Le concept fondamental sur lequel travailler consiste à prendre de plus en plus conscience de la valeur de l'au-delà (monde à Venir - éternel), et à réaliser combien notre monde actuel (éphémère) a peu à offrir en comparaison.
En intériorisant cette attitude, vous ne laisserez ni les considérations physiques ni les préoccupations matérielles dicter vos actions dans la vie.
[rav Yé'hezkel Levenstein ]
Catégorie : y- Divers
"L’amour comprime la chair" (Baba Métsia 84a).
Cela signifie que l’amour d'Hachem comprime et purifie la chair, c’est-à-dire le corps.
On peut également dire que l’amour comprime et adoucit la chair, qui représente le Jugement sévère ; car la chair provient du côté du Jugement, comme on le sait.
[Baal Shem Tov - Likouté Yékarim - p.5c ]
=> Le fait de travailler et d'entretenir notre amour d'Hachem peut nous procurer : une purification de notre corps, et un adoucissement des Jugements du Ciel à notre sujet.
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-> Au sujet du contexte de cette guémara Bava Métsia 84a. Cette déclaration s'inscrit dans le cadre d'une discussion rapportée entre une matrone romaine et Rabbi Yichmael bar Rabbi Yossi ainsi que Rabbi Elazar bar Rabbi Shimon, que le Talmud décrit tous deux comme étant extrêmement corpulents. La matrone leur dit : "Vos enfants ne sont pas les vôtres". Ils répondirent : "Le ventre de nos femmes est plus gros que le nôtre!". Elle réplique : "A plus forte raison!".
Ils lui répondirent : "L’amour comprime la chair".
Une personne peut porter en elle les fautes d’une première ou d’une deuxième vie (incarnation).
Mais lorsqu’elle prie en faveur des fauteurs (du peuple juif), alors elle répare ses propres transgressions.
[Baal Shem Tov - rapporté par le Déguel Ma'hané Efraïm - Likoutim Nitsavim]
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[le judaïsme accorde une place importante au fait de juger autrui favorablement, et là on voit qu'on doit même prier pour ceux qu'extérieurement semblent être des fauteurs juifs (on leur souhaite le meilleur, et surtout que leur lumière divine interne puisque briller pleinement!). ]
Quiconque accomplit convenablement un seul commandement (mitsva), c'est comme s'il avait accompli les 248 mitsvot positives. Car il n'existe aucune mitsva qui ne contienne toutes les 248 (mitsvot assé).
[Zohar - Raya Méhém'na 145a ]
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-> Selon les conclusions des Richonim, il convient à l’homme de connaître le mystère de l’unité d'Hachem, car chaque fois qu’il saisit une partie de cette unité, il la saisit dans son intégralité. C’est également ce que j’ai entendu de la bouche de mon Maître (le Baal Shem Tov).
Or, puisque la Torah et les mitsvot émanent de l’essence d'Hachem, qui est la véritable unité, lorsque vous accomplissez une mitsva convenablement et avec amour, vous vous attachez à Hachem, et par ce commandement (mitsva), vous saisissez une partie de Son unité.
Par conséquent, vous la saisissez dans son intégralité, comme si vous aviez accompli toutes les mitsvot, car elles reflètent la totalité de Son unité, une personnalité complète, pour ainsi dire.
[Toldot Yaakov Yossef - p.55b ]
"Sois aussi attentif (zahir - זָהִיר) dans l’accomplissement d’une mitsva mineure que dans celui d’une mitsva majeure" (Pirké Avot 2,1).
Le terme "zahir", comme dans : "Et les sages brilleront (yaz'irou - יַזְהִרוּ) comme l’éclat du firmament" (Daniel 12,3).
Autrement dit, [on doit faire en sorte que notre] âme brille et rayonne [dans l’accomplissement] d’une mitsva mineure tout comme elle le fait pour une mitsva majeure. Car Hachem désire le cœur (Sanhédrin 105b).
[Baal Shem Tov - Tsivat HaRivach - p.2a ]
L’orgueil (selon le rav Kook)
+ Manque d'estime de soi :
-> "Moins on a confiance en soi, plus on recherche la reconnaissance extérieure. Ce n’est que lorsque l’on se sent petit au fond de soi que l’on aspire à être admiré et loué par les autres, tant pour ce que l’on possède que pour ce que l’on n’a pas.
C’est pourquoi il est de notre responsabilité de renforcer notre estime de soi.
En conséquence de cela, notre langage et nos relations envers nous-mêmes et les autres s’ajusteront de manière appropriée.
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - Kavod 4 ]
-> Des traits de caractère diamétralement opposés s’entremêlent lorsque l'orgueil atteint son paroxysme et que l’on se croit parvenu à la perfection ultime. On ne ressent plus le besoin de chercher ni de tendre vers une plus grande excellence. Cela conduit l’âme, dont la nature est de toujours rechercher sa véritable valeur, à se sentir vide et sans valeur.
À cause du poison de l'orgueil, on est dépourvu de cette valeur qu’est la quête de croissance, et par conséquent, la vie perd son sens. Afin de combler ce grand vide, on commence à rechercher l’approbation des autres.
Ainsi, le sentiment exagéré de sa propre grandeur conduit en réalité à une faible estime de soi. On choisit d’être asservi aux réactions de son entourage et on ira jusqu’à prendre des mesures extrêmes pour plaire aux autres.
Mais cet effort ne nous vaudra qu’une approbation superficielle de la part des autres, et il ne faudra pas longtemps avant que même cet effet ne s’estompe complètement, à moins que le désir de gagner l’approbation des autres ne s’intériorise au point que la personne perde entièrement son sens de l’identité, et avec lui, tout sentiment d’estime de soi.
[Ein Aya - Shabbat 2, p.90 ]
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+ Un amour de soi sacré :
-> L'amour que l'on porte à soi-même peut s'exprimer de manière grossière et se corrompre, incitant à commettre des actes malveillants et engendrant de mauvais traits de caractère. Plus les talents et les capacités d'une personne sont grands, plus cette autodestruction entraînera la destruction du monde.
D'un autre côté, l'amour de soi peut être sacré (saint) et idéal. Tout dépend de la mesure dans laquelle on perfectionne son esprit, ses sentiments et ses actions. Car lorsque l’on s’améliore et que notre bon côté grandit jusqu’à remplir tout notre être, notre regard sur la réalité s’illumine de joie, car nous contemplons la valeur intérieure de toutes choses.
Et la réalité est véritablement bonne lorsque la personne qui la contemple, la vit et agit en son sein est bonne.
[Shmoné Kévatsim 1:115 ]
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+ Une fierté sainte :
-> Il faut analyser les sentiments de fierté qui existent au plus profond de notre âme et apprendre à faire la distinction entre l'orgueil, qui ruine notre relation avec nous-mêmes ainsi qu’avec Hachem, et la confiance en soi, qui élargit notre esprit et nous rappelle notre importance spirituelle.
Il arrive souvent que notre cœur soit submergé par une confiance qui, à première vue, ressemble à de l’orgueil. Pourtant, en examinant ce sentiment, on s’aperçoit qu’il s’agit en réalité d’une âme remplie d’assurance divine.
(ex: fierté d'avoir une partie divine en nous, d'être juif, un enfant chéri d'Hachem ; ou bien d'avoir de super qualités provenant d'Hachem qu'on pourra exploiter en Son honneur)
Si l’on tente de prendre ses distances par rapport à cette "orgueil", non seulement on ne fait rien pour son âme, mais on paralyse également toutes ses forces spirituelles.
Cela mènera à la tristesse, et l’on croira que cette tristesse est une proximité avec Hachem alors qu’il s’agit en réalité d’un éloignement ultime de Lui.
[Maamaré haRéiya - Gaava 7 ]
-> Lorsque l’on se sent tellement accablé qu’on ne peut même pas faire le plus petit pas vers la croissance (spirituelle), il est nécessaire de se relever grâce à la qualité de la fierté sainte.
Il faut se considérer d’une manière entièrement positive et trouver les qualités au cœur de tous ses défauts. Car lorsque l’on se concentre sur la recherche de ses qualités, ses erreurs se transforment immédiatement en bien.
En effet, on commence à découvrir tant de qualités en soi que l’on en est comblé de joie, et chaque jour verra se multiplier ses actions positives.
[Maamaré haRéiya - Gaava 26 ]
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+ Se méfier de la fausse humilité :
-> Il arrive parfois qu’une personne devienne extrêmement sûre d’elle sous l’effet d’un élan de fierté (orgueil) sacrée. C’est à ce moment-là qu’elle se trouve au niveau du Saint des Saints et prononce des paroles de feu. Dans cet état, elle se met en colère contre tout esprit mesquin qui tente de lui insuffler une fausse humilité. Car en vérité, cette assurance est empreinte d’une humilité mêlée de force, de bonheur et d’un amour qui pousse à voir chacun réussir.
[Maamaré haRéiya - Gaava 27 ]
-> b'h, l'humilité (selon le rav Kook) : https://todahm.com/2016/08/11/lhumilite-selon-le-rav-kook
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+ L'orgueil détruit le désir de s’améliorer :
-> L'orgueil endort la volonté d’une personne. Et lorsque la volonté est faible, aucune qualité potentielle (en nous) ne peut se concrétiser (se traduire dans la réalité). [notre autosatisfaction peut nous anesthésier spirituelle, nous autosuffire de notre niveau actuel ]
[rav Avraham Kook - Maamaré haRéiya - Gaava 7 ]
-> Lorsque l’on ignore la négativité qui est en soi, que l’on ne se concentre pas sur le fait de s'améliorer, que l’on ne reconnaît pas la laideur de cette négativité, et que l’on se croit ensuite vertueux ... voilà l’essence même de l’orgueil.
En revanche, lorsqu’une personne s’efforce à tout moment de s’améliorer, pour transformer le mal en bien, l’amer en doux, les ténèbres en lumière ; pour ressentir avec honnêteté la douleur spirituelle qui l’habite ; pour prendre conscience de ses propres imperfections, alors une telle personne est considérée comme un maître de l’introspection.
[Shiv'hé haRéiya - 6:254 ]
"On doit savoir qu'on peut trouver Hachem dans l'obscurité elle-même.
"Le peuple resta éloigné, tandis que Moché s'approcha du brouillard où était Hachem" (Yitro 20,17)
Moché excellait précisément parce qu'il s'approchait du brouillard, de l'inconnu, de l'incertitude et de la confusion. Il savait qu'il trouverait Hachem. Il savait que même dans l'obscurité, il trouverait la Lumière d'Hachem, qui illuminerait son chemin.
Il ne cessa jamais de chercher, ne recula pas un instant. Par conséquent, il s'éleva par au-dessus des plus grands Tsadikim".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 115]
=> Tout comme Moché qui put trouver la Lumière dans l'obscurité elle-même, nous devons aussi, aux moments les plus sombres de notre vie, fortifier notre foi, afin de trouver à notre tour, la Lumière, c'est-à-dire Hachem Lui-Même.
"Même si un juif s'éloigne d'Hachem, Hachem le baigne de Sa lumière afin de le rapprocher de Lui.
Qu'arrive-t-il si un juif se "rapproche" de Lui pendant quelques jours seulement et puis rechute?
Ces quelques jours demeurent malgré tout très précieux aux yeux d'Hachem."
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Arvit 4,34]
Chacune des mitsvot qu'une personne accomplit monte toute parée de sa beauté spirituelle devant Hachem et s'exclame : "J'ai été faire de telle façon et un tel m'a accomplie!"
Cette mitsva apporte la paix dans les mondes Supérieur et inférieur.
[guémara Sotah 3b ; Zohar III, 118a ]
Prier avec kavana
Lorsque l'on prie avec concentration, en unissant la pensée à la parole et en prêtant l'oreille à ce que l'on prononce, alors notre force imprègne naturellement nos mots.
Toute votre énergie aspire au moment où elle sera canalisée dans des paroles de sainteté.
Lorsque vous concentrez votre esprit sur la prière, cette force se précipite pour habiter les mots. En vous concentrant sur les paroles, cette force pénétrera vos prières sans que vous ayez besoin de la forcer.
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 66]
=> on doit se forcer à prier avec toute sa force et son énergie du moment. En effet, si on se concentre sur la prière, alors les mots (de sainteté qui la composent) vont eux-mêmes donner l'énergie de prier avec force.
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-> L'essence de la prière est par définition la compréhension simple et directe des mots que l'on prononce.
[Likouté Moharan II, 120]