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Monter spirituellement peut réveiller les forces du mal contre nous

+ Monter spirituellement peut réveiller les forces du mal contre nous :

"Dina, la fille que Léa avait enfantée à Yaakov, sortit pour faire connaissance avec les filles du pays. Chékhem, fils de 'Hamor ... vit [Dina, fille de Léa], il la prit, cohabita avec elle et lui fit violence" (Vayichla'h 34,1-2)

=> Pourquoi cela est-il arrivé à Yaakov précisément après qu’il eut atteint un tel niveau de perfection?
N’est-il pas écrit : "Aucune iniquité n’atteindra le juste (tsadik)" (Michlé 12,21) ?

-> Peut-être pouvons-nous l’expliquer ainsi : lorsque la sitra a'hara (force du mal) constate une augmentation de la sainteté, ce qui signifie que son propre pouvoir diminue et qu’elle est sur le point d’être anéantie, alors elle rassemble toutes ses forces. Elle porte accusation sur accusation, même pour la moindre infraction, dans l’espoir de trouver un moyen de frapper la sainteté et de la souiller, à D. ne plaise.

C’est par exemple ce qui s’est produit lorsque le peuple juif a reçu la Torah. La nation tout entière avait atteint un très haut niveau de sainteté et toute contamination spirituelle avait été éliminée (guémara Shabbat 146a).
La sitra a'hara était presque entièrement détruite, comme l’expliquent nos Sages (Erouvin 54a) à propos du verset (Ki Tissa 32,16) "gravé ('harout) sur les tables", lisez-le plutôt comme "libéré" ('hérout), car le peuple juif avait été libéré du yétser ara et de l’ange de la mort.

Lorsque la sitra a'hara vit qu’elle était sur le point d’être détruite, elle lança accusation après accusation, et tentation après tentation, jusqu’à ce que le Veau d’or soit formé et que la sainteté soit entachée.
La sitra a'hara se comporte toujours ainsi face à la sainteté.

De même, en ce qui concerne Yaakov Avinou.
Il venait de la maison de Lavan, bastion de l’impureté, et avait néanmoins conservé un niveau de sainteté extrême. Il arriva en état de perfection au pays de Canaan, et acquit une portion de la terre de 'Hamor pour le prix de 100 kessita (קשיטה), mot qui signifie "mérite".
En d’autres termes, Yaakov disposait de 100 mérites qu’il utilisa pour acquérir cette terre, un lieu qui était auparavant contrôlé par la sitra a'hara.
Auparavant, cette terre était certes un lieu saint, mais la sitra a'hara en avait pris le contrôle.

C’est pourquoi, dès que Yaakov l’acheta ... "il proclama : "Hachem, le D. d’Israël"(vayikra lo : El Eloké Israël - Vayichla'h 33,20). Nos Sages (Méguila 18a) expliquent ce verset : Yaakov atteignit un niveau si élevé qu'Hachem l’appela אל (El).
Yaakov, par ses bonnes actions (mitsvot), fit naître une augmentation de la sainteté. C’est pourquoi, par la plus infime ouverture que constituait "Dina sortit", la sitra a'hara trouva un moyen d’attaquer la sainteté et de la souiller.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayichla'h 34,1-2]

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=> lorsque l'on a pu faire des efforts et parvenir à de belles réussites spirituelles, il se peut qu'on ait des difficultés dans la vie. Notre yétser ara cherche à nous faire croire que c'est un signe que nous ne sommes pas aimés/importants aux yeux d'Hachem (ex: regarde ce que tes bonnes actions t'ont apporté comme galères, c'est qu'elles n'ont pas eu d'impact auprès d'Hachem, sinon pourquoi aurais-tu des difficultés en récompense? Alors diminue tes efforts spirituels, et kiff ta vie!).
Mais la réalité c'est qu'on a fait des choses magnifiques, qui vont rendre "jalouse" la force du mal, qui en désespoir de cause va chercher à nous nuire (pour nous perturber moralement).
[nos Sages disent également qu'après avoir fait de bonnes actions, cela apporte tellement de plaisir à Hachem qu'on soit maintenant plus proche de Lui et plus méritant, qu'Il va nous amener d'autres défis car Il a envie qu'on soit encore plus proche de Lui pour l'éternité. (D. ne nous envoie rien que nous ne soyons capables de surmonter). ]

Etre tsadik = préserver sa brit

+ Etre tsadik = préserver sa brit :

"Yaakov envoya des messagers (des anges) devant lui (léfanav) à Essav, son frère" (Vayichla'h 32,4)

-> Le mot "léfanav" (devant lui) semble superflu. Pourquoi est-il nécessaire?

On pourrait l’expliquer ainsi :
Les hauts niveaux spirituels des tsadikim s’acquièrent grâce à leur respect de l’alliance de la brit mila, comme l’explique Rabbi Shimon bar Yo'haï (dans le Zohar - Vol.I, 94a).
Yaakov Avinou a été exemplaire dans la garde de cette alliance, car c’est lui qui est décrit comme "son lit était pur". C’est pourquoi il a mérité que tous ses enfants soient des tsadikim et il a atteint un niveau si élevé que même les anges le servaient.
[...]

"Yaakov envoya des anges" = Yaakov envoya les anges d'Hachem comme messagers. Vous pourriez vous demander : "Comment Yaakov a-t-il atteint un tel niveau que les anges le servaient?"
La réponse se trouve dans le terme "léfanav" (devant lui - litt. en face de lui], car il protégeait le signe de la brit mila qui se trouvait devant lui. C’est ainsi que Yaakov a atteint un tel niveau.
[...]

Le plus grand pouvoir que la sitra a'hara (force du mal) exerce sur un tsadik réside dans le signe de la brit, en y causant une souillure, car c’est la garde de la brit qui définit une personne comme un tsadik.
Par exemple, en Égypte, la sitra a'hara a poursuivi Yossef et a tenté de souiller sa brit. Mais Yossef, avec l’aide d'Hachem, a maîtrisé son désir, est resté sans défaut (à ce sujet), et de ce fait, a été appelé Yossef le tsadik.

Avec Yaakov aussi, la sitra a'hara a tenté de souiller le signe de sa brit, mais a échoué. C’est le mérite d’avoir préservé cette alliance qui a protégé Yaakov et lui a permis de vaincre l’ange.
Il est écrit : "Yaakov étant resté seul, un homme lutta (vayéavék - וַיֵּאָבֵק) avec lui, jusqu'au lever de l'aube" (Vayichla'h 32,25). Cela indique la bataille entre Yaakov et l'ange d'Essav, avec selon Rachi le terme "vayéavék" (וַיֵּאָבֵק) qui est lié à "avak" (אָבָק - poussière), car ils faisaient jaillir, par leurs mouvements, de la poussière sous leurs pieds.
La Torah utilise le terme אָבָק car c'est l'acronyme de : אות ברית קדש (ot bérit kodech - le signe de l’alliance sacrée).
Cela nous indique ce que l’ange avait l’intention de faire : entacher le signe de la brit.
De plus, cela nous indique comment Yaakov l’a vaincu : précisément en préservant sa brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - ]

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[la brit d'un juif est le yessod (fondement) sur lequel repose toute sa judaïcité, sa spiritualité. D'où l'importance de la préserver autant que possible. ]

Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi

+ Le discours de Bar Mitsva de Chimon et Lévi :

"Les 2 fils de Yaakov, Chimon et Levi, les frères de Dina, prirent chacun leur épée, marchèrent sur la ville (Chékhem) avec assurance et tuèrent tous les mâles" (Vayichla'h 34,25).

-> Le séfer Likouté Yéhouda cite en se basant sur le Sia'h Sarfé Kodech le commentaire du 'Hidouché Harim sur le verset.
Le 'Hidouché Harim explique pourquoi les habitants de Chékhem étaient passibles de mort. La halakha (Sanhédrin 58b) stipule qu' un idolâtre qui observe le Shabbat est passible de mort, car le Shabbat est un "ot" (אות - signe - Ki Tissa 31,13) seulement pour le peuple juif.
Un non juif qui utilise ce signe est considéré comme un voleur et un Ben Noa’h reçoit la peine de mort pour vol. Par conséquent, il en va de même pour la Brit mila, qui est également appelée un signe (Lé'h Lé'ha 17,11).
Si un non juif se circoncit lui-même non pas pour se convertir, il est passible de mort.

Les enfants de Yaakov dirent : "ce n'est qu'à cette condition que nous serons d'accord avec vous : si vous devenez comme nous, en circoncisant tout mâle d'entre vous" (Vayicla'h 34,15), pour se convertir et devenir des Juifs à part entière.
Maintenant, en ce qui concerne un converti, nous appliquons le concept de : le guèt et la main arrivent simultanément (גיטו וידו באין כאחד - Guittin 77b), et donc ils peuvent se circoncire eux-mêmes.
Cependant, les habitants de Chékhem se circoncirent pour leurs désirs, mais voulant rester non juifs. Aussi, ils furent passibles de mort pour avoir dérobé un signe distinctif exclusive du people juif.

Le 'Hidouché Harim note que Chimon et Levi avaient 13 ans à ce moment (Béréchit rabba 80) et ce 'hidouch fut leur dracha de bar mitsva.

Etre un Bné Israël = faire des efforts

+ Etre un Bné Israël = faire des efforts :

-> Le verset (Vayichla'h 32,29) nous dit, à propos de Yaakov combattant avec l'ange, que son nom fut changé en Israël car : "tu as lutté (ki charit - כִּי שָׂרִיתָ) avec le Divin et avec l'homme et tu as vaincu (tou'hal - תּוּכָל)".
Sur cette base, Yaakov devrait être appelé "tou'hal", puisqu'il vainquit l'ange.

Lutter contre les défis, c'est la vie. C'est pour cette raison que Yaakov fut appelé ישראל, un nom signifiant "lutter" comme dans כי שרית (ki charit) = car tu as lutté.
Yaakov n'est pas appelé "tou'hal" parce que cela signifie l'emporter et être victorieux.

Nous devons intérioriser cela car c'est pourquoi nous sommes appelés les בני ישראל (Bné Israël), puisqu'il s'agit de lutte, de combattre. La Torah ne se concentre pas sur les résultats (vaincre ou pas notre yétser ara) car on nous appellerait alors les Bné Tou'hal.
Le nom בני ישראל met en lumière que ce qu'Hachem attend de nous, c'est nos efforts. Nous devons faire de notre mieux pour réussir : luttez, luttez encore et combattez (votre yétser ara) sans jamais désespérer.

La force du regard d’un tsadik

+ La force du regard d'un tsadik :

"Yaakov leva ses yeux et vit" (Vayichla'h 33,1)

=> Pourquoi ne suffit-il pas de dire que "Yaakov a vu", qu'ajoute-t-on en disant qu'il a "levé les yeux" ?

-> Le Sifté Tsadik (ot 29) explique que la vision d'un tsadik est extrêmement puissante. Comme nous le constatons dans de nombreux cas, son simple regard sur une personne racha peut la détruire (voir Sanhédrin 100a).
Il a également la capacité d'élever celui qui est regardé (midrach Tan'houma Vayéchev 9).

En posant son regard sur Essav, Yaakov espérait attiser cette petite étincelle de bonté qui existe même chez les personnes apparemment les plus incorrigibles. S'il avait réussi, Essav aurait battu en retraite.
Bien qu'il n'y soit pas parvenu, son regard a engendré chez Essav un amour sincère à son égard, et éprouver de l'amour pour un tsadik, même brièvement, n'est pas un accomplissement insignifiant.

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[on voit l'importance de fréquenter des tsadikim, car rien que leur regard peut importer une personne qui est aussi racha que Essav. ]

Yaakov voulait sauver ses enfants du ayin ara

+ Yaakov voulait sauver ses enfants du ayin ara :

"Yaakov leva ses yeux et vit, et voici que Essav venait ... il divisa les enfants entre Léa, Ra'hél et les 2 servantes" (Vayichla'h 33,1)

-> D'après le verset, il semble que les tribus (Shévatim) étaient des enfants petits qui avaient besoin d'être protégés par leur mère. Cependant, les midrachim nous disent qu'ils avaient déjà mené de nombreuses batailles contre les rois environnants et qu'ils étaient de puissants guerriers.

Le rabbi de Kretshinof (séfer Torat 'Haïm véEmouna) explique que lorsque Essav a vu qu'il ne pouvait pas blesser physiquement Yaakov ou ses enfants, il a voulu au moins leur donner un "ayin ara".
Yaakov s'en est rendu compte, mais il savait qu'une ségoula pour sauver une personne du ayin ara est qu'une mère étende ses bras sur ses enfants. C'est pourquoi il disposa tous ses enfants (les Shévatim) autour de leurs mères.

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[cela révèle une goutte de la grandeur d'une femme juive : rien qu'en prenant ses enfants dans ses bras, elle a le pouvoir de briser un ayin ara (même puissant comme celui d'Essav). ]

La tsédaka permet à nos prières d’être acceptées

+ La tsédaka permet à nos prières d'être acceptées :

"Je suis trop petit (katon'ti) par tous les bienfaits et par toute la vérité que Tu as faites à Ton serviteur" (Vayichla'h 32,11)

Le 'Hida (séfer Brit Olam - siman 226) explique ce verset en citant le midrach (Socher Tov 65) qui dit que quiconque accomplit des actes de bonté ('hessed) verra ses prières acceptées.

Lorsque Yaakov dit qu'il est devenu petit, on peut y voir une référence à la tsédaka. [ il s'était diminué financièrement en donnant ses biens à la tsedaka. ]
Il affirmait que parce qu'il donnait à la tsédaka, il était digne de prier devant Hachem et que ses prières soient alors entendues

La grandeur de remercier Hachem même dans nos difficultés

+ La grandeur de remercier Hachem même dans nos difficultés :

"Tu as dit : "Je te ferai assurément du bien"" (véata amarta étev étiv ima'h - Vayichla'h 32,13)

-> Le rav Yé'hezkel de Kouzmir explique ce verset en disant que si une personne qui traverse une période difficile se plaint de sa situation et dit qu'elle est mauvaise, Hachem répond : "Tu penses que c'est mauvais? Je vais te montrer quelque chose qui est vraiment mauvais!"
Il lui envoie alors une souffrance encore plus grande.

Tant que la personne continue à se plaindre, Hachem lui enverra une douleur et une souffrance encore plus grandes.
En revanche, si la personne renforce sa émouna et accepte que tout ce qu'Hachem lui envoie est pour son bien et est en fait bon, Hachem répond en disant : "Tu penses que c'est bon? Je vais te montrer quelque chose d'encore mieux!"
Il couvrira alors la personne de bonté et de compassion.
Plus l'individu loue Hachem et le remercie pour la bonté, plus Il enverra de bonté.

En conséquence, le verset dit que lorsqu'une personne dit "étev" = si elle dit que ce qu'Hachem lui a donné est bon, alors Hachem dit "étiv ima'h" = Je ferai encore plus de bien pour toi.

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-> Lorsque nous prions Hachem et que nous Lui exprimons notre reconnaissance, nous ouvrons les portes pour recevoir Sa bonté, cela aide à l'acceptation de nos prières
Le Baal haTourim (Vaét'hanan) voit une allusion à ce concept dans le verset : "Vaét'hanan el Hachem ba'ét hahi" (et il pria à Hachem à ce moment-là - Vaét'hanan 3,23).
Le mot "Vaét'hanan" a la même guématria que le mot "shira" (un chant). Cela indique que Moché a chanté une 'shira' à Hachem, Le louant, afin que ses prières soient acceptés.

-> Le Beit Aharon de Karlin (dans son séfer sur Pessa'h) utilise cette idée pour expliquer le midrach (Yalkout - remez 233) qui dit qu'après qu'Hachem ait demandé à Moché pourquoi il criait vers lui (Béchala'h 14,15), Moshé a répondu, "Que devrais-je faire d'autre?". Hachem lui dit alors : "Tu dois chanter pour Moi et louer Celui qui est royal!".

Cela signifie que lorsqu'une personne a besoin de quelque chose de la part d'Hachem, comme une réfoua (guérison) ou un succès dans les affaires, il est naturel pour elle de réciter des Téhilim. Pendant que l'on récite les Téhilim, on a à l'esprit de demander à Hachem ce dont on a besoin.
Cependant, le roi David dit : "C'est par la louange que j'appelle Hachem et je serai sauvé de mes ennemis" (Téhilim 18,4).
Le Ibn Ezra explique que lorsqu'il a eu besoin de l'aide d'Hachem pour être sauvé de ses ennemis, il ne Lui a rien demandé. Il a simplement loué Hachem et s'est connecté à Lui, et de cette façon, il a été sauvé de ses ennemis sans même l'avoir demandé.

C'est pourquoi Hachem a dit à Moché de ne rien Lui demander. Il lui dit plutôt de simplement chanter pour Lui et de Le louer. De cette façon, il se connectera à Lui et recevra tout ce dont il a besoin.

=> C'est le meilleur conseil que l'on puisse donner à une personne qui a besoin d'une délivrance à un problème. Elle ne doit pas penser à elle-même et se concentrer uniquement sur la prière pour obtenir ce dont elle a besoin. Elle doit plutôt imiter le roi David et se concentrer sur la louange et le remerciement à Hachem. Après avoir créé cette connexion, sa délivrance (yéchoua) arrivera.

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+ Remercier Hachem conduit à des miracles supplémentaires :

-> Louer et remercier Hachem n'accordera pas seulement à la personne la yéchoua dont elle a besoin, cela lui permettra également de recevoir d'autres bénédictions et de connaître le succès à l'avenir.
Le 'Hida (séfer Yossef Téhilot) explique le verset : "Chantez à Hachem, bénissez Son nom, annoncez Son salut jour après jour" (Téhilim 96,2), en disant que lorsque l'on chante à Hachem et que l'on bénit Son nom pour les miracles qu'Il a accomplis pour nous, on est assuré de pouvoir "annoncer Son salut", car il recevra des miracles supplémentaires qui seront un motif de louange à Hachem dans le futur.

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+ Hachem nous aide à Le louer :

-> Le siddour haChlah explique le pasouk de Tehillim qui dit "ouvre grand ta bouche et Il la remplira" (Téhilim 81,11) comme signifiant que l'on devrait ouvrir sa bouche et dire de nombreuses louanges à Hachem. Il ne faut pas penser que l'on n'est pas digne de le faire ou que l'on ne sait pas comment le faire correctement, car Hachem promet qu'Il "remplira nos bouches" avec les mots appropriés à prononcer.
Hachem nous aidera à Le louer. Il nous enseignera comment le glorifier correctement.
Lorsque l'on fait l'effort de prier pour Hachem, Il nous donne les mots pour Le louer correctement, comme le disent nos Sages (guémara Yoma 38b) : "Lorsque quelqu'un vient se purifier, il reçoit l'aide Divine".

"Il le toucha au creux de sa hanche, et la cuisse de Yaakov se luxa tandis qu'il luttait avec lui" (Vayichla'h 32,26)

-> Le Chem miChmouel (5673) dit que ce verset fait allusion à des événements qui se produiront dans le futur.
À la fin des jours (avant la guéoula), il y aura un moment où les descendants de Yaakov seront à un niveau très bas (spirituellement parlant).
Le verset fait allusion à cette époque en disant : "Il a touché la hanche de Yaakov".

Mais même à ce moment-là, les juifs affaiblis seront encore capables de vaincre l'influence d'Essav, tout comme Yaakov a réussi à trouver un moyen de vaincre l'ange d'Essav.

Le Chem miChmouel conclut en disant : "Cela devrait être une source d'encouragement pour nous en ce moment. Le peuple juif vit actuellement une période très étrange, tant en termes de spiritualité que de matérialité. Mais nous ne devons pas tomber dans le désespoir. Au contraire, nous devons nous renforcer, et avec l'aide d'Hachem, nous serons capables de vaincre."

Garder ses pensées équivaut à garder les 613 mitsvot

+ Garder ses pensées équivaut à garder les 613 mitsvot :

"Ainsi a dit ton serviteur Yaakov : j'ai résidé auprès de Lavan et je m'y suis attardé jusqu'à présent" (Vayichla'h 32,5)

-> Selon Rachi : "garti" (j'ai résidé) a une valeur numérique de 613. Yaakov disait : j'ai vécu auprès de Lavan et j'ai gardé les 613 mitsvot. Je n'ai pas appris de ses mauvaises voies.

-> Le séfer Tséma'h David demande comment Yaakov a-t-il pu observer les 613 mitsvot.
Certaines ne peuvent être accomplies qu'en terre d'Israël, d'autres que par certaines personnes en particulier (ex: Cohen). Comment Yaakov aurait-il pu garder les 613 dans la maison de Lavan?

Il répond en citant son père, le Bné Yissa'har qui raconte que le Baal Shem Tov se trouvait un jour dans la maison d'un non-juif, et qu'il y avait une idole dans la maison. Après avoir quitté la maison, il dit à ses élèves qu'il était très heureux parce qu'il venait d'accomplir toute la Torah d'un seul coup.
Il a expliqué qu'il est interdit de penser à la Torah en présence d'avoda zara (idoles) [Choul'han Aroukh - Ora'h 'Haïm 58,20].
Par conséquent, en gardant ses pensées et en s'assurant de ne pas penser à la Torah, c'est comme s'il avait réalisé toute la Torah.

De même, la maison de Lavan était remplie d'idoles. Cela signifie que chaque fois que Yaakov entrait dans la maison, il n'était pas autorisé à penser à la Torah. Il devait faire très attention à ses pensées afin de s'assurer qu'il ne pensait qu'à d'autres choses (que la Torah, ce qui n'est pas évident pour Yaakov).
En faisant cela, il était considéré comme s'il avait gardé toute la Torah.