec des propos insensés : « Je ne réussirai jamais dans l’étude et la pratique de la Torah ; je ne pourrai jamais progresser ».
Le racha doit savoir qu’il n’a pas encore commencé son travail et qu’il se tient toujours devant un obstacle aussi facile à surmonter que l’épaisseur d’un cheveu.

Par contre, c’est le tsadik qui progresse chaque jour et surmonte les obstacles de plus en plus difficiles dressés par le yétser ara, qui aurait dû désespérer devant les difficultés grandissantes qui se présentent à lui, comme une montagne.
Cependant, il ne désespère pas et continue de progresser et de maîtriser cette haute « montagne ».

[le tsadik prend chaque jour comme étant le dernier, s’y investissant à fond, ne repoussant pas à plus tard.
Au final dans sa vie, il accomplit énormément de petites actions, à l’image d’un cumul d’une telle quantité de cheveux qui forme une montagne!]

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=> Les allusions d’après le Ben Ich ‘Haï :

-> L’homme (guéver – גבר) a pour valeur numérique : 205.
Le bateau (séfina – ספינה) a la même guématria : 205.
C’est pourquoi, l’homme doit se considérer dans ce monde comme un bateau au milieu des vagues de l’océan qui l’entourent, symbolisées par le yétser ara.
De même que les vagues permanentes cherchent à engloutir le bateau, le yétser ara cherche à engloutir l’homme.
Le tsadik, conscient de ce danger quotidien, demeure vigilant.
C’est pourquoi le yétser ara est vu par le tsadik comme une montagne (ar – הר) de guématria : 205, en allusion au bateau (en danger) de même valeur numérique.

-> Le racha verra le yétser ara, comme un cheveu (séara – שערה), dont les lettres hébraïques sont les mêmes que : racha’a (racha au féminin – רשעה), réarrangées dans un ordre différent.
En effet, la nature féminine du racha indique qu’à l’image de la femme qui engendre des enfants, chez le racha une faute engendre une autre faute (avéra govéret avéra).

-> Dans la suite de cette guémara (Soucca 52a), il est rapporté les 7 noms qu’à le yétser ara : ra (mauvais), arél (fermé de cœur), tamé (impur), soné (ennemi), mikhchol (obstacle), éven (pierre), tséfoni (caché).
Selon le Ben Ich ‘Haï, les lettres initiales des 7 noms hébraïques du yétser ara (ר ע ט ש מ א צ) totalisent la guématria de : 710
Or, l’expression : ra mét (רע מת – le mal disparaîtra) a la même guématria de : 710.
Il y a donc dans les 7 noms du yétser ara, aux 7 facettes (avec lesquelles il trompe l’homme), une allusion au fait qu’il sera éliminé dans l’avenir.

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=> Comment comprendre la comparaison du yétser ara avec un fil d’araignée ou une corde épaisse?

-> Selon le Maharcha (guémara Sanhédrin 99b) :
Il est facile de « déchirer » (d’éliminer), au début, une seule transgression (avéra) autant qu’il est facile de couper un fil de toile d’araignée.
Par contre, à la fin, un grand nombre de transgressions accumulées par un homme sera très difficile à éliminer, de même qu’il est difficile de vouloir couper un enroulement de fils qui constituent une corde épaisse.

-> Le Birkat Aharon (chap.131) enseigne :
Le yétser ara a l’habitude de se comporter ainsi :
– avant que l’homme ne commette une transgression, le yétser ara amoindrit la gravité de la avéra aux yeux de cet homme, afin qu’il tombe dans le piège et transgresse ;
– après que l’homme ait transgressé, le yétser ara grandit aux yeux de cet homme la faute commise, afin que l’homme perde tout espoir et n’envisage pas la téchouva.

C’est à ce comportement du yétser ara que fait allusion rabbi Assi lorsqu’il parle d’un fil fin au début et d’une corde épaisse à la fin.

Lorsque nous ne sommes pas stricts sur la façon dont Hachem se comporte avec nous, alors de la même façon Hachem ne sera pas strict en agissant à notre égard, et ce ni dans ce monde, ni dans le monde à venir.

[rabbi Moché de Kobrin]

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[plus on a confiance en D., en étant constamment persuadé qu’Il nous comble de ce qu’il y a de mieux pour nous, alors plus Hachem se comportera de façon cool, avec une grande largesse avec nous! ]

A Yom Kippour, le Cohen Gadol dit 10 fois le nom Divin (יהוה – écrit הויה – havaya).
La guématria de ce Nom Divin est de 26. [10*26 = 260].

Puisque nous avons 2 yeux, la guématria de 2 fois : « ayin » (un œil – עין) est de 260.
Cela implique que lorsqu’on est vigilant avec nos yeux, alors on est comparable au Cohen Gadol le jour de Kippour.

[rav Elimélé’h Biderman]

Tout celui qui doute que même un seul grain de sable doit être ailleurs que précisément là où il est, est un hérétique qui doute de la providence personnelle de Hachem.
 
[rabbi Sim’ha Bunim de Pshis’cha]

Tout celui qui aime la terre d’Israël est également aimé par la terre [d’Israël].
[rabbi Yé’hezkiel Halberstam]
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-> « Éloigne-toi de ton pays … et va au pays que Je t’indiquerai » (Lé’h Lé’ha 12,1)
Le commandement de résider en terre d’Israël en est un important, au point que c’est le 1er commandement qui a été décrété à un juif.
[rabbi Méïr d’Ostrovtze]
L’amour d’un juif est plus grand que l’amour de D., car même Hachem aime chaque juif.
Ainsi, tout celui qui aime les juifs aime les bien-aimés de D.
[rabbi Chnéour Zalman de Liadi]
-> Lorsqu’on aime les juifs, on aime aussi Hachem, car chaque juif a en lui une partie Divine.
En aimant cette part [présente dans un juif], il va de soi que nous aimons la totalité [Hachem].
[Baal Chem Tov]
-> Tout [juif] est un « enfant unique » au yeux de Hachem.
[rabbi Shalom Dov Ber de Loubavitch]
-> Aimer un juif est équivalent à aimer Hachem.
Lorsque vous aimez les parents, vous aimez également leurs enfants.
[Baal Chem Tov]
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-> J’espère pouvoir aimer le plus grand tsadik juif autant que Hachem aime le plus grand racha juif.
[rabbi Chlomo de Karlin]
-> Non seulement celui qui déteste une autre âme est appelé un racha, mais quelqu’un qui se déteste lui-même est aussi appelé un racha.
[rabbi Ména’hem Mendel de Kotzk]