"Si notre bouche était remplie de chants comme la mer et notre langue de louanges comme les vagues, nos lèvres étendues en remerciements comme les cieux, que nos yeux brillaient comme le soleil et la lune, que nos mains étaient légères comme les ailes d'un aigle, et nos jambes rapides comme celles de la gazelle, nous ne pourrions pas, pour autant, Te remercier même sur une seule (de Tes bontés), une seule sur les milliers et les milliers, les dizaines de milliers et les dizaines de milliers de bontés et de miracles que Tu nous fais et que Tu as fait à nos Pères et à nous."
[prière de Nichmat Kol 'haï - véilou pinou malé chira kayam]

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-> Nous n'avons pas la possibilité de remercier Hachem même sur une seule de Ses bontés car elles sont infinies et notre regard est limité et fini.
Le rav Pinkous dit que cela n'empêche pas que l'homme a une mitsva de réfléchir et de contempler la grandeur des actions d'Hachem, l'ampleur de Sa générosité et d'essayer de la percevoir de plus en plus afin d'augmenter en lui la reconnaissance et l'amour d'Hachem.
Comme l'écrit le Rambam, au début de ses halakhot : grâce à l'analyse de Ses actions, nous pouvons en arriver à l'amour d'Hachem.

Un juif qui ne dance pas de joie sur le fait d'être juif manque de gratitude envers Hachem.

[rabbi 'Hanoch Henich Alexander]

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-> Il est facile d'apprécier la valeur des pierres précieuses et des perles.
Mais il est difficile de pouvoir appréhender rien qu'un peu, ce que cela signifie d'être juif [tellement c'est une chose grande au-delà de toute perception].
[rabbi Yé'hiel Méïr Lifschitz]

"Dans sa grande bonté, les grands prodiges que Hachem fait aux hommes sont toujours masqués et semblent faire partie des lois naturelles ou s'en rapprocher."

[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 132]

[Hachem souhaite tellement nous évite tout sentiment de honte d'être autant dépendant et assisté par Lui, qu'au final nous arrivons parfois à nous persuader qu'Il nous a abandonné!]

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-> Tous les jours nous bénéficions de nombreux miracles auxquels nous ne prêtons pas attention, car nous nous y sommes habitués.
En réalité, dans notre monde, tous les miracles qui se produisent sont frappés du tampon : "nature", ils sont marqués d'une empreinte naturelle.

Il en était de même en Egypte, où tous les juifs ne se rendirent pas compte des miracles. Ce n'est que devant la mer qu'ils accédèrent au plus haut niveau spirituel, et qu'ils eurent la révélation de Hachem : ils comprirent alors que tout ce qui s'était produit en Egypte provenait de Son intervention.

Le rav Yaakov Neuman (Darké Moussar) explique que pour comprendre qu'un événement est un miracle, et le sépare de son enveloppe naturelle, il faut faire preuve d'une grande intelligence, avoir un regard spirituel aigu, et surtout une foi profonde.
L'homme s'apercevra alors des grands miracles dont il bénéficie chaque jour.

En revanche, celui dont le cœur et les yeux ne le reconnaissent pas n'aurait même pas vu les miracles en Egypte.
Ainsi, parlant de Pessa'h, le racha dit dans la Haggada : "Mais que signifie cette cérémonie pour vous?"

=> A Pessa'h, nous nous réveillons à développer notre regard à identifier tous les miracles qui surviennent, aussi bien ceux qui sont flagrants que ceux qui semblent relever de la "nature".

"La terre s'était corrompue devant Hachem, et elle s'était remplie d'iniquité" (Noa'h 6,11)

-> "La génération du Déluge ne s'emplit d'orgueil qu'à cause du grand bien que lui avait prodigué Hachem.
Qu'est-il dit à son sujet?
"Leurs maisons sont en paix, à l'abri de toute crainte" (Iyov 21,9) = c'est ce qui les incita à déclare à Hachem : "Laisse-nous, nous n'avons nulle envie de connaître Tes voies" (Iyov 21,14).

Ces hommes disaient : "Qu'avons-nous besoin de Lui, si ce n'est pour la pluie du ciel? Or, nous possédons des fleuves et des sources dont nous pouvons nous abreuver!"

Hachem déclara alors : "C'est par le bien que Je leur ai prodigué qu'ils provoquent Ma colère, et c'est par ce même bien que Je les punirai comme il est dit : "Voici, J'amènerai le Déluge d'eau" ; il est aussi dit : "Il mangera et il se rassasiera, et il se tournera vers d'autres divinités"."
[guémara Sanhédrin 108]

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-> Le rav Yaakov Neuman (Darké Moussar) explique que tout homme sensé et profondément croyant ne peut que se renforcer davantage dans son service du Créateur lorsqu'il se voit comblé par la Providence Divine.

Le 'Hovot haLévavot (chaar hakénia) énonce explicitement : "Lorsque Hachem prodigue à l'homme toutes sortes de biens en ce monde-ci, celui-ci se soumettra à Lui en vertu de sa gratitude : il se pliera devant D., de crainte que ces bienfaits ne deviennent prétexte à vengeance."

Et de fait, tel que le monde fut conçu à l'origine, aucune commodité ne devait être refusée à l'être humain, l'aisance n'étant elle-même nullement sujette à corrompre la vocation de l'homme sur terre.

-> Le rav Neuman ajoute suivante l'idée très importante :
"Celui qui apprend à ne pas laisser les bienfaits matériels porter atteinte à son rôle en ce monde, saura se soumettre à la volonté du Créateur, en vertu du devoir impérieux de reconnaissance auquel il est alors appelé.
Comme un cercle bénéfique, cette attitude devient ensuite elle-même une raison pour que Hachem le comble à nouveau de bienfaits.
[...]

A l'inverse, un homme peut devenir orgueilleux face à l'abondance de ses biens, et en venir à oublier qui se tient derrière cette profusion de bonté ...
C'est dans la mesure où l'homme refuse de reconnaître l'immense générosité du Créateur, qu'il se voit privé des avantages de ce monde.

Et si, le cas échéant, Hachem continue tout de même à faire preuve de bonté envers l'individu, celle-ci sera fatalement à son détriment, comme le suggère ce verset : "Il est un mal sous le soleil : c'est la richesse amassée pour le malheur de celui qui la possède" (Kohélét 5,12).

En conséquence du manque de discernement de cette génération, qui ne vit dans les bienfaits du Créateur qu'un prétexte pour s'enorgueillir davantage, Hachem les anéantit dans le flot des eaux du Déluge.

"Tout ce qui peut être trouvé sur la terre ferme, peut l'être dans la mer." (guémara 'Houlin 127a)

Le rav Avraham Its'hak Bloch commente :
La seule raison qui empêche l'homme de voir les merveilles de la mer, est qu'elles sont recouvertes par les eaux.
De même, les merveilles de la Création ne sont pas évidentes maintenant parce qu'elles sont masquées par les lois de la nature, mais la sagesse Divine les révèlera dans l'avenir.

[tous les événements "naturels" sont des accomplissements merveilleux de Hachem, mais puisqu'ils se produisent selon un modèle prévisible, l'homme n'arrive plus à se rendre compte que ces phénomène "naturels" sont l'œuvre de D.
Dans le monde futur, nous parviendrons à percevoir clairement le pouvoir intime de Hachem gouvernant le monde.]

De nombreuses personnes attendent la venue du machia'h et les "jours meilleurs" que cela amènera.
Cependant, en réalité [déjà actuellement] ce sont les meilleurs jours qui soient.
Ce que fera le machia'h c'est dévoiler les bontés cachées dans notre existence actuelle.

[Rachab - rav Shalom Dov Ber de Loubavitch]

De même que la nourriture rassasie le corps, le fait de remercier Hachem rassasie l'âme.
La tristesse vient d'un vide de l'âme, et nous pouvons remplir ce vide en remerciant Hachem.

[Malbim - sur le Téhilim 63,6 :
"Mon âme sera rassasiée comme de graisse et de l'abondance, [lorsque] ma bouche te glorifiera en un langage enthousiaste/joyeux"]

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[le Ram'hal (Messilat Yessarim - chap.8) affirme qu'il n'existe pas un être humain dans ce monde qui n'a pas une raison importante d'être reconnaissant envers Hachem (dans tous les cas nous sommes encore en vie, alors pourquoi se plaindre!)]

Une des fondations de notre service Divin est de reconnaître le bien que Hachem nous fait.
[Alchikh haKadoch - paracha Ki Tavo]

[Plus une personne est élevée spirituellement, plus elle pense constamment à combien de bien D. fait pour elle, et a des mots de remerciement et de louange sur ses lèvres durant toute la journée.]

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-> "Il convient à chaque personne de s'éveiller à penser à tout ce qu'elle a déjà et à reconnaître que tout cela nous a été donné comme cadeau par Hachem.
On doit parler de la bonté que D. fait pour tout le peuple d'Israël, et par cette attitude on amènera sur nous encore davantage de bénédictions."
[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 606]

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+ "Ceux qui sont sages observent ces faits et ils se pénètrent de la bonté de D." (roi David - Téhilim 107,43)

-> Nous devons considérer toute situation et tout évènement en profondeur [son origine première] et découvrir les bienfait que D. nous a accordés, qu'ils soient manifestes ou cachés.
De façon naturelle, une observation de ce genre fait prendre pleinement conscience de la bonté de D. et mène à un profond sentiment de gratitude à Son égard.
[rav David Hofstedter - Darach David (Vayéchev)]

[la tendance naturelle est de se focaliser sur ce qui ne va pas comme on le voudrait, et de prendre pour acquis, naturel, tout ce qui va (car nous ne voulons pas être infiniment redevables envers Hachem).
Un juif doit au contraire mettre en lumière, apprécier, le bien que D. lui octroie, et alors "ils pénètrent de la bonté de D."]

"Celui qui M'honore en M'offrant des remerciements et en fait son mode de vie, Je le ferai jouir de l'aide Divine" (Téhilim 50,23)

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-> "Les gens réalisent qu'avec la prière nos requêtes seront accomplies, mais ils ne réalisent pas qu'en apprenant à remercier Hachem pour les nombreuses bontés, que nous considérons comme acquises, Il va nous amener bien davantage de bénédictions.
Le plus une personne remerciera Hachem, le plus d'abondance de bénédictions elle recevra."
[rabbi Yaakov Meïr Shechter]

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-> La Torah liste de terribles malédictions qui arriveront, pas uniquement pour notre non respect des mitsvot, mais également : "parce que tu n'auras pas servi Hachem, ton D., avec joie et contentement de cœur, au sein de l'abondance" (Ki Tavo 28,47)

Ainsi, nous devons servir Hachem avec joie et "contentement de cœur" (bétouv lévav).

La guémara (Arakhin 11a) explique : "contentement de cœur" = avec des chants de remerciement et de louange.

Le Ramban enseigne que tout l'objectif d'une vie juive est de reconnaître son Créateur et de Le remercier.

[ainsi, si un juif accomplit les mitsvot, mais qu'il n'est pas rempli de joie et de reconnaissance envers Hachem, alors il passe à côté d'un service idéal, et se prive de bénédictions Divines.]

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-> En effet, le Ramban (paracha Bo) enseigne :
"La raison sous-jacente de toutes les mitsvot est de reconnaître et de remercier Hachem.
L'unique objectif de l'existence de l'humanité est afin qu'une personne en vienne à remercier Son Créateur.
Un juif n'a pas de part dans la Torah de Moché s'il ne remercie pas Hachem pour les miracles dévoilés et ainsi que pour les bontés routinières."

[le mot : "yéhoudi" (juif) signifie littéralement : remercier. Cependant ce même mot, signifie également : "admettre". En effet, le fait de remercier consiste à admettre que nous avons une dette de gratitude d'autrui.

Hachem ne nous doit rien, tout n'étant que succession de cadeaux, et notre objectif est de reconnaître cela.
Ainsi, la gratitude étant l'essence d'un juif : plus un juif est grand spirituellement, plus il a conscience du peu qu'il mérite et d'à quel point Hachem fait pour lui.

Par exemple, chaque jour, le 'Hafets 'Haïm s'enfermait seul dans sa chambre, et il verbalisait à haute voix des mots de remerciements pour les bontés dont Hachem l'avait comblé.]

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-> Lorsque Yaakov prie avant d'aller rencontrer Essav, il déclare : "étev étiv ima'h" (Vayicha'h 32,13), qui se traduit littéralement par : "faire du bien, je te ferai du bien".

Le Divré Israël (rabbi Israël de Modzhitz) écrit que si on s'habitue à dire : "étev" (faire du bien) = remarquer et remercier Hachem pour toutes les bonnes choses qu'Il nous donne, alors Hachem dit : "étiv ima'h" (je te ferai du bien) = Je ferai en sorte que les choses soient encore meilleures pour toi!

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-> "Il vaut mieux ne pas se plaindre, et tout accepter avec joie et gratitude.
En effet, cela va entraîner une telle abondance de bénédictions que tu auras toujours de quoi être reconnaissant."
[rabbi de Ruzhin - à sa fille]

[lorsque nous exprimons un mécontentement, nous déclarons que ce qui arrive dans notre vie n'est pas juste. Nous témoignons ainsi que nous aurions gérer différemment le monde. C'est une expression flagrante de manque de confiance en D., et cela implique un jugement sévère.

Mais lorsque que nous remercions Hachem pour chacune des petites bontés et même sur des choses qui nous sont difficiles sur le moment, alors cela donne de la satisfaction à Hachem et cela va éveiller Sa miséricorde Divine.
Il dit : "Tu crois en Moi aveuglément, et tu es plein de gratitude malgré le fait que cela soit difficile actuellement. Je vais te donner beaucoup sur lequel tu pourras être reconnaissant."

=> Ainsi, remercier Hachem malgré l'adversité va susciter énormément de miséricorde et de bonté, et cela amène à des miracles ouverts.]

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-> "Depuis la destruction du [2e] Temple, les portes de la prière sont closes" (guémara Béra’hot 32b).

Le Sfat Emet (Vaét'hanan 5638) commente que les portes de la prière sont peut-être fermées, mais les portes des louanges et des remerciements à Hachem sont toujours largement ouvertes.

-> "Entrez dans Ses portes avec des remerciements" (bo'ou chéarav bédota - Téhilim 100,4)

Nos Sages commentent que les portes de la prière sont parfois fermées pour des raisons au-delà de notre compréhension. Cependant, lorsque quelqu'un apporte un cadeau au roi, il a toujours la permission d'enter et aucun ange ne peut obstruer son chemin.

Exprimer sa gratitude à Hachem, c'est comme Lui offrir un cadeau, et par conséquence les portes sont largement ouvertes pour nous permettre de se tenir devant Hachem.
Une fois sur place, Il regarde nos besoins et nous fournit ce dont nous manquons.

["Entrez dans Ses portes avec des remerciements" = exprimer notre reconnaissance à D., est la meilleure assurance pour recevoir Ses bénédictions.]

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-> Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva - chap.4) nous garantit que si nous acceptons avec joie ces moments où rien ne semble aller dans notre vie, comprenant que cela nous est envoyé du Ciel et que c'est bénéfique pour nous, alors à ce moment nous déchirons les mauvais décrets et se sauvons des pires soucis qui devaient normalement nous arriver.

Il cite 2 versets qui soutiennent cela :
- "Lorsqu'une personne Te remercie pour ses malheurs, Tu retiens le restant de Ta colère" (ki 'hamat adam todé'ha, chéérit 'hémot ta'hguor - Téhilim 76,11)

- "Je Te remercie, Hachem, parce que Tu as fait éclaté sur moi ta colère, et par le mérite que je T'ai remerciai pour Ton jugement, que Tu puisses rétracter Ta colère" (Yéchayahou 12,1)

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-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou - chap.5) explique pourquoi remercier Hachem malgré le fait de souffrir a le pouvoir d'invoquer la miséricorde Divine :
"Hachem gère le monde mesure pour mesure (mida kénégéd mida).
Notre comportement va déterminer comment D. va se comporter avec nous.
Lorsque nous acceptons l'Attribut de Jugement, c'est-à-dire notre douleur et notre souffrance, avec amour et remerciement à Hachem, croyant que c'est bien pour nous, alors selon la loi du mesure pour mesure, l'Attribut Divin de Jugement (rigueur) doit se transformer en Miséricorde."

=> C'est entre nos mains!
Percevoir négativement nos difficultés (avec un esprit de jugement, de punition), va entraîner qu'elles seront ainsi.
A l'inverse, si notre regard est positif (nos difficultés sont de la miséricorde et de l'amour d'Hachem), alors c'est ce qu'elles vont devenir.

=> En remerciant sincèrement Hachem, même dans nos moments durs, cela aura pour conséquence de modifier notre réalité au point que nous allons remercier Hachem dans des moments agréables.

[de même que nous allons à l'encontre de la naturalité humaine (se plaindre, s'apitoyer sur sa situation), alors de même Hachem va mesure pour mesure pour nos magnifiques efforts de émouna et de gratitude, transformer une situation normalement désagréable, en une agréable.]

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-> "Un cœur joyeux redresse le corps" (Michlé 17,22)

Le Sfat Emet (lettres 57) enseigne : "Quelqu'un qui remercie Hachem pour sa souffrance, la verra disparaître car on ne mérite pas de souffrir lorsque l'on remercie Hachem."

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-> Si un juif accepte les réprimandes de D., alors Il le bénit en retour.
En réalité, les mots de reproche sont les mêmes que ceux des bénédictions.
[Sfat Emet]

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-> La guémara (Béra'hot 35a) explique qu'avant de faire une bénédiction, notre nourriture et notre boisson appartient à Hachem, mais une fois que nous récitons une bénédiction et que nous louons Hachem, alors nous pouvons profiter de la nourriture et boisson.
Ainsi, le fait de réciter une prière est comme payer pour la nourriture/boisson.

Rabbi Aharon Yossef Louria (Avodat Panim - lettre 11) explique que de la même façon, lorsque nous remercions constamment Hachem pour chacune de ses bontés qu'Il nous fait, alors cela nous permet de légitimement mériter les cadeaux [de D.], sans renoncer à aucun de nos mérites [les gardant complets pour le monde à venir].

Sur les côtés de la toupie [utilisée à 'Hanoucca] figurent les lettres hébraïques noun, guimel, hé et chine, qui désignent l’expression : ness gadol haya cham ("Un grand miracle a eu lieu ici").

Lorsque la toupie tourne, les lettres disparaissent et deviennent indistinctes, et ne redeviennent visibles qu’une fois la toupie à l’arrêt.
La toupie est donc une métaphore de nous autres, êtres humains, qui, plongés dans le tourbillon vertigineux de la routine quotidienne vertigineuse, sommes incapables de distinguer les miracles qui surviennent constamment autour de nous.
Mais lorsque nous marquons une pause pour méditer à nos vies, nos yeux se dessillent et nous laissent entrevoir les miracles infinis qui jalonnent notre existence.

[rav Ephraim Nisenbaum]