La prière

+ La prière :

=> A quoi sert une prière si Hachem a déjà décrété qu'une mauvaise chose devait nous arriver? Comment peut-elle changer le décret?

-> Le Séfer haIkarim explique :
La prière ne change pas le décret, mais elle va changer la personne qui l'a dite.
Lorsque l'on prie avec intention, nous sommes élevés.
Nous ne sommes plus la personne que nous étions avant de prier, car nous sommes alors quelqu'un qui apprécie pleinement le fait que tous nos besoins sont dans les mains d'Hachem.
Maintenant que nous nous sommes transformés [en un être supérieur appréciant davantage sa totale dépendance à D.], alors le décret devient nul, car il était adressé à "l'ancien" nous-même. [cette personne n'habite plus à cette adresse!]. Et il n'y a jamais eu de décret sur le "nouveau" nous-même.

-> Rachi (guémara Béra'hot 6b) enseigne que la prière fait partie des choses qui se tiennent au sommet du monde (dévarim chéom'dim béroumo chel olam), mais que les gens traitent avec légèreté. Dans ses mots : "la prière qui s’élève jusqu’au ciel".
L'Alter de Kelm (Ohr Yé'hezkel) interprète : "des choses qui se tiennent au sommet du monde" = "quelque chose qui peut amener [une personne] au sommet du monde".
C'est le pouvoir de la prière : élever et transformer une personne.

-> Le Kouzari écrit que le force de la prière est si grande que si nous prions comme il le faut, nous nous transformons d'un être matériel (gachmi) en un être spirituel (rou'hani).
Nous ne sommes plus une personne qui est gérée par sa partie physique. Notre âme (néchama) devient la principale force motrice de notre vie.

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-> "La téchouva, la prière et la tsédaka annulent la rigueur du décret" (guémara Roch Hachana 16b)

=> D'une certaine façon, on voit un point commun entre la téchouva et la prière : cette capacité à devenir une nouvelle réalité!
Ainsi, même si on est descendu plus bas que bas dans notre vie, même si rien ne va comme il faut, lorsque nous investissons tout notre cœur dans la prière on devient un nouvel être, qui est alors apte à recevoir toutes les bénédictions divine.
Le yétser ara fait que l'on aborde avec légèreté la prière (ex: c'est toujours le même texte! Qui suis-je pour que Hachem m'écoute!), et c'est à nous de sans cesse se renforcer pour lui accorder son importance (selon nos Sages : "la prière fait partie des [rares] choses qui se tiennent au sommet du monde"!).

Puisqu'un juif possède cette arme surpuissante (la prière), il ne doit jamais désespérer, mais plutôt se vider de ses "inquiétudes" dans ses moments de prière, et le restant du temps être serein et confiant en son papa Hachem.

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-> La guémara (Béra'hot 6b) dit : il y a des choses qui se tiennent au sommet du monde mais que les gens traitent à la légère.
Rachi explique que cela fait référence à la prière.
Le rav Shmouël Felder dit que les gens n'apprécient pas le pouvoir phénoménale de la prière. En effet, nous ne réalisons pas que nos prières peuvent vraiment nous aider, ainsi que les autres juifs dans le monde.

-> On a demandé une fois au Steïpler si l'on devait prier pour une personne qui avait une maladie incurable. Cela semble une perte de temps!
Le Steïpler a répondu : "Tout d'abord, les prières peuvent aider à ce qu'elle ait moins de douleur. Egalement, les prières peuvent lui permettre de vivre un peu plus longtemps".
Il a donné une 3e raison : même si les prières ne l'aide pas lui, elles peuvent aider d'autres malades dans le peuple d'Israël. Aucune prière n'est perdue!

[même si le décret de mort était non modifiable, même par les prières, chaque prière a une utilité énorme en octroyant des mérites après la mort de cette personne. Puisque sa maladie a provoqué des prières, des bonnes actions, de la téchouva, ... il en reçoit des mérites qui vont l'accompagner dans son éternité. [il y a pas de meilleur cadeau à lui faire!]
(ex: par la prière on a sauvé un autre juif de la mort, alors il a une récompense d'avoir sauvé la vie d'une personne).
Même si on ne se rend compte de rien (yétser ara oblige), n'oublions pas que le Steïpler affirme : Aucune prière n'est perdue!]

Les bénéfices causés à l’homme par l’étude de la Torah

+ Les bénéfices causés à l'homme par l'étude de la Torah :

-> Le Gaon de Vilna (Chénot Eliyahou sur Péa 1,1) écrit : "Il faut apprécier considérablement l'étude de la Torah, parce que chaque mot est une mitsva. Ainsi, celui qui étudie une page de guémara a accompli plusieurs centaines de mitsvot".

-> Le 'Hafets 'Haïm ajoute que chaque mot d'étude de Torah créé un ange qui présentera des arguments en sa faveur.

-> Le Talmud de Jérusalem (Péa 4a) rapporte au sujet de rabbi Bérakhia et de rabbi 'Hiya de Kfat Dé'houmin : l'un disait : "Le monde entier ne vaut pas une parole de Torah".
Cela signifie que si on propose à un homme, soit toutes les richesses du monde et les fonctions importantes, soit l'étude d'une parole de Torah, celui lui vaut la peine de choisir l'étude de la Torah, parce que la récompense qu'il recevra dans le monde futur est plus importante que tous les plaisirs de ce monde.
Un homme d'un niveau plus élevé se rendra compte, à une échelle supérieure, que l'accomplissement de la volonté divine et l'attachement à Hachem réalisés par une parole de Torah valent bien plus que tous les plaisirs de ce monde.
Cette citation du Talmud de Jérusalem fait référence à une parole de Torah, il est évident que cela s'applique de façon bien plus intense lors d'une session d'étude, car on apprend à chaque fois de nombreux enseignements.

-> Le rav Yaakov Adès enseigne : ces éléments doivent nous inciter à étudier : en effet, lorsqu'un homme réfléchit à son avenir, il décidera plus facilement de s'adonner à l'étude de la Torah s'il en connaît les bénéfices.
D'autre part, un homme qui ne peut pas se consacrer entièrement à l'étude, mais qui a un moment de libre, sera incité à étudier s'il est conscient qu'en peu de temps, il accomplit une multitude de mitsvot de grande importance.

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - chap.9) écrit : "L'étude est une mitsva positive de la Torah, comme il est dit : 'Vous les apprendrez et vous les garderez pour les accomplir'.
L'homme a été essentiellement créé pour étudier la Torah, selon l'affirmation de la guémara (Sanhédrin 99) : L'homme a été créé pour œuvrer, il s'agit de l'étude de la Torah, comme il est dit : 'Ce livre de la Torah ne se retirera pas de ta bouche'."

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Tout juif désire combler son Créateur de satisfaction. Ainsi, plus on sera conscient que l'étude de la Torah est le but essentiel de la création, plus on sera incité à étudier.

Celui qui désire s'attacher à Hachem et qui est conscient que l'étude de la Torah est le but essentiel de la création, comprendra que c'est l'étude qui permet l'attachement à Hachem le plus intense et qui engendre la plus grande récompense.

Il est évident que lorsqu'on affirme que l'étude est le but essentiel de la création, il s'agit d'étudier et de mettre en pratique ce qu'on a étudié.
En effet, on rapporte au nom du 'Hazon Ich que le but essentiel de l'homme dans ce monde est de vivre en toute sainteté, et que le moyen d'y parvenir est d'étudier.
De plus, l'homme doit être conscient que même s'il traverse une période de faiblesse spirituelle, il ne doit pas négliger l'étude de la Torah : au contraire, il doit étudier de toutes ses forces et cela l'aidera à s'attacher à nouveau à Hachem.

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-> Le Zohar (dans son introduction rapportée par le Néfech ha'Haïm - 4e partie chap.15) écrit : "C'est une mitsva de fournir des efforts quotidiens dans l'étude de la Torah. Lorsque l'homme étudie, son âme se perfectionne au point de devenir une autre âme plus pure, et il devient comparable à un ange sacré".

Le rav Yaakov Adès explique :
Tout celui qui comprend cette notion devrait déborder d'enthousiasme pour étudier la Torah de toutes ses forces, puisque tout juif désire s'élever, se rapprocher d'Hachem, devenir plus spirituel, transformer son essence en une essence plus pure, et que s'il connaissait la voie pour y parvenir, il serait prêt à s'y investir de toutes ses forces.
La voie est toute tracée devant nous, puisque l'étude de la Torah purifie l'âme et lui permet de s'élever de plus en plus et de s'attacher à Hachem.

Cependant, certaines personnes ont du mal à renforcer leur enthousiasme pour étudier parce que la transformation opérée par l'étude n'est pas apparente.

L'homme doit donc s'habituer à comprendre que la valeur spirituelle n'est pas ce qui apparaît à l'œil nu.
En effet, le 'Hazon Ich (Emouna ouBita'hon) écrit qu'il arrive qu'un homme ait pratiquement atteint le niveau des anges, sans qu'on puisse discerner de différence entre lui et son entourage.
Le véritable niveau ne peut être jaugé que dans l'intériorité.
Tous les commentateurs affirment que les prophètes se trouvaient à un niveau indescriptible ; néanmoins, on trouve dans le livre Méla'him que la Chounamit a remarqué que le prophète Elicha était un homme saint parce qu'une mouche ne s'était jamais approchée de sa table, ce qui prouve qu'en dehors de ce signe révélateur, le niveau spirituel exceptionnel du prophète était totalement dissimulé.

Cela ne signifie pas qu'il faut cacher ses actes afin de dissimuler absolument son niveau élevé. Bien que la discrétion soit une attitude positive, le livre 'Hovot haLévavot précise qu'une telle conduite peut être néfaste : par exemple, si un homme prie moins longtemps qu'il ne le désire afin de ne pas se faire remarquer, il peut en venir à baisser de niveau.
Lorsque nous affirmons que le niveau spirituel n'est pas toujours apparent, c'est pour qu'on ne se dise pas : "Il ne sert à rien de continuer à progresser, puisque je ne remarque aucune différence".
Il est possible de s'élever bien au-delà de son niveau antérieur, sans que cela se remarque extérieurement.

Cependant, il arrive souvent que l'homme ait du mal à se consacrer à l'étude de la Torah, parce que non seulement personne ne remarque sa progression, mais qu'en plus, il ne ressent en lui-même aucune transformation majeure.

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-> Le 'Hafet 'Haïm écrit : une peau d'animal à l'état brut n'a aucune sainteté. Par contre, si on la tanne dans l'intention d'y écrire un Séfer Torah et qu'on y inscrit les paroles des la Torah, elle acquiert une sainteté extraordinaire.
Il est donc évident que celui qui étudie la Torah fait acquérir à son cerveau et à toute sa personne un niveau de sainteté extraordinaire.
En effet, pour un Séfer Torah, les paroles de Torah sont uniquement inscrites sur le parchemin, tandis que la Torah pénètre à l'intérieur du cerveau humain.
Ainsi, la différence entre un homme avant qu'il n'étudie et après son étude est comparable à celle qui existe entre un morceau de peau et un Séfer Torah.

Il est vrai que tout juif est doté d'un certain niveau de sainteté par le simple fait d'être juif, même sans qu'il étudie la Torah. Néanmoins, la différence entre son niveau de sainteté avant qu'il n'étudie et après son étude est aussi grande que celle qui existe entre un morceau de peau et un Séfer Torah.

De plus, même un homme qui a déjà étudié la Torah peut atteindre un niveau supérieur de sainteté considérablement supérieur s'il poursuit ses efforts.

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-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 4e partie chap.18) écrit :
"Celui qui se soumet au joug de la sainte Torah de façon désintéressée s'élève au-dessus de toute contingence matérielle, et Hachem lui accorde une Providence divine surnaturelle.
Puisqu'il s'attache à la Torah et à Hachem, qu'il se sanctifie par la sainteté suprême de la Torah qui est plus élevée que tous les mondes et qui fait vivre et exister toutes les forces naturelles, cet homme fait tout exister et se trouve au-delà de tout, c'est pourquoi Hachem agit avec lui de façon surnaturelle".

-> Le rav Yaakov Adès explique :
Cela signifie que celui qui étudie la Torah de façon désintéressée jouit d'une aide divine surnaturelle.
Cela n'est pas toujours visible parce qu'Hachem accomplit parfois des miracles qui ont l'air naturel.
[Il semble de ces paroles du Néfech ha'Haïm que cette aide divine surnaturelle ne concerne pas seulement le succès dans l'étude, mais également d'autres domaines]

Le fait que cette aide divine surnaturelle soit accordée uniquement à ceux qui étudient la Torah de façon désintéressée ne doit pas décourager l'homme : lorsqu'on parle d'étude désintéressée, il ne s'agit pas d'un attachement suprême et d'un niveau particulièrement élevé difficile à atteindre ; il s'agit simplement d'étudier afin de comprendre la Torah et pas par intérêt personnel, comme la poursuite d'honneurs.

Cependant, il est évident que lorsque l'homme étudie dans l'intention de combler son Créateur de satisfaction et que son étude provient d'un sentiment d'attachement à Hachem, il se trouvera à un niveau bien plus élevé et même son étude se situera à un niveau supérieur.
En effet, bien que le Néfech ha'Haïm ait écrit que s'attacher à la Torah revient à s'attacher à Hachem puisque la Torah représente la parole divine, il en existe de nombreux niveaux.
Le Néfech ha'Haïm y fait lui -même allusion lorsqu'il explique en détail les diverses catégories d'attachement à Hachem : il affirme que celui qui craint Hachem doit essayer d'atteindre le niveau le plus élevé lorsqu'il prie, ou au moins à certains moments de la prière, et ajoute qu'il faut également s'y efforcer lorsqu'on étudie la Torah.
Néanmoins, en ce qui concerne le mérite de l'étude désintéressée, comme une aide divine surnaturelle, le Néfech ha'Haïm précise explicitement qu'il n'est pas nécessaire d'atteindre un niveau particulièrement élevé pour la mériter et qu'il suffit d'étudier dans l'unique intention de comprendre la Torah, sans intérêt personnel.

Si, en plus du niveau de désintéressement le plus simple, quelqu'un étudie avec des intentions pures, par exemple : l'intention de combler son Créateur de satisfaction, d'augmenter le nombre de mérites d'Israël, de contribuer à la délivrance du peuple d'Israël, d'apprendre afin de pouvoir transmettre ou de savoir comment accomplir les mitsvot, il est évident que le niveau de son étude en sera rehaussé.

Comment avoir la crainte d’Hachem?

+ Comment avoir la crainte d'Hachem (d'après le Ram'hal) :

-> Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.25) explique que le moyen pour acquérir la crainte d'Hachem au plus haut niveau est de réfléchir à 2 notions :
1°/ la présence d'Hachem en tout lieu dans le monde ;
2°/ le fait qu'Il voit tout et que rien ne Lui est caché, ni les sujets importants, ni les sujets de moindre importance.

C'est ce qui est écrit : "La terre est emplie de Sa Gloire" (Yéchayahou 6,3) ; "J'emplis le ciel et la terre" (Yirmiyahou 23,24) ; "Qui est comme Hachem ... Qui réside dans les hauteurs et Qui abaisse Son regard vers le ciel et la terre" (Téhilim 113,5-6) ; "Hachem est élevé, mais il voit celui qui est rabaissé ; bien qu'il soit haut, Il punit de loin" (Téhilim 138,6).

Celui qui prend conscience qu'il se tient face à Hachem en tout lieu où il se trouve, craindra constamment que ses actes ne soient pas dignes de la Présence Divine.
C'est ce que les Sages ont dit : "Sache ce qui se trouve au-dessus de toi : un œil qui voit, une oreille qui entend, et le fait que tous tes actes sont inscrits dans un livre" (Pirké Avot 2,1).
Puisque Hachem surveille tout, qu'Il voit et qu'Il entend tout, il est évident que chaque acte a des conséquences et qu'ils sont tous inscrits dans un livre, pour le bien comme pour le mal.

Des notions aussi abstraites ne peuvent prendre forme dans le cerveau humain qu'à condition d'y réfléchir sérieusement. Et même lorsque l'homme est parvenu à les représenter à ses yeux, il devra continuer à les méditer pour éviter qu'elles ne le quittent.
Ainsi, de même que la réflexion est le moyen d'acquérir constamment la crainte d'Hachem, cette crainte quittera celui qui n'y réfléchit pas, que ce soit volontairement ou suite à des contraintes.

La prière = s’attacher à Hachem par la pensée

+ La prière = s'attacher à Hachem par la pensée (par le rav Yaakov Adès) :

-> S'attacher à Hachem par la pensée est une grande mitsva, dont le moment le plus propice est celui de la prière ...

Certains s'imaginent que l'attachement à Hachem est uniquement un sentiment de proximité ; en réalité, cet attachement engendre non seulement une intensité du lien entre Hachem et l'âme, mais aussi une augmentation du flux de luminosité divine sur cette âme ...

Dans ce monde, une action permet d'attacher 2 objets, par exemple des clous plantés à l'aide d'un marteau permettent d'attacher 2 planches.
De même, il est possible de joindre l'âme à Hachem par une certaine forme de liaison, et l'action qui permet cette jonction est l'attachement à Hachem par la pensée.
Bien que nous ne puissions pas appréhender l'essence d'Hachem, la conséquence de cette jonction est un flux de spiritualité sacrée qui se déverse dans l'âme.
Par conséquent, la fusion de la pensée avec Hachem n'est pas seulement une notion intellectuelle ou sentimentale ; c'est une réalité parce qu'au moment où l'homme s'unit à Hachem par sa pensée, il se rapproche d'Hachem par un véritable lien spirituel.

Bien que ce lien soit entièrement spirituel, c'est une réalité concrète et pas seulement un sentiment, tout comme les anges existent concrètement bien qu'ils soient spirituels et dépourvus de corps.

Même sans un tel attachement, l'âme de tout juif est liée à Hachem et bénéficie de Son éclat ; néanmoins, l'attachement à Hachem par la pensée intensifie considérablement ce lien ...

Il faut savoir que cet attachement à Hachem est très difficile à acquérir ; c'est pourquoi il faut simplement s'efforcer de prier et de se concentrer sur la signification des mots, et l'attachement à Hachem viendra par lui-même ...

Le Ram'hal (Adir baMarome) écrit que l'attachement à Hachem par la pensée permet d'expier les fautes, parce que la jonction de l'âme à son Créateur purifie l'âme de ses péchés. Néanmoins, cela ne signifie pas qu'il n'est pas nécessaire de se repentir et de veiller à éviter toute faute ; même celui qui prend garde de ne pas commettre de fautes et qui se repentit a toujours besoin de se perfectionner, et l'attachement à Hachem l'aidera dans ce domaine ...

Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 4e partie) précise que pendant les sessions d'étude de la Torah, il n'est pas nécessaire de se joindre à Hachem par la pensée [tandis que la prière est le travail du "cœur", de l'intention (pensée) ] : puisque la Torah représente la parole divine, celui qui l'étudie s'attache automatiquement à Hachem.
Néanmoins, bien qu'on ne soit pas tenu de s'attacher à Hachem pendant l'étude, celui qui y parvient atteint un niveau encore plus élevé.

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-> Un des fondements du concept de la prière est la prise de conscience qu'Hachem est bienveillant, qu'Il écoute nos requêtes et qu'Il vient à notre aide.
Les commentateurs écrivent qu'aucune prière n'est vaine et qu'Hachem exauce les requêtes de tous les juifs.
[rav Yaakov Adès]

Comment éviter le découragement dans l’étude de la Torah?

+ Comment éviter le découragement dans l'étude de la Torah?

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
De nombreuses personnes ne se consacrent pas à la Torah, car elles s'en considèrent incapables, ou elles considèrent que n'ayant pas de long moments à y consacrer cela ne sert à rien d'étudier pour une brève période.

Cette approche est fondamentalement fausse pour plusieurs raisons ;
- 1ere raison :
Il est écrit dans la guémara (Sanhédrin 99) que lorsque l'homme fournit des effort d'un côté, la Torah lui vient en aide d'un autre côté ; Rachi explique que la Torah se rend chez Hachem et Lui demande de révéler à l'homme des interprétations supplémentaires de Torah.
Lorsque la Torah prend ainsi le parti de l'homme, celui-ci réussit dans son étude de façon miraculeuse, puisque s'il s'agissait d'un succès naturel, la Torah n'aurait pas besoin d'implorer Hachem.
[il semble d'ailleurs que la Torah demande à Hachem d'améliorer non seulement sa compréhension de la Torah, mais également sa capacité d'assiduité, parce ces 2 facettes dépendent de l'unification de la luminosité de la Torah avec celle de l'âme humaine.]

=> Ainsi, celui qui se décourage en pensant qu'il n'a pas les capacités de réussir fait erreur dans son raisonnement : il évalue ses chances de succès en fonction de ses facultés naturelles, alors que s'il se consacre à l'étude de la Torah, il réussira de façon miraculeuse. Il est donc impossible d'évaluer ses chances de réussite.

- 2e raison :
L'homme n'évalue pas correctement ses chances de succès. En effet, la Zohar, le Arizal et le Néfech ha'Haïm affirment qu'il existe plusieurs catégories d'âmes de différents niveaux. Une âme au niveau élevé donne à l'homme une profonde aspiration à étudier la Torah et lui permet de réussir dans son étude.
Il arrive parfois que cette étude fasse mériter à l'homme une part d'âme supplémentaire qui opérera une métamorphose totale de son niveau spirituel.
Ainsi, il est impossible d'évaluer ses chances de succès, car l'homme tient compte de l'âme dont il est doté à présent, alors qu'il est possible qu'il bénéficiera d'une part d'âme supplémentaire qui rehaussera considérablement son niveau.

De plus, le rav 'Haïm Vittal explique au nom du Arizal que l'oubli entraîne un découragement dans l'étude de la Torah ; cependant, il est faux d'y prêter attention parce qu'à l'époque du machia'h, l'homme se souviendra de tout ce qu'il a étudié.
Il ne faut donc pas se laisser décourager par l'oubli pour 2 raisons :
1°/ parce qu'à l'époque du machia'h, on se souviendra de tout ce qu'on a étudié ;
2°/ parce que le fait de se souvenir de son étude à l'époque du machia'h n'est pas simplement une récompense pour ses efforts. En effet, à chaque fois que l'homme approfondit un thème de Torah, la luminosité de cette étude se lie pour toujours avec celle de son âme.
Cette union aurait dû lui permettre de s'en souvenir éternellement ; néanmoins il existe des formes de séparation qui recouvrent la luminosité et empêchent l'homme de se souvenir, cependant elles disparaissent dans le monde futur.
Ainsi, même si on ne se souvient pas de ce qu'on a étudié, on en retire un grand bénéfice parce que les lumières spirituelles qui se sont unies à son âme la réhaussent considérablement ...

Il est écrit dans les Pirké Avot : "Tout celui qui étudie la Torah dans la pauvreté finira par l'étudier dans la richesse".
Le Maharil Diskin explique que cette affirmation ne fait pas seulement référence à la pauvreté matérielle, mais également à un manque de facultés : celui qui s'efforce d'étudier la Torah malgré de faibles capacités connaîtra un enrichissement de ses aptitudes.
[ainsi quelques soient nos capacités (grandes ou petites), si on fait preuve d'assiduité dans la Torah, alors elle seront comme pauvres par rapport à ce qu'on aura au final! ]

Le monde ne peut continuer à exister que grâce à la Torah

+ Le monde ne peut continuer à exister que grâce à la Torah :

-> La guémara (Shabbath 88a) rapporte qu'Hachem a établi des conditions au monde et lui a dit : "Si Israël reçoit la Torah, tu continues d'exister ; et sinon tu reviendras à l'état de tohu-bohu".

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 4e partie, chap.11) explique qu'à part les 5 Livres de la Torah que nous possédons dans ce monde, la Torah représente aussi une essence spirituelle extrêmement sacrée dans les mondes supérieurs.
Depuis la Création jusqu'au Don de la Torah, notre monde et tous les autres mondes existaient grâce à cette essence spirituelle des mondes supérieures ; Hachem accordait au monde tous ses biens par l'intermédiaire de la Torah.

Cependant, depuis le Don de la Torah, les lumières de la Torah qui se trouvent dans les mondes supérieurs ne suffisent plus ; il faut également qu'Israël étudie la Torah, et grâce à l'étude dans ce monde, les lumières supérieures s'intensifient et permettent de maintenir les mondes supérieurs.

Rabbi 'Haïm de Volozhin précise aussi que si personne n'étudiait la Torah dans le monde, ne serait-ce qu'un seul instant, tous les mondes seraient détruits.

Bien qu'Hachem ait formé le monde de façon à ce qu'il y ait constamment des gens qui étudient la Torah et que les mondes ne soient pas détruits, l'abondance de flux divin dépend de la quantité d'étude.
Si nous nous efforçons d'étudier, nous attirons dans tous les mondes une quantité supplémentaires de sainteté, de bénédiction et de lumière.

Le Néfech ha'Haïm rapporte les paroles suivantes de nos Sages : "Les Sages de la Torah sont les piliers du monde, comme il est dit : 'Sans Mon alliance jour et nuit, Je n'aurais pas établi le ciel et la terre'."
"La sagesse bâtit Sa maison : Hachem dit : 'Si l'homme est méritant et étudie la Torah, c'est comme s'il maintenait le monde entier'."
"Hachem dit à Israël : 'Mes fils, étudiez la Torah jour et nuit, et Je considèrerai que vous avez maintenu le monde entier'."
Le Néfech ha'Haïm rapporte encore plusieurs citations des Sages qui illustrent la relation entre l'existence du monde et l'étude de la Torah par le peuple d'Israël.

=> L'homme doit bien comprendre ces notions et les répéter plusieurs fois, car cela l'incitera à apprécier chaque instant d'étude et à comprendre que l'étude vaut bien plus que toutes les occupations les plus importantes de ce monde.
N'est-il pas écrit au sujet de la Torah : "Elle est plus chère que les perles, et tous les objets sont incomparables à elle"?
[d'après le rav Yaakov Adès]

+ "Lorsqu'un juif s'efforce d'accomplir un acte de bienfaisance, même si [finalement] il n'y est pas parvenu, il éveille l'attribut de bienfaisance dans les mondes supérieurs et cela engendre un bénéfice en faveur de tout le peuple juif.
Ainsi, il est impossible qu'un acte de bienfaisance échoue, puisqu'il met systématiquement en activité l'attribut de bienfaisance dans les mondes supérieurs.

Lorsque l'acte de bonté a été réussi, la mitsva et sa récompense sont encore plus grandes".
[d'après le 'Hafets 'Haïm]

L’union entre l’âme et Hachem

+ L'union entre l'âme et Hachem :

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
A chaque fois que l'homme étudie la Torah ou accomplit une mitsva, il bénéficie d'un flux de spiritualité divine et son âme s'attache à Hachem.
[l'inverse est valable en cas de faute]

Certains soutiennent qu'ils ne le ressentent pas du tout, ou pas de façon intense, en particulier lorsqu'il s'agit d'une courte session d'étude.

En réalité, lors de chaque parole de Torah ou de toute mitsva, ce flux divin se déverse de façon intense.
Néanmoins, la présence du corps forme un écran (plus ou moins épais selon les personnes) qui empêche l'âme de ressentir les transformations qui s'opèrent en elle.
Hachem a créé un tel écran afin que l'homme soit confronté à des épreuves : en effet, si chacun ressentait clairement les changements qui s'opèrent dans son âme lorsqu'il accomplit des mitsvot ou commet des fautes (avérot), la notion d'épreuve disparaîtrait dans ce monde.

Après la mort, lorsque l'écran formé par le corps se retire, l'homme se rend clairement compte de l'illumination engendrée par chaque instant d'étude et chaque mitsva : il voit également comment cette lumière a déjà illuminé son âme au moment de l'étude ou de l'accomplissement de la mitsva, et combien elle l'a aidée à d'autres moments de sa vie.
Il arrive d'ailleurs souvent qu'il en ressente les effets positifs durant sa vie, sans savoir à quelle session d'étude ou à l'accomplissement de quelle mitsva ils sont dus.

Cela est comparable à un chirurgien qui opère un homme sous anesthésie locale.
Au cours de l'opération, il demande au patient l'autorisation de couper sans raison quelques centimètres de plus que le strict nécessaire. Un homme sot serait tenté de consentir, prétendant qu'il n'éprouve aucune douleur grâce à l'anesthésie. Mais s'il est intelligent, il refusera, sachant que lorsque l'effet de l'anesthésie s'estompera, chaque centimètre de la cicatrice le fera cruellement souffrir.
De plus, lorsque l'effet de l'anesthésie s'estompe, il se rend compte que la douleur provient d'un acte qui a eu lieu dans le passé.
Il en est de même pour les mitsvot et les avérot (fautes) : leurs effets ne sont clairement ressentis qu'après la mort, quoiqu'il arrive souvent que dans ce monde, l'homme éprouve un sentiment d'élévation suite à l'accomplissement d'une mitsva, qui est différent du sentiment de satisfaction que tout homme éprouve après avoir accompli une bonne action

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-> Le rav Yaakov Adès rapporte que selon certains l'étude de la Torah est le meilleur moyen de se joindre à Hachem, parce que l'âme s'élève et s'attache plus facilement à Hachem.

La récompense au gan eden et le châtiment au guéhinam

+ La récompense au gan eden et le châtiment au guéhinam :

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Il est écrit dans les Pirké Avot : "Une heure de vie dans le monde futur vaut plus que toute la vie dans ce monde".
Les commentateurs expliquent que même si on rassemblait toutes les satisfactions que tous les hommes ont éprouvées dans ce monde depuis la Création jusqu'à la fin des temps, cette intensité de plaisir ne vaudrait pas un instant de jouissance que l'âme ressent dans le monde futur.
D'autre part, il est écrit que même 70 ans de souffrances dans ce monde aussi intenses que celle de Iyov, sont moins pénibles qu'une heure de souffrances dans le monde futur.

La raison en est que la jouissance et la souffrance dans le monde futur sont bien plus intenses que dans ce monde.
Analysons le plaisir et la souffrance de ce monde afin de définir s'ils sont ressentis par le corps ou par l'âme : il est impossible que ce soit uniquement par le corps, puisqu'un cadavre (sans âme) n'éprouve ni satisfaction ni souffrance ; il est également impossible que ce soit uniquement par l'âme, puisque le plaisir (comme la consommation de nourriture, et la souffrance) causée par exemple par un coup, sont ressentis par le corps.
Qu'en est-il donc?
En réalité, le plaisir et la souffrance sont essentiellement ressentis par l'âme ; mais puisque l'âme est entourée du corps, ses plaisirs et ses souffrances se manifestent également en lui.

L'essence des jouissances du monde futur est intrinsèquement différente : elles sont bien plus intenses, parce qu'elles sont éprouvées directement par l'âme débarrassée du corps.
La souffrance causée à l'âme est également plus puissante parce qu'elle la ressent directement.
Ainsi, toutes les sensations sont plus intenses parce qu'elles sont plus directes.

Cela est comparable à un homme qui a commis une faute envers le roi, et ce dernier décide de le punir. Il lui propose de choisir entre 2 châtiments : soit 5 coups de marteau sur sa main, soit 50 coups de marteau sur sa main qui serait préalablement recouverte d'un gant, de façon à ressentir le coup très légèrement.
Il est évident qu'il préférera 50 coups sur sa main recouverte. De même, l'âme à l'intérieur du corps est comparable à la main recouverte du gant, qui atténue les sensations.

Le Ramban (Séfer Torah haAdam - chaar haGuémoul) écrit qu'il existe dans le monde futur une création spirituelle comparable au feu, qui est la racine du feu dans ce monde et qui a la propriété de brûler les âmes.

=> Nous venons d'expliquer que la récompense au gan eden est bien plus intense que les jouissances de ce monde, cependant elle possède en outre la qualité d'être éternelle.
En effet, le Ram'hal écrit que la récompense dans le monde futur n'est pas comme une récompense dans ce monde : lorsque dans ce monde un homme paye le prix d'un objet qu'il a acheté, il est quitte dès qu'il a fini de verser l'intégralité de la somme. Par contre dans le monde futur, même lorsque l'homme a reçu la récompense des mitsvot qu'il a accomplies, il continue à en bénéficier parce qu'elle est éternelle.
De plus, sa récompense augmente de plus en plus, parce que cette récompense spirituelle et sacrée le purifie encore davantage et le fait mériter une récompense supplémentaire.

Il est clair que le niveau suprême auquel il faut aspirer est l'accomplissement des mitsvot et l'abstention de fautes (avérot) par amour et par vénération d'Hachem, et pas par crainte du châtiment.
Néanmoins, il est nécessaire de craindre le châtiment et de prendre conscience de la grandeur de la récompense des mitsvot pour éviter de se laisser entraîner par le mauvais penchant.
L'homme doit savoir qu'on ne gagne jamais à commettre un péché ou à manquer d'accomplir une mitsva, parce que la satisfaction la plus intense dans ce monde n'a aucune valeur par rapport à la récompense la plus élémentaire dans le monde futur.

Etudier la Torah = faire du bien à son prochain

+ Etudier la Torah = faire du bien à son prochain :

-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Il est écrit dans le Zohar et les ouvrages de Kabbala qu'en plus du monde que nous connaissons, Hachem a créé une infinité d'autres mondes et de forces spirituelles supérieures.
Lorsqu'Israël accomplit les mitsvot, ces mondes se construisent et se perfectionnent, et tout le peuple d'Israël bénéficie d'un flux spirituel et matériel.
L'inverse se produit en cas de négligence dans l'étude de la Torah ou l'accomplissement des mitsvot.

L'existence des mondes supérieurs et leur dépendance avec notre monde est l'un des principes fondamentaux de la Kabbala.
De plus cette dépendance s'exerce dans les 2 sens : les actes accomplis par les juifs déterminent le niveau des mondes supérieurs, et le niveau de notre monde dépend de ces mondes supérieurs.

Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.4) explique que c'est cette double interaction qui a provoqué la destruction du Temple : les péchés du peuple juif ayant engendré la destruction du Temple des mondes spirituels supérieurs, des non-juifs ont pu s'emparer du Temple de notre monde et le détruire.

L'exil du peuple juif et la conquête de la Terre d'Israël par les non-juifs se sont produits de la même façon : les péchés du peuple d'Israël ayant altéré les concepts spirituels correspondant à la sainteté de la Terre d'Israël, cette même détérioration s'est produite en Terre d'Israël et elle a été envahie par les non-juifs.

Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.4) ajoute qu'il ne faut pas se dire : "Qui suis-je, pour que mes actes aient une influence quelconque dans le monde?"
Au contraire, il faut prendre conscience que tous les détails de nos actions, de nos paroles et de nos pensées exercent une influence dans les mondes et contribuent au perfectionnement des lumières supérieures.
Ainsi, puisque chaque mitsva exerce une profonde influence dans tous les mondes, l'homme doit s'efforcer d'étudier la Torah et d'accomplir des mitsvot au maximum.

Rabbi 'Haïm de Volozhin écrit également qu'à l'inverse, celui qui prend conscience de l'influence de ses actes craindra d'accomplir des fautes (avérot), car il se rendra compte de leur influence néfaste.

On peut comparer ce concept à un homme installé dans une tour de contrôle de missiles : si, lorsqu'il appuie sur un bouton, il envoie un missile qui touche l'armée ennemie, il aura sauvé tout son pays ; mais s'il se trompe de bouton et envoie un missile dans son pays, il aura tué ses propres soldats.
Lorsqu'on vient le féliciter ou le réprimander pour son action, il pourrait répondre : "Je n'ai fait qu'appuyer sur un bouton!"
Il fait erreur, parce qu'il ne s'agit pas d'un simple bouton : tout est mis en place pour qu'un simple geste, une action élémentaire (une pression sur un bouton) engendre des mécanismes aux conséquences importantes.

=> On en déduit que lorsqu'un juif étudie la Torah, il vient en aide à tout le peuple juif, parce qu'il perfectionne les mondes supérieurs et que cela fera jaillir un flux de bénédiction et de succès.
Souvent, lorsqu'un homme achève une session d'étude, il a l'impression de ne pas avoir assez étudié. Néanmoins, il ne peut pas savoir quels bienfaits il a prodigué au peuple juif par cette heure d'étude ; il se peut que des juifs aient été sauvés de la mort ou que des malades aient été guéris par son mérite.
Chaque mitsva peut avoir des conséquences positives d'une telle ampleur ; cependant, les effets de l'étude sont supérieurs, comme il est écrit dans la michna Péa : "L'étude de la Torah vaut plus que toutes les mitsvot".
De plus, même le fait de s'abstenir de commettre des fautes engendre un bénéfice en faveur de tout Israël.

Tout juif ressent la souffrance d'autrui et désire lui venir en aide, comme il est écrit (guémara Yébamot) : "La pitié et la bienfaisance font partie des qualités du peuple d'Israël".
C'est pourquoi, lorsque l'homme hésite entre l'étude de la Torah et une autre occupation, même s'il ne parvient pas à décider d'étudier de façon désintéressée, il peut essayer de se convaincre d'étudier par son désir de venir en aide à ceux qui souffrent, puisqu'il est certain que son étude aura un effet positif.
Même si l'on ne connaît pas les bénéficiaires de son étude ni le domaine dans lequel on a contribué, il est évident que les paroles de nos Sages sont exactes et que tout le peuple juif bénéficie de chaque session d'étude.

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-> Le rav Yaakov Adès enseigne également :
Au moment du Don de la Torah, chaque juif a ressenti tellement concrètement que toute l'existence provient uniquement d'Hachem qu'il est impossible de nier ...
Le summum du sentiment de proximité avec Hachem a été éprouvé par tout le peuple juif lors du Don de la Torah.
Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.14) explique qu'à chaque fois que l'homme étudie, les paroles de la Torah se réjouissent autant qu'au moment où elles ont été données sur le mont Sinaï.
C'est ce qui est écrit dans le Zohar : "Lorsqu'un homme fournit des efforts dans l'étude de la Torah, c'est comme s'il se trouvait sur le mont Sinaï."
[on peut d'ailleurs noter qu'il est écrit : "fournit des efforts", ce qui fait même référence à quelqu'un qui ne parvient pas à étudier aussi bien qu'il le désire]
De même que lors du Don de la Torah, les Bné Israël se sont attachés à la parole divine, tout homme qui étudie s'y attache à la parole divine, tout homme qui étudie s'y attache également, puisque toute la Torah qui puisse être étudiée par tous les temps est issue de ce qu'Hachem a transmis à Moché au Sinaï.
Chaque mot que l'homme étudie allume une flamme de la Bouche divine [il ne s'agit pas d'un feu véritable, mais d'une entité spirituelle de sainteté, tout comme la "Bouche divine" est une parabole], et c'est comme s'il avait reçu la Torah à ce moment-là au mont Sinaï.
Un flux de sainteté et de bénédiction émane alors d'Hachem sur tous les mondes, la terre en est illuminée et Il accorde des bénédictions au monde.

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-> A ce sujet, le rav Yaakov Adès écrit aussi :
A chaque fois qu'un juif étudie la Torah ou accomplit une mitsva, il engendre un bénéfice à tout le peuple juif. En effet, son étude et ses mitsvot occasionnent un perfectionnement des mondes supérieurs qui causent un flux de bonté et de bénédiction spirituelle et matérielle à tout le peuple juif.
En particulier lorsqu'un homme éprouve des difficultés à étudier et qu'il s'efforce de continuer parce qu'il a pitié de ses frères et qu'il désire leur venir en aide par son étude, il est certain qu'il accomplit une mitsva de grande importance envers ses prochains.